Hello tout le monde !
Comment vous allez ?
Bien, bien, bien...
Alors.
Bon, déjà, message de soutien à tous ceux ou celles que j'ai choqué avec le chapitre précédent qui ne faisait pas vraiment dans la dentelle.
Ensuite, message de soutien envers ceux ou celles qui continuent de me lire et de supporter mes gros délires, en espérant que ça vous plaise jusqu'à la fin !
Et après, message de soutien pour les pandas bleus à collerette jaune du Bhoutan.
Bon.
Next.
RAR !
Adenoide :
Bonjour ! Alors, pour commencer à te répondre, si tous ces enfants ont subis l'enfer à cause d'un seul homme, en fait, Valentin torturait uniquement Nathanaël au début. En fait, tous les membres de cette organisation torturaient des enfants mais pas à la même fréquence. Certains ne le faisaient même pas. Et Nathanaël était le punching-ball attitré de Valentin qui le haïssait vu qu'il ne voulait pas baisser la tête face à lui, en tant que « monstre » et « inférieur ». Ceux qui faisaient partie de l'organisation partageaient les idéaux de Valentin et de toute façon, ils n'auraient jamais osé se mettre contre lui. Oui, Sevy est arrivé trop tard, mais je vais l'expliquer là. Et oui, comme tu le supposes, il n'en sort pas vraiment très bien dans sa tête. Bien, j'espère que ce chapitre te plaira !
Derra :
Coucou à toi aussi ! Et bien oui, sombre et violent, c'était le but en fait...Et pour l'injustice... La vie est injuste, tu ne le savais pas ? Après, merci pour le compliment, j'apprécie. C'est vrai que je me suis trouvé un petit talent dans ce dramatisme à couper le souffle n'est-il-pas ? *se lance des fleurs*. Ravie que tu ais finalement apprécié. Ton impatience à été récompensée ! Le voilà ! En espérant que ça te plaise !
Les non anonymes :
Merci à Yaoi-Lilith et brigitte26 pour vos reviews ! J'espère vraiment que vous allez aimer !
Valà.
Bon.
Bonne lecture à tous !
Ornithorynques albinos au pouvoir !
La douleur.
La peur.
La haine.
Le sang.
La mort.
Jeremy.
Ben.
Tous.
.
Nathanaël se réveilla. Il ouvrit difficilement les yeux et posa le regard sur un lit. Il était couché dans un lit à baldaquin et il en fixait le haut. Une voix inconnue lui parla, chargée d'émotions :
-Nathanaël ?
Qui pouvait bien connaître son ancien nom ? Il était Emerald maintenant. Le garçon âgé depuis la veille de neuf ans tourna très lentement la tête et plongea ses perles émeraudes dans deux yeux onyx remplis de sentiments contraires : peur. Joie. Douleur. Amour.
Nathanaël observa longuement le visage qui lui faisait face.
-Tu ne te souviens pas ? Demanda la personne avec douleur.
Nathanaël replongea dans les abîmes noirs et la vérité lui sauta aux yeux comme une gifle. Il aurait préféré ne pas savoir. Mais la haine du monde, la douleur, le sentiment de trahison. Tout refit surface et une colère teintée de douleur et de regrets prit possession de l'enfant qui se redressa d'un bond :
-Toi !
-Nat... La joie du père de famille l'empêcha de se rendre compte de la colère de son fils.
Severus tendit une main vers le visage de son fils qui se recula vivement, une peur sourde dans le regard.
-Ne...Me...Ne me...Touche pas. Lâcha Nathanaël avec difficulté.
Quelque chose se brisa dans le cœur de Severus.
-Je...
Il se recula et ramena sa main le long de son corps. Nathanaël se remit à respirer normalement et Severus se demanda ce que ces monstres avaient pu faire à son enfant.
-Nat ? Demanda l'adulte après un temps de silence.
Deux orbes émeraudes entrèrent en collision avec son regard.
-Qu'est-ce-qu'il s'est passé ? Demanda t-il.
L'ancien espion vit tout un flot d'émotions dans les yeux du plus jeune.
-Nathanaël...
Soudain, il sembla sortir de sa transe et Severus se retrouva dans le couloir la milliseconde suivante. Un « que » éberlué sortit de la bouche de Severus qui resta beugué dans le couloir quelques minutes. Il se reprit et essaya d'ouvrir la porte. Sauf que la porte n'avait plus de poignée, c'était une surface lisse et noire. Severus toqua :
-Nathanaël ?
Rien ne lui répondit.
Il soupira et lui dit tout de même :
-Si jamais tu veux me parler, appelle-moi, d'accord ?
Severus se rendit dans son salon et s'assit dans un fauteuil. Autour de lui, sa famille était rassemblée, plus Sirius et Remus qui squattaient depuis un mois avant la disparition du benjamin.
.
Flash-baaack !
Toc, toc, toc.
Trois coups résonnèrent contre la porte d'entrée.
Elizabeth alla ouvrir, un couteau de boucher à la main et celle d'Alice dans l'autre.
-Oui, c'est pour quoi ? Demanda la jeune femme en laissant sa fille ouvrir la porte, du haut de ses quatre ans.
-Bonjou...
Sirius se figea au milieu de sa phrase en voyant une jeune femme couverte de sang tenant un couteau de boucher et la main d'une petite fille, elle aussi passablement ensanglantée.
Remus prit les choses en main et décala Sirius. Il plaça statue-choquée-de-sac-à-puce contre le mur et dit à Elizabeth :
-Bonjour. Je me nomme Remus Lupin et la statue choquée à côté s'appelle Sirius Black. Nous voudrions parler à Severus. Il est disponible ?
-Oui, bien sûr ! Mais ne restons pas sur le palier, entrez donc ! Sur ces bonnes paroles, elle se décala pour laisser Remus entrer. Remus sourit à la jeune femme et referma la porte. Il la suivit sur quelques mètres avant de s'arrêter et de dire :
-Heum... Excusez-moi. Il ressortit, prit la main de Sirius -qui était plus un zombie shooté à l'aspirine qu'un humain- et re-rentra sous le regard amusé de la maîtresse de maison.
-Où est votre fille ? Demanda Remus en voyant l'absence de la petite fille.
-Qui, Alice ? Je l'ai envoyée se changer. Voyez-vous, je préparais le déjeuner et elle m'aidait.
Ce qui explique tout... pensa Remus.
Elizabeth plaça l'homme un peu en retrait, se racla la gorge et se mit à hurler :
-TOUS DANS LE SALON ! MERCI ! Heum.
Remus était tétanisé mais suivit quand même la dragonne. Elle le fit asseoir sur un fauteuil et Remus posa Sirius sur ses genoux. Le Black sortit de sa transe et les deux hommes virent un joli festival d'enfants passer.
Quatre enfants s'assirent sur un canapé et enfin, Severus entra, avec toute sa classe et sa prestance habituelles. Il compta les mioches et demanda à sa femme :
-Liz ? Où est Nathanaël ?
-Je crois qu'il est dans sa chambre.
Severus soupira et l'enfant qui avait l'air d'être la plus âgée se leva.
-J'y vais ! Elle fit un clin d'œil à Sirius qui vit ça comme une invitation à la suivre.
Le canidé humain se leva d'un bond et suivit la jeune fille. Ils arrivèrent dans un couloir où il y avait quatre portes sur la droite et deux portes au fond à gauche. Ils marchèrent jusqu'à la dernière de gauche et Ecum toqua :
-Nathanny d'amour ? Tu m'ouvre ? Demanda t-elle.
-Pourquoi ? Lui répondit une voix bien plus jeune.
-Maman nous à fait venir dans le salon.
-Ah. Entre.
La jeune fille poussa la poignée et Sirius vit une grande baie vitrée. Ouverte, la baie vitrée. Avec un gamin de quatre ans assis sur une barre de fer qui passait dans le vide. Le brun se jeta sur le gamin pour le sauver de ce danger ! Bien sûr, il n'avait pas besoin d'aide, mais Sirius ne pouvait pas le savoir. Il reposa l'enfant à terre et ferma la baie vitrée.
-Eh ! J'aère ma chambre, moi ! Protesta Nathanaël.
-C'est dangereux ! Nathanaël, c'est ça ?
-Et qui me parle ?
-Je m'appelle Sirius Black.
-Oh, intéressant... dit Ecum.
Après cette discussion fort bien intéressante, les trois compères se rendirent dans le salon.
Ecum se rassit sur le canapé tandis que Nathanaël s'assit sur le dossier, au dessus de sa jumelle.
-Puis-je savoir ce que faites ici ? Demanda le sombre professeur avec tact. (heum, heum)
-Et ben, en fait, tu vois... Sirius se prit un coup dans les côtes et Remus dit à sa place :
-Et bien, c'est très simple, depuis que, comme tu le sais, Lily et James ont abandonné leur enfant, Harry, on le recherche.
-Et pourquoi ? Demanda Elizabeth d'un ton glacial.
Sirius déglutit et Remus reprit :
-Nous voulons savoir si il a une vie convenable, une famille qui l'aime, qui l'écoute, qui l'instruit. Si ce n'est pas le cas, nous le prendrons avec nous.
-Oui, mais cela n'explique pas votre présence ici. Répliqua Severus.
-Et bien, en fai-
-En fait, on pense que tu peux nous aider à retrouver Harry.
Elizabeth et Severus se fixèrent du regard, ils communiquaient. Puis, d'un commun accord, ils baissèrent les yeux sur Nathanaël qui descendit de son dossier et alla se planter devant les deux hommes. Là, il prit une longue mèche entre ses doigts et la replaça derrière son oreilles. Il releva la tête et ils purent voir la cicatrice en forme d'éclair et les yeux verts du petit garçon.
-Harry... murmura Sirius en se penchant vers l'enfant.
Ce dernier sourit gentiment en secouant la tête.
-Nathanaël.
-Nathanaël. Répéta Sirius en totale admiration devant l'enfant.
Remus sourit avec douceur et Nathanaël se pencha en avant, comme pour les saluer. Les adultes imitèrent son geste et le petit garçon plaça la main gauche sur son cœur après avoir relevé la tête.
Severus soupira profondément et Elizabeth eut un sourire ravi. Les autres enfants sourirent aussi et prirent place en rond autour du petit dernier. Les cinq dirent en cœur :
-Bienvenue dans la famille !
Fin du flash-baaack !
.
-Alors ? Demanda Ecum.
-Il est là. Physiquement, c'est pas trop ça. Mentalement...
-Que veux-tu dire ? Demanda Elizabeth.
-Quand je suis arrivé, il n'y avait plus aucun être vivant.
-C'était vide ? Demanda Alice.
-Pire. C'était mort.
Un blanc suivit cette déclaration.
-Quoi ? Demanda Ecum.
-Mort, j'ai dit. Nathanaël a tué tout le monde. Les enfants captifs, les gardes, tous.
À ces mots, Elizabeth se leva et se rendit devant la porte de son fils.
.
Aucune lumière ne filtrait dans la chambre de Nathanaël.
Il était couché sur le ventre. Son t-shirt sale et abîmé gisait quelques mètre plus loin. Ce T-shirt... Jeremy lui avait donné... il avait été kidnappé en hiver, il avait pu donner un vêtement à Nathanaël, sa chemise ne lui allant plus vu qu'il avait grandit. Son dos le faisait atrocement souffrir mais il ne voyait rien. Il y avait bien un miroir dans la pièce, mais il devait se lever et allumer.
Toc toc toc.
Trois coup sonnèrent contre la porte. Nathanaël fixa son regard contre et attendit.
-Nathanaël ?
Une voix féminine... Tant de souvenirs remontaient face à cette voix...
-Nathanaël... C'est moi. C'est maman.
Le garçon ne répondit rien. Il voulait être seul. Il avait besoin de se remettre seul. Personne ne l'aiderait. La dernière fois que quelqu'un l'avait aidé, il était mort. Alors qu'il ne le connaissais même pas.
-Nathanaël... Sors. S'il-te-plaît. Tu es mon fils. Tu nous as tant manqué. Reviens parmi nous... Je t'en prie...
Cette dernière supplication avait été plus soufflée que parlée.
Nathanaël retint une remarque acide envers sa mère. Il se murerait dans le silence. De toute façon, il avait mal à la gorge.
-Si jamais... Tu veux parler et sortir, on sera là. Je te promet que tout ira bien...
Et elle partit.
.
Quelques heures plus tard, Nathanaël dormait.
Tu nous as appelé... Nous sommes à tes ordres...
Qui êtes-vous ?
Nous sommes les Esprits...
De qui ?
Du monde... Nous sommes la magie... le bien... le mal... une entité... des milliards de pensées...
Pourquoi moi ?
Tu nous as appelé...
Quand ça ?
Tu t'es déchaîné... Ta magie s'est activée... Ton pouvoir est apparu... Nous sommes aux ordres de celui qui nous appelle... De celui digne de nous... Tu nous as appelé... Tu es digne de nous...
Comment puis-je être digne ? Je ne suis... qu'un... monstre...
Tu as sacrifié la vie... la mort... tu as offert la douleur... tu as jugé... tu as libéré les innocents...
J'ai tué des innocents !
Oui... Ils n'avaient plus d'espoir... Partout la mort était présente... Tu as sauvé leurs âmes...
Mais... Je suis un meurtrier...
Oui... Mais pour une raison justifiable...
La vengeance et la colère ne sont pas justifiables !
Si... Tu es le prince de la mort... Tu es notre maître... Nous te protégerons... Tu nous accueille en ton âme...
La chambre, c'est vous ?
Oui... Nous te protégeons...
De quel danger ?
De tous les dangers...
…
Réveille-toi, prince de la mort... Nous t'expliquerons en temps voulu...
M'expliquer quoi ?
Tes pouvoirs... Réveille-toi...
Comment vous appeler ?
Nous sommes les Esprits... Quand tu seras prêt, un être apparaîtra pour te conseiller...
Qui ?
En temps voulu, prince de la mort... Réveille-toi... Nous veillons...
Nathanaël ouvrit difficilement les yeux.
-Jerem... Ben... souffla t-il.
Il se rendit compte de l'endroit où il était. Une unique larme coula sur sa joue.
Toc toc toc.
Trois coups résonnèrent.
-Nathanny d'amour ? C'est moi... Ecum. Tu le sais non ? Sors. Sors de là. Quand tu es partit... Non. Quand on t'a enlevé, Luka s'est enfermée dans ses livres. Pour fuir. Ano s'est enfermé dans ses jeux. Pour fuir. Maman pleurait chaque soir, chaque jour, chaque photo de toi la rendait triste. Lorsqu'elle voyait Alice, elle pleurait. Papa s'est renfermé sur lui-même, il s'est éloigné de tout le monde. J'ai dû m'efforcer de nourrir Luka et Ano. J'ai forcé les parents à manger. J'ai obligé le monde à ne pas dépérir. Et là, tu reviens. Et tu refuses de sortir. Ne laisse pas cette famille mourir une deuxième fois ! Je l'ai soutenue, je refuse que tu détruises encore plus les membres de notre famille ! Tu en fais partie, alors comporte-toi comme tel ! Tu es un Snape ! Pour le meilleur et pour le pire ! Une famille se soutient !
Ecum respira un grand coup, autant pour se calmer que parce qu'elle avait tout dit sans respirer.
Rien ne lui répondit.
Nathanaël envisagea l'hypothèse de sortir. Là. Maintenant. Pour sa sœur. Pour sa famille.
-Si tu veux parler, tu sais où est ma chambre. Au fait, Alice est à celle à côté de la tienne. Elle a déménagé.
Nathanaël refusa l'idée. Il ne voulait pas de compassion, de pitié. Il voulait juste qu'on l'accepte. Pour ce qu'il est, pas pour ce qu'il avait vécu.
.
Bonjour, prince de la mort...
Bonjour... Esprits ?
Oui... Que veux-tu savoir...
Vous parliez de pouvoirs... Quels sont-ils ?
Prince de la mort... Je ne peux t'en révéler que quelques uns...
Pas grave. Je dois savoir. Pour protéger ceux qui me sont chers ! Plus personne ne mourra pour moi.
Tu es déterminé... Bien... Prince de la mort... Je te proposerais une énigme pour chacun de tes pouvoirs... Tu n'auras qu'une énigme à la fois... Tout dépendras de toi...
Je suis prêt.
Bien... Prince de la mort... Roi des fils de Gaïa... Roi de Jörmungand... Roi des siffleurs... Parleur... Quel est ce pouvoir ? Allez, réponds maintenant à cette énigme, prince de la mort...
Ais-je un temps limité ?
Non...Réveille-toi... Il est temps...
Nathanaël ouvrit les yeux. Il était toujours couché sur le ventre. Il avait faim.
Boum !
Un grand coup résonna dans sa chambre.
-Nathann. C'est moi. Soit tu ouvre, soit tu manges pas. Tu peux aussi sortir, remarque.
Nathanaël murmura :
-Entre, pose la nourriture, je te ferais sortir.
-Je suis pas débile non plus. Grogna Oceano.
Nathanaël murmura encore mais cette fois-ci son frère n'entendit rien.
-Az vagyok, amit akarok lenni.
À l'extérieur, la porte devint bleue foncée et Oceano la traversa. Il arriva dans le vide, posa le plateau et attendit que son frère vienne le chercher. Nathanaël prit le bras de son aîné et le mena dehors. La porte se referma sur le garçon. Oceano respira un grand coup et se laissa tomber au sol, dos contre le mur.
C'est horrible ce truc ! Pensa t-il.
.
Bonjour, prince de la mort... As-tu trouvé la solution ?
Oui. Python est l'un des fils de Gaïa dans la mythologie grecque, Jörmungand est un serpent fils de Loki dans la mythologie nordique, les siffleurs sont les serpents et les parleurs doit être le nom de ceux qui parlent cette langue. Je suis fourchelang. Mais pourquoi ?
Seule ton âme peut te le dire... Si elle le sait...
Mon âme ? Me parler ?
Oui... L'âme fait partie des personnes, elle peut te parler... Je t'expliquerais comment dans plus de temps... Es-tu prêt pour la seconde énigme ?
Oui.
Bien...changement de forme... changement de visage... changement d'apparence... changement de langue... changement magique... Plusieurs changements te sont octroyés... Quel est ce pouvoir ? Allez, réponds maintenant à cette énigme, prince de la mort...
Un changement. Mais...
Réveille-toi, il est l'heure...
Nathanaël fixa son oreiller. La douleur de son dos ne baissait pas. Il avait à peine eut la force d'aller chercher le plateau de son frère avant de s'écrouler sur son lit. Il avait mangé couché sur le ventre et avait lancé le plateau vide contre sa porte.
Toc toc.
Deux coups sonnèrent. Un souvenir remonta à la surface de son esprit.
Toc toc.
Les deux coups insistèrent une minute après.
Avec douleur et lenteur, Nathanaël se leva. Il alla contre la porte et toqua à son tour.
Toc.
Un toc toc lui répondit. Deux secondes après, un troisième toc s'ajouta. Nathanaël retourna sur son lit.
-Je sais que tu es là, Nat. Je sais que tu as entendu. Je sais que tu as compris. Tu mas répondu. Ouvre-moi. Ouvre-moi... Tu m'as tant manqué...
Rien ne répondit.
Alors la jumelle du brun se laissa glisser contre la porte et se mit à parler. Elle raconta la vie de la famille. Ce qu'il s'était passé depuis qu'il n'était pas là, depuis qu'il était revenu. Un moment, elle s'absenta quelques minutes et revint :
-Nat. J'ai à manger. Ouvre.
La porte vira au bleu. Alice posa le plateau à travers et sentit qu'on la déchargeait. Elle n'entra pas. Pas encore. Ce n'était pas à elle de décider.
Elle se rassit et se remis à parler.
La nuit tomba. Elle resta là. Elle parla. Longtemps. Toujours. Elle posait des questions simples auxquelles Nathanaël ne répondait pas.
Le matin se leva. Elle voulait rester là mais elle ne pouvait plus parler. Elle ferma les yeux.
Elle se réveilla quelques heures après, un bonbon au miel dans la main. Les bonbons de la chambre de Nathanaël. Ils les avaient fait ensemble. Pour fêter la venue de Remus et Sirius. Elle le mangea et savoura le goût sucré et doux du bonbon qui fondait sur sa langue. Elle se leva, alla dans sa chambre et s'endormit.
Elle ne sentit pas un changement irréversible s'opérer en elle.
.
Bonjour, prince de la mort. As-tu trouvé la solution ?
Oui. Le changement est une transformation en animagus. J'aurais plusieurs formes ?
C'est bien cela... C'est bien... Es-tu prêt ?
Oui.
Bien... Qui sont les deux qui courent, sur dix pieds, trois yeux ils ont, mais une seule queue ? Ton âme est la mort de cette réponse... Allez, réponds maintenant à cette énigme, prince de la mort... Mais il est temps pour toi de te réveiller...
Toc toc toc toc toc !
Cinq coups impatients résonnèrent et Nathanaël grogna légèrement.
-Nathanaël ! Comment tu vas ? C'est Sirius ! Je te ramène des œufs !
-Pose-les. Dit-il.
-Pas question. Je veux-te voir. Dit-il.
-Non. Sirius, laisse-moi seul.
Une claque se fit clairement entendre, suivit d'un cri indigné de Sirius.
-Nathanaël. C'est Remus. Je comprends que tu ne veuilles voir personne. J'ai renvoyé l'autre imbécile.
-L'imbécile t'entends encore ! Entendirent-ils de loin.
-Plus maintenant. Repris Remus. Je sais ce que c'est de se sentir coupable. Je sais aussi que tu penses pouvoir protéger le monde en restant loin de lui. Je suis passé par là. Un jour, Sirius avait voulu faire une blague à ton père. Alors que j'allais à la cabane hurlante, il a fait venir Severus. J'ai bien faillit le tuer, ce jour-là. C'est James qui l'a sauvé. Alors tu vois, je sais ce que ça fait. Moins que toi, mais je le sais.
Un blanc suivit et Remus reprit ensuite :
-Je sais que tu ne veux sans doute pas en parler, mais pour moi, j'ai voulu mettre fin à mes jours. Ton père m'en a empêché. Je lui en serais toujours reconnaissant.
-Je ne me tuerais jamais. Dit Nathanaël.
Remus fut étonné d'entendre une voix qui avait l'air d'avoir vécu trois guerres. Elle était décidée.
-Je ne gâcherais pas les sacrifices. Au moins trois personnes sont mortes pour moi.
-Qui ?
Nathanaël ne répondit pas mais la porte vira au bleu. Remus entra. Et se fit reconduire gentiment, tétanisé.
.
Bonjour, as-tu trouvé la réponse ?
Oui. La réponse est Odin chevauchant Sleipnir. C'est un cheval sacré et magique, pouvant aller où il veut. Dans le monde magique, un cheval magique et mort, c'est un sombral. Mon âme est un sombral. Un présage de mort.
C'est cela... Il y a encore une dernière énigme à laquelle je peux te soumettre... Es-tu prêt ?
Oui.
Bien... Tu possèdes le pouvoir de relever la poussière des cendres où elle se trouve...
Quoi ?
Allez, réponds maintenant à cette énigme, prince de la mort... Mais avant tout... Réveille-toi, le temps est fini...
Toc.
Un unique coup résonna.
-Nathanaël Amon Snape. Ouvre cette porte tout de suite.
Nathanaël sursauta. Cette voix.
-Je sais que tu as compris. Laisse-moi entrer dans la seconde. Dit autoritairement Luka.
Jamais Nathanaël ne réussit à résister à un ordre direct de sa sœur. Et cette fois-là ne fit pas exception.
La porte vira au bleu et Luka entra. Elle se retrouva dans le vide. Elle s'assit par terre et attendit. Il lui sembla avoir attendu des siècles quand une lumière apparu devant elle. La lumière engloba tout autour d'elle et elle se retrouva debout dans la chambre de Nathanaël.
Luka alluma la lumière, vit son frère couché sur le ventre sur son lit. Elle s'approcha et se figea.
-Nathanaël. Depuis combien de temps n'as-tu pas allumé la lumière ?
-Pas depuis que je suis là. Pourquoi ?
-La chaire de ton dos, de tes bas et un peu celle de tes mains est à vif.
Luka s'approcha de son petit frère et s'assit à côté de lui sur son lit. Elle sortit des bandages et commença à désinfecter et bander le corps sanglant de Nathanaël.
-D'où tu sors ces bandages Luk ?
-Je me doutais que tu en aurais besoin. Je te connais. Tu fais semblant d'être un dur quand tu souffres. Tu as mal. Pas que physiquement.
Nathanaël soupira.
-Si tu veux parler, je veux bien t'écouter.
Deux heures passèrent en silence.
Luka, lorsqu'elle eut fini, s'assit dans le lit de son frère, appuyée contre le dossier. Elle mit la tête de son frère sur ses genoux et lui caressa les cheveux.
-Comment tu fais pour ta chambre ? Demanda t-elle.
-Quand quelqu'un veut rentrer, il se retrouve dans un espèce de vide intersidéral. Je peux choisir de le faire rentrer ou non.
-Tu as mis combien de temps pour moi ?
-Ça dépend des fois, mais toi, j'ai mis environ cinq secondes je dirais.
.
Le lendemain matin, dans le salon, Elizabeth demanda à son mari :
-Sev ?
-Oui ? Répondit le père de famille.
-Où est Luka ?
Severus regarda Elizabeth qui flippait dès qu'elle perdait de vue ses enfants et la prit dans ses bras pour la réconforter.
.
Tout le monde était présent dans le salon.
Tout le monde retint son souffle.
Tout le monde se figea en voyant Nathanaël arriver, s'appuyant sur Luka comme si il allait s'effondrer à chaque mouvement.
.
Nathanaël s'assit sur les genoux de sa sœur, à côté de sa jumelle qui lui tenait la main.
.
Ils apprendraient à se reconnaître.
Ils apprendraient de nouveau à s'aimer.
Ils apprendraient de nouveau à vivre.
Ils apprendraient de nouveau à être une famille.
Soudée.
Unie.
.
.
o~o~o~o~o
.
.
La famille Snape sortit des souvenirs et constata que le benjamin et ses souvenirs étaient partis.
Voilà.
C'était long.
Bien bien bien...
Reviews ? J'attends vos impressions sur ce chapitre !
Allez, je vous aime !
À mardi !
~Sh'Ak.
(Au fait, le premier ou la première qui trouve ce que veux dire la phrase mot de passe de Nathanaël et en quelle langue elle est, je lui offre l'os de son choix.)
