Hello tout le monde !
Comment allez-vous ?
Je ne suis pas morte !
… avant que vous ne décidiez de m'assassiner, je voudrais prévenir qu'un auteur mort ne pourra plus écrire.
Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu écrire depuis deux semaines mais... j'étais pas chez moi ! J'aurais du rentrer juste lundi dernier mais je suis restée deux jours de plus. Donc vous étiez privés de Nat.
Mais comme je suis trop gentille, vous allez avoir un triple chapitre ! Au lieu des quatre pages minimum de d'habitude, il y en aura au moins douze !
RAR
adenoide :
Ravie que cela t'intéresse toujours !
Erra-slyth :
Bien sûr que j'y réponds ! Je ne vais pas simplement péter un vent à tout le monde ! Peaufine donc ton idée, je te soutiens ! Et non, Ginny ne vis plus chez ceux qui l'ont violé/battue/tout un tas de choses horribles... Et voilà enfin la suite !
Non Anonymes :
Merci à Meli Hope et brigitte26 pour vos reviews !
Autres :
Merci à Ellana816 et youkimitsou pour avoir followerer cette histoire !
Merci encore à toi, youkimitsou pour l'avoir favoriter également !
Merci à Gol-D Lymne pour m'avoir favoriter !
Bonne lecture à tous !
La Lumière sortit du manoir et, après un dernier regard, s'éloigna de plusieurs kilomètres.
Cela faisait à présent près d'une heure qu'ils marchaient et ils n'avaient absolument pas l'impression de voir la montagne se rapprocher.
-Dites, vous trouvez pas qu'on est loin de la montagne ? Demanda Edmond.
Tous répondirent affirmativement.
-On tourne en rond depuis une bonne demi-heure. Déclara Hermione en regardant Theodore, penché sur le sol.
Des regards étonnés accueillirent sa déclaration et la jeune fille soupira devant leur incompréhension.
Theodore vint à son secours :
-Nous avons placé un repère, il y a une demi-heure.
Tout en parlant, il désigna une petite pierre placé dans un cercle, tracé à l'aide d'un bâton.
-Mais comment c'est possible qu'on tourne en rond, si on fait toujours face à la montagne ? Demanda Blaise.
Hermione haussa les épaules et répondit :
-Magie.
Tous soupirèrent. Comment pourraient ils atteindre la forêt s'ils n'atteignaient même pas la montagne ? Qu'ils devaient pourtant traverser !
-Bill ! Tu es briseur de sort ! Tu penses pouvoir briser celui qui nous empêche d'avancer ? S'écria Draco.
-Bien sûr. Mais je ne suis pas détecteur. Je suis incapable de trouver de quoi il s'agit. Je suis toujours briefé avant de travailler, je ne peux rien faire à l'aveugle.
Draco pensa un instant qu'ils n'y arriveraient jamais.
Une main se posa sur son épaule.
-Alors, Dragonneau, tu abandonnes déjà ? Fais confiance à ton équipe.
Le jeune Malfoy observa les visages amusés de ses compagnons et s'empourpra vivement. Charlie avait raison !
Il eut un regard d'excuse et Alice leva les yeux en l'air.
-Bon, ça y est ? L'instant guimauve est finit ? On peut s'y mettre ?
-Mais comment...
-Tu oublies qu'Alice est une vampire. Elle peut sentir la magie si le signal est assez puissant et proche. Déclara Edmond en posa sa main sur l'épaule de la jeune fille.
Elle recula donc de quelques pas en ricanant et ferma les yeux. Elle prit une grande inspiration et laissa sa magie sortir d'elle. Elle la laissa s'enrouler autour de son corps, prendre une forme physique. Elle laissa les flammes rouges sang lui lécher le corps et faire d'elle une torche humaine. Elle la laissa aspirer l'air autour d'elle et l'analyser, décryptant ainsi chaque once de magie présente.
Tous étaient fascinés par ce spectacle étonnant et ne pouvaient lâcher des yeux la danse hypnotique des flammes.
Et en un instant, aussi vite que si rien ne s'était passé, tout s'évanouit.
Il n'y eut plus de flammes, plus de magie palpable, plus de danse enflammée.
Il n'y avait que la jeune fille, debout dans l'herbe brûlée, qui souriait narquoisement à l'attitude des autres.
Et derrière elle, scintillant dans la lumière de l'après-midi, un dôme s'étirait, enveloppant la montagne dans son rayon protecteur.
Les pieds nus d'Alice sortirent de l'étrange symbole que les flammes avaient gravées dans l'herbe et elle rejoignit ses camarades.
Le seul qui pouvait encore parler, comme si tout avait été parfaitement normal, fut Nathanaël qui demanda :
-Alors ?
-Illusion niveau huit. Sorts repousse-moldu affreusement efficaces et puissants. Le niveau et la quantité de magie utilisés sont incroyables. Et le pire...
Elle se mordit la lèvre inférieur, comme si elle hésitait à dire quelque chose.
Elle avait presque l'air effrayée. Mais quelle magie pourrait effrayer Alice ? Se demanda Edmond.
-Le pire ? Demanda t-il, inquiet.
Elle soupira. Tant pis, pensa t-elle.
-Le pire, c'est que les sorts ne sont pas simplement posés. Ils sont maintenus. La magie du sorcier vient les alimenter en permanence. Pourtant, il ne devrait plus avoir de magie ! Son niveau est exceptionnel ! C'est...
Elle se coupa.
Hermione termina la phrase à sa place :
-Effrayant.
Un grand blanc suivit ce dernier mot.
Voyant que l'ambiance était plus que tendue, les jumeaux prirent la relève :
-Bon, et bien, ce n'est pas grave ! Déclara Fred.
-Au moins, ça nous fera du challenge ! Reprit Georges.
-Bill...
-...tu peux...
-...briser...
-...le sort ?
Ils avaient terminé leur tirade avec de grands sourires satisfaits.
Alice s'énerva :
-Mais vous ne comprenez pas !? C'est affreux ! Autant de magie ne devrait pas exister en une seule personne ! C'est dangereux ! Autant pour lui-même que pour le reste du monde ! Imagine un peu que...
-C'est toi...
-...qui ne comprends pas, Alice. Coupèrent les jumeaux.
Les yeux fous de la vampire se calmèrent, sous le choc d'avoir été coupée dans son élan.
-Mais...mais... bredouilla t-elle.
-Alice, la magie ne fait jamais rien par hasard. S'il y en a autant en une personne, c'est sûrement que c'est quelqu'un de bien. Dit Fred.
-Et puis, ça sera amusant ! Rigola Georges.
Des sourires amusés naquirent sur les visages angoissés de la petite troupe.
Bill soupira et dit, d'un ton fataliste :
-Bon, et bien, je suppose que je dois me mettre au boulot...
.
Cedric était assit sur un tronc d'arbre.
Le petit camp qu'ils avaient monté était tout à fait charmant.
Pendant que Bill s'affairait à détruire le dôme protecteur, ils avaient coupé des troncs d'arbres pour en faire des bancs et jouaient à des jeux débiles : Président (trou du cul), Barbu, Belote, Mimes et autres Loup-garou.
Mais Cedric n'avait pas envie de jouer.
Il réfléchissait.
À quoi ? À cette aventure. Ils se jetaient dans la nature pour découvrir quelque chose d'inconnu, suivant une carte à la provenance douteuse et à la précision inexistante.
De plus, dès le premier obstacle, certains avaient faillit renoncer, d'autres ont eu peur et ils se reposent simplement sur les dons de certains autres.
Ils étaient une équipe bancale, et il ne fallait pas être un génie pour s'en rendre compte.
En repensant à la carte, il baissa les yeux et soupira en voyant l'objet de ses pensées. Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il pouvait y être marqué. Pourtant, il était sûr d'avoir déjà vu cet alphabet.
Mais où ?
Le Poufsouffle était incapable de s'en souvenir.
Les lettres sveltes, souples et aériennes. Pourtant certaines fois dures et carrées. Il savait qu'il avait déjà vu cela.
Et il en était frustré. Il soupira et lâcha la carte qui se posa sur le sol avec un léger bruit de froissement.
Il regarda Bill qui s'affairait à les sortir de ce piège.
Le roux était en tailleur sur le sol, à quelques centimètres du dôme. Il avait les yeux fermés et seuls son visage crispé et la goutte de sueur qui roulait sur sa tempe démontrai à quel point il était concentré.
Sa magie tournoyait lascivement autour de lui, d'un joli rouge pâle, soufflant sur les brins d'herbes telle une brise fraîche.
On voyait que, loin d'être inoffensive, elle se battait avec fureur contre le dôme, dont quelques runes se brisaient parfois, sous l'assaut incessant et puissant de l'aîné aux cheveux de feu.
Le visage concentré et déterminé fit plonger Cedric dans ses réflexions.
Bill était un bel homme, musclé, adulte, puissant, intelligent.
Cedric le trouvait attirant. Désirable.
Oui, le Poufsouffle en était sûr. Il le savait. Il était gay. Il avait finit de s'interroger sur son orientation. Il l'avait su après avoir compris qu'il trouvait certains hommes attirants mais les filles, belles, sans plus.
Mais voilà.
Il trouvait Bill attirant.
Attirant.
Il ne ressentait rien.
Si ce n'était de l'amitié.
Non.
Cedric Diggory n'était pas amoureux de Bill.
.
Fred leva les yeux de sa main, remplie de cœurs, et les posa sur Cedric qui observait son frère travailler.
Pourquoi ressentait il parfois ce pincement au cœur quand le jaune et noir observait d'autres garçons. Pourquoi ce pincement était plus fort encore quand il observait des filles ?
Fred ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Pourquoi quand Cedric lui parlait, il ressentait parfois des papillons voleter dans son ventre ?
Parfois ?
Non.
Dès que la voix douce et mesuré de l'adolescent arrivait à ses oreilles, il se sentait tout chose et avait la désagréable impression de prendre feu.
Pourquoi rougissait il, dans ces moments là ?
Le rouquin secoua la tête et se replongea dans le jeu.
.
Blaise regardait Nathanaël.
L'air concentré du brun faisait ressortir ses beaux yeux émeraude.
Beaux ? Comment ça, beaux ?
Pourtant, l'adolescent ne pouvait pas le nier.
Les yeux de Nathanaël Snape étaient splendides.
Parfois, il se perdait dans leur contemplation et ne revenait à lui que lorsque les orbes verts plongeaient dans son propre regard.
À ce moment là, il se tournait instantanément le regard.
Lorsque le Serpentard était en colère, ses yeux brillaient férocement.
Sa peau pâle les rendaient plus brillants encore et, à ces moments précis, il était persuadé que leur éclat pouvait être vu de nuit.
Il soupira imperceptiblement et reporta son attention sur le jeu.
.
Il devait être près de cinq heures de l'après-midi quand Remus se rendit compte que quelque chose clochait.
En effet.
C'était l'heure du goûter et les enfants ne s'étaient pas montrés.
Il ne comprenait pas.
Pourquoi auraient ils sauter un repas ?
Les connaissant, cela était à peu près aussi probable que de voir une marmotte dans le salon.
Le lycan fit part de ses inquiétudes à Sirius.
-Ne t'inquiètes pas, Moony, ils ont sûrement emporté de quoi manger.
-Sûrement... chuchota Remus.
À cet instant, la voix de James retentit dans la demeure :
-Y a une taupe dans le saloooooon !
Les deux maraudeurs s'entre regardèrent.
-Sérieeeuuux ?! Cria Sirius en accourant.
Pourquoi je pense encore que la logique existe encore, dans cette famille ? Pensa Remus.
.
Peu après qu'une taupe fut découverte dans le salon du manoir, le travail de Bill porta ses fruits.
Le dôme de protection se brisa dans un puissant bruit de verre brisé et vola en éclat devant les yeux ébahis de toute la petite troupe.
Tous se levèrent et traversèrent ce qui était autrefois de puissants sorts de protection.
Cedric aida Bill à se lever.
Lorsque les derniers passèrent la ligne encore visible de magie, le dôme réapparut, fort, invisible et toujours aussi puissant.
Les sorts étaient de retour, mais avec eux à l'intérieur.
Ils ne purent cependant pas en discuter très longtemps car la première exclamation sortit de la bouche de Charlie.
Devant eux se dressait une montagne, énorme, fière et splendide.
Ils avaient tournés en rond pour rien. Ils étaient juste en dessous.
-Maintenant, faudrait voir comment on traverse ce morceau de caillou. Dit Alice.
À ces paroles, le vent souffla et fort et un rugissement sortit des entrailles de la roche.
-Je crois que le morceau de caillou t'as entendue. Ricana Edmond.
Alice s'était réfugiée derrière Nathanaël et regardait la montagne comme si elle allait la bouffer.
-Il devrait y avoir une grotte qui la traverse, non ?
La toute petite voix de Ginny colla un blanc dans la troupe.
-Non ? Répéta t-elle, des sanglots dans la voix.
-Si, si. On avait juste oublié que tu savait parler. Déclara Charlie en ébouriffant les cheveux de la rouquine, un grand sourire sur les lèvres.
-Ginny à raison. Il y a forcément une caverne. Reprit Hermione.
-Je propose qu'on se sépare. Proposa Theodore.
Tous acquiescèrent et ils formèrent trois équipe.
La première ira fouiller à gauche de la montagne, le seconde à droite et la troisième en face.
Après une heure de fouille intempestives, un cri de victoire fit venir tout le monde à la gauche de la pierre.
Blaise avait découvert une entrée.
Ils entrèrent donc, plus ou moins motivés.
Le premier fut Nathanaël et la seconde, bien obligée, fut Alice, qui ne voulait plus quitter le dos de son frère, s'accrochant à sa chemise comme une désespérée.
Tous étaient étonnés de l'attitude de la jeune fille.
Pourquoi cet air de pure frayeur était il disposé sur ses traits ?
L'obscurité se faisait de plus en plus profonde et Nathanaël ne put qu'exécuter un Lumos Maxima.
Au bout de ce qu'il leur sembla être des heures dans les ténèbres, des torches s'enflammèrent automatiquement le long des murs.
Ils s'arrêtèrent, sentant le piège à plein nez.
Après quelques instants d'hésitation, le groupe reprit sa marche,cette fois-ci éclairée.
Soudain, un rugissement se fit entendre et résonna le long des parois de pierre.
Alice lâcha un glapissement de terreur.
Elle tremblait maintenant et s'accrochait à son frère comme si sa vie en dépendait.
Edmond lui chuchota :
-Qu'est ce qu'il y a, Alice ?
Entre deux sanglots, elle répondit :
-La Mort...
La troupe s'entre-regarda mais reprit son avancée.
Ils arrivèrent dans une grande salle ronde, éclairée par des torches placées régulièrement sur les murs.
En face d'eux, une porte.
Du mur du fond sortait une chaîne.
Et si on suivait le chemin de la chaîne, on pouvait voir qu'elle était attachée à une tête.
Et c'est la tête en question qui fit se glacer les adolescents et redoubler de terreur la seule vampire présente.
-Alors, mes mignons. Répondrez-vous à mon énigme ? Susurra malicieusement le shpinx qui leur faisait face, fière et dangereuse.
.
Rodolphus n'avait jamais été un génie.
Au contraire. Il était ce qu'il appelait un Gryffondor Poufsouffléien aux abords de Serdaigle. Donc, il était très loin d'être un génie.
Seulement, il pouvait se vanter d'avoir certaines qualités.
Dont celle d'avoir un certain talent pour les énigmes.
C'est pour cela que, lorsqu'il vit le sphinx les regarder tels des morceaux de viandes, il pensa d'abord à s'enfuir. Très loin. Et très vite. Puis, il pensa à supplier la bête pour le laisser vivre. Avec beaucoup de conviction. Et enfin, il se demanda pourquoi, lui, Rodolphus Lestrange, ne pourrait pas résoudre l'énigme de la créature. Et il n'écouta sûrement pas la petite voix dans sa tête qui disait, fatalement :
-Parce que tu es débile, mon petit Rodolphus... Tout simplement...
.
Quand le sphinx sentit que des humains s'approchaient de la montagne, elle avait crié de joie.
Puis, elle avait sentit de la peur. De la peur ? Mais cette odeur étai différente de la peur !
Elle avait mit du temps avant de comprendre où elle avait déjà sentit cette odeur.
Bien sûr, comment avait-elle pu oublier ? Un vampire.
Elle avait rit.
Rit en sachant pourquoi le vampire avait peur.
Et pendant ce temps, les humains se rapprochaient.
Lorsqu'elle sentit qu'ils étaient si proches, et que la peur empestait jusqu'à elle, elle se lécha les babines et prépara son entrée.
Lorsque le groupe entra dans sa salle, elle se réjouit des expressions pétrifiées des humains et de la terreur du vampire.
De la vampire ?
Elle eut un rictus narquois et déclara :
-Alors, mes mignons. Répondrez-vous à mon énigme ?
La peur qu'elle inspirait lui fit monter l'appétit et elle regarda narquoisement chaque individu.
Tous transpiraient la peur.
Tiens ? Sauf un. Comment ce brunâtre osait-il ne pas avoir peur ? Et pourquoi ses yeux émeraudes la transperçaient-elle ? Comment osait il ?
Elle faillit perdre le contrôle d'elle même mais se reprit à temps.
Ils devaient avoir peur, et elle, garder son sang-froid.
Ce brun voudra répondra à la question. Il échouera et elle le dévorera sous les yeux de ses amis.
Puis, elle recommencera, et ainsi de suite.
Elle appréciait tout particulièrement les suicides de masses devant ses yeux, bien qu'elle ne puisse avoir le plaisir de les tuer elle-même.
Cela restait jouissif.
Alors quel ne fut pas son étonnement quand les yeux émeraudes du brun se plantèrent dans les siens et qu'il ricana narquoisement, évidemment à son encontre.
Puis, pour parfaire la surprise, celui qui s'avança ne fut pas le brun, mais un autre aux cheveux noirs.
L'adulte la regarda, décidé, et déclara :
-Je répondrais.
.
Alice avait peur.
Elle était totalement terrifiée.
Déjà devant la montagne, elle savait ce qui allait leur arriver.
Elle savait.
Et elle n'avait rien dit.
Elle était sûre que les cerveaux de Hermione et de Theodore carburaient pour comprendre.
Elle était sûre que Nathanaël comprenait parfaitement pourquoi elle avait peur.
Elle était persuadée que Rodolphus avait peur pour elle, s'inquiétait pour elle, et se demandait quoi faire pour l'aider.
Lorsqu'elle passa la porte de la salle et qu'elle se retrouva devant le sphinx, elle n'avait jamais été plus terrifiée qu'en cet instant précis.
Elle ne savait pas pourquoi, mais elle eut un terrible pressentiment.
Le sphinx la regarda narquoisement, et elle put apercevoir clairement une lueur de sadisme pure dans son regard. Puis, de la haine, et enfin, de la surprise.
La sienne était également très grande quand elle vit la silhouette de Rodolphus se détacher devant elle. Mais sa surprise à elle était teintée de peur. D'une peur si intense qu'elle savait que la créature la sentait.
En cet instant, Alice Snape empestait la peur.
.
Tout le monde regardait l'adulte irresponsable qu'était Rodolphus Lestrange se placer en avant pour protéger ceux qu'il considérait comme sa famille.
Edmond chuchota :
-Ce ne serait pas mieux d'envoyer, je ne sais pas moi, Hermione, Theodore ou Nathanaël ?
Mais la lueur décidée dans les yeux de l'ancien Serpentard balaya tous leurs doutes. Il les protégerais, comme ils le faisaient toujours, car ils étaient une famille.
Le sphinx parut déstabilisé quelques instants, ce qui fit ricaner Nathanaël.
Elle se reprit cependant et déclara :
-Résous mon énigme et vous pourrez passer. Trompe toi et je te tuerais. Ou bien partez maintenant.
L'homme ne répondit pas mais acquiesça.
La créature déclara donc, solennellement :
-Rebut de la nuit, vapeur ténébreuse. La chose qui détruit, jamais ne vient à bout de la tueuse. Cela, qui jamais plus ne vit, ne verra jamais la faucheuse. Déchet incapable d'amour et sans amis, la chose tue et chaque jour un peu plus détruit. Mortel, trouve la réponse, où bientôt tu seras mort, comme la chose, qui jamais plus ne dort.
Sous les yeux de ses amis, Nathanaël se mit soudain à bouillir de colère. Aurait il comprit la réponse à l'énigme ?
Alice semblait trembler encore plus, si cela était encore possible.
Le sphinx, elle, observait ces deux réactions avec un plaisir sadique sans bornes.
Oh, comme elle haïssait ces créatures...
Rodolphus réfléchissait.
Il commençait à se demander si son héroïsme était vraiment si bien placé...
Il se reprit et décortiqua l'énigme :
Rebut de la nuit, vapeur ténébreuse... Une créature de la nuit ? La tueuse, la faucheuse... deux choses qui veulent dire la même chose... la mort. Mort, comme la chose qui jamais plus ne dort... un inferi, un zombie, un... Créature de la nuit ? Mort ?
Rodolphus observa le sphinx et vit avec rage qu'elle semblait haïr sa petite-amie. Cela serait-il ?
Il échangea un regard avec elle.
Un regard terrifié pour elle, et un regard plein d'amour pour lui.
Puis, avec une assurance qu'il ignorait avoir, il déclara :
-Sphinx. Je connais la réponse.
.
Elle le regarda avec haine.
Comment ce mortel pouvait-il déclarer avoir trouvé la réponse à son énigme ? Oh, elle le tuerais avec bonheur.
Mais avant toute chose, elle demanda :
-Ah oui ? Et bien, vas y. Éclaire donc notre lanterne.
La demande, susurrée avec cruauté, fit douter un instant le courageux challenger.
Mais il se reprit.
.
-Vampire.
Il ne dit que cela.
Un mot.
Un seul.
Un mot pourtant relativement commun.
Un simple mot.
Constitué de sept lettres.
Un mot banal.
Si banal.
Et qui pourtant fit beaucoup de choses.
Nathanaël ricana.
Alice lâcha une larme qui roula sur sa joue et atterrit sur le sol.
Rodolphus respira calmement, l'adrénaline parcourant ses veines.
Certains acquiescèrent.
D'autres retinrent leurs souffles.
Le sphinx fut pétrifié.
Elle regarda celui qui avait osé lui tenir tête.
Elle voulait le prendre dans ses crocs et le déchirer.
Mais au lieu d'assouvir ses instincts meurtriers, la créature s'effondra.
À quoi sert un sphinx si ce n'est à garder des endroits ? Mais s'il n'y a plus besoin d'eux, ils disparaissent.
La créatures mythique disparut, calmement, d'une énigme et d'une crise cardiaque.
.
-Enfin sortit ! Déclara Draco en tapant dans la main tendue de Edmond dans sa direction.
-C'est vrai que ça fait du bien quand ça s'arrête... soupira Charlie.
-Ça va mieux, Alice ? Demanda Blaise.
Il chercha la jeune fille du regard et Hermione lui lança :
-Elle est là-bas, avec Rodolphus.
Le regard de Blaise alla dans la direction montrée par le pouce de Hermione et tomba sur deux amoureux en train de se lécher le visage.
-Beurk. Déclara Edmond en tirant la langue.
Tous rigolèrent et repartirent.
Leur prochain obstacle n'était pas loin. Ils entendaient le grondement de l'eau.
.
Une heure plus tard, alors qu'ils marchaient et se rapprochaient lentement mais sûrement de la rivière, Edmond s'approcha de Nathanaël et lui demanda :
-Pourquoi Alice était si bizarre, toute à l'heure ?
Le garçon soupira et répondit :
-Les sphinx et les vampires sont ennemis depuis des millénaires. L'un des premiers vampires tua le chef sphinx de l'époque. Il s'appelait Œdipe.
-Mais... ?
-Mais les sphinx peuvent lire les esprits des gens et y implanter une idée. C'est une magie vicieuse et extrêmement sadique.
-Et... ?
-Et Alice à peur qu'elle ait implanter en Rodolphus l'idée qu'elle est mauvaise.
-Oh. Mais c'est le cas ?
-Oui. Mais j'ai déjà fait un lavage d'esprit à Rodolphus.
-Ah ! C'est ça que vous faisiez pendant la pause pipi !
Le brun soupira de dépit et termina la discussion :
-Oui, c'est ça.
Ils n'eurent de toute façon plus rien à se dire car le fleuve était maintenant à quelques mètres d'eux.
.
Ils observèrent ce qu'ils devaient traverser.
Il n'y avait aucun pont, aucun caillou, et le débit du fleuve était si fort qu'aucun d'eux ne pensa à y aller à la nage.
Le fleuve faisait bien trois mètres de long. Impossible de sauter.
Ils tentèrent d'utiliser la magie mais un champs de force les empêchait de le faire.
Ils allaient encore se mettre à vouloir abandonner quand un chant magnifique retentit.
Toutes les filles présentes, soit trois personnes, se regardèrent et soupirèrent.
Tous les garçons présents regardèrent fixement l'eau et un air rêveur prit place sur leurs traits.
Une naïade sortit de l'eau.
On ne voyait que sa tête et ses seins, retenus par un élégant soutien-gorge en corail.
-Si vous pouviez arrêter de chanter, ce serait vraiment sympa... déclara Alice en retenant son amoureux.
Un rire délicat lui répondit.
-Navrée... Les hommes sont tous attirés par mon chant. Je ne fais pas exprès vous savez...
-C'est normal qu'ils soient dans les vapes ? Demanda encore la vampire en passant la main devant les yeux vides de Rodolphus.
-Oui... Cela durera quelques minutes...
-Vous pourriez nous faire traverser ? Demanda Hermione.
-Oui, bien sûr, belle jeune fille. Dit elle en faisant un clin d'oeil à la Gryffondor.
Alice leva un sourcil perplexe.
-Je croyais que les naïades, comme les sirènes, n'attiraient que les hommes ?
Le rire cristallin résonna une nouvelle fois et la naïade répondit :
-Bien sûr, nous n'attirons qu'eux. Mais notre compagnon n'est pas forcément masculin. Et je préfère les filles. D'ailleurs, jeune fille brune, je te trouve splendide.
Hermione rougit comme pas possible.
-Peut on connaître votre nom ? Demanda Alice.
-Je me nomme Naël. Et vous ?
-Je suis Alice. La rousse, Ginny. Et la jolie brune, c'est Hermione.
-Hermione...
La créature de l'eau fit rouler le nom de la brune sur sa langue, ce qui eut pour résultat de la rendre encore plus cramoisie.
Le rire cristallin résonna une troisième fois.
-Puis-je vous demander ce que vous faîtes ici ?
-Nous nous rendons à la forêt noire. Dit Ginny.
La naïade écarquilla les yeux et retint un hoquet de terreur.
-Vous nous faîtes traverser ou pas ?! Pressa la rousse.
Sans un mot de plus, tout le groupe apparut de l'autre côté de la rive.
La naïade repartit vers les profondeurs et Fred, sortit des vapes demanda :
-Comment on est arrivés là ?
Alice soupira et répondit :
-On vous dira plus tard.
.
Tandis qu'ils repartaient, la naïade observa le dos de la jeune fille brune.
-Hermione... susurra t-elle.
.
Ils marchèrent encore quelques kilomètres de plus.
Le soleil commençait tout doucement à baisser dans les nuages.
Ils arrivèrent soudain en vue de la forêt.
La Forêt Noire.
Ils entrèrent dans le bois, et presque instantanément, ils se retrouvèrent dans l'obscurité.
Ils marchèrent ainsi, sentant leurs forces décliner peu à peu, comme si des forces étaient à l'œuvre pour les épuiser.
Ils trouvèrent une clairière et décidèrent d'un commun accord de s'y arrêter pour la nuit.
La dernière pensée qu'eut Edmond avant de s'endormir fut : « Bordel, mais on va se faire tuer par Remus... ».
.
Personne ne remarqua les ombres qui les avaient suivis toute la journée s'approcher d'eux. Pas plus qu'ils ne se sentirent enlevés.
.
Le premier qui se rendit compte que quelque chose clochait fut Cedric. Le sol était plus dur que la veille au soir, il y avait plus de bruit autour d'eux, une odeur de feu de bois arrivait à ses narines, et la liste était encore longue.
Il ouvrit donc les yeux prudemment.
Voyant qu'il n'y avait probablement rien de dangereux, il s'assit en tailleur et fit le point :
Ils étaient tous ensembles, dans un endroit inconnu. Les autres dormaient, sauf Alice qui le regardait avec ennui. Des personnes s'affairaient autour d'eux. Ils avaient la peau noire, des cheveux longs et tout aussi foncés, ainsi que des yeux qui variaient du violet au rouge, au bleu et même vert, mais le tout foncé. Et bien entendu, ils étaient dans une cage et Alice n'avait pas l'air de s'en formaliser plus que ça.
Tout était donc, parfaitement normal.
.
Quelques minutes plus tard, les autres émergèrent les uns après les autres de leur sommeil et se rendirent compte qu'ils étaient passablement enfoncés dans la merde.
.
Lorsque le soleil fut bien haut dans le ciel et que les estomacs crièrent famine, un elfe aux cheveux bleus foncés et aux yeux de la même couleur mais veinés de rouge vint ouvrir leur cage.
Il leur fit signe de sortir et de les accompagner.
Ils traversèrent le village et n'aperçurent pas âme qui vive.
Ils arrivèrent dans une grande place, noire de monde. Au fond de celle-ci se tenait une haute estrade.
L'elfe y monta et leur fit signe de le suivre.
Arrivés à destination, ils virent l'elfe bleu foncé s'incliner devant celui qui semblait être le chef.
Le bleu foncé s'écarta et recula, laissant ainsi toute la place au groupe pour analyser le chef. Il avait des cheveux carmins et des yeux violets foncés aux pupilles d'or.
Il prit la parole et parla au groupe :
-Mae govannen. Im Eöl. Pedig edhellen ?
Cedric eut une révélation. Il avait lu un livre sur l'elfique. Voilà les inscriptions sur la carte ! De l'elfique ! Mais par contre, il ne parlait pas un traître mot de cette langue...
.
Contre toute attente, quatre personnes du groupe avaient comprit ce que venait de dire cet elfe. Fred et Georges, sans même comprendre eux-même pourquoi. Et Alice et Nathanaël, forcés par Luka d'apprendre la célèbre langue de J.R.R. Tolkien.
-Mae govannen. Répondirent les jumeaux Snape.
Ils regardèrent étonnés les jumeaux qui semblaient comprendre autant qu'eux la langue elfique.
Pourquoi ?
Nathanaël ne s'y attarda pas plus car il lança un sort à son groupe, leur permettant de comprendre et de parler la langue elfique.
-Seigneur Eöl, mes respects. Déclara Nathanaël en s'inclinant, invitant ses amis à en faire de même.
-Vous parlez notre langue ? J'ai eu peur un instant que les discussions soient très compliquées.
-Pardonnez notre incompréhension, seigneur Eöl. Il se trouve que moi et ma sœur parlons votre langue. J'ai jeté un sort à nos amis afin qu'il en soit de même pour eux.
-J'ai cru cependant comprendre que ces enfants à la crinière de feu comprenaient. Dit il en désignant Fred et Georges.
-Seigneur Eöl, nous sommes aussi étonnés que vous. Répondit sincèrement Fred.
-Nous ne savions pas que nous pouvions parler votre langue. Compléta Georges.
L'elfe noir sembla réfléchir quelques instants.
Puis, il se tourna vers la foule :
-Mes chers amis, je vous présente nos invités. Qu'aucun mal ne leur soit fait en cette période troublée.
Le chef elfe se retourna ensuite vers la troupe et leur dit :
-Suivez-moi.
Ils obtempérèrent.
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Le groupe se retrouva dans ce qui ressemblait à un palais.
Eöl trouva sa place en un trône et expliqua :
-Vous vous trouvez à Beleryn, la ville forte de la forêt. Unique ville des elfes noirs. Pardonnez notre accueil, nous sommes en temps de guerre.
-Contre qui, si ce n'est pas indiscret ? Demanda Cedric.
-Les elfes forestiers. L'un deux a, il y a des années, enlevé l'une des nôtres. Son corps à été retrouvé plus tard, dans la forêt. Depuis, la guerre fait rage.
-Depuis combien de temps ?
-Cela va bientôt faire cinquante deux ans.
Un blanc s'installa dans la salle. Tous étaient ébahis. Était-ce vraiment possible d'être aussi débile sur la longue durée ?
-Que...que... parvint à bredouiller Cedric.
Mais il ne put s'épancher plus sur le sujet qu'il fut coupé par l'elfe bleu foncé, qui entra en courant dans la pièce :
-Seigneur Eöl ! Les elfes forestiers attaquent !
Le chef elfe partit en coup de vent et le groupe ne fit qu'une seule chose : sortir pour faire un peu la fête, quoi !
Ils observaient le chaos se faire un peu partout sans que des pertes ne soient à déplorer. Ils se faisaient la guerre, juste pour se faire la guerre.
Et soudain, une odeur assaillit l'odorat sensible d'Alice.
-Comment... ?
Elle avança de quelques mètres, tourna à droite et pétrifia ses amis de surprise.
Devant eux se battait un elfe. Grand, musclé. Des cheveux mi-longs et blonds platine encadraient son visage et des yeux verts brillaient.
Devant eux se battait un elfe.
Devant eux se battait Gellert Grindelwald.
Voilà.
Ceci s'appelle un cliffhanger. Et j'adore vous en foutre plein la gueule...
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La rubrique de mémé Shiro :
-ça fait donc douze pages.
-Vous savez que ça fait beaucoup, mine de rien ?
-Oui, je sais qu'on est plus mardi.
-Mais je considère que mercredi à 01:00 c'est encore mardi.
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Je vous souhaite une très belle semaine à tous, et à mardi !
~Sh'Ak.
