Hello tout le monde !

RAR

adenoide :
Et bien, leurs réponses, ils les auront dans quelques chapitres je pense. Ils vont se confronter à leur famille pour savoir. Mais concrètement, non, ils n'ont plus de parents du côté des elfes.

Autres:
Merci à Lilou40 pour être follower et pour l'avoir mise en favoris !

Voilà, bonne lecture à tous !


-EST-CE-QUE VOUS VOUS RENDEZ COMPTE QUE J'AI FRÔLÉ L'INFARCTUS ?! VOUS Y AVEZ PENSÉ AVANT DE VOUS BARRER DE LA MAISON SANS PRÉVENIR ?! NON, BIEN SÛR QUE NON ! ALORS VOUS TROUVEZ UNE CARTE ET VOUS FONCEZ DANS LA NATURE, COMME SI C'ÉTAIT PARFAITEMENT NORMAL ! VOUS SAVEZ QUE ÇA S'APPELLE UNE FUGUE ?! VOUS ÊTES COMPLÈTEMENT MALADES !

Les yeux rivés sur le sol, tous les enfants et adultes présents passaient un sale quart d'heure. Ils avaient tous un air penaud et gêné qui aurait pu faire fondre n'importe quel cœur de pierre passablement énervé. Mais ils faisaient face à un Remus inquiet et totalement furieux.

-NON MAIS C'EST QUOI CES CONNERIES ?!

-Heum... Mumus adoré de mon cœur... tu...

-QUOI ENCORE ?! TOI T'ES PAS MIEUX, HEIN ! MONSIEUR NE S'INQUIÈTE PAS QUAND DES ENFANTS, DES ENFANTS BORDEL ! SE RETROUVENT SEULS EN PLEINE NATURE ! ET TA GUEULE RODOLPHUS T'ES QU'UN SALE MIOCHE IRRESPONSABLE !

-Mais Mumus...

-QUOI ?!

-Ben... tu... t'es...vulgaire...

-NON MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE ?! POURQUOI J'AURAIS PAS LE DROIT D'ÊTRE VULGAIRE ?! AH, DES ENFANTS DANS LA NATURE ON S'EN BRANLE MAIS QUE MUMUS DEVIENNE VULGAIRE, ÇA, Y'A DU MONDE POUR S'EN RENDRE COMPTE ! NON MAIS QUI M'A FOUTU DES ABRUTIS FINIS PAREILS ?!

Tous savaient que s'ils tenaient à la vie, ils ne devaient surtout pas interrompre le sermon de leur loup-garou préféré. Apparemment, Sirius était ce qu'on appelle communément un suicidaire.

Voyant que les cris n'étaient plus vraiment dirigés à leur encontre, les aventuriers eurent la bonne idée de s'enfuir discrètement.

Sincèrement, ils n'auraient pas du.

La porte du salon se referma d'un geste de baguette de Remus et ce dernier reprit :

-Ah, non. Vous n'allez pas vous en tirer comme ça...

Le calme du lycan contrastait assez violemment avec la fureur destructrice dont il avait fait preuve quelques petites minutes auparavant.

Les fuyards déglutirent.

.

Charlie soupirait. De tous les fugueurs, il avait eu l'une des punitions les moins sévères. C'est sûr que comparé à Alice qui devait astiquer tous les sols du manoir jusqu'à ce que l'ont se voit dedans, à Nathanaël qui s'occupait des trop nombreuses vitres, à Hermione qui rangeait toutes les pièces, à Theodore qui faisait la lessive de tous les linges présent dans la demeure, à Edmond qui devait dépoussiérer le mobilier, à Blaise qui faisait la plonge, à Draco qui nettoyaient les lustres, à Cedric qui s'occupait entièrement de l'immense jardin, à Fred qui récurait les toilettes à la brosse à dent, à Georges qui nettoyait les lunettes des mêmes toilettes avec le même ustensile, à Rodolphus qui devait laver et déboucher tous les éviers, les lavabos et les baignoires, à Ginny qui dépoussiérait les tapis ainsi qu'à Bill qui triait la bibliothèque, lui ne devait que porter des seaux, un dans chaque main et un sur la tête, n'ayant plus aucune tâche ménagère à faire.

C'est donc plusieurs heures plus tard que nous retrouvons nos héros, fourbus et épuisés de leur journée.

Leur consolation fut que Sirius avait dû ventiler Remus, tel un pharaon de l'Égypte antique.

Et James, qu'avait il fait me demanderez-vous. Rien du tout. Il avait fermé sa gueule pendant le sermon et acquiescé à tout ce que Remus disait pour pester contre la Terre entière et particulièrement les pensionnaires de cette maison.

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Au repas, l'atmosphère était électrique. Personne n'osait faire le moindre geste ou prononcer la moindre parole de peur de se refaire punir. Enfin, tous... Oceano mangeait tranquillement et Luka avait bien fait attention à se faire oublier toute la journée.

Le repas fut donc engloutit avec rapidité et silence et les fautifs s'enfuirent, sans demander leur reste, dans la chambre de Nathanaël.

.

Ils étaient là, affalés les uns sur les autres sur le lit de Nathanaël, et discutaient paisiblement.

Parfois, le calme était brisé par des rires hystériques ou des ronflements discrets.

C'est vers les deux heures du matin que tous finirent par s'endormir, épuisés aussi bien moralement que physiquement par leurs aventures et leur journée.

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Des semaines passèrent.

Et ce fut le moment de la rentrée scolaire.

Une deuxième année pour Ginny, une troisième pour Alice, Edmond, Nathanaël, Hermione, Theodore, Blaise et Draco, une cinquième pour Fred et Georges et une sixième pour Cedric.

Bien sûr, Remus venait faire le professeur de DCFM, Sirius assurer quelques cours de Duels si l'envie lui en prenait, James pour... sûrement la même chose et Rodolphus venait squatter le château pour éviter de se retrouver SDF.

La grande famille prit le portoloin pour le manoir habituel des Snape en ce 30 juillet 1993, à midi très exactement.

Ils arrivèrent dans le salon et s'affalèrent très pathétiquement sur le sol, en une montagne humaine, gémissante et un tantinet vulgaire.

Le lendemain matin, ils partirent tous de bonne heure au chemin de traverse pour des courses qui s'annonçaient mouvementées, à en croire la motivation et l'énergie dont faisaient preuve les enfants au réveil.

C'est donc sur l'allée sorcière de Grande-Bretagne que l'ont retrouve les Snape et leurs squatteurs attitrés.

Ils passèrent d'abord chez Fleury et Bott afin d'acheter leurs livres. Le tas de bouquin aurait pu être raisonnable si Luka n'y avait pas mis les pieds. Trois kilos en plus de papier rétréci plus tard, ils sortirent du magasin.

Ils entrèrent ensuite chez l'apothicaire et celui-ci se retint de pleurer en voyant qu'il était bon pour fermer pendant deux semaines pour cause de rupture de stock.

Le prochain arrêt ne fut pas des moindres car ce fut précisément à ce moment là que tout dégénéra. Plus que d'habitude, s'entend.

En effet, Severus décida d'aller chez Madame Guipure refaire le plein de chemises mais Sirius, fortement appuyé par James, voulait aller au magasin de Quidditch. Remus, lui, pensait très sérieusement à aller acheter un kit pour nettoyer les baguettes chez Ollivander qui lui ferait sûrement un très bon prix. Elizabeth n'avait qu'une envie, acheter une tortue qui regardait vaguement la rue de sa vitrine, avec le même air qu'a une vache devant un train. Mais au même instant, Fred et Georges, ainsi que Blaise, Edmond et Alice voulurent aller chez Zonko. Hermione décréta qu'un passage à la papeterie serait nécessaire car elle n'avait plus de parchemin, tandis que Draco voulait refaire son plein de plumes. Cedric voulait discuter avec les gobelins au sujet de lois et Rodolphus voulait tenter de cambrioler la banque. Luka voulait retourner aux livres tandis que Oceano voulait voir le nouveau magasin de jeux-video, ouvert il y a peu par un né-moldu. Theodore, lui, s'était mis en tête de visiter l'allée des Embrumes, suivit de Nathanaël qui ne voulait pas qu'il se perde. Bill voulait une glace parce qu'il avait trop chaud et Charlie avait soif. Quand à Ginny, elle disait qu'elle suivrait Edmond ou Nathanaël.

Dans un joyeux brouhaha, tous déblatèrent leurs idées.

Alice parut très intéressée par l'idée de Rodolphus, de même que Fred, Georges, Blaise et Edmond. Theodore était déjà parti en traînant le brun aux yeux verts derrière lui, de même qu'Hermione et Draco. Ceux-ci n'entendirent donc pas la merveilleuse idée de Rodolphus. Luka et Oceano partirent de leur côté pendant que les sportifs couraient au magasin de Quidditch et que Remus allait chez Ollivander, suivit sur quelques mètres par Elizabeth. Bill et Charlie étaient partis en discutant tranquillement chez Florian Fortarôme et le grand groupe de Gringotts partit joyeusement en direction de la banque. Ginny avait tenté de suivre Nathanaël mais comme celui-ci avait catégoriquement refusé, elle avait suivit le groupe en sautillant.

Severus s'était retrouvé seul. En se disant vaguement qu'il avait créé l'arme la plus destructrice sur Terre, il haussa les épaules et se rendit calmement chez la couturière.

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-Ooooh ! C'est quoi ce magasin ? Demanda innocemment Theodore en entrant chez Barjow et Beurk.

Nathanaël soupira et lui répondit vaguement de lire l'enseigne de la boutique avant de rentrer mais le blond ne l'écouta pas et rentra en sifflotant.

-Bonjour ! S'écria t-il, joyeux.

Il regarda tranquillement les objets placés sur les étagères et dans les vitrines avant d'ouvrir une vierge de fer. Il nota brièvement quelques tâches de sang et grimaça devant la rouille des piques de métal. Personne ne l'entretenait, cet engin, ou quoi ?!

Puis, il se dirigea vers une main de la gloire et Nathanaël crut l'entendre déclarer :

-Typique...

Après avoir examiné minutieusement quelques objets, le blond s'arrêta devant un splendide médaillon. C'était un cercle d'argent sur lequel était gravé une larme entourée d'ailes. Au centre de celle-ci se tenait une petite pierre d'ambre qui scintillait avec des reflets bleus. Comment de tels reflets pouvaient être rassemblés en une pierre de cette couleur ? Il ne savait pas, mais le résultat était tout simplement époustouflant.

Theodore décrocha la chaîne d'argent et alla poser l'ouvrage sur le comptoir.

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John Shohw était un vendeur tranquille de l'allée des Embrumes. Il avait été engagé quelques jours plus tôt.

-Surtout, ne te fais pas avoir par des clients, ou tu es viré ! Lui avait dit son patron.

Mais lui ne pourrait jamais se faire avoir. Il était un escroc de première et même la mafia ne lui ferait pas peur.

Alors, quand ces deux mioches de douze ans grand max étaient entrés dans la boutique, il avait d'abord pensé à leur demander s'ils étaient perdus. Mais l'intérêt morbide du petit blond pour la vierge de fer l'avait fait grimacer. Le désintérêt du brun l'avait limite choqué. Le gamin était à l'allée des Embrumes et avait l'air d'y passer tous ses mercredis après-midi, avec une bière et des copains.

Quand le blond était venu avec le médaillon et qu'il l'avait posé sur le comptoir, John s'était dit qu'il allait arnaquer ces gosses de riche.

-Oh ! Je vois que monsieur est un connaisseur... déclara t-il. C'est pour ta maman ? Demanda t-il avec un ton condescendant.

Le regard noir que lui lança le blond le mis légèrement mal à l'aise mais celui qu'il reçut du brun, à l'arrière, le fit tout bonnement flipper. Il déglutit et bredouilla :

-Ah... heu... donc... c'est... heu... v-vingt gallions.

Les yeux du brun ne le quittait pas et il commençait à se sentir mal.

-Ah... heu... je me suis trompé... quinze gallions.

Il baissait les prix. Lui. John Shohw baissait les prix face à des gamins.

-D-d-douze... ?

Il tremblait comme une fillette devant une ruelle sombre. Et il continuait à baisser les prix.

-D-d-d-d-dix !

Il se demandait si il devrait bientôt changer de pantalon.

-Deux !

Le blond lui fit un sourire lumineux et John le trouva malsain.

-Je suis sûr que vous pouvez faire mieux que ça, voyons !

-Je vous le donne gratuitement mais dites à votre copain de me lâcher ! Lâcha l'adulte dans un sanglot pitoyable.

-Merci beaucoup !

Le brun détourna le regard et John ne put enrayer son soupir de soulagement intense. Le blond sortit de la boutique en sautillant et le brun le suivit, lançant tout de même à John un dernier regard qui le frigorifia.

Ça y est. Il était viré. Et il devait changer de pantalon.

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Dehors, Theodore s'esclaffait en tenant le médaillon bien serré contre son cœur.

-C'est vraiment génial, les courses avec toi !

Nathanaël soupirait. Qu'est-ce-qu'il ne devait pas faire !

Theodore passa devant un nouveau magasin qui tenait tout du pub malsain et le dépassa. Puis, il s'arrêta et fit quelques pas en marche arrière, un sourire figé sur le visage.

-Ooooh ! C'est quoi ce magasin ?

-Blondinet, lis donc les enseignes. Lui rétorqua Nathanaël.

En entrant dans « L'auberge des jours meilleurs », nom très poétique par rapport à la tronche de la façade, Theodore sautillait.

-Bonjour ! Lança y-il à la cantonade, vraiment très heureux de vivre, et attirant tous les regards des gens, disons-le, suspects, qui, pour la plus grande majorité, se bourraient la gueule.

Après avoir sympathisé avec Jean-Jaques le barman, Jean-Pierre, Pete, Marcelino, Klaus, Nicolas, Serguei, et les jumeaux Arnold et Sigmund, une explosion retentit aux oreilles de Theodore et de Nathanaël. Les deux se regardèrent. Et ils coururent dans la direction de la fumée.

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Elizabeth Snape, née Jones, était une sorcière vraiment épatante, pour avoir réussi à élever autant de cas sociaux. Sans compter ceux qui s'étaient ramenés au fur et à mesure. Oui, Elizabeth Snape était vraiment épatante.

C'est pour cela que, devant ce vendeur de la ménagerie magique, elle tenait fermement sa toute nouvelle future tortue, déjà renommée Pedro, et lui lançait un regard noir. Mais vraiment très très noir.

-Mais écoutez moi ! Cette tortue ne peux pas être vendue ! Elle est dangereuse ! Elle a déjà mordu quinze clients !

-Mais j'en ai rien à battre ! Pedro va venir avec moi, et puis vous n'entendrez plus jamais parler d'elle !

-Mais comprenez que c'est pas le problème ! Cette boutique vante ses mérites depuis des siècles ! Je ne peux pas vous laisser cette tortue.

-Mais rien du tout ! Pedro va venir avec moi, un point c'est tout ! Et puis si je vous la laisse, qui sait ce que vous en ferez ! Peut-être même que vous la tuerez pour ce que j'en sais !

-Ben...oui, c'est le projet.

-Mais vous êtes TARÉ ! Pedro va venir avec moi.

-Non !

-Si !

-Non !

-Si !

-Non !

-Si !

-Non !

-Si !

-Non !

-Si !

-Non !

-Si !

-Non !

-Non !

-Si !

-Ah, ben vous voyez, j'ai gagné. Je prends Pedro et je vous dis au revoir, d'accord, hein ?

Le vendeur soupira et déclara :

-Je vous ai déjà dit que c'est pas le problème.

-Mais c'est quoi le problème, alors ?!

-Ben...la réputation de la boutique, tout ça...

-La réputation ! Mais on s'en fout ! De toute façon, y a pas trente six boutiques d'animaux magiques sur le chemin de traverse, alors bon, la réputation, la réputation... le manque de concurrence, plutôt !

Le vendeur soupira une énième fois en se massant l'arête du nez... Bon.

-Bon, d'accord, vous prenez la tortue.

-Pedro.

-Vous prenez Pedro. Mais en échange, vous allez casser les cou- vous allez dans la boutique d'en face. Parce que, en parlant de concurrence, ceux-là sont des nouveaux.

-Ben, pourquoi j'irais là-bas ? Demanda la mère de famille, étonnée.

-J'ai cru entendre que des pingouins...

La femme déserta la boutique avant même la fin de sa phrase.

-Bon débarras... avait déclaré le vendeur.

En sortant de la seconde boutique, tenant Gustave par la main et Pedro dans ses bras, Elizabeth se sentait d'humeur joyeuse. Soudain, une explosion fit trembler la rue et sa seule pensée fut : « Mais qu'est-ce-que mes gosses ont encore foutu ? ».

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Lorsque Luka pénétra dans la boutique de livres, le vendeur pensa qu'il allait faire de bonne affaires.

Après quelques minutes, et des tas de voyages entre le comptoir et les rayons, le vendeur se dit plutôt qu'il allait fermer pour refaire son stock.

-Vous voulez les sorts de réduction pour aller avec ?

-Mmmhmmmh... répondit la jeune fille, le nez dans un livre et les lunettes sur le nez.

Ne sachant pas trop si la réponse était un oui ou un non, le vendeur rétrécit les livres. De toute façon, elle ne pourrait pas porter ça toute seule.

-Les sacs sont à une noise. Je vous met tout ça dedans ?

-Mmhmh... continua l'adolescente.

Ne sachant toujours pas ce qu'étaient ces borborygmes, le vendeur décrocha un sac et mit les plusieurs kilos de livres à l'intérieur. Voyant qu'un sac ne contiendrais pas tout, il en prit un autre, les sacs sans fonds étant bien trop coûteux et bien peu rentables. Cinq sacs plus tard, le vendeur se frotta le menton et demanda :

-Je vous allège le tout ? C'est deux noises le sac.

-Mmmhmh...

Se disant qu'elle ne pourrait pas porter les sacs non plus, il les allégea. Mais en voyant le nombre de sacs, il se dit que porter tout ça paraissait bien compliqué également.

-Je vous les rétrécis ?

-Mmmmhmh...

Le vendeur pensa que, évidemment, elle ne pourrait pas les porter. Même lui aurait du mal. Et même n'importe qui, d'ailleurs.

-Ça vous fera...

Il tenta de compter. Les sacs, cinq noises. L'allègement, dix. Déjà quinze noises. Un livre, c'est entre sept noises et dix gallions... en sachant qu'elle a tous les livres de la boutique en un au moins un seul exemplaire, et qu'elle à fait une razzia partout... qu'elle a très sûrement des livres en double, voir en triple...

-Je dirais environ quelques milliers de gallions et quinze noises. Mais comme je sais pas vraiment... je vous le fais à dix gallions. Et quinze noises.

-Mmmhmmh.

Un silence étira la boutique pendant quelques minutes. Pensant qu'il n'avait peut-être pas été entendu, le vendeur s'apprêta à réitérer sa demande mais un doigt se leva au niveau de son visage. L'index de Luka lui demandait d'attendre. Alors il attendit.

Quelques minutes plus tard, Luka tourna la dernière page de son livre, la lut, et claqua l'ouvrage d'une main. Puis, elle redressa la tête et sortit dix gallions de sa poche qu'elle posa sur le comptoir.

-Et quinze noises.

Luka posa également les noises demandées. Le vendeur compta les pièces.

-Un...deux...trois...quatre...douze...treize...quatorze...et quinze. Le compte est bon !

Il tendit les sacs et Luka les mis dans sa poche.

-Merci beaucoup, et passez une bonne journée !

-À vous aussi. Au revoir. Déclara la jeune fille avant d'ouvrir un second livre.

L'adolescente ne fit pas trois mètres qu'une explosion fit tomber son livre sur le sol et lui perdit sa page. Elle poussa un juron et grogna :

-Les mioches... je vais vous éclater...

.

À Gringotts, le troupeau n'était pas vraiment passé inaperçu. Heureusement qu'à cette heure là, la banque était déserte, si on ne comptait pas les gobelins.

Le troupeau avança donc en faisant son tintamarre habituel, quand il s'arrêta en plein milieu de la banque.

Cedric s'approcha alors d'un guichet et demanda, très poliment :

-Bonjour. Je voudrais parler au directeur Ragnok, cela serait-il possible ?

Le respect et la politesse de son ton étonna le guichetier qui eut un air étonné. Le gobelin se reprit cependant bien vite et lui demanda d'attendre pendant qu'il descendait de son tabouret.

Pendant quelques minutes, le silence fut uniquement brisé par le groupe de fous furieux qui discutaient, assis par terre au milieu de la banque des sorciers.

Le guichetier revint finalement et déclara :

-Le directeur Ragnok vous attend. Si vous voulez bien me suivre.

-Bien entendu. Merci beaucoup.

N'ayant pas l'habitude d'être remercié, le gobelin bredouilla un « Je vous en prie », en rougissant légèrement.

À l'instant ou Cedric s'en alla avec le guichetier gobelin, les autres créatures magiques présentes reportèrent toutes leur attention sur le groupe, toujours assis sur le sol.

Mais après une concertation toute en regards, les malades mentaux se relevèrent et allèrent à un guichet, Rodolphus en tête.

-Bonjour. Je voudrais entrer dans un coffre.

-Votre nom ? Demanda le gobelin.

-Je m'appelle Rodolphus. Je suis là pour accompagner les enfants.

-Bien. Dans quel coffre voulez-vous entrer. Et bien sûr, en avez-vous la clé ?

Rodolphus sourit gentiment et continua :

-C'est pour retirer de l'argent du coffre 666.

-Le... le gobelin avait tout l'air d'être prêt à s'étouffer.

Ce coffre était en effet très spécial. Depuis quelques années. Des anonymes avaient un jour appelé afin de déposer de l'argent dans ce coffre. Ce coffre était à l'époque vide, et ces anonymes voulaient à tout prix le numéro 666. Personne ne sut jamais pourquoi. Et depuis ce jour, les gobelins recevaient parfois des lettre avec de l'argent et ils le plaçaient dans le coffre numéro 666. Aucun gobelin n'a jamais tenté de voler l'argent. Ils étaient bien trop honnêtes pour ça, mais ils avaient surtout peur.

Mais les grands sourires de ces enfants le fit douter. Ces enfants... étaient sûrement des enfants surentraînés. Étaient-ils même réellement des enfants ? Le gobelin en doutait. Il ne savait pas de quoi les anonymes étaient capables.

Le gobelin eut un regard suspicieux et leur dit :

-Bien. Suivez moi.

Le gobelin les mena dans le wagon si caractéristique de la banque et démarra. Arrivés au coffre numéro 666, le gobelin sortit du moyen de transport et se prépara à ouvrir la porte.

Alice lui tendit une clé argenté stylisée et le gobelin la plaqua contre le mur de la porte. La clé sembla se fondre dans l'acier trempé et des flammèches en sortirent. Elles tracèrent la forme d'un pentacle. Les flammes rouges et oranges devinrent progressivement vertes et bleues. Puis, dans un souffle de vent venant d'on ne sait où, les flammes s'éteignirent et les cheveux des personnes présentes voletèrent. La porte s'ouvrit dans un grincement et des piles de gallions apparurent à la vue des cambrioleurs en herbe.

En un instant, Blaise, qui était juste à côté du gobelin, l'assomma. Le petit corps s'effondra en silence et le Serpentard fit un geste de « Ok » avec sa main à ses camarades.

Ceux-ci se précipitèrent dans leur coffre et dégagèrent les gallions en quelques gestes. Sous les yeux ébahis de Rodolphus, Blaise, Fred, Georges, Ginny et Edmond, Alice leur montra tout un arsenal. Briquets, C4, grenades... le bonheur pour un fou des explosions comme Edmond... et une pyromane comme Alice, bien sûr.

C'est donc tout feu tout flamme que les sept compères prirent le tas de fils et de choses tout aussi explosives que dangereuses.

Ils suivirent les rails, marchant sur les lattes en fer. Ils arrivèrent devant la cascade anti-voleurs intégrée à l'édifice et Ginny eut une idée. D'une petite voix, elle expliqua :

-Si on met un truc sous la cascade mais au-dessus de nous, on pourra passer en dessous sans mouiller la matériel, non ?

Edmond lui frotta le haut du crâne en la félicitant de sa brillante idée avant de demander à Alice de faire un champs de force. Comprenant, la vampire bloqua la cascade pendant quelques secondes, jusqu'à ce que le puissant jet d'eau ne retombe. Et n'éclabousse qu'elle.

C'est donc trempée qu'elle rejoignit ses amis.

Ils continuèrent ainsi pendant longtemps avant de finalement suivre les rails sur les fesses, le pente devenant ainsi de plus en plus abrupte.

Ils atterrirent douloureusement en une masse informe. Ils se relevèrent et posèrent leurs yeux sur un magyar à pointes. La crème de la crème !

Les enfants déglutirent et se mirent à courir en criant.

.

Roger était un dragon tranquille. Il n'avait jamais fait de mal à personne. Et pourtant, des saletés de gobelins l'avaient torturé. Alors il haïssait ces cacas de cigogne, comme il aimait les appeler. Certains diraient qu'un dragon n'a pas de pensées cohérentes, n'a pas l'intelligence des humains. Mais c'est complètement faux. Les dragons pensent comme vous et moi. Si des coréens venaient vous taper la discut', il y a de fortes chances pour que vous ne les compreniez pas. Et bien les dragons ont simplement un langage bien à eux.

Alors quand Roger vit des créatures étranges et pas toutes super humaines atterrir devant lui, il se demanda d'abord si ils aimaient le thé à la menthe. Puis il s'était rappelé qu'il n'avait pas de thé à la menthe. Alors il avait juste regardé les créatures le regarder et courir autour de lui en appelant leur mère.

Oh ! Ils étaient sûrement perdus!

Roger le leur demanda mais les créatures coururent de plus belle. Pas très polies ces créatures... se dit Roger.

Alors il les laissa courir et s'assoupit, la tête sur les pattes avant.

.

Voyant que le dragon n'avait pas l'air de vouloir les manger, les compagnons et leur matériel se posèrent. Enfin... ils s'affalèrent tels des crêpes lancées d'une orbite spatiale.

Alice, voyant les chaînes du dragon, se demanda s'il n'y avait pas un moyen de le faire partir avant qu'ils n'explosent des portes. C'est que ça risquait de faire du bruit et de blesser l'animal...

-Dites... Pourriez me passer de quoi faire péter les chaînes ?

Edmond regarda le tas quelques secondes avant de saisir une petite bombe et de la lui tendre. La vampire plaça la bombe sur le nœud principal des chaînes et déclencha le minuteur.

-Ça va péter ! Prévint-elle.

La petite explosion ne fit pas énormément de bruit mais secoua légèrement les sous-sols de la banque.

.

Roger voulait dormir.

Mais l'humaine qui était pas humaine faisait du bruit.

Et une explosion acheva de lui faire ouvrir les yeux. Il allait engueuler ces mioches (ben ouais, quoi ! Et la politesse, alors ?!), quand il se rendit compte que ses chaînes n'étaient plus attachées.

Roger poussa un grognement de plaisir et s'envola, abandonnant les portes sans protection.

Il allait se faire un petit thé à la menthe, lui...

.

Alice regarda le dragon s'envoler. Sûrement allait-il se trouver une dragonne et faire plein de petits dragonneaux. Et peut-être se mangerait-il quelques poulets grillés sur la route...

Elle soupira et déclara, enjouée :

-Bon. On les fait péter ces portes ?

Des sourires heureux et légèrement fous lui répondirent :

-Ouuuuuiiiiiiiii !

.

Ginny regardait ses camarades brancher des fils rouges, bleus, jaunes, verts, et même violets sur des boîtiers bizarres qui faisaient de la lumière et des petits « bip » incessants. Enfin... seuls Alice et Edmond savaient quoi faire. Et elle... elle se sentait inutile.

Mais Alice délaissa son ami et ses bombes (qui s'amusait comme un petit fou d'ailleurs), et alla voir du côté des charges de C4 qui dormaient dans un coin.

Elle appela Rodolphus et Georges afin de leur expliquer en long en large et en travers les propriétés du matériau.

Edmond expliquait gentiment ce qu'il faisait à Fred et à Blaise afin qu'ils fassent leur propre bombe.

Et elle... était assise par terre et attendait.

Ginny lâcha un gros soupir et continua d'attendre.

Seulement, Edmond releva la tête du travail des garçons pour la regarder. Il vint vers elle et lui montra ce qu'il tenait. Puis, il prit un ton docte et expliqua :

-Ginny. Ceci... est une grenade !

.

Lorsque toutes les installations furent prêtes, que les cordes reliées aux explosifs furent mesurées, que les bombes furent calées et prêtes à l'emploi et que les grenades furent placées dans les bonnes mains, Edmond déclara :

-Allez, faisons péter ces portes !

-Ouuuaaaaaiiiiiiis !

Edmond appuya sur sa télécommande et les comptes à rebours commencèrent. Alice enclencha son briquet et alluma les cordes. Lorsqu'il ne resta que quelques secondes, Ginny dégoupilla la grenade qu'elle avait dans la main et la lança sur le tas.

L'explosion fut grandiose.

Bien sûr, ils seraient tous morts si Rodolphus n'avait pas érigé ce bouclier autour d'eux.

Quand la fumée se dissipa, tous put voir que, effectivement, ils avaient bien fait péter les portes.

-Yes ! Lança Rodolphus en tapant dans la main de Blaise, qui sautait sur place.

-Youhou ! S'écria Alice, en chœur avec Edmond.

Fred et Georges étaient totalement soufflés et Ginny avait les yeux écarquillés de stupeur.

Ils en étaient encore à manifester leur joie quand le plafond se mit à faire un bruit bizarre.

-C'était votre estomac, hein les gars ? Demanda Blaise, pâle.

Le silence lui répondit.

Le plafond se fissura. Progressivement. Ils suivirent la lézarde des yeux. Déglutirent. Et s'enfuirent.

.

Devant Gringotts, le groupe qui avait fait péter les coffres les mieux gardés du pays regardait la banque s'effondrer et s'écrouler dans les abîmes de la Terre.

Là où autrefois se tenait le majestueux édifice des gobelins, aujourd'hui se tenait un trou.

-Heureusement que tu sais transplaner... souffla Fred à Rodolphus.

Celui-ci hocha lentement la tête, la bouche ouverte.

-Je crois qu'il est cassé... déclara calmement Edmond, les yeux écarquillés et bloqués sur le trou.

-Hinhin... déclara inintelligemment Alice, dans le même état que son compagnon.

-Je crois que ce sont vous, jeunes gens, qui risques d'être cassés dans peu de temps si vous ne nous expliquez pas rapidement ce que vous avez fait. Et j'espère que vous avez une bonne raison.

Les exploseurs se retournèrent lentement, et déglutirent en voyant l'air furieux de la mère de famille qu'était Elizabeth.

Severus soupira et tous se saisirent du portoloin qu'il tendit.

.

-Vous êtes des MALADES ! S'écriait Elizabeth. Vous avez fumé quoi ce matin, pour avoir fait EXPLOSER GRINGOTTS ?!

-Ben... tenta Blaise.

-Non mais y a pas de « ben » ! Vous avez fait EXPLOSER GRINGOTTS ! Vous vous rendez compte de la portée de vos actes ?! C'est... c'est du vandalisme ! Du vandalisme !

-Maman ! On a testé les résistances de la banque ! Le directeur nous a même remercié ! Lança Alice.

-Oui, avant de voir que vous aviez fait DISPARAÎTRE GRINGOTTS DANS LES ENTRAILLES DE LA TERRE !

-Elizabeth...

-Quoi, Severus ?! Tu veux que je les félicite ? Que je leur donne un bonbon pour avoir fait PÉTER UNE BANQUE ?!

-Non, bien sûr que non... mais...

-Mais quoi ?!

-Quand Rodolphus à émis l'idée de cambrioler la banque, tu es partie acheter une tortue...

-Pedro est si mignon...

-Je ne remet pas Pedro en cause. Mais de toute façon, tu sais que ça aurait pu être pire. Ils ont déjà fait pire. Je dois te rappeler ce qu'il s'est passé à l'Everest ? Gringotts sera reconstruite en quelques semaines grâce à la magie gobeline, alors...

Elizabeth soupira. Elle ne pouvait jamais résister à son mari.

Lorsque la mère sortit de la pièce pour se servir un verre, Severus regarda les fautifs :

-Alors vous...

-Papa ! T'avais promis ! Se défendit Alice.

Severus soupira.

-J'ai promis... J'ai promis que je vous évitais la punition. Mais vous...

Alice soupira à son tour et déclara :

-D'accord... on va ranger les courses...

Et c'est les mains remplies de sacs de livres, de jeux, de chemises, d'affaires pour tortue et pingouin et d'équipements de Quidditch que les sept enfants (ou presque), allèrent parcourir le manoir.

Severus, enfin seul dans son salon, se servit un verre de whisky et s'affala dans son fauteuil. Et demain c'est la rentrée... pensa le professeur de potions.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu !

Laissez un p'tit com', ça fait plaisir !

À la semaine prochaine !

~Sh'Ak.