Hello tout le monde !

Vraiment désolée pour la semaine dernière, je ne suis rentrée qu'aujourd'hui et je n'ai pas pu écrire/poster...

RAR

adenoide :
Haha, ne t'inquiètes pas, je les garde ! Effectivement, ils aiment les problèmes... Merci de la review !

Yukiodu44 :
Merci du compliment ! Je suis ravie que ça te fasse rire ! Comment je trouve les prénoms ? Pour Ecum, Luka et Oceano, je voulais des noms marins (Océan existe mais je voulais un truc plus exotique) et Luka est un nom qui peut avoir des tas d'écritures et qui veut dire « brillant ». Nathanaël veut dire « dieu a donné », soit un cadeau de dieu, Edmond veut dire « protection », et c'est google qui vient de me le dire... non, en fait, j'adore simplement ces trois noms là. Ensuite, pour les gens qu'ils rencontrent, Naël la naïade, John le vendeur ou Roger le dragon, ça me vient comme ça et je trouve ça amusant/joli. Merci pour avoir pris le temps de commenter !

Non Anonymes :
Merci à Lilou40 et Meli Hope pour vos reviews !

Autres :
Merci à brigitte26 pour avoir mis l'histoire en favoris !
Merci à Kittia et Les 2 SerpyGriffy pour en être follower !

Disclaimer : (parce que ça fait longtemps que j'en ai pas fait) : Harry Potter ne m'appartient évidemment pas, cette saga est à J.K. Rowling, ainsi que ses personnages. Je ne possède que mes OC et mon scénario.

Bonne lecture à tous !


La Lumière avait tenue à prendre le Poudlard express au lieu de prendre tout simplement un portoloin.

Seulement, sur le quai, Fred et Georges s'étaient retrouvés nez à nez avec Molly Weasley, son mari, Percy et Ron. Bien entendu, les jumeaux étaient accompagnés de Bill, Charlie, Ginny et les autres.

Voyant l'apparence des deux garçons, la mère de famille eut une expression de dégoût intense.

-Hors de mon chemin ! Avait-elle craché avec dégoût et haine.

-Nous voudrions...

-...vous demandez quelque chose, madame.

Les jumeaux ne considéraient plus leur « mère » comme telle depuis bien des années. Mais de là à ne plus considérer la connaître, il y avait un pas à faire.

-Je n'ai rien à dire à des choses comme vous. Cracha la rousse avec réluctance.

Fred et Georges serrèrent les mâchoires.

-Vous avez des explications à nous donner. Commença Georges.

-Qui sont nos parents ?

-Pourquoi étions-nous chez vous ?

-Pourquoi nous avoir caché la vérité ?

Molly aurait voulu les désintégrer du regard. Puis, se disant que la meilleure façon de se débarrasser d'eux serait de parler, elle déclara rapidement :

-Je ne connais pas vos parents, et c'est tant mieux d'ailleurs. Le professeur Dumbledore est venu me voir un matin, avec un enfant. Il m'a dit qu'il n'avait pas de nom, je l'ai appelé William. Plus tard, il était revenu avec un second enfant. Je l'ai appelé Charlie. Je suis tombée enceinte peu de temps après, de Percy. Enfin, j'avais un enfant et pas une... chose comme ils le sont. Et puis le professeur est revenu avec des jumeaux. Et je les ai gardés, pour faire plaisir au professeur Dumbledore. J'ai ensuite été enceinte de Ron. Je ne voulais pas plus de deux enfants, j'étais heureuse. Et je suis tombée enceinte une nouvelle fois. Je ne voulais pas de cette grossesse alors j'ai voulu y mettre un terme. Je n'ai pas réussi et l'enfant est née avec trois mois d'avance. C'était une fille et en plus, sa magie était beaucoup trop faible pour servir le professeur. Je l'ai donc laissé s'en occuper pour en faire un jouet utile. Chose qu'elle n'a même pas su faire.

La dernière phrase de la femme avait été la goutte qui fait déborder le barrage. Celui qui retenait la colère de tous ceux présents.

Edmond se jeta purement et simplement sur la femme rousse mais fut retenu de très très peu par Cedric.

Le Poufsouffle se retenait difficilement, comme tous les autres, mais lui murmura : « c'est leur combat, pas le notre ».

Bill s'était avancé face à la rousse et la toisait. Il lui dit, la voix pleine de dédain :

-J'ai trouvé une famille. Vous dîtes que je suis un monstre, très bien. Le monstre vous tire sa révérence. À mes yeux, dans tous les cas, il n'y a qu'un seul monstre ici, et c'est vous. Quant à toi, Arthur, tu n'es qu'un couard. Un idiot. Mené par le bout de la baguette par ta femme. Tu étais un fier Gryffondor, tu n'est plus rien.

Bill se détourna et Charlie prit la parole :

-Je suis heureux de ne plus pouvoir être considéré comme quelqu'un comme vous. Vous devriez allez retrouver votre chouchou, le petit Dumby. Après tout, entre connards, je ne m'étonne pas que vous vous entendiez bien.

Après un grand sourire, le dragonnier tourna également le dos à la femme et alla près de Remus et de Sirius qui les accompagnaient.

-Sachez, madame, que je suis fier d'être un elfe des bois. Je suis quelqu'un de bien, moi, au moins.

-Soyez également au courant que je suis fier d'être un elfe noir. Si je suis une créature des ténèbres, je me demande bien à quel degré de pourriture vous vous situez... déclara Georges, un doigt sur la joue, faisant une petite moue interrogative.

Les jumeaux se détournèrent à leur tour et seule Ginny resta devant la femme rousse. Elle était seule face à l'adversité. Et pourtant, elle sentait les regards et la confiance de ses amis se poser sur ses épaules. Elle respira un grand coup et déclara d'une traite avant de courir vers ses amis :

-Vous êtes une fiente de poule en chaleur, et ma famille est beaucoup mieux que la votre !

La tête de Molly Weasley méritait vraiment le détour. L'indignation, la colère, le dégoût, la suffisance et l'incrédulité mélangés lui donnait un air constipé.

Tous auraient bien rit à cette constatation s'ils n'étaient pas aussi énervés contre la personne désagréable qu'était la rousse.

Sans un regard en arrière et avec assurance, tous passèrent à côté de la petite famille. Le dernier à passer fut Nathanaël qui chuchota : « à votre place, je me ferais discret. Qui sait ? Un accident est si vite arrivé ».

À la fin de cette phrase, Nathanaël était déjà loin derrière, ce qui fit qu'elle se demanda si elle n'avait pas rêvé. Elle ne se serait pas posé la question si elle avait vu le regard furieux de l'adolescent.

Ils montèrent dans le train et le voyage se déroula sans plus d'encombres.

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Cette journée à Poudlard s'était déroulée de la meilleure des façons. Aucune victime n'était à déplorer du premier coup d'éclat de l'année.

En effet, lorsque le Choixpeau eut finit de répartir les élèves, celui-ci s'était mis à chanter, d'une voix forte et claire, capable de faire pleurer n'importe quel musicien averti.

Je voudrais vous dire
Bande de crapauds malodorants
Que vous êtes des quiches
Doublés d'horribles faisans !

Vous les serpents
Vert caca d'oie mourant
Frais comme des harengs
Oubliés depuis trente ans !

Vous les petits piafs
Intellos coincés
tarte et poulailler
Vous ne méritez même pas un paragraphe !

Vous les chatons
Votre unique rugissement
C'est votre estomac qui rend
Son petit-dèj à force d'être coincé dans ces têtes de cons !

Vous les petites choses poilues
Sois-disant bosseurs
Qui préfèrent manger sans être vu
Dans vos lits des petites douceurs !

Ah, elle est belle la jeunesse
Bande de cornichons
Vous êtes de vrais petites fesses
Qui foutez un bordel sans nom !

Cette chanson est programmée
Par un artiste engagé
Son nom est poétiquement donné
Il s'agit des illuminés !

Un grand blanc fut la première réaction de la grande salle. Les premières années demandaient à qui les entendaient qui étaient les « illuminés », d'autres qui étaient « la Lumière » et d'autres encore si c'était normal que le Choixpeau chante deux fois.

Le premier applaudissement venait de la table des professeurs, où tous les regards hébétés convergeaient vers Flitwick.

Comme une traînée de poudre, un tonnerre d'applaudissements et de félicitations emplit la grande salle.

La Lumière se leva de la table des Serdaigle, qu'ils avaient envahi ce jour-là, et s'inclina face à son public.

-Merci à tous ! Ces deux mois loin de Poudlard ont été éprouvant ! Mais nous sommes de retour et bien décidés à faire, encore une fois, une année mémorable ! Déclara Draco.

Les applaudissements redoublèrent et le groupe salua une seconde fois.

Puis, lorsque tous furent plus ou moins calmés, le repas prit son utilité première. À savoir remplir les estomacs.

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Cela faisait quelques mois que l'année avait débutée et La Lumière attendait avec impatience les vacances de noël.

Le mois de novembre fut riche en émotions. En effet, Remus avait décidé de faire un cours de DCFM pour petits et grands.

C'est donc toute l'école, encadrée par Remus, Sirius, James, Flitwick, Severus, Rodolphus, Bill, Charlie et Gellert, qui se retrouva dans la grande salle débarrassée de ses tables, face à une armoire.

-Mettez-vous en groupes de treize ! Déclara Remus bien fort, pour que tout le monde entende.

Sans même se concerter, Nathanaël, Edmond, Alice, Hermione, Fred, Georges, Draco, Blaise, Theodore, Cedric, Ginny et Rodolphus se mirent ensemble. N'étant que douze, Theodore alla voir Luna :

-Hey, salut. Il nous manque quelqu'un, ça te dirait de venir ?

-...Merci. Je veux bien. Dit-elle, un air rêveur plaqué sur le visage.

Tous les groupes fait, Remus reprit :

-Bien. Comme vous êtes nombreux, on va éviter les questions-réponses. Dans cette armoire se trouve un épouvantard. Un épouvantard prend la forme de votre plus grande peur. Par groupe, vous allez venir vous placer devant l'armoire et vous passerez les uns après les autres. D'accord ?

-OUIIII ! Répondit la foule.

Les groupes passèrent.

Des peurs revinrent souvent, celle du vide, celle de l'eau, celle des araignées, celle des clowns, celle des marionnettes, celle du noir, etc...

Et enfin, ce fut au tour du dernier groupe. Quelle surprise, n'est ce pas, de découvrir qu'il s'agit de celui de nos héros !

-Rodolphus, je peux savoir pourquoi tu es dans un groupe d'élève ? Demanda Remus quand l'adulte s'avança.

-Ben, c'te question, je m'amuse ! J'ai bien le droit de jouer, non ?

Soupirant, le loup-garou se décala et retourna près de Sirius et des deux roux, laissant le Lestrange accéder à l'armoire. L'épouvantard l'attendait dehors et se transforma... en Bellatrix Black.

-Je te considérais comme mon frère ! Mon frère de cœur ! Comme Regulus ! Mais il est mort ! À cause de toi ! Je te hais ! Tu n'es plus rien pour moi ! Tu entends ?! RIEN !

La femme se changea en Sirius :

-Mon frère est mort ! Par ta faute ! Tu n'es qu'un sale traître !

Sirius se changea en un homme aux cheveux noirs et lui ressemblant étrangement. Le Black eut un hoquet en le reconnaissant : Regulus.

-Je te faisais confiance... Je suis mort. Par ta faute. Tu es faible. Et tu m'as tué !

Regulus se changea une dernière fois en Alice :

-Tu n'es qu'un monstre sans cœur ! Comment pourrais-je t'aimer après ce que tu as fait ! Je te déteste ! Va donc mourir !

Rodolphus n'était plus qu'une fontaine, les genoux au sol, ne pouvant plus rien faire ou dire. Il avait... si mal. Il sentit deux bras l'entourer et lui chuchoter des mots de réconfort. Il ne put que murmurer :

-Ridikulus...

L'épouvantard rentra dans son armoire et Alice aida Rodolphus à se relever et à sécher ses larmes.

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Ce fut Cedric qui passa à son tour.

L'épouvantard se transforma en un énorme lac. Et Cedric eut l'impression d'étouffer. Il ne pouvait plus respirer. Son corps s'engourdit et il faillit s'évanouir. Sirius se plaça vivement entre l'épouvantard et le garçon et transforma les cadavres de sa nouvelle famille en confettis d'un « Ridikulus ! » bien placé.

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Cedric fut mis sur le côté et Hermione prit sa place : l'épouvantard devint ses parents. Ils la rejetèrent et s'en allèrent sans un regard en arrière. Les jambes de la jeune fille lâchèrent et elle mit ses mains devant sa bouche. Inutilement, car elle se mit à vomir tripes et boyaux. Flitwick l'aida gentiment à se relever et fit disparaître la vision.

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Luna fut la suivante. La créature sans visage devint un corps humanoïde féminin. On ne voyait que ses formes, comme les contours d'un dessin. Le corps n'était que lumière. Une lumière vive et blanche qui illuminait les alentours. Une voix rêveuse retentit.

-Repars, ta mission n'est pas encore terminée. Tu ne dois pas échouer. Rempli ta mission. Rempli ta mission...

Luna acquiesça, lança le sort et repartit dans la foule en sautillant.

Nathanaël n'avait pas perdu une miette du spectacle. Il ne comprenait pas qui était Luna. Ce qu'était Luna.

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Alice se plaça face à l'armoire, tremblante, sachant déjà ce qu'elle allait y voir. C'est Nathanaël qui apparut. Ses mots sortirent, durs et froids. Tranchant comme une lame de couteau, faite pour tuer.

-Tu ne me connais pas. Va-t-en. Pars. Et ne vient plus jamais me voir. Je-

-Ridikulus ! Hurla la jeune fille, les joues baignées de larmes.

Nathanaël la prit dans ses bras. Sa plus grande peur était qu'ils soient séparés ? Jamais cela n'arrivera.

-Ne t'inquiètes pas. Lyssa, tu es ma sœur, envers et contre tout. Tu sais que je ne t'abandonnerais jamais.

-Jamais ? Demanda la vampire entre deux sanglots.

-Jamais. Promis le garçon.

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Le suivant à passer fut Draco : une petite silhouette apparut. Un adolescent blond platine, les cheveux sans la moindre trace de gel grâce à un commentaire de sa mère comme quoi ça le rendait idiot, un T-shirt avec sur le dos le blason de Serpentard. Draco Malfoy, troisième année, dans toute sa splendeur. Ce qui figea l'adolescent furent les lèvres de l'apparition : elles étaient cousues. Aucun son ne les traversaient. Ses mains étaient sanguinolentes, rien n'aurait pu être tenu par le reflet qui faisait face à l'élève. L'air résigné de la créature faisait tâche par rapport à sa fierté habituelle. Il semblait avoir abandonné une lutte. Une lutte qu'il avait mené seul. Il était brisé. Voilà sa plus grande peur. Ne plus pouvoir conter, ne plus pouvoir écrire, ne plus pouvoir faire ce qui le rendait vivant chaque jour un peu plus. Un faible mot s'échappa des lèvres tremblantes du Serpentard :

-Ridikulus...

Et l'apparition devint un miroir. Un simple miroir qui montrait le teint maladif qu'avait prit l'enfant face à cette chose. La peur suintait de toutes les pores de son corps et c'est Remus qui alla faire asseoir le Draco en état de choc, avant de lui faire manger du chocolat.

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Theodore fut le prochain à faire face à sa plus grande peur. Une poupée géante lui fit face. La poupée avait des boutons à la place des yeux. La poupée avait des cheveux blonds foncés et un air insouciant. La poupée était à l'effigie de Theodore Nott. La poupée s'avança, une aiguille dans la main et l'approcha doucement du visage du Serpentard. Aucun mot ne franchit ses lèvres. C'est l'intervention rapide du professeur de sortilèges qui sauva l'adolescent. Un filet de sang coulait sur la joue de Theodore. L'aiguille avait commencé à lui percer le côté de l'œil.

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Edmond passa après Theodore. L'épouvantard prit la forme de Lily Potter. Celle-ci tenait deux bébés dans ses bras. Elle alla poser celui qui avait des cheveux châtains et garda celui aux yeux verts dans ses bras. De sa main libre, elle attrapa un couteau. La suite était limpide pour tout le monde. Fermant les yeux et hurlant, Edmond dit :

-RIDIKULUS !

Le Gryffondor s'enfuit de la pièce, son père sur les talons.

-Edmond ! Cria James dans les couloirs.

Le châtain s'était écroulé sur le sol et des sanglots secouaient ses épaules. James s'accroupit à ses côtés et lui frotta le dos gentiment. Il lui murmurait des paroles de réconfort qui semblaient apaiser son fils. Lorsque ses épaules arrêtèrent de tressauter, James le prit dans ses bras, comme un petit enfant.

Le professeur était assis contre le mur, son fils contre lui et lui caressait doucement les cheveux.

-Eddy, qu'est ce qui se passe ? Je ne savais pas que ta plus grande peur était de voir ton frère mourir... Pourtant... tu le sais. Harry est... James ne put finir sa phrase. Il enfouit sa tête dans les cheveux de son fils.

-Papa... murmura Edmond. Celui-ci releva la tête pour croiser les yeux bruns de son paternel.

-Oui ?

-Harry n'est pas mort, comme tu sembles le penser. Ce n'est pas à moi de te le dire, mais je sais que ça te tue de l'intérieur. Je ne veux pas perdre mon père quand j'ai gagné des oncles, des frères et des sœurs. Tu mérites de savoir...

James avait un air hébété. Il ne comprenait pas ce que disait son fils. Harry était vivant ? Quand ? Comment ? Où ?

Edmond approcha ses lèvres de l'oreille de son père et murmura un nom. Un simple nom. Quand James recroisa le regard de son fils, il n'y avait que de la joie dans les yeux bruns de l'adulte.

-Edmond ? Demanda une voix.

James leva la tête et plongea ses yeux dans deux orbes vertes émeraudes.

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Dans la grande salle, il restait des passages. Ginny fut la suivante. Lorsqu'elle fit face à la créature, Nathanaël la retint par le bras. Les yeux bleus de la rousse croisèrent les yeux émeraudes entourés de cheveux noirs de son ami. Ginny secoua la tête de bas en haut, comme pour répondre à la question muette qu'elle lisait dans les yeux verts. Oui, elle le ferait. Elle était capable de faire face.

Lorsque le monstre de cauchemar devint Albus Dumbledore, celui-ci demanda, d'une voix de gentil papy gâteau :

-Comment vas-tu ? As-tu été sage ?

Les questions pourtant innocentes semblaient sonner faux dans sa bouche. Aucune réponse ne se fit entendre. La jeune fille était figée.

-Je t'ai posé une question. Reprit le vieil homme. Son masque de gentil pépé se fissurait.

-Je crois que tu n'es pas sage. Le rictus qui déformait le visage du sois-disant plus puissant sorcier du monde le rendait effrayant.

Le vieux mage s'approcha de la petite rousse, une lueur dangereuse dans le regard. Elle ferma les yeux et baissa la tête. Ses poings se serrèrent et ses ongles s'enfoncèrent si profondément dans ses paumes qu'elle en saigna. Prenant une grande respiration, la deuxième année releva la tête, une flamme déterminée au fond des yeux.

-RIDIKULUS ! Hurla t-elle.

Le papy gâteau devint un magnifique feu d'artifice. Pourtant, les couleurs étaient passées, fades.

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Fred prit la place de la petite fille. Ce qui apparut devant lui fit son jumeau. Son jumeau qui lui causait la pire souffrance au monde :

-Je ne vois vraiment pas pourquoi tu es mon jumeau. On ne se ressemble pas. Je ne t'aime même pas. Tu es juste envahissant. Elfe des bois de mes fesses. Tu es juste une erreur de la nature. Remercie-moi, j'abrège tes souffrances.

Le faux Georges leva sa baguette et prononça, lentement :

-Avada Kedav-

-Ridikulus ! S'exclama Remus en prenant place entre la baguette et Fred.

L'elfe tomba à terre et Georges fut le premier à le rattraper avant que sa tête ne heurte violemment le sol.

Remus se décala pour aller chercher du chocolat afin de le remettre sur pieds, mais l'épouvantard revint à la charge, choisissant une autre cible : Georges.

-Je te déteste. Je ne t'ai jamais apprécié. Tu sais que c'est compliqué et éreintant de devoir te supporter à longueur de journée ? Tu es chiant. Horrible. Énervant. J'abhorre ton existence. Dès que je te vois, j'ai envie de te crever les yeux et de t'assassiner. J'ai envie que tu ressente le plus de souffrances possibles. Tu es maléfique. Un elfe noir. Une créature mauvaise. Ah, comme j'aimerais te tuer... Avada K-

Encore une fois, Remus intervint, relançant pour, au moins, la trentième fois le même sort.

Les deux jumeaux étaient aussi hors-service l'un que l'autre. Ils se serraient dans les bras, se répétant encore et encore qu'ils s'aimaient et qu'ils ne se quitteraient jamais. Qu'ils n'étaient qu'une seule âme, et que jamais ils ne se suicideraient comme cela.

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Lorsque le champs fut libre, Nathanaël passa à son tour. Il regardait fixement la créature qui semblait réfléchir à quelle forme adopter. À regret, il baissa ses boucliers naturels et regarda l'épouvantard se transformer. Il pensait voir apparaître un homme aux cheveux châtains et aux yeux vairons. Aux yeux rouge sang et doré. Il pensait voir apparaître Valentin. Il aurait sans doute préféré. Ce qu'il vit commença par une vision d'autrefois. La vision de deux garçons. L'un aux cheveux noirs cascadant sur ses épaules et aux yeux de la même couleur. Le second aux cheveux bruns et aux yeux bleus clairs. Le premier veillant, le second veillé. Devant ses yeux se tenait sa famille de peu de temps. Sa famille de douleur. Sa famille morte. Devant ses yeux se tenaient Jeremy et Ben.

-Tu as tué. Tu es un monstre. Un sourire calme apparut sur les lèvres de Jeremy.

-Je suis mort devant toi ! Qu'as tu fait à part tuer tout le monde ?! Tu n'es qu'un monstre assassin sans cœur ! Ben lui jetait sa rage à la figure.

Les deux enfants disparurent. À leur place, ne laissant pas le temps au garçon de se remettre, se tenait toute sa famille. De Severus à Sirius, en passant par Edmond, James, Cedric et même Charlie. Tous.

Tous le regardaient, les yeux emplis de dégoût. Sans plus de paroles, ils se détournèrent et partirent.

Loin. Loin de lui. Il se retrouverait seul. Seul. Encore. Toujours.

Nathanaël ne put continuer. Il se prit la tête dans les mains et hurla, laissant des larmes couler sans aucune retenue sur ses joues. Il criait sa peine, sa peur, sa douleur. Enfin, il se vidait. Il crachait ses cordes vocales jusqu'à ce qu'il ne puisse plus hurler. Il était couché sur le sol. Écroulé. Il avait les yeux exorbités et les yeux plantés sur sa famille qui continuait de partir. De le laisser seul. De l'abandonner.

Il ne remarqua pas la vision disparaître. Pas plus qu'il ne sentit deux bras le soulever et le poser sur un banc.

Les yeux de Nathanaël étaient vides. Il se revoyait. Seul. Là-bas. Face à ces yeux vairons victorieux. Quand il n'avait plus d'espoir. Quand il avait été brisé. Mais cette fois, il n'avait plus Jeremy et Ben pour le sauver. Cette fois, il était vraiment seul.

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Tout était noir autour de Nathanaël. Il était recroquevillé sur lui-même, assis à même le sol. Il était seul. Il avait froid. Il voulait mourir.

Pourtant, après ce qui lui sembla être une éternité, il sentit une présence. Une présence connue. Une présence qui vivait dans son esprit. Qui faisait partie de lui.

Prince de la Mort...Pourquoi es-tu là ?

-Esprits ?

Oui...Pourquoi es-tu là ?

-Je suis...seul. Laissez-moi.

Non...tu n'est pas seul...Tu ne seras jamais seul...Ne laisse pas la peur l'emporter sur ton être...

-Qu'est-ce-que vous en savez ?!

Nous sommes tout...nous ne sommes rien...Nous sommes autour de toi...Nous sommes en toi...Nous sommes la magie...Nous sommes la poussière...

-Ça ne veut rien dire !

Tu ne veux simplement pas le comprendre...Nous sommes vie et mort...Nous sommes les Esprits...Et nous sommes à ton service...Prince de la Mort.

-Arrêtez de mentir ! Je suis seul !

Non...Ne te voile pas la face...Nous sommes avec toi...Nous le serons toujours...Nous seront toujours avec toi...

-Ne...ne mentez pas...

Nous ne mentons pas...Nous ne le pouvons pas...Nous sommes les Esprits...Et nous servons le Prince de la Mort...

-Que dois-je faire ?!

Ne laisse pas la peur t'emprisonner...Tu dois faire confiance...Faire confiance à ceux qui tiennent à toi...Faire confiance à ceux auxquels tu tiens...Simplement croire...

-Mais je ne peux pas...

Tu le peux...Tu le fais déjà...Mais tu doutes...Tu ne dois pas douter...Tu dois te battre...Tu es le Prince de la Mort...Tu dois te réveiller...Il est l'heure...Quelqu'un à besoin de toi...

-Qui ?

Celui qui par vos âmes est lié à toi...Celui qui est ta moitié autant que tu es la sienne...Celui qui est né avec toi...

-Je ne sais pas...

Tu sais quoi faire Prince de la Mort...Tu sais quoi faire...Mais n'oublie pas...Tu n'es pas qu'une personne...En toi vivent plusieurs personnes...Il est de ton devoir de faire la paix avec toi-même...Tu dois faire la paix avec tes origines...

-Comment ?

Tu le sauras en temps voulu...Bientôt...Tu comprendras...L'envoyé te surveille déjà...L'envoyé est déjà là pour toi...Il ne tient qu'à toi de le trouver...Il ne tient qu'à toi de l'accepter...

Dans un flash, Nathanaël ouvrit les yeux. Il plongea dans le regard onyx inquiet de son père. Sans aucune explication, il se leva du banc où il était assis et sortit en trombes de la salle. Il courut dans les couloirs.

Lorsque enfin il trouva Edmond, ce fut dans les bras de James qu'il était. Ce dernier le regarda. Ils croisèrent leurs regards.

Et Nathanaël sut. Il sut qu'il savait. Il sut qu'il était temps de s'accorder sur qui il était.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous à plu !

Laissez donc un petit com', s'il-vous-plaît !

À mardi !

~Sh'Ak.