Hello tout le monde !

RAR

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Je vous remercie tous et toutes, encore et encore, pour continuer à me lire !

Bonne lecture !


Dans l'appartement des Snape, l'ambiance n'était pas au beau fixe.

Assis dans le salon anormalement désert, James fixait le splendide sol en pierre. À ses côtés, Edmond faisait passer son regard de son père à son frère. Ce dernier était assis, raide, sur le canapé familial.

Face à l'atmosphère pesante, Elizabeth éclata en sanglots et en morve.

-Beeeuhaaaa ! Laissa t-elle échapper.

Severus posa une main dans le dos de sa femme et lui dit gentiment :

-Liz... Tu es trop émotive. Tu devrais attendre dehors.

Le visage mouillé et les lèvres tremblantes, celle-ci acquiesça et sortit, sa dignité laissée au placard.

Severus posa ensuite une main sur l'épaule de Nathanaël et lui chuchota d'une voix compréhensive :

-Tu préfères que j'attende dehors également ?

Le garçon leva la tête vers le maître des potions et, après quelques instants d'hésitation, acquiesça à son tour.

Le professeur poussa un léger soupir et reprit :

-Si jamais tu as le moindre problème, je serai derrière la porte.

Severus sortit ensuite, laissant les trois autres dans un silence qui s'annonçait pesant.

Comme tout le monde s'y attendait, le silence qui suivit fut long, très long, mais surtout très gênant.

Edmond regardait alternativement James et Nathanaël, se demandant quand l'un d'eux se mettrait à parler, brisant enfin ce blanc qui s'alourdissait de minutes en minutes.

Se levant à moitié, le Gryffondor déclara :

-Bon, ben, je vais y aller moi, hein ! Parce que-

Le regard noir des ténèbres made in Nathanaël Snape le coupa dans sa tirade. Les yeux fixés dans les billes vertes émeraudes, le fautif déglutit :

-Ouais, je vais plutôt me rasseoir. C'est mieux, quand même, je trouve.

Edmond se rassit et se remit à compter les mouches.

Au bout de dix minutes supplémentaires, James se redécouvrit un peu de courage Gryffondoresque, déglutit, se racla la gorge et dit :

-Et... et si tu commençait par m'expliquer ?

Nathanaël le fixa dans les yeux et prit une profonde inspiration :

-Il y a de cela douze ans, les imbéciles que vous étiez abandonnèrent un enfant. Cet enfant, voué à mourir de froid et/ou de faim, fut trouvé par une splendide sorcière, généreuse et aimante. Cette sorcière l'adopta et l'appela Nathanaël. Fin.

James eut les larmes aux yeux en entendant l'histoire. Les mots de l'enfant avaient été si justes, mais si crûs. Comme si les événements ne le concernaient pas le moins du monde.

-Ne pleure pas, James. Dit encore le troisième année.

Le maraudeur ne retint pas plus ses larmes. Il avait perdu un fils à cause de son aveuglement ! Il avait détruit sa famille ! Il n'avait fait que semer le malheur. Il ne valait pas mieux que Dumbledore...

-James ! Je te parle !

Trop aveuglé par sa tristesse, l'adulte n'avait pas entendu l'adolescent lui parler et le secouer dans tous les sens. Les mains de Nathanaël arrivèrent avec force sur son visage et l'ancien Gryffondor se prit un sandwich de claques.

-Mais...Mais que... Balbutia t-il, des larmes coulant sans retenu de ses yeux.

-Ça, c'était pour te punir d'avoir écouté le vieux.

Son- Le fils de Severus avait raison. Il avait écouté aveuglement Dumbledore. Il ne méritait pas de vivre, il était un monstre, un-

-Arrête de t'en faire pour ça. C'est pas la mort, vraiment. Tu as vécu avec la mort d'un fils sur la conscience mais tu as fait au mieux pour celui qu'il te restait. Tu as perdu un fils ce jour-là, je ne te dirais jamais le contraire. Harry Potter est mort au moment même où Nathanaël Snape est né. Mais si tu as perdu un enfant, tu as gagné toute une famille.

Les mots du Serpentard le touchèrent plus qu'aucune autre chose n'aurait pu le faire. Cependant, une question demeurait :

-Comment cela se fait-il que tu ressemble à Alice comme deux gouttes d'eau ?

Un regard perplexe fut envoyé au Serpentard qui répondit en soupirant :

-Je ne sais pas. Pendant que je vivais à la maison, mon apparence à changée toute seule. Peut-être que ma magie s'est adaptée toute seule. J'ai sûrement gardé mes yeux parce qu'Alice à les yeux verts.

Voyant que l'affaire semblait réglée, Edmond sauta de son siège en se tapant les mains :

-Bon ! Maintenant que c'est fini, on va bouffer ?

.

Cela faisait maintenant un mois que Nathanaël s'était réconcilié avec ses origines. Et enfin arrivèrent les vacances de noël !

Contrairement aux autres années, aucun élève ne partit de Poudlard, si ce n'étaient les deux Weasley, et cette fois-ci, ce fut de leur plein gré qu'ils restèrent.

Le matin de noël, alors que Remus était attablé à la table professorale, les portes de la grande salle qui étaient alors ouvertes, se fermèrent brusquement. Puis, comme dans un ordre logique, elles se rouvrirent en grand tout en grinçant légèrement. À l'entrée de la pièce se tenait Sirius.

L'homme était habillé d'un élégant smoking noir et semblait s'être préparé pour une occasion spéciale.

Il traversa la salle, passant lentement entre les tables, son éducation de sang-pur ressortant dans la grâce de ses gestes. Puis, arrivé face à la table des professeurs, il déclara :

-Remus, pourrais-tu me faire l'honneur de me rejoindre ?

Perplexe face à cette demande singulière, le loup-garou obéit tout de même et rejoignit son compagnon. Les deux hommes se faisant face, le brun posa un genou à terre, sortit un écrin de sa poche, l'ouvrit, et demanda :

-Remus John Lupin, voudriez-vous me faire l'honneur de m'épouser ?

Le visage bloqué, le châtain ne répondit rien. Effrayé par la perspective de se faire rejeter, Sirius laissa son début de panique envahir ses traits. Cependant, avant qu'il ne puisse faire un geste, son loup lui sauta dans les bras, lâchant un retentissant mot de trois voyelles, O-U-I, trois lettres, le compte est bon.

Le soulagement se fit voir sur le visage heureux au possible de Sirius. Il n'avait pas été rejeté par son Amour !

Des applaudissements se firent rapidement entendre, tandis que d'autres sifflaient d'encouragement.

À la table des Gryffondor, un groupe pas si petit que ça échangea des regards calculateurs. Ils avaient une cérémonie à préparer.

.

En ce 31 décembre, la lune était pleine et personne ne regrettait d'avoir renoncé à des vacances en famille.

-T'es sûr que ça va, hein ? Demanda pour la énième fois Sirius.

Severus lâcha un soupir rageur et se retint d'étriper son... ami ? Bientôt décédé, en tous cas...

-Oui, Sirius, je te l'ai déjà dit un million de fois.

Le futur marié se retourna devant le miroir :

-Nan mais t'es vraiment sûr que ça va ?

Severus laissa retomber violemment sa tête sur la table.

.

-Tu es sûr que ça va ? Je suis comment ?

Dans une autre pièce, bien autrement animée, Remus se faisait un sang d'encre.

-Et si il décidait de changer d'avis ? Et si, en fait, c'était une blague ? Et si-

-Remus... tu es parfait et Sirius t'aime plus que tout. Déclara Elizabeth d'une voix rassurante.

-Ben ouais, après tout, ça fait quoi, seize ans que vous êtes ensemble ? Je crois qu'il est sérieux. Dit Alice, une pointe d'amusement dans la voix.

Celle-ci courait après Blaise qui avait trouvé très amusante l'idée de teindre les cheveux de la jeune fille en bleu clair.

-Viens là ! Hurla l'adolescente. Je te tiens !

.

Severus, tout au bout de l'allée parsemée de pétales de fleurs (plus kitch on fait pas), se demandait vaguement si il se suicidait maintenant ou après cette connerie de mariage. Oui, il devenait vulgaire. Et alors ? C'est dans sa tête, il a bien le droit, non ? Puis, le chef de la noble et fière maison de Serpentard posa les yeux sur Sirius, à sa droite. Et si il tuait les mariés ? Comme ça, plus de mariage !

Ses pensées furent interrompues par la musique tout à fait moldue qui commença à résonner dans le parc de Poudlard. Au commencement de cette allée maudite, Remus tenait le bras d'Elizabeth et ils remontaient tous deux les pétales de fleurs. À la vue de ce cortège invraisemblable, un œil extérieur aurait pensé que la mère de famille se mariait.

Quand la musique se termina, Remus était face à Sirius et Elizabeth était allée s'asseoir sur un banc au premier rang.

Remus observa Sirius. Le Black portait un costume noir, sobre, mais dont le col ainsi que les manches étaient rehaussés de petits diamants. Remus, en contraste, portait un costume blanc, mais sur le dos se trouvait une tête de loup stylisée.

Entre les deux, Severus eut une nouvelle envie de meurtre quand James, témoin, lui chuchota de lire son texte. Levant les yeux au ciel, l'austère professeur sortit un papier de sa poche et déclara :

-Nous sommes réunis en ce jour pour unir deux êtres, deux êtres qui s'aiment à la folie. Je parle bien sûr de... « Sirius l'aimé de tous » ? Sérieusement ?

Un grognement du témoin retentit à son encontre et l'homme en noir reprit :

-Donc. Je parle bien sûr de Sirius et de Remus. Ces deux êtres... Nan mais sérieusement ? Redemanda t-il.

-Bon, tu as un texte alors suis-le ! Déclara James.

-Non mais t'as qu'à le faire si t'es pas content, le débi-

-Severus ? Demanda la voix trop douce pour être vraie de Remus.

Comme un loup-garou en colère, même s'il contrôle sa partie animale, n'est pas ton ami, Severus reprit, agacé :

-Ces deux êtres s'aiment depuis des années. Et en ce beau jour, enfin cette belle nuit, nous allons... Faut arrêter d'écrire, ça te va pas, sincèrement.

-Suis le texte ! S'indigna le témoin.

Sirius commençait à s'emmerder grave. Il promena son regard sur l'assistance et adressa un regard perplexe à Blaise, dont la chevelure orange fluo brillait légèrement dans le noir.

La joute verbale entre Severus et James risquait de tourner au pugilat. Si bien que Remus darda un regard noir venu des profondeurs insoupçonnées du Tartare vers chacun d'entre eux.

Severus en eut soudainement ras la casquette. Il déchira le papier du discours et le lança négligemment sur James :

-Bon, Sirius. Est-ce-que tu l'aimes ?

-Oui.

-Tu veux l'épouser ? En faire ton mari ou je ne sais quoi ?

-Oui.

-Paaarfait. Remus. Est-ce-que tu l'aimes ?

-Oui.

-Veux-tu l'épouser ?

-Oui.

-James ?

Le témoin donna les anneaux à Sirius qui en passa un à son compagnon tandis que l'autre fit de même.

-Bien, les enfants, vous pouvez embrasser qui vous voulez et que je ne célèbre plus aucun mariage de toute ma vie.

.

Pendant le repas à l'air libre, tous buvaient et mangeaient avec une joie de vivre dépassant l'entendement. Plusieurs tables avaient été sorties et chacun s'asseyait là où il le désirait.

Seulement, la joie ambiante ne concernait pas deux personnes. Deux garçons, roux, et légèrement tristes.

Voyant leurs petites mines, Theodore en fit part aux nouveaux mariés qui accoururent.

-Dragon ? Seth ? Qu'est-ce-qu'il vous arrive ? Demanda Sirius.

Bill et Charlie se regardèrent. Que pouvaient-ils dire ?

-Si vous hésitez à dire quelque chose, souvenez-vous qu'on est toujours à votre écoute, d'accord ? Rassura Remus.

Bill prit la parole, après une légère hésitation :

-C'est... c'est quelque chose de totalement égoïste... on... on a peur de se retrouver tout seuls...

Les deux garçons fixèrent le sol, attendant les reproches qui ne devraient pas tarder. Cependant, rien ne vint et ils relevèrent la tête. Ils croisèrent des visages doux et aimants et une vague de chaleur leur emplit le cœur.

-Vous êtes peut-êtres des adultes mais vous êtes idiots... dit gentiment Remus.

-Il n'a jamais été question de vous laisser seuls ! On attendait juste un peu de temps avant de vous demander si vous vouliez bien qu'on vous adopte, vous et Ginny.

Un silence hébété suivit cette tirade.

-Mais... on ne peut pas s'imposer...

-Ne dis pas de bêtises Dragon. On propose.

-Comment on pourrait vous remercier ? Demanda Bill.

-En disant « oui ! », par exemple.

Les deux roux sautèrent dans les bras de leurs bientôt futurs nouveaux parents et ceux-ci les réceptionnèrent avec joie.

Un feu d'artifice éclaira la scène. La nouvelle année commençait bien.


Voilà ! Ce fut un chapitre plutôt court.

Laissez un commentaire, on a toujours besoin de remarques constructives (ou pas, d'ailleurs)... !

À mardi prochain !

~Sh'Ak.