Hanim chap 6 : Appartenance
Will songeait souvent à ce que Bedelia DuMaurier lui avait dit au sujet d'Hannibal, et à ce dont il avait besoin selon elle pour s'épanouir pleinement : de musique, d'art et d'une audience. Le professeur pensait qu'elle avait raison sur tous ces points, et en particulier sur le dernier. Hannibal avait aimé jouer devant un public restreint lors des soirées organisées par Lady Murasaki (il lui en parlait de temps à autre, avec nostalgie), alors devant toute une foule… Oui, il adorerait ça. Finalement, la garce avait bien réussi son coup : Will pesait le pour et le contre, et culpabilisait sur le fait de priver son hanim d'un possible brillant avenir, sans parler de l'aspect matériel. DuMaurier gagnait de toute évidence plus que lui et pourrait couvrir Hannibal de présents, l'emmener au théâtre, au restaurant, à l'opéra. Des choses que lui ne pouvait pas se permettre de faire, ou trop peu souvent à son goût.
Tout ça le préoccupait au point qu'il en parla avec Alana pendant l'une de ses pauses, même si l'ambiance entre eux était assez froide. La psychiatre lui prêta néanmoins une oreille attentive, et le conseilla d'en parler avec le principal intéressé. La solution au problème était on ne peut plus logique, et il s'y prépara une fois chez lui. Il suffisait d'attendre le bon moment pour discuter avec Hannibal, qui terminait le repas.
Habituellement, tout était prêt lorsque Will rentrait, mais pas aujourd'hui. Le professeur ne fit cependant pas la moindre remarque : c'était déjà bien gentil qu'Hannibal fasse la cuisine tous les soirs, et il savait bien pourquoi ce dernier avait pris du retard. Depuis trois jours, l'hanim-canin était dans sa période et il avait souvent besoin de s'isoler, parfois de façon subite et impérieuse. Les moindres effleurements accidentels le faisaient frissonner et lorsqu'il s'isolait, Will percevait parfois quelques sons qui ne laissaient pas indifférent. En-dehors de ça, leurs habitudes n'avaient pas changé, si ce n'était qu'ils ne dormaient plus du tout ensemble, et que Hannibal était moins actif.
La proximité et les câlins manquaient à Will, et il sourit lorsque Hannibal vint poser sa tête contre son épaule pour regarder la télévision, en soirée. Il lui caressa les oreilles et passa machinalement les doigts dans ses cheveux, mais il le sentit frissonner et suspendit son geste.
― Hannibal... J'aimerais parler avec toi d'une discussion que j'ai eue avec le docteur DuMaurier.
― Je vous écoute, dit Hannibal en se redressant.
― Elle m'a dit... Hem, elle m'a dit qu'elle souhaite que tu sois son hanim. Elle pense que tu serais plus à même de t'épanouir avec elle. Elle voudrait te faire intégrer un orchestre, elle... a les moyens, et les contacts pour y parvenir. Elle pourrait t'offrir tout ce que tu voudrais, et tu aurais plus d'opportunités qu'en restant avec moi.
Will lui avait dit tout cela d'une traite, en évitant de le regarder dans les yeux pour qu'il ne voit pas la tristesse dans les siens, mais l'hanim, même s'il était moins sensitif que la plupart de ceux de son espèce, n'était pas aveugle.
― Vous ne voulez plus de moi ? demanda-t-il doucement, bien conscient que la réponse serait négative. Il voulait juste entendre les explications de son propriétaire.
― Ne dis pas de bêtises, je n'ai aucune envie que tu t'en ailles. Je n'aime pas le docteur DuMaurier, depuis le premier jour où je l'ai vue, elle m'agace et j'ai l'impression que ce n'est pas une bonne personne, mais je reconnais qu'elle a de nombreuses qualités. Sa thérapie a l'air de très bien fonctionner sur toi, et elle pourrait t'offrir une vie bien différente de celle que tu auras avec moi. La décision te revient, Hannibal. C'est juste que... ce serait très égoïste de ma part de vouloir te garder pour moi seul sans te donner le choix.
― Je vois. Eh bien, ma décision est prise, je reste avec vous.
― Ça me fait très plaisir, mais est-ce que tu es sûr d'y avoir bien réfléchi ? J'avais l'impression que tu étais... attiré par elle.
Hannibal étira les lèvres en un lent sourire amusé et ravi.
― Vous êtes jaloux ?
― Oui. Oui, je suis un peu jaloux, avoua Will.
― C'est vrai qu'elle est très belle, et que nous avons échangés quelques baisers. Elle voulait davantage... et j'en avais assez envie moi aussi, mais je savais que ça ne vous plairais pas, alors j'ai refusé.
― Tu es libre de faire ce que tu veux, Hannibal, jamais je ne t'empêcherai de...
Will laissa sa phrase en suspens, gêné par le tour que prenait cette conversation.
― Je sais. Je n'ai aucun regret, et je ne serai pas malheureux lorsque mes séances prendront fin. Je l'apprécie, j'aime sa compagnie, mais je ne l'aime pas comme je vous aime, vous. Jamais je ne voudrais d'un autre propriétaire.
L'ex profiler releva les yeux vers son hanim, puis l'attira contre lui et le serra, assez fort. Sous ses mains, il sentit que le tissu de son t-shirt était usé, et lorsqu'il y prêta plus attention, il se rendit compte qu'il s'agissait de l'un des siens.
― Je suis heureux que tu veuilles rester avec moi... Je tiens à toi, et à ton bonheur, plus que tout. Mmh... dis-moi, ce ne serait pas un de mes t-shirts, ça ? Il est plutôt fin, tu vas avoir froid...
― Ne vous inquiétez pas, j'ai toujours chaud en ce moment, et j'aime avoir votre odeur sur moi.
Hannibal enfouit le visage dans le cou du professeur, chatouillant sa peau fine et sensible en frottant contre elle le bout de son nez. Will frissonna et se tendit lorsqu'il sentit ses lèvres sur sa jugulaire, suivies de sa langue. Il ouvrit la bouche pour protester, mais l'hanim le fit taire en poussant sa langue à l'intérieur. C'était si soudain que le trentenaire n'eut pas le réflexe de le repousser gentiment, et referma les bras autour de sa taille pour prolonger le baiser. Ce ne fut que lorsque l'hanim poussa son bassin contre le sien qu'il reprit ses esprits.
― Ha... Hannibal, je ne suis pas sûr que ce soit... une très bonne idée. Est-ce que tu te comporterais de la même façon si tu n'étais pas dans ta période ?
― Bien sûr, oui. Ça aurait peut-être juste pris un peu plus de temps pour que j'ose faire ce premier pas, parce que je ne savais pas si vous étiez attiré par moi. Je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise...
― Je ne le suis pas. Je veux dire, mal à l'aise. Tu me plais beaucoup, mais tu es... jeune et je préférerais qu'on devienne plus intimes lorsque je serais absolument certain que tu ne me donnes pas ton consentement avec un autre organe que celui-ci, lui dit Will en posant un doigt sur son front.
― Je sais me contrôler, je ne suis pas comme la plupart des hanims. Lorsque j'appartenais à Mason, il me faisait attacher les mains dans le dos... et il... posait ses sales pattes sur moi. Si je voulais jouir, il fallait que je lui permette de me prendre. Je n'ai jamais cédé. Alors période ou pas période, je sais ce que je veux, et ce que je ne veux pas.
Le professeur serra Hannibal de façon protectrice, imaginant le calvaire qu'il avait dû vivre : l'affolement de son cœur à chaque caresse, le désir de plus en plus fort, inassouvi, l'abominable frustration lorsque Mason le caressait, sans doute parfois presque jusqu'à l'orgasme, sans le laisser l'atteindre. Ou lui infligeant quelques douloureuses punitions lorsqu'il devait jouir sans sa permission car Will savait, pour avoir regardé du porno avec des acteurs hanims, que lorsqu'ils étaient privés de sexe durant leur période, une simple caresse suffisait parfois à les faire éjaculer.
― D'accord... si jamais tu n'as plus envie, ou s'il y a quoi que ce soit...
― Je vous le dirais.
― Hannibal... j'aimerais que tu laisses tomber le vouvoiement. Je sais que tu aimes les règles bien établies, mais ça me gêne, et ça me donne l'impression d'une distance entre nous. Je préférerais que tu me tutoies, surtout si nous devenons plus intimes.
L'hanim hocha la tête pour donner son accord puis lui saisit la main et l'entraîna à l'étage à la hâte, dans sa chambre. La sienne était fort confortable aussi, mais Hannibal se sentait mieux dans celle du professeur, dans les draps qui avaient son odeur et où ils dormaient habituellement. Il enleva son haut dès qu'il eut passé la porte et se glissa ensuite sous les draps, bien vite rejoint par Will qui l'imita en ne gardant que son bas de pyjama.
― Will... est-ce que ça fait longtemps que vous... que tu es attiré par moi ?
― Un moment. Difficile à dire... Je t'ai toujours trouvé très beau, mais je ne te voyais pas comme un partenaire potentiel. J'étais concentré sur ton bien-être, et puis je ne voulais pas risquer de te mettre mal à l'aise étant donné ce que tu avais vécu chez Mason. Est-ce que tu as parlé de ça, avec le docteur DuMaurier ?
― Non, je n'en avais pas envie. Je n'ai pas besoin d'en parler davantage, ce que je t'ai raconté était suffisant. Je vais bien maintenant, ce sont... de mauvais souvenirs, mais ça ne m'empêche pas d'avoir une vie heureuse, avec toi. Et d'avoir envie de faire l'amour, souffla-t-il en se frottant contre lui.
Le brun sourit et l'embrassa, ses mains caressant un moment son torse et ses côtes encore légèrement saillantes, avant de descendre sur son ventre plat, provoquant une petite contraction de ce dernier. Il agrippa ensuite le rebord de son bas de pyjama et tira pour le faire descendre sur ses hanches, notant qu'il ne portait pas de sous-vêtement. Il continua jusqu'à libérer son érection. La respiration d'Hannibal était rapide mais il ne semblait pas nerveux, alors Will lui enleva totalement le vêtement, sous les draps. Il s'en débarrassa sur le sol puis se dénuda à son tour, amusé lorsque l'hanim souleva le drap pour le regarder faire. Le professeur n'avait pas eu beaucoup de relations dans sa vie, toutes féminines, mais il n'était pas nerveux. Il était même plus à l'aise qu'il ne l'avait été avec Alana.
Il accueillit l'hanim contre lui avec plaisir, et alors qu'ils étaient étroitement enlacés, descendit une main entre ses jambes pour se saisir de son sexe, le caressant de la façon dont il se serait touché lui-même, en restant attentif à toutes ses réactions. Hannibal ferma rapidement les yeux et Will en profita pour regarder son visage et ses expressions dans le détail, souriant en voyant ses pommettes hautes se colorer de rouge. La respiration déjà rapide de l'hanim devint haletante et il arqua la tête vers l'arrière, sa bouche entrouverte sur ses longues canines. Alors qu'il fronçait les sourcils, et poussait son sexe dans sa main, Will comprit qu'il était proche de l'orgasme et accéléra un peu ses mouvements de poignet, excité par ses petits gémissements. Hannibal ne tarda pas à jouir puis agita un peu les oreilles et ouvrit des yeux embrumés de plaisir.
Will sourit, complètement attendri, et l'embrassa dans les cheveux et entre les oreilles. L'hanim agita aussitôt la queue et se blottit un peu plus contre lui. À son tour, il caressa le torse musclé de Will et descendit doucement la main vers son ventre, ses doigts s'attardant un peu sur la fine ligne de poils qui partait de son nombril jusqu'à son pubis. Même s'il était déjà très excité, ce dernier lui dit :
― Tu n'es pas obligé...
― Chhh... souffla l'hanim, l'embrassant avant qu'il ne proteste.
Le trentenaire rit contre ses lèvres, amusé, jusqu'au moment où le plus jeune commença à le masturber lentement. Le léger rire se transforma en soupir, puis en gémissement au fur et à mesure que les minutes passaient, et que les gestes de l'hanim se faisaient plus assurés. Alors que le professeur prenait vraiment du plaisir, Hannibal s'arrêta.
― Hannibal ? Il y a un problème ? demanda Will, les joues rougies par l'excitation.
― Non, j'arrive tout de suite.
L'hanim-doberman essuya son propre sperme sur son ventre et passa rapidement son pantalon de pyjama. Il n'était pas très à l'aise à l'idée de se promener nu, surtout qu'il avait à nouveau une érection, même si c'était pour faire quelques mètres. Il fouilla le tiroir où il rangeait ses jouets et s'empara du lubrifiant avant de revenir dans la chambre de Will où il jeta négligemment le tube sur le lit avant de se dénuder en quelques gestes hâtifs. Il se remit au lit ensuite, et donna le lubrifiant à son compagnon. Ce dernier ne lui demanda pas s'il était sûr une énième fois, mais sembla hésitant.
― S'il te plaît... ? demanda Hannibal, en s'allongeant sur le ventre, et en relevant les fesses.
Un frisson parcouru l'ex-profiler qui se plaça alors derrière lui, puis enduisit ses doigts de lubrifiant avant de commencer à le préparer. Il lui écarta doucement les jambes pour avoir un meilleur accès, puis caressa un moment son anus avant d'introduire en lui un premier doigt. Il savait qu'en période chaude, les hanims, hommes ou femmes, avaient l'anus qui se dilatait plus aisément lorsqu'ils étaient excités, et ne fut donc pas surpris que son index glisse aisément. La longue queue de l'hanim était relevée pour laisser un accès aisé à ses parties intimes, et remuait faiblement, d'une façon très différente de lorsqu'il était heureux. Il gémissait déjà, et se montra plus bruyant quand ce furent deux, puis trois doigts que Will poussa doucement en lui.
― Will... maintenant...
― Encore un peu, souffla le professeur, malgré sa propre impatience.
Il sentait que ses doigts ne bougeaient pas encore aisément et ne voulait pas risquer de lui faire mal, aussi intense que soit le désir qu'il ressentait à son égard. Il rajouta un peu de lubrifiant, et lorsqu'il le sentit remuer de lui-même pour que ses doigts aillent plus profondément en lui, il les retira en douceur. Il tendit la main vers le tiroir de sa table de nuit, cherchant les préservatifs, mais Hannibal l'interrompit :
― Tu en as utilisé un avec Alana ?
― Oui.
― Alors pas besoin.
Will referma le tiroir, ne se le faisant pas dire deux fois, et frotta son sexe contre le derrière légèrement rebondi de l'hanim avant de le pénétrer, doucement. Ce dernier émit immédiatement un petit gémissement, plus parce qu'il trouvait l'acte excitant que par plaisir à cet instant. Will commença à bouger prudemment, particulièrement attentif aux petits sons que poussait son amant puisqu'il ne voyait pas son visage. Après un moment, en sentant l'inconfort de ce dernier, il lui proposa de changer de position pour pouvoir communiquer plus aisément. L'hanim hocha la tête, et se coucha sur le dos dès que Will ce fut retiré. Ses oreilles remuaient en signe de nervosité, et le professeur les lui caressa pour l'apaiser.
― Ça va ? Est-ce que tu veux arrêter, ou bien faire autre chose ?
― Ça va, et je ne veux certainement pas faire autre chose... souffla Hannibal, en lui tendant les bras.
Le brun se blottit contre lui, remis un peu de lubrifiant sur son sexe et le pénétra à nouveau quand ce dernier l'invita à le faire. Hannibal remua le bassin pour l'inciter à bouger et émit un petit son encourageant. Même s'il avait envie d'accélérer les choses, Will se fit patient, et le masturba en même temps qu'il le prenait. Lorsqu'il passa le pouce sur son gland, celui-ci était humide de liquide pré-éjaculatoire.
― C'est bon, comme ça ?
― Mmh mmh...
Hannibal lui sourit, visiblement plus à l'aise, et Will l'enlaça, cessant de le masturber pour le prendre plus vite et plus fort. Son propre plaisir était déjà intense, et il sentait qu'il ne tiendrait pas une éternité, son pénis gonflé enserré par les parois chaudes du rectum de son jeune amant. Il n'était en général pas très bruyant en faisant l'amour, mais là, alors que son orgasme se rapprochait, il haletait et émettait de petits « aah » rapprochés. Hannibal le regardait les yeux brillants, entre désir et affection, et passait ses longs doigts dans sa chevelure bouclée quand il ne s'agrippait pas à ses épaules.
― Tu es tellement beau... Will...
Le concerné aurait bien répondu « merci », mais il avait le souffle court et il se contenta d'un baiser sur son épaule avant de s'enfoncer plus brusquement en lui, le corps tendu comme un arc et le dos creusé. Il émit un râle bas et grave, et fit encore quelques mouvements de va et vient avant de retomber doucement, épuisé, sur le corps de son amant qui le serra contre lui.
Hannibal passa à nouveau ses doigts dans ses cheveux, se montrant câlin un moment, puis il descendit sa main entre leurs corps toujours imbriqués pour se masturber, trop excité pour attendre davantage. Will aurait voulu prendre le relais, mais il reprenait encore son souffle quand il sentit Hannibal éjaculer à nouveau, contre son ventre. Un lent sourire étira ses lèvres et il le serra un peu plus fort contre lui. Il somnola un moment avant de se retirer et de prendre de quoi les nettoyer grossièrement. L'hanim se pelotonna contre lui, sur le flanc, mais quand Will commença à vraiment s'assoupir, il sentit ses dents lui mordiller le cou et l'épaule.
― Hannibal ?
― Encore...
― Oh... fit Will, en regardant le sexe de son protégé à demi érigé.
Il passa les doigts dans la toison fine et blonde entre ses jambes, puis caressa son pénis avant de refermer les doigts à la base de celui-ci, sans serrer trop fort. Il entama les mouvements ascendants et descendants classiques jusqu'à ce qu'il entre pleinement en érection.
― Aaahh... ahh ahh... gémit l'hanim, en mordillant plus fort l'épaule de Will qui l'y encouragea.
― Vas-y... laisses-toi aller... je ne t'en voudrais pas si tu me mords.
Hannibal émit un petit « mmh mmh » d'assentiment, mais il opta pour un suçon marqué, puis un autre, ornant de traces rouges le cou de son propriétaire et le faisant frissonner. Cela eut pour effet de bien réveiller le professeur qui le poussa gentiment sur le dos avant de lui écarter les jambes. Il s'installa entre elles et vint embrasser son ventre, laissant la pointe de sa langue errer autour de son nombril avant de s'y enfoncer presque vicieusement, le faisant gémir. Il s'attaqua ensuite à l'intérieur de ses cuisses, les marquant de davantage de traces rouges qu'Hannibal ne lui en avait laissées dans le cou, puis lécha ses testicules et les suçota avec précaution avant de s'intéresser à son sexe. Sa langue laissa des traînées humides et brillantes sur toute sa longueur, et s'attarda ensuite sur son gland sensible, insistant un peu au niveau du frein. Les sons que produisait l'hanim-canin étaient des plus intéressants, et Will poursuivit, prenant progressivement son sexe en bouche. Là encore, il n'avait jamais expérimenté, mais fit ce que lui-même appréciait de la part de ses anciennes compagnies féminines, en adaptant selon les réactions de son protégé, même si, quoi qu'il fasse, Hannibal semblait apprécier. Le fait qu'il soit dans sa période le rendait hyper réactif, ce qui était très plaisant pour Will qui ne se lassait pas de l'entendre gémir. La fellation ne dura pas bien longtemps, ce à quoi il s'attendait, mais Hannibal jouit sans le prévenir, ce à quoi il ne s'attendait pas. Il avala néanmoins les quelques gouttes de sperme et le suça encore un peu avant de remonter à sa hauteur. Ce dernier était rouge de plaisir, mais aussi de gêne.
― Je suis désolé, je pensais que je pouvais... tenir encore...
― Ce n'est pas grave. C'était comment ?
Hannibal sourit largement, sa queue s'agitant joyeusement et ses oreilles se redressant. Son expression ravie fit rire Will, qui sentit également une énorme bouffée d'affection l'envahir.
― Je vois... tu as encore envie ?
― Oui un peu... juste, pas tout de suite. Ça t'ennuie ?
― C'est tout sauf ennuyeux.
Les nouveaux amants se sourirent, et se regardèrent un moment, totalement sous le charme l'un de l'autre. Finalement, Will rompit le lien visuel en embrassant longuement Hannibal, le baiser éveillant à nouveau son propre désir. Voyant ça, l'hanim déposa des baisers le long de sa gorge puis sur son torse, mordillant un peu l'un de ses tétons au passage, puis descendit au niveau de son ventre. Il y déposa quelques baisers mouillés, puis lécha la verge tendue de Will qui émit un gémissement net, et l'encouragea à poursuivre. Lorsqu'il commença à le sucer, le trentenaire serra les draps entre ses mains, vraiment très, très excité en le voyant faire. Se sentant observé, Hannibal leva impudiquement le regard vers lui, les yeux brillants de malice et de désir, et augmenta un peu la vitesse de ses succions. Will émit un petit son de protestation quand il cessa, un moment plus tard, pour venir frotter l'un de ses doigts entre ses fesses. Il n'avait eu aucune idée préconçue de ce qu'ils allaient faire en entrant dans la chambre, mais il avait pensé que ça resterait dans le domaine des préliminaires. Il s'était trompé sur toute la ligne, et à présent que son hanim enduisait ses longs doigts de lubrifiant, il était un peu nerveux. Il avait été aux toilettes en début de soirée, et l'idée de se faire pénétrer ne le rebutait pas, mais il n'était quand même pas totalement à l'aise. Hannibal le sentit et lui demanda :
― Tu préfères faire autre chose... ?
― Non, juste... vas-y doucement, d'accord ?
― Bien sûr.
Hannibal frotta brièvement mais affectueusement ses oreilles contre l'un de ses genoux,, puis commença à le préparer. Son majeur lubrifié se fraya un passage en lui, peu à peu, et lorsqu'il toucha sa prostate, la sensation surpris Will qui se contracta fortement, avant de se détendre à nouveau. Le second doigt glissa en lui sans difficulté, mais cela pris un peu plus de temps avant qu'il en tolère trois, et son regard se posa naturellement sur le sexe de l'hanim. Il était de taille moyenne, un peu moins épais que le sien, et rien qu'à le voir, il avait à nouveau envie de le prendre en bouche. Il en aimait le goût, l'odeur également, différente de celle d'un sexe féminin, et surtout, il aimait sentir qu'il faisait du bien à l'être qu'il chérissait le plus.
― À quoi est-ce que tu penses ?
― Je me disais que j'avais envie de te sucer, encore.
Hannibal rit, surpris, et l'embrassa sur l'intérieur de la cuisse.
― Il y aura de nombreuses autres occasions, répondit-il en retirant doucement ses doigts.
Will l'attira à lui pour l'embrasser puis caressa sa joue, souriant lorsqu'Hannibal tourna la tête pour embrasser la paume de sa main. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, et il avait adoré le geste, dès le début. Ils se regardèrent à nouveau comme s'ils se découvraient pour la première fois, un moment, puis l'hanim frotta sa joue contre la sienne et se positionna de façon à pouvoir le pénétrer, après avoir étalé une généreuse couche de lubrifiant sur son érection. Le professeur releva les jambes pour lui faciliter la tâche, et regarda son sexe entrer lentement en lui, beaucoup plus détendu. La sensation était un peu inconfortable au début, et même légèrement douloureuse lorsqu'il commença à bouger, mais la gêne fini par disparaître en laissant place au plaisir. Hannibal le regardait avec attention, semblant analyser chacune de ses expressions, et les mouvements rapides de ses oreilles trahissaient son inquiétude.
― Tout va bien, Hannibal... même très bien...
L'intéressé sourit, accélérant ses mouvements. Sa peau était brillante, couverte d'une fine pellicule de sueur, et ses cheveux habituellement si bien peignés étaient en bataille. Will posa la main sur sa nuque pour l'attirer plus près, pressant sa bouche contre ses lèvres rougies pour un nouveau baiser possessif et intense. Alors qu'Hannibal bougeait en lui, gémissant de plaisir et libéré de tous les codes qu'on avait pu lui apprendre, Will trouvait qu'il paraissait plus jeune. Il était déjà sorti de l'adolescence, mais en avait encore le charme juvénile, et il était infiniment beau et désirable. Alors qu'il le prenait avec plus de force, Will caressa son propre sexe tendu, le plaisir lui embrasant les sens et le faisant gémir de façon plus grave que son partenaire, tout aussi bruyant.
― Will... Will, Wiiill... aaahaaa...
À sa façon de le regarder, et en entendant le tremblement dans sa voix, le trentenaire savait que l'hanim allait jouir et il augmenta la vitesse de ses coups de poignet, tentant de jouir à peu près au même moment que lui. Finalement, il vint le premier, mais se força à garder les yeux ouverts pour voir Hannibal le suivre, la bouche ouverte sur un long gémissement qui le fit frissonner. Le jeune hanim s'allongea doucement sur lui, à bout de souffle, et le professeur lui massa le creux des reins en reprenant ses esprits, puis il remonta ses mains le long de sa colonne et sur sa nuque. Will sourit en voyant sa queue s'agiter paresseusement, et soupira lorsqu'il se retira. Ils somnolèrent, et le plus âgé sentit un peu de sperme s'écouler entre ses fesses, à peine quelques gouttes. L'hanim avait eu quatre orgasmes, et même s'il produisait beaucoup plus de sperme pendant sa période chaude (ce qui était paradoxal, pour des êtres créés en laboratoire, et incapables de se reproduire), il arrivait un moment où il ne pouvait plus éjaculer, même s'il était toujours capable de jouir. La sensation humide n'était pas gênante, et Will était trop fatigué pour bouger et s'en occuper. De toute façon, Hannibal s'était endormi sur lui, et il ne voulait pas risquer de le déranger. Il s'endormit lui aussi, peu après.
Le lendemain, il se réveilla et jura en voyant l'heure affichée sur son réveil : 11h. Habituellement, Hannibal le réveillait pour qu'il aille en cours, mais il mettait aussi un réveil sur son téléphone pour être certain de pouvoir se lever. Aujourd'hui, le réveil n'avait pas sonné et l'hanim avait dormi comme un bébé. À regret, il poussa doucement celui-ci, qui grommela et ouvrit un œil, puis s'empara de son portable pour appeler l'université. Il mentit maladroitement, évoquant un malaise, et demanda à prendre quelques jours. Comme il n'était jamais absent et qu'il lui restait de nombreux jours à prendre, cela fut accordé. Hannibal qui avait tendu l'oreille et entendu toute la conversation lui sauta au cou dès qu'il raccrocha. Ils prirent une douche ensemble, et ne firent que ce dont ils avaient envie. Pendant ces quelques jours de congé, qui coïncidaient avec les jours restant de la période de l'hanim, ils firent beaucoup l'amour et lorsque Will ne pouvait pas suivre la libido de son compagnon, il s'occupait de lui avec ses mains, sa langue et son imagination. Il découvrit et utilisa aussi les jouets de son protégé, et à la fin de son congé, il était en forme et d'excellente humeur. Il avait également profité de son temps libre pour contacter Zeller et Price, avec qui il avait travaillé lorsqu'il était profiler, et ces derniers avaient réussis à retrouver la trace de l'un des deux hanims que recherchait Hannibal : Dortlich.
Notes : Merci à Maeglin Surion pour la correction ! Et bon anniversaire Luthie:) !
