Bonsoir à tous !

J'ai décidé de changer le rythme de publications, pour un rythme moins fréquent, afin que je puisse gérer la correction de mes chapitres, mes cours (car oui je suis tout de même étudiante et les partiels approchent à grands pas !) et les chapitres que j'écris en même temps ! Je posterai donc un chapitre chaque lundi, mercredi et samedi. J'espère que ça vous ira, l'heure ne changera pas, toujours 21h30. Pour vous donner une idée, j'écris actuellement le chapitre 47, ce qui donne de la marge au niveau des publications. Mais comme je le disais dans un précédent post, lorsque tous mes chapitres seront publiés, le rythme de publication sera beaucoup plus lent (environ deux semaines je dirais), mais nous n'en sommes pas encore là !

N'hésitez pas à me faire des retours sur les chapitres, que ça soit sur le déroulement de l'histoire, ou même si vous trouvez des incohérences, ou des erreurs (tout cela avec bienveillance évidemment !), c'est toujours cool d'avoir vos retours, et c'est vachement motivant !

Bonne lecture à tous :)


Chapitre 19 : Joyeux non-anniversaire

Harry sortit vivement de son lit et secoua Ron pour le réveiller.

- Ron, bouge-toi ! C'est l'anniversaire d'Hermione, il faut que nous organisions tout. Dépêche-toi !

- Hum, grommela-t-il encore endormi.

- Ron ! Ne m'oblige pas à aller chercher Ginny !

- Hum, d'accord, d'accord, grogna-t-il en se frottant les yeux.

Harry quitta rapidement la chambre sans s'attarder sur son ami et descendit dans la salle commune. Il y trouva Ginny, déjà assise près du feu, les jambes pliées sous son menton. Il passa discrètement derrière elle et plaqua ses mains sur ses yeux.

- Bonjour Miss, bien dormi ? demanda-t-il en l'embrassant dans le cou.

- Merveilleusement bien, Monsieur Potter, et vous ? répondit-elle en se retournant pour l'embrasser à son tour.

- Parfait, prête à tout préparer pour Hermione ?

- J'ai déjà une idée pour l'occuper, lorsque vous installerez tout ce soir.

- Ah bon ? Dis-moi tout, dit-il en s'asseyant à ses côtés, la tirant sur ses genoux.

- Mais il faudra que vous fassiez vite ! Ce n'est rien d'exceptionnel, j'ai simplement deux-trois choses à lui dire, donc je l'emmènerais dehors pour ça, sourit-elle doucement.

- Tout va bien ? s'inquiéta-t-il.

- Oui, oui ! mentit-elle parfaitement, sachant qu'il ne le verrait pas. Tu penses que ça ira ? Vous aurez assez de temps ?

- Oui, oui, c'est parfait. Il faut que nous retournions dans la journée aux cuisines pour que les elfes nous donnent ce qu'il faut. Je pense que nous pouvons demander à nouveau aux Serpentards de prendre du Whisky Pur-Feu, ils ont l'air d'en avoir une bonne réserve, ricana-t-il. Quant aux décorations, à mon avis, nous pourrons facilement en trouver, en demandant aux elfes. J'ai remarqué que Winky ressentait le besoin particulier de m'aider depuis le début de l'année, donc autant en profiter !

- Je crois surtout que depuis qu'elle nous a disons, interrompus, elle s'en veut. Dès que nous allons dans les cuisines, elle se confond en excuses, railla-t-elle.

- Oui, ça doit être ça, répondit-il en suivant son rire.

Ron vint les rejoindre quelques instants plus tard, accompagné de Neville. Les deux amants leur expliquèrent le programme de la soirée et ils ne tardèrent pas à descendre tous les quatre dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner.

oOo

Il s'agissait probablement du dernier jour de l'année où le soleil brillerait autant, et où la température serait aussi haute à cette heure de la matinée. Pourtant, d'après Hermione, il s'agissait d'une journée parfaite pour être la dernière. Le 19 septembre.

La veille, la jeune femme s'était endormie la boule au ventre à l'idée de passer cette journée de non-anniversaire. En effet, pour la première fois de sa vie, Hermione n'allait recevoir aucune lettre, aucun mot de la part de ses parents. D'aucun d'eux. Et cela l'attristait bien plus que ce qu'elle avait imaginé. Bien que les Potter ne lui aient jamais souhaité son anniversaire, savoir qu'ils auraient pu le faire l'affectait. Ils lui manquaient. Tous.

De plus, la jeune femme avait appris que cette date n'était pas celle de sa naissance. Hermione Potter n'était pas née le 19 septembre 1979, mais le 31 juillet 1980, le même jour que son frère, Harry Potter. Pourtant, elle voulait tout de même célébrer cette date. Cette date marquait sa vie moldue, sa vie avec les Granger, avec ses parents. Toute sa vie, Hermione avait célébré son anniversaire ce jour-là, et ne plus le faire serait de son avis comme effacer cette partie de sa vie, oublier. Tout comme elle ne changerait probablement jamais de nom, elle ne voulait pas oublier. Elle ne voulait pas oublier, elle voulait continuer vers autre chose, certes, mais sans effacer ces dix-sept années de sa vie, sans lesquelles elle ne serait pas là aujourd'hui.

Elle ouvrit difficilement les yeux, éblouie par la lumière du jour qui traversait les grandes fenêtres de sa chambre. Hermione mit quelques secondes à émerger complètement de son sommeil - pour une fois paisible - puis s'étira et quitta son lit pour se rendre dans la salle de bains.

Sous sa douche, elle ne put s'empêcher de laisser quelques larmes couler et se mélanger à l'eau chaude de sa douche, en pensant à ses parents, qu'elle aurait aimé voir, ce jour-là plus qu'un autre. Elle se permit quelques secondes de relâchement, avant de se reprendre, de souffler un grand coup et de sortir de sa douche, toutes larmes disparues. Elle s'habilla simplement, attacha ses cheveux dans un chignon lâche, n'ayant nullement l'envie de faire un effort vestimentaire.

Avant de quitter son appartement et de retrouver ses amis, qui elle le savait, lui souhaiteraient tous avec entrain son anniversaire, et feraient en sorte de lui donner le sourire, Hermione s'approcha de son bureau et s'y installa, après avoir soufflé un grand coup. Elle sortit de l'un de ses tiroirs le médaillon de Lily et une photo d'elle et les Granger, pour les observer quelques secondes. Elle s'imaginait leur faire face à tous les quatre une nouvelle fois, elle imaginait les mots qu'elle leur dirait si elle les voyait à nouveau. Elle avait besoin de ces quelques minutes de mélancolie, de nostalgie, de spleen, avant de retrouver la bonne humeur de ses amis, et d'affronter sa journée avec le sourire.

Elle les observa de longues minutes, se remémorant les souvenirs qu'elle avait avec les Granger, les rentrées scolaires dans les écoles moldues, les anniversaires avec ses amis moldus, les Noël en famille, les fabrications de bonhommes de neige avec sa mère, les chocolats chauds à la cannelle de son père, tous les souvenirs heureux qu'elle avait vécus avec eux. Elle n'en avait aucun avec les Potter. Elle n'en aurait jamais. Mais elle en avait avec son frère. Avec Harry. Voilà ce que sa mère et son père lui diraient. Elle n'était plus seule, elle ne le serait jamais.

Elle sortit sa baguette et dupliqua la photo du médaillon de Lily, qu'elle plaça dans le même cadre que celui des Granger. Ainsi, toute sa famille était réunie. Tous. Une larme s'échappa de son œil, bien qu'elle se soit promis que cela n'arriverait plus, mais cette fois-ci un sourire étirait ses lèvres. Sa famille était réunie.

Hermione ne tarda pas à quitter la chambre, après avoir précieusement rangé le cadre dans son bureau. Elle ne trouva personne dans le séjour et quitta rapidement l'appartement. Malgré tout, elle était soulagée de ne pas avoir croisé Malefoy qu'elle évitait volontairement depuis l'étrange moment qu'ils avaient vécu en cours de Potions. Elle avait remarqué qu'il l'évitait lui aussi, et quelque part, la jeune femme lui en était reconnaissante. Ainsi, elle était certaine qu'elle ne le croiserait pas ce jour-là et qu'elle pourrait passer une journée sans penser à lui et à ce qu'il s'était passé.

La jeune femme s'arrêta à quelques pas des portes de la Grande Salle. Elle appréhendait de rejoindre ses amis. Cette journée, quoi qu'elle puisse en dire, était étrange. Tous ses amis allaient lui souhaiter un bon anniversaire, alors que ce n'était pas la réelle date de sa naissance.

Elle souffla un grand coup, faisant se retourner deux élèves de Serdaigle qui venaient elles aussi prendre leur petit-déjeuner, et entra enfin, rejoignant la table de Gryffondor et son groupe d'amis. Ils étaient déjà tous attablés - même Luna les avait rejoints - et tournèrent la tête lorsqu'elle arriva près d'eux.

- Hermione ! s'exclamèrent Ginny, Harry et Ron d'une même voix, un grand sourire aux lèvres, vite suivis par les autres.

- Salut, répondit-elle timidement.

- Joyeux non-anniversaire, Miss, lui chuchota Harry à l'oreille lorsqu'elle fut assise à sa gauche.

- Merci, murmura-t-elle après l'avoir embrassée sur la joue.

- Joyeux anniversaire Hermione ! Alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir dix-neuf ans ? demanda Neville avec un sourire, le ton blagueur.

La jeune femme jeta un coup d'œil à son frère avant de laisser échapper un petit rire, puis regarda son interlocuteur pour lui répondre.

- Eh bien écoute, je me sens une nouvelle femme depuis mon réveil, j'ai l'impression d'être bien plus âgée que vous tous, lâcha-t-elle sur le même ton que son ami.

Ils rirent tous à sa réponse et les discussions autour de l'anniversaire de la jeune femme perdurèrent tout le long du petit-déjeuner. Hermione retrouva un sourire sincère grâce à eux. Harry avait bien entendu remarqué que sa sœur n'était pas dans son assiette lorsqu'elle était arrivée près d'eux et il comptait bien en parler avec elle plus tard. C'était son rôle après tout, n'est-ce pas ?

oOo

Assis à l'autre bout de la Grande Salle, Drago Malefoy observait avec une attention particulière Hermione Granger, entourée de ses amis. Elle souriait, s'amusait, riait aux éclats. Dans l'ensemble, elle semblait heureuse. Sans vraiment comprendre pourquoi, voir cela réchauffa le cœur du blond.

Il la regardait discrètement, du coin de l'œil, évitant à tout prix de se faire remarquer par ses camarades, ou pire qu'elle ne le voit. Sans qu'il ne la touche, cette chaleur reprit place à travers ses membres, simplement en l'observant rire, sourire, discuter. Cette même chaleur qui lui était apparue deux jours plus tôt, en cours de Potions, réapparaissait soudainement. Elle était douce, agréable, presque bienveillante. Pourtant, le jeune homme eut à peine le temps de la remarquer, de la ressentir pleinement, qu'elle disparaissait à nouveau, aussi vite qu'elle était apparue. Aucun de ses rêves n'étaient réapparus, ce qui malgré tout le désolât, lui qui aurait tant aimé revoir ces rêves si étranges. Ces réactions étaient un réel mystère à ses yeux.

Il quitta la jeune femme des yeux, quelque peu lassé de la voir s'égayer sous ses yeux. Il les reporta sur son assiette, déjà vide depuis longtemps, puisqu'il avait attendu toute la matinée que Granger pointe le bout de son nez dans la Grande Salle. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était resté, et n'avait pas suivi ses amis, partis depuis un bon moment, mais sa curiosité s'était imposée lorsqu'il avait vu les amis de la jeune femme à l'autre bout de la Grande Salle.

Il s'était donc retrouvé seul, mais maintenant qu'il avait pris tout son temps pour détailler Hermione Granger, il se décida à sortir. Il rejoignit rapidement ses amis qu'il trouva assis dans l'herbe, non loin de la cabane d'Hagrid. Pansy était allongée dans l'herbe, les yeux fermés, alors que Théodore était installé, un livre en main, entre les jambes de Blaise qui s'amusait à lancer des petits cailloux jusque dans le lac à quelques mètres d'eux.

- Dis donc ! Tu en as mis du temps, qu'est-ce que tu foutais ? l'interpella Blaise en le voyant arriver vers eux.

- Rien de spécial, j'ai mis un peu de temps à manger et j'étais dans mes pensées, répondit-il nonchalamment, en s'installant près de Pansy.

- Oui, enfin ça fait quand même presque une heure que nous sommes partis.

- Je viens de vous le dire, Théo ! J'étais dans mes pensées, je n'ai pas vu le temps passer.

Ils ne répondirent rien. Pansy le regardait du coin de l'œil, suspicieusement.

- Et vous ? Qu'avez-vous fait de beau pendant mon absence ? Qui apparemment a été horrible à vivre.

- Ne t'emballe pas, nous nous demandions juste où tu étais passé et si tu n'étais pas encore parti te cacher je ne sais où dans le parc.

- De quoi tu parles ?

- Eh bien, en ce moment, il est vrai que tu pars beaucoup t'isoler dehors, mais on ne sait jamais où tu vas.

Drago ne répondit pas et se contenta de tourner la tête vers le lac, en haussant les épaules, signe qu'il ne répondrait pas.

- Enfin bon, pour répondre à ta question, nous sommes restés ici tous les trois, et comme d'habitude j'ai porté la chandelle, alors la prochaine fois, Drago, reste avec moi, je t'en supplie, se lamenta Pansy en posant sa tête sur ses genoux.

- Eh ! Nous n'avons pas été horribles non plus ! N'en fais pas tout un plat, si tu n'avais pas envie de rester avec nous tu n'avais qu'à aller voir ton Weasley ! répliqua Théodore avec un petit sourire en coin, en s'appuyant encore plus sur son petit-ami.

- Qu'est-ce que tu racontes encore comme connerie ? demanda-t-elle en levant les yeux au ciel. Pourquoi aurais-je envie d'aller voir un quelconque Weasley ? Déjà que nous nous côtoyons amicalement, il ne faut pas abuser non plus, je ne resterais pas toute seule avec l'un d'eux, railla-t-elle, faisant ricaner Drago au passage.

- Pansy, cesse de te mentir à toi-même, ça se voit comme un Géant dans un champ, que tu en pince pour lui ! Mais, reprit le brun en voyant le regard noir que son amie lui lançait, nous sommes tes amis, alors nous ne lui dirons rien et évidemment nous ne te jugerons pas !

- Enfin bon, Weasley quoi !

- Blaise, ferme-la ! Tu n'as rien suivi de ce que je viens de dire ou quoi ? le sermonna Théodore, accompagné d'un petit coup de coude bien placé.

- Très bien, très bien, marmonna-t-il en levant les mains.

La brune leva à nouveau les yeux au ciel et croisa le regard railleur de son meilleur ami, qui avait très bien compris que leurs deux amis se mettaient le doigt dans l'œil. Habituellement, ils étaient plutôt bons pour lire en elle, mais cette fois-ci, ils se trompaient complètement. Elle n'avait aucune attirance pour Ronald Weasley. Elle avait certes apprécié discuter avec lui quelques fois, il la faisait rire et il avait l'air plutôt gentil, mais rien de plus. Blaise aussi était drôle et gentil, pourtant elle n'était pas attirée par lui. Ce n'était que de l'amitié.

Elle ne répliqua pas et se contenta d'écouter la conversation que Drago lança sur les qualifications de Quidditch qui avaient eu lieu la veille. Le blond était capitaine de l'équipe, jouant au poste d'Attrapeur, et il avait dû choisir hier de nouveaux joueurs. Il avait donc sélectionné deux nouveaux Batteurs, qui remplaceraient Vincent Crabbe et Gregory Goyle, ainsi qu'une Poursuiveuse. Il était plutôt satisfait de son choix et d'après Blaise, leur équipe était en tête pour le tournoi de cette année, ce qui avait bien fait rire Théodore, qui s'était moqué de lui en lui rappelant que l'équipe de Gryffondor risquait de détruire ses rêves.

oOo

La journée était bien avancée lorsqu'Hermione quitta le château pour rejoindre ses amis. Ces derniers l'avaient passée principalement à l'extérieur, profitant du temps radieux et ne rentrant que pour déjeuner.

Tout au long de la journée, Hermione avait reçu plusieurs hiboux de la part de ses proches. Le premier était arrivé lors du petit-déjeuner, de la part de George, et contenait des objets de la boutique du jeune homme, ainsi que l'une de ses nouvelles créations : un petit pantin en bois qui accompagnait le destinataire toute la journée et lui chantait un chant d'anniversaire toutes les heures. Elle avait beaucoup rigolé en voyant que le petit bonhomme de bois était à son effigie, et avait répondu chaleureusement à la lettre du rouquin. Plus tard dans la matinée, elle avait reçu un hibou de Molly et Arthur, qui lui avait apporté une courte lettre et un paquet de Chocogrenouilles et d'un petit bonnet en laine - très probablement cousu par Molly - aux couleurs de sa maison. Même Viktor Krum avait pensé à son anniversaire et lui avait fait parvenir un vieil ouvrage sur la Magie bulgare, ce qui lui avait fait très plaisir et auquel elle avait répondu affectueusement.

Finalement, en fin de journée, une grande chouette lui avait apporté un petit paquet, et s'était envolée aussitôt. Cet oiseau ne lui était pas inconnu. Hermione n'en avait jamais vraiment parlé à ses amis, mais chaque année, cette chouette venait la trouver et lui apporter un petit quelque chose pour son anniversaire. Elle n'avait aucune idée de l'identité de l'expéditeur, ni d'où venait la chouette, mais elle avait appris à ne plus se méfier d'elle.

Lorsqu'elle avait ouvert le petit paquet, elle avait découvert un écrin contenant une chaîne en argent, sur laquelle était accroché un médaillon de parfum, qui lui avait semblé magique à la vue de son éclat, et dans lequel était gravée une rose. Au centre de cette dernière, un magnifique rubis était incrusté. L'odeur qui s'en dégageait était délicieuse, presque magique.

Comment l'expéditeur de ce présent savait-il qu'elle aimait tant l'odeur des roses ?

Comme elle en avait l'habitude, elle avait trouvé, accompagnant le paquet, un petit parchemin, où seuls quelques mots étaient inscrits :

« Pour Hermione, avec tout mon amour. »

Les autres années, la jeune femme avait reçu de simples friandises, des livres – qu'elle appréciait toujours énormément – et parfois des fleurs, mais il s'agissait de la première fois qu'elle recevait quelque chose d'aussi beau et précieux. Elle n'en avait été que plus heureuse. Le médaillon était magnifique et elle l'avait immédiatement enfilé.

Même si l'envoyeur restait inconnu, elle appréciait toujours à leur juste valeur ce qu'elle recevait, et le fait que quelqu'un pense à elle chaque année. D'autant plus cette année, où beaucoup de ses proches lui manquaient, et où tant de choses avaient été révélées.

La jeune ne s'était jamais vraiment demandé qui était la mystérieuse personne qui lui envoyait tout cela, se contentant d'apprécier les présents. Si l'envoyeur ne voulait pas être connu, il devait avoir ses raisons, se disait-elle. Il ne s'était pas montré dangereux ou étrange, elle n'avait donc jamais eu à se méfier. La seule chose qu'elle savait, était que l'envoyeur était sorcier, étant donné que la plupart des livres qu'elle avait reçu de sa part traitaient de Magie, mais elle n'en savait pas plus, et n'avait pas non plus cherché à en savoir davantage.

L'oiseau était arrivé lorsqu'elle était montée à la volière pour répondre aux Weasley et à Viktor Krum, ainsi aucun de ses amis ne lui avaient posé de questions indiscrètes. Mine de rien, Hermione en avait été rassurée. Elle n'aurait de toute manière eu aucune réponse à leur donner.

Elle passa devant la cabane de Hagrid en rejoignant ses amis, et ce dernier lui souhaita chaleureusement son anniversaire. Il lui offrit même un ensemble de friandises et d'accessoires pour chouette, sachant qu'elle en avait une depuis la fin de la Guerre. Elle le remercia affectueusement et reprit son chemin vers ses amis qui étaient toujours au bord du lac.

Ginny et Harry étaient collés l'un à l'autre près d'un arbre, alors que Neville et Luna marchaient pieds nus au bord de l'eau. Elle s'approcha de Ron et s'installa à ses côtés en souriant.

- Contente de ta journée ? demanda-t-il.

- Pour l'instant je suis ravie ! Alors espérons que personne, comme Malefoy pour ne citer personne, ou un autre idiot ne vienne pas perturber ma bonne humeur avant la fin de ma journée.

- Ne t'inquiète pas, je ne les laisserais pas faire, Hermione !

- Merci, Ô grand et preux Chevalier Weasley.

Ils rirent tous les deux quelques instants, qui rappelèrent à Hermione à quel point le jeune homme lui était indispensable. Il arrivait toujours à la faire rire et c'était l'un des seuls à pouvoir la faire sourire, même dans les moments difficiles. Elle avait beaucoup réfléchi à leur séparation, se demandant s'ils avaient vraiment fait le bon choix, s'ils n'avaient pas loupé quelque chose, mais s'était vite rendu compte qu'il lui apportait finalement bien plus amicalement, qu'en couple. Lorsqu'ils en avaient discuté, il avait acquiescé, et même s'il avait mis du temps à pardonner Hermione, ils n'avaient pas eu besoin d'avoir cette discussion à nouveau. Ils étaient d'accord.

- Qu'est-ce que ça te fait de fêter ses dix-neuf ans, alors que tu en as à peine dix-huit ? Pas trop étrange ?

- A vrai dire, je n'ai pas fêté mon véritable anniversaire en juillet, donc je suis contente de le faire aujourd'hui. De toute manière, je pense que c'est une habitude qui me restera encore quelques années. Pour mes pseudos-dix-neuf ans, c'est vrai que c'est étrange de me dire que je viens seulement d'en avoir dix-huit, mais au final, ça ne change pas grand-chose, affirma-t-elle en haussant les épaules.

- En tout cas, toute cette histoire nous aura tous bien chamboulés ! Et encore nous ne savons pas tout. Dire qu'à une période j'étais jaloux d'Harry, alors qu'il est ton jumeau, ricana-t-il. Je ne sais même pas comment nous avons pu passer à côté. C'est tellement… gros ! C'est vrai que physiquement vous n'avez pas beaucoup de similitudes, je dirais que c'est plutôt dans votre caractère, mais vous avez été élevés tellement différemment qu'il est difficile de s'en rendre compte si on ne vous connaît pas.

- Si nous ne l'avons pas vu nous-même, personne n'aurait pu à mon avis. Et c'est d'ailleurs le cas, tous ceux qui l'ont appris étaient plus que choqués.

- Tu m'étonnes, pouffa-t-il. Si vous n'aviez pas paru si sérieux l'autre jour, je n'y aurais jamais cru !

- Et les deux, vous arrêtez vos cachotteries, un peu ? les interrompit Ginny.

- Ne sois pas jalouse, Gin', plaisanta Ron.

- Je ne suis pas jalouse, bougonna-t-elle en levant les yeux au ciel.

- Peu importe, ricana Hermione en se levant. Il est l'heure de dîner, on y va ?

- Je meurs de faim, s'exclama Ron. Luna, Neville, vous venez ?! cria-t-il à l'intention du couple.

- Attends, Hermione ! Je peux te parler quelques minutes ? En privé.

- Bien sûr, est-ce que ça va ?

- Oui, oui, répondit Ginny. Allez-y, on vous rejoint, ajouta-t-elle en s'adressant aux garçons.

Le reste du groupe obtempéra et les deux amies se retrouvèrent seules, au bord du lac.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? s'inquiéta Hermione en fronçant les sourcils.

- Je t'avoue que c'est assez étrange de te raconter cela, maintenant je sais qu'Harry et toi êtes frère et sœur, mais j'ai vraiment besoin de t'en parler. Tu es ma meilleure amie…

- Ne t'inquiète pas pour ça, tu peux me dire tout ce que tu veux ça ne changera rien. Au contraire, je serai peut-être de meilleur conseil. Dis-moi, l'encouragea-t-elle avec un petit sourire.

- Si tu le dis, souffla-t-elle. Tu sais, nous nous sommes remis ensemble à la fin de la Guerre, avec Harry. Nous nous étions séparés lorsqu'il avait décidé de partir à la chasse aux Horcruxes, enfin il a rompu avec moi. Depuis, tout va bien entre nous. J'ai toujours été amoureuse de lui, tu es bien placée pour le savoir. Même si en attendant qu'il daigne me remarquer, j'ai accumulé plusieurs autres copains, c'est lui que j'ai toujours eu en tête, tu le sais n'est-ce pas ?

- Où veux-tu en venir Ginny ? demanda Hermione qui ne comprenait pas pourquoi son amie lui disait tout cela.

- Je n'ai pas terminé, répliqua-t-elle en tripotant la manche de son haut. Comme je disais, depuis tout va pour le mieux, je sais qu'il est resté au Terrier pour moi, et que sinon, il serait parti comme tu l'as fait. Nous avons passé pratiquement tout l'été ensemble, il ne m'a pas quitté une seule seconde et c'était vraiment génial. Je suis réellement amoureuse de lui.

- Et lui aussi, crois-moi, on ne peut pas le manquer.

- Tu en es certaine ? demanda-t-elle, la tête baissée, anxieuse.

- Certaine ! Nous parlons d'Harry Potter ! Ce n'est pas difficile de lire en lui et je crois que mon rôle de sœur m'aide beaucoup à savoir tout ça, plaisanta-t-elle en lui adressant un clin d'œil.

Ginny lui répondit par un sourire timide, mais Hermione voyait bien que la rouquine était de plus en plus anxieuse.

- Ginny, qu'est-ce qu'il se passe ?

- Hermione... Je ne sais pas comment te dire ça, je n'ai pas osé lui en parler, je ne sais pas quoi faire, je n'étais pas sûre qu'il m'aimait, et qu'il accepterait...

- Qu'il accepterait quoi, Ginny ? répéta Hermione, de plus en plus inquiète elle aussi.

- Je suis enceinte.

La rouquine baissa immédiatement la tête. Elle tremblait légèrement. Hermione n'en revenait pas. Elle resta immobile quelques secondes, bloquée. Elle n'était pas sûre d'avoir bien entendu, mais en voyant l'état dans lequel se mettait Ginny, elle se précipita pour la prendre dans ses bras.

- Mais enfin, Ginny, c'est merveilleux, lui assura-t-elle d'une voix douce. Pourquoi te mets-tu dans un état pareil ?!

- Hermione, tu ne comprends pas, s'exclama-t-elle, désormais en pleurs, la tête dans le cou de sa meilleure amie. C'est trop tôt, je suis trop jeune et Harry aussi. Nous sommes à peine remis de la Guerre. Il me le cache, mais je sais qu'il ne dort pas bien, qu'il mange peu, il n'est pas remis du tout. Nous sommes à peine majeurs, nous sommes encore à Poudlard ! Comment pourrions-nous accueillir un enfant en ce moment ?! Tout est ma faute, je vais ruiner sa vie.

- Mais qu'est-ce que tu racontes, Ginny ! C'est toi qui ne comprends pas, s'égosilla-t-elle en attrapant le visage de son amie entre ses paumes. Un enfant, c'est merveilleux, et justement c'est le signe de l'espoir, d'un nouveau départ ! Rien de mieux pour tourner la page. Pourquoi gâcherais-tu la vie de Harry ? N'as-tu pas vu comment il était avec Teddy cet été ? Il était complètement gaga, un vrai parrain-poule. Il adore les enfants, alors imagine comment il réagira avec les siens. Ne pleure pas ma belle, ne te mets pas dans un état pareil, c'est merveilleux, il n'y a rien de plus merveilleux !

- Mais nous ne sommes pas prêts, nous n'avons même pas fini nos études ! Je... Je ne suis pas de la même année que vous. Et Harry qui veut faire des études d'Auror, avec un enfant ? C'est impossible, j'ai tout gâché Hermione...

- Tu n'as rien gâché du tout, tempéra-t-elle. Tout d'abord ce n'est pas de ta faute, vous étiez deux, je te rappelle. Il est autant responsable que toi dans cette histoire. Vous n'avez pas fait attention, et c'est ce qui arrive quand deux personnes couchent ensemble, mais ce n'est pas aussi grave que tu le penses, j'en suis certaine. Je me répète, Ginny, mais je t'assure qu'il n'y a rien de plus beau, c'est merveilleux. Est-ce que tu sais depuis combien de temps tu es enceinte ?

- A peu près deux mois, sanglota-t-elle, toujours dans les bras de la brune.

- Quand l'as-tu appris ?

- Ce matin, juste avant le petit-déjeuner, j'ai fait un test, je connaissais le sort...

- Ah oui, c'est tout frais ! Ne t'inquiète pas Ginny, je suis là, je ne te laisserai jamais tomber, d'accord ? Bon, ça veut dire que tu accoucheras à Poudlard, mais ce n'est pas un problème. Ginny, calme-toi, tout va bien, d'accord ? Je suis sûre et certaine qu'Harry sera très heureux. Et si vraiment après que vous en ayez discuté, vous trouvez cela impossible à gérer, tu pourras encore avorter, tu le sais, n'est-ce pas ? enchaîna-t-elle en lui soulevant le menton pour la regarder dans les yeux.

- Je sais, j'y ai déjà pensé... Mais je ne pense pas que je le ferai, quoi qu'il arrive.

- Pourquoi ?

- Parce que j'aime Harry et que j'aimerai cet enfant quoi qu'il arrive. Même s'il me quitte.

- Jamais il ne ferait une chose pareille, enfin ! Il t'aime trop pour cela, et il aimera d'autant plus cet enfant, surtout si c'est aussi le tiens, la rassénéra-t-elle en lui caressant la joue, essuyant quelques larmes au passage.

- Tu en es sûre ? murmura-t-elle après un reniflement peu glamour.

- Certaine ! Je pense qu'il va mettre du temps à se rendre compte de la situation, tu le connais, mais jamais il ne te rejettera, Ginny. Il t'aime plus que tout. Crois-moi, lorsqu'Harry Potter aime quelqu'un, ce n'est pas à moitié. Et il sera le plus heureux d'avoir un enfant avec toi, même si c'est aussi tôt. C'est la vie, Ginny, ça arrive. Mais vous vous en sortirez, d'accord ? Harry est responsable, tu l'es aussi, et vous réussirez à gérer tout ça, votre vie de famille, et tout le reste. Ne t'en fais pas pour ça, je t'en prie, continua Hermione en lui souriant affectueusement.

Ginny baissa à nouveau la tête et serra Hermione encore plus fort contre. Cette dernière l'entendit murmurer un « merci » à son oreille et l'embrassa sur la joue.

- Je te préviens, je serai la marraine, ce n'est pas négociable, s'exclama Hermione pour détendre l'atmosphère !

- Bien entendu, je n'aurais jamais pu imaginer quelqu'un d'autre, répondit Ginny en levant les yeux au ciel, son chagrin passé.

- Tant mieux, je ne vous aurais pas laissé le choix de toute manière. Tante Hermione sera ta préférée, petit bout, chuchota-t-elle près du ventre de Ginny, après avoir posé ses mains de chaque côté.

- Nous devrions peut-être retrouver les autres, tu ne crois pas ? demanda Ginny.

- Évidemment. En revanche, il faudra que tu ailles voir l'infirmière dans la semaine, ma chère, répliqua-t-elle avec une moue désolée.

- Oui, je sais, soupira-t-elle. Tu viendras avec moi ?

- Harry et moi viendrons, rectifia-t-elle. Il faut que tu lui dises, Ginny.

- Je sais, je le ferai tout à l'heure ou demain, promis.

- Tout se passera bien, sourit-elle en avançant vers le château, tenant la rouquine par la main.

- Merde ! J'y pense, lança Ginny. J'ai oublié mon pull noir dans ton appartement l'autre jour, tu crois que nous pouvons passer le récupérer avant d'aller dîner ?

- Bien sûr, répondit-elle. Je ne crois pas l'avoir vu, mais nous pouvons aller vérifier. J'espère que nous ne tomberons pas sur Malefoy, par contre, grimaça-t-elle.

Ginny ricana et les deux jeunes femmes prirent le chemin du château, main dans la main. La rouquine semblait plus apaisée que quelques minutes plus tôt, et Hermione en fut fière. En plus d'avoir réussi à rassurer son amie, elle était euphorique à l'idée qu'un petit bébé Potter vienne au monde dans quelques mois.

Elles arrivèrent rapidement devant le tableau de l'appartement, la faim faisant se dépêcher Hermione, qui formula le mot de passe et entra dans l'appartement. Tout était sombre, il était impossible de voir quoique ce soit de l'appartement.

- SURPRISE !

Les lumières s'allumèrent, les volets s'ouvrirent, et Hermione put voir que tous ses amis l'attendaient dans le séjour. Ils portaient tous des chapeaux ridicules, avaient lancé des cotillons colorés et certains avaient même des sifflets d'anniversaire en bouche. Des ballons étaient accrochés un peu partout dans la pièce et une grande banderole sur laquelle était écrit « Joyeux anniversaire Hermione », était suspendue au-dessus de la cheminée.

En voyant cela, Hermione resta bouche-bée quelques secondes, puis se rua sur ses amis pour les prendre dans ses bras. Elle remarqua que le groupe de Serpentard était aussi présent, cela lui fit grandement plaisir, et elle s'empressa d'aller les remercier. Elle adressa un sourire timide à Malefoy, resté à l'écart, puis monta sur la table basse en ricanant pour leur faire face à tous.

- Merci pour tout, s'exclama-t-elle des étoiles dans les yeux. Je ne pouvais pas espérer mieux que de vous voir tous ici. Vous êtes mes amis les plus proches et les plus chers. Même si j'en ai rencontré certains que très récemment, dit-elle en adressant un clin d'œil aux Serpentards. Merci beaucoup d'être là. Et toi, tu as servi de distraction en fin de compte, n'est-ce pas ? ajouta-t-elle à Ginny, en descendant de la table.

- J'avoue que cette petite discussion leur a bien servi, mais ce que je t'ai dit était bien vrai, ne t'inquiète pas, lui chuchota-t-elle à l'oreille.

Hermione lui répondit avec un sourire et clin d'œil discret, puis vint s'installer avec les autres sur les canapés. Les Serpentards firent rapidement connaissance avec Neville et Luna, les seuls qu'ils n'avaient pas vraiment côtoyés, étant donné que ces derniers n'étaient pas présents à la petite soirée de la semaine précédente, et le courant passa plutôt bien.

Harry et Hermione étaient côte à côte, la jeune femme dans les bras de son frère – pour changer de Ginny qui était avec son propre frère – et observaient le petit groupe qu'ils formaient en souriant. Les discussions allaient dans tous les sens et Harry en profita pour parler discrètement à sa sœur.

- Alors, contente ?

- Carrément, merci Harry, je me doute bien que c'était ton idée.

- Bien vu, il fallait bien fêter ça, ricana-t-il. Et puis, je me suis dit que tu aimerais te changer les idées, tu n'avais pas l'air bien au réveil.

- Oui, j'ai beaucoup pensé à nos parents et aux Granger, souffla-t-elle avec un sourire triste. J'étais un peu chamboulée par le fait qu'ils ne puissent pas me le souhaiter cette année. En plus, je me suis rendue compte qu'aucun de mes quatre parents ne pourraient jamais me le souhaiter non plus. Donc tu as raison, je n'étais pas au top de ma forme ce matin, plaisanta-t-elle. Mais j'ai vraiment passé une bonne journée avec vous aujourd'hui, donc ça va mieux. Merci d'avoir été là.

- C'est normal, je serai toujours là, Hermione, lui confia-t-il en attrapant sa main. J'ai toujours un coup de blues le jour de mon anniversaire aussi, mais maintenant nous serons toujours ensemble, rien ne nous séparera, et nous nous soutiendrons, d'accord ?

Elle acquiesça d'un signe de tête, et il lui répondit d'un baiser sur le front.

- Et puis, tu as toujours fêté ton anniversaire le dix-neuf septembre, alors pourquoi changer ? En plus, le 31 juillet tu as eu dix-huit ans, donc dans le monde moldu tu es majeur, c'est donc d'autant plus important de fêter ça !

- Nous pourrons aller en boîte de nuit et acheter de l'alcool moldu nous-même, ce n'est pas génial ? plaisanta Hermione.

- Carrément, dès cet été nous irons tous les deux, promis, ricana-t-il.

La soirée battait son plein, les sourires animaient tous les visages. Tout le monde s'amusait et Hermione était aux anges de voir tous ses amis s'entendre et être près d'elle.

Même Malefoy semblait passer un bon moment. Assis dans son fauteuil habituel, il sirotait un verre de Whisky Pur-Feu, un bol de chips sur les genoux, et observait tous les autres, silencieusement.

Bien entendu, lorsque ses yeux se posaient sur sa colocataire, il ne pouvait s'empêcher de s'y attarder. Il la détaillait de haut en bas, ayant enfin la possibilité de le faire sans être remarqué, la mettre mal à l'aise, ou qu'elle ne s'en aille.

Il la voyait discuter avec Potter, dans ses bras, un grand sourire aux lèvres. Il ne les savait pas aussi proches. Pourtant il sortait avec Weaslette, non ? Et Granger, était-elle toujours avec Weasmoche ? Ça n'en avait pas l'air, ils n'étaient même pas aussi proches qu'elle l'était avec le brun. Et puis, qu'est-ce que ça pouvait lui faire ? Elle faisait bien ce qu'elle voulait, cette... cette Miss-je-sais-tout.

- Bon ! Je propose que nous passions aux cadeaux maintenant, non ? lança Pansy.

- Oh oui ! Bonne idée, intervint Ron en se redressant dans le fauteuil.

- Je commence ! Tiens Hermione, j'espère que tu vas l'aimer.

La jeune femme attrapa le paquet que lui tendait Ginny et l'ouvrit. Il contenait une magnifique robe en satin noir, à manche longue et qui semblait descendre jusque sous les genoux. Le tissu glissait sous les doigts d'Hermione. Elle remercia chaleureusement son amie et la distribution des cadeaux se poursuivit avec Pansy, qui lui offrit un magnifique peigne à cheveux transparent, à l'intérieur duquel était enfermée une magnifique rose rouge.

- Ce sont mes fleurs préférées ! Comment le savais-tu ?

- C'est mon petit secret, répondit Pansy avec un petit clin d'œil.

- Merci beaucoup, il est magnifique.

Blaise et Théodore lui offrirent ensuite une panoplie d'ouvrages sur Poudlard et la Magie en Angleterre et Ecosse. Ils avaient visé juste et Hermione ne put s'empêcher de lire quelques pages, avant que Ginny ne l'arrête et qu'ils puissent continuer la distribution.

Ce fut au tour de Luna qui lui tendit une paire de boucles d'oreilles - qu'elle avait sûrement fabriquée elle-même - en forme de petit soleils. Elles étaient magnifiques. Neville lui offrit une jolie plante, dont les feuilles avaient la capacité de soigner les maux primaires. Ron offrit à Hermione un assortiment de friandises de chez Honeydukes, ainsi qu'un jeu de Bataille explosive édition Collector. Puis vint le tour de Harry qui lui tendit une petite boîte, qu'elle ouvrit précautionneusement. Elle y découvrit une petite bague, en son centre trônait ce qui semblait être une opale noire. La pierre avait de nombreux reflets colorés. Elle était magnifique. Hermione la passa directement à sa main droite, puis serra son frère dans ses bras.

- Elle a une petite particularité. Je porte une chevalière avec la même pierre. Elles sont liées. Si tu as besoin d'aide, que ça ne va pas, que tu es en danger, ou que tu as besoin de moi, il te suffit de poser un doigt sur l'opale et de penser fort à moi. Je recevrais une sorte de signal, et je saurai que tu m'appelles, lui chuchota-t-il à l'oreille pendant leur étreinte.

Elle lui répondit avec de grands yeux surpris et un large sourire. Elle baissa les yeux vers la main droite d'Harry et repéra sa chevalière, elle aussi ornée d'une magnifique opale.

Tous les cadeaux distribués, Ginny alluma des bougies sur un grand gâteau, d'un coup de baguette, et après que tous lui eurent chanté la fameuse chanson d'anniversaire, Hermione put souffler ses dix-neuf bougies.

La soirée continua ensuite dans la bonne humeur, tous et toutes de plus en plus éméchés par les verres de Whisky Pur-Feu et les bouteilles de Bierraubeurre. Lorsqu'il fut deux heures du matin passé, les amis d'Hermione quittèrent l'appartement et elle les raccompagna tous à la porte en les remerciant mille fois.

- C'était une bonne soirée.

La jeune femme se tourna vers son interlocuteur. Malefoy était dos à elle, face à la fenêtre, et regardait le ciel dégagé et la Lune qui illuminait le parc.

- Oui, d'ailleurs Malefoy, merci d'avoir accepté qu'ils viennent tous ici. Harry m'a dit que tu avais dit oui.

- C'est ton appartement aussi, répondit-il en haussant les épaules.

- Je sais, mais tu aurais tout de même pu dire non, étant donné qu'Harry te l'as demandé avant. Il ne l'aurait pas organisé si tu avais refusé. Alors merci.

Il se retourna et la fixa son regard dans le sien. Malheureusement pour lui, la jeune femme ne le soutint pas longtemps et baissa rapidement les yeux.

- En tout cas, merci d'être resté, ça m'a fait plaisir que tu sois là aussi, murmura-t-elle.

- Vraiment ?

- Oui. Tu t'es amusé aussi, alors tant mieux.

Elle ne releva pas les yeux et avança vers sa chambre.

- Attends, Granger !

Elle s'arrêta la main sur la poignée, et se tourna doucement vers lui.

- Je voulais te donner ceci. Après tout c'est ton anniversaire, ajouta-t-il en lui tendant un petit paquet vert, tout en haussant les épaules.

Elle attrapa ce qu'il lui tendait et le remercia d'un sourire timide. Elle risqua un regard vers lui et vit qu'il la fixait impatiemment. Elle baissa rapidement les yeux vers le cadeau et défit l'emballage. Elle y découvrit un petit livre, dont la couverture était bleue nuit. Il n'y avait aucun titre.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Ouvre-le.

Elle s'exécuta et reconnut immédiatement l'un des poèmes du recueil qu'elle avait prêté au blond.

- Il s'agit du premier jamais édité. Il date du tout début du vingtième siècle. Je me suis dit que ça te plairait sûrement de l'avoir, continua-t-il avec un nouveau haussement d'épaules.

Elle ne répondit pas tout de suite, trop abasourdie. Elle tourna les pages et constata qu'il s'agissait bien de tous les poèmes qu'elle aimait tant. En effet, si elle lui avait donné celui-ci, ce n'était pas anodin. Il recueillait ses poèmes favoris.

Elle releva la tête du précieux objet et regarda Drago dans les yeux. Il la fixait toujours. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sortit. Elle n'arrivait pas à détourner le regard, ni à dire quoique ce soit. Après quelques instants à se fixer, elle réussit à articuler quelque chose.

- Merci... Merci beaucoup Malefoy. Je ne sais pas où tu es allé chercher ça, mais c'est un magnifique cadeau, s'exclama-t-elle les yeux toujours écarquillés de bonheur et de surprise.

- Peu importe, répondit-il en balayant sa remarque d'une main. Je suis content que ça te plaise, ajouta-t-il avec un sourire timide, le premier qu'il ne lui ait jamais adressé.

Ils restèrent encore quelques minutes les yeux dans les yeux. Puis, Drago se racla la gorge et finit par souhaiter une bonne nuit à Hermione. Il entra dans sa chambre et la jeune femme fit de même quelques secondes plus tard, se quittant sans un mot de plus. Ils ne mirent pas longtemps à s'endormir chacun dans leurs lits, avec le visage de l'autre en tête, comme intrigués.


Et voilà ! Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Laissez-moi une review pour me le dire ;)

Merci à Suldreen194 pour sa relecture et correction !

Writer8Hell