Hello !

Désolée pour le retard de publication ! Nous avons eu quelques problèmes de correction avec les super bêtas qui m'accompagnent, mais j'ai fait au plus vite pour vous le poster !

J'espère que vous avez passé une bonne semaine, malgré les hautes températures qui reviennent à l'assaut ! Moi je dis vivement l'hiver ! XD

Merci pour vos review(s) sur le dernier chapitre :

Nedwige Stark : Il apprend à connaître Hermione, c'est important ! Voilà la suite ;)

Encore un grand merci de continuer à suivre cette histoire, qui commence à se faire longue XD

J'espère qu'elle vous plaît !

Bonne lecture ;)


Chapitre 45 : Rose

Le premier week-end de décembre pointait enfin le bout de son nez, pour le plus grand plaisir de Hermione et Harry, qui adoraient cette période de l'année plus que tout. Si les longs jours de pluie avaient cessé, la température n'était pas remontée pour autant et les couloirs de Poudlard ne protégeaient plus les élèves du froid ambiant d'Écosse. Il était désormais rare - comme chaque année - de voir des élèves quitter leurs salles communes sans un attirail complet pour affronter le froid.

C'est donc habillée jusqu'au cou que Ginny rejoignit Harry dans le séjour de l'appartement des Préfets-en-Chef, le samedi matin. Elle arriva au moment où l'un des elfes Potter quittait la pièce en transplanant. Harry se tenait devant la cheminée, lui aussi emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements, et semblait perdu dans ses pensées.

- Qu'est-ce qu'il a dit ? demanda-t-elle en arrivant près de lui.

- Que tout était bon, nous devrions en voir trois aujourd'hui et trois demain, répondit-il en lui tendant la main.

- Vous partez déjà ?! s'exclama Hermione en sortant de sa chambre.

- Oui, nous allons traverser plusieurs fois le pays et puis nous devons prendre notre temps, c'est important, sourit Harry.

Le jeune homme avait attendu ce week-end avec impatience. La période d'examens terminée, il avait enfin le temps de faire ce qu'il avait prévu avec Ginny : visiter les résidences dont lui et Hermione avaient hérité de leurs parents, et choisir celle qui deviendrait leur maison.

- Évidemment ! Vous me raconterez, hein ?

- Promis ! Mais tu pourrais venir tu sais ?

- Non, Gin', refusa gentiment Hermione. C'est votre moment à vous. De toute manière, je veux travailler mon devoir d'Arithmancie et je risque d'en avoir pour un moment, ajouta-t-elle avec un petit sourire.

- Nous venons à peine de finir nos examens et tu t'y remets déjà, tu travailles trop, Hermione ! répliqua Ginny en levant les yeux au ciel.

- Pas du tout. En plus j'adore cette matière donc ce n'est même pas du travail ! Mais peu importe, ce n'est pas le sujet, filez si vous voulez rentrer pour le dîner. Et pas de transplanage, Gin'.

- Oh, ne t'en fais pas pour ça, Monsieur Potter y veille au grain. Il risque de trouver un moyen de m'immobiliser dans mon lit si je ne fais ne serait-ce que penser à transplaner, s'amusa-t-elle d'un air faussement désespéré.

- Je ne fais que suivre les directives de Pomfresh, marmonna-t-il en jouant avec sa chevalière.

En effet, lors de leur dernière visite à l'infirmerie, Pomfresh avait annoncé à Ginny qu'il était de plus en plus risqué pour le bébé qu'elle transplane. Dans d'autres circonstances, la rouquine ne l'aurait probablement pas écoutée car l'infirmière n'avait pas précisé que c'était interdit, mais pour son bébé, son fils, le deuxième homme de sa vie, elle ne prendrait aucun risque, même si elle s'amusait à taquiner Harry.

Ron était lui aussi très protecteur envers sa sœur – sachant qu'il l'était déjà sans qu'elle ne soit enceinte – ce qui exaspérait Ginny plus que tout. Il arrivait même que son frère et son fiancé s'allient contre elle pour l'empêcher de faire une chose qu'ils jugeaient trop dangereuse pour la santé de la jeune femme et celle du bébé. Dans ces moments-là, même Hermione ne lui était d'aucun secours.

Bien évidemment, Ginny prenait toutes les précautions possibles pour que sa grossesse se passe dans les meilleures conditions, elle suivait à la lettre les conseils et instructions de l'infirmière, et même si elle s'en plaignait souvent, elle prenait en compte chaque chose que lui disait sa mère.

Si au début de sa grossesse, la rouquine n'avait pas su comment gérer les choses et avait fortement appréhendé l'arrivée de son fils et les conséquences de son rôle de mère, elle était de plus en plus sereine et aimait déjà son fils plus que tout. Malgré les symptômes parfois contraignants qu'elle subissait, Ginny ne se laissait pas démonter et affrontait chaque douleur, chaque nausée, chaque vomissement, simplement heureuse et impatiente d'accueillir son fils.

- Je sais, mon chéri, je te taquine, ricana Ginny en l'embrassant sur la joue.

Elle le tira par la main vers la cheminée et il embrassa sa sœur sur la joue au passage, avant de rejoindre la rouquine dans l'âtre. Ils disparurent dans de grandes flammes vertes pour réapparaître quelques minutes plus tard dans l'âtre d'une cheminée bien plus large. Ils secouèrent leurs vêtements pour en retirer la suie et sortirent de la cheminée. Leurs yeux s'écarquillèrent en découvrant la taille de la pièce où ils avaient atterri.

Ils venaient de poser le pied dans l'une des pièces de vie les plus grandes qu'ils n'avaient jamais vu. Le séjour était immense, mais les murs faits de pierres sombres, les meubles noirs pour la plupart et les fenêtres n'éclairant que très peu la pièce, rendaient la pièce très peu lumineuse.

- Ce n'est pas très lumineux, grimaça Ginny.

- On dirait une maison hantée, répliqua Harry, affichant la même moue que la rouquine.

Malgré tout, ils visitèrent l'entièreté du manoir - car c'en était un - sans se lâcher la main. Les autres pièces n'étaient pas plus lumineuses ou mieux décorées. Tout était oppressant, les chambres n'étaient pas très grandes et sombres pour la plupart. Tout était propre, au millimètre près, rendant l'endroit encore plus sinistre. Même de l'extérieur, le grand bâtiment était glauque. Tout était sombre, noir, et angoissant.

Le jardin n'était pas très grand, mais cela ne le rendait pas moins effrayant. Il était entouré de cyprès et d'interminables haies, et Ginny avait même cru voir un saule cogneur tout au bout. Les alentours semblaient vides sur plusieurs kilomètres, ce qui encouragea les deux jeunes à quitter rapidement l'endroit.

Ginny avait décrété que jamais elle ne laisserait le moindre de ses enfants - ni n'importe quel autre enfant - entrer dans cet endroit glauque. Harry avait acquiescé vivement et ils étaient partis par cheminée à l'heure du déjeuner.

La maison de Southwold était bien différente du manoir d'Aberdeen qu'ils venaient de visiter. La demeure n'était pas très grande, située près de la mer, et donnait directement sur la plage de sable gris. La visite n'avait pas été très longue, mais le couple avait voulu profiter de la journée ensoleillée pour déjeuner dans un petit boui-boui de la ville.

Le repas avait été délicieux et ils s'étaient promenés une bonne partie de l'après-midi sur la plage et ses alentours, avant de retourner dans la petite maison. Ils l'avaient trouvée très jolie, la décoration était très « cute » d'après Ginny et bien plus accueillante que celle de leur première visite. Cependant, la demeure ne comportait qu'une seule chambre, ce qui n'était pas du tout adapté à ce qu'ils cherchaient. Il s'agissait d'une petite baraque de vacances et non d'une maison dans laquelle une famille pourrait vivre. Ils avaient donc difficilement quitté la ville - qu'ils avaient beaucoup appréciée - et s'étaient volatilisés dans les flammes vertes de la cheminée.

Cette fois-ci, si leurs yeux s'écarquillèrent, la raison était toute autre. En effet, le séjour était - aux yeux des deux nouveaux arrivants - sublime. Très lumineuse, chaleureuse et accueillante, d'une taille plus que correcte et dont les baies vitrées donnaient directement sur une grande terrasse, la pièce à vivre était splendide.

- C'est magnifique, s'émerveilla Ginny en serrant la main du brun dans la sienne.

- Complètement d'accord, répondit-il tout aussi ébahi en avançant dans le séjour.

Il observa l'extérieur et vit que la terrasse donnait sur un grand jardin, qui semblait faire tout le tour de la maison. Ginny s'avança à son tour et fit le tour de la pièce. Les meubles étaient somptueux et dans des tons clairs qui s'accordaient parfaitement à la couleur des murs. La pièce n'était pas très décorée, mais cela ne gênait pas la jeune femme qui s'imaginait déjà très bien l'embellir avec des photos ou autres éléments qui leur correspondraient à tous les deux.

Ils visitèrent la maison pièce par pièce et furent charmés par ce qu'ils découvrirent. La maison était sur trois étages et semblait parfaitement adaptée à accueillir une famille. Le rez-de-chaussée comportait une cuisine, donnant sur une magnifique salle à manger, un cellier, le séjour, une véranda qui donnait elle aussi sur l'extérieur, ainsi qu'une grande entrée où se trouvaient les escaliers montants à l'étage.

Le premier étage était composé de quatre chambres, d'une salle de bain et d'une buanderie. Le dernier étage comportait deux grands bureaux, une dernière chambre, ainsi qu'une grande pièce vide dont l'utilité pouvait varier.

Le couple avait été conquis par chaque pièce de la maison, qu'ils trouvaient tous deux parfaitement à leur goût. Contrairement à ce que Ginny avait imaginé en venant visiter les différentes maisons, celle-ci n'avait rien d'une maison typiquement familiale, qui lui donnerait l'impression de vivre la vie de famille banale et routinière que certains vivaient.

Non. Cette maison était différente de ce qu'elle s'était imaginée. Les tons étaient accueillants, les chambres étaient grandes et aucune ne se ressemblait. L'une d'elle comportait même une mezzanine. La décoration était adaptable selon leurs goûts et l'ambiance que dégageait la maison était chaleureuse.

La jeune femme n'avait aucune idée du nombre d'enfants qu'Harry et elle pourraient avoir dans le futur - elle s'accommodait déjà difficilement d'en avoir un seul - mais si à l'avenir, ils souhaitaient accueillir d'autres bambins, cette maison serait largement adaptée. Elle n'aimait pas se projeter trop dans l'avenir, mais s'ils choisissaient cet endroit comme leur futur foyer, ils seraient libres d'en faire ce qu'ils voudraient.

La visite du jardin avait elle aussi ravie le couple. Des rosiers s'étendaient tout le long des murs extérieurs et ils avaient même trouvé une petite mare dans un coin du jardin. En retournant à l'intérieur pour une seconde visite, ils étaient tous deux de très bonne humeur.

- Est-ce que tu connais un petit peu la région ? demanda Ginny.

- Je suis venu une seule fois à Canterbury avec les Dursley, et j'en ai plutôt un bon souvenir. J'avais beaucoup aimé la ville.

- Tant mieux, sourit-elle. Ce n'est pas très loin de Londres en plus de ça, et même si nous pouvons transplaner, c'est toujours plus agréable de voyager moins longtemps par cheminée ou par transplanage.

- C'est certain, ricana-t-il. D'ailleurs, je pense qu'à notre sortie de Poudlard, je passerai mon permis de conduire moldu, Hermione aussi sûrement, ça peut toujours servir.

- Tu crois que je le pourrais aussi ? s'enquit-elle, trouvant l'idée excitante.

- Toi ? Conduire une voiture moldue ? Je rêve de voir ça, se moqua-t-il.

- Eh ! Si tu peux y arriver, moi aussi, répliqua-t-elle en le fusillant du regard. J'y arriverai même avant toi, le défia-t-elle ensuite.

- Tu crois ça ?

- J'en suis certaine.

- Pari tenu, répondit-il avec un sourire en coin.

- Prépare-toi à perdre, Potter.

- C'est ce qu'on verra, Weasley.

Ils s'affrontèrent tous les deux du regard, puis ne tenant plus, Ginny éclata de rire vite suivie par le brun. Elle entra dans la plus grande chambre et tourna sur elle-même en écartant les bras. Harry l'observait rire, appuyé contre le chambranle de la porte et sourit à son tour. Il la trouvait magnifique.

- Imagine-nous vivre ici, lança-t-elle avec des yeux pétillants. Imagine-toi rentrer du Ministère, transplaner ici, et nous retrouver, Nathaniel et moi.

- Nathaniel ? répéta-t-il en ricanant, un sourcil haussé.

- Quoi ? Tu n'aimes pas ? répondit-elle en souriant elle aussi.

- Hum, pas vraiment, dit-il en grimaçant. Et pourquoi ce ne serait pas toi qui rentrerais du travail, hein ? demanda-t-il, pour lui faire oublier cette horrible idée de prénom. Imagine-toi rentrer, mettre les pieds sous la table de la salle à manger et déguster le merveilleux repas que je t'aurais préparé avec Albus.

- Albus ? Sérieusement ? enchaîna-t-elle avec une moue dégoûtée.

- Oui ! Pour rendre hommage à Dumbledore, dit-il en se passant une main sur la nuque.

- Tu crois vraiment que je vais appeler mon fils, Albus ?! Quelle horreur, le pauvre enfant aura l'air d'avoir cent ans dès sa naissance ! Et puis sérieusement, Albus ?

- C'était une juste idée, grogna-t-il d'un air boudeur.

- Eh bien, oublie vite cette idée, mon chéri. Jamais je n'appellerai mon fils Albus !

- Tu as une meilleure idée, peut-être ? répliqua-t-il en haussant un sourcil. Je te rappelle que tes dernières propositions étaient Edgar, Terence et Nathaniel, alors à côté, Albus c'est très joli !

- N'importe quoi ! Ces prénoms sont très bien, tu n'as aucun goût, c'est tout, s'exclama-t-elle en le pointant du doigt. Et je viens de te dire que je ne voulais pas que mon fils ait l'air d'être centenaire juste à cause de son prénom, alors oublie-le aussi.

- Bien, bien, répliqua-t-il en levant les mains au ciel, pour se rendre. De tout manière nous avons encore le temps, Miss Weasley, ajouta-t-il en s'approchant d'elle.

- De moins en moins, soupira-t-elle en se blottissant contre lui. Et nous ne nous sommes pas non plus décidés sur son parrain et sa marraine, et entre-temps il faut que nous réfléchissions aux détails de notre mariage, et que-

- Eh ! Tout va bien, détends-toi, la coupa-t-il en caressant sa joue. Nous faisons les choses petit à petit, nous n'avons pas besoin de nous presser, Gin'. Regarde, nous nous en occupons en ce moment, et à moins que nous trouvions mieux demain, je pense que tu es d'accord avec moi pour dire que nous avons trouvé notre future maison, non ?

- Oui, marmonna-t-elle.

- Et tu ne trouves pas que cette chambre serait parfaite pour nous ? murmura-t-il en l'embrassant dans le cou.

- Si, répondit-elle en passant ses mains sous la chemise du brun, les yeux pétillants bien plus que quelques secondes plus tôt.

- Imagine-nous dormir ici, tous les soirs, chuchota-t-il à son oreille avant de mordiller son lobe.

Elle frissonna contre lui et gémit légèrement lorsqu'il lui mordilla la peau du cou. Il laissa ses mains glisser le long du corps de la rouquine jusqu'à sa taille et la tira vers lui pour la plaquer un peu plus contre son corps. Il était collé à son ventre proéminent et adorait cela.

- Je t'aime, Gin', murmura-t-il à son oreille. N'en doute pas une seule seconde. Et je ferais tout pour que notre mariage et la naissance de notre fils soient parfaits.

Elle releva la tête vers lui et l'embrassa à pleine bouche, sentant toutes ses angoisses s'envoler. Elle se sentait toujours bien lorsqu'elle était dans ses bras et les mots qu'il venait de prononcer ne faisaient qu'accentuer ce sentiment de plénitude et de bonheur pur. Il la guida à travers la chambre et les fit tomber sur le grand lit qui trônait au centre de la pièce. Ils ricanèrent lorsqu'elle tomba sur lui et il l'embrassa à nouveau en voyant ses yeux pétiller de bonheur.

Il caressa son visage et embrassa ses paupières, puis son nez, ses joues, et enfin ses lèvres. Il retira ses chaussures à l'aide de quelques coups de talons et l'entendit ricaner en le voyant gigoter dans tous les sens pour retirer ses chaussettes.

- Seriez-vous en train de vous moquer de moi, Miss Weasley ? s'enquit-il en levant un sourcil.

- Jamais je n'oserais, Monsieur Potter, pouffa-t-elle en retirant ses propres chaussures.

- Je n'aime pas ça du tout, susurra-t-il à son oreille, alors que ses mains remontaient le long de ses jambes.

Il lui retira son pull et embrassa tendrement son ventre arrondi. Elle gigota sous lui et réussit enfin à déboutonner les premier boutons de la chemise qu'il portait, pour la lui retirer entièrement quelques secondes plus tard. Il laissa des baisers tout le long du ventre de la rouquine, jusqu'à sa poitrine qu'il libéra de son soutien-gorge, avant d'embrasser chacun de ses mamelons. Sa poitrine avait presque doublé de volume depuis plusieurs semaines et ce n'était pas pour déplaire au brun qui savourait chaque jour la vue de sa poitrine - qu'il avait toujours trouvée magnifique.

Elle défit la boucle de sa ceinture, puis son pantalon et il se retrouva rapidement en caleçon. Il sourit contre sa peau, sortit sa baguette et après un léger mouvement, elle se retrouva en sous-vêtements à son tour.

- Eh ! C'est injuste, ricana-t-elle, le grondant faussement.

- Pas du tout, répliqua-t-il narquoisement. Nous sommes à égalité maintenant.

Il lui embrassa l'épaule et remonta jusqu'à ses lèvres qu'il mordilla légèrement avant de lui offrir un long baiser. Il passa une main dans ses cheveux et se redressa légèrement pour la regarder dans les yeux.

- Est-ce que je t'ai dit à quel point j'aimais comment tu avais fait couper tes cheveux ? murmura-t-il.

- Environ une centaine de fois, oui, ricana-t-elle en caressant sa barbe naissante.

Depuis qu'elle avait raccourci sa chevelure de feu dans un carré plongeant, il lui répétait presque tous les jours à quel point il la trouvait belle. Elle ricanait chaque fois en l'entendant et finissait par l'embrasser à pleine bouche pour le remercier. Et c'est ce qu'elle fit. Elle plaqua ses lèvres sur les siennes et passa sa propre main dans ses cheveux bruns. Elle aussi adorait la chevelure folle d'Harry.

Il l'attrapa par les hanches et inversa leurs positions pour qu'elle se retrouve au-dessus de lui. Il posa ses mains sur son ventre et le caressa du bout des doigts, sans la quitter des yeux. Elle était assise à califourchon sur lui et sentait son érection gonfler juste en dessous d'elle.

Elle aussi était de plus en plus excitée par les caresses qu'il lui prodiguait désormais sur la poitrine. Elle attrapa la baguette du brun et retira leurs deux vêtements restants d'un mouvement souple. Elle se baissa jusqu'à lui et embrassa ses lèvres, tout en s'empalant lentement sur lui, les faisant gémir de concert. Elle n'avait pas eu besoin de plus, elle était déjà prête à l'accueillir et lorsqu'elle se sentit disposée, elle amorça un mouvement lent au-dessus de lui.

Il avait placé ses mains sur ses hanches, ouvrit les yeux - qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé sous le plaisir - et croisa le sourire éblouissant de la jeune femme. Ils accélérèrent le rythme et il vit dans ses yeux qu'elle était à deux doigts d'atteindre le septième ciel. Ils atteignirent l'orgasme quelques secondes plus tard, dans un cri commun et la rouquine se laissa retomber sur lui, le nez dans son cou. Il la fit basculer sur le côté et se retira, avant de la serrer dans ses bras.

- Je t'aime, chuchota-t-il à son oreille, en l'embrassant dans le cou.

- Je t'aime aussi, Harry, répondit-elle sur le même ton.

- Ne t'inquiète pas pour l'avenir, Gin'. Tout se passera bien.

Il avait murmuré ces mots et la jeune femme avait doucement acquiescé avant de l'embrasser tendrement.

oOo

Les journées se faisaient de plus en plus courtes et la nuit était tombée depuis déjà plusieurs heures lorsque Drago reposa doucement une Hermione endormie sur le matelas, pour se lever. Elle s'était assoupie contre lui alors qu'il lui faisait la lecture, comme elle aimait qu'il le fasse, mais le jeune homme n'avait pas sommeil - pour changer - et avait renoncé à la chaleur de la jeune femme et des couvertures pour travailler quelques heures, le temps que le sommeil ne vienne.

Il embrassa le front d'Hermione du bout des lèvres et remonta les draps sur ses épaules avant de s'installer à son bureau. Deux heures passèrent sans qu'il ne s'en rende compte, tant il était concentré sur son travail, aucune pensée ne venant le perturber.

Pourtant, il fut dérangé tard dans la nuit par des bruits de pas rapides, provenant de la salle de bain. Pensant au départ que l'un de ses chers colocataires avait simplement une envie pressante, il ne bougea pas, mais il s'inquiéta ensuite d'entendre des bruits étranges dans la pièce attenante. Il laissa en plan ses parchemins et entrouvrit la porte.

Il fut étonné de retrouver Ginny, penchée sur la cuvette des toilettes, toute pâle, vomissant les restes de son dîner. N'avait-elle pas dépassé cette période de vomissements ?

Il secoua la tête et s'avança rapidement vers elle pour lui tenir les cheveux. Elle tremblait lorsqu'elle s'éloigna de la cuvette et alors qu'il faisait apparaître un verre d'eau, elle écarquilla - une nouvelle fois - les yeux en voyant que Malefoy lui était venu en aide.

- Ça devient presque une habitude, Weasley, railla-t-il narquoisement en s'asseyant à ses côtés. Ton Potter n'est-il jamais réveillé au bon moment ?

- Très drôle, Malefoy, grogna-t-elle en attrapant le verre qu'il lui tendait. Il dort, ce n'est pas de ma faute si tu as décidé d'arrêter de dormir la nuit.

- Dormir et comater à tel point de ne pas entendre sa fiancée quitter précipitamment la chambre pour aller vider ses entrailles sont deux choses différentes, s'amusa-t-il.

- Eh bien, au moins nous avons trouvé un autre point commun avec Hermione, répliqua-t-elle en souriant ironiquement. Ils sont complètement sourds lorsqu'ils dorment.

- À mon avis, le tien est le pire, dit-il en posant sa tête contre le mur.

- C'est très probable, oui, ricana-t-elle en l'imitant. Dire que dans quelques mois nous serons mariés, souffla-t-elle ensuite, comme si la réalité avait brusquement refait surface.

- N'es-tu pas déçue de te marier aussi tôt ? lui demanda-t-il, intrigué.

- Je ne suis pas déçue à proprement parler, mais je pense que si nous n'avions pas été contraints par cette foutue loi, j'aurais préféré attendre quelques années, dit-elle en haussant les épaules. J'aurais attendu pour avoir un enfant aussi. Nous sommes très jeunes, ce n'est pas du tout ce que je m'imaginais pour les années à venir. Je n'arrive toujours pas vraiment à réaliser à vrai dire, mais je crois que je suis heureuse comme ça, ajouta-t-elle finalement en haussant vaguement les épaules.

- Granger m'a dit qu'elle ferait abolir cette loi dès qu'elle en aurait la possibilité, annonça-t-il après avoir hoché lentement la tête, montrant qu'il comprenait le ressenti de la rouquine.

- Et nous savons tous les deux qu'elle y arrivera sans problème, s'amusa-t-elle doucement.

- Évidemment, ironisa-t-il en levant les yeux au ciel. Nous parlons d'Hermione Granger, Weaslette, pas de n'importe qui.

- Weaslette ? Sérieusement ? Tu sais que je déteste ça, soupira-t-elle. Et puis, tu pourrais m'appeler par mon prénom...

- Justement, tu détestes ça, c'est la seule raison pour laquelle je t'appelle encore comme ça, Weaslette, fit-il narquoisement.

- Allez, insista-t-elle. Tu m'as vu vomir mes tripes deux fois, je pense que nous sommes assez proches pour que tu m'appelles par mon prénom, Drago.

- Hum, marmonna-t-il. J'y réfléchirai.

Elle leva les yeux au ciel et ricana en voyant l'air prétentieux qu'il venait de prendre. Elle n'avait jamais réussi à le prendre au sérieux lorsqu'il agissait de cette manière, que ce soit les années précédentes, ou depuis que leurs groupes d'amis s'étaient rapprochés.

Elle n'avait jamais apprécié le jeune homme auparavant, suivant ses amis qui eux ne le supportaient absolument pas, mais depuis qu'Hermione et lui s'étaient rapprochés et qu'Harry et elle dormaient dans la chambre adjacente, Ginny avait appris à apprécier le jeune homme.

Ils s'entendaient plutôt bien et il lui arrivait même de prendre sa défense lorsque son frère ou même Harry médisaient à son propos. Par ailleurs, le repas qu'ils avaient partagé aux Quatre Dragons s'était très bien passé ; Harry et Drago avaient été cordiaux l'un envers l'autre et ils avaient tous pu profiter et apprécier leur déjeuner.

- Dis, est-ce que Hermione t'a parlé de vouloir passer son permis moldu ? demanda-t-elle soudainement, après quelques minutes de silence.

- Son permis moldu ? répéta-t-il confus.

- Tu sais, pour conduire leurs voitures.

- Ils ont besoin d'un permis pour ça ? s'étonna-t-il, moqueur.

- Visiblement, répliqua-t-elle sur le même ton. Je suppose donc qu'elle ne t'en a pas parlé ?

- Non. Pourquoi cette question ?

- Harry veut le passer à notre sortie de Poudlard, expliqua-t-elle, et il m'a dit qu'Hermione le passerait sûrement aussi. Je lui ai donc dit que je voulais le passer aussi, mais il s'est moqué de moi, alors je me suis dit que j'allais tenter de l'avoir et j'ai pensé que peut-être tu voudrais le faire aussi, pour que nous leur prouvions que nous sommes aussi capables de le faire, voire plus rapidement qu'eux, proposa-t-elle avec un sourire en coin.

- Tu es certaine que le Choixpeau n'a pas hésité à te mettre à Serpentard ? répliqua-t-il avec le même sourire en coin, un sourcil haussé.

- Alors ? C'est oui ? préféra-t-elle répondre après avoir levé les yeux au ciel.

- Évidemment, railla-t-il avec fierté. Je ne vais pas laisser passer l'occasion de battre Potter à plate couture.

- Je m'en doutais, ricana-t-elle en lui tendant la main. Je propose que nous nous y mettions dès la fin des cours, pour être sûrs de les devancer.

- J'en suis, répondit-il en lui serrant la main.

Elle posa ensuite sa tête et ses bras sur ses genoux en ricanant et secoua la tête. Elle s'imaginait déjà les têtes que feraient Harry et Hermione lorsqu'ils verraient leurs permis de conduire moldus, elle en riait d'avance.

Lorsqu'Harry l'avait défiée de passer ce permis, elle avait immédiatement pensé à Drago et savait déjà qu'il accepterait le défi, ce n'était pas son genre de refuser une telle opportunité de battre Harry à quelque chose, comme il l'avait si bien dit. Bien sûr, la jeune femme se doutait bien que pour deux sorciers comme eux, la tâche ne serait pas aisée, mais elle était déterminée à réussir.

- Est-ce que ça va mieux ? demanda-t-il.

- Beaucoup mieux, merci Drago, je te revaudrai ça, répondit-elle avec un clin d'œil.

- Je suis en couple et vous êtes fiancée, Miss, je me vois donc forcé de refuser votre offre, railla-t-il en esquissant un petit sourire.

- Idiot, répliqua-telle en le frappant à l'épaule. Merci d'être venu en tout cas, j'espère que ça ne se reproduira pas, pas que je n'ai pas apprécié l'intention, mais si je pouvais éviter de régurgiter chacun de mes repas, ça m'arrangerait, ajouta-t-elle en se levant. Bonne soirée, Drago, essaye de dormir, tu as une tête affreuse, se moqua-t-elle finalement en quittant la pièce.

- Merci du compliment, entendit-elle avant de fermer la porte.

Elle esquissa un sourire et s'allongea aux côtés d'Harry. Elle n'avait pas manqué le fait que Drago avait affirmé être en couple et s'était retenue de sourire de toutes ses dents. Elle était certaine qu'il n'avait jamais dit une telle chose à propos d'une autre fille avec qui il avait pu coucher et entendre cela l'avait confortée dans l'idée que Drago Malefoy et Hermione Granger étaient faits pour être ensemble. Elle se serra contre le brun et sourit, heureuse pour son amie.

oOo

La lumière du jour vint titiller les paupières de Ginny, qui papillonna des yeux avant de les ouvrir complètement. Elle tomba sur le visage endormi d'Harry et esquissa un sourire à cette vue. Il était rare qu'elle se réveille avant lui et elle put profiter du paysage, qu'elle trouvait très agréable.

Elle frissonna légèrement et se décala pour se blottir contre lui. Il dut sentir sa présence dans son sommeil puisqu'il la serra dans ses bras et elle se retrouva emprisonnée contre son corps chaud. Elle poussa un léger soupir de ravissement, se réchauffant petit à petit. Quelques minutes plus tard, les bras qui l'entouraient se resserrèrent contre elle, signe que le brun se réveillait et la jeune femme n'en sourit que davantage.

- Bonjour, souffla-t-il à son oreille.

- Bonjour, répondit-elle doucement.

- Bien dormi, Miss Weasley ?

- J'ai connu mieux, marmonna-t-elle en se retournant dans ses bras pour admirer ses yeux émeraudes.

- Tu as encore été malade ? s'inquiéta-t-il en fronçant les sourcils.

- Oui, grimaça-t-elle.

- Et tu ne m'as pas réveillé ?!

- Je-

- Gin' ! Tu m'avais promis de le faire chaque fois que ça arriverait, tu sais très bien que je n'entends rien quand je dors !

- Je ne voulais pas te réveiller, marmonna-t-elle, coupable. Et puis, tout s'est bien passé, ne t'en fais pas, je vais mieux, tenta-t-elle de le convaincre.

Elle ne voulait pas lui dire que Drago l'avait aidée à nouveau, sachant que le brun en serait sûrement très vexé et touché dans son égo.

- Ce n'est pas la question, tu le sais très bien, la gronda-t-il en lui caressant la joue, plus inquiet qu'en colère.

- Je sais, bougonna-t-elle en posant sa tête sur son torse. Mais je ne vais pas t'empêcher de dormir toutes les nuits, Harry. Je te l'ai déjà dit et ce n'est pas négociable, si je vais vraiment mal, je t'appellerai, mais cette nuit ce n'était rien de grave. Je t'assure.

- Très bien, souffla-t-il finalement.

Il la serra à nouveau contre lui et l'embrassa doucement, passant une main dans ses cheveux de feu. Elle sourit contre ses lèvres lorsqu'il passa lentement son autre main sur son ventre arrondi et s'allongea tout contre lui lorsqu'ils se séparèrent, entremêlant ses jambes aux siennes.

- Prête pour cette deuxième journée de visite, Miss Weasley ?

- On ne peut plus prête, Monsieur Potter, répondit-elle avec un petit rire. Même si je suis persuadée que la maison de Canterbury est la bonne.

- Moi aussi, sourit-il. Mais je préfère être sûr qu'il n'y a pas mieux, et puis ces résidences m'appartiennent, ajouta-t-il gêné de l'admettre, il faut bien que je sache à quoi elles ressemblent.

- Tu as bien raison, confirma-t-elle en posant inconsciemment une main sur son ventre. D'ailleurs, comment se fait-il que nous ne visitions pas le manoir principal ?

- D'après Balter, une partie est en reconstruction à cause d'une grosse tempête qu'il y a eu dans la région, répondit-il en haussant les épaules. Je n'ai pas insisté, je ne voulais pas le contrarier davantage, il avait déjà l'air embêté de ne pas pouvoir nous y amener.

- Nous aurons le temps plus tard, ce n'est pas grave, le rassura-t-elle en caressant sa joue. Tu devrais vraiment te raser, mon chéri.

- Qui te dit que je ne veux pas me laisser pousser la barbe ?

Elle haussa un sourcil dans sa direction et il leva les yeux au ciel.

- Oui, bon, je m'en occupe, soupira-t-il en se redressant.

Elle ricana alors qui marmonnait dans son coin et l'embrassa avant qu'il ne quitte le lit pour se rendre dans la salle de bains. Elle secoua la tête et retomba dans les oreillers, un grand sourire aux lèvres.

- Manoir Portsmouth, lança Harry en lâchant la poudre de cheminette, tout en serrant étroitement Ginny contre lui.

- Enfin ! Je n'en peux plus, vivement le moment où je retrouverais mon lit, s'exclama la rouquine en sortant de la grande cheminée du manoir.

Ils y avaient encore passé toute la journée et venaient d'atterrir dans la dernière des résidences qu'ils avaient à visiter. Leur choix pour la maison de Canterbury n'avait pas changé, mais ils avaient tout de même profité des résidences pour visiter, s'amuser et se promener dans les alentours. Ils avaient même déjeuné à Bristol, sur un bateau-restaurant moldu, qui traversait la rivière Avon.

- C'est immense ! s'égosilla-t-elle en tournant sur elle-même pour observer l'entièreté de la pièce.

En effet, la pièce dans laquelle ils venaient d'arriver était gigantesque. Il ne s'agissait pas d'un salon, cela se rapprochait plutôt d'une salle à manger, à en juger par la longue table qui trônait au centre de la pièce. Un grand lustre était accroché au plafond et des grandes fenêtres s'étendaient en face d'elle, donnant sur un parc tout aussi impressionnant.

- Je n'y crois pas, murmura Harry, abasourdi. Comment est-ce possible qu'un tel endroit... m'appartienne.

Ginny ne savait pas quoi répondre, les mots étaient restés coincés dans sa gorge, tant elle était ébahie. Harry s'avança jusqu'aux fenêtres et observa le parc qui s'étendait visiblement sur plusieurs centaines de mètres.

- Hermione avait raison, reprit-il tout en fixant l'extérieur. Qu'allons-nous faire de toutes ces résidences ? C'est beaucoup trop, nous n'avons pas besoin de tout cela. Des gens vivent dans la rue, et nous, nous possédons une dizaine de maisons, d'appartements, de résidences, et même de manoirs !

- Peut-être que vous pourriez les utiliser pour autre chose ? proposa-t-elle doucement en s'approchant de lui et en posant son menton sur son épaule.

- Oui, mais quoi ? soupira-t-il en se passant une main sur le visage, dépassé par la situation.

- Je suis sûre que vous trouverez quelque chose, Harry.

Il haussa les épaules et Ginny embrassa tendrement sa joue, avant d'attraper sa main pour qu'ils continuent de visiter l'immense manoir. Il s'étendait sur quatre étages, les pièces de vie commune situées au rez-de-chaussée étaient très grandes et lumineuses, les meubles étaient tous de très bonne facture, mais le plus impressionnant était le nombre de chambres. Ils purent compter pas moins d'une trentaine de chambres, de tailles correctes, contenant parfois des lits simples, et d'autres des lits doubles. Elles étaient assez simples, sans décoration, mais leur nombre était ahurissant.

- Ce manoir pourrait accueillir tout un régiment, s'exclama Harry, soufflé, en refermant la dernière porte.

- Tu sais à quoi ça me fait penser ?

- À un hôtel de luxe ? plaisanta-t-il.

- Pas du tout, ricana-t-elle. Non, ça me fait penser à un orphelinat sorcier du XVIIème siècle que j'ai visité il y a quelques années avec Maman, dit-elle en avançant dans le long couloir du dernier étage.

Elle sentit Harry lui lâcher la main et se tourna vers lui pour le voir arrêté au milieu du couloir, les yeux écarquillés. Il la fixait, la bouche entrouverte, comme une statue de sel.

- Que se passe-t-il ? s'inquiéta-t-elle en fronçant les sourcils.

Il sembla revenir à la réalité et en deux pas, il était face à elle et l'embrassa à pleine bouche, avant de la porter et de tourner sur lui-même en la tenant dans ses bras.

- Ginny, tu es la meilleure, s'exclama-t-il en la reposant au sol, avant de l'embrasser à nouveau, un grand sourire aux lèvres.

- Je le sais déjà, mais pourquoi cette agitation soudaine ? s'amusa-t-elle.

- Tu viens de me donner une merveilleuse idée, s'émerveilla-t-il, sans relever sa remarque.

- Qui est ? demanda-t-elle mitigée, un sourire aux lèvres.

- Tout à l'heure, tu m'as dit que nous pourrions faire quelque chose des résidences dont nous avons hérité et je viens de trouver ce que nous allons pouvoir faire de cet immense manoir, Gin', s'égosilla-t-il. Un orphelinat.

oOo

"16 janvier 1974,

Je n'ai pas réussi à me retenir cette fois, ma main est partie toute seule. Je ne sais même pas si je regrette, Potter le méritait, mais je n'ai jamais cautionné la violence. Remus était furieux, mais je n'ai pas su me retenir.

Cet idiot s'est levé en plein milieu du cours du Professeur McGonagall pour me faire une déclaration "d'amour". Si seulement je pouvais revoir la tête qu'a faite McGonagall, je donnerais toute ma fortune pour cela. Heureusement pour Potter que la métamorphose n'est pas une punition autorisée, bien que j'aurai rêvé qu'elle le transforme en rat, ou bien en fourmi, ç'aurait été formidable. Mais non, elle n'a rien fait de tout cela. Elle l'a convié à rester à la fin du cours et a continué sa leçon jusqu'à la fin de l'heure.

Je l'ai attendu pendant vingt bonnes minutes avant qu'il ne sorte. Black, Pettigrow et Remus ont attendu avec moi, et bien que j'ai essayé de faire abstraction de ce triple idiot de Black, il a été insupportable. Lorsque Potter est sorti, la colère que j'avais emmagasinée depuis plus d'une heure s'est canalisée dans ma main et elle est partie toute seule contre sa joue. Je suis restée immobile quelques secondes, choquée par mon geste, puis je suis partie sans écouter ce qu'ils me disaient. Remus m'a rattrapée et m'a fait la morale, mais je n'en avais rien à faire. Je venais de mettre une claque à James Potter. Je pense que c'est malgré tout, l'un des plus beaux jours de ma vie.

Au dîner, j'ai entendu dire que Potter avait écopé de cinq heures de retenue avec Rusard. Il l'a entièrement mérité. Non mais sérieusement, qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête pour faire une telle chose. Quel idiot. Moi qui pensais qu'il-"

- Hermione ? l'interrompit Drago, chuchotant à son oreille, alors qu'elle était installée dans ses bras.

- Hum ? marmonna-t-elle, concentrée dans sa lecture.

- Tu as déjà senti de l'Amortentia ?

- Pardon ?! s'exclama-t-elle en relevant la tête du carnet de sa mère, les sourcils haussés. Qu'est-ce que c'est que cette question ?

- Tu n'as pas répondu.

- Oui, j'en ai déjà senti. Pourquoi cette question ? répéta-t-elle, confuse.

- Qu'est-ce que tu as senti ?

- Drago ! Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ?

- Qu'est-ce que tu as senti ? insista-t-il en fermant son livre.

- Ce ne sont pas tes affaires, je ne te le dirais pas, c'est très personnel, répondit-elle en croisant les bras sous sa poitrine.

- Tu es agaçante, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. J'ai lu quelque chose à propos de cette potion, donc j'ai pensé à ça, dit-il en secouant son livre de potions sous ses yeux. Dis-le-moi, murmura-t-il à son oreille en passant ses bras sur son ventre.

- Non, insista-t-elle en feignant de reprendre sa lecture.

- Dis-le moi, répéta-t-il en l'embrassant dans le cou, tout en passant ses doigts sous le pull qu'elle portait - et qui lui appartenait.

- Non, fit-elle en tentant de masquer les trémolos de sa voix, lorsqu'il mordilla son lobe droit.

- Dis-le moi, insista-t-il en faisant glisser ses doigts le long de son ventre.

- Non, Drago. Arrête d'insister, je ne te le dirais pas, du moins pas aujourd'hui, souffla-t-elle, gardant contenance du mieux qu'elle le pouvait.

- Quand ? demanda-t-il en s'écartant de son cou pour la regarder, tout en retirant sa main de son ventre.

- Si tu ne reposes pas ta main tout de suite, sois certain que je ne te le dirais jamais, grogna-t-elle finalement, avide de sentir à nouveau sa main chaude sur sa peau.

- Exigeante, Miss Granger ? railla-t-il à son oreille, en reprenant ses caresse, cette fois-ci sur la hanche de la jeune femme.

- Très, Monsieur Malefoy, répliqua-t-elle en s'appuyant complètement contre lui, posant sa tête sur son épaule alors qu'il dévorait la peau de son cou.

- Je n'oublierais pas que tu as promis de me le dire un jour, sois en certaine, Mia, chuchota-t-il à son oreille, tandis qu'elle gémissait sous les caresses qu'il lui procurait désormais sur son sein droit.

- Je n'ai pas promis une telle chose, Malefoy, répondit-elle en retenant un halètement lorsqu'il pinça, entre son index et son pouce, la pointe de son mamelon.

- Tu as dit que tu me le dirais un jour, je considère cela comme une promesse, et j'attends de toi que tu la tiennes, Granger, fit-il, tout en passant le bout de ses doigts sous l'élastique du jogging qu'elle portait.

- Tu vas attendre dans ce cas, Malefoy, murmura-t-elle en laissant échapper un gémissement lorsqu'il titilla son clitoris avec son majeur.

- Je ne suis pas très patient, tu devrais le savoir depuis le temps, répliqua-t-il en remontant sa main jusqu'à son ventre, la laissant pantelante.

- Drago, se lamenta-t-elle en se tortillant au-dessus de lui.

Il sourit contre son cou et l'immobilisa en posant ses mains sur ses hanches, pour l'arrêter dans les mouvements qu'elle effectuait inconsciemment sur son bas-ventre, déjà bien éveillé.

Lorsqu'elle s'arrêta enfin de bouger, il embrassa son cou, laissant des baisers humides jusqu'à sa mâchoire, sur sa peau à l'odeur de rose. Il leva l'une de ses mains jusqu'au visage de la jeune femme et caressa doucement sa joue, son menton, sa mâchoire, ses paupières, puis l'arrête de son nez et enfin sa bouche. Il passa son index sur ses lèvres, traçant leurs contours, puis tira sur celle du bas, faisant s'entrouvrir la bouche d'Hermione. Elle suçota le bout de son doigt, puis joua de sa langue sur toute sa longueur, avant de l'aspirer entièrement. Il avait à nouveau passé sa main sous son - propre - pull et caressait chaque parcelle de peau à laquelle il avait accès, alors que son majeur se joignait à son index, entre les magnifiques lèvres d'Hermione.

Il récupéra ses deux doigts, sans que ses lèvres ne quittent le cou d'Hermione et sa main reprit le chemin inverse, se faufilant à nouveau sous l'élastique de son pantalon. Elle se retenait du mieux qu'elle le pouvait de gémir, mais la façon dont il utilisait ses doigts la faisait presque trembler. Il titillait la pointe de ses seins avec son autre main et Hermione sentait qu'elle y était presque, il savait comment la faire venir et y arrivait parfaitement.

Seulement, elle n'eut pas l'occasion d'atteindre son apogée, puisque la porte du séjour s'ouvrit brusquement.

- Hermione ! lança Harry en entrant, alors que Drago se hâtait de retirer ses mains de sous les vêtements d'Hermione, qui gémit de frustration à son oreille, le faisant pouffer de rire.

- La prochaine fois, sois plus rapide, grogna-t-elle doucement pour qu'il soit le seul à l'entendre.

Il ricana et ouvrit le livre qu'il avait mis de côté, pour reprendre innocemment sa lecture. Ginny venait d'arriver à la suite du brun, qui semblait surexcité alors qu'il s'approchait vivement du canapé où étaient installés Hermione et Drago. Le blond croisa le regard moqueur de Ginny, qui venait de remarquer les joues rouges d'Hermione et ses yeux pétillants, et il leva les yeux aux ciel, alors qu'elle se moquait ouvertement de lui. Harry ne prit pas la peine de s'asseoir et entama son récit immédiatement.

- J'ai eu une merveilleuse idée ! s'exclama-t-il lorsqu'il fut en face de sa sœur.

- Nous avons eu une merveilleuse idée, le corrigea Ginny en s'installant dans un fauteuil.

Drago ricana à nouveau en croisant le regard exaspéré de la rouquine, qui paraissait épuisée par sa journée et par son fiancé, qui n'avait d'ailleurs pas pris en compte sa remarque et continuait déjà ses explications.

- Nous avons visité toutes les résidences et je disais justement à Gin' que je trouvais inutile et injuste que nous ayons autant d'endroit nous appartenant, commença-t-il enthousiaste. Elle m'a dit que nous pourrions utiliser ces résidences pour la bonne cause, ou pour quelque chose d'utile, plutôt qu'elles soient vides toute l'année. Le dernier endroit que nous avons visité, continua-t-il sous les regards moqueurs de Ginny et Drago, et intéressé d'Hermione, est un manoir absolument gigantesque, tu le verras toi-même lorsque tu t'y rendras, mais honnêtement je n'avais jamais vu ça. Lorsque nous avons terminé la visite, Ginny m'a donné la plus merveilleuse des idées, et j'ai trouvé la meilleure façon de rendre utiles ces résidences, Hermione.

- Qui est ? demanda-t-elle sceptique.

- Un orphelinat ! s'exclama-t-il, tout sourire.

- Un orphelinat ? répéta-t-elle, confuse.

- Oui ! Il y a exactement trente-quatre chambres, rends-toi compte de ce que nous pourrions en faire. Aucun d'entre nous n'habitera jamais dans un tel endroit et ce manoir pourrait accueillir énormément de personnes. Énormément d'enfants !

- Harry...

- Non, Hermione, laisse-moi finir, la coupa-t-il, sachant déjà qu'elle allait être sceptique. Le parc est immense, nous n'avons même pas pu le découvrir en entier, je crois même avoir aperçu des fléreurs, même si Ginny dit que ce que j'ai cru voir étaient simplement des chats.

- J'en suis persuadée, s'amusa-t-elle en levant les yeux au ciel.

- Peu importe, fit-il en balayant sa remarque d'un geste de la main. Les pièces de vie sont aussi très grandes, assez pour accueillir beaucoup d'enfants pour les repas, ou autres moments. Imagine-le, Hermione. Je sais que ça te paraît infaisable, mais je suis certain que ça ne l'est pas ! Pense aux enfants qui ont perdu leurs parents pendant cette guerre, des enfants comme Teddy, mais qui n'ont pas la chance d'avoir des proches pour s'occuper d'eux. Ils ont presque tous été transférés dans des orphelinats moldus, je l'ai lu dans la Gazette l'autre jour, soupira-t-il. Je n'ai pas envie que ces enfants apprennent qu'ils sont sorciers au même âge que toi et moi, ni qu'ils grandissent dans des conditions telles que les miennes, alors que nous avons la possibilité de leur offrir bien mieux. Nous avons la chance de pouvoir le faire, Hermione, ajouta-t-il en s'asseyant sur l'accoudoir du fauteuil de Ginny.

- Tu as l'air d'y avoir beaucoup réfléchi, souffla-t-elle finalement, après quelques secondes de réflexion.

- Oh que oui, pouffa Ginny. Il n'a pas cessé d'en parler depuis qu'il a eu cette idée et crois-moi, c'était long.

- Attends une minute, fit Hermione en fronçant les sourcils, décollant son dos du torse de Drago. Comment se fait-il que vous ne soyez pas arrivés par cheminée ? gronda-t-elle en les fusillant du regard.

Le visage de son frère se décomposa sous ses yeux alors que Ginny plaquait sa main sur sa bouche.

- Vous avez transplané ? demanda Drago, en haussant les sourcils, étonné.

- Ginny, je suis désolé, c'est de ma faute, s'empressa de dire Harry en tournant la tête vers la rouquine, l'air franchement coupable. J'étais pressé de pouvoir parler à Hermione et je n'ai pas réfléchi, et-

- Harry ! l'interrompit Ginny, mécontente. Si nous avons transplané c'est de notre faute, à tous les deux. J'aurais dû faire attention moi aussi.

- Non ! Si je n'avais pas passé tout ce temps uniquement concentré sur cette foutue idée d'orphelinat, nous n'aurions pas-

- Harry ! Stop, le coupa Ginny. Je te dis que si c'est arrivé c'est de notre faute, et puis ce n'est pas si grave, c'est arrivé une seule fois.

- Nous avons transplané par ma faute. Je ne suis même pas capable de respecter les consignes de Pomfresh, comment veux-tu que je m'occupe d'un bébé, continua-t-il de marmonner sans écouter Ginny.

- Harry James Potter ! Tu vas la fermer, oui ? tonna Ginny en le fusillant du regard. Tout va très bien et de toute manière, nous allons voir Pomfresh mardi, donc arrête tes bêtises. Je te dis que ce n'est pas grave, ça ne se reproduira plus, d'accord ?

- Elle a raison, Harry. C'est arrivé une seule fois et je suis certaine que vous ferez très attention désormais, le rassura Hermione d'une voix douce, le faisant soupirer. Et pour ton idée d'orphelinat, il faut que nous y réfléchissions d'abord, c'est un projet qui demande beaucoup de réflexion.

- Si vous le dites, marmonna-t-il en jouant avec sa chevalière.

- Elle n'a pas tort, Potter, lança alors Drago. Bien que vous ayez largement les moyens de créer cet orphelinat et même d'en faire le meilleur établissement de tout le continent, ce ne sera pas aisé et cela prendra du temps. Le Ministère demandera sûrement énormément d'autorisations et de paperasse. Il vous faudra aussi employer du personnel pour s'occuper des enfants et gérer l'orphelinat, sauf si bien sûr, tu es prêt à t'en occuper toi-même, ce dont je doute.

- Mais je suis certaine que c'est largement faisable, Harry, enchaîna Hermione avec un sourire encourageant. Je trouve que c'est une très bonne idée, comme tu dis ces enfants ont besoin de faire partie de leur monde et d'y être intégré de la bonne façon, mais nous devons développer ce projet, pour en faire comme viens de le dire Drago, "le meilleur établissement du continent", s'amusa-t-elle en levant les yeux au ciel. Nous aurons tout le temps de nous en occuper à notre sortie de Poudlard, mais je pense que pour l'instant, il vaut mieux que nous nous concentrions sur la fin de nos études, et plus particulièrement sur ton mariage et ton fils à venir. Tu ne crois pas ?

- Si, tu as raison, soupira-t-il en s'étalant dans le canapé, la tête sur les genoux de Ginny. Je ne voyais pas les choses de cette façon, comme d'habitude j'ai foncé sans réfléchir au reste, plaisanta-t-il.

- Typiquement Gryffondor, murmura Drago pour lui-même.

- Je t'ai entendu, Malefoy, répliqua Hermione tout aussi doucement, en lui donnant un coup de coude discret.

Ils ne tardèrent pas à descendre dîner, tout en débattant de cette nouvelle idée d'orphelinat. Même si Hermione ne l'avait pas énormément montré, elle trouvait que la proposition d'Harry était excellente. Comme il l'avait si bien dit, beaucoup d'enfants de sorciers s'étaient retrouvés sans famille à cause de la guerre, et faire de leur manoir un orphelinat serait une très bonne manière de les rapprocher du mieux possible de la vie qu'ils auraient pu avoir.

En effet, lorsque le recensement des décès avait été effectué par le personnel du ministère, de nombreux orphelins avaient été découverts dans tout le pays et malgré le fait que la décision ait été difficile à prendre, beaucoup d'entre eux avaient été placés dans des orphelinats moldus - principalement les nouveaux nés et ceux âgés de moins de trois ans - puisque la place manquait dans les foyers sorciers. Hermione savait que si son frère n'avait pas eu de famille chez qui loger, il se serait probablement retrouvé dans l'un de ces orphelinats moldus. Elle pensait elle aussi que les orphelins de cette guerre méritaient de vivre dans le monde qui était le leur et s'ils pouvaient agir à cette échelle, elle y participerait volontiers.

Après le dîner, Hermione, accompagnée de Ginny et Harry, se rendit dans la salle commune de sa maison pour y passer la soirée. Il arrivait de moins en moins souvent qu'elle s'y rende, passant souvent ses soirées à l'appartement, mais cette fois-ci elle céda sous le regard suppliant que lui lancèrent Neville et Ron.

Malgré le fait qu'il arrive à tolérer Drago, Ron ne se rendait presque jamais à leur appartement, préférant l'éviter pour ne pas tenter le diable. Bien qu'Hermione en était attristée, elle comprenait que le rouquin ne puisse pas s'entendre avec Drago et ne voulait pas forcer les choses. Elle les connaissait tous les deux et savait très bien qu'ils feraient la paix un jour, mais qu'il faudrait attendre et ne pas intervenir au risque d'envenimer les choses.

Leurs amis trouvèrent l'idée d'Harry excellente et lorsqu'ils remontèrent au cinquième étage, le jeune homme affichait un gigantesque sourire. Il avait passé un merveilleux week-end en compagnie de sa future femme et finissait cette semaine avec un projet des plus excitants. Les deux jeunes femmes l'avaient écouté tout le trajet du retour raconter en détail comment il imaginait l'aménagement du manoir, tout en se lançant des regards amusés.

Après avoir souhaité bonne nuit aux autres, Hermione se précipita sous la douche. Elle ne croisa pas Drago dans la chambre et supposa qu'il ne devait pas encore être remonté. Elle se déshabilla rapidement et put enfin se passer sous l'eau, laissant échapper un soupir de satisfaction. L'eau chaude lui fit un bien fou et elle prit son temps pour se savonner et se rincer, en profitant le plus longtemps possible. Elle s'enroula ensuite dans une serviette et fouilla dans le tiroir qui lui était réservé pour sortir le peigne à cheveux que Pansy lui avait offert.

En fouillant dans ses affaires en bazar, elle tomba sur le flacon de parfum qui appartenait à sa mère. Elle oublia immédiatement ce qu'elle cherchait au départ et l'ouvrit. Aussitôt, une odeur de rose envahit ses narines et elle ferma les yeux pour profiter de cette odeur qu'elle trouvait merveilleuse. Hermione savait que cet arôme la suivait déjà partout puisque son shampoing et son propre parfum avaient cette odeur, pourtant, sentir celui de sa mère et savoir qu'elle portait le même qu'elle rendait ce flacon plus particulier et bien plus précieux que les autres. Comme si cette odeur de rose était supérieure à toutes les autres.

Elle s'en vaporisa sur le bas du cou et le rangea précieusement près de son propre parfum. Elle ouvrit la porte de la salle de bains un sourire mélancolique aux lèvres, oubliant au passage ce qu'elle avait prévu de faire.

Elle tomba sur Drago, qui était installé à son bureau, en train de rédiger elle ne savait quel parchemin pour son entreprise. Il n'avait pas entendu la porte s'ouvrir et la jeune femme s'appuya sur le chambranle de la porte pour l'observer quelques secondes.

Il avait revêtu sa tenue de nuit, soit un simple jogging, donnant à Hermione une vue parfaite sur son dos nu, qu'elle détailla avec application. Elle se souvint alors qu'ils avaient été brusquement interrompus par son frère quelques heures plus tôt et se mordilla la lèvre à ce souvenir.

La jeune femme s'approcha silencieusement de Drago, simplement vêtue de sa serviette de bain et posa ses mains sur sa nuque, faisant sursauter le blond.

- Où as-tu passé la soirée ? demanda-t-elle en murmurant à son oreille, l'empêchant de tourner la tête vers elle.

- Dans la salle commune de Serpentard, et toi ? s'enquit-il alors qu'elle passait désormais ses mains sur son torse.

- Pareil, répondit-elle en embrassant son cou. C'était très bien, continua-t-elle en mordillant son lobe. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas été réunis au complet.

- Une troupe entière de Gryffondors ? Merlin, je n'aurais jamais survécu à une telle horreur, plaisanta-t-il, alors qu'elle embrassait sa mâchoire.

Elle ricana contre son cou et se baissa légèrement pour lui embrasser l'épaule.

- Tu as changé de parfum ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- J'ai utilisé celui de ma mère, tu sais celui que j'avais trouvé à Godric's Hollow, répondit-elle en le serrant contre elle, ses bras autour de ses épaules. Comment as-tu deviné ? C'est le même que celui que je porte tous les jours, s'étonna-t-elle.

- Pas exactement, répliqua-t-il doucement. Le tiens est moins fort, plus doux.

- Quel talent, s'amusa-t-elle à son oreille.

Il ricana à son tour et laissa tomber sa tête en arrière pour la regarder et lui sourire. Elle lui sourit à son tour et embrassa le bout de son nez, puis ses lèvres, avant de revenir vers son oreille.

- Il me semble que nous avons été interrompus dans quelque chose de très intéressant tout à l'heure, Monsieur Malefoy, chuchota-t-elle.

- Vous croyez, Miss Granger ? répliqua-t-il, un tout autre sourire se dessinant sur ses lèvres.

- Je dirais même très plaisant, fit-elle en mordillant la peau de son cou.

Il ne tint plus longtemps, se leva brusquement de son siège et l'attrapa par les hanches pour la porter jusqu'au lit, la faisant glousser. Il la laissa tomber sur le matelas et se précipita sur ses lèvres.

- Finissons ce que nous avions commencé dans ce cas, Miss Granger, susurra-t-il à son oreille en défaisant sa serviette de bain.

oOo

Hermione grimpa presque en courant les escaliers menant à la tour Gryffondor, le souffle erratique. Les résultats des examens de la semaine précédentes devaient être affichés ce matin-là et la jeune femme s'était précipitée hors de sa chambre pour rejoindre la salle commune. Drago s'était ouvertement moqué d'elle, mais elle n'y avait pas fait attention et était simplement partie après s'être habillée. Elle irait déjeuner plus tard.

Le tableau de la Grosse Dame la laissa passer et elle tomba sur Neville qui était lui aussi venu regarder les résultats. La salle commune était vide, les élèves étant tous partis manger, mis à part Neville qui cherchait son nom sur l'affiche des résultats.

- Alors ? s'enquit-elle en s'approchant de lui, tout en reprenant son souffle.

- Pas terrible, grimaça-t-il. J'ai complètement loupé celui de Potions, mais le reste est plutôt correct, et toi ?

- Hum, j'ai presque tout réussi, sauf l'examen de Botanique visiblement, répondit-elle d'un air dépité, après avoir trouvé son nom dans la liste.

- Tu as eu un E, Hermione, ricana-t-il en levant les yeux au ciel.

- Ne te moque pas, répliqua-t-elle en lui tirant la langue. J'étais certaine de l'avoir réussi...

- Est-ce tu as percé ou écrasé les gousses de snargalouf ?

- Quelle idiote ! Je les ai écrasées, se lamenta-t-elle en posant sa main sur son front.

- Ce n'est pas bien grave, ne t'en fais pas, sourit-il. Les écraser libère moins de jus, mais la différence n'est pas énorme.

- Bien sûr que c'est grave ! Je ne comprends pas comment j'ai pu oublier une chose aussi évidente ! s'exclama-t-elle, dépitée.

Il ricana en secouant la tête et lui proposa de descendre pour prendre leur petit-déjeuner, se doutant bien que la jeune femme n'avait pas dû prendre le temps de manger avant de venir.

- Est-ce que tu as discuté avec Luna ? demanda-t-elle, alors qu'ils descendaient les escaliers de la tour.

- Pas vraiment, soupira-t-il. Je l'ai à peine vu ces derniers jours...

- Elle passe toujours tout son temps là-bas ?

- Oui, mais maintenant elle va aussi souvent dans la Forêt Interdite.

- Qu'est-ce qu'elle va faire là-bas ? s'étonna-t-elle, les sourcils haussés.

- Nourrir les sombrals, chercher ses créatures imaginaires... Ce genre de choses, répondit-il en haussant les épaules. Elle n'a pas peur de se faire attaquer par je ne sais quoi, contrairement à moi, plaisanta-t-il amèrement.

Hermione voyait bien que son ami était vraiment attristé ces derniers temps. Luna ne s'en rendait peut-être pas compte, mais tous les autres avaient bien vu que Neville était plus sombre qu'habituellement. Si certains, comme Ron ou Harry, pensaient que cela était dû à la guerre, Hermione et Ginny voyaient très bien que le comportement de Luna en était la cause principale.

- C'est peut-être une bonne chose qu'elle recommence à se rendre dans la Forêt Interdite, tu ne crois pas ? tenta-t-elle.

- Probablement, répliqua-t-il simplement en haussant à nouveau les épaules.

- Est-ce que tu as pu réfléchir à ce que je te disais la dernière fois ? demanda-t-elle, voyant qu'il ne semblait pas emballé par sa précédente remarque.

- La question est plutôt, est-ce qu'à un moment tu n'as pas réfléchi à ce que je t'ai dit la dernière fois ?

- À ce point-là ? grimaça-t-elle, se sentant coupable de l'avoir tourmenté.

- Tu n'as pas idée, souffla-t-il en rangeant ses mains dans ses poches.

- Est-ce que ça t'a aidé à éclaircir les choses ? demanda-t-elle timidement, ne voulant ni le brusquer, ni le blesser.

- Je pense que tu avais raison, fit-il en soupirant, après quelques secondes de réflexion. Le fait que nous nous soyons éloignés m'a en quelque sorte retiré tout le côté amoureux. Je pense que j'étais réellement amoureux d'elle, et que je le suis toujours un peu, mais j'ai l'impression d'avoir trop idéalisé le fait d'être en couple avec Luna.

- Comment ça ? l'interrompit-elle en fronçant les sourcils.

- Eh bien, j'ai l'impression que pendant toute la période où j'ai été fou amoureux d'elle, avant que nous ne nous mettions ensemble, je me suis imaginé ce que pourrait donner notre couple, je l'ai idéalisé. Mais ce que nous avons aujourd'hui est loin de ce que je m'imaginais, souffla-t-il. Peut-être que ç'aurait été différent si Xenophilius n'était pas décédé, c'est même certain, mais aujourd'hui je n'ai plus vraiment envie de tout ça. Je l'aime, j'en suis certain, mais comme tu m'as dit, mes sentiments ont évolué, ils sont plutôt amicaux. Je suis présent pour elle, comme un ami le serait, j'essaie de la réconforter, de la faire rire, et autres, mais rien de plus, parce qu'elle n'a pas besoin de ça et que je n'en ai plus vraiment envie moi-même. Tu vois ?

- Oui, je vois très bien, Neville. Et je comprends très bien ce que tu veux dire par idéaliser. J'ai eu la même impression avec Ron. J'étais amoureuse de lui depuis près de quatre ans et je m'imaginais beaucoup de choses sur notre couple, sur lui, sur moi, et même sur notre futur. Peut-être que si les choses s'étaient passées différemment, si les circonstances avaient été différentes, nous serions toujours ensemble et très heureux, mais ça n'a pas été le cas. Comme tu l'as dit, j'espérais et je m'étais imaginée beaucoup de choses avec Ron, mais tout ne s'est pas passé comme prévu, et je me suis rendue compte qu'il valait mieux que nous restions amis. Si tu penses que les choses n'iront pas mieux, il vaut peut-être mieux que tu en discutes avec elle et que tu le lui expliques, non ? proposa-t-elle après un court silence, pendant lequel le jeune homme intégrait les paroles d'Hermione.

- Les choses sont plus compliquées que ça, Hermione, soupira-t-il. Dans un premier temps, il faudrait qu'elle écoute entièrement ce que j'ai à lui dire. Et dans un second temps, qu'elle me réponde concrètement, ce qui, crois-moi, est très rare.

- Je suis sûre qu'elle t'écoutera, Neville.

- Si tu le dis, répondit-il en haussant les épaules. Partons du principe qu'elle m'écoutera, je ne peux pas faire ça, Hermione. Je ne peux pas rompre avec elle, pas maintenant.

- Et alors quoi ? Tu restes avec elle jusqu'à ce qu'elle aille mieux, c'est-à-dire dans on ne sait combien de temps ?! Elle est en deuil, Neville, personne ne sait combien de temps cela peut prendre.

- Elle n'a pas besoin de ça, ce n'est pas le moment, insista-t-il fermement.

- Et donc tu vas rester malheureux jusqu'à ce qu'elle aille mieux ? Tu crois peut-être que nous ne le voyons pas, mais tout le monde a remarqué que tu allais mal, Neville. Même s'ils ne savent pas tous pourquoi, moi je le sais. Et ce qui te rend malheureux, même si j'en suis profondément désolée, c'est cette situation. Tu es aussi en deuil, tu as vécu une guerre toi aussi, et tu n'as pas besoin de supporter le poids du deuil de quelqu'un d'autre.

Il soupira et serra les poings dans ses poches. Il savait tout cela. Il avait assez réfléchi à toute cette situation pour le savoir. Mais il ne voulait pas prendre le risque de faire du mal à Luna et qu'elle se sente encore plus mal après.

- Pas maintenant, répéta-t-il.

- Tu es aussi têtu qu'Harry, lui fit-elle remarquer en secouant la tête avec un léger sourire. Fais comme tu le sens, Neville, mais pense aussi à toi.

- Promis, répondit-il en passant un bras sur ses épaules. Merci, Hermione.

- Pas de quoi, sourit-elle. Je suis là si tu as besoin, ajouta-t-elle avec un clin d'œil alors qu'ils entraient dans la Grande Salle.

Cette dernière était pleine d'élèves en ce lundi matin. Les conversations fusaient de toute part, rendant l'endroit très bruyant. La jeune femme eut un sourire en voyant cela. Elle aimait cette ambiance chaleureuse qu'avait toujours dégagée la Grande Salle. Son regard se fit plus mélancolique en pensant au fait qu'il s'agissait de sa dernière année à Poudlard et elle se promit de profiter au maximum de ses derniers instants dans ce château qu'elle aimait tant.

Neville retira brusquement son bras de ses épaules et alors qu'elle allait tourner sa tête vers lui pour lui demander la raison de ce geste si brusque, elle croisa le regard anthracite de Drago. Il les fusillait du regard, la mâchoire contractée et un sourcil haussé. Elle comprit immédiatement la raison de son ostensible colère : Monsieur était jaloux.

Elle le défia du regard quelques secondes et leva les yeux au ciel en secouant la tête, pour lui faire comprendre qu'il était ridicule. Il ne sembla pas décolérer, mais la jeune femme n'en tint pas compte et suivit Neville vers la table de Gryffondor, sans un regard pour le blond.

- Où étais-tu passée ? s'enquit Harry, les sourcils froncés.

- Je suis passée voir les résultats des examens à la salle commune, répondit-elle en s'asseyant aux côtés de Ron et Neville. Drago ne vous l'a pas dit ?

- Nous ne l'avons même pas croisé, dit Ginny en haussant négligemment les épaules. Il était déjà là quand nous sommes descendus. Alors, les résultats sont-ils bons ? ajouta-t-elle, sachant très bien quelle serait la réponse d'Hermione.

- J'ai loupé celui de Botanique, mais sinon dans l'ensemble c'était correct.

- Traduction, intervint Neville, elle a eu des O dans toutes les matières, sauf en Botanique où elle a eu un E.

Sa remarque fut suivie par les rires du petit groupe, alors que Hermione tirait puérilement la langue à Neville. Le jeune femme jeta un coup d'œil à la table de Serpentard, pour évaluer l'humeur de Drago, mais celui-ci lui tournait le dos. Elle se servit donc de quoi manger et dégusta avec plaisir son petit-déjeuner.

Quelques minutes plus tard, l'heure du courrier arriva et une centaine de chouettes et hiboux débarquèrent dans la Grande Salle, augmentant brusquement le volume sonore. Mira atterrit devant elle avec la Gazette du sorcier, qu'elle détacha de sa patte. Elle donna à sa chouette quelques miettes de pain et celle-ci s'envola quelques secondes plus tard.

- Devinez quoi ?! George a proposé à Lee de le rejoindre à la boutique et il a accepté.

- Sérieux ?! s'exclama Ginny, en tournant la tête vers Ron qui tenait la lettre de leur frère.

- Oui, il devrait commencer lundi prochain, d'après George.

- C'est une très bonne nouvelle, sourit Hermione. Verity est très gentille, mais je ne suis pas certaine qu'elle soit la mieux placée pour changer les idées de George.

- Complètement d'accord, continua Harry.

Mais Hermione se désintéressa complètement de la conversation en voyant Drago se lever brusquement de table. Il quitta à grandes enjambées la Grande Salle, les poings et la mâchoire serrés. Elle le suivit du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse dans les couloirs du château et tourna immédiatement les yeux vers Pansy, qui la regardait elle aussi, l'air inquiète. La brune lui fit comprendre d'un mouvement de tête qu'il serait bien qu'elle suive Drago et Hermione hocha la tête.

- Je reviens, dit-elle à ses amis, en se levant.

Ils n'avaient pas remarqué que Drago était parti et elle entendit Harry lui demander la raison de son départ, mais elle ne répondit pas et se contenta de quitter la salle, aussi rapidement que l'avait fait Drago quelques secondes auparavant. Elle entendit des chuchotements sur son passage, mais ne réussit pas à discerner ce qu'ils disaient.

- Drago ! l'interpella-t-elle en le voyant en haut des escaliers.

Il ne répondit pas et disparut dans les dédales d'escaliers. Elle soupira et grimpa les marches à son tour, mais ne le vit plus jusqu'à arriver au couloir de leur appartement où elle l'aperçut enfin passer l'ouverture du tableau. Elle entendit une porte se claquer et pressa le pas pour entrer à son tour dans le séjour. La porte de leur chambre était fermée et elle souffla un grand coup avant d'entrer à son tour.

- Tu m'expliques ?! lança-t-elle en s'asseyant sur le lit, croisant les bras sous sa poitrine, avec un regard sévère.

Il se tenait face à la fenêtre, le corps tendu par la colère. La chaise de son bureau avait été renversée et il avait ouvert la fenêtre pour fumer une cigarette. Il tenait dans une main son mégot et dans l'autre ce qui semblait être un journal. Lorsqu'elle eut prononcé ces mots, il se tourna vers elle, le regard chargé de colère et balança le journal sur le lit.

Ils faisaient la première page de Sorcière Hebdo.

Drago Malefoy, fils du défunt Mangemort Lucius Malefoy, en couple avec l'héroïne de guerre Hermione Granger, connue désormais sous le nom d'Hermione Potter ?

L'article décrivait les deux apparitions "publiques" qu'ils avaient faites ces dernières semaines. Ils avaient été vus aux Trois Balais, en compagnie de tous leurs amis, puis quelques jours plus tard sur le Chemin de Traverse, à Gringotts et dans le Londres moldu. Ils avaient été suivis par un journaliste pendant tout ce temps et l'article décrivait leurs moindres faits et gestes, avec des détails très précis. Trop précis.

Hermione était effarée de lire cela. Elle avait le sentiment de ne plus avoir de vie privée, elle avait l'impression de lire les revues people moldues qui relataient les potins des stars moldues. La jeune femme n'avait jamais lu Sorcière Hebdo et était bien contente de ne l'avoir jamais fait, par ailleurs, elle n'avait jamais lu les revues people moldues non plus.

Elle soupira longuement en voyant qu'un autre article révélait la grossesse de Ginny et annonçait le futur enfant du Sauveur. L'article était rempli de spéculation sur les circonstances de cette grossesse. Ginny aurait fait un enfant dans le dos d'Harry, mais celui-ci dans sa grande bonté aurait accepté de s'en occuper, il ne s'agirait pas de l'enfant d'Harry et ce serait pour cela que la grossesse avait été dissimulée à la presse. Dans l'ensemble, le journal n'était qu'un amas de théories plus farfelues les unes que les autres.

Elle reposa le journal sur le lit et observa Drago. Il fumait silencieusement sa cigarette, le corps toujours aussi tendu que quelques minutes plus tôt.

- Il fallait bien que cela se sache un jour, fit-elle finalement, sans le quitter des yeux.

Il écrasa brutalement son mégot et le fit disparaître d'un coup de baguette, avant de se retourner vers la jeune femme.

- C'est tout ce que tu as à dire ? demanda-t-il rudement.

- Je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus, répondit-elle en fronçant les sourcils, surprise par le ton qu'il avait employé. La réputation de ce journal n'est plus à faire, Drago. Tout le monde sait qu'ils n'écrivent que des spéculations et des théories sur chaque chose qui se passe dans le monde des sorciers.

- Justement, gronda-t-il. Tu viens de le dire, leur réputation n'est plus à faire et énormément de sorciers lisent ce foutu journal. Que crois-tu qu'ils penseront en lisant cela ?

- Rien de spécial à part savoir que nous sommes ensemble. Je ne vois pas le mal à ça, répliqua-t-elle blessée malgré elle par le ton et les mots qu'il employait.

- C'est tout ? Tu penses vraiment qu'ils vont simplement le lire et passer à autre chose ?

- Oui, dit-elle simplement.

- Eh bien, tu es naïve de penser une telle chose, Granger, railla-t-il méchamment. Je vais te dire exactement ce qu'ils vont penser après avoir lu cet article. Ils vont penser que je me sers de toi pour redorer le nom des Malefoy. Ils vont penser que je ne suis pas sincère, que je suis un escroc, que je suis exactement comme mon père, et que je me sers de mes relations pour grimper dans la hiérarchie. Ils vont penser que je fais exactement ce qu'aurait fait mon père. Parce que c'est comme ça qu'ils fonctionnent, proféra-t-il furieusement en pointant du doigt le journal. Ils ne cherchent pas à comprendre, ils se contentent de spéculer et de répandre des rumeurs. Et ces rumeurs, Granger, elles me suivront partout et tout le temps ! Chaque chose que je ferais, chaque chose que je dirais, quoi que je fasse, la société me verra toujours comme le fils de Lucius Malefoy, comme le fils du Mangemort et de l'escroc, voire comme Mangemort moi-même. Leur avis est déjà fait, et ce depuis que je suis né. Je suis et resterai le digne fils de Lucius Malefoy.

- Ce n'est pas la vérité, je sais que ce n'est pas la vérité, protesta-t-elle d'une petite voix, impressionnée malgré elle par la colère qui émanait du blond.

- Qu'est-ce que ça change que tu le saches ?! Dis-moi ? Qu'est-ce que ça change ? Rien ! Ça n'a aucune importance.

- Tu crois vraiment que ça n'a aucune importance ? s'emporta-t-elle en se levant. Que l'avis de tes proches, de ceux qui sont de ton côté, de ceux qui t'aiment, n'ont aucune importance ?

- Ce n'est pas avec ça que je réussirais ma vie ! protesta-t-il durement. Tu penses peut-être que les choses sont aussi simples, mais ce n'est pas le cas, Granger, beugla-t-il. Tu es une héroïne de guerre, tu étais du bon côté, du côté des gentils, du côté des vainqueurs. Tu as ta place dans la société, un métier t'attend à la sortie de Poudlard sans que tu n'aies besoin de lever le petit doigt ! Tu as déjà réussi ! Alors que crois-tu que les gens vont penser en me voyant à tes côtés ?! demanda-t-il durement. Ils ne vont pas penser une seule seconde au fait que je me sois démené pour me créer un emploi, ils ne vont pas penser une seule seconde que je te mérite et que je suis honnête, ils ne vont pas penser une seule seconde que mon travail mérite qu'ils s'y intéressent. Pourquoi ? Parce que je n'étais pas du bon côté, Granger. Alors, non, ton avis n'a aucune importance, ni ceux des autres, cracha-t-il en se tournant à nouveau vers la fenêtre, tremblant de colère.

- Lorsque tu te retrouveras seul, crois-moi, tu regretteras de ne pas avoir donné de l'importance à ces avis-là, fit-elle simplement, le dévisageant d'un air vexé et déçu.

- Où est-ce que tu vas ? éructa-t-il en se retournant, lorsqu'il l'entendit s'éloigner.

- Loin de toi, répondit-elle en ouvrant la porte de la chambre. Je n'ai pas envie de recevoir d'autres de tes remarques.

- Tu passeras le bonjour à Londubat de ma part, je suis certain qu'il se fera un plaisir de te consoler, tonna-t-il amèrement dans son dos.

Elle ne se retourna pas et se contenta de claquer la porte en sortant, les larmes aux yeux. Elle l'entendit jurer depuis le séjour et essuya rageusement une larme, avant de quitter l'appartement.


Et voilà ! Beaucoup de choses dans ce chapitre : Ginny et Harry ont enfin visité les résidences des Potter, Drago et Ginny font encore ami-ami, un autre passage du journal de Lily Potter, une histoire d'orphelinat, des roses et encore des roses, Neville nous reparle de Luna et enfin un article problématique dans Sorcière Hebdo ! Qu'en avez-vous pensé ?

Qu'est-ce qui va bien pouvoir se passer entre Drago et Hermione ?

Un énorme merci à Suldreen194 et Choixpeau de fic qui me suivent encore et toujours sur chacun de mes chapitres, et qui les corrigent et les relisent !

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Passez un bon week-end !

Writer8Hell