Bonjour, bonjour !

On se retrouve (enfin) pour un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira ;) Désolée pour l'attente de celui-ci, cependant j'ai quelques chapitres d'avance donc les délais devraient être plus courts désormais ;)

J'en profite aussi pour vous dire qu'un nouvel OS Dramione ne devrait pas tarder à sortir sur mon compte, alors surveillez bien...

Bonne lecture !


Chapitre 59 : Serment

Trois petits coups furent frappés à la porte de la chambre, faisant sursauter celui qui s'y trouvait.

- Entrez, fit-il fortement, bien que son ton soit plutôt fébrile.

Hermione ouvrit la porte et entra rapidement en fermant derrière elle. Elle se tourna ensuite vers son frère, qui se tenait droit face au miroir de la pièce. Il était affairé à serrer son nœud papillon, mais ses mains tremblantes n'aidaient clairement pas, l'empêchant de faire quoi que ce soit correctement.

- Laisse, je vais le faire, dit Hermione d'une voix douce, en s'approchant de lui.

Elle portait une robe en soie d'une couleur lavande assez pâle, comme Harry et Ginny l'avaient demandé, ainsi qu'un petit gilet blanc, pour couvrir ses épaules dénudées. Bien qu'ils aient hésité à faire la cérémonie à l'extérieur - et finalement opté pour l'intérieur à cause de la pluie - le mois de février n'était pas chaud pour autant, et la simple robe qu'elle portait ne suffirait pas.

- Comment vas-tu ? s'enquit-elle en portant ses mains au cou de son frère.

- Je dois être honnête ou essayer de te rassurer ? répondit-il sarcastiquement, avec une moue anxieuse.

- Personne d'autre n'est venu te voir ? demanda-t-elle après lui avoir offert un sourire désolé.

- Si. Tu viens de manquer Ron, mais d'après ce qu'il m'a dit, il devait aller voir Gin avec le reste des Weasley, pour une réunion familiale.

Elle hocha la tête et ils plongèrent dans un silence pendant qu'Hermione remettait le nœud papillon en place. Elle s'éloigna ensuite de lui, un sourire fier sur les lèvres, levant les yeux vers lui.

Elle croisa son regard émeraude et ne put s'empêcher les larmes de lui monter aux yeux. Elle remarqua aussi qu'il semblait particulièrement fatigué, probablement à cause de sa soirée de la veille - organisée par Blaise et Ron - mais ne fit aucune remarque à ce propos, trop concentrée sur l'importance du moment.

- Ne pleure pas, sinon je vais le faire aussi, rit-il doucement, la voix tremblante d'émotions.

- Désolée, répondit-elle en pouffant et reniflant à la fois, alors que quelques larmes s'échappaient effectivement de ses yeux. Pansy va me tuer si je ruine mon maquillage.

- Ne bouge pas, fit-il en passant ses pouces sous ses yeux pour essuyer ses larmes du mieux qu'il le pouvait. Et voilà, ni vu ni connu ! Tu es magnifique, Hermione, ajouta-t-il avec un sourire tendre.

- Tu es très élégant aussi, Harry, le complimenta-t-elle à son tour. Avec ça, Ginny a intérêt à dire oui !

Cependant, la remarque qu'elle venait de faire ne sembla pas faire rire Harry autant qu'elle. Elle fronça donc immédiatement les sourcils en voyant qu'il affichait un simple sourire crispé et particulièrement faux.

- Ne me dis pas que tu as peur qu'elle dise non ?

Il avait baissé légèrement la tête pour plonger les yeux dans ceux de sa sœur. Il semblait gêné et coupable.

- Et si elle partait au milieu de la cérémonie ? Ou qu'elle ne remontait même pas l'allée ? finit-il par dire en détournant le regard, d'un ton fataliste.

Comprenant que son frère était très anxieux, elle souffla un grand coup, avant d'afficher un sourire attendri. Elle se rapprocha de lui et attrapa ses joues pour qu'il la regarde.

- Harry, j'étais avec elle il y a moins de vingt minutes, je t'assure que partir de ce mariage est la dernière chose qu'elle souhaite, chuchota-t-elle d'un ton qu'elle voulait rassurant. Elle t'aime, tout autant que toi tu l'aimes, et elle n'a pas envisagé une seule fois de ne pas se marier avec toi.

- Toutes les fois où elle disait que tout allait trop vite…

- Elle avait peur et elle a toujours peur, mais ça ne la fera pas reculer pour autant. Tu sais, elle est tout aussi effrayée que toi à l'idée que tu puisses ne pas l'attendre devant l'autel tout à l'heure.

- Mais je ne ferai jamais ça ! Je veux l'épouser depuis des mois !

- Alors pour quelle raison penserait-elle différemment de toi ? demanda Hermione avec un sourire tendre.

Elle le vit détourner les yeux une nouvelle fois et se mordre la lèvre. Il savait qu'elle avait raison, mais ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer le pire. Il l'avait vu tant de fois douter de l'avenir qu'il appréhendait plus que tout qu'elle ait radicalement changé d'avis.

- Il est normal d'avoir peur, d'être anxieux et d'appréhender Harry. C'est l'un des moments les plus importants de ta vie. Mais justement, profite. Profite de cette journée magnifique, garde tes appréhensions dans un coin de ta tête et vis ce moment à fond !

Il déglutit, sans la quitter des yeux, gardant le silence comme si un combat se déroulait dans son esprit. Puis finalement, après ce qui parut durer une éternité aux yeux d'Hermione, il hocha la tête d'un air résigné, ses yeux se brouillant de larmes à son tour. Certaines s'en échappèrent et Hermione se chargea aussitôt de les essuyer avec son pouce.

Elle ne pouvait peut-être pas comprendre l'anxiété qu'il ressentait à ce moment, ne l'ayant elle-même jamais vécu, mais elle ferait tout pour le soutenir. Ils en avaient tous les deux besoin. Il fallait qu'ils se serrent les coudes. Ils ne se lâcheraient plus.

Ce furent quelques coups frappés à la porte qui dérangèrent les deux Potter dans ce moment suspendu. Ils tournèrent la tête d'un même mouvement, pour voir Drago passer la tête dans l'entrebâillement de la porte.

- Je peux entrer ?

Hermione hocha la tête avec un léger sourire, avant de prendre son frère dans ses bras, pendant que Drago entrait. Le blond portait un costume parfaitement ajusté - comme toujours - qui semblait particulièrement coûteux. Il avait mis une cravate d'un vert foncé, pour embêter Ginny et Harry, comme il l'avait confié à Hermione le matin même.

- Tout va bien se passer, je serai là tout le long et tout ira bien, chuchota cette dernière à l'oreille de Harry.

Ils s'éloignèrent l'un de l'autre avec un sourire doux sur les lèvres.

- La cérémonie ne va pas tarder à commencer, Weasley Père m'a demandé de venir vous chercher, fit Drago en s'approchant.

Harry hocha la tête, d'un air résigné, sans même prendre en compte la façon de parler de Drago, alors que Hermione le fusillait du regard. Le brun s'observa une dernière fois dans le miroir, réajusta sa chemise d'un air anxieux et se passa une main dans les cheveux en soufflant un grand coup. Hermione regardait son frère avec un sourire tendre et amusé, la tête posée sur l'épaule de Drago. Il l'avait rejointe avec un sourire narquois, en passant un bras autour de ses hanches et en lui murmurant à quel point elle était belle dans cette robe.

Il ne l'avait pas vue se préparer et devait avouer que cette couleur lui allait à merveille. Bien qu'ils ne soient nullement assortis, il était plus que ravi d'apparaître à son bras, tant il la trouvait splendide. Il était fier et il ne se lasserait pas de le lui répéter plus tard.

- Est-ce que vous êtes prêts ? s'exclama soudainement George Weasley en ouvrant la porte de la chambre. On attend plus que toi, Harry.

- Je suis prêt, lui répondit-il rapidement en se tournant vers lui. Allons-y, ajouta-t-il en avançant vers son futur beau-frère, suivi de près par Hermione et Drago.

oOo

Bouquet entre les mains, accrochée au bras de son père, Ginny se décida enfin à affronter sa famille et son futur mari, les dents serrées pour ne pas pleurer. Elle serrait le bras de son père comme s'il était son seul appui pour rester dans le monde réel. Tout lui paraissait tellement surréaliste. Elle se mariait ce jour-là.

Une musique douce s'éleva dans la pièce lorsque les portes s'ouvrirent sur elle et cette fois, elle ne put retenir ses larmes. La vision de sa famille, de ses amis, tous installés de chaque côté de l'allée, au bout de laquelle son futur mari, l'homme qu'elle aimait, se tenait, ne la quittant pas des yeux, la mettait dans tous ses états. Elle n'en revenait pas qu'ils en soient arrivés là. Dire qu'à peine un an plus tôt, ils combattaient, résistaient, et faisaient tout pour survivre. Et aujourd'hui, elle épousait Harry Potter, l'homme de sa vie.

Fleur et sa mère la sermonneraient probablement pour avoir ruiné son maquillage, mais il s'agissait du dernier de ses soucis en cet instant. Elle n'arrivait pas à défaire ses yeux de Harry. Elle savait qu'il y avait leurs témoins de chaque côté du brun, le mage-marieur au centre, l'allée pleine de fleurs blanches, la rangée de chaises vides en l'honneur de leurs morts, les yeux de ses proches tournés vers elle, mais rien de tout cela n'avait le pouvoir de la faire quitter Harry des yeux. Elle y voyait tant d'amour, tant de tendresse, qu'il lui était impossible de s'en défaire. Il n'y avait que lui en cet instant.

Elle remonta l'allée pas à pas, sans alléger sa poigne sur le bras de son père, qui semblait tout aussi ému qu'elle. Son voile blanc cachait son visage débordant de larmes, mais elle savait que cela ne durerait pas longtemps. Ses yeux plantés dans ceux de Harry, toute appréhension avait disparu et, avant même qu'elle ne s'en rende compte, son père l'avait amené au bout de l'allée.

Sa main fut mise dans la sienne et elle sentit les lèvres de son père se déposer sur sa joue. Est-ce que le discours du mage-marieur dura longtemps ? Elle ne saurait le dire. Rien ne pouvait la distraire des yeux émeraude de l'homme qui lui faisait face.

- Je le veux, entendit-elle Harry prononcer, puis ce fut son tour.

Elle sentit le voile glisser de ses joues et le visage ému et heureux de son tout nouveau mari apparut plus clairement. Jamais elle n'aurait pensé vivre quelque chose d'aussi fort. Et quand ses mains se posèrent de chaque côté de son visage, puis que ses lèvres se rapprochèrent des siennes, Ginny sut qu'elle ne serait jamais malheureuse à ses côtés.

oOo

Après un lancer de bouquet, des félicitations de la part de tous les invités à l'officialisation magique de leur union, les deux mariés avaient enfin pu se retrouver pour danser et célébrer leur amour.

Harry avait été entraîné par Hermione la semaine passée pour que la première danse soit parfaite. Il ne voulait clairement pas se rater pour un jour si important que celui-ci, d'autant que la grossesse de Ginny la restreignait dans ses mouvements et qu'il devrait mener complètement la danse. Déjà qu'il n'était pas très doué, l'anxiété liée à ce jour si important n'améliorait pas les choses, mais le clin d'œil que lui avait envoyé Hermione avant que la musique ne commence l'avait rassuré plus qu'il ne l'aurait imaginé.

- Vous êtes magnifique, madame Potter, murmura Harry à l'oreille de Ginny, alors qu'ils dansaient l'un contre l'autre, au milieu de la piste installée dans le grand manoir utilisé pour le mariage.

- Tu n'es pas mal non plus, répondit-elle avec un petit rire, sa joue collée contre celle de son tout nouveau mari. La personne qui a choisi ton costume a tapé fort.

- Et qui te dit que je ne l'ai pas choisi moi-même ! s'indigna-t-il faussement, bien qu'amusé par sa remarque.

- Mon chéri, le jour où tu auras autant de goût pour la mode, je me poserai la question de savoir si quelqu'un n'a pas essayé de prendre ton apparence !

Harry ne put s'empêcher de pouffer, toujours serré contre elle, tournoyant doucement au rythme de la musique. Il était vrai qu'il n'avait pas choisi lui-même son costume. Il s'agissait de Neville et Drago, qui - bizarrement - avaient fait la paire pour s'occuper de lui trouver le costume idéal. Harry n'avait pas cherché plus loin et avait accepté le premier qu'ils avaient proposé, peu désireux d'y passer du temps.

Pour ce qui était de la robe de Ginny, bien qu'elle aurait adoré que Pansy la confectionne elle-même, grâce à ses talents indéniables, la Serpentard n'avait malheureusement pas eu le temps de s'y pencher. Cependant, elle lui avait été d'une grande aide, puisqu'elle s'était occupée - avec Molly à qui cela tenait à cœur - de lui trouver la robe parfaite. Elles l'avaient traîné dans diverses boutiques - sorcières, voire même moldues - pour le plus grand malheur de Ginny. Finalement, c'était une robe sélectionnée par Pansy que la rouquine avait choisie, pour le plus grand bonheur de la brune, qui avait eu l'impression de gagner son petit concours contre Molly.

Joue contre joue, main dans la main, Harry et Ginny valsaient, plus liés que jamais et bientôt, d'autres couples se joignirent à eux, embellissant la piste encore davantage.

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- Ils ont l'air heureux.

- Parce qu'ils le sont, Molly, sourit tendrement Arthur, qui dansait avec sa femme.

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De l'autre côté de la piste, Hermione se faisait intérieurement le même constat. Elle voyait son frère et sa meilleure amie rire tous les deux, parler à voix basse comme s'ils étaient seuls dans leur petit monde et elle ne put empêcher les larmes de lui monter aux yeux.

- Comment fais-tu pour avoir autant de larmes, Granger ? se moqua gentiment Drago, qui la faisait danser.

- Moque-toi ! Je ne suis pas certaine que tu serais dans un bien meilleur état si ta sœur se mariait ou que Pansy le faisait ! bougonna-t-elle, l'oreille posée sur son torse et les yeux toujours fixés sur le couple de mariés.

- Je ne pleure pas en public, marmonna-t-il en réponse, bien qu'il sache qu'elle n'avait pas entièrement tort. Et puis, je n'ai pas de sœur.

- Tu sais très bien ce que je voulais dire par là, Drago, dit-elle en levant les yeux au ciel.

Elle l'entendit rire doucement à son oreille, avant de sentir ses lèvres se déposer sur le haut de son crâne. Elle était persuadée qu'il aurait été le premier ému s'il avait été à sa place. Le blond le cachait peut-être aux autres, mais Hermione avait assez appris à le connaître pour savoir qu'il était bien plus émotif qu'il ne voulait le laisser penser.

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- J'ai eu peur qu'elle ne porte pas de jaune, avoua Neville, qui était debout sur le côté de la piste, en compagnie de Ron.

- Je pense que nous aurions tous été étonnés du contraire, répondit le rouquin, qui regarda à son tour Luna, se déhancher seule sur la piste de danse.

Les deux sorciers n'étaient pas accompagnés. Ils avaient préféré venir seuls, chacun pour différentes raisons. Neville ne se voyait pas amener qui que ce soit d'autre que Luna pour le moment, toujours trop attaché à la jeune femme. Quant à Ron, il s'imaginait plutôt mal amener l'une des filles avec qui il partageait parfois ses nuits ces temps-ci au mariage de sa petite sœur. Il aurait trouvé cela assez déplacé en plus du fait qu'aucune d'entre elles ne soit assez proche de lui pour cela.

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- Je m'attendais à ce que les invités nous rejettent, fit Théodore, alors qu'il dansait avec Blaise.

- Pourquoi ? Parce que nous sortons ensemble ou car nous sommes des Serpentard ? demanda son petit-ami, étonné par cet aveu.

- Les deux, répondit-il simplement, détournant le regard en haussant les épaules.

- Si ç'avait été le cas, nous les aurions gentiment envoyés se faire voir, Théo, répliqua Blaise avec un sourire vicieux.

Théodore ne put s'empêcher de ricaner en entendant cela. Il connaissait Blaise et savait qu'il n'était pas du genre à prendre en compte l'avis des autres, mais ce n'était pas son cas. Il se posait constamment tout un tas de questions sur ce que pourraient s'imaginer ses amis, sa famille ou même les personnes qu'il ne connaissait pas. Cependant, et ce depuis qu'ils étaient ensemble, Blaise avait toujours su trouver les mots pour le faire relativiser.

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- Comment tu te sens ? demanda Angelina.

- Mieux que ce que je pensais, fit George. Je suis triste, évidemment, comme toujours, mais j'essaie de me convaincre qu'il préférerait que je profite du moment.

- J'en suis certaine, lui souffla-t-elle avant de se pencher pour lui embrasser la joue.

Ils s'étaient installés à l'une des tables de la salle de réception, observant les couples valser sur la piste. George n'avait pas encore eu le cœur à danser. De plus, il avait dit - en s'excusant - qu'il réserverait ses deux premières danses à sa sœur, ce que la jeune femme avait tout à fait compris. Elle ne pourrait jamais rivaliser avec leur proximité.

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- Luna Lovegood, c'est bien ça ?

- Elle-même, répondit la blonde en se tournant vers le grand rouquin qui l'avait interpellée. À qui ai-je l'honneur ?

- Charlie Weasley, le grand frère de Ginny. Je les ai remarqués depuis l'autre côté de la salle, ce sont bien des siphons à Joncheruines ? demanda-t-il ensuite en pointant du doigt les boucles d'oreille que la jeune femme portait.

Lune n'avait probablement pas eu un si grand sourire depuis des mois. Elle ne connaissait pas du tout l'homme qui était venu la voir, mais il lui semblait bien différent de ses frères et de sa sœur. Son âme lui semblait plus créative, plus rêveuse, plus solitaire.

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- Il bouge ! s'exclama Ginny en chuchotant à l'oreille de son mari.

Aussitôt, Harry déposa la paume de sa main sur le ventre de sa femme, pour espérer sentir son fils. C'était une habitude qu'ils avaient pris tous les deux depuis que leur fils avait donné son premier coup de pied. Harry avait demandé à la rouquine de le prévenir chaque fois qu'il bougerait, même dans les moments non opportuns. Il ne voulait rien rater.

Il offrit un sourire resplendissant à Ginny en sentant quelques mouvements sous sa main et s'éloigna légèrement d'elle pour la regarder dans les yeux.

- Je suis tellement heureux de t'avoir épousé, murmura-t-il avant de se pencher pour l'embrasser tendrement.

Il sentit aussitôt le sourire de Ginny sous ses lèvres, alors qu'elle se collait un peu plus à lui sans arrêter de danser. Au même moment, la musique de la première danse touchait à sa fin.

- Puis-je vous emprunter votre femme, Monsieur Potter ? demanda George, interrompant les jeunes mariés, en arrivant près d'eux.

- Et moi votre mari, Madame Potter ? renchérit Hermione, postée à la droite du rouquin.

Le couple se tourna d'un même mouvement vers leurs frère et sœur, un sourire heureux aux lèvres.

- Avec grand plaisir, Monsieur Weasley, répondit Harry à George en lui tendant la main de Ginny.

Il l'embrassa ensuite sur le front et la suivit des yeux alors qu'elle prenait la main de son frère, qui l'emmena quelques pas plus loin pour danser. Harry se tourna alors vers sa sœur, sans se défaire de son sourire satisfait et attrapa la main qu'elle venait de lui tendre.

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- Heureuse ?

- Je crois que oui, répondit Ginny, les yeux pétillants de bonheur, alors qu'elle et son frère commençaient à danser lentement.

- Alors je le suis aussi, sourit-il doucement en l'embrassant sur le front. Ne te fais plus de souci quant à l'avenir, Gin', tu es plus entourée et chérie que jamais, lui souffla-t-il ensuite à l'oreille.

Elle releva les yeux vers lui, émue, et ne put que hocher la tête, la gorge serrée par l'émotion.

- Tu sais que tu l'es aussi, n'est-ce pas ? demanda-t-elle tout de même, en remarquant le continuel éclat de tristesse dans le fond des yeux de son frère.

- Je sais, acquiesça-t-il avec un sourire triste. D'ailleurs, Angelina et moi avons décidé d'emménager ensemble d'ici peu, lui annonça-t-il ensuite, avec une certaine fierté.

Un sourire heureux étira aussitôt les lèvres de la rouquine, qui tourna rapidement les yeux vers la petite amie de George. Elle vit alors qu'elle dansait avec Drago et ne put empêcher un rire amusé de s'échapper de ses lèvres.

- Voilà un duo de danseurs inattendu, s'amusa-t-elle en regardant George à nouveau. Je suis heureuse pour vous, je suis certaine qu'elle est celle qu'il te faut. Elle a su te redonner le sourire ces derniers temps, et pour ça, je lui en serai éternellement reconnaissante.

- Je le suis aussi, se confia-t-il, les yeux brillants. Je crois que sans elle, je n'aurais pas pu m'en sortir.

Ginny eut un sourire ému et posa son front contre le torse de son grand frère, sans qu'ils n'arrêtent de danser. Elle avait l'impression qu'ils avaient surmonté l'impossible tous ensemble. Comme si l'horreur qu'ils avaient vécue commençait doucement à pâlir, pour ne laisser que de douloureux souvenirs dans leurs cœurs.

Ils restèrent l'un contre l'autre tout le long de la danse, jusqu'à ce que la musique se fasse plus basse, pour finalement s'arrêter. Ginny releva les yeux vers George à cet instant et croisa son regard, il semblait bien plus taquin et malicieux qu'auparavant, et bien que cela ne dise rien de bon à la jeune femme, cela eut le don de lui réchauffer le cœur. Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu une telle lueur de malice dans les yeux de George ?

Elle eut raison de s'inquiéter puisque la seconde suivante, une musique totalement hors de propos se lança dans la salle de réception. Il s'agissait d'un cancan français et Ginny comprit immédiatement que George était le responsable de cette farce.

- Que diriez-vous de danser une seconde fois avec moi, Madame Potter ? Pour Fred, ajouta-t-il avec un regard lourd de sens, tandis que les chuchotements et protestations de quelques invités se faisaient entendre autour d'eux.

Devant le regard de son frère et le sens de ses paroles, Ginny ne put se permettre de refuser, et sans qu'elle n'ait senti venir la chose, elle se retrouva au centre de la piste, à suivre les pas de cancan que faisait son frère. Bien sûr, cela n'était pas très fructueux pour sa part, puisqu'elle était très limitée dans ses mouvements à cause de sa grossesse, mais le moment était trop bon pour y penser.

Aussitôt, les rires des invités se firent entendre, alors que Ginny remarquait l'agacement de sa mère, du coin de l'œil. Tout le monde riait et bientôt, quelques duos se joignirent à eux, créant une ligne de danseurs improbables. Qui aurait cru que la grand-mère de Neville savait aussi bien danser ?

À la fin de cette danse rocambolesque, lors de laquelle plusieurs danseurs chutèrent ou se bousculèrent, des applaudissements joyeux retentirent. Ginny croisa le regard rieur de son mari et rien ne put la rendre plus heureuse en cet instant. Elle rejoignit en quelques pas, à la table où il était installé, riant encore à gorge déployée.

- Tu aurais dû te joindre à nous, fit-elle alors qu'il l'accueillait sur ses genoux.

- J'aurais aimé voir ça, Potter, je suis certain que le photographe aurait pris de beaux clichés en souvenir, lança narquoisement Drago, depuis l'autre côté de la table.

- Tu parles, j'aimerais éviter de me ridiculiser, bougonna le brun, en caressant inconsciemment le dos de la rouquine. J'ai déjà dansé une première fois sans que cela ne soit un vrai bazar, je ne vais pas tenter le diable !

- Crois-moi, Potter, il y a pire que toi, intervint Blaise en arrivant à la table qui leur était réservée. Je ne compte pas le nombre de fois où Théo m'a marché sur les pieds, fit-il en jetant un regard moqueur à son petit-ami.

- Non, mais quel menteur ! s'indigna celui-ci en s'installant à son tour. C'est lui qui ne sait pas danser ! J'ai dû tout lui apprendre.

- Ne dis pas de bêtises, tout le monde sait ici que je suis un danseur hors pair !

- Sans vouloir te vexer, Blaise, j'ai cru te voir te prendre les pieds dans ceux de Théo tout à l'heure, je crois qu'il a même dû te rattraper pour t'éviter la chute, fit soudainement Charles, qui arrivait en compagnie de Pansy.

Aussitôt les rires moqueurs et amusés du groupe d'amis retentirent autour de la table, alors que Blaise marmonnait des jurons incompréhensibles en croisant les bras d'un air boudeur. Au souvenir de la scène évoquée par Charles, même Théodore ne put s'empêcher d'exploser de rire. Si ce dernier avait eu une éducation plutôt distinguée et "à la Sang-Pur", il n'avait pas pour autant acquis de talents en danse, au contraire.

Le petit groupe avait décidé de faire une pause de danse pour le moment, mais les musiques continuèrent de défiler sur la piste, permettant ainsi aux invités de s'y déhancher. Des rafraîchissements avaient été servis aux différentes tables, dont quelques bouteilles d'un merveilleux champagne - recommandé par Blaise et Drago - bien que Ginny ou Fleur ne puissent nullement en boire.

Cette dernière était elle-même à une dizaine de semaines du terme de sa grossesse et les deux belles-sœurs rivalisaient assez bien quant à la taille de leurs ventres, qui avait été pris en compte dans les mesures de leurs robes. Pansy avait été très claire avec les vendeuses des boutiques où elles les avaient achetées : les robes devraient être ajustées à la perfection ou elle se ferait un plaisir de ruiner la réputation de leur enseigne. Cela avait bizarrement plutôt bien fonctionné…

Bientôt, les musiques se firent plus calmes, créant une ambiance qui s'apprêtait plutôt aux discussions, invitant implicitement les invités à se diriger vers les différentes tables. Au total, le nombre de personnes présentes s'élevait à environ soixante-dix. Entre les amis du couple, la famille de Ginny et les quelques connaissances dites "obligatoires" qu'ils avaient dûes inviter, les tables avaient rapidement été remplies.

Les mariés n'avaient pas souhaité qu'il s'agisse d'un mariage en grande pompe, c'est d'ailleurs pourquoi ils avaient tu au maximum l'événement, pour éviter les quelconques répercussions dans les médias. Ainsi, ils avaient restreint au maximum le nombre d'invités, en plus du fait que certains ne puissent se déplacer à cause de la rapidité de l'annonce de leur mariage.

Ainsi, en seulement quelques minutes, les serveurs embauchés pour la soirée firent leur entrée pour apporter les différents plats qui composeraient ce repas de fête. Harry avait au départ été tenté de simplement demander l'aide des elfes Potter, mais le regard sévère que Hermione lui avait renvoyé en apprenant cela l'avait bien vite dissuadé. Il avait alors convaincu Ginny et sa belle-mère d'embaucher quelques serveurs et cuisiniers pour la soirée, d'autant que cela profiterait aux concernés, étant donné le nombre de recherches d'emplois qu'il y avait ces temps-ci.

Les discussions se firent joyeuses et entraînantes et si au départ, les mariés étaient restés à leur table, en compagnie de leurs amis, ils avaient bien vite fini par voyager entre les autres tables pour discuter, plus ou moins par obligation, avec les invités.

Hermione avait d'ailleurs intercepté plusieurs fois le regard plus qu'ennuyé de Ginny, notamment lorsqu'elle avait dû faire la conversation à l'une de ses tantes. La rouquine avait donc plusieurs fois joué de son épuisement dû à la grossesse pour s'esquiver des conversations et faire au plus vite. Évidemment, Harry avait suivi en s'excusant auprès des concernés, avant de suivre sa femme à travers les tables.

Présentement, le groupe d'amis du couple se retrouvait donc seul à leur table, papotant simplement des festivités et ragotant quelque peu sur certaines des personnes présentes. Drago avait été le premier à lancer le sujet, en parlant de la tenue extravagante de Muriel Prewett, la tante de Molly. Aussitôt, les autres avaient sauté sur l'occasion pour détailler les tenues de certains invités, menés par Pansy, qui s'était fait un plaisir d'en parler.

- Je pensais que Weasley ramènerait Romilda Vane, chuchota soudainement Drago à l'oreille d'Hermione, à côté de laquelle il était assis.

La jeune femme le fusilla aussitôt du regard, agacé par la remarque immature qu'il venait de faire. Elle savait qu'il était simplement moqueur et ne disait pas cela sur le ton de la conversation, ou parce qu'il trouvait dommage que Ron ne soit pas venu accompagné. Il était simplement désagréable.

- Ne sois pas médisant, Drago, tu sais que je déteste ça, répondit-elle tout aussi bas, en tournant la tête vers la table pour lui montrer son mécontentement.

- Granger…

Il leva les yeux au ciel et passa un bras sur le dossier de la chaise de la jeune femme, pour s'approcher un peu plus d'elle.

- Je plaisantais.

- Evidemment que tu plaisantais, Drago, cependant, tu sais très bien que je n'aime pas quand tu agis de façon aussi immature.

- Ne joue pas la rabat-joie, Granger, soupira-t-il en posant son menton sur son épaule. Je suis sûr que tu l'as pensé aussi, en plus de ça.

- Pas du tout ! s'indigna-t-elle, alors qu'un pli entre ses sourcils prouva à Drago qu'elle mentait.

Il avait appris à reconnaître facilement les signes de ses mensonges et ne se trompait plus à ce sujet.

- Menteuse, pouffa-t-il en décalant son bras sur ses épaules. Je suis certain que tu as bougonné dans ta tête des paroles méprisantes à propos de la solitude de Weasley pour ce mariage.

Elle se contenta simplement de rougir et cela ne fit qu'augmenter le rire du blond, qui ne put s'empêcher de l'embrasser sur la joue, amusé par sa réaction.

- Je pense simplement qu'il aurait pu faire l'effort de se montrer accompagné pour le mariage de sa sœur, s'agaça-t-elle en chuchotant, pour qu'il soit le seul à l'entendre.

Heureusement pour elle, le rouquin en question était assis à l'opposé d'eux.

- Ou alors, tu as pensé qu'il était culotté de venir seul, vu le nombre de filles qu'il se tape à Poudlard, répliqua narquoisement Drago.

- Malefoy !

- Quoi ? C'est la vérité, Granger, sourit-il fièrement, alors qu'elle tournait la tête vers lui pour le fusiller du regard. Il aurait très bien pu en ramener une, surtout que certaines sont des amies de Weaslette.

- Ce ne sont pas nos affaires, fit-elle fermement, en détournant le regard. Il fait bien ce qu'il veut.

- Si tu le dis, répondit Drago en levant les yeux au ciel.

Il était plus amusé par la situation qu'autre chose. Cependant, il n'en était nullement jaloux. Il ne l'était plus du tout à vrai dire et il savait qu'il n'avait plus de raisons de l'être. Elle l'aimait et il l'aimait, qui pourrait dire le contraire ou aller contre cela ?

Hermione observait à nouveau les autres et commença même à engager une conversation avec Charles, qui était installé à sa droite, alors que Drago se plongeait dans ses réflexions. Il regardait la jeune femme du coin de l'œil, détaillant la robe magnifique qu'elle portait du regard. Il devait avouer la trouver resplendissante dans cette tenue, mais aussi particulièrement désirable.

Il avait directement remarqué qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, ni même de culotte, ce qui au premier abord l'avait plutôt surpris. Cependant, il avait préféré attendre le meilleur moment pour lui demander pourquoi, prévoyant déjà d'en profiter au maximum. Après tout, quoi de mieux qu'une partie de jambes en l'air en plein milieu d'un mariage ?

- Dis-moi Granger, murmura-t-il soudainement à son oreille, alors qu'elle écoutait Pansy parler de ce qu'elle avait finalement décidé de faire l'année suivante. Pour quelle raison ne portes-tu aucun sous-vêtement ?

Il la sentit immédiatement se tendre, mais sa proximité l'empêchait de se tourner vers lui. Il l'entendit donc simplement déglutir, puis remarqua que sa respiration s'était légèrement accélérée. Quelques minutes passèrent, sans qu'il n'obtienne de réponse. Il la sentit se détendre petit à petit et fut au départ déçu qu'elle ne réagisse pas particulièrement. Cependant, sa déception s'envola rapidement.

- Tu veux savoir pourquoi, Malefoy ? demanda-t-elle en chuchotant, sans quitter Pansy des yeux pour autant.

- Bien sûr, répondit-il aussitôt.

- Rejoins-moi dans cinq minutes, murmura-t-elle simplement en se levant. Pardonnez-moi, je dois aller au petit coin, annonça-t-elle à Charles et Pansy, qui se contentèrent de hocher la tête.

Drago croisa le regard d'Hermione qui lui fit un clin d'œil avant de s'esquiver vers la sortie de la salle de réception. Il déglutit bruyamment, serrant ses phalanges sur le dossier de la chaise que la jeune femme venait de quitter. Il dut croiser les jambes sous la table pour dissimuler son inconfort soudain. Par Merlin, cette femme avait un talent pour le rendre tout chose avec de simples mots.

Il attendit précisément deux minutes et trente-rois secondes, avant de ne plus en pouvoir et de sauter pratiquement sur ses pieds. Il s'excusa du bout des lèvres auprès de ses amis, qui, pas dupes pour une Mornille, se contentèrent d'hocher la tête, un sourire amusé aux lèvres.

En seulement quelques enjambées, il atteignit la porte de la grande pièce, qu'il ouvrit en desserrant légèrement sa cravate. Il commençait à avoir chaud et à se sentir étroit dans ses vêtements. Avant même qu'il n'ait le temps de regarder où aller, un bras le tira dans une pièce adjacente.

Il n'eut pas l'occasion de savoir où il était qu'il fut plaqué contre une porte et sentît les lèvres délicieuses d'Hermione sur les siennes. Aussitôt, il répondit à son baiser, passant ses mains sur ses hanches puis sur son fessier rebondi. La pièce était plongée dans le noir, mais cela n'était pas pour lui déplaire, puisqu'il ressentait encore davantage ses réactions et celles d'Hermione.

- C'est exactement pour cette raison, Malefoy, murmura-t-elle sur ses lèvres, avant de soudainement tomber à genoux face à lui.

Avant qu'il ne comprenne ses paroles, il sentit son pantalon être lentement défait, alors que les mains de la jeune femme glissaient sur ses cuisses pour abaisser le vêtement.

- Tu es très élégant aujourd'hui, Dray, chuchota-t-elle en posant l'une de ses mains sur l'entrejambe du blond, le faisant aussitôt gémir doucement.

Il avait attendu cela avec une telle impatience que son toucher semblait être une délivrance. Elle massa quelques secondes son membre durci à travers le tissu de son caleçon, avant de finalement décider de le lui retirer lentement. Il gémit davantage, laissant retomber sa tête sur la porte.

- Chut, fit-elle avec un sourire dans la voix. Je n'ai pas mis de sort de silence, Drago, il ne faudrait pas alerter les autres…

Il ferma les yeux, déglutissant bruyamment alors qu'elle continuait de masser doucement son entrejambe déjà bien dur.

Elle abaissa le vêtement, qui tomba aux pieds de Drago, accompagnant son pantalon de costume. Son membre était dressé face au visage de Hermione, qui ne voyait rien dans le noir de la pièce. Néanmoins, cela ne sembla pas la gêner puisqu'une seconde plus tard, elle embrassait lentement l'extrémité de sa verge, tout en posant ses mains sur ses cuisses nues.

Par Merlin, cette femme aura ma mort, pensa Drago, alors que la brune entrouvrait ses lèvres pour y laisser entrer lentement son membre tendu.

oOo

Plus tard dans la soirée, Ginny s'endormit un sourire aux lèvres, dans les bras de son tout nouveau mari. Une partie des invités étaient restés dormir au manoir, tandis que d'autres avaient préféré rentrer chez eux.

Narcissa Malefoy avait d'ailleurs enfin pu découvrir le manoir dont Harry lui avait tant parlé pour l'orphelinat. Il lui avait tout de suite beaucoup plu et elle avait aussitôt commencé à réfléchir à ce qui devrait être fait pour y accueillir des enfants. Bien évidemment, elle savait que le projet ne serait pas prêt immédiatement, mais elle ne pouvait s'empêcher d'y penser et de chercher à tout planifier dans les moindres détails.

Les invités étaient tous allés se coucher une heure plus tôt, permettant ainsi à Ginny d'enfin se retrouver avec Harry, seul à seul. Elle en avait eu envie toute la journée, bien que celle-ci ait été sans hésitation la plus belle de sa vie.

Elle n'avait d'ailleurs pas pu se défaire de son sourire heureux de toute la soirée et celui que lui avait renvoyé son mari en retirant lentement sa robe de mariée lorsqu'ils s'étaient retrouvés seuls, avait valu à ses yeux tous les Galions du monde.

Idole de ma vie,

Mon tourment, mon plaisir,

Dis-moi si ton envie

S'accorde à mon désir ?

Comme je t'aime en mes beaux jours,

Je veux t'aimer toujours.

Donne-moi l'espérance ;

Je te l'offre en retour.

Apprends-moi la constance ;

Je t'apprendrai l'amour.

Comme je t'aime en mes beaux jours,

Je veux t'aimer toujours.

Sois d'un cœur qui t'adore

L'unique souvenir ;

Je te promets encore

Ce que j'ai d'avenir.

Comme je t'aime en mes beaux jours,

Je veux t'aimer toujours.

Vers ton âme attirée

Par le plus doux transport,

Sur ta bouche adorée

Laisse-moi dire encor :

Comme je t'aime en mes beaux jours,

Je veux t'aimer toujours.

Le serment - Marceline Desbordes-Valmore


Et voilà ! Un couple de marié, un ! J'espère que cela vous a plus !

Un grand merci à Kat pour sa relecture et corrections *coeur sur elle* !

On se retrouve bientôt,

Writer8Hell