Bonjour, bonsoir !

J'espère que vous allez toustes bien et que votre week-end est agréable !

Je vous retrouve aujourd'hui avec un nouveau chapitre - qui j'espère vous plaira - mais avant ça, j'ai quelques petites choses à vous dire !

Tout d'abord, nous touchons à la fin de "Vivants". Eh oui, après près de deux ans d'écriture, il ne restera (en plus de celui-ci) que deux chapitres, ainsi que l'épilogue ;)

Ensuite, je vous annonce qu'à partir de ce dimanche, je publierai chaque semaine un chapitre de la traduction de la fic "Manacled" de SenLinYu. Bien sûr, je suis au courant qu'il en existe déjà, mais j'avoue trouver qu'elles ne sont pas vraiment fidèle au chef-d'œuvre de Sen ^^

Enfin bon ! J'ai aussi quelques OS de déjà publiés sur mon profil, si cela vous intéresse ;)

Assez blablaté, bonne lecture !


Chapitre 61 : Quatorze février

Le quatorze février arriva en même temps qu'une grosse tempête que la Gazette du Sorcier avait annoncée. Il s'agissait probablement du plus gros orage auquel l'Écosse aurait à faire face cette année-là. Des torrents de pluie s'abattaient sur les alentours, un vent violent frappait les arbres, et l'orage grondait, alors que des éclairs se dessinaient au loin, dans les montagnes.

Pourtant, Neville et Ron avaient choisi de sortir tous les deux à Pré-au-Lard, en ce samedi soir. Cela faisait déjà quelques jours qu'ils prévoyaient ça, en vue de la soirée de Saint-Valentin qu'ils passeraient seuls, tous les deux, puisque mise à part Luna, il n'y avait aucun autre célibataire dans le groupe.

Neville était toujours nostalgique de son couple et bien qu'il sache qu'il avait pris la bonne décision en se séparant de sa petite-amie, il ne pouvait empêcher le manque qu'il ressentait parfois. Il passait beaucoup moins de temps avec la jeune femme, qui d'ailleurs semblait s'éloigner petit à petit du mémorial et pour passer plus de temps dans la Forêt interdite. Il avait été ravi de l'apprendre, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle avait changé juste après leur séparation. Et si sa présence avait empêché qu'elle fasse son deuil ?

De son côté, Ron se retrouvait dans une situation similaire. Il avait pourtant reçu une proposition de la part de Romilda Vane, mais avait rapidement décliné, peu envieux de passer la soirée avec elle. Elle était tout à fait charmante, mais à ses yeux, passer la soirée avec elle pour la Saint-Valentin serait bien trop symbolique. Il ne voulait pas qu'elle s'imagine des choses. Ils avaient couché quelques fois ensemble, mais il ne voulait aucune relation sérieuse avec elle. Comme il l'avait déjà expliqué à Neville ou bien à Harry, il souhaitait s'amuser, passer du bon temps, décompresser.

De plus, mine de rien, sa séparation avec Hermione l'avait impacté. Il ne ressentait plus rien pour elle et était bien conscient qu'ils avaient fait une erreur en sortant ensemble, mais leur rupture laissait une trace. Ainsi, pour le moment, il n'avait pas envie de quelque chose de sérieux, il laissait les choses se faire, s'amusait et profitait. Le reste viendrait avec le temps, il en était certain. Mais il ne forcerait rien et attendrait.

- Et voilà pour vous, Messieurs ! fit Rosmerta en déposant deux nouveaux verres d'hydromel aux deux élèves.

Ils la remercièrent, avant de reprendre leur conversation. Le bar était assez rempli, principalement par des gens seuls ou des amis. Ron n'avait pas manqué ce détail, tout comme il avait parfaitement remarqué les deux sorcières assises au bord du bar. Elles ne lui disaient rien et semblaient plus âgées que lui, probablement deux années ou trois de plus. Cependant, il était plutôt préoccupé par leur physique plutôt attrayant.

Neville n'avait pas manqué l'intérêt de son ami et avait suivi le regard du rouquin jusqu'aux deux jeunes femmes. Il aurait menti en disant qu'elles n'étaient pas non plus à son goût, cependant, il n'était pas Ron.

Si son ami aimait profiter de son temps libre et passer du bon temps avec des filles de Poudlard - ou autre - ce n'était pas le cas de Neville. Luna était encore trop présente dans son esprit.

Ron remarqua que son ami s'était perdu dans ses pensées et lui donna un petit coup de coude.

- Arrête de te prendre la tête, Nev', tu ne vas pas la demander en mariage !

- Je ne sais pas si j'ai envie de ça, Ron, avoua le brun en se passant une main dans les cheveux.

- Tu n'es obligé de rien et puis, rien ne dit qu'elles seront intéressées, mais je trouve qu'il serait dommage que tu te fermes des portes seulement par principe. Tu viens de rompre avec Luna, certes, mais cela ne devrait pas t'empêcher de t'amuser et profiter, au contraire. Peut-être même que cela t'aidera !

Neville était sceptique. Il avait toujours du mal à comprendre que Ron puisse si facilement passer à autre chose et aller voir plusieurs filles, alors s'imaginer à sa place lui était impossible.

- Laisse tomber, dit-il finalement en secouant la tête. Je pense que je vais plutôt rentrer, je suis crevé.

- Tu es sûr ? Nous ne sommes là que depuis une heure, s'étonna le rouquin. Je reste avec toi si ce n'est que ça !

- Non non, va profiter de ta soirée, Ron, poursuivit Neville en se levant et en finissant son verre. J'ai envie de marcher un peu en plus, donc ne t'en fais pas.

Ron ne paraissait pas convaincu, mais finit par hausser les épaules.

- Comme tu voudras, soupira-t-il en finissant son verre à son tour et en se levant pour raccompagner son ami. Fais attention en rentrant, ajouta-t-il tout de même en lui donnant une petite tape sur l'épaule.

- Évidemment, ricana le brun avant de lui faire un signe de la main et de sortir du bar.

En passant devant la fenêtre de l'établissement, il vit son ami se diriger vers les deux sorcières et ne put s'empêcher de sourire en secouant la tête. Décidément, il n'en ratait pas une !

oOo

L'entrée de la salle commune de Serpentard s'ouvrit, une heure après le couvre-feu. La pièce était presque vide, seuls quelques élèves y travaillaient encore, mais le silence régnait. C'est ainsi que Charles Ogden put se faufiler discrètement à l'intérieur, après avoir donné le bon mot de passe.

Vérifiant qu'aucun tableau, ni fantôme ou élève ne l'avait vu, il se dirigea sur la pointe des pieds jusqu'aux dortoirs des filles. Contrairement à la tour de Gryffondor, ceux-ci n'étaient pas enchantés pour repousser les garçons, mais un autre mot de passe devait être donné pour protéger leur entrée. Charles put donc y entrer sans se faire remarquer.

Il entrouvrit la porte d'un dortoir et s'y faufila, en refermant juste derrière lui. Lorsqu'il se tourna vers la pièce, il trouva Pansy, allongée sur son lit, lui souriant d'un air narquois. Il ne chercha même pas à savoir comment elle avait fait pour libérer le dortoir et qu'ils soient seuls.

oOo

La Salle sur Demande était éclairée par des milliers d'étoiles. Des tas de couvertures et de coussins étaient installés au sol, au milieu desquels quelques bouteilles de Bièraubeurre et des friandises sorcières avaient été déposées. Une douce musique se jouait dans la grande pièce, éclairée uniquement par le plafond étoilé. C'était merveilleux.

Au centre de tout cela, Drago et Hermione étaient allongés, l'un contre l'autre, détaillant le faux ciel en se chuchotant quelques paroles. La jeune femme avait posé sa tête sur le torse du blond, un bras au travers de son ventre, alors que celui-ci caressait le haut de son bras sans réfléchir. C'était un geste naturel, une position dont ils avaient l'habitude et une proximité qu'ils aimaient beaucoup.

Ils s'y trouvaient depuis deux heures. C'est Hermione qui avait tout préparé, y réfléchissant depuis quelques jours déjà. Quelques mois plus tôt, elle aurait probablement répété à qui voulait l'entendre que la Saint-Valentin était une fête idiote, très commerciale pour les moldus et qu'elle n'y voyait aucun intérêt. Cependant, sa façon de voir les choses avait bien changé. Bien sûr, elle ne trouvait pas cette date plus symbolique qu'auparavant mais elle avait trouvé amusante l'idée de préparer une soirée agréable pour elle et Drago.

Au départ, elle avait pensé à l'amener à Portree, endroit dont elle était tombée tout aussi amoureuse que lui, mais elle ne s'était pas sentie très à l'aise à l'idée de préparer quelque chose chez lui. Mine de rien et quoi qu'il ait pu dire, le manoir ne lui appartenait pas et elle se voyait mal organiser quelque chose là-bas.

Ainsi, elle avait pensé à la Salle sur Demande. Elle savait que son frère envisageait lui aussi de passer la soirée avec sa chère et tendre, elle avait donc préféré leur laisser l'appartement des Préfets-en-Chef et profiter de la Salle sur Demande. Elle s'en était occupée la veille et avait imaginé une salle avec un plafond étoilé, le reste, elle l'avait mis en place elle-même.

Lorsque Drago avait découvert cela, il lui avait offert un sourire resplendissant. Elle avait eu peur au départ qu'il se moque, n'étant pas vraiment du genre à célébrer le quatorze février, cependant et contre toute attente, il en avait été ravi.

- Il faudrait que je demande quel sort ma mère a utilisé à Portree pour obtenir un ciel étoilé, fit soudainement Drago.

- J'adorerai le connaître aussi, sourit Hermione en levant les yeux vers lui.

- Je le garderai aussi pour nos prochaines réconciliations, plaisanta-t-il avec le regard rieur.

Elle leva les yeux au ciel et lui frappa gentiment le torse.

- Arrête, tu risques de me donner envie de me fâcher avec toi !

- Ah oui ?

- Si tu dis que tu m'apprendras ces sorts ensuite, pourquoi pas, rit-elle alors qu'il haussait un sourcil.

Soudainement, il inversa leurs positions et elle poussa un petit cri de surprise. Il se retrouva juste au-dessus d'elle, un sourire narquois sur les lèvres. Sa tête était à quelques centimètres de la sienne et il ne la quittait pas des yeux.

- Décidément, Granger, tu deviens trop Serpentard pour ton propre bien.

Cette remarque la fit pouffer et elle appuya sur la nuque de Drago pour que leurs lèvres se rejoignent. Il souriait sur ses lèvres, appuyant les coudes de chaque côté de sa tête pour ne pas l'écraser. L'ambiance était calme et détendue, Drago s'y sentait merveilleusement bien.

Lorsqu'il s'écarta de ses lèvres, il la vit passer sa langue sur les siennes et eut aussitôt envie de l'embrasser à nouveau. Il la trouvait belle ainsi, juste en dessous de lui, ses cheveux bouclés éparpillés autour de sa tête, ses iris dans lesquels brillaient les étoiles, ou encore son sourire qui lui était destiné. Il posa l'une de ses paumes sur sa joue et la caressa tendrement, sans réussir à défaire son regard du sien. Il était comme hypnotisé et la musique douce qui flottait dans l'air n'aidait clairement pas à cela.

- Je n'avais jamais remarqué ce petit éclat doré dans tes yeux, dit-il soudainement, d'une voix lointaine.

- Ah oui ? répondit-elle d'une voix tout aussi vague, perdue dans la contemplation des yeux gris qui lui faisaient face.

- C'est comme si tout un tas de feuilles d'or avait été déposé dans tes iris.

Elle n'écoutait absolument pas ce qu'il racontait. À vrai dire, elle était elle-même bien trop concentrée à détailler ses yeux pour faire attention à ce qu'il pouvait dire. Peut-être parlait-il de ses iris, mais elle n'en était pas certaine.

Celles de Drago étaient tout aussi magnifiques. Différentes nuances de gris se battaient en duel avec un bleu électrique, rendant le tout hypnotisant. Combien de fois s'était-elle perdue dans son regard ?

Ce furent les lèvres du blond sur les siennes qui la ramenèrent à la réalité. Visiblement, il n'avait pas résisté à la tentation de ses lèvres et elle ne put le faire non plus. Néanmoins, cette fois-ci, elle approfondit le baiser en posant ses mains sur ses joues. Ses lèvres étaient si douces sur les siennes, elles avaient le goût de la menthe, comme elle l'aimait tant.

Il s'éloigna tout doucement, sans la quitter des yeux. Leurs deux nez se frôlaient et il caressa celui d'Hermione avec le sien, avant de l'embrasser une nouvelle fois sur les lèvres. Elle sourit à ce geste et passa une main dans ses cheveux blonds pour remettre en place les mèches qui tombaient entre eux.

- Il faudrait que je les coupe, remarqua-t-il sans bouger pour autant.

- Je les aime bien comme ça, répondit-elle en haussant les épaules, sans arrêter de passer sa main dedans.

- Ah oui ? rebondit-il avec un sourire.

Elle lut dans son regard une certaine fierté et eut envie de rire. Mais elle savait qu'il tenait beaucoup à son apparence, particulièrement à ses cheveux, alors elle ne se moqua pas.

- Je te trouve très beau, tu sais, fit-elle à la place, en haussant un sourcil.

- Oh oui, ça je le sais.

Elle pouffa à sa remarque, le faisant rire aussi, mais avant qu'il n'ait pu ajouter quoi que ce soit, elle les fit rouler sur le côté à son tour, afin de se retrouver juste au-dessus de lui. Elle était allongée sur son torse, ses jambes entremêlées aux siennes et les mains posées sur ses épaules.

- Je vous trouve très présomptueux, Monsieur Malefoy, gronda-t-elle faussement, sans pouvoir s'empêcher de sourire.

- Ce n'est pourtant pas mon genre, Miss Granger, répliqua-t-il d'un air tout aussi amusé qu'elle. Moi qui suis si modeste !

- Mais c'est une évidence, c'est la première qualité qui m'est venue à l'esprit quand je vous ai rencontré ! pouffa-t-elle alors qu'il posait ses mains dans le bas de son dos.

- C'est même mon deuxième prénom. Drago Modeste Malefoy, plaisanta-t-il ensuite, tout en passant ses mains chaudes sous le haut de la jeune femme.

Il frôla alors la douce peau de ses hanches, la faisant frissonner. La chair de poule apparut sur tout son corps et elle le fusilla faussement du regard.

- Tu oses me prendre en traître ?

- Je suis un serpent, Granger, j'use de tous mes atouts pour arriver à mes fins, s'exclama-t-il fièrement en inversant une nouvelle fois leur position.

- Et quelles sont ces fins ?

- Toi, répondit-il narquoisement, avant de plonger sur ses lèvres.

Elle passa directement ses bras derrière sa nuque pour approfondir le baiser, riant sous ses lèvres. Drago ne pouvait détacher ses mains du corps de la jeune femme, caressant ses lèvres avec les siennes, ou sa peau nue avec ses doigts. C'était comme si chaque parcelle de sa peau qui entrait en contact avec celle d'Hermione s'enflammait. Comme si leur proximité réveillait des parties de lui qu'il n'avait jamais pensé exister.

Il laissa traîner des baisers humides le long de sa joue, puis de sa nuque, écoutant les soupirs pleins de désir, si proches de son oreille. Il sentait ses mains jouer dans ses cheveux, ce qui ne faisait qu'agrandir ses frissons de plaisir. Merlin qu'il aimait tant qu'elle le fasse. Il passa sa langue le long de son cou, goûtant sa peau comme le plus merveilleux des mets. Ses coudes étaient posés de chaque côté de sa tête, alors que sa bouche descendait enfin jusqu'à la limite de son t-shirt. Ses lèvres frôlèrent le haut de sa poitrine, sans jamais descendre plus bas, la faisant frissonner.

- Drago, s'il te plaît…

Il sourit en l'entendant le supplier de cette façon, entre plusieurs soupirs de plaisir. Ainsi, décidant d'accéder à sa demande, il se redressa et l'aida à retirer son haut, tout en retirant le sien.

Depuis qu'ils s'étaient retrouvés l'un contre l'autre dans la Salle sur Demande, Drago avait remarqué qu'elle ne portait pas de soutien-gorge ce soir-là, ainsi, lui retirer son t-shirt lui offrit une vue délectable sur sa poitrine nue. Il sourit d'un air prédateur en admirant le corps découvert de la jeune femme. Il ne se répéterait jamais assez à quel point il aimait la voir ainsi, allongée sous lui, les yeux pleins de désir, dans l'attente qu'il pose enfin ses lèvres sur ses seins durcis par le plaisir.

- Tu es magnifique, souffla-t-il d'une voix rauque de désir.

Elle se mordillait la lèvre inférieure, en se trémoussant sous lui, gémissant légèrement en sentant l'air de la pièce frôler ses tétons. Elle murmurait son prénom et Drago ne sut plus où donner de la tête, jonglant entre ses lèvres rosies et sa poitrine ronde et ferme. Il sentait son propre désir grandir, alors que son membre durcissait contre le ventre d'Hermione. Elle dut le sentir, car ses yeux brillèrent encore davantage de désir.

N'y tenant plus, il ne tarda pas à poser ses lèvres sur sa peau à nouveau, expérimentant enfin leurs deux torses nus, l'un contre l'autre. Il ne voulait pas faire dans la précipitation, bien qu'il ait déjà envie de dévorer chaque parcelle de sa peau et se consumer en elle. Malgré tout, il prit son temps, laissant ses lèvres frôler le bas de son cou, puis sa clavicule, qu'il embrassa de toute part, y laissant quelques traces humides.

Finalement, après un énième gémissement de supplication, échappé des lèvres de la jeune femme, il abdiqua et posa ses lèvres sur son sein droit. La prise d'Hermione dans ses cheveux blonds se fit plus ferme alors qu'il suçotait son téton durci, tout en frôlant du bout des doigts son jumeau.

- Drago…

La respiration d'Hermione était erratique tant les sensations que le blond lui procurait étaient exquises. Ses lèvres sur sa peau l'électrisaient, jamais il n'avait été si précautionneux. S'ils prenaient leur temps habituellement, cette fois, il lui semblait que chaque seconde durait une éternité tant les sensations étaient merveilleuses.

Elle gémissait et chuchotait le prénom du blond inlassablement, sans lâcher ses cheveux, souhaitant toujours le sentir plus près. Ses paroles suppliantes se mêlaient aux notes de musique qui résonnaient toujours dans la grande pièce.

Le traitement que Drago infligeait à ses tétons les avait fait rosir et lorsqu'il s'en sépara enfin, Hermione était déjà au bord de l'explosion. Elle ne cessait de frotter ses cuisses l'une contre l'autre, sentant son plaisir se répercuter en elle. Elle le voulait, plus que jamais, mais visiblement il avait décidé que les choses seraient douces et lentes ce jour-là. Une vraie torture, mais pour le moins délicieuse.

- S'il te plaît, murmura-t-elle d'un ton suppliant, faisant sourire Drago contre sa peau.

Elle avait fermé les yeux sous l'assaut de ses lèvres et sentit enfin ces dernières descendre le long de son ventre, passant par son nombril dans lequel Drago introduisit sa langue. Il lui avait fait découvrir ce point particulièrement sensible chez elle quelque temps auparavant. Elle s'était retrouvée complètement retournée par la sensibilité particulière de cette zone.

Il ne s'y attarda pas trop longtemps, mais en profita pour défaire la jupe de la jeune femme, qu'il fit glisser le long de ses jambes, recouvertes par des bas noirs, qu'il retira eux aussi. Ses gestes étaient lents et précautionneux, ses doigts frôlaient la peau des cuisses d'Hermione, sans ne jamais y rester trop longtemps.

- Cesse de me torturer, supplia-t-elle sans bouger pour autant.

Elle était toujours allongée sur les couvertures, toute découverte et envieuse du corps de Drago. Le jeune homme ne pouvait la trouver plus belle qu'ainsi, offerte à lui.

- Impatiente, murmura-t-il simplement en s'agenouillant entre ses jambes nues.

Il attrapa l'une d'elles et la porta jusqu'à ses lèvres, qu'il laissa remonter petit à petit, de sa cheville jusqu'en haut de sa cuisse, laissant sur son chemin des tas de baisers humides. Son érection commençait à se faire douloureuse et son envie d'être enfin en elle se faisait de plus en plus irrésistible, mais il tint bon. Il voulait faire expérimenter à Hermione de nouvelles sensations. Des sensations délicieuses.

Alors qu'elle pensait qu'il poserait enfin ses lèvres au centre de son plaisir, il ignora totalement son entre-jambe et attrapa sa deuxième cheville pour lui infliger le même traitement qu'à sa jumelle. Elle voulait le toucher, être plus proche de lui, mais ce qu'il lui faisait était trop bon pour qu'elle se permette de bouger.

Lorsque finalement, il approcha sa bouche de sa culotte, son souffle se répercuta directement sur le bout de tissu en dentelle. Hermione poussa aussitôt un gémissement de plaisir, le suppliant encore une fois d'accélérer les choses. Cette fois-ci, il abdiqua et posa enfin ses lèvres contre le vêtement, juste sur son clitoris, déjà bien gonflé par le désir.

Elle replaça immédiatement sa main dans ses cheveux blonds, tout en gémissant lorsqu'il l'embrassa au même endroit. Elle sentait son sang battre entre ses jambes, alors que le plaisir la submergeait de toute part. Tous ses muscles se contractaient sous l'envie de le sentir tout contre elle.

Cependant, il s'éloigna de ses jambes à nouveau et la jeune femme mit quelques secondes à s'en rendre compte, perdue dans la montagne de sensations qui la traversaient. Elle entrouvrit les yeux, d'un air déçu et frustré, juste à temps pour le voir retirer son pantalon et son boxer, dans lesquels il se sentait beaucoup trop à l'étroit. Il tomba ensuite entre ses jambes à nouveau, en lui retirant cette fois son dernier vêtement.

Il fit passer sa culotte en dentelle le long de ses jambes, frôlant sa peau avec ses doigts une nouvelle fois, avant d'enfin poser ses lèvres sur sa boule de plaisir, dans un baiser des plus indécent. Cette fois-ci, elle cria presque de plaisir, se trémoussant sous ses lèvres alors qu'il passait sa langue sur ses lèvres inférieures.

Elle avait l'impression de se consumer sous sa bouche tant ses membres étaient enflammés de désir. Elle voulait le sentir encore plus près, comme si elle n'était jamais rassasiée de son contact. La chaleur qu'elle ressentait toujours à ses côtés était ardente et les coups de langue qu'il commença à lui procurer n'améliorèrent cela en rien.

Il caressait ses cuisses avec ses pouces, sans arrêter de passer ses lèvres sur les points précis qui la faisaient crier. Elle n'en pouvait plus, elle avait extrêmement chaud et sa respiration était erratique. Alors lorsqu'il la pénétra d'un de ses doigts, elle crut ne jamais pouvoir respirer à nouveau correctement.

Elle était tentée de l'arrêter, de lui dire qu'elle voulait jouir avec lui et non pas seule, mais les mouvements qu'il faisait et le plaisir qu'elle ressentait l'en empêchèrent. Ainsi, la délivrance finit par arriver d'elle-même, lorsqu'il suçota son clitoris et introduit un deuxième doigt entre ses cuisses.

Elle cria son prénom, entre deux respirations, avant que tous ses muscles et son ventre ne se contractent, puis se relâchent d'un coup et qu'elle retombe la tête dans les cousins. Elle venait probablement de vivre le plus bel orgasme de sa vie.

Elle était essoufflée, son cœur battait la chamade, mais jamais elle ne s'était sentie bien. Sa poitrine nue se soulevait rapidement, alors qu'elle posait une main sur son ventre et que le blond embrassait tendrement ses cuisses.

- Drago, l'appela-t-elle quelques secondes plus tard lorsqu'elle parvint à calmer suffisamment sa respiration pour parler.

Il n'avait pas relevé la tête, mais répondit à son appel et se contenta de l'embrasser sur le ventre puis entre ses seins, avant de revenir juste au-dessus d'elle, le regard plein de désir. Il posa ses coudes de chaque côté de sa tête et, tandis qu'il se penchait pour l'embrasser, elle put sentir son érection contre son ventre plus tendue que jamais.

Tentant toujours de calmer les battements de son cœur et sa respiration hachée, elle répondit à son baiser langoureusement. Elle sentit son propre goût sur la langue du blond mais ne s'en formalisa pas, préférant passer une main entre leurs deux corps pour atteindre son membre. Elle frôla du bout des doigts et il grogna de plaisir, fermant les yeux en cachant sa tête dans son cou.

Décidant que la suite se passerait autrement, Hermione les fit basculer sur le côté pour inverser leurs positions. Son orgasme précédent coulait encore entre ses cuisses, mais elle n'en tint pas compte et s'installa à califourchon sur les cuisses de Drago. Il avait toujours les yeux fermés et posa ses mains de chaque côté de ses hanches, tandis qu'elle amorçait un mouvement le long de son érection.

Il sentait ses doigts fins monter et descendre le long de sa verge, de son gland jusqu'à la base, alors qu'elle ajoutait sa seconde main pour jouer avec ses testicules. L'avalanche de sensations le fit gémir et il ouvrit les yeux, son cœur battant la chamade. C'était trop bon.

Lorsque leurs regards se croisèrent, il y vit une telle sincérité, un tel amour que cela le fit presque jouir instantanément. Elle avait toujours le don de lui transmettre tellement de mots via un simple regard et celui qu'elle lui envoyait démontrait bien à quel point elle était heureuse d'être avec lui en cet instant.

Le plaisir qu'il ressentait n'avait jamais été aussi fort. Si, habituellement, ils passaient peu de temps dans les préliminaires pour arriver rapidement à quelque chose de plus concret, ils avaient bien compris qu'en cet instant, les choses seraient différentes. Ils se procuraient mutuellement un plaisir inouï et se dévouaient entièrement à l'autre pour ces caresses pleines d'amour et de désir.

Ainsi, lorsque Hermione se pencha vers lui pour poser ses lèvres sur les siennes, sans cesser ses mouvements lents du poignet, Drago sut qu'il ne tiendrait pas plus longtemps. Poitrine contre poitrine, Hermione eut juste le temps de lui chuchoter quelques mots avant que son plaisir n'éclate.

- Je t'aime, Drago, murmura-t-elle sur ses lèvres, tandis qu'il se répandait dans sa main, lâchant ses hanches pour attraper son visage entre ses paumes.

Il répondit à son baiser en gémissant doucement, la respiration haletante et le cœur battant la chamade. Ils ne se quittaient pas des yeux, savourant ce moment hors du temps.

Ce n'est qu'une fois calmé et le baiser terminé, qu'il la prit dans ses bras, les recouvrant d'une couverture, après avoir lancé un sort pour les nettoyer tous deux. Il la serra contre lui, le cœur battant encore trop rapidement. C'est comme s'il n'arrivait pas à redescendre de leur petit nuage.

Il la voyait encore, assise au-dessus de lui, entièrement nue, un sourire doux aux lèvres et s'occupant de lui comme si sa vie en dépendait. Il imprima cette vision dans son esprit, souhaitant ne jamais l'oublier.

- Merci, Mia, lui chuchota-t-il alors qu'elle se blottissait un peu plus contre lui. Je t'aime aussi, ajouta-t-il avant de l'embrasser sur le front.

Elle leva les yeux et lui sourit tendrement, en levant la main pour lui caresser la joue. Elle n'avait pas besoin de plus en cet instant, elle se sentait merveilleusement bien, allongée dans ses bras, une oreille contre son cœur. Elle se sentait plus vivante que jamais.

oOo

- Que penses-tu de James ?

- Comme ton père ? s'étonna Ginny.

- C'est juste une idée, répliqua Harry en haussant les épaules.

Ils étaient installés dans leur lit depuis plus d'une heure déjà, discutant et débattant de choses multiples à propos de leur futur fils, comme souvent ces temps-ci. Qui seraient le parrain et la marraine ? Comment s'appellerait-il ? Est-ce que Ginny allaiterait ou non ? Tant de questions auxquelles ils devraient répondre au plus vite, Molly leur avait déjà assez répété.

Si au départ, Ginny avait souhaité éviter de répondre à ces questions, constamment angoissée par celles-ci, les choses avaient bien changé depuis leur mariage. Elle se laissait aller, elle avait confiance en Harry et il savait trouver les mots pour ne pas la brusquer ou la presser. De plus, voir dans le regard de son mari à quel point il était heureux de discuter de cela avec elle, avait radicalement calmé les appréhensions de la rouquine.

Bien sûr, il lui arrivait encore fréquemment d'avoir des instants de panique, mais ses amis, Harry et même sa mère, étaient là pour la détendre. Elle voyait les choses différemment. Elle avait de l'espoir quant à sa vie future et plus le temps passait, plus elle souhaitait rencontrer son fils. Elle le sentait bouger dans son ventre tous les jours et cela ne calmait clairement pas son impatience.

Et en ce soir de Saint-Valentin, les deux époux s'étaient retrouvés au calme dans leur chambre. Harry avait posé sa tête juste entre les seins de Ginny et observait son ventre bombé avec des yeux aimants et émerveillés. La jeune femme avait passé une main dans ses cheveux de jais et observait son mari poser sa main sur son ventre arrondi pour sentir leur fils.

- Je ne la trouve pas mauvaise, mais je ne suis pas certaine qu'il conviendrait comme premier prénom, fit Ginny, d'une voix douce pour ne pas le vexer.

- En deuxième prénom alors ? renchérit-il avec espoir, en tournant la tête vers elle.

Elle hocha la tête avec un sourire doux et celui qu'il lui renvoya fut éclatant. Il s'avança vers elle et posa ses lèvres sur les siennes.

Ginny aimait tant ces moments passés avec lui, seul à seul, en famille. Il était sa famille.

oOo

La nuit était presque tombée lorsque Théodore Nott et Hermione Granger quittèrent enfin la bibliothèque. L'heure du dîner étant presque arrivée, la bibliothécaire, Mrs. Pince, les avait gentiment mis dehors pour fermer son temple de la connaissance.

Ils s'y étaient retrouvés en début d'après-midi, comme chaque dimanche depuis le début du mois de février, afin d'avancer sur leurs révisions pour les examens de fin d'année. Ils n'étaient pas sortis de l'après-midi, ayant décidé de ne faire aucune pause pour avancer plus vite. Ils se doutaient que leurs petits amis respectifs n'en seraient pas ravis, mais c'était le dernier de leur souci.

- Au fait, comment tu vas ? demanda soudainement Théodore alors qu'ils sortaient tout juste de la bibliothèque.

- Très bien et toi ? répondit-elle en fronçant les sourcils, confuse par la banalité de sa question.

Elle ne comprenait pas vraiment qu'il lui demande cela soudainement. D'ailleurs, il sembla se rendre compte que sa question était idiote. Il parut alors plutôt gêné, intriguant encore davantage la jeune femme.

- Théo ?

- À vrai dire, je pensais à la soirée du Nouvel An, finit-il par dire, toujours mal à l'aise.

Il se rendait compte que sa question était assez déplacée.

- Désolé, c'est peut-être impoli et déplacé de te demander cela, s'empressa-t-il de rajouter en secouant la tête, les joues rouges.

- Peut-être un peu, oui, avoua-t-elle avec un petit rire. Mais ne t'en fais pas, je vais mieux, assez pour te dire que ta question ne me dérange pas, ajouta-t-elle en posant une main sur son bras pour le rassurer.

- Tant mieux, encore désolée, je ne voulais pas te…

- Hermione !

Coupé dans sa phrase, Théodore tourna vivement la tête vers Ron, au même moment qu'Hermione. Le rouquin courait vers elle, le visage rouge et les sourcils froncés. Il semblait particulièrement en colère, mais aussi essoufflé par sa course.

- Ron ? s'étonna Hermione, ne comprenant pas l'état de son ami.

La dernière fois qu'elle l'avait vu autant en colère, il s'était enfui de la tente qu'ils partageaient avec Harry.

- Hermione, je suis désolé de te dire ça et d'être celui qui t'apporte la nouvelle, mais je viens de tomber sur Malefoy et Greengrass, enlacés et nus dans votre appartement. Je savais que ce connard ne te méritait pas !

Le visage de la jeune femme se décomposa, alors qu'à côté d'elle, Théodore semblait sous le choc.


Et voilà ! Me détestez pas s'il vous plaît !

Merci à Kat' et Genny pour leurs retours et relectures ;)

On se retrouve dans deux semaines pour le prochain chapitre,

Writer8Hell