Bonjour à tous ! Vous savez quoi ? Je crois que je ne vais plus poster qu'une fois par mois X) !
Mais bon, je ne suis pas complètement restée inactive, j'ai aussi eu l"honneur d'écrire un petit side story pour la grande et merveilleuse Kallithéa2011 à propos de sa fantastique histoire ''Le Coffret'' (j'ajoute également que la lecture du-dit coffret est indispensable pour la bonne compréhension de cette petite histoire, mais comme c'est vachement chouette, ça ne devrait pas vous en coûter beaucoup ;)). À la base, c'était un petit défi, mais bon, ça lui a plut et elle a décidé de le publier, alors voilà ^^'' ! bref, j'arrête de faire de la pub et de déballer ma vie encore une fois...
Rien à signaler de particulier pour ce chapitre, mis à part que j'espère qu'il vous plaira encore une fois ;)
Merci à tous les lecteurs et encore une fois merci à tous ceux qui me laisse des mots doux ;).
Wolf : Et oui, et y a même un médoc qui s'appelle extranase X) ! mais ça n'a rien à voir... Ravie que le chapitre t'ai plu, encore une fois :) ! Oh oh, je n'ai pas vu ces fanarts, ça me manque ! D'accord, mais quel pseudo as-tu ? Je t'ai cherché, mais ne t'ai pas trouvé :'(
Sentiments et déclaration
Disclaimer : M. Kurumada
Genre : fluffy (qui a dit ''mièvre'' ?)
Aujourd'hui était une journée plage ! Oh pas pour tout le monde bien sûr. Le Sanctuaire ne pouvait décemment être déserté pour des sujets aussi futiles. Tous n'avaient pas été conviés du reste. En fait, l'idée de départ venait d'Aiolia. Il avait très facilement convaincu son frère, qui avait à son tour soumis la proposition à Aphrodite et Deathmask qui étaient non loin et qui accueillirent la nouvelle avec enthousiasme. Puis ce fut le scorpion qui, en croisant le poisson, reçut l'invitation quand celui-ci monta à sa maison chercher un maillot digne de son nom. Milo entraîna immédiatement son cher et tendre à sa suite pour aller se rafraîchir. Les six golds précités rencontrèrent ensuite Shun, Hyoga et Shiryu, qui se joignirent sans problème à la joyeuse mêlée. Si les autres ne vinrent pas, ce ne fut donc qu'un malheureux concours de circonstances. Ils n'étaient pas là, au mauvais moment.
- On aurait peut-être dû prévenir Shion ?
- Déjà fait ! déclara le verseau. Et Milo lui déposa un baiser sur la joue. Fidèle à sa réputation glacière, il le punit d'une tape sur la nuque pour ce geste affectueux en public. Plus pour le principe qu'autre chose. Le sourire de Milo ne décrut pas. Il connaissait son amant par cœur.
Ils n'allèrent pas à la plage du Sanctuaire, mais à celle de Rodorio. Ce n'étais pas qu'elle n'était pas bien, au contraire, le sable était fin, l'eau était claire. Mais là bas, ils pourraient goûter au confort d'un kiosque toujours ouvert en cette saison, et donc de ses rafraîchissements. Ils seraient un peu moins au calme, mais voir des visages un peu moins familier les changeraient un peu.
Une fois arrivés, ils étalèrent leurs affaires. Si Aphrodite, Camus et les bronzes disposèrent bien leur serviette de manière à ce qu'elle soit le plus étandue possible, ce ne fut pas le cas de tous, le pire étant Deathmask qui la laissa négligemment en boule. Après un tartinage plus ou moins épais de crème solaire, tous s'élancèrent dans l'élément liquide où ils batifolèrent comme des gosses qu'ils n'étaient plus sensés être.
Camus cependant n'y resta pas longtemps. Rester trop longtemps dans l'eau lui fripait les mains ce qu'il trouvait fort désagréable. Il sorti donc s'acheter un petit quelque chose au kiosque avant de s'asseoir sur sa serviette, laissant l'eau sécher d'elle même. C'était agréable par cette chaleur. Il finit par être rejoint par Hyoga, qui n'avait jamais eu beaucoup d'amour pour l'onde salée.
Ils mangèrent en silence, regardant les pitreries de leurs collègues et amis, comme Deathmask, aidé d'Aphrodite, qui trouva le moyen de voler le maillot de Shiryu qui cria à l'attentat à la pudeur.
Hyoga grignotait sa glace à la vanille, semblant indécis, hésitant. Enfin, il finit par prendre la parole.
-Maître... je voulais vous posez une question...
Camus grogna en acquiesçant légèrement, signe chez lui qu'il acceptait la requête de son disciple.
-Et bien... euh... comment dire... je voulais vous demander...
À côté de lui, le chevalier du verseau ne disait rien, continuant de siroter son granite au citron, sans sembler porter une grande attention au petit russe.
-Comment vous avez fait pour vous mettre en couple avec Milo ?
Là Camus se retourna vers le cygne, surprit. Qu'est-ce que c'était que cette question, encore ? Pourquoi son disciple lui posait toujours des questions bizarres ? Hyoga rentra machinalement la tête dans les épaules, pensant avoir gaffé.
-Pourquoi cette question ?
-Hé bien...
Le russe s'empourpra. Et coula un regard vers le chevalier d'Andromède qui n'échappa pas au saint des glaces.
-Pourquoi ne lui dis tu pas directement que tu l'aimes ?
Hyoga tressaillit avant de baisser le nez, penaud. Forcément. Son maître n'avait pas été l'espion du Sanctuaire pour rien. Il devait savoir depuis longtemps.
-...J'ai peur qu'il me repousse. Qu'il ait déjà quelqu'un. Que même si on se met ensemble, il se lasse de moi. J'ai peur de ne pas être assez bien pour lui
En entendant ce discours à peine audible, Camus ouvrit des yeux ronds comme des escarbilles – comprenez qu'ils étaient un peu plus ouverts que d'habitude.
-...Vous ne vous êtes jamais posé ce genre de questions à propos de votre relation avec Milo ?
Et bien...
Comment dire...
Camus se plongea un instant dans ses souvenirs.
Milo et lui avait toujours été proche. Dans tous les sens du terme.
Déjà, il ne se souvenait pas de leur première rencontre. Il avait bien quelques rares souvenirs de sa terre natale (sa mère était blonde, son père avait une moustache, ils avaient une maison avec de grands arbres... c'était tout), il voyait à peu près son entrée dans le domaine sacré, mais même à ce moment là, il avait l'impression que Milo était déjà à ses côtés, c'était comme s'ils avaient toujours été ensemble. Même bébés apprentis, ils ne se s'étaient guère séparés que pour leur entraînement respectif, bien qu'au début, cela avait été un peu sportif de les écartés l'un de l'autre, ce qui faisait désespérer leur mentor... et faisait rire sous cape Shion, mais ça, rare furent ceux qui le surent. Camus ne comptait pas toutes les nuits qu'ils avaient passés ensembles, blotti l'un contre l'autre, comme des petits chatons. Pour cela, leur maîtres avaient fini par fermer les yeux. Les découvertes engendrées par la montée des hormones étaient quelques choses qu'ils avaient fait ensemble également. Les joies de l'érection matinale et de leurs apaisements aussi. Plus tard, ils avaient suivi certains de leurs collègues au bordel, s'essayant avec des filles, sans en être emballé. Les autres hommes ne les intéressaient pas plus. Ils préféraient de loin rester tous les deux. Alors ils s'étaient contentés de l'autre, ce qui leur apportait déjà énormément. Quand s'étaient-ils rendu compte que le sentiment si fort qui les unissait était l'amour ? Il n'en savait rien. Et ça ne l'intéressait pas de toute façon. Sa relation avec Milo avait toujours été pour lui quelque chose de naturelle et d'évidente. Leurs séparations quand Camus partait en Sibérie étaient chaque fois un déchirement, mais si la présence du scorpion lui avait manqué, jamais il n'avait pensé le retrouver changé ou avec quelqu'un d'autre. La seule chose qui lui importait était que l'un comme l'autre, ils restent forts dans l'adversité. Rien d'autre ne lui avait jamais traversé l'esprit à ce propos. Pourquoi se poser de telles questions ?
Donc non, Camus ne comprenait pas les tourments de son ancien élève.
Et Hyoga regardait son maître qui semblait avoir bugué comme le vieil ordinateur qu'Aioros avait un jour déterré d'on ne savait où.
C'est à ce moment là qu'apparu Milo, venu discrètement par derrière pour enserrer son amant par la taille, faisant sursauter le cygne mais pas son amant qui se laissa machinalement aller contre le torse aimé. Comme si c'était quelque chose de naturelle. Normal. Quelque chose d'absolument naturelle qui lui avait manqué jusqu'à lors.
- Alors les commères ! Vous parlez de chose intéressante ?
- Dis moi Milo...
- Oui ?
- Ça t'es déjà arrivé d'avoir peur que je puisse aller voir ailleurs ? Que je puisse ne plus t'aimer ?
Milo le considéra un instant.
Oui, c'était bien ça, son Camus lui posait bien ces questions étranges de la même manière qu'il lui demandait si la moussaka pouvait être faite avec du chou – expérience qui n'avait pas été très concluante, d'ailleurs. Donc la face de piaf qui lui servait de disciple ne lui avait pas mis des idées idiotes dans la caboche. Milo aimait bien Hyoga... mais mieux valait pour lui qu'il ne perturbe pas son verseau.
Rassuré, il leva son museau vers le ciel et réfléchi quelques instants.
- Non, ça me rappelle rien... Pourquoi ?
- Le petit se demande ça à propos de Shun. Il a peur de ne pas être assez bien pour lui.
- Ah.
Pendant un instant, les deux chevaliers d'or regardèrent leur cadet comme s'il s'agissait d'une curieuse bête de laboratoire, faisant tasser le pauvre Hyoga sur lui même.
- Il t'aime ?
- Je sais pas...
- Bah demande lui. Et après, ben... essai de le garder.
-...Mais s'il ne m'aime pas...
- Il n'y pas de raison pour qu'il ne t'aime pas, si ?
- Ben... y a pas de raison pour qu'il m'aime non plus...
Les deux amants s'échangèrent un regard, avant de revenir vers leur cadet.
- Demande à Aphrodite.
- Oui, demande à Aphrodite, la séduction, c'est son rayon.
L'air perdu du cygne leur firent de la peine.
- Bon va le voir, soit au petit soin pour lui, rends lui des services...
- Invite le à dîner !
- Oui, c'est ça mon Camus, invite le à dîner ! Tu crois que des fleurs... ?
-Shun n'est pas une fille Milo, mais cela lui fera sans doute plaisir quand même. Et invite le au ciné aussi.
- Bref, conquit le ! Comme dans les livres de ton maître !
- Eh !
- Quoi, c'est pas ma faute si tu as aussi des romances dans ta collection !
- ...Il faut bien varier les plaisirs... mais je te saurais grès de ne pas me prendre pour un sentimental !
- Mais bien évidemment mon amour.
Et Milo lui fit un bisou dans le cou, continuant de faire gronder le verseau.
Hyoga les regardaient, sans savoir sur quel pied danser. Cela lui faisait toujours bizarre de voir son maître en plein dans une petite scène de ménage... attendrissante.
En plus.
''Attendrissante'' et ''Camus'' avait toujours été des termes antinomiques, pour lui. Enfin, jusqu'à la résurrection et qu'il apprenne pour lui et Milo. Mais ça lui faisait quand même bizarre, même après tout ce temps. Et quelque part, même s'il était heureux pour eux, mais il était aussi un peu jaloux. Lui aussi aimerait bien vivre une telle histoire. Avec un certain jeune homme aux cheveux vert, par exemple.
- Eh, de quoi vous parlez ?
Quand on parle du loup... Andromède le retour.
Hyoga rougit – tant à cause de l'eau ruisselant sur la poitrine d'éphèbe du jeune homme que de ses nouvelles résolutions –, avala sa salive, prit une grande inspiration et s'avança vers lui.
- Dis Shun, ça te dirais d'aller au cinéma tous les deux ?
Le jeune homme le considéra un instant, surprit, avant qu'un nouveau sourire n'éclaire son doux visage.
- Mais bien évidemment, on y va quand, on va voir quoi ?
- Ce que tu veux je n'ai pas encore regardé le programme.
Les deux golds regardèrent le jeune bronze, attendris.
Milo resserra sa prise sur Camus.
- J'ai menti.
Camus lui lança un regard interrogatif.
- J'ai eu des doutes sur notre relation...
Le verseau avait des yeux ronds comme des soucoupes – comme quelqu'un de normal, cette fois. Milo continua.
- Quand tu es mort. J'ai eu peur que nous soyons séparés à jamais. Qu'on ne se retrouve pas après la mort. Et à ta première résurrection... j'ai eu peur que tu aies été changé... te voir comme ça, en surplis... j'ai eu peur... si peur...
- Milo...
Que le verseau ne soit pas à son aise pour déclamer des discours énamourés et rassurants n'était pas un mythe et le scorpion, en enfouissant son museau dans le cou de son amant, n'en demandait pas tant de toute façon. Le trémolo dans sa voix parlait pour lui de toute façon.
- Mais ça n'a plus lieux d'être à présent.
Ni l'un ni l'autre ne voulaient plus penser à ces instants sombres qui leurs faisaient encore à l'un et à l'autre de noirs cauchemars.
Ils restèrent enlacés quelques instants, Camus caressant la longue chevelure de son amant, avant que Milo finisse par reprendre la parole, avec un ton beaucoup plus sensuel.
- Et toi mon amour, tu veux voir quelque chose au cinéma ?
- Hum... il y a un film d'auteur qui a l'air pas mal... je crois savoir que la dernière séance est ce soir...
- Vraiment ?
- À vérifier mais il me semble...
- On fait comme d'habitude alors ?
- Oui, n'oublie pas ton lubrifiant. Pas comme la dernière fois.
Ils se sourirent d'un sourire tendre qui voulait tout dire et goûtèrent doucement une nouvelle fois aux lèvres de l'autre.
Camus n'était décidément froid en public que quand ça l'arrangeait.
Ce qui arrivait de moins fréquemment.
