Bonjour ! et non, je ne suis pas encore morte ! Mais je suis toujours autant à labours, que ce soit dans les lectures ou les reviews ! Mais si j'attends d'être à jour je ne le serai jamais alors je publie maintenant. Mais sachez bien que je suis désolée d'être aussi mal organisée...
Passons.
Voici une série de petits textes plus ou moins courts sur le thème "casser la baraque" (la baraque étant l'anime et le fandom). J'aurai sans doute pu diviser tout ça, mais les regrouper ne me semblait pas plus mal. C'est sensé être drôle, mais je crois que c'est que sensé l'être...
Je vous souhaite à tous une bonne lecture, en espérant que ça vous plaise ! J'essaierai de répondre une fois encore à toutes vos reviews !
Disclaimer : M. Kurumada. Oh et puis, à la toei aussi.
Interrogation existentielle
-Dis-moi, Mü...
-Oui ?
-Y a quelque chose que j'ai toujours voulu te demander...
-...À quel propos ?
Le bélier était un être prudent. Il ne connaissait pas beaucoup le scorpion, mais il préférait se méfier des idées étranges et fantasques qu'il était réputé avoir.
-Pour ta télékinésie là...
-...Oui ?
-Tu as besoin de ton cosmos pour ça ?
-Pourquoi en aurais-je besoin ? Non, c'est une faculté naturelle pour ceux de mon peuple. Nous sommes plus ou moins puissants, mais tous, nous sommes nés avec ce don. Pourquoi cette question ?
-Hum hum...
Milo sembla scruter le ciel en se tapotant la joue de l'index pensivement, l'air de celui à qui on ne fait que confirmer ses idées.
-Tu te souviens de notre combat contre Rhadamanthe ?
Silence.
-Oui bon je sais, question idiote, chacun se souvient de chaque détail de cette nuit mais... tu vois de quoi je veux parler ?
-Oui...
Oula, le bélier n'était pas content... Mais Milo s'en fichait. Il avait un raisonnement à terminer.
-Dans le château, on ne pouvait utiliser notre cosmos que de manière diminuée. Donc ma question existentielle est celle-ci : POURQUOI tu n'as pas immobilisé la wyvern de ta télékinésie ? S'il ne pouvait plus bouger, même diminués, nous aurions pu finir par lui rétamer la gueule et parvenir tous ensemble aux Enfers et être plus efficace en bas. Peut-être même que Kanon n'aurait pas eu besoin d'être ressuscité puisqu'il n'aurait pas été mort. Peut-être MÊME qu'on aurait pas eu besoin de se sacrifier devant les murs de lamentation parce qu'on aurait retrouvé Athéna avant. Alors je te le demande Mü, POURQUOI t'as pas fait ça ?!
Mü, les yeux tellement ronds que Milo se demanda un instant s'ils n'allaient pas se sauver hors de leur orbite, resta sans voix une poignée de seconde, tant il était choqué.
-C'est... et bien... Je... Ça... Ça ne m'a pas traversé l'esprit...
-T'y a pas pensé ? Pas une seule seconde ?
-Ben... Je... Bah... Non... Tu sais, c'est considéré comme étant déloyale dans les combats de faire ça, alors on nous martèle de ne pas utiliser ce procédé dès le début de notre apprentissage...
-Donc t'as pas pensé à le faire.
-Ben non...
-C'est con.
-Ben... oui...
-Bon après peut-être que cela n'aurait rien changé, j'en sais rien, t'empêche pas de dormir à cause de ça hein...
-Ben oui...
Et Mü resta complètement hagard sous le regard du scorpion, ne bougeant plus, l'œil fixe. Milo le fixa à son tour. Il agita sa main sous son nez. Aucune réaction. Crotte, il l'aurait fait... bugué ?! Les Atlantes bugue donc ? Mais... Mais c'était très intéressant ça ! Il fallait tester cette nouvelle théorie avec les deux autres représentants de cette espèce ! Trois, ce n'était peut-être pas très représentatif de cette population, mais tant pis ! Il faut qu'il raconte ça à Camus tient ! Peut-être l'aidera-t-il a prouvé sa nouvelle théorie ? Car il faut tester si les autres Atlantes bugge aussi ou s'il ne s'agit qu'une exception ! C'est donc mut de l'esprit scientifique le plus pur que Milo fonça au onzième temple.
Mü quant à lui resta immobile de longues minutes avant de sursauter et de frapper sa paume dans son poing.
-Mais c'est bien sûr ! Il faut absolument en parler à maître Shion !
Il tourna rapidement la tête à la recherche d'un scorpion qu'il ne vit pas, haussa les épaules et s'empressa de courir jusqu'à la treizième maison.
Belote, rebelote et dix de der.
Le vieux maître sortit de sa méditation. Il avait suivi le combat des jeunes chevaliers et avait vu certaines choses qui ne lui avait pas plus. Il soupira. Le sort semblait s'acharner sur eux.
-Vieux maître ?
Il ouvrit un œil vers sa petit fille adoptive qu'il n'avait cessé de chérir comme si elle était de son sang. Mais l'heure n'était pas à l'étalage de sentiments paternels. Quoique.
-Ma petite Shunrei, je vais devoir t'apprendre des choses fort désagréables.
La jeune fille attendit, craignant le pire. Quel malheur était-il arrivé ?
-Shiryu...
-Oui ?
-Il est devenu aveugle.
-Non...
-Et si...
Ils se lancèrent un regard désolé. Shiryu était aveugle.
Encore.
Au moins en avaient-ils l'habitude maintenant.
Des mots pour se séparer
Note : ceci n'est que la réinterprétation des problèmes soulevés par Gajin dans son premier chapitre de son "Revue d'effectif" (le lien ici www. fanfiction s/10147730/1/Revue-d-effectif, sans les espaces).
La guerre sainte était finie.
Elle était finie et ils n'étaient plus que tous les deux.
Seuls à regarder les décombres du Sanctuaire.
Athéna leur avait confié à chacun une mission : Shion devenait le grand Pope, lui devait partir pour la Chine pour surveiller les sceaux de protection.
Ils devaient se séparer. Probablement pour toujours.
Ils perdaient leur seul compagnon d'arme restant, le seul avec lequel ils auraient pu partager leurs horribles souvenirs communs qui leurs feraient de nombreux cauchemars.
Ils perdaient un ami.
Ils perdaient un amant.
Ils n'osaient même plus se regarder et fixant plutôt les vestiges du Sanctuaire sous leurs pieds.
Mais il fallait trouver des paroles... des mots pour que la situation, la rupture soit plus supportable... au moins pour lui...
Après une forte inspiration, Dohko prit la parole.
-Shion... Je vais y aller... avant cela il faut que je te dise... quelque chose d'important...
Silence. Shion arrêta de respirer, attendant la suite.
-J'ai couché avec Tenma.
Et quand la surprise et l'incompréhension laissa place à l'indignation et à la fureur, Dohko était déjà presque arrivé à destination.
Tout en se disant que ce n'était peut-être pas la meilleure idée de ses dix-huit printemps.
Le poids de la réputation
-Et si on allait à la côte d'Azor ?
-Azur.
-Quoi ?
-On dit la côte d'Azur.
-Ah. Et ?
-Non.
-La Bretagne ? Il paraît que c'est joli la Bretagne ? Tu veux pas aller en Bretagne ?
-Non.
-Maaais ! Paris, tu veux pas, Bordeaux, Strasbourg et Lyon non plus, allez quelque part n'importe où, en France ? À Limoges, pour refaire notre stock de porcelaine et nous changer de notre céramique toute moche !
-J'ai dit NON, Milo. Et non, c'est non. Je te l'ai déjà dit, la France me rappelle de mauvais souvenirs, je ne veux pas y aller. Même pour de la porcelaine. En promotion.
Doucement, Milo se colla à son amant. Il lui passa son bras derrière sa nuque et passa ses doigts dans sa chevelure bleutée.
-Tu ne veux toujours pas me raconter ? Souffla-t-il avec toute la tendresse du monde.
-Non.
Le scorpion se cramponna un peu plus au verseau et enfui son museau dans son cou. S'il n'était pas loquace, ce n'était pas grave, peut-être le sera-t-il plus tard quand il sera d'humeur et qu'il lui fera des confidences à ce moment-là ?
De son côté, Camus était à deux doigts du crackage et de tout révéler à son arachnide d'amant. Mais il tint bon. Car il avait une réputation et un honneur à préserver, d'où l'utilisation d'un petit mensonge (ou du moins, l'était-il petit au début).
Car pire que l'humiliation et les réflexions que ne manquerait pas de faire ses pairs, il refusait de croiser le regard de Milo quand celui-ci comprendrait que, du fait de ses quinze ans passés loin de son pays natal, il avait un accent greco-russe à couper au couteau qui le rendait quasiment incompréhensible auprès des pratiquants de la langue de Molière...
I beg your pardon ?
Dohko était un être compréhensif, sage et raisonnable. Ou tout du moins, il en avait la réputation. Mais parfois, il même à lui, il lui arrivait des situations qui le rendait franchement perplexe tant les événements lui semblait abracadabrant. Comme maintenant. Il savait bien qu'il devenait un peu sourd avec l'âge, mais tout de même...
-Shiryu, mon petit Shiryu, excuse-moi, je ne suis pas sûr de t'avoir bien compris, peux-tu répéter ? Tu dis que Hyoga est devenu borgne comment ?
