Bonjour à tous,

Je sais que je suis grave à la bourre pour poster mais c'est devenu compliqué pour moi pour avancer :

- J'ai un petit soucis de syndrome de la page blanche donc c'est assez galère et j'avance pas

- J'ai eu une promotion au taff donc je suis super contente mais j'ai plus autant de temps qu'avant.

Mais je ne compte pas abandonner cette fic surtout que vous imaginez même pas encore réellement ce qu'elle vous reserve. J'espère en tout cas qu'elle vous plait toujours autant. Merci à vous tous.


Voici les RAR des anonymes.

Faenlgiec : Coucou. Je suis désolée de t'avoir faire perdre une demi-heure d'étude ! mais bon tu as pas eut ce soucis là sur Janvier vu combien je suis à la bourre pour poster la suite. Merci pour la review. A++

Dramionedu21 : Coucou, merci pour la review. Désolée pour l'attente. A++

Chotsala : Coucou, je suis extrêmement touchée pour ce que tu m'as dit au sujet de ta maman. Se porte-t-elle mieux maintenant ? en tout cas merci beaucoup pour cette magnifique review. Et oui je suis grave à la bourre pour poster le nouveau chapitre mais bon j'ai pas eut le choix. Merci a++

Shailaw : Coucou, pour le moment 2016 ne porte pas très chance aux NN. J'ai pas le temps d'avancer à casue du taff et comme tu as pu le constater j'ai beaucoup de retard. Merci pour la review. A+

Guest Papy Despe : Coucou ! d'où tu tiens que Sue sait parler aux animaux lol ? merci beaucoup pour la review. A++

Nyx : Coucou. Et oui c'est ça quand on est pas enregistré sur ffnet. On reçoit pas les alertes et donc on sait pas qu'il y a un nouveau chap. lol. Et oui le dernier chap permettait de remettre des bases. De temps en temps ça ne fait pas de mal de recadrer la situation. Merci beaucoup pour la review. A++

Moii : Coucou. Je ne peux pas répondre à ta question ^^. Mais merci pour le chap A++

zNaShoBa : Coucou. C'est pas gentil de ne pas poster, on a toujours peur que c'est parce que la fic ne plait plus. Et ça fait flipper les auteurs donc c'est pas gentil ! Pas gentil du tout ! lol pour les détails que tu as relevé tu es un des seuls à revenir sur ta première constatation ! merci pour la review. A++


Encore une fois merci à mes bétas et à mon petit Jay.

Bonne année à tous (je sais je suis à la bourre mais on s'en tappe lol). Et bonne santé pour la nouvelle année.

A++

Mili


40 : Où les choses se mettent en place


- Hey, sourit Harry en décrochant son téléphone

- Je te dérange ? hésita Luna.

- Toujours la grosse, toujours, la nargua le jeune No Name.

- L'aura de Fred a triplé en taille depuis qu'Hedwige lui a emmené la lettre de ta sœur. Il a hurlé dans tous les sens avant de sortir de la Grande Salle complètement euphorique, sourit Luna. Je savais que tu ne pourrais pas résister à la moue suppliante de ta sœur, on ne peut pas aller contre le destin.

- Toi, tu as interdiction de prendre Divination en troisième année ! Tu es déjà bien assez barge sans tout ça, grogna le jeune homme. Et puis ce n'est qu'une amourette de passage, mais maintenant je sais qu'il est dur de lutter contre ce qu'on ressent. Le fait que le Weasley souffre, je m'en fiche, mais Sue, ça me dérange un peu plus.

- Ta sœur a complètement transformé les restes de ma vieille robe, et c'est absolument magnifique ! Tu crois qu'elle aime les Chocogrenouilles ? Je pourrais lui en envoyer pour la remercier, hésita Luna.

- Fais comme tu le sens la grosse, pouffa Harry.

- Mais tu la connais mieux que moi, gémit Luna.

- Oui, mais je ne suis pas censé te connaître, railla le jeune garçon.

- Tu es vraiment méchant, bouda Luna.

- Et c'est ta/ma raison de vivre ! déclarèrent-ils en chœur, ce qui les fit rire tous les deux.

- Alors ? Raconte-moi ce qui se passe. Et surtout, comment est ce formidable Giledoy Lockhart ? ironisa Harry.

- Comment les étudiantes peuvent-elles être si stupides ? souffla Luna en faisant éclater de rire le jeune No Name. Même les Cybelines sont consternées devant son comportement. Il fait le bellâtre, se vante de ses exploits et ne fait que parler de ses livres. Il a osé nous faire une interro au début du premier cours, mais que sur lui : sa couleur préférée, ce qu'il aime manger…

- Et tu t'es pris un carton ? pouffa le jeune homme.

- Je lui ai dit qu'il fallait qu'il aille consulter car les Joncheruines avaient fait beaucoup de dégâts sur lui, et qu'il avait sûrement un Enormus à Babille qui se développait dans son crâne. Et que donc c'était pour ça qu'il souriait si stupidement à tout bout de champ. Il n'a pas aimé et m'a mis un zéro, s'indigna Luna. Le pire, c'est quand il est avec Altaïr, ils font les deux superstars comme à la télé, et ça m'énerve à un point phénoménal.

- Viens à Salem, souffla Harry avec espoir.

- Les cours sont devenus très intéressants avec les nouveaux programmes et les ¨Maîtres qui viennent superviser. Si ça vient à se dégrader, je t'ai promis que je te rejoindrai aux USA, et que j'irai à Salem, mais pour le moment, ma place est ici. Tu sais, les Potions sont super intéressantes quand Rogue est sous supervision totale.

- Qui se charge de cette sale besogne ? ricana méchamment Harry pour cacher sa déception.

- Pour le moment, c'est une certaine Dalila Zanconato. Elle est très stricte mais ses cours sont bien plus intéressants que ceux de Rogue, avoua Luna.

- Et plus intéressants que les miens ? taquina Harry.

- Non, parce que toi, tu es simplement captivant quand tu parles de Potions ou d'autres choses, et tu n'as pas besoin d'être sévère pour avoir les élèves qui t'écoutent. Tout ce qu'elle enseigne, c'est ce que tu m'as appris pendant les vacances. Tu savais ce qu'on allait nous enseigner, n'est-ce pas ? accusa la jeune fille.

- J'ai rédigé en partie les programmes de Potions l'année dernière pendant qu'on était en réunion au centre de Masteria. Donc oui, je sais ce que tu vas apprendre. Je peux même te dire que tout ce que je t'ai enseigné pendant les vacances va te permettre de prendre beaucoup d'avance. Tu as le niveau d'un quatrième année, mais ne t'arrête pas de travailler, sinon tu deviendras un de ces imbéciles.

- Pour le moment, je suis au niveau dans tout. Heureusement qu'un membre des Défenseurs vient relever le niveau pendant une heure dans la semaine pour la DCFM. Et j'ai aussi Hermione qui a insisté pour qu'on travaille ensemble le soir, mais elle n'a pas tenu deux jours avec moi. Je ne comprends pas pourquoi… Je faisais comme d'habitude pourtant.

- Luna, tu sais à quel point c'est déstabilisant d'être à côté d'une personne qui parle dans le vide toute seule, et avec sérieux en plus ? pouffa Harry.

- Mais c'est malpoli de ne pas répondre, s'offusqua la jeune fille.

- Et donc elle t'a laissé tomber pour les révisions ? rit le jeune homme.

- Elle a décrété que j'avais seulement eu de la chance, et que cette année, elle aurait de meilleures notes que moi, lâcha Luna comme si elle parlait de la pluie et du beau temps. A ce qu'il paraît, c'est une horreur dans la salle commune des Gryffondors. Dès qu'il y a trop de bruit, elle hurle. Elle passe son temps à réviser et à faire la chasse aux autres en leur disant que tout le monde devrait prendre exemple sur elle pour remonter le niveau de Poudlard.

- Elle a vraiment un problème cette fille, souffla Harry.

- Les jumeaux lui font la misère à ce qu'il paraît. Ils n'arrêtent pas de lui rappeler ta phrase avec le tas de merde et les mouches. Une fois, elle est même retournée dans sa chambre en pleurant en disant que tu étais un idiot, les jumeaux lui ont dit qu'elle était pire qu'idiote, vu que tu étais plus intelligent qu'elle. Donc autant te dire qu'entre Altaïr qui n'arrête pas de pavoiser aux côtés de Lockhart, Hermione qui est dans sa croisade pour l'enseignement, et Ron qui essaie d'attirer la lumière sur lui en tant que meilleur ami du Survivant, il n'y a qu'avec Ginny que je suis à peu près au calme, s'énerva Luna.

- Et il n'y a rien d'inquiétant ? Pas de Dumbledore à l'horizon ou de Rogue plus étrange que jamais ? s'inquiéta le jeune garçon.

- Harry, fais attention aux Joncheruines toi aussi, je trouve que tu as du mal à assimiler certaines choses depuis quelques temps. Je vais bien. Tout le monde va bien ! Et on n'a pas revu Dumbledore depuis qu'il nous a annoncé son année sabbatique lors du banquet de début d'année.

- Harry, tu es là ? cria Az dans la maison.

- Ouais, je suis au téléphone ! J'arrive dans deux secondes ! répondit le jeune homme avant de recoller son téléphone à son oreille. Je dois te laisser, je suis réquisitionné pour faire du baby-sitting soit disant infernal.

- Essaye de ne pas empoisonner ton neveu et ta nièce, ricana la sorcière.

- Si j'ai survécu en te supportant pendant un mois, je résisterai à un après-midi de baby-sitting, nargua le jeune garçon en l'entendant grogner. Allez, fais attention à toi, et surtout…

- Si y'a le moindre problème, je t'appelle, je sais, rit Luna. Allez, vas-y. Et j'espère que ton neveu et ta nièce te feront la misère.

- Que tu deviens cruelle avec moi, renfila faussement Harry.

- C'est à force de te côtoyer, pouffa la jeune fille en raccrochant.

Le No Name se mit à rire doucement tout en rangeant son téléphone dans sa poche, avant d'aller au salon où se trouvait sa sœur.

- Hey, les deux affreux, vous avez intérêt à gérer cet aprem !

- C'est plutôt toi qui dois gérer tonton. S'il y a un problème Harry, appelle-nous, s'inquiéta Az. Je t'ai laissé à la cuisine les doses pour leurs biberons, l'heure à laquelle ils doivent les prendre, et aussi les numéros de Jay au boulot, au cas où.

- Va à ton après-midi entre filles et laisse-moi gérer de mon côté, coupa le jeune homme en grognant.

- A tout à l'heure mes poussins, et embêtez bien votre tonton, rit Az en embrassant ses deux enfants sur le front, avant de rejoindre sa mère et ses sœurs qui l'attendaient dehors.

Harry soupira en voyant la dernière recommandation que sa sœur avait faite à ses enfants avant de sourire doucement en voyant les deux bébés en train de le regarder, les yeux écarquillés de surprise. Sachant qu'il était tout seul à la maison pour le reste de l'après-midi, il fit tomber ses défenses et tira la langue aux jumeaux qui se mirent à rire.

- Ils disent tous que vous êtes infernaux ! Mais c'est pas vrai ! Hein, les deux vilains ? demanda Harry en caressant la joue de sa nièce.

Il vérifia qu'ils étaient bien installés dans leur transat et alla dans la cuisine. Il ne put s'empêcher de pouffer en voyant la table pleine de couches et d'affaires pour les jumeaux, alors que le frigo était couvert de feuilles accrochées par des aimants stupides. Il s'amusa à lire toutes les recommandations, mais les deux affreux se mirent à pleurer, obligeant le jeune garçon à retourner au salon. Il prit sa nièce dans ses bras et se rendit vite compte que l'enfer des couches à changer commençait. Il comprit enfin les fameuses mises en garde du reste de sa famille : il fallait réussir à gérer deux bébés en une seule fois.

Il galéra un peu au début, mais rapidement, il prit le coup de main. Il s'amusa même à leur préparer leur biberon en faisant de fausses explosions et de faux nuages de fumée, ce qui fit s'enthousiasmer les deux bébés. Ils se mirent d'ailleurs à hurler la seconde d'après, chacun voulant être le premier à manger. Avec calme, Harry prit sa nièce pour lui donner son biberon, alors qu'il utilisait la métamorphomagie pour distraire son neveu. Et une fois le premier bébé rassasié il échangea, mais veillant toujours du coin de l'œil juste au cas où.

- Bon, votre maman a dit que vous deviez faire dodo, mais vous avez envie de faire dodo ou pas ? pouffa le jeune homme, alors que les deux bébés tapaient dans leurs mains, pas le moins du monde fatigués.

Il les ramena dans le salon et poussa les canapés et fauteuils, ainsi que la table basse avant de faire apparaître un tapis de jeu géant. Avec délicatesse, il déposa les jumeaux dessus et leur mis leur arc plein de jouets au dessus d'eux. Il passa plus d'une heure à s'amuser avec eux, avant de les voir papillonner des yeux. Il les changea une nouvelle fois, et les installa dans la chambre qui leur avait été aménagée. Il brancha leur jouet qui faisait du bruit et grogna en entendant les sons hideux, et surtout désagréables, qui s'en échappaient.

- Et votre psy de mère vous autorise à écouter ce genre de trucs? grimaça Harry avant de faire retentir une douce mélodie au piano et de faire apparaitre des étoiles sur le plafond. C'est quelqu'un à qui je tiens beaucoup qui joue du piano. C'est beau n'est-ce pas ?

Pour toute réponse, les deux bambins lui baillèrent à la figure avant de s'endormir, ce qui le fit rire doucement et lui laissa ainsi la possibilité de vaquer à d'autres occupations. Il alla chercher un bloc-notes et un stylo sans trop s'éloigner, puis se cala dans la chambre des deux vilains pour commencer à écrire un nouvel article pour le Chicaneur. Il réfléchit pendant un moment, et opta finalement pour le récit d'un animal mythique, avec quelques piques sur la stupidité des sorciers. Et juste au moment où il posait le point final, son neveu se réveilla.

- Allez, viens avec moi le vilain, avant de réveiller la vilaine, pouffa Harry en allant dans le salon, tout en jetant un Sonorus sur la chambre au cas où. Je ne comprends pas pourquoi ils disent tous que vous êtes terribles, vous êtes tout mignon ! Pas vrai que tu es tout mignon ?

- Et toi tu sais que tu es mignon comme ça Harry ? rit la reine Maeva, faisant sursauter Harry qui se mit à rougir, alors que le bébé tapotait sur ses joues en riant.

- Oh, taisez-vous reine Maeva, grogna le jeune homme avant de regarder son neveu. Et toi le vilain, tu n'en a pas marre de taper ton tonton ?

- Je crois que ça veut dire non, gloussa la reine alors que le bébé tapotait toujours avec joie sur les joues du jeune homme qui faisait des bruits bizarres à chaque fois. Et tu sais que ça ne fait que l'encourager à continuer comme ça ?

- Qu'est-ce qui vous amène ici Dame Maeva ? demanda Harry qui , en plus de faire d'étranges bruits sur le petit bébé à chaque fois qu'il lui tapotait sur les joues, lui soufflait doucement dessus

- Luna m'a raconté que tu étais réquisitionné pour du baby-sitting, et je voulais voir ça, se moqua la reine. Mais force est de constater que tu t'en sors remarquablement bien.

- Vous direz à la grosse que c'est plus facile de s'occuper de deux bambins que d'elle en plein milieu d'un magasin d'électroménager, et elle comprendra, la nargua Harry avant d'entendre des pleurs dans la chambre. Ah, la vilaine s'est réveillée ! Je vais la chercher.

Il reposa le bébé dans le transat et leva les yeux au ciel en l'entendant chouiner d'avoir perdu son jouet. Il récupéra sa nièce et soupira quand il se rendit compte qu'il fallait qu'il la change. Il demanda à la reine si elle pouvait garder un œil sur le vilain pendant qu'il changeait la fillette. Voyant qu'elle acquiesçait, il se dépêcha de changer la couche, tout en grimaçant.

- Tu as l'air de t'en sortir comme un pro Harry, sourit la reine en le voyant revenir avec le bébé.

- Ça va, je gère, approuva Harry, avant de voir sa nièce le regarder. Et toi, tu me veux quoi la vilaine ? Tu me cherche ?

Et à la grande euphorie du bébé, il lui souffla sur le ventre en faisant de drôles de bruits, ce qui l'amusa, tout comme son frère. Même la reine éclata de rire devant l'air si étrange d'Harry. Il s'amusa encore quelques minutes avec la petite avant de taquiner doucement le vilain.

- Et bien, que fais-tu à mes enfants Harry ? demanda Jason en rentrant doucement dans le salon.

- Oh zut, un papa de retour. Il a vu des trucs qu'il n'aurait pas du voir ! fit mine de s'épouvanter Harry.

- Je ne dirais rien à personne, tu n'as rien à craindre pour ta réputation, rit le père de famille. Il s'approcha pour embrasser ses deux bébés sur le front et prit son fils qui lui tendait ses petits bras.

- Allez le vilain, fais à ton papa ce que tu osais faire à ton pauvre petit tonton tout à l'heure ! encouragea Harry.

- Ils sont trop petits encore pour comprendre, Harry, sourit l'homme avant de sursauter quand il sentit les petites mains de son bambin tapoter sur ses joues. Mais tu me fais quoi là ?

- Il n'assure pas un clou ton papa, fit mine de compatir le jeune No Name en se levant et en approchant son visage de son neveu qui tapota sur ses joues.

Et comme plus tôt dans l'après-midi, il se remit à lui souffler dessus et à faire des drôles de bruits, déclenchant l'hilarité de Jason et de Maeva.

- Az va te tuer pour leur avoir appris ça, pouffa l'homme.

- C'est elle qui a insisté pour que je garde les deux vilains, donc elle assume les conséquences, rétorqua le jeune garçon. D'ailleurs, les deux accros, il est l'heure de bouffer !

- Et dire que je m'étais dépêché parce que je pensais que tu étais débordé, tu gères plutôt bien, déclara Jason.

- Qu'est-ce que tu veux. On a la classe ou on l'a pas, ironisa le jeune homme en finissant de préparer un des biberons qu'il tendit à Jason, avant de préparer le deuxième.

En silence, les deux hommes donnèrent à manger aux bambins. Les femmes ne tardèrent pas à arriver, et si au départ, elles regardèrent toutes Harry avec un petit sourire moqueur, elles restèrent perplexes en voyant le jeune homme aussi serein que d'habitude.

- Ça a été Harry ? hésita Az.

- Je leur ai filé une potion de stase dès que vous êtes parties et je les ai réveillés au retour de leur père, donc ça va, décréta Harry avant de souffler sur sa nièce qui avait recommencé à lui tapoter sur les joues.

- Abbie, qu'est-ce que tu fais ? rit doucement la mère de famille.

- Ta maman doit avoir le cerveau qui a grillé si elle pense que tu vas lui répondre, se moqua le jeune No Name alors que le bébé applaudissait avec joie. Tu vois Az, ta vilaine est d'accord avec moi !

- Mais qu'est-ce que tu as appris à mes bébés ? Rends-moi ma fille ! ordonna Az en tendant les bras alors qu'Harry lui donnait l'enfant, un petit sourire aux lèvres.

- Ils viennent de manger, et ils ont bien tout avalé, tout à l'heure aussi. Ils ont dormi pendant trois bonnes heures. Voilà madame, expliqua Harry.

- Merci Grincheux, souffla Az en l'embrassant sur le front.

- Et ils ne t'ont pas fait pipi dessus ? grogna Steph.

- Ils ne t'ont pas vomi dessus ? renchérit Alex.

- Et les pleurs ? soupira Vanessa.

- Qu'est-ce que vous voulez, on a la classe ou pas, les nargua Harry avant de pouffer en voyant sa nièce appuyer sur les joues de sa mère en grognant parce qu'Az ne réagissait pas comme il fallait. Ah la la Az, il faut tout t'apprendre !

Il souffla sur sa nièce qui s'empressa de tendre ses petites mains pour pouvoir tapoter à nouveau sur ses joues, déclenchant l'hilarité de tous. Rapidement, Harry les laissa entre eux et rejoignit sa chambre, avant de voir que Vanessa continuait d'empaqueter certaines de ses affaires dans la chambre d'en face.

- C'est déjà demain que tu pars ? murmura le jeune homme.

- Et ouais ! Et j'ai la mort de devoir prendre l'avion, soupira la jeune femme. Voyage payé par le bahut, dont le billet d'avion, ça craint.

- C'est pas ça qui craint, c'est surtout le fait que vous soyez deux à partir pour l'Égypte ! Si tu avais été seule, que tu aies le billet ou non, on s'en moque. Je t'aurais emmené là-bas. Mais là, vous devez être tous les deux dans le même avion, souffla Harry. Je compte sur toi pour repérer les trucs sympas à visiter.

- Promis, sourit Vanessa en bouclant une valise. Alors, les nouvelles de Poudlard sont bonnes ?

Harry sourit et raconta à sa sœur ce que Luna lui avait dit au sujet de Lockhart et du groupe de Potter, sans pour autant mentionner la jeune fille. Depuis qu'il lui avait tout raconté cinq jours plus tôt, elle lui demandait tous les jours des nouvelles. Pas pour savoir de qui il s'agissait, car Vanessa connaissait les limites, mais simplement pour pouvoir discuter avec lui. Et là-dessus, Harry lui en était reconnaissant. Elle acceptait simplement ce qu'il était en mesure de donner, sans lui en demander plus.

Le lendemain, le départ de Vanessa sonna le début des différentes rentrées pour les No Name, et Harry ne vit pas les jours passer. C'est ainsi qu'un beau mardi matin, il se trouva devant le MIT, légèrement fébrile face à ce qui l'attendait pour les années à venir. Il passa le portail et se rendit dans la salle qu'on lui avait indiquée pour récupérer son emploi du temps. Il se fit dévisager par tous les étudiants et les membres du personnel, mais il fut rapidement repéré par le professeur de mathématiques qu'il avait rencontré lors de son passage éclair fin mars.

- Content de t'avoir parmi nous Harry ! Tu n'as pas réussi à convaincre ton frère de venir avec toi ? sourit l'homme.

- Et non, il ne quitterait son bar pour rien au monde, lâcha froidement le jeune homme.

- Les troisièmes années m'ont dit qu'ils vous avaient vu début juillet quand ils ont fait une virée à Los Angeles, et que les cocktails de ton frère étaient succulents. Je vais essayer de convaincre ma femme d'aller faire un tour par là-bas. Je lui dirais que c'est pour le travail, rit l'homme en arrachant un sourire à Harry. Alors, tu ne vis quand même pas seul à 12 ans ?

- Bien sûr que si, rétorqua Harry à la surprise du professeur. J'ai été pendant deux ans en Angleterre dans une institution spéciale, et je sais ce que c'est de se débrouiller seul !

- Bien. De toute manière, je pense que tu as réfléchi à tout ça avec tes parents, et si tu es assez mûr pour venir à l'université, je ne vois pas pourquoi tu ne le serais pas pour vivre seul ! Je dois te laisser, les membres du club de mathématiques m'attendent pour essayer d'attraper des petits nouveaux dans leurs filets. Si ça te tente, tu es le bienvenu.

- Je vais passer entre les mailles du filet pour le moment, le nargua Harry.

- Passe au grand gymnase sud, il y a un rassemblement de tous les clubs et toutes les activités proposées par l'université. Ça fait du bien de se détendre de temps en temps, encouragea le professeur, avant de soupirer quand il se fit appeler par un étudiant. A bientôt Harry.

- A bientôt professeur, salua le jeune homme, en se retenant de rire en voyant l'homme courir puis se faire engueuler par une bande d'étudiants.

Rapidement, il alla récupérer les papiers pour son année scolaire et alla se poser calmement sur un banc à l'extérieur pour les lire. Il y avait sa carte d'étudiant et plusieurs papiers administratifs qui servaient habituellement aux aides sociales, mais Harry ne voulait pas s'embêter avec ce genre de documents : il avait largement assez d'argent en réserve. Son emploi du temps était pas mal chargé, mais cela ne le fit que sourire. Les cours ne commençaient que le jeudi, le début de la semaine étant destiné à découvrir l'université et tout ce qu'elle avait à proposer. Il y avait une brochure qui présentait également les différentes confréries existantes sur le campus et l'ado éclata de rire en voyant les noms stupides et les descriptions qui allaient avec chacune d'elles. Puis, voyant l'heure qui défilait, il rangea la paperasse et se dirigea vers le fameux gymnase donc le professeur lui avait parlé plus tôt.

Il grimaça et hésita immédiatement à faire demi-tour en entendant le bruit, mais il se fit violence pour au moins se renseigner. Il oublia rapidement tous les clubs littéraires. Après tout, il avait déjà son passe-temps de chroniqueur dans le Chicaneur et ça lui suffisait pour le moment. Du coté des clubs sportifs, il ignora tous les clubs de sport collectif et sourit sadiquement en arrivant vers les sports de combat.

- Venez au club de judo et vous deviendrez invincible ! criait un des jeunes en kimono sur un tatami. Et toi ! Petit ! Qu'est-ce que tu fais là ?

- Et toi, qu'est-ce que tu fais à te balader en pyjama ? rétorqua froidement Harry en faisant pouffer de rire les quelques personnes qui écoutaient.

- Je ne sais pas qui a été assez stupide pour venir avec son petit frère, mais ta sœur ou ton frère ferait mieux de t'apprendre à respecter tes ainés, grogna le judoka.

- Je suis venu tout seul, je suis étudiant ici, expliqua Harry alors que tout le monde aux alentours s'était figé en l'entendant.

- Je n'aime pas trop qu'on me prenne pour un imbécile, je vais te ramener à ton frère ou ta sœur…

- Attention, tu n'as pas tes pantoufles ! intervint Harry avant de lever les yeux vers le gars quand il attrapa son bras. Tu me lâches, maintenant !

- Ce n'est pas un crime d'être perdu…

- J'ai dit : lâche-moi ! trancha Harry avec une voix menaçante.

- Sinon quoi ?!

- Tu me fais chier ! J'y connais rien en judo, grogna Harry.

Il s'empara de la main du gars et la tourna d'un geste vif en lui arrachant un cri de douleur, avant de le renvoyer sur le tatami avec un bon coup de pied retourné alors que tous les spectateurs de cet échange ouvraient les yeux de stupeur.

- Ok, niveau discrétion, on repassera… pensa le jeune garçon en passant une main dans ses cheveux.

- Hey Harry, viens par là ! Le club de robotique est là ! s'enthousiasma un gars qu'Harry avait rencontré à Los Angeles.

- Mais je ne veux pas faire parti du club de robotique ! Je cherchais un truc un peu plus stimulant, comme ça par exemple, décréta Harry en pointant du doigt le club de taekwondo.

- C'est Jo qui t'a appris à te battre ? pouffa l'étudiant.

- Non, c'est Vanessa, grogna Harry, avant de soupirer quand il vit son téléphone sonner. Allez, à plus !

Souriant, il décrocha son téléphone pour entendre Luna lui bailler dans l'oreille alors qu'il récupérait quelques flyers, avant de sortir du gymnase avec soulagement.

- C'est à cette heure-ci qu'on appelle, Miss Lovegood ? la nargua Harry en se rendant compte qu'il devait être plus de 23 heure à Poudlard.

- Oh, grand maître Harry…

- D'accord, dis-moi sur quoi tu coinces, pouffa le jeune homme en arrachant un sourire à Luna.

La jeune sorcière commença à lui expliquer une des fameuses théories d'Oldridge que le maître de Métamorphose avait commencé à aborder pendant son cours, avant de lui dire qu'elle n'avait absolument rien compris. Soupirant devant la voix candide de la Serdaigle, il lui réexpliqua la fameuse théorie avec des termes beaucoup plus simples, et il ne fallut pas plus de quinze minutes avant que la fillette ne crie victoire.

- En fait, c'est super simple ! s'enthousiasma Luna.

- Si toi tu n'avais rien compris aux explications, je me demande ce que ça donne chez les autres ahuris, railla Harry.

- Ne sois pas si mesquin, grogna la fillette avant de rire. Même si tu as largement raison. Et toi alors, tu as commencé les cours ?

- Oh non, pas encore. Tu sais, il y a beaucoup de paperasse administrative à gérer, et puis il y a des activités extrascolaires que l'on peut choisir, mais il faut voir les différents clubs pour ça. Les cours ne commencent que jeudi, expliqua Harry.

- Pourquoi j'a l'impression que tu ne me racontes pas tout ?

- Peut être parce que c'est le cas, pouffa Harry.

- Harry No Name, qu'est-ce que tu as encore fait ?! grogna Luna.

- C'est moi ou tu te prépares à m'engueuler par téléphone ? s'offusqua Harry avant de sourire en l'entendant rire doucement. Y'a un mec du club de judo, un sport de combat moldu, qui a cru que j'étais le petit frère d'un autre étudiant, et il était déterminé à me ramener auprès de ce fameux grand frère ou grande sœur, en arrêtant pas de dire que j'étais perdu. Il m'a pas cru quand je lui ai dit que j'étais étudiant. Honnêtement, il me saoulait tellement que j'ai même pas pris la peine de sortir ma carte d'étudiant. Quand il est sorti du tatami, des tapis de sol spéciaux pour ce sport, il m'a agrippé le bras et je l'ai renvoyé sur le tatami avec un bon coup de pied dans la gueule.

- Ce n'est pas bien de se battre Harry, sermonna Luna.

- Rappelle-moi qui a dit à son professeur d'aller consulter parce qu'il était un idiot ? ironisa Harry.

- Au fait Harry, j'ai parlé avec le professeur Chourave au sujet de papa, j'étais obligé de lui dire. J'ai le droit de sortir de Poudlard une semaine sur deux sauf cas d'extrême urgence, donc ce week-end, je vais à Londres…

- C'est moi ou tu changes de sujet et tu essaies de m'amadouer avec de bonnes nouvelles ? pouffa le jeune garçon.

- Voyons, je n'oserais pas faire ça, rit Luna avant de reprendre timidement. Tu viendras ?

- Tu ne veux pas être seule avec ton père ? la taquina Harry avant de reprendre son sérieux en l'entendant renifler. Luna, qu'est-ce qui se passe ?

- J'ai appelé papa tout à l'heure, et il m'a dit qu'il était très fatigué et qu'il avait commencé à perdre ses cheveux. Je ne sais pas dans quel état je vais le retrouver Harry, et j'ai peur, murmura la jeune fille.

- D'après mon emploi du temps, je fini à quatorze heure vendredi. Tu veux que je vienne t'attendre à vingt heure aux grilles de Poudlard, ou tu rentres par Cheminette et par bus ? demanda Harry.

- Viens…

- Je serais là, sourit Harry en arrivant dans son appartement. Tu ferais mieux d'aller te reposer Luna, je suis sûr que tu dois être la seule encore en train d'étudier dans tout le château.

- Y'a surement Hermione aussi, pouffa la jeune fille avant de bailler.

- Ouais, mais elle, elle est complètement fêlée alors elle ne compte pas, la nargua Harry.

- Pourtant, malgré les notes, beaucoup considèrent Hermione comme le génie des deuxièmes années, et moi comme la folle de service, murmura Luna.

- Luna, il vaut mieux qu'ils te croient folle, comme ça, leur médiocrité leur parait plus supportable. Tu es très intelligente, et tout ça est le fruit de tes études…

- C'est ta mauvaise influence sur moi ça, gémit Luna.

- Allez, va te coucher avant de t'endormir sur le téléphone, espèce d'Héliopathe psychotique, la taquina Harry.

- Tu es méchant, grogna Luna avant de rire. Tu ne dis pas que c'est ta raison de vivre ?

- Je n'ai plus besoin. Tu sais que j'ai besoin de t'emmerder pour vivre et que tes grosses fesses se dévouent à chaque fois pour ça, pouffa Harry.

- Oh, goujat ! cria Luna avant de lui raccrocher au nez en le faisant éclater de rire.

Il lui souhaita rapidement un bonne nuit par texto et s'installa dans son salon. Il sourit en voyant un gros paquet sur la table basse qui provenait de Vanessa, et il se dépêcha de l'ouvrir. Dedans se trouvaient de nombreux magazines médicaux et des notes qu'elle avait sur les cancers. En effet, quand Harry avait discuté avec Vanessa du père de Luna, elle était venue le voir le lendemain pour lui proposer de faire des recherches pour tenter de mettre au point une Potion qui pourrait aider le père de son « amie ». Pour le moment, ils en étaient surtout à la collecte d'informations, et le jeune homme avait emprunté pas mal de livres de médicomagie dans la bibliothèque de Nicolas. Il avait même été incognito dans un séminaire moldu où se trouvaient plusieurs médecins très réputés et les avait épongés. Et force était de reconnaître que malheureusement, leurs connaissances s'arrêtaient toutes au même niveau : la chimio pour soigner, et aucun autre traitement derrière.

- Je ne comprends pas qu'aucun sorcier ne se soit jamais penché sur ce genre de maladie, même dans les autres pays ! grogna Harry en fouillant dans des archives de la Ligue de Potions que lui avait fourni Nico. J'ai des ébauches et des tentatives, mais rien de très concluant. Certitude était beaucoup plus facile à mettre au point, car on avait déjà toutes les bases de recherches et les études préalables de faites ! Là, j'ai absolument rien ! Ça va être la misère ! Il a intérêt à tenir le coup le vieux con !

Très vite, il repartit dans sa frénésie d'études, essayant de déterminer avec précision les symptômes et les conséquences exacts de la maladie. Il passa une nuit blanche dessus ainsi que le lendemain, car il ne voulait pas retourner aux journées d'intégrations à l'université. Il avait des choses beaucoup plus importantes à faire que ramasser des flyers pour des trucs qui ne l'intéressaient pas. La nuit du mercredi au jeudi, il s'obligea à décrocher de ses recherches, mais il dormit à peine une heure et demie à cause des cauchemars.

- Vivement ce weekend, soupira Harry en sortant de chez lui le jeudi matin pour aller à ses premiers cours.

Il rejoignit rapidement l'université, chercha sa salle de cours et s'installa en silence pendant que les autres étudiants le regardaient avec des yeux exorbités. Le professeur de physique arriva quand la sonnerie retentit et le chercha des yeux en lui faisant un sourire avant de commencer la présentation de sa matière. Il expliqua de façon précise le programme et ce qu'il attendait des étudiants, et Harry ne put s'empêcher de sourire férocement face à tous les défis qui allaient se trouver sur son chemin.

- Ceux qui intègrent ce cursus sont souvent des passionnés de robotique. Même si vous avez déjà pu les voir dans le gymnase, il est de tradition que les membres du club de robotique viennent faire une petite présentation. Mike, vas-y, rentre.

- Bonjour à tous, sourit l'étudiant qu'Harry connaissait. Beaucoup d'entre vous ont déjà fait des demandes pour intégrer le club de robotique, mais sachez que nous ne prendrons que les étudiants de première année ayant une moyenne supérieure à 17 en physique et 15 en électronique. Le MIT règne sur le concours national de robotique depuis près de vingt ans et nous ne voulons pas que cela change.

- Hum hum, fit Harry comme s'il avait un chat dans la gorge.

- Le concours d'il y a deux ans était hors compétition, grogna l'étudiant en fusillant Harry du regard alors que le professeur ricanait.

- Je n'ai rien dit, s'offusqua Harry.

- De toute manière, j'ai téléphoné à Jo et il m'a donné son accord, alors je t'ai inscrit d'office au club de robotique, le nargua l'étudiant, à la stupeur des camarades d'Harry.

- Peu importe ce qu'il t'a dit, je ne viendrai pas faire de robot avec vous, bande de noobs, répliqua le jeune garçon.

- On n'a pas perdu contre une autre université Harry, on a perdu contre trois fous furieux ! Même ta sœur est super flippante, alors que ce n'est pas du tout son domaine de prédilection ! On a perdu contre les Nonamous, mais en aucun cas contre l'université de Californie, bouda le plus âgé, avant de reprendre avec un sourire. Tu pourrais nous montrer de plus près le prototype que vous aviez monté ici ?

- Je pourrais en effet, déclara Harry.

- Mais…

- Mais je ne le ferais pas ! le nargua Harry avant de reprendre avec un micro sourire. Iron Man se dore la pilule en Egypte.

- Pourquoi vous avez envoyé une merveille pareille en Égypte ?! s'outra l'étudiant en se précipitant pour secouer Harry, à l'hilarité du professeur.

- Mike ! Arrête de le secouer sinon tu vas me priver d'un de mes plus brillants futurs étudiants ! Et je ne sais pas si tu réalises les problèmes que le doyen a dû affronter pour le faire venir, gronda gentiment le professeur.

- Vanessa est partie à l'université du Caire pour un an, et on lui a confié Iron Man pour veiller sur elle, soupira Harry. Alors maintenant, tu arrêtes de me secouer, sinon je vais te montrer un autre domaine dans lequel j'excelle !

- Mais c'est quoi cette famille ? Ton frère est un putain de génie en robotique qui finit gérant de bar, ta sœur, qui au passage n'a rien à vous envier, étudie la biologie et la chimie en Egypte, et toi, tu refuses de nous rejoindre ! La vie est super mal faite ! gémit le garçon.

- Bon Mike, tu feras ta présentation quand tu seras moins sous le choc. Laisse-moi donner mon cours, rit le professeur.

- Harry, vient au moins en tant que consultant ! supplia le garçon alors que le professeur le poussait vers la porte pour le mettre dehors.

- Bon, sortez vos livres de physique et ouvrez-les à la page trois, nous allons commencer, sourit le professeur.

Harry se garda bien de montrer ses émotions, mais il fut absolument passionné par la façon dont l'homme faisait cours. Il connaissait la majorité, si ce n'est toutes les choses que l'homme racontait, mais il était très enthousiaste à l'idée de suivre un cours qui était d'un tout autre niveau que ceux dispensés à l'université de son frère. Lorsque la pause sonna, il rejoignit la salle suivante en silence, sans faire attention aux murmures qui se répandaient sur son passage.

- Et bien, j'espère qu'ils vont vite se lasser, parce que ça devient franchement casse-couille, pensa le garçon.

Mais au contraire de Poudlard, personne ne vint l'emmerder. Les étudiants plus âgés qui le connaissaient le saluaient comme leur pair et ne le dérangeaient pas, par respect pour son goût pour la solitude. Les camarades de son année, aux premiers abords septiques, réalisèrent rapidement pourquoi le club de robotique avait recruté Harry d'office, même s'il ne voulait pas y aller. Ils prirent conscience des compétences du jeune garçon dès le premier cours de travaux pratiques le vendredi matin. Harry s'était mis au travail dans son coin, en silence, une fois qu'il avait eu les objectifs à atteindre. Il avait fabriqué son circuit imprimé sans même écouter les indications que le professeur donnait pour les aider. Et alors que tous pataugeaient, il s'était levé et était allé donner son circuit au professeur, qui avait souri avant d'examiner le travail du jeune étudiant.

- Tu n'usurpes en rien la réputation que tu as auprès des troisièmes années, murmura l'homme qui regardait dans un microscope. Mais sur ce point-là, tu as détourné le circuit. Pourquoi ?

- C'est un détournement de secours, dans le cas où il y aurait une surchauffe de ce côté-là. L'alimentation que vous avez indiquée dans la base à respecter est puissante, mais si elle devient instable une micro seconde, le circuit risque de cramer. Ce détournement n'empêche pas ça, mais il permet d'éteindre la machine de façon plus sécuritaire. Ceci dit, pour le cas qu'on étudie, j'opterai plutôt pour un double circuit. Comme ça, même si l'alimentation passe en surchauffe, il n'y aura pas de dégâts, expliqua Harry sans faire attention au sourire du professeur qui s'agrandissait.

- L'école que tu as abandonné doit se mordre les doigts, rit l'homme alors que Harry haussait simplement les épaules avant de retourner à sa place en silence.

Le professeur se mit à passer entre les rangs pour aider les étudiants, pendant qu'Harry gribouillait sur une feuille des données pour son étude de Potions. Mais il ne put s'empêcher de sursauter quand une feuille vint se poser sur son bureau. Le temps qu'il relève la tête, il vit que le professeur était déjà deux tables plus loin.

- Et bien, voilà une école qui encourage à se surpasser et pas à stagner au rythme de ses camarades, pensa Harry avec un petit sourire en lisant la feuille sur laquelle était écrit un énoncé de physique sur les circuits particulièrement vicieux.

Le jeune No Name attrapa son stylo et plusieurs feuilles de brouillon, et pour la première fois depuis plusieurs années, il se tortura le cerveau pour trouver une réponse à un problème scolaire. Quand la cloche sonna à quatorze heure, il ne réagit même pas et continua à gribouiller sur sa feuille.

- Alors, aurais-je réussi à bloquer le petit génie ? demanda le professeur avec enthousiasme.

- Non, j'ai fini, mais je ne suis pas vraiment sûr, décréta Harry en lui rendant la feuille remplie de schémas et d'explications.

- Je vais voir ça et je t'en parlerai au prochain cours. Bon weekend Harry, sourit l'homme.

- Oh merde, je suis à la bourre ! gémit Harry en voyant l'heure alors que son professeur éclatait de rire. Bon weekend professeur.

Et sans même attendre de réponse, il sortit en courant de la salle et de l'université pour trouver un coin calme et transplaner à Pré-au-lard où Luna l'attendait avec les bras noués et en tapotant du pied au sol.

- Tu es en retard, lui fit remarquer Luna avec sévérité.

- Mea culpa, mon cours a fini un peu plus tard que prévu, sourit Harry.

- Tu m'as manqué, souffla la jeune fille en perdant son air sévère en se jetant sur lui.

- Toi aussi tu m'as manqué, mais tu n'es pas un peu plus lourde qu'il y a quinze jours ? la taquina le jeune homme.

- Et toi, tu fais toujours ta fixation ? pouffa Luna en lui déposant un baiser sur la joue.

- Peut-être… ou pas… rit Harry avant que son estomac ne fasse un drôle de bruit. Je crève la dalle.

- Hein ? s'étonna Luna, pas encore familiarisée avec toutes les expressions moldues.

- J'ai faimmmmm, gémit le jeune homme en l'attrapant par la taille pour la coller contre lui, avant de transplaner dans l'appartement de Londres. Tu as mangé ?

- J'ai pensé qu'on pourrait se faire une soirée pizza, sourit la fillette.

- J'aime quand tu penses comme ça, approuva le jeune homme en attrapant la brochure d'un pizzaïolo pour passer commande, avant de se laisser tomber sur le canapé.

- Alors ces cours ? demanda Luna en s'asseyant à coté de lui.

- Le pied total, pouffa Harry. Les profs ont l'air bien déterminé à encourager les étudiants plus doués…

- Donc toi…

- Prends pas cet air ironique quand tu parles, ça ne te va pas du tout au teint, la nargua Harry alors qu'elle riait doucement. Donc, comme je te disais, ils donnent d'autres exercices quand on finit en avance et c'est franchement stimulant. Honnêtement, celui que j'ai dû faire aujourd'hui, j'ai galéré, et je crois même que je me suis planté, c'est pour te dire !

- Donc maintenant, je ne pourrai plus jamais te convaincre de revenir à Poudlard ? souffla la fillette.

- Tu me demandes de lâcher deux cursus scolaires qui me passionnent pour retourner étudier avec des mangemorts, des idiots, et surtout le grand et le magnifique Gilderoy Lockhart ? ironisa Harry.

- Présenté comme ça, c'est pas très attrayant, je le conçois…

- Ouah, tu parles bien maintenant ! Est-ce que la plus intelligente de Poudlard n'aurait pas un peu mal aux chevilles ? la taquina Harry avant de murmurer en riant et en approchant son visage du sien. A moins que le mal aux chevilles ne soit dû à tes grosses fesses.

- Tu sais que tu es un véritable salaud, rétorqua Luna en collant son front contre le sien.

- C'est ce qui fait mon charme, pouffa le jeune homme en se levant. Je vais sous la douche la perverse, alors ne t'avise pas de venir zyeuter.

- C'était un accident, et j'étais inquiète pour toi, s'offusqua la jeune fille, les joues complètement rouges.

- Oui, c'est ce qu'on dit, souffla le jeune homme en se dirigeant vers la salle de bain. Et méfie-toi, un jour, j'aurai ma revanche.

- Tu parles ! Tu ne verrais rien à part mes grosses fesses, abruti ! hurla Luna en faisant un peu plus rire Harry, qui commença à se déshabiller avant de sursauter.

- Putain la chieuse, arrête d'apparaitre à chaque fois que je suis dans la salle de bain, c'est vraiment toi la perverse en chef, grogna Harry à voix basse en mitraillant sa Cybeline du regard.

La petite fée se planta juste devant son visage et fit mine de regarder avec des jumelles, puis elle montra ses cheveux et pointa la douche tout en secouant la tête.

- Ça, ça me regarde, si je veux me venger ou pas, pouffa le jeune homme alors que la petite cybeline lui faisait les gros yeux. Et maintenant, déguerpis, perverse.

Il fit un petit geste de la main et bannit la pauvre Cybeline de la salle de bain. Il termina de se déshabiller, rentra sous la douche et fit couler l'eau avec soulagement. Son moment de repos fut de courte durée. Il entendit la sonnerie de son téléphone et Luna qui criait.

- Harry, ton téléphone n'arrête pas de sonner ! cria Luna.

- C'est qui ? demanda le jeune garçon en arrêtant le jet pour entendre.

- Vanessa !

- Décroche et dis-lui que je suis sous la douche et que je la rappelle, mais ne dis pas comment tu t'appelles ! prévint le jeune homme avant de réenclencher l'eau, pendant que Luna décrochait et s'éloignait de la porte.

Il se dépêcha de finir, s'habilla avec les affaires qu'il avait laissées et sortit rapidement de la salle de bain pour rejoindre le salon. A sa grande surprise, Luna était toujours au téléphone, et riait aux éclats.

- Je peux savoir ce qu'il y a de si drôle la grosse ? grogna Harry.

- Vous voyez, je vous l'avais dit ! Je vous le passe, à bientôt, rit doucement Luna avant de lui tendre le téléphone et de se diriger vers la cuisine tout en continuant de rire.

- Vanessa, pourquoi ai-je l'impression que tu as dit des choses que tu n'aurais pas dû dire ? grommela Harry.

- Quel idée de prendre une douche à quatorze heure à Boston alors qu'il est plus de vingt heure en Angleterre et presque douze heure à la maison ! Et dire que j'ai fait attention pour ne pas te déranger en cours, soupira la grande sœur avant de reprendre d'un ton moqueur. Tu aurais pu me prévenir que tu allais à Londres ce weekend, je ne t'aurai pas dérangé.

- J'ai réellement fini les cours à quatorze heure à Boston, Vaness, et je viens de récupérer la grosse. On a même pas encore mangé, souffla Harry en s'asseyant à même le sol devant la table basse. J'ai bien reçu ton colis et je crois qu'on s'est embarqué dans un truc de fou. L'analyse préalable va me prendre un temps de malade.

- Mais c'est pour la bonne cause, sourit la jeune femme.

- Ouais, la bonne cause… murmura Harry en voyant Luna ramener les verres dans le salon avec un grand sourire collé aux lèvres.

- Bon, je n'arriverai pas à tirer quoi que ce soit de toi ce soir, et tu dois avoir autre chose à penser que ça. Je te rappellerai lundi très tard pour moi ou mardi très tôt pour toi, rit Vanessa. Mais bon, juste pour info quand même, je vais bien, il fait beau, et c'est un pays magnifique même si c'est infesté de moustiques.

- Tu ne déranges pas Vaness, soupira Harry.

- Mais tu vis dans ton monde de Bisounours quand tu es avec elle ! Je sais, tu me l'as dit ! Et je ne pense pas que tu avanceras sur quoi que ce soit ce week-end, tu parais épuisé… Repose-toi aussi un peu. Alors passe un bon weekend petit frère, salua Vanessa avant de rire. Et je crois que tu fais vraiment une fixation sur ses fesses ! Il faut que tu arrêtes ça, c'est malsain !

- Qu'est-ce que tu as dit à ma sœur toi ? cria le jeune homme en fusillant Luna du regard alors qu'elle riait dans son verre de soda.

- J'ai rien dit ! Ce sont les Cybelines ! souffla Luna en faisant éclater de rire Vanessa qui raccrocha. Oh, les pizzas arrivent ! J'y vais !

- Elle va me rendre dingue, murmura Harry avec un petit sourire alors que Luna s'occupait de réceptionner les pizzas, un grand sourire aux lèvres.

Il attrapa ses quelques devoirs à rédiger et s'installa à la table basse, alors que la jeune fille revenait avec le dîner. Elle soupira en le voyant au travail et grogna quand il lui fit son sourire malicieux. Elle dû se résoudre à sortir ses affaires également.

- Je te hais Harry, murmura la fillette en mordant férocement une de ses parts de pizza.

- Une fois nos boulots scolaires terminés, on va pouvoir s'occuper de magie extrascolaire, Madame, la nargua Harry en faisant sourire la fillette de toutes ses dents. Je vais voir si tu as si bien avancé que ça.

- Hey hey ! s'enthousiasma Luna, en faisant difficilement apparaître un clone d'elle-même, qui disparut d'ailleurs presque aussitôt.

- L'endurance, la partie que je préfère pour te faire souffrir, rit Harry en faisant définitivement perdre son sourire à Luna qui grogna et se remit à son devoir de Potions.

Et c'est ainsi que se passa la soirée, les deux étudiants n'arrêtant pas de se lancer des piques à la figure, ce qui les amusa plus qu'autre chose. Harry aida Luna à boucler tous ses devoirs en attente, afin qu'ils ne soient pas embêtés pendant le weekend, et ce fut elle qui l'obligea à bouger pour aller dormir. Il s'installa en premier dans le lit pendant qu'elle allait prendre une douche, et s'endormit quasiment immédiatement car il ne la sentit jamais venir se coller contre lui.


- Papa ! cria Luna en courant dans la chambre de son père pour se jeter sur le convalescent.

- Hey ma petite fée ! Tu as l'air en pleine forme, sourit l'homme, les yeux pétillants de vie, bien qu'il paraisse épuisé physiquement.

- Tu vois, Luna, tu peux courir autant que tu veux et aussi vite que tu peux pour essayer de t'envoler comme une petite fée, tes grosses fesses te ramèneront toujours sur la terre ferme ! Dans ce cas-là essaye de ne pas atterrir sur des malades, ce n'est pas conseillé pour eux, la nargua Harry en déposant un gros bouquet de fleurs rouges dans un vase.

- Sale langue de Basilic ! ragea Luna en lui sautant sur le dos pour tenter de l'étrangler.

- Et après tu veux me faire croire que c'est moi le méchant de l'histoire, alors que tu essayes de m'assassiner ? ricana Harry en la décrochant sans ménagement, la faisant tomber dans le fauteuil.

Il se dirigea ensuite vers le père de famille amusé pour lui serrer la main.

- Mr Lovegood, toujours un plaisir.

- Mr Harry, pouffa l'homme. Je suis content de vous voir les enfants ! Alors dites-moi un peu, comment se passent vos débuts de cours ? sourit l'homme en redressant son lit.

- Votre fille a osé dire au grand Gilderoy Lockhart qu'il doit consulter parce qu'il est taré, rit Harry en s'asseyant sur le fauteuil.

- Et qui est-ce qui s'est battu lors de son premier jour de cours ? rétorqua malicieusement la jeune fille.

- Ce n'était pas un jour de cours, répliqua Harry comme si cela n'avait absolument rien à voir avec la situation.

- Ma petite fée, ce n'est pas bien de s'en prendre à ses professeurs comme ça, même si ce sont des idiots patentés ! Et toi Harry, ce n'est pas bien de se battre. Mais en ce qui te concernes, tu fais comme tu veux, je ne suis pas ton père, gronda gentiment le convalescent.

- C'est pas juste, bouda Luna avant de reprendre avec inquiétude. Et toi papa, comment se passe le traitement ? Ils vont réussir à te guérir ?

- C'est trop tôt pour se prononcer, ma petite fée, mais ils sont assez optimistes pour mon cas, donc ne t'inquiète pas, sourit l'homme.

- Mais tu parais tellement fatigué et tu es tellement pâle aussi… murmura la fillette en prenant la main de son père dans la sienne.

- C'est normal, j'ai beaucoup de médicaments à prendre et la chimiothérapie est épuisante en elle-même. En plus, j'ai eu ma séance ce matin alors je suis un peu fatigué, mais c'est normal, la rassura le malade.

- Vous auriez pu nous le dire et on serait arrivé plus tard, histoire de vous laisser vous reposer un peu, soupira Harry.

- Sauf que Mr Lovegood était tellement impatient qu'il n'a pas voulu se reposer en bas et a préféré remonter directement dans sa chambre pour être sûr d'être présent quand vous arriveriez, lâcha une voix à l'entrée de la chambre. Bonjour Luna, bonjour Harry.

- Bonjour docteur, répondirent en cœur les deux étudiants.

- Papa, je ne veux plus que tu refasses ça ! La prochaine fois, tu te reposes, et si nous arrivons avant toi, on attendra ! gronda Luna.

- Ça ne vous dérange pas que je prévienne Bella de votre arrivée ? demanda le médecin. Elle est impatiente depuis qu'elle sait que vous venez.

- Je vais venir avec vous, comme ça, la fille aux grosses fesses va pouvoir se plaindre auprès de son papounet à quel point je suis cruel avec elle, les nargua Harry en filant rapidement quand il vit la fillette se lever.

- Toujours aussi intéressé par les fesses de votre cousine ? taquina le médecin en appuyant bien sur le mot « cousine ».

- Bah, il faut dire qu'elle ne s'arrange pas avec le temps, pouffa Harry.

- Vous devriez prendre garde à ce qu'elle ne développe pas une fixation et ne se mette à faire n'importe quoi, s'inquiéta le médecin.

- La relation qui nous lie avec Luna est assez étrange… Je dirai que ce qui le définit le mieux, c'est l'amour vache, même si nous ne sommes pas amoureux. Je l'embête, elle m'embête tout autant, et on sait que lorsqu'on ne se taquine pas, il y a un problème. L'histoire de ses fesses est venue d'une bêtise à l'école qu'elle fréquente et où j'allais avant. Et comme j'ai dit à Mr Lovegood il y a quelques temps, le jour où elle prendra vraiment au sérieux cette histoire sur son poids, j'arrêterai de l'embêter. Il faut dire aussi qu'elle a un autre atout dans sa poche… Elle est blonde la pauvre, pouffa Harry.

- La pauvre, je la plaindrai presque, rit l'homme. Alors, qu'est-ce que ça te fait d'être au MIT ?

- Autant d'effet qu'à un garçon de 12 ans qui débarque dans un monde d'adultes où ils ont tous des mentalités d'ados attardés… Ça craint ! lâcha Harry.

- Le niveau est peut-être trop élevé pour toi, mais il fallait s'en douter, non ?

- Vous rigolez ? Ce sont les autres qui rament, pas moi ! Les cours sont nickels, je m'amuse comme un petit fou là-bas, mais les regards et les murmures m'énervent... Enfin, ça se calmera rapidement je pense… Là, les cours ont commencé depuis jeudi, et la rentrée administrative était mardi, donc il faut attendre que l'eau coule un peu sous les ponts, sourit Harry avant de frapper à une porte et d'entendre un « entrez ». Alors petite miss, tu as encore développé des tactiques de la mort qui tue pour nous plumer aux sept familles ?

- Coucou Harry, Luna est là aussi ? s'enthousiasma la fillette qui paraissait encore plus faible qu'en août.

- Ouais, madame aux grosses fesses a essayé de faire la petite fée à son papa, et s'est crachée sur son lit, pouffa le jeune homme.

- Doc Jo, je peux y aller ? supplia la fillette.

- Ta maman n'est pas encore arrivée, hésita le médecin.

- Je peux la kidnapper en laissant une lettre de menace comme quoi si elle veut revoir sa fille, elle n'a qu'à venir dans la chambre du père de Luna ! déclara Harry en faisant rire la fillette et glousser le médecin.

- C'est bien parce que ta maman les connait très bien. Mais Bella, tu es obligée de garder la perfusion, et Harry, je compte sur toi pour me prévenir s'il y a un souci, prévint le médecin avec un regard lourd de sens.

- Pas de problème docteur, affirma le jeune No Name avant d'attraper un des blocs à dessins de Bella. Alors Bella, qu'est-ce qu'on va mettre dans la lettre de kidnapping ?

La petite fille éclata simplement de rire, et pendant les dix minutes qui suivirent, ce fut un véritable fou rire en provenance de la chambre que l'on pouvait entendre dans le couloir, faisant sourire les infirmières. Une fois la lettre écrite, le jeune garçon prit Bella dans ses bras avec délicatesse, empoignant le goutte à goutte de sa main libre, et ils quittèrent la chambre en gloussant. Ils n'oublièrent pas de scotcher à la porte la lettre « de menace » en partant. Ils rejoignirent la chambre du père de Luna en riant, et Harry posa délicatement Bella sur le fauteuil à coté du lit du convalescent, en même temps qu'il installait en hauteur les poches à perfusion.

- Et bien Bella, tu parais bien joyeuse ! Tu vas bien ? sourit Luna.

- J'ai été kidnappée et on a laissé une demande de rançon à maman, gloussa la fillette.

- Généralement, quand tu es kidnappé, ce n'est pas toi qui demande une rançon… nota le père de Luna.

- C'est pas grave ! Peut-être que maman viendra avec la rançon quand même, gloussa la fillette.

- Et c'est quoi cette fameuse rançon ? rit Luna.

- Un bon gâteau au chocolat ! lâcha Bella.

- Je suis d'accord pour le kidnapping alors ! s'exclama Luna avant de sortir de son sac à dos un petit paquet que même Harry n'avait pas vu. Regarde Bella ! j'ai fait ça pendant mon temps libre. Ce n'est pas aussi bien fait que les cartes que tu achètes, mais j'espère que ça te plaira.

La petite fille attrapa le petit sachet et Harry reconnu aussitôt la qualité des parchemins sorciers, mais en très gros grammage. Il passa derrière le fauteuil de Bella et ne put que hausser un sourcil de surprise quand il vit sur chaque « carte » des dessins réalisés à la main.

- C'est toi qui tout dessiné Luna ? s'émerveilla la petite fille.

- Bien sûr ! Et regarde, je t'ai même fait tout ça pour aller avec ! Après, est-ce vrai ou est-ce imaginaire ? C'est à toi de le savoir, murmura mystérieusement Luna en lui tendant quelques parchemins sur lesquels se trouvaient le nom de chaque créature qu'elle avait dessiné, et une petite histoire explicative.

- Et toi aussi Harry tu as aidé ? demanda la petite.

- Non, je n'étais même pas au courant, souffla Harry, ébahi. Je comprends maintenant pourquoi tu finissais ton boulot aussi tard le soir, tu passais ton temps à faire ça !

- Ho, il y a une famille exclusivement sur les … Cybelines ! Elles sont jolies, même si elles sont toutes, toutes roses, mais leurs lumières sont différentes, souffla Bella qui ne finissait pas de s'émerveiller devant ses nouvelles cartes.

- J'y crois pas Luna, tu as osé ! pouffa Harry en attrapant une des cartes Cybelines pour la montrer à Luna. Elle s'appelle la chieuse, elle !

Aussitôt, la petite cybeline se matérialisa devant Harry. Celui-ci ne put s'empêcher d'admirer le talent de Luna : la petite fée était vraiment très ressemblante. Sur la carte, on pouvait voir la même malice dans les yeux de la créature qu'elle en avait en réalité, et toutes ses petites mimiques étaient également représentées.

- Elle, c'est ma préférée ! cria de joie Bella en attrapant la carte qu'Harry tenait.

- Tu sais, il ne faut pas se fier aux images Bella. Cette Cybeline est une perverse dans l'âme et elle ne fait que ce qui lui plait quand ça lui plait. Ce n'est pas une petite fée recommandable, expliqua Harry alors que la concernée prenait un air outré.

- Regarde, elle t'a même dessiné, pouffa Bella en lui mettant une carte sous les yeux.

Rapidement, Harry s'empara de la carte et soupira en voyant que Luna l'avait effectivement représenté en sorcier. Elle l'avait dessiné sans aucun de ses sorts de camouflage, avec la tête du dragon qui ressortait sur sa main, et ses yeux verts émeraude. Et elle avait poussé le vice plus loin en le représentant avec sa cape de la Ligue de Potions. Il chercha sa description dans les parchemins et ne put s'empêcher de rire doucement en la lisant.

Harry, sorcier maitre dans l'art et la manière d'être désagréable, mesquin et ironique. Mais le pauvre se rattrape avec son talent inégalable en cuisine, et surtout dans les gâteaux. Je pense que c'est pour ça qu'il fait quelques fixations…

- Luna, franchement, tu abuses, grogna Harry qui avait quand même un petit sourire au coin des lèvres.

- Regarde ! Moi aussi je suis une sorcière ! rit Bella en lui montrant une carte avec un dessin de la petite fille habillée en sorcière. « Isabella, sorcière maitresse dans l'art de gagner au jeu des sept familles ». J'aime ça ! Et il y a aussi Luna, le papa de Luna, maman et Doc Jo.

- Tu verras que je n'ai pas toujours réussi à faire des familles complètes de sept cartes, alors j'ai bien mis sur chaque carte combien il y a avait de cartes en tout dans la famille, expliqua Luna. Alors, j'ai bien travaillé ?

- Oh oui ! C'est magnifique, je l'adore ! Merci Luna, renifla la fillette.

- Et j'ai encore quelques petites idées pour faire d'autres familles, comme ça, on fera un jeu des « beaucoup de familles » géants ! expliqua la Serdaigle.

- En fait, elle fait ça pour se donner plus de chance de gagner. La grosse, tu réalises que la chute n'en sera que plus brutale ? la nargua Harry.

- Jouons ! s'impatienta la petite Bella en mélangeant les cartes avec précaution alors que Luna tirait la langue à Harry.

La demi-heure suivante fut remplie de crises de rire : Luna faisant semblant d'invoquer l'âme des cartes pour gagner, mais malgré cela, Bella remporta quatre parties et Harry deux.

- Vous savez que généralement, quand on kidnappe quelqu'un, on ne se cache pas dans une chambre à l'étage supérieur en faisant énormément de bruit ? rit la maman de Bella en rentrant dans la chambre.

- Je me disais bien qu'on avait oublié un truc Bella, fit mine de comprendre Harry en tapant son point dans la paume de sa main.

- J'ai été chercher de quoi payer la rançon, sourit la femme en posant un sac sur la petite table avant d'aller embrasser sa fille. Vous lui avez encore acheté un nouveau jeu de carte ?

- Regarde maman, tu es une sorcière « maitre dans l'art de perdre au jeu des sept familles avec le sourire » ! s'enthousiasma Bella en cherchant la carte de sa maman pour lui montrer.

- Ça a été fait à la main ? souffla la mère de famille sous le choc en regardant toutes les cartes.

- Et oui ! Mais je vous rassure, mon titre est aussi glorieux que le vôtre… « Sorcier maitre dans l'art de dérégler son lit électrique pour embêter les infirmières », rit le père de Luna. Ma petite fée devient aussi mesquine que notre cher Harry.

- C'est toi qui a tout fait Luna ? s'émerveilla la mère de famille.

- Oui. J'ai pas mal de temps libre entre les cours ou le soir, sourit la jeune fille avant de continuer rapidement en la voyant prête à répliquer. Et je le fais quand mes devoirs sont finis et mes cours appris, donc vous n'avez pas à vous inquiéter de quoi que ce soit pour l'école.

- Enfin, si on peut appeler ça une école… grommela Harry avant de sursauter quand il sentit Luna lui pincer la cuisse. Doit-on parler de ce professeur à qui tu as conseillé d'aller consulter un psy dès le premier cours de l'année ?

- Lui, ce n'est pas un professeur, c'est… juste un gars qui sourit tout le temps pour nous permettre d'avoir deux heures de libres dans la semaine, sourit Luna en faisant éclater de rire les quatre personnes dans la pièce. Bon aller, on refait une partie et je la gagne.

- Mais oui, on y croit tous, la nargua Harry en collant son front contre le sien. L'espoir fait vivre Luna, mais dans ton cas, ça ne t'aidera pas.

- Méchant, murmura simplement Luna en lui déposant un baiser sur la joue tout en le bâillonnant avec sa main. Ça fait du bien de ne pas entendre sa phrase débile.

- Si c'est comme ça, je mangerai ta part de gâteau, bouda Harry.

- Tu ne peux pas faire ça sinon je perdrais mes grosses fesses et tu seras malheureux, se moqua la fillette.

- Et ça, c'est vraiment une réponse de blonde, sourit Harry qui se mit à rire quand la réponse tant attendue arriva enfin.

- Harrryyyyyyy ! Espèce de salaud !