Bonjour à tous,

Je n'ai pas de mot à vous dire à part désolée. Mon retard est intolérable et ne sera je pense pas exceptionnel vu mon emploi du temps actuel et mon blocage sur la fic. J'ai fini vendredi soir d'écrire un chapitre que j'ai commencé le 10 janvier c'est pour vous dire l'étendue des dégâts

Je voulais faire les RAR mais mon homme m'a dit que le temps que je mettais pour les faire à chaque fois allait me prendre la journée et que vous aviez tous assez attendu comme ça. Donc je préfère ne pas faire les reviews et vous mettre le chapitre.

Néanmoins rien ne pourra m'empêcher vous remerciez du fond du cœur quand je reçois les messages qui prouve que la fic vous manque et que vous attendez tous la suite avec impatience. Ça motive pour se battre contre ce putain de syndrome de la page blanche

Merci à Jay-Werdraght, Twirry972, bc130woody, Guibe, ptitcoeurfragile, baronnis, Tinga Bella, KuroiUsagi-Chan, Lilireyna, Magoa, mangamanie, Black Jo, CelesteDiam1789, claire1663, killer59300, Poupi44, Manuella black, Roxie-Rix, Aiiwa, EldaThren, Maximilien, Luffynette, Mallemsandra, aurel8611, Alexfr36, Marynne, , Faenlgiec, Ellana816, Alcis, Serpent d'ombre, Gasc, Florelle, Lilibeny, moii, florie, Guest, Marie-Jose, juste-un-lien, galeag, Astropia, LunaMorgana, xXxnarusasuxXx, chotsala ,Yzeute, Lucie, Louise, Neko-chan Guest papy despe, Lord O.A, Harya, Mini-Yuya, Sebferga, Nastam, fleuremagic627, Shopi, liloupovitch, LM, Dess, zessa, oursblanc, lyluna

Allez je vous embete pas plus et bonne lecture.

A bientôt

A++

Mili


41 : Où Poudlard va bientôt regretter.


A la suite de ce weekend, Harry avait déposé Luna à Poudlard le lundi matin avant ses cours et était ensuite retourné à Boston où il s'était immédiatement remis au travail sur son projet de potion. Voir l'état de Bella se dégrader aussi vite ne pouvait que l'encourager à redoubler d'effort même s'il savait qu'il ne pourrait jamais terminer à temps pour sauver la petite fille.

La veille, au moment de quitter de l'hôpital, la mère de la petite fille avait décrété qu'elle les accompagnerait jusqu'à la sortie. C'est avec les yeux brillant de larmes qu'elle les avait serrés contre elle en les remerciant encore et encore pour tout ce qu'ils faisaient pour sa fille. Luna et Harry s'étaient regardés, surpris et dépassés par la réaction tellement étrange de la mère de famille, avant que celle-ci ne leur explique entre deux pleurs que c'était la première fois depuis 15 jours qu'elle voyait sa fille aussi pleine de vie.

Et Harry avait rapidement compris la mise en garde du médecin et avait demandé à demi-mot à la femme si elle disait cela à cause du cancer de sa fille. Et la sentence était tombée. Bella était bien en phase terminale et plus rien ne pourrait la sauver.

Avec hésitation, il avait osé demander combien de temps il lui restait. A ce moment-là, Doc Jo était arrivé et leur avait expliqué que la petite fille en avait pour à peine trois mois. Luna, en pleurs, avait insisté encore et encore en disant qu'il y avait forcément un moyen de la sauver, et Harry l'avait finalement prise contre lui alors qu'elle continuait de répéter que ce n'était pas possible.

Les deux adolescents avaient passé une mauvaise nuit, et après avoir essayé de dormir, sans succès, ils s'étaient lancés dans un entraînement magique qui leur avait permis de se défouler. Et Harry avait avoué faiblement à Luna qu'il tentait misérablement de mettre au point une Potion pour essayer de guérir les cancers, mais qu'il avait encore des milliers de choses à faire avant de passer à la réalisation à proprement parlé.

- Si pendant que tu fais tes recherches et tes tests tu as besoin de moi pour quoi que ce soit pour que tu avances plus vite, appelles moi, avait murmuré Luna en se blottissant contre son torse.

Il n'avait même pas eu le courage de lui envoyer une remarque en pleine tête. Il l'avait simplement serré un peu plus contre lui tout en lui déposant un baiser sur le sommet du crâne. Puis ils s'étaient séparés en silence, chacun ayant à l'esprit qu'à leurs prochaines retrouvailles, Bella serait encore un peu plus faible.

- Et merde ! Fait chier ! Je ne peux même pas la mettre sous stase comme Serpentard avait fait avec Maeva, son cas est trop sévère ! ragea Harry en balançant un de ses livres de médecine contre le mur.

Grommelant, il regarda l'heure et se leva. Il attrapa ses affaires de cours, avant de sortir de chez lui tout en laissant un clone continuer son travail sur la Potion. Entre ses cours, ses recherches en Potion et ses entraînements, il n'avait même plus le temps de s'occuper de la réalisation du point zéro. Mais bizarrement, ça ne l'énervait pas autant qu'il l'aurait pensé. Il lui semblait que sa magie et son énergie s'étaient assagies avec le temps et qu'il n'avait plus aussi mal qu'avant. Il avait donc décider d'arrêter de vouloir tout faire en même temps, il avait besoin de toutes ses ressources pour mettre au point la Potion qu'il voulait.

- Arrête de froncer les sourcils comme ça Harry, tu vas finir par avoir des rides avant l'âge, le taquina Mike le troisième année en lui tapant dans le dos pour le saluer.

- Et toi, arrête d'essayer de paraître intelligent, parce que ça ne fonctionne pas ! grogna le jeune garçon.

- Oula ! J'en connais un qui a passé un mauvais weekend ! rit quelqu'un un peu plus loin.

- Pourquoi vous venez tout le temps m'emmerder ? J'ai dit que je ne ferai pas partie de votre club d'alcoolique, grommela Harry en fusillant des yeux le groupe qui se rapprochait.

- Jo nous a demandé de veiller sur son petit frère, pouffa une des jeunes femmes en lui ébouriffant les cheveux.

- Je vais le tuer cet enfoiré, déclara froidement Harry avant de regarder les troisième année clairement amusés. Ecoutez, je n'ai pas besoin de nounou et je me débrouille très bien tout seul. Alors vivez votre petite vie dans votre petit club et laissez-moi tranquille !

- Je lui dis maintenant, ou j'attends qu'il reçoive la lettre officielle ? rit le dénommé Mike.

- Quoi encore ? soupira le jeune garçon.

- La tradition veut que le premier vendredi de l'année, les troisième année tirent au sort le nom d'un première année qui deviendra leur filleul. Et tu sais quoi ?! s'enthousiasma Mike en ébouriffant les cheveux du No Name qui, dépité, mit sa main par dépit sur son visage.

- Ouais, je crois que j'ai compris. E je crois que je vais faire en sorte de faire comprendre à l'idiot qui a tiré mon prénom qu'il doit se mêler de ses affaires s'il ne veut pas que je lui botte le cul, décréta Harry avec un sourire mauvais.

- Oh Harry, sois pas si méchant… pleurnicha Mike.

- C'est moi qui ai hérité de ton parrainage, rit une des jeunes femmes qu'Harry n'avait jamais vu.

- Tu fais pas partie du club des arriérés ? déclara Harry, même si c'était plus une constatation qu'une question.

- Le filleul ne fait pas forcément parti de la même filière que son parrain. Je suis en archéologie, je m'appelle Guenièvre, se présenta la jeune femme avant de soupirer en le voyant perplexe. Mes parents sont des passionnés d'Histoire et des archéologues très réputés dans le monde. Et ils sont des fans inconditionnels de la légende d'Arthur et de Merlin. J'aurais préféré Morgane, mais bon…

- Guenièvre était pourtant réputée pour être la plus belle femme du royaume de son mari…

- Mais elle a trahi son mari pour s'enfuir avec son amant Lancelot…

- C'est toujours mieux que la fée amoureuse de Merlin qui s'est transformée en folle maniaco-dépressive pour l'anéantir, lui ainsi que les arthuriens, la nargua Harry.

- J'aurais préféré Cléopâtre alors. Elle, elle assurait un max ! rit doucement l'étudiante en arrachant un sourire à Harry.

- Celle qui a toujours eut des amants maudits par le destin et qui a fini par se suicider avec du venin de serpent ? Je trouve que le suicide est quelque chose de lâche, et une marraine qui approuve ce genre de pratique me dérange à un point inimaginable, ironisa Harry.

- Gwen, c'est à ce moment-là que tu dois lui parler du club de robotique, souffla Mike, ce qui fit lever les yeux au ciel à la concernée.

- Harry… commença-t-elle avant de pouffer de rire. Si ces débiles t'embêtent trop, n'hésite pas à venir me voir ! Et là les gars, je suis désolée mais je dois parler avec mon filleul en tête à tête !

Elle les dépassa en riant et mit sa main sur l'épaule d'Harry pour l'embarquer avec elle, le faisant doucement sourire. Ils pouvaient entendre derrière eux les cris outrés des autres. Ils allèrent dans une partie de l'école qu'Harry ne connaissait pas, mais quand ils passèrent deux grandes portes très finement ouvragées, il resta pantois devant la bibliothèque immense qui se dressait devant ses yeux.

- Je ne sais pas grand-chose de toi Harry, mais j'ai pensé que si, à 12 ans, tu es déjà à l'université, c'est que tu dois aimer les livres non ? sourit Guenièvre.

- Tu sais que tu viens de m'éloigner encore un peu plus du club de robotique en me montrant cette bibliothèque ? Je n'aurais jamais assez de trois ans pour dévorer tous ces bouquins… souffla Harry sous le choc.

- La bibliothèque est dans le département Histoire car il y a beaucoup d'archives ici, mais tu as également de nombreux livres qui pourront t'aider pour tes propres cours. Je ne te serais pas très utile vu mes pitoyables talents en maths et en physique, mais si tu as besoin de moi, je serai là, expliqua la jeune femme sans se départir de son doux sourire.

- Je suis assez autonome, je crois que tu ne me verras pas très souvent, grogna Harry en prenant un vieux livre sur l'Egypte ancienne.

- Putain, on se croirait dans la biblio de Poudlard, même si ce sont que des livres moldus, pensa le jeune No Name en lisant le vieux livre en diagonale. Je me demande s'ils ont des bouquins de médecine…

- Harry, as-tu pris le temps de lire tous les documents qui t'ont été remis la semaine dernière ? soupira l'historienne, le faisant sortir de ses pensées.

- En diagonale. La paperasse ne m'intéresse pas, et j'ai eu pas mal de trucs à régler ce weekend, répondit Harry sans lever les yeux du livre.

- Tous les mois, le parrain et le filleul sont convoqués chez le tuteur du filleul pour des réunions sur le suivi de la première année : l'intégration, le niveau des cours, et toutes les petites choses qui peuvent jouer sur tes notes et les cours. Si tu fais des conneries sur le campus, ou même à l'extérieur et que ça remonte jusqu'à l'école, je suis à moitié responsable. Si je fais des conneries, c'est pareil, tu es moitié responsable, expliqua Guenièvre.

- Pourquoi est-ce qu'ils aiment tous faire des conneries ? Ça saoûle, grogna le jeune homme. T'as pas intérêt à foutre la merde, sinon c'est moi qui te botte le cul !

- Nous sommes donc d'accord sur ce point jeune homme. De toute manière, tu vas bientôt avoir la notification officielle de ton parrainage, et tout ce que cela implique, pouffa Guenièvre avant de reprendre avec malice. Et tu sais, les tuteurs trouvent toujours que le fait de ne pas faire parti d'un club est signe de mauvaise intégration, et…

- Et je ne ferai pas parti du club de robotique ! coupa froidement Harry.

- Pas forcément la robotique, mais tu as dit que tu étais intéressé par le Taekwondo à ce qu'il parait. Je ne sais pas si tu t'en sortiras, mais au moins tu pourrais côtoyer des personnes d'autres secteurs que le tien. Ce sont des gens super sympas…

- Et tu en fais parti et tu essayes de vendre ton pain, grommela Harry.

- Je ne vois pas ce qui te fait dire ça, fit mine de s'étonner l'étudiante.

- La façon dont tu marches te trahit. Je dirais que tu es déjà ceinture noire avec un bon niveau, conclut Harry.

- Ah zut, il faut que j'arrête de marcher comme ça. Je le sais mais quand je ne fais pas attention je me remets quasiment à marcher sur la pointe des pieds, soupira la jeune femme. Et tu as raison, j'ai mon deuxième dan. Il faut dire qu'à force de parcourir le monde quand j'étais petite mes parents ont voulu que j'apprenne à me défendre.

- Pour le moment je me concentre sur mes études. Mais si j'en ai l'occasion, j'irai peut-être faire un tour à la salle de sport pour m'entraîner sur un sac de sable. Mais n'attends pas de moi que je me mêle aux autres, grogna Harry.

- Je ne sais pas exactement qui tu es, Harry Nonamous, mais je n'ai jamais vu un petit garçon comme toi. Quand j'ai été désignée pour être ta marraine, les professeurs m'ont bien fait comprendre que je devais veiller sur toi…

- Et j'ai horreur d'avoir des personnes sur le dos, trancha froidement Harry en plantant son regard azur dans celui de sa marraine. Si mes parents m'ont laissé venir ici seul, c'est que je suis apte à me débrouiller. J'ai étudié deux ans en Angleterre sans eux et je n'ai besoin de personne pour m'en sortir. Je suis venu ici simplement parce que la robotique, la physique, la mécanique et toutes ces merdes me fascinent. Mais je n'ai que 12 ans, et si ça se trouve, dans deux ans, j'en aurai marre et je me barrerai. On ira à ces réunions parce que c'est obligatoire pour les cursus, point final. Maintenant, à plus. Je dois aller en cours avant d'être à la bourre.

Et sans faire attention à l'air surpris de sa marraine de fac, il sortit de la bibliothèque pour rejoindre rapidement le bâtiment de sciences. Quand il rentra dans la classe, il ne put que grogner lorsqu'il vit les élèves de son deuxième cursus. Ils ne les avaient pas encore vraiment côtoyé et les étudiants se mirent à le dévisager, avant de se mettre à murmurer entre eux tout en lui jetant des regards à la dérobée.

Lorsque le cours commença, ce fut une véritable déception pour l'ado. Contrairement aux autres cours qu'il avait eu la semaine précédente, ce cours-là fut un pur cours magistral où le professeur ne répondait quasiment jamais aux questions, et quand il le faisait, ces explications étaient tellement complexes que ceux qui avaient posé les questions étaient encore plus perdus qu'à l'origine.

- Et vous, Mr Nonamous, pas de questions ? demanda le professeur avec un air hautain qui énerva le jeune No Name au plus haut point.

- Il faut bien des cons partout, mais pourquoi je me le tape dans un dans mon cursus ? pensa Harry.

- Non professeur, tout est très clair, répondit Harry avec une voix dénuée d'émotion.

- Alors venez ici sur l'estrade, j'aimerai beaucoup savoir ce que vous avez retenu de ce cours. Je ne comprends vraiment pas pourquoi un petit garçon de 12 ans a été accepté dans un double cursus, ironisa l'homme.

- Et donc vous espérez que je me ridiculise devant tout le monde pour prouver au responsable du club de robotique que je suis un idiot, et que le doyen, qui a tellement insisté pour me faire venir, est un imbécile. J'ai compris le principe, décréta Harry en se levant devant la classe silencieuse. Vos collègues de mon autre cursus ont beaucoup moins de doutes que vous.

Il arriva devant l'assemblée et effleura le professeur qu'il épongea incognito. Puis, prenant une légère inspiration, il refit le cours en dix minutes, en accentuant particulièrement les points qui avaient été questionnés. Quand il eut terminé, il retourna à sa place sans faire attention à l'aura menaçante du professeur et se rassit en silence.

- Et oui, triste est la réalité quand un garçon de 12 ans comprend des cours que tu fais exprès de compliquer, pensa Harry en captant le regard noir du professeur. Après avoir côtoyé Roguy pendant deux ans, c'est pas toi qui va me faire peur.

Quand la sonnerie retentit, il fila sans demander son reste alors que les murmures à son sujet avaient repris avec véhémence. Le reste de la journée se passa relativement calmement. En rentrant chez lui, il soupira de soulagement en laissant tomber ses affaires sur le canapé, derrière son clone qui continuait de décortiquer les données sur le cancer. Il boucla rapidement ses devoirs tout en mangeant un dîner léger, puis se mit au travail avec son clone.

Dans la soirée, il fut dérangé par Luna qui l'appela simplement pour lui souhaiter bonne nuit, et Vanessa qui lui demanda où il en était. C'était avec rage qu'il lui avait expliqué tout ce qu'il avait commencé à analyser et ce qu'il essayait de faire. Ils étaient restés pendant plus de trois heures au téléphone, avant que Vanessa ne décrète qu'il fallait qu'elle aille se coucher parce que le soleil se levait rapidement. Il avait ensuite renvoyé un message à Los Angeles pour dire que tout se passait bien et qu'ils ne devaient pas s'inquiéter. -Puis il avait continué à étudier, s'arrêtant à peine deux heures dans la nuit pour dormir et ranger les données qu'il avait épongé au professeur.


La semaine passa relativement rapidement, exception faite du jeudi où il reçut un appel pendant sa pause de midi. Il fut d'abord étonné en voyant le nom de l'interlocuteur, mais n'hésita pas longtemps avant de décrocher.

- Il y a un problème Mr Lovegood ? s'inquiéta le jeune garçon.

- Non ça va, et Bella va aussi bien qu'elle le peut dans sa situation. Mais j'aurai besoin de ton aide, si tu es disponible, expliqua l'homme.

- Que puis-je pour vous ? demanda froidement Harry, même s'il soupirait imperceptiblement de soulagement face à l'état de santé des deux patients.

- J'ai reçu un courrier étrange de Poudlard, lâcha l'homme, faisant ainsi grogner Harry. Ne t'inquiète pas, il n'y a pas de problème avec Luna. Mais suite à toutes les réclamations qu'il y a eu l'année passée après les examens, le conseil d'administration a décidé de convoquer les parents des élèves pour leur expliquer les changements effectués cette année, afin de les rassurer.

- Une rencontre parents-professeurs comme chez nous, coupa Harry qui n'utilisait aucun terme magique car il était encore dans l'enceinte de l'université.

- Oui, exactement. J'ai envoyé un de mes contacts enquêter là-dessus, et à priori, il n'y a pas de coup fourré là-dessous, c'est vraiment une décision sans aucune arrière-pensée, expliqua le malade.

- Ecoutez Mr Lovegood, je sais que vous êtes inquiet, mais vous venez juste de commencer la chimio, et je ne pense pas que ce soit la meilleure idée du siècle que d'aller là-bas, même si c'est pour Luna. Et honnêtement, je ne sais pas ce que je peux faire pour vous aider, je ne peux pas vous soigner et vous faire péter la forme, vous le savez très bien !

- Vas-y à ma place, souffla l'homme.

- QUOI ?! hurla le jeune garçon, attirant l'attention de tous les étudiants dans le réfectoire. Mais vous êtes fou ?! Je ne remettrais jamais les pieds là-bas !

- Harry je t'en prie ! Je ne te demande pas de suivre les cours, ni quoi que ce soit, mais je ne veux pas que ma petite fée soit encore la moquerie de tous parce qu'il n'y aura personne pour elle, et pour la représenter gémit l'homme alors que le No Name sortait du réfectoire à toute vitesse afin de parler plus librement. Je sais que je te demande beaucoup mais pense à elle, je t'en prie !

- Vous ne trouvez pas que je fais déjà beaucoup de choses pour Luna ? grogna Harry en s'asseyant sur un banc.

- Si, je sais que tu fais énormément pour nous, mais elle a besoin d'avoir quelqu'un à ses cotés, murmura l'homme.

- Elle a besoin de quelqu'un qui se contrôle ! Si je retourne là-bas, je ne peux pas promettre de me retenir sur quoi que ce soit ! Je risque plus de la blesser qu'autre chose. Vous savez ce que je pense de cette école, et si ça ne tenait qu'à moi, je la rapatrierai ici, répondit le jeune garçon.

- Harry, je ne suis pas en mesure de t'ordonner quoi que ce soit, le choix final t'appartient. Luna est la chose la plus précieuse à mes yeux, et regarde le mal que les acolytes de Dumbledore ont fait en me déclarant mort tout en réclamant sa garde. Elle devient plus forte quand elle est à tes cotés Harry. Quand je vous vois ensemble, j'ai l'impression que ma petite fée prend cinq ans d'un coup. Mais seule, elle reste encore vulnérable. Et je sais que depuis qu'elle est au courant de la situation de Bella, elle a pris un sale coup au moral. Je l'entends quand elle m'appelle, et je suis sûr que c'est pareil pour toi !

- Je ne vous promets rien Mr Lovegood mais dites-moi quand est cette réunion ? grommela Harry alors qu'il entendait le soupir de soulagement de l'homme.

- Demain soir à 19h, rendez-vous à Poudlard, et les réunions ont lieu samedi matin, murmura l'homme.

- Parce qu'en plus, il faut qu'on crèche là-bas ? gémit Harry.

- Non bien sûr. Je ne pense pas que ce soit une obligation, surtout que tu as tes cours, mais je te donne toutes les informations dont je dispose, expliqua Xenophilius.

- Et laissez-moi deviner, vous avez un tas de questions et d'insinuations à faire pour que je défende les grosses fesses de Luna ? le nargua Harry.

- Bien sûr que non, tu es bien meilleur que moi dans ce domaine, Harry, pouffa l'homme en arrachant un sourire au concerné. Je veux que tu les attaques sur toutes les failles que tu entendras. Ne mâche pas tes mots, je veux que tu les descendes pour leur montrer que les parents d'élève ne se laisseront plus abuser !

- Et vous croyez qu'ils vont prendre un gamin de 12 ans au sérieux ? ironisa Harry.

- J'ai envoyé aux Gobelins ce matin une autorisation signée de ma main, faisant de toi un des représentants légaux de ma fille. Enfin, pour être exact, tu as une procuration de ma part. Tu n'as pas le statut de mari comme on s'était mis d'accord, mais tu pourras me remplacer dans ce genre de situation. Et puis Mr Shadow, il n'y a que toi et moi qui savons que tu as seulement 12 ans. Mais dois-je en conclure que tu acceptes ? s'enthousiasma l'homme.

- Je vous hais, et je déteste la grosse, grogna Harry en regardant sa montre. Merde, mon cours va commencer !

- Merci Harry, sourit le malade.

- Ne me remerciez pas, parce que je vais tellement lui coller la honte à la grosse que c'est elle qui va m'expulser de là-bas par la peau du cul, rétorqua Harry.

- Que de vaines paroles dont tu ne penses pas un traître mot, pouffa l'homme. Merci encore.

- Ouais, ouais, lâcha Harry en raccrochant pour rejoindre rapidement sa salle de cours.

Il retourna en silence dans le bâtiment tout en serrant ses poings qui tremblaient imperceptiblement. Il avait deux choix maintenant : aller à Poudlard en cachant son potentiel magique et son énergie, ou aller à Poudlard en remettant le réducteur de magie en place. Et ce qui l'énervait le plus était que Luna ne lui avait jamais parlé de cette foutue réunion. Si elle avait voulu de sa présence là-bas, elle le lui aurait dit bien avant. A moins bien sûr qu'elle ne veuille pas le faire replonger là-dedans.

- C'est vraiment qu'une imbécile, pensa le jeune homme en prenant en note ses cours comme un barbare.

Largement sur les nerfs, il hésita légèrement à la fin de ses cours sur la suite des évènements, et finit par se diriger vers la salle de sport qui était un peu plus loin sur le campus. Les clubs à proprement parlé n'avaient pas encore commencé, mais il voulait aller se défouler. Il s'inscrit à l'accueil, réserva un casier à l'année au cas où et alla mettre ses affaires dedans. Après avoir vérifié qu'il n'y avait personne dans les vestiaires, il se changea d'un geste de la main et mit toutes ses affaires et vêtements normaux dans le casier qu'il referma en le verrouillant avec la magie. Il se mit à bander ses poignets et ses mains tout en allant dans la salle, sans faire attention à ceux qui le regardaient avec surprise, puis il s'arrêta devant le sac de boxe.

- Le pauvre petit, il va se casser le bras en voulant jouer les grands, pouffa un des gars qui utilisait les haltères un peu plus loin.

- Tu vas voir, connard, pensa Harry.

Il ouvrit et ferma cinq fois de suite ses poings afin de s'assurer que les bandages tiennent le choc, et donna un coup dans le sac avec force, le faisant bouger dans tous les sens, à la surprise de toutes les personnes présentes. Et ce ne fut que le premier coup d'une longue série, qui lui permit de se défouler.

- Tu sais que tu vas finir par faire un trou dans ce pauvre sac, Harry ? Et que, si cela arrive, j'en serai à moitié responsable ? grogna une voix féminine une bonne heure plus tard.

- Ce n'est pas de ma faute si un pauvre sac ne tient pas le choc face aux coups d'un gosse de 12 ans ! Qu'est-ce que tu me veux Cléopâtre ? grogna Harry en s'arrêtant et en stoppant le sac qui continuait de bouger dans tous les sens.

- Tu peux m'appeler Gwen, comme tout le monde, soupira la femme.

- Je t'appelle comme je veux, rétorqua le jeune garçon. Alors Marie-Antoinette, qu'est-ce que tu me veux ?

- Ah non, pas elle, gémit la femme. Je n'ai pas encore perdu la tête à ce que je sache !

- Selon les gens de ma famille, il faut être fou pour venir me déranger quand je tape dans un sac. Donc d'un certain point de vue, tu as bel et bien perdu la tête, la nargua Harry. Je suppose que tu vas à une pyjama-party, vu comment tu es sapée ?!

- Non, au club de Taekwondo. Puis-je te proposer de m'accompagner ? essaya la jeune femme.

- Ce sera la seule et unique fois, et après, tu me fous la paix avec tes clubs à la con, grogna le jeune garçon en s'achetant une bouteille d'eau au distributeur.

- Alors ? Comment se sont passés tes cours du début de semaine ? s'enquit la marraine.

- Bah j'espère juste que le niveau va augmenter, d'ici quelques temps parce là, c'est franchement rasoir, et Flinghorn est un vrai con ! trancha Harry.

- Ahh, la joie des cours de Flinghorn… rit un garçon alors qu'ils rentraient dans une salle réservée à la pratique du sport de combat. Il a fait le coup en fin de cours d'appeler quelqu'un pour savoir ce qu'il a retenu ?

- Ouais, c'est tombé sur ma gueule, et je ne crois pas qu'il ait apprécié que je lui ressorte le cours de façon à ce que tous les idiots qui essayaient d'assimiler le tout comprennent enfin ! soupira Harry sans voir l'air choqué de l'étudiant. Je suis venu, j'ai vu et maintenant, je repars !

- Mais tu n'as pas vaincu, le nargua Gwen.

Harry esquissa un rapidement sourire sadique, et sans que sa marraine ne s'en rende compte, il la mit au tapis.

- Veni, Vidi, Vinci, décréta Harry.

- Est-ce qu'il y a un domaine dans lequel tu es nul ? râla la jeune femme en se relevant.

- Des tonnes, mais je ne les divulgue pas à n'importe qui, se moqua Harry en s'apprêtant à faire demi-tour, avant d'être stoppé par un homme de haute stature qui se dessinait dans l'encadrement de la porte.

- Elias, sur le ring ! Toi aussi petit, je veux voir ce que tu sais réellement faire. Ne retenez pas vos coups, ordonna l'homme.

- Je ne fais pas parti de ce club, c'est ma marraine perfide et légèrement fêlée sur les bords qui m'a obligé à venir, grogna Harry sans bouger alors que le dénommé Elias était déjà sur le ring.

- Ne cherche pas, Harry, il ne bougera pas de la porte tant qu'il n'aura pas vu ce qu'il veut, soupira Gwen.

- Et si je lui file un bon coup dans les roustons ? ironisa Harry sans bouger. Je suis légèrement insomniaque sur les bords, donc j'ai pas souvent sommeil. Et je peux rester debout pendant des heures sans me fatiguer !

- As-tu peur de te battre avec un homme de 20 ans ? demanda le professeur sans aucune peur face à la menace d'Harry.

- La technique de mettre l'adversaire en rogne ne fonctionne pas non plus. J'ai ma fierté, je sais ce que je vaux et je ne bougerais pas, déclara Harry.

- Oula, qu'est-ce qui se passe ici ? Pourquoi on ne peut pas rentrer dans la pièce ? demanda un étudiant en arrivant derrière le professeur.

- Harry, fais juste ce qu'il te demande, et je te jure que je ne t'ennuierai plus jamais avec ça, promit Gwen tout en lançant un regard noir à son professeur.

- Ok ! Je me fous de vos règles à la con, et le but est de ne pas retenir les coups, si j'ai bien compris ! Alors le vieux, ouvrez bien vos yeux ! grogna Harry en montant sur le ring en face de l'étudiant qui paraissait amusé.

- Je pense que je vais lui faire bouffer son putain de sourire, à ce con ! pensa Harry en se mettant en position.

Il se plia à contrecœur aux règles de salutation obligatoire, et dès qu'il eut le feu vert de l'arbitre, il pivota sur une jambe pour envoyer son pied dans le menton de l'étudiant qui ne s'y attendait pas. Puis il enchaîna avec une droite en plein sur la joue du jeune garçon, qui s'écroula au sol, sonné et inconscient. Et sans même se soucier de la présence choquée des autres, il redescendit du ring et se planta devant le professeur qui n'avait pas esquissé le moindre geste pour aider son étudiant.

- Tu n'as pas que le Taekwondo en réserve, n'est-ce pas ? demanda finalement l'homme alors que l'étudiant sonné reprenait connaissance.

- J'ai une grande sœur assez calée dans ce genre de choses. Maintenant, excusez-moi, mais j'ai du travail à finir, trancha Harry en s'approchant de l'homme. Vous savez que ça peut s'apparenter à de la séquestration, ce que vous faites, et que je suis encore mineur ?

Puis, voyant qu'il ne bougeait toujours pas, il s'apprêta sans honte à relever son genou dans les parties génitales de l'homme, qui pivota juste au bon moment pour arrêter le coup d'Harry. Mais ce fut bien assez pour le jeune garçon. Harry profita de la brèche pour sortir de la pièce sans voir le sourire qui était apparu sur le visage de l'homme. Toujours en grognant, il rejoignit les vestiaires où il récupéra ses affaires sans se doucher, pour que personne ne puisse voir son dos, et il reprit la direction de son appartement où son clone continuait de travailler.

- En plus, j'ai loupé le coup de téléphone de la grosse… pensa Harry en voyant trois appels en absence et un sms.

Une fois qu'il fut rentré dans son antre, il se réfugia immédiatement dans la salle de bain pour prendre une bonne douche relaxante. Une fois propre, il prit un rapide dîner avant de se mettre encore une fois au travail avec son clone, surtout qu'il allait devoir mettre ses recherches en attente pendant les prochaines 48 heures.

- Franchement, elle arrive vraiment à me faire faire n'importe quoi, grogna Harry en appelant sa famille pour les prévenir qu'il ne serait pas joignable jusqu'au samedi soir.


Le lendemain, Harry se réveilla sur les coups de dix heures, à peine une heure après s'être endormi la tête sur sa table basse, alors que son clone était parti en cours à sa place. Il se sentait étrangement fébrile, et surtout en colère. Pas contre Luna ni son père, mais contre les sorciers qu'il allait devoir affronter. Il pensait que les avoir côtoyés pendant deux ans aurait peut être diminué cette haine viscérale qui le démangeait. Mais à sa grande surprise, elle était toujours aussi vivace. Grommelant, il déjeuna rapidement avant de pousser les meubles du salon contre le mur et de s'installer en tailleur au milieu de la pièce. Il se plongea dans son occlumencie afin de verrouiller toutes les données qu'il pouvait, et surtout pour essayer de gagner la sérénité qui lui manquait pour affronter Poudlard.

Quand il rouvrit les yeux, il était déjà midi et il se dépêcha de se préparer, sachant qu'il devait être à Poudlard dans une heure, à cause du décalage horaire. Quand il sortit de la douche, il hésita pendant près de vingt minutes devant son miroir avant de soupirer en maudissant Luna sur des milliers de générations. Il mit sa casquette sur la tête et fit tomber une partie de ses illusions, comme il l'avait fait lors de la rentrée de Luna sur le quai 9 ¾. Il reposa sur lui tous les enchantements qu'il connaissait pour ne pas être reconnu et pour que quiconque voyant son visage l'oublie instantanément. Soupirant, il essaya d'enfoncer un peu plus sa casquette et prépara son maigre bagage pour le weekend incluant quelques données à analyser. Quand il pénétra dans le salon, il vit, posée sur sa table basse, une lettre avec le sceau de Poudlard et une autre avec le sceau de Gringotts. Grommelant contre le père de son « amie », il récupéra la convocation et la procuration de Mr Lovegood qu'il finalisa en signant, et il transplana à Pré-au-lard.

- Bon Harry, c'est parti ! Tu ne peux plus faire marche arrière, pensa le jeune homme alors que tous les regards se posaient sur lui à son arrivée. J'aurais peut être dû remettre mon réducteur de magie finalement.

Sans se soucier des regards, il s'approcha du portail où se trouvait une grande urne devant les grilles. Analysant rapidement la magie qui se dégageait de l'objet, il vit qu'il y avait de puissants sorts de sécurité, de reconnaissance, et surtout des sorts anti-magie noire.

- C'est sûr, les mangemorts vont s'inviter à une réunion parents-professeurs. C'est super classe, ironisa Harry en mettant les deux lettres dans l'urne à la grande incompréhension des autres. Ils n'allaient pas poireauter ici toute la nuit quand même !

- Tu vois Lily jolie, c'est ce qu'il fallait faire, nargua une voix moqueuse un peu plus loin.

- Mais il n'était pas encore 19 heures, grogna la femme.

- Super, il manquait plus que les boulets… grogna Harry en rentrant par les grilles qui s'étaient très légèrement entrouvertes et qui se refermèrent derrière lui. Mais ils ont encore de sacrées failles dans leurs protections. Et Dumbledore est quand même au château, ce connard !

Suivant son instinct, il leva les yeux vers une tour qu'il se souvenait abandonnée et vit le reflet d'une barbe blanche qui disparaissait derrière une fenêtre. Levant les yeux au ciel devant le talent très très réduit de Dumbledore, il remonta le chemin jusqu'au château à pied, alors que certaines calèches le dépassaient. En montant les escaliers, il dut serrer ses poings qui tremblaient, et avec fureur, il les mit dans les poches de sa veste. Quand il vit Mme Chourave qui accueillait les parents des Serdaigles et des Pouffsouffles dans le hall, il se sentit immédiatement mieux et rassuré en sachant qu'il y avait toujours de bonnes personnes dans cette école.

- Bonjour, je suis le représentant de Luna Lovegood, deuxième année de Serdaigle, se présenta-t-il.

- Ah oui, nous avons été mis au courant que Mr Lovegood ne pourrait pas être présent et qu'il enverrait une autre personne pour le représenter. J'espère que vous n'hésiterez pas à nous faire part de tout ce qu'il avait à nous dire, sourit le professeur en lui serrant la main et en barrant le nom de Luna sur sa feuille. Si vous voulez rejoindre Luna, elle est dans la Grande Salle, comme tous les élèves. Par contre, elle est surement à la table des Gryffondors.

- Merci madame, répondit Harry en se retenant vraiment de sourire.

Il rentra dans la pièce et vit que quelques parents s'y trouvaient déjà avec leur enfant. Regardant du coté des Serdaigles, il ne put se retenir d'esquisser un micro-sourire en voyant tous les visages qui le replongeaient dans le passé. Mais hélas, il ne vit aucune trace de Luna.

Grommelant, il tourna la tête vers la table des rouges et ors et soupira en voyant la masse de cheveux blonds qui lui tournait le dos. Avec discrétion mais rapidité, il alla se placer derrière elle en essayant de masquer son énergie. Avant que ses amis n'aient le temps de dire quoi que soit, il se pencha à son oreille et déclara avec son cynisme habituel :

- Tu vas vraiment finir par me tuer avec tes conneries, la grosse.

- Et toi, tu continues avec tes drôles de fixation, murmura Luna, ébranlée, en relevant la tête pour le dévisager.

Il ne put s'empêcher de lui sourire tendrement en voyant ses grands yeux argentés se remplir d'eau. Sans réfléchir, il la força à se lever et la prit dans ses bras alors qu'elle semblait sortir de sa transe et qu'elle le serrait de toutes ses forces en sanglotant.

- Tu n'étais pas obligé, tu n'étais pas obligé, renifla la fille entre deux pleurs.

- Viens, on sort de cette salle avant que tous puissent dire que la fille aux grosses fesses se donne en spectacle, taquina Harry en lui essuyant doucement ses joues ruisselantes de larmes pendant qu'elle souriait de toutes ses dents.

- Il n'y a que toi qui dit ça, murmura Luna en collant son front au sien malgré la présence de sa casquette.

- Parce qu'ils sont tous bigleux, pouffa Harry alors qu'elle lui prenait la main.

- A demain tout le monde ! Bonne soirée, déclara Luna en regardant ses amis qui ressemblaient à des poissons hors de l'eau.

Rapidement, elle l'entraina dans le hall et monta vers la salle commune comme si elle voulait éloigner le plus rapidement possible Harry de la sortie. En arrivant devant la reine Maeva, le jeune homme enleva sa casquette avec malice, la laissant complètement sous le choc. l lui fit signe qu'il s'expliquerait plus tard, tout en lui montrant ses oreilles, signe qu'ils étaient épiés. Souriant, la reine leur donna une rapide devinette, et si Harry connaissait la réponse, il laissa Luna répondre, sachant qu'il ne devait pas faire de faux-pas le reliant de près ou de loin à Harry Stark.

- Dumbledore est dans le château Luna, grommela Harry en s'asseyant devant la table basse par habitude, avant de grogner et de s'obliger à s'asseoir sur le canapé où Luna vint se caler contre lui.

- On nous a dit qu'il revenait juste pour les réunions de demain. Mais comment fais-tu ? Je ne le sens pas ! bouda Luna. Toi, tu n'as pas remis ton suppresseur et tes enchantements !

- A la gare, tes demeurés d'amis m'ont vu comme ça. Et comment leur aurais-tu expliqué le fait que j'ai la même énergie et la même magie qu'Harry Stark ? la nargua Harry. Je ne sais pas si ton père a volontairement omis de me dire que Dumbledore serait là, mais ça va finir en bain de sang cette histoire. Pourquoi tu ne m'as rien dit pour cette réunion d'ailleurs ? Tu devais être au courant depuis un moment, non ?

- Je ne voulais pas que tu viennes et que tu me fasses une autre de tes horribles crises, murmura Luna. On va bientôt perdre Bella, Papa ne va pas bien, et si toi aussi tu flanches, je ne supporterai pas de me retrouver toute seule. Je ne suis pas comme toi, capable de tenir tout le monde à bout de bras. Et là, tu devrais être en cours.

- Mais Harry Nonamous est en cours, taquina Harry en caressant doucement ses cheveux alors qu'elle avait posé sa tête sur ses jambes pour s'étendre sur le canapé comme ils en avaient l'habitude.

- C'est cool de se cloner quand même, bailla Luna.

- Luna, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu dormais aussi mal depuis lundi ? murmura Harry en la sentant s'endormir.

- Parce que tu as les mêmes cernes que moi sous les yeux. Et tu ne dois pas te laisser distraire de ton travail, souffla la jeune fille en s'endormant sous les douces caresses du No Name.

- Espèce d'idiote va, gémit Harry en faisant descendre une couverture des dortoirs pour la mettre sur la fillette endormie pendant que les cybelines, et surtout la sienne, souriaient avec malice.

Harry réussit avec difficulté à attraper son sac à dos et en sortit un de ses cahiers plein de notes. En faisant attention à ne pas réveiller Luna, il se mit au travail. Mais à peine une petite heure plus tard, les autres étudiants et une partie de leurs parents arrivèrent et furent surpris en voyant le drôle de duo.

- Est-ce que l'on doit aller chercher l'infirmière ? s'inquiéta la préfète en venant vers eux.

- Non elle dort. J'ai l'impression qu'elle a zappé pas mal d'heures de sommeil, déclara Harry en remontant la couverture qui avait légèrement glissé.

- Elle travaille beaucoup, affirma Stan en s'approchant également. Je croyais qu'elle était fille unique, tu es son frère ?

- Si, elle est fille unique. Je ne suis pas son frère, répondit Harry.

- Ok, je comprends maintenant pourquoi elle ne craignait pas Harry et son caractère de merde l'année dernière, pouffa le préfet alors que le No Name se retenait de sourire.

- Comment je dois prendre ça ? demanda froidement Harry.

- Que tu as un caractère de merde, pouffa Luna en ouvrant les yeux.

- Dors par terre la grosse, trancha Harry en la balançant par terre alors qu'elle lâchait un « aïe » de douleur.

- Tu es méchant, gémit Luna qui apparaissait étrangement lucide aux yeux des membres de sa maison.

- Ça va Luna ? Rien de cassé ? s'inquiéta la préfète en s'approchant de Luna avant de se figer en entendant Harry.

- Comment est-ce qu'elle peut se casser quelque chose avec le rembourrage qu'elle a dans les fesses ?!

- Salaud ! hurla Luna en se jetant sur lui mais en atterrissant lamentablement sur le canapé parce qu'il s'était levé plus vite.

- Franchement, tu veux te ridiculiser devant tout le monde ? la taquina Harry.

- C'est parce que j'ai ma tenue de sorcière que tu as pu t'en sortir si facilement, rétorqua Luna en se levant avec une classe que très peu lui connaissait.

- Que tu te déguises ou non, ça reste ton problème très chère, pouffa Harry avant de coller son nez sur celui de Luna pour murmurer : Et avoue que les robes de sorciers, ça sert à dissimuler tes fesses !

- Et dois-je dire à tout le monde à quel point tu les aimes, mes fesses ? souffla Luna avec un grand sourire.

- Attention, ne commence pas à sourire comme ça, sinon je pourrais aussi penser qu'un Énormus à babille a élu domicile dans ton crâne, se moqua Harry.

- Oh, j'ai hâte que tu rencontres le professeur Lockhart, s'enthousiasma soudainement Luna en tapotant dans ses mains, ce qui fit rire tous ses camarades. On part en mission repérage ?

- Je suis sensé être le remplaçant de ton père, Luna. Je suis sensé être responsable, ce weekend, soupira Harry qui avait quand même un petit sourire sur les lèvres.

- Oh ! Dans ce cas-là, je vais te faire visiter l'école, et nous allons peut-être rencontrer certaines personnes ou même des lutins, totalement par hasard bien sûr… Je file me changer, rit Luna en montant dans son dortoir tout en criant. Tenue de camouflaaaaaage !

- Et pourquoi elle a embarqué mes affaires, cette idiote ? grogna Harry.

- C'est bien Loufoca là ? bégaya un Serdaigle.

- Son nom est Luna, aux dernières nouvelles, rétorqua froidement Harry. Et putain de merde, pourquoi elle est montée dans le dortoir des garçons ?

- L'année dernière, il y a eu quelques problèmes, commença Stan, mal à l'aise, en fusillant du regard les anciennes camarades de chambre de Luna qui eurent la décence de baisser les yeux. Nous avions avec nous un jeune garçon qui s'appelait Harry et prenait soin d'elle. Quand il y a eu ces… problèmes, il a amené Luna dans son dortoir parce qu'il y avait deux lits de libre.

- Et ça choquait personne, une fille de 11 ans dans la même chambre qu'un garçon ? grogna Harry pour donner le change.

- Harry n'était pas comme ça, répliqua Stan avec ferveur. C'était quelqu'un de très responsable et de très respectable !

- Mouais, grimaça Harry, quand même surpris du comportement de Stan.

- TAYOOOOO ! hurla Luna en riant et en déboulant des escaliers pour se jeter sur Harry.

- Maintenant, je sais pourquoi tu es une perverse à la maison. Tu mattes dans les dortoirs des garçons, la taquina Harry.

- Quoi ?! s'horrifia Luna en lâchant prise et en tombant, avant d'être rattrapée in extremis par le jeune No Name qui riait doucement. Je matte pas dans le dortoir des garçons.

- Mais tu avoues que tu es une perverse à la maison, on va réussir à te tirer les vers du nez ! pouffa Harry avant qu'elle ne s'éloigne de lui de quelques pas et qu'elle ne mette ses mains sur ses hanches. Et je peux savoir ce que c'est que cette tenue ?

- Bah, une tenue camouflage ! rit Luna en tournant sur elle même.

La jeune fille avait un pantalon en cuir ultra serré qui moulait à merveille ses jambes et ses courbes. Heureusement, elle portait une tunique manche longue qui lui arrivait jusqu'à mi-cuisse, avec une grosse ceinture tout aussi noire que le reste, mais qui ne laissait aucune doute sur les formes que la jeune fille commençait à avoir. Elle portait également des bottes à talon qui remontaient jusqu'à ses genoux, lui faisant gagner quatre ou cinq centimètres.

- C'est pas une tenue de camouflage, ça ! grogna Harry en mettant sa main sur son visage par dépit. Et c'est fini ! Je ne t'emmène plus faire les magasins. Ce genre de vêtements, garde-les pour la maison !

- Allez ! Arrête de ronchonner, et viens ! sourit Luna en lui prenant la main pour sortir de la salle commune où, bizarrement, les étudiants males commençaient vraiment à revoir leur jugement sur Luna.

- Bonne soirée, pouffa Maeva en les voyant sortir, main dans la main.

- Rassure-moi, tu ne t'habilles pas comme ça ici normalement, si ? hésita Harry, mal à l'aise.

- Non, ça fait trop moldu je pense. Mais comme tu es là, je m'en moque, sourit Luna. Je suis désolée de m'être endormie tout à l'heure. On ne se voit déjà pas beaucoup, et quand tu es là, je dors.

- J'ai eu une heure de silence tranquille, la taquina Harry en l'embrassant sur la joue. Tu parais moins fatiguée, c'est beaucoup mieux comme ça.

- Je n'arrive pas à dormir… J'ai peur pour Bella, murmura Luna en s'arrêtant pour regarder par une fenêtre. Elle l'ouvrit pour profiter de l'air frais de la nuit qui venait de tomber.

- J'ai bossé 24h sur 24 depuis lundi, mais je ne pourrais rien faire pour elle. J'ai pensé à la mettre sous stase ou autre joyeuseté de ce genre, mais je ne peux rien faire. Je suis complètement impuissant Luna, son état est beaucoup trop avancé. Et je n'ai même pas encore réalisé un pour cent de l'analyse, gémit Harry en s'adossant à la fenêtre.

- Ça serait tellement bien de pouvoir suspendre le temps, renifla Luna en se calant dans ses bras.

- Mais parfois, on aimerait qu'il passe beaucoup plus vite, murmura Harry sombrement en caressant ses cheveux. La seule chose qu'on peut faire pour Bella, c'est la faire rire et ne surtout pas changer avec elle.

- Ça va être dur, pleura Luna. Et elle a l'air de tellement souffrir.

- Oui, ça va être dur. Mais on se serrera les coudes, la rassura Harry. On essaye de continuer notre petit tour ?

- Ouais, il faut trouver l'autre débile, et je te jure, tu vas te le payer ton fou rire, sourit Luna en essuyant ses traces de larmes.

- Et comment tu sais où on va le trouver ?

- Parce qu'il fait toujours ses grands discours dans la Grande Salle après le dîner, et aujourd'hui, comme il a un nouveau public, il ne va pas se gêner. Tu n'as pas remarqué que les parents qui étaient avec les Serdaigles étaient surtout des hommes ?

- C'est à ce point-là ? s'étouffa Harry.

- Je ne vais pas te gâcher la surprise, fut tout ce que répondit Luna avec un petit sourire.

- Ragnok m'a dit cet été qu'il était déçu de ne pas avoir de confrontation entre Harry Stark à Gilderoy Lockhart, donc on va essayer de remplacer ça avec une confrontation entre Shadow et Lockhart, décréta Harry.

- Shadow ? s'étonna la fillette.

- Ouais, tu comprendras un de ces quatre, mais appelle-moi comme ça, rit Harry en se demandant quand le prochain Chicaneur sortirait.

Puis dans un silence reposant, ils continuèrent de marcher mains dans la main jusqu'à se trouver devant les portes de la Grande Salle.

- Et donc, à ce moment-là, je me suis retrouvé devant ce vampire, et que croyez-vous que j'ai fait, mesdames ? se vanta fortement une voix alors qu'Harry entendait des gloussements.

- Oh la vache, pensa Harry en ouvrant les yeux de stupeur en voyant Lockhart sur scène, à côté de Potter qui semblait faire le fameux vampire avec une grande joie.

- Déjà, quand vous vous retrouvez devant une créature démoniaque, n'oubliez pas de garder une certaine classe. Et croyez-moi, après tout, je suis Gilderoy Lochkart, ordre de Merlin troisième classe, membre honoraire des Défenseurs, et cinq fois lauréat du prix du sourire le plus charmeur décerné par les lectrices de Sorcière Hebdo. Mais croyez-moi, je n'ai pas réussi à me débarrasser de ce vampire simplement grâce à mon merveilleux sourire.

Cette fois-ci, Harry ne put se retenir et éclata franchement de rire, attirant ainsi l'attention de toutes les personnes présentes dans la Grande Salle.

- H… Shadow, tiens-toi un peu ! pouffa Luna.

- Mais c'est quoi ce gus ? Les membres honoraires des institutions supérieures, ça existe pas ! Soit tu en fais partie, soit tu n'en fais pas partie, c'est tout, rit Harry. Et fighter un vampire juste un lui faisant un sourire ? Luna, c'est quoi cette école ? Rassure-moi, vous avez un cours de théâtre et c'est le prof ?

- Luna ? s'étonna Ginny en ouvrant les yeux de stupeur devant l'allure de son amie.

- La jalousie est un vilain défaut, jeune homme, mais que peut-on lui reprocher face à moi, se vanta Lockhart.

- Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, vous devriez arrêter de parler, sinon les Aquavirius vont vraiment investir votre cerveau pour pondre leurs larves en pensant que c'est une coquille vide, sourit Luna, sa folie de nouveau imprimée sur son visage pendant qu'Harry continuait de rire.

- C'est encore mieux que les vieux shows pourris de la télé le vendredi soir ! rit Harry qui voyait dans le coin de la salle les professeurs qui se retenaient de rire. Mais bon, parlons peu mais parlons bien. Je suis un égoïste jaloux, et pour prouver que j'ai tort, vous n'avez qu'à nous montrer votre cape bleu roi qui appartient aux Défenseurs, avec le médaillon de la Déclaration des Pactes. Après tout, le médaillon est donné à chaque entrée, donc vous devez l'avoir sur vous, n'est-ce pas ?

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, rétorqua l'homme, avec un sourire forcé.

- Donc ça veut dire que vous ne savez pas comment ça se passe dans l'institution supérieure ? Cela signifierait-il donc que vous n'en faîtes pas partie ? demanda Harry avec son petit sourire ironique.

- Sache, petit garçon…

- Mais je n'attends que de savoir, grand menteur, sourit Harry avec dédain. Et j'espère que votre réponse en vaudra la chandelle et ne sera pas qu'un ramassis de conneries, car Mr Lovegood et moi-même attendons la moindre incartade de Poudlard pour retirer Luna de cette école. Donc je vous écoute !

- Je veux pas quitter Poudlard ! bouda Luna.

- Si l'idiot patenté répond à ma question correctement, il n'y aucune raison de te changer d'école, la nargua Harry.

- Attendez, puis-je vous parler, Mr… ? intervint l'une des personnes présentes.

- Shadow, je m'appelle Shadow et je suis délégué par Mr Lovegood, se présenta Harry en serrant la main de l'homme.

- Adam Holwyt, je fais partie des Défenseurs. Puis-je vous parler en privé ? demanda l'ancien collègue à Harry.

- Cela laissera le temps au grand Gilderoy Lockhart de monter un pipeau qui tiendra la route pour demain, décréta Harry en voyant un discret sourire effleurer les lèvres du Défenseur.

- Shadow, tu es méchant, pouffa Luna.

- Je ne pensais pas qu'il était aussi con que ça, cet abruti. C'est pas une bestiole qu'il a dans la tête, il a l'air d'être con au naturel, et c'est ça le pire, souffla Harry alors qu'ils suivaient l'homme.

- Ça ne vous dérange pas si nous allons dans le parc ? Il y a beaucoup trop d'oreilles indiscrètes dans le château, expliqua Adam.

- Je me disais bien que j'avais les OREILLES QUI SIFFLAIENT ! hurla Harry en faisant rire Luna et pouffer l'homme.

- Vous ne tenez pas Poudlard en très haute estime, n'est-ce pas ? demanda Adam alors qu'ils arrivaient au niveau du lac.

- Vous savez, je n'ai qu'un seul regret : ne pas pouvoir remercier le type qui a sauvé la vie de Luna l'année dernière. Croyez-vous qu'il soit normal d'être dans un collège et de passer à un doigt de la mort à cause de l'incompétence des professeurs et de la direction ? Trouvez-vous normal que ce soit un gosse qui ait été appelé pour sauver Luna ? S'il n'avait pas été là, elle ne serait plus là non plus aujourd'hui, grogna Harry.

- Non, rien de tout cela n'est normal, et je suis absolument d'accord avec vous sur ces points. Le jeune garçon qui a sauvé votre sœur…

- Luna n'est pas ma sœur, mais une espèce de parasite qui me tourne autour, grogna Harry avant d'être frappé à l'épaule par une Luna outrée.

- Méchant, souffla-t-elle, avant de sourire quand il l'embrassa sur la joue.

- Donc le jeune homme qui a sauvé votre parasite était un homme bien, pouffa l'homme, amusé, avant de reprendre avec sérieux. Je ne l'ai pas beaucoup connu mais il était très érudit dans de nombreux domaines. La société sorcière, surtout au niveau de Poudlard, l'a complètement étouffée et l'a poussée à quitter le monde sorcier. C'est une dure perte pour tous les sorciers, car il aurait pu apporter beaucoup à notre monde, et de très bonnes choses. Mais j'espère que là où il est actuellement, il est plus heureux qu'il ne l'a été ici.

- Beaucoup de personne m'ont déjà dit la même chose aujourd'hui, expliqua Harry avec une étrange boule au niveau du cœur, alors que Luna lui serrait la main en souriant. Mais je ne pense pas que vous nous avez demandé de sortir pour parler de ce fameux Harry ?

- Non, vous n'étiez pas sérieux en parlant de retirer Miss Lovegood de l'école, si ?

- A la moindre incartade du corps professoral de Poudlard, c'est ce que son père fera, et Luna est parfaitement au courant de tout ça. Ça a été la condition pour qu'elle puisse revenir cette année, expliqua Harry.

- Ne vous fiez pas à Mr Lockhart. Il est là car le ministre l'a décidé, mais sachez que je m'efforce de rattraper tout le retard qu'il prend pendant l'heure que j'ai avec les étudiants. Je ne sais pas si vous le savez, mais Luna est très brillante, et c'est un réel plaisir de l'avoir pour élève.

- Ne lui gonflez pas trop son égo, sinon elle ne va vraiment plus se sentir, répondit Harry d'un ton moqueur avant de reprendre avec un sourire : Mais pour l'avoir aidée à garder le niveau lors de sa première année, je peux vous assurer que vous n'avez encore rien vu d'elle.

- Et je crois qu'aujourd'hui, elle a choqué tout le monde en s'habillant comme ça, sourit l'homme.

- Je suis en tenue camouflage, soupira Luna.

- Avec des talons ? la nargua Harry.

- Tu n'y connais rien c'est pour ça ! rétorqua Luna.

- Tu as confondu la tenue de voleuse avec la tenue camouflage ! Celle de camouflage est vert kaki, idiote, pouffa Harry avant de regarder Adam. Lockhart est con, mais pas dangereux, et Luna nous a rassurés sur la qualité du cours que vous dispensiez. Mais honnêtement, vu son petit numéro tout à l'heure, je n'ai pas pu m'empêcher. Au moins, les choses sont claires maintenant. Mais franchement, membre honoraire d'une institution supérieure, alors que ses livres sont bourrés de contradictions et d'idioties, toutes plus énormes les unes que les autres.

- Vous devez être un excellent professeur et connaître beaucoup de choses pour avoir réussi à aider Miss Lovegood à se hisser dans le top 20 des examens l'année dernière, sourit l'homme.

- C'est le meilleur, lâcha Luna avec fierté.

- Tout se passe bien ici ? Miss Lovegood ne va pas réellement nous quitter, n'est-ce pas ? s'inquiéta le professeur Chourave en arrivant.

- Lockhart est un abruti, et il ne compte pas dans les possibles erreurs du corps enseignants de Poudlard, mais nous surveillons, expliqua Harry. Les réunions de demain promettent d'être joyeuses.

- Madame, peut-on assister aux réunions en temps qu'élève ? demanda Luna avec une certaine peur en voyant le sourire sadique de son « représentant »

- Normalement, ce sont seulement les parents, Luna, sourit Chourave.

- Luna, il vaut mieux que tu ne sois pas avec moi. Je suis certes venu pour te voir, mais je suis surtout là parce que ton père me l'a demandé, et tu me connais, je ne vais pas mâcher mes mots. Je ne veux pas que ça te retombe dessus après, soupira Harry.

- Je veux être là pour les réponses, que je sache si jamais vous décidez de me changer d'école. Je crois que j'en ai le droit, grommela Luna. J'ai donné ma parole à papa, et même si je continuerai de m'inquiéter pour lui si je vais à Salem, je sais qu'il est entre de bonnes mains. Je ne veux pas qu'il aggrave son état parce qu'il a peur pour moi.

- Miss Lovegood est vraiment proche du transfert, n'est-ce pas ? murmura le professeur Chourave, peinée.

- Ne vous inquiétez pas, professeur, je suis tenace, et ils ne m'auront pas aussi facilement, la rassura Luna.

- J'ai déjà perdu un excellent élève l'an passé, je ne veux pas vous perdre également. Je vous autorise à assister à la réunion de demain, je vais mettre mes collègues au courant, déclara le professeur avec peine.

- Pomona, ramenez-les chez les Serdaigles et montrez son appartement à Mr Shadow au passage. Je vais prévenir les autres, donc à demain, et j'ai hâte d'entendre vos remarques et vos questions qui, je pense, seront des plus productives, les salua Adam en partant.

- J'ai envie de chanter. Il y a pleins de séridiennes sur le lac, c'est magnifique, souffla Luna en s'approchant du lac, alors qu'Harry voyait des petites lumières apparaître au-dessus de l'eau.

- Je ne vois rien, murmura Chourave en regardant Harry.

- Elle a un cœur tellement pur et une telle tolérance à tout qu'elle voit beaucoup de choses, sourit Harry, avant de hocher la tête en la voyant le regarder avec inquiétude.

- Après tout, ce n'est pas une chanson qui va me tuer maintenant. Je tiens à peu près le coup, pensa le jeune garçon.

Luna sourit de toutes ses dents et commença à chanter d'une voix puissante, éclairée seulement par la lumière de la lune, alors que Chourave écarquillait les yeux de stupeur. Le sourire d'Harry s'étira un peu plus quand il sentit l'énergie de Luna s'étendre au dessus du lac comme une vague apaisante, permettant ainsi au professeur de Botanique de voir enfin les créatures mythiques dont Luna parlait si souvent.

- Par Merlin, murmura-t-elle en approchant sa main de la cybeline d'Harry qui était assise sur son épaule, regardant Luna avec un sourire.

- Ouais, c'est classe, mais pas pour elle, soupira Harry en courant vers la fillette qui ne tarda pas à tomber dans les pommes.

- Idiote, pensa Harry en l'embrassant sur le front.

- Que s'est-il passé ? bafouilla le professeur qui ne voyait plus rien.

- Luna vous a permise de voir un peu de ce qu'elle voit tous les jours. Elle doit beaucoup vous apprécier pour vous permettre d'assister à tout ça, expliqua Harry. Ça ne vous dérange pas si je la garde avec moi cette nuit ?

- Vous me demandez, mais vous vous moquez de la réponse, n'est-ce pas ? sourit doucement le professeur de Botanique.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? rétorqua Harry.

- Vous me faites penser à un ancien étudiant que j'estimais beaucoup, et il demandait souvent, même s'il n'en faisait qu'à sa tête. Il y a trois lits dans son dortoir, est-ce que ça vous ira ?

- Bien sûr, je colle les trois lits ensemble pour moi et je la laisse dormir par terre. Il faut bien qu'elle apprenne à se sacrifier, ricana Harry avant d'arborer une mine sombre quand Luna pleura dans ses bras en murmurant le prénom de Bella. Bella va bien pour le moment, ton père et sa maman veillent sur elle.

- Luna a l'air de très mal dormir depuis qu'elle est revenue lundi matin. Je lui ai conseillé d'aller voir l'infirmière pour ses insomnies mais elle veut pas y aller. Elle a peur qu'on l'empoisonne à nouveau. Que se passe-t-il Mr Shadow ?

- Que vous a-t-elle dit exactement ? soupira Harry en réajustant la blonde dans ses bras pour qu'elle soit confortablement installée.

- Elle m'a suppliée de ne parler de tout ça à personne, mais comme vous êtes un de ceux dans la confidence, je pense que je peux vous le dire, souffla le professeur en mettant autour d'eux un bouclier qu'Harry renforça également.

- Je vous écoute Madame Chourave, souffla le jeune garçon.

- Son père a une grave maladie que les sorciers ne peuvent traiter. Il a dû être hospitalisé chez les Moldus en urgence pendant les vacances. Elle m'a dit que son état était pour le moment incertain et que vous ne seriez fixé sur son sort qu'une fois que son traitement serait terminé. Mais le traitement est long et très fatiguant pour Mr Lovegood, et elle m'a demandé l'autorisation de sortir de l'école afin d'aller le voir le weekend. J'ai reçu un message de Mr Lovegood qui m'a également expliqué tout ceci, et j'ai permis à Luna de quitter l'école un weekend sur deux. Mais si vendredi soir elle était enthousiaste, elle est revenue complètement défaite lundi matin. Y a-t-il eut un problème avec son père ce weekend ?

- Mr Lovegood se porte aussi bien qu'il le peut dans son état, mais dans le service dans lequel il est, il y a une petite fille de 9 ans qui s'appelle Bella. On a sympathisé avec elle depuis que Mr Lovegood est hospitalisé. Si lui a une chance de s'en tirer, ce n'est pas son cas, le médecin lui donne à peine trois mois à vivre… On l'a appris dimanche soir, et ça nous a fait un sacré choc, expliqua Harry en essayant de ne pas faire entendre le trémolo dans sa voix, alors que le professeur mettait sa main devant sa bouche, choquée. La vie est mal faite, n'est-ce pas Madame ?

- Mais n'y a-t-il pas d'adulte pour vous aidez à supporter tout ça ? murmura cette dernière.

- Nous ne sommes que tous les deux et nous ne pouvons que nous serrer les coudes pour ne pas flancher. Luna est beaucoup plus que la folle que tout le monde pense qu'elle est, souffla Harry en regardant l'endormie dans ses bras. Je crains que la prochaine fois que vous ne me voyez venir au château, ce soit pour une mauvaise nouvelle, et que je doive emmener Luna à un enterrement.

- Et cette petite…

- Si les sorciers pouvaient la soigner, ils n'auraient pas laissé crever Mr Lovegood comme un moins que rien, coupa Harry.

- Je comprends, souffla le professeur alors qu'ils arrivaient devant le portrait de Maeva, qui fut surprise de les voir.

Avec taquinerie, la reine donna la devinette et ce fut la voix endormie de Luna qui répondit, faisant pouffer de rire Harry et le professeur, qui les salua alors qu'ils rentraient dans la salle commune. D'une voix douce, Harry fit mine de demander où était son dortoir. Luna leva le bras pour le lui indiquer. Le jeune homme leva les yeux au ciel en prenant la direction de la chambre, sans voir l'air surpris des autres étudiants.

- Luna, je vais dans la douche, prends le temps de te changer, sourit Harry en la déposant sur le lit alors qu'elle ouvrait difficilement les yeux, acquiesçant de la tête.

Hésitant face à ce dortoir qui avait été son refuge pendant deux ans, il alla prendre une longue douche chaude et se détendit autant qu'il le pouvait pour pouvoir essayer de dormir. Quand il retourna dans la chambre, il souffla d'exaspération en voyant Luna en nuisette et short sur le lit. Il ouvrit les couvertures de son ancien lit et déposa Luna dedans avant de s'allonger à ses cotés.

- Dors bien, idiote, murmura-t-il en l'embrassant sur le front alors qu'elle se calait à moitié sur lui.

Soupirant, il posa sa tête sur l'oreiller, et sans même s'en rendre compte, il sombra dans un sommeil réparateur, chose bien trop rare ces derniers temps. Demain, il allait devoir agir contre Poudlard tout en restant dans les clous, ce qui ne s'annonçait vraiment pas comme une partie de plaisir. Il aurait besoin de tout son sang-froid, surtout si Dumbledore était de la partie. Le duel Harry No Name contre Dumbledore allait à nouveau exploser au grand jour.