Bonsoir,
Je vous remercie de suivre encore cette histoire. Et merci pour les encouragements aussi.
Ce soir un petit chapitre qui conclut ce jour de réunion j'espère qu'il vous plaira. Si vous avez des questions n'hésitez pas même si je ne pourrais peut-être pas répondre à tous (pour ne pas spoiler), mais j'aime bien quand mes lecteurs(trice) me donnent leurs points de vue sur la suite. Ah oui je voulais dire aussi que j'ai fini cette histoire, mais elle est en correction et cela prend du temps c'est pour cela qu'il n'y a qu'un chapitre par mois. Mais si à un moment la correction allait plus vite j'en publierais deux. Biz à bientôt Peace'.
Chapitre 9 : Jour J (3).
La journée avait été assez éprouvante pour tous. D'abord avec le brunch du midi et après avec un après-midi haut en couleurs, entre rires et pleurs, entre colère et joie. Maintenant Méthos était tranquillement assis sous les étoiles et se souvenait de ce qui l'avait amené ici :
Tout avait commencé par un repas assez bruyant où plus d'une centaine de personnes étaient rassemblées. Méthos avait été stupéfait par la rapidité avec laquelle le sanctuaire s'était organisé à leur arrivée, car il n'était pas prévu qu'ils restent plus d'un jour.
Tout d'abord, la mise en place des repas n'avait pas dû être une mince affaire, car réunir autant de nourriture aussi vite pour contenter tous les convives ici présents exigeait une logistique impeccable ensuite, la préparation des chambres aux goûts de chacun en si peu de temps avait dû exiger là aussi beaucoup de travail pour coordonner les équipes enfin, Méthos se souvenait surtout de cette discussion qu'il avait eu avec la jeune Noémie, quand elle lui avait demandé ce que les trois Déités qui l'accompagnaient et lui-même désiraient, il s'était mis à rire avant de demander :
- Peut-on vraiment demander ce qu'on veut ? questionna le chevalier avec un sourire carnassier.
- Oui bien sûr, avait souri la jeune fille, ne comprenant pas du tout le sous-entendu dans le sourire de l'homme.
- Eh bien ! Je veux bien un glaçon ou un mouton, peu importe lequel ça fera l'affaire, non peut-être un poisson, merci.
- Pardon, je… mais… je parlais pour votre chambre, pour dormir, s'excusa Noémie pensant s'être mal exprimée.
- Moi aussi, fit l'homme en rigolant.
- Méthos, arrête ! ordonna le dieu de la guerre. Soit sérieux deux secondes, cette jeune fille a autre chose à faire qu'écouter tes bêtises.
- Ok, ok, pardon ! Que souhaitez-vous savoir réellement ? demanda le grand brun dans un sourire charmeur.
- Souhaitez-vous des chambres individuelles ou autre chose ? se renseigna la jeune fille en rougissant.
- Non, j'aimerais avoir une chambre pour nous quatre avec un lit par personne. Ne vous inquiétez pas pour nous, du moment que nous avons de quoi dormir et nous rafraîchir, ça nous suffit amplement, expliqua le chevalier le plus sérieusement possible.
- Bien ! Je ferai le nécessaire. Mais si vous désirez des glaçons ou de quoi manger comme du mouton ou du poisson avant de dormir, vous pouvez demander à ce qu'on vous en apporte dans votre chambre. Un domestique se fera un plaisir de vous l'amener, proposa la jeune fille en toute innocence.
- Parfait, merci bien ! j'en prends note, sourit l'homme.
L'assistante du Grand Pope partit ravie d'avoir pu être utile. Pendant que Méthos et la déesse Aphrodite éclatèrent de rire.
- Méthos, Aphrodite, ça suffit ! vous me faites honte. Non mais franchement, excuse-toi tout de suite pour ces putains de sous-entendus, s'énerva Arès.
- Mon Seigneur, fit la voix froide de Méthos qui n'avait plus rien de joyeux dans son attitude, faisant ainsi baisser la tête de son dieu. Vous pouvez être fâché contre moi, vous sentir honteux et me faire la morale mais JE N'ACCEPTERAI JAMAIS QUE VOUS SOYEZ IMPOLI, tonna dans l'air la voix réprobatrice de son tuteur, qui fit sursauter les personnes alentours.
- Pardon Méthos, je ne recommencerai plus, chuchota le maître de la guerre, regardant ses pieds.
- Parfait, s'écria le guerrier en tapant des mains et ayant retrouvé sa bonne humeur. Grand Pope, Seigneurs Mû, Aphrodite et Camus je m'excuse pour ma blague salace. Je ne désirais pas vous froisser. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ?
- Non, firent les quatre hommes, même si le plus jeune des moutons n'avait pas tout compris.
Par la suite, les discussions reprirent bon train jusqu'à que chacun décide de prendre congé pour rejoindre sa chambre et aller dormir.
Lorsque Méthos arriva dans la sienne, ses protégés s'étaient déjà jetés sur les lits en soupirant d'aise, quand lui avait préféré prendre une douche bien chaude. Cela le déstressa. En sortant, il trouva les trois adolescents endormis dans leur lit. Après mûre réflexion, il décida d'aller se promener. L'homme brun quitta doucement la chambre afin de ne réveiller personne et parcourut tranquillement le dédale du treizième temple.
Son cosmos se répandit dans tout le sanctuaire observant à travers lui sa vie nocturne. Ainsi, il pouvait savoir quels étaient les chevaliers qui dormaient et quels étaient ceux qui montaient la garde.
Ses pas l'amenèrent à l'entrée du domaine du Grand Pope. De là, il eut une vue imprenable sur l'étendue du territoire d'Athéna. Il respira profondément et se dirigea vers un sentier non loin de là, lui permettant de rejoindre un endroit de rêve pour lui.
C'est pour cela que maintenant, il se trouvait là. Sur cette plage magnifique, calme et loin de tout. Cela faisait un bon moment qu'il était assis sur ce rocher à écouter le ressac des vagues s'échouant sur la plage non loin de lui. Les yeux levés vers la voie lactée à contempler les astres. Cette nuit était lumineuse, aucun nuage en vue. Il ressentait les hommes autour de lui bouger dans le sanctuaire alors il ne fut pas surpris de sentir une présence se rapprocher de lui.
- Vous devriez partir, conseilla le brun au nouvel arrivant. Même si cette atmosphère me calme, je ne désire toujours pas vous parler.
- Je le comprends bien, fit l'homme derrière lui.
- Alors pourquoi êtes-vous encore là ? questionna-t-il passablement énervé.
L'homme vint s'asseoir à ses côtés sur le rocher et regarda à son tour le ciel étoilé. Puis le silence s'installa pendant un long moment durant lequel chacun réfléchissait à quelle suite apporter à cette conversation.
- Nous allons devoir vivre ensemble pendant un temps indéterminé. Il serait mieux pour tout le monde de le faire en bonne intelligence, expliqua l'homme qui s'était invité sur le bout de plage du chevalier.
- Pff… facile à dire pour vous, n'est-ce pas ? demanda le cadet un peu provocant. Cela vous arrangerez que je réponde : « Très bien, faisons ainsi, alors… ». Vous m'avez pris pour qui ? …après tout ce que vous m'avez fait… s'énerva Méthos.
- Contrairement à ce que vous pouvez penser, ce n'est pas si facile pour moi non plus…
Dans sa voix, comme stressée par la situation, on sentait toute son appréhension d'être systématiquement rejeté et tout le regret qu'il cultive depuis bien trop longtemps maintenant.
- Je suis… reprit-il tant bien que mal.
- Vous êtes… ? fit Methos en tendant l'oreille. Allez-y ! Sortez-le ! s'emporta le chevalier guerrier.
- Je suis désolé… sincèrement désolé, dit l'invité surprise.
- Je vais être très clair, dit calmement Méthos. Seigneur Hadès, je me fous de vos excuses. Rien ne vous excusera de vos crimes. Mais au nom de la paix et de mes Dieux, je vais vivre à vos côtés « en bonne intelligence » comme vous dites ! Mais veuillez ne plus vous approcher de moi, ou vous le paierez très cher ! Est-ce bien compris ? menaça le cadet.
- Méthos, j'aimerais savoir… Que puis-je faire pour me faire pardonner ? demanda hésitant le Seigneur des ténèbres.
- Ha ! Ha ! Eh bien ! Si vous désirez vraiment vous faire pardonner, vous n'avez qu'à écarter les cuisses pour moi, fit Méthos en approchant son visage de celui de son vis-à-vis. Ce serait la moindre des choses, n'est-ce pas ?
Le dieu avala sa salive de travers mais ne répondit rien et ne se démonta pas, comme quand il l'avait menacé de lui faire payer cher s'il s'approchait encore de lui. Il réfléchissait à ce qu'il allait répondre quand l'autre reprit :
- Eh bien quoi ? Vous ne savez plus quoi dire ? Vous avez l'air de vouloir un rapprochement non ? Vous désirez mon pardon, alors…
- Je comprends, pardon je n'aurais pas dû insister, répondit Hadès tout en se levant.
Méthos, en colère, attrapa la nuque du Dieu et continua :
- Vous désirez mon pardon et là, quand je vous parle, vous me coupez la parole et vous fuyez. Ça, je ne l'accepte pas, affirma furieux le chevalier.
Puis Méthos happa ses lèvres et l'embrassa fougueusement avant de mordre sa lèvre inférieure. Puis le rejetant en arrière il continua.
- Maintenant vous pouvez fuir. Fuyez-moi aussi loin que possible, car la prochaine fois, de gré ou de force, je vous ferai mien ! Est-ce clair, Seigneur Hadès ?
- Très clair chevalier Méthos, répondit le Seigneur Hadès.
Le dieu partit avec un arrière-goût de défaite. Quant à Méthos, il savourait sa victoire devant ce ciel étoilé, en caressant ses lèvres dans un sourire de contentement.
Le dieu ne l'approcherait plus après cette démonstration de force qui avait fait son succès, il en était sûr… et pourtant, il devait aussi reconnaître que même s'il haïssait cet homme, il embrassait drôlement bien.
