Bonsoir,
Ce soir un chapitre sur Méthos et ces relations avec différents dieux. Alors oui tout n'est pas compréhensible mais vous savez bien que dans cette fiction tous s'explique à un moment. Bonne lecture à bientôt Peace'.
Chapitre 12 : J+3
Voilà déjà quatre jours que les invités d'Athéna étaient dans le temple, et ce mardi soir, Méthos, assis sur le rebord de la fenêtre, contemplait le sanctuaire avec nostalgie. Il se remémorait certains événements et certaines rencontres vécus ces derniers jours, et notamment celles faites dans la journée même :
Le matin, il avait croisé les dieux Poséidon et Hadès qui discutaient ensemble.
- Bonjour chevalier Méthos. Comment allez-vous en ce mardi matin ?demanda Poséidon.
- Bien, merci. Je dois dire que ma nuit aurait pu être meilleure si j'avais pu la partager avec quelqu'un, répondit le brun en fixant Hadès qui, comprenant l'allusion, baissa la tête en rougissant. Et vous mes Seigneurs, avez-vous bien dormi ?
- Oui, merci, sourit le maître de l'eau.
- Moi aussi… murmura Hadès.
- Haha ! Excusez mon frère, s'amusa le Seigneur des Océans en tapant sur l'épaule du Seigneur des Morts. Parfois, il est timide. Dans la famille, il a toujours été en retrait, heureusement que mère et Héra étaient là pour lui. En parlant de ça j'espère que notre sœur viendra avec Zeus.
- J'aimerais aussi, répondit Hadès. Cela fait un moment qu'on ne s'est pas vu. Et malgré ce que tu dis, je n'ai besoin de personne.
- Oh ! Mais c'est que tu prends vite la mouche dis-moi, s'amusa le Dieu des Mers.
Malgré les griefs que Méthos avait contre ces deux dieux, il ne put s'empêcher de rire en les voyant faire. Même si une information dans cette discussion avait intrigué le chevalier.
Plus tard dans la matinée, il croisa la déesse Déméter, avec sa prêtresse Callysta.
- Bonjour mesdames, salua le chevalier en faisant une révérence devant les jeunes femmes.
- Bonjour chevalier Méthos, fit la suivante de la déesse.
- Allons-y, pressa la divinité.
- Pardon je ne voulais point vous déranger, s'excusa le guerrier.
- Vous… vous me rappelez de mauvais souvenirs, expliqua la jeune femme.
- J'en suis navré, vous n'avez pas idée à quel point. Je ne peux imaginer ce que vous ressentez quand vous me voyez, mais j'espère qu'un jour on pourra se parler sans en souffrir, confessa Méthos.
- Moi aussi, acquiesça Déméter.
Puis Méthos reprit sa route.
Après le repas, il tomba nez à nez avec le dieu Apollon.
- Bonjour Méthos.
- Bonjour Seigneur Apollon.
- Méthos, je sais que je n'ai pas le droit de demander cela, mais je m'inquiète pour elle,déclara très solennellement le dieu du soleil.
- Elle va bien mon Seigneur. Je ne sais pas si elle vous pardonnera un jour car pour l'instant vous avez perdu sa confiance. Mais peut-être que l'occasion se présentera pour que vous la récupériez. Ne perdez pas espoir et réfléchissez au moyen de vous faire pardonner ou du moins d'être accepté à ses côtés sans animosités.
Le dieu hocha la tête de façon affirmative et, après avoir pris congé, il reprit sa route. Méthos lui, fut pris de court car un autre dieu venait de s'arrêter devant lui l'air contrarié.
- Tu ne devrais pas lui faire miroiter un miracle. Elle ne lui pardonnera jamais.
- Peut-être bien, mais il pourrait quand même nous être utile un jour Monseigneur,répondit Méthos en faisant une révérence devant le Dieu de la Guerre, un sourire énigmatique sur les lèvres.
Après cette brève discussion, les deux hommes rejoignirent les deux déesses dans l'un des jardins du treizième temple afin d'assister à un spectacle préparé par les bons soins du Grand Pope d'Athéna. Une collation fut servie en suivant.
- J'ai faim et soif, s'écria le jeune Héphaïstos, toujours logé dans les bras de la déesse Aphrodite.
- Monseigneur, le réprimanda Alexandre.
- Non, il n'a pas tort, fit Arès. Moi aussi je dois dire que mon estomac crie famine, énonça-t-il en passant une main dans les cheveux roux-orangé de son jeune frère.
- Alors allons-y, ajouta Aphrodite d'un ton enjoué, portant toujours Héphaïstos dans ses bras et suivie d'Arès qui discutait avec ce dernier.
Méthos aimait voir ces trois-là ensemble et si bien s'entendre.
Si seulement tout le monde pouvait connaître la vérité les concernant, et non ces légendes qui courraient sur leur prétendue rivalité !
- Allons-y nous aussi, conclut Artémis.
Elle attrapa son tuteur par un bras et celui d'Héphaïstos par l'autre, les incitant ainsi à la suivre sans autre forme de sommation.
- Mon cher Alexandre, oubliez tout ce que vous connaissez des histoires sur ces deux-là, et faites-vous votre propre opinion sur leur relation. Vous pourriez être agréablement surpris.
- Je me disais la même chose, ce ne sont que des mythes, et rien de ce qu'ils racontent ne montrent la vérité sur l'attachement et la tendresse qu'ils vouent l'un à l'autre, s'exclama Méthos en souriant.
Alexandre hocha la tête, comme pour confirmer ces propos, et suivit les deux autres pour apprendre la vérité sur les relations entre son seigneur et ses frères et sœurs.
- Méthos ?... MÉTHOS ! cria l'adolescent.
- Oh pardon ! Vous m'appeliez monseigneur, je…
- Oui, tu vas bien ? demanda le Dieu de la Guerre.
- Oui. Je repensais à ces derniers jours et à différentes conversations que j'ai eues avec certaines divinités, expliqua le chevalier.
- Et ? questionna Arès.
- Je suis heureux que vous puissiez passer autant de temps avec Héphaïstos. De plus Alexandre est sympathique,développa Méthos.
- Oui, j'ai vu qu'avec Artémis vous aimiez bien le titiller.
- Oui, cela nous amuse beaucoup, il est si innocent de tout, s'amusa le trentenaire.
- Et sinon qu'est-ce qui te pose réellement problème ? Et ne réponds pas « rien » ! Je te connais mieux que quiconque, précisa le jeune homme roux-orangé.
- Eh bien ! J'ai capté diverses conversations et… comment dire... Ce matin, j'ai parlé avec Poséidon et Hadès – promis, je suis resté poli – ajouta-t-il en voyant le regard d'Arès s'assombrir légèrement. Ils ont dit une chose qui m'a surpris.
- Quoi ? Questionna le jeune homme.
- Qu'ils espèrent voir votre Mère venir avec votre Père, dit Méthos.
- Ma Mère ! s'exclama Arès plus que surpris.
- Oui, monseigneur.
- Mais elle est…
- Je sais, et ils sont obligés de le savoir. Ils ont signé les papiers, n'est-ce pas ? commença à s'inquiéter le guerrier. Je veux dire… Poséidon peux avoir tout oublié, mais pas Hadès. Il se souvient de tout, n'est-ce pas ? continua-t-il d'un ton paniqué.
- Calme toi Méthos… je… Tout va bien, essaya de le rassurer le jeune homme.
- Non, rien ne va justement ! rugit Méthos. Vous comprenez enfin ce que je vous dis depuis toujours et surtout depuis une semaine. On n'aurait pas dû venir ! affirma le tuteur excédé.
- Méthos…
- On va clarifier les choses Seigneur Arès : nous allons rester, mais pas un mot à quiconque ! Mais vous et moi, on va s'entraîner plus intensément, et on va s'armer. Nous sommes en guerre contre votre Père, et ce dernier va sûrement nous attaquer quand il va arriver.
- …Je vois… D'accord, accepta le Dieu de la Guerre qui lui aussi commençait à se poser des questions et à être légèrement anxieux pour la suite.
Sur ces entrefaites, Artémis et Aphrodite entrèrent dans la chambre, aussitôt les deux hommes se turent et firent comme si tout allait bien. Tous les quatre allèrent se coucher peu après, mais si les jeunes femmes réussirent à s'endormir rapidement, les hommes eux restèrent éveillés un moment à ressasser toute cette histoire : quelque chose clochait dans tout ça, et ils en étaient tous les deux convaincus.
