Bonsoir à tous,
Je vous souhaite à tous une bonne année. J'espère que tous vos vœux se réalisent et que vous trouviez votre bonheur sur le site fan fiction 😊.
Aujourd'hui un long chapitre avec un long lemon assez hot. Nous verrons enfin ce qui va se passer dans les termes où tous ont décidé d'aller à 18h. Je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à bientôt biz Peace'.
Chapitre 14 : J +4 (2)
La déesse Aphrodite arriva vers dix-huit heures et quart aux thermes publics du sanctuaire. Elle désirait se prélasser dans l'eau chaude loin des Dieux. De plus on lui avait dit qu'à cette heure-là, peu de gens s'y trouvaient.
Alors qu'elle se dirigeait vers le vestiaire des femmes, elle s'arrêta pour observer un homme de dos qui regardait dans les bains par un léger interstice de la porte. Le chevalier était habillé et possédait une longue chevelure bleu clair qui n'était propre qu'à son propriétaire. Aphrodite des Poissons. Cet homme avait la même carrure que son oncle Hadès, mais il faisait beaucoup moins peur, du moins au premier abord.
Elle se déplaça sur la pointe des pieds et se faufila entre le corps du jeune homme et l'entrée. Faisant au moins deux têtes de moins que lui, elle releva son visage vers celui du chevalier. Les deux Aphrodite virent la lumière de la curiosité illuminer leurs yeux.
Le douzième gardien leva alors sa main, plaça son index sur sa bouche et lui murmura un « chut » du bout des lèvres qui s'étira en un doux sourire malicieux. Il bougea ensuite son doigt et montra l'ouverture devant eux.
De plus en plus curieuse, la divinité suivit des yeux le mouvement que faisait le doigt et les posa sur une scène des plus stupéfiantes. Dans le bain se trouvaient son oncle Hadès ainsi que le représentant sur terre de sa sœur Athéna. Rien de très surprenant en soit, mais Camus du Verseau et Méthos – son père adoptif et chevalier – leur faisaient face.
Pour ceux qui ne les connaissaient pas, ces derniers pouvaient parfois paraître comme ayant un cœur de glace toutefois, leur pouvoir lui était bien réel. Les deux hommes en question donc lui tournaient actuellement le dos, mais en tant que Déesse de l'Amour et de la Sexualité, elle ressentait bien tout ce que leur cosmos respectif dégageait.
Aussi, ne voulant pas les déranger tout en continuant à profiter du spectacle, Aphrodite releva la tête et attira silencieusement l'attention de son compagnon par un geste de la main devant ses yeux. En baissant la tête, il reconnut les mêmes mouvements d'index et de bouche qu'il avait utilisés un peu plus tôt. Quand la Déesse commença à quitter les lieux, elle saisit délicatement le bras de son vis-à-vis et fit apparaître dans leur tête des images rappelant la scène de la pièce d'eau. Pour finir, elle l'entraîna à sa suite tout en lui parlant par la pensée :
- Comme tu peux le voir, j'ai la capacité de te montrer ce qui se passe sans rester à côté. Je te propose donc de sortir et de s'asseoir sur les marches des thermes afin de regarder la scène, tout en empêchant quiconque de rentrer et d'interférer.
- Vous êtes d'accord avec ça ?demanda surpris le douzième gardien du sanctuaire.
- Pas toi ?s'étonna-t-elle.
- Oh que si, surtout pour un couple, sourit chaleureusement le poisson.
- Moi je le suis pour les deux,sourit à son tour la divinité.
- Mais… s'inquiéta le chevalier.
- Chut ! Je sais ce que je fais ! déclara sûre d'elle la Déesse de l'amour.
- Bien…
- De plus, j'en ai besoin, expliqua la jeune femme.
- Hein !? s'exclama l'homme un peu perdu.
- Laisse tomber, je t'expliquerai plus tard. Concentrons-nous d'abord sur ce qui se passe à l'intérieur, coupa court la Déesse Aphrodite.
Sur ces dernières paroles, Déesse et Chevalier s'assirent devant les bains pour mieux apprécier la scène qui se déroulait à l'intérieur.
Depuis que les deux amis d'enfance étaient entrés, un silence de mort s'était abattu dans la pièce d'eau. Les quatre hommes s'étaient immobilisés et se regardaient en chien de faïence. Ils étaient en train de se jauger.
Shion et Hadès étaient assis dans l'eau, sur un banc de pierre, tandis que les deux nouveaux se trouvaient toujours debout, droits comme des « I ». Au bout de quelques minutes assez oppressantes pour chacun, alors que personne ne semblait vouloir lever le petit doigt, l'un des chevaliers de Glace prit la parole :
- Pardon messieurs, on vous dérange peut-être ?
- Bien sûr qu'on les dérange ! Ne vois-tu pas qu'ils discutaient tranquillement à moitié nus, seuls dans ce lieu, se moqua Méthos avec une voix trahissant son mécontentement, tout comme celle de Camus avait fait poindre des sentiments de jalousie et de colère.
- Bien sûr que non ! s'insurgèrent les deux hommes tout en se relevant d'un coup.
Dans la précipitation du mouvement, leurs serviettes glissèrent au sol, découvrant ainsi leur corps entièrement nu. Au moment où ils voulurent plonger dans l'eau pour les récupérer, ils ne pouvaient déjà plus bouger : leurs jambes avaient gelé.
Ou plus exactement, le liquide dans lequel ils se trouvaient s'était précisément figé en étau autour de leurs pieds, les empêchant de faire le moindre pas.
Surpris, le Dieu des Enfers et le serviteur d'Athéna relevèrent la tête comme un seul homme vers leurs « geôliers » et ce qu'ils virent dans leur regard n'augurait rien de bon. D'ailleurs leur sourire de prédateurs en disait long sur ce qui les attendait.
De fait, les deux hommes les déshabillaient littéralement du regard, profitant d'une vue inespérément dégagée pour les examiner attentivement et surtout de plus près !
Hadès et Shion avaient rassemblé leur longue chevelure en catogan afin qu'elle ne se mouille pas, ce qui leur avait facilité la tâche. Les Chevaliers pouvaient ainsi admirer chaque détail de leur proie, et ils n'allaient pas se priver pour prendre leur temps.
Tout leur corps était mis en exergue par la lumière et le ruissellement des gouttes d'eau qui leur glissaient dessus. Que ce soit par leurs épaules développées – mais sans trop –, par leur taille fine dessinée d'abdos saillants comme il faut, ou encore par leurs jambes à la musculature puissante, les deux Chevaliers étaient subjugués par la beauté du spectacle qui se présentait à leurs yeux.
Une pulsion de désir monta en eux, intensifiant leurs cosmos et faisant frémir leurs amants en devenir.
Les deux futurs esclaves avaient bien compris qu'il n'était plus question de hiérarchie ici, et malgré leur appréhension légitime, ils semblaient attendre la suite avec une certaine impatience. Et alors qu'ils allaient protester plus pour la forme qu'autre chose, les chevaliers leur faisant face avancèrent vers eux d'un pas décidé.
Même si le Grand Pope avait déjà assisté il y a quelques jours à une petite démonstration de « force » de la part de Camus, ce n'était rien en comparaison du fascinant spectacle qui se déroulait à présent devant leurs yeux. Hadès était comme subjugué, découvrant enfin pour la première fois ce qui justifiait le titre de Maître de l'Eau et de la Glace décerné aux deux Chevaliers. Ce qu'ils virent alors était tout bonnement magnifique.
Dès que les deux chevaliers tortionnaires mirent un pied dans l'eau, celle-ci se sépara en deux pour les laisser passer à travers elle, se courbant élégamment comme pour faire une révérence à ses Seigneurs, se mouvant autour d'eux et formant des volutes à chacun de leurs pas.
L'eau donnait aux deux prisonniers cette impression d'être vivante, d'être une âme pure et autonome, coulant en filets continus et berçants – presque hypnotisants –, dansant pour ses maîtres, leur montrant tout l'amour qu'elle recelait pour eux et combien elle pouvait être attentive à leur bien-être.
Hadès et Shion se retrouvèrent sans voix face à la finesse de ce ballet aquatique et ne purent qu'acquiescer de la tête à la question de Méthos.
- Alors nous pouvons venir nous détendre avec vous ?
Dans un mouvement synchrone, comme une chorégraphie savamment répétée pendant des mois, ils virent les deux Maîtres de l'eau placer leur main droite sous leur menton et resserrer leur prise afin de venir happer leurs lèvres.
À la fois doux et puissant, le baiser des Chevaliers n'incitait qu'à une chose, c'est que leurs amants aient enfin confiance et qu'ils se libèrent de leurs appréhensions. Progressivement, ce baiser se renforça, devenant plus sauvage et plus passionné, passant par le mordillement des lèvres, puis par une sorte de ballet lingual si ravageur qu'Hadès et Shion en perdaient leur souffle.
Méthos et Camus avaient mis toute leur énergie dans ce baiser, ne signifiant qu'une chose, « Que vous le vouliez ou non, vous êtes nôtre désormais ! ». Et étrangement, les deux hommes encore figés dans la glace ne semblaient pas être mal à l'aise face à cette situation, bien au contraire même.
Quand les Chevaliers retirèrent leur langue, l'étau glacé à leurs chevilles se mit à fondre, et les deux hommes commencèrent à tomber, jambes flageolantes, avant d'être retenus au dernier moment par de puissants bras musclés et vigoureux.
- Allons messieurs, on ne tient plus debout ? s'amusa le Verseau.
Le Maître des Enfers et le Grand Pope restèrent un petit moment silencieux, la bouche ouverte et les yeux écarquillés, entre béatitude et émerveillement, entre admiration et extase.
Méthos répondit à Hadès par un sourire avant d'étendre son cosmos dans l'eau et de le faire remonter le long du corps de la divinité et de celui de Shion. Des frissons de plaisir se manifestèrent le long de leur épiderme, puis une violente envie de sexe s'empara d'eux.
Camus resta là, impassible, à observer la scène pendant que Méthos s'affairait délicatement mais sûrement auprès de leurs amants.
- Vous savez très certainement que ni nos corps ni nos cosmos ne peuvent se toucher sans risquer notre mort ?
C'est donc pour cela qu'ils avaient une maîtrise absolue de leurs énergies… pensèrent en même temps Hadès et Shion.
Camus avait du mal à se contenir, et de voir son homme ainsi, puissamment envouté par le cosmos de Méthos, le rendait de plus en plus agité et excité aussi, tourna-t-il un regard interrogateur vers son ami d'enfance :
- Désolé, murmura d'une voix rauque le chevalier d'Arès, en réponse à son regard.
Tous trois restaient là, fébriles, suspendus à ses lèvres, attendant le moindre geste ou la moindre parole.
- Vous devez savoir que nos Dieux se nourrissent de nous ?
- …
- Je vois. Il faut comprendre que chaque Dieu vit grâce à la croyance que chaque humain a en lui. Plus un Dieu compte de croyants et de chevaliers fidèles, plus il est puissant. Or, les Dieux que je sers n'ont que moi pour assurer cette fonction, dirons-nous. De plus, ce sont des adolescents, alors pour qu'ils puissent rester au meilleur de leur forme, ils doivent se nourrir à travers moi. Vous comprenez bien que parfois, cela puisse être… difficile, termina d'expliquer Méthos.
- Je ne comprends pas tout, murmura Hadès.
- Eh bien par exemple toi, mon ange, dit-il en regardant Hadès dans les yeux. Tu vis au royaume des Enfers. Tes spectres sont morts et donnent la mort. Ils te suivent aveuglément même s'ils savent qu'ils pourront perdre et mourir, pour ressusciter plus tard afin de te resservir. Tout cela te nourrit et te renforce n'est-ce pas ?
- Je n'y avais pas pensé ainsi, mais effectivement, confirma le Dieu des Morts.
- Si vous analysez la situation de chaque Dieu et de leur sanctuaire, vous verrez qu'on retrouve le même phénomène pour chacun d'eux, poursuivi Méthos. Moi en l'occurrence, je dois servir le Dieu de la Guerre et pour cela, je dois toujours rester le meilleur soldat mais je sers également la Déesse de la Lune et de la Chasse, ainsi que la Déesse de l'Amour et du Sexe. Aussi à Sparte, j'essaie de concilier tout cela. J'ai deux techniques, une douce et l'autre plutôt violente. Je m'explique : que j'aille dans des bordels ou dans des rues malfamées, mon objectif est toujours le même, trouver des amants ou des maîtresses pour nourrir les divinités que je sers, et accessoirement pour mon plaisir perso…
- Méthos !
- Ben quoi, je… Oui donc, en résumé, quand je sors en boîte de nuit, je chasse des « proies » de nuit – ce qui permet à Artémis de se renforcer – si parfois je me bats, physiquement ou pas, c'est Arès qui en bénéficie enfin, quand j'ai gagné – ce qui est pratiquement toujours le cas –, c'est Aphrodite qui se régale de la dernière part !
- …
- Et sinon, je vais juste dans un bordel et je couche avec tout ce qui bouge. En fait je pense pouvoir affirmer être le plus grand nymphomane au monde…
- METHOS !
- Oui, pardon Camus, je sais que tu n'aimes pas quand je dis ça et pourtant…
- Pourtant ?
- Désolé mais… ça fait cinq jours que je fais abstinence, j'ai la dalle. En fait avec le temps je suis devenu accro au sexe. Je prends sur moi pour compenser les désirs d'Aphrodite afin qu'elle soit moins tourmentée par cela. Elle n'a que dix-sept ans…
Contre tout attente, Hadès se jeta dans les bras de Méthos et l'embrassa à perdre haleine discrètement, il s'approcha de son oreille et lui susurra :
- Mange-moi…
Pris d'un grand éclat de rire, le guerrier attrapa le bas de l'oreille de son amant entre ses lèvres et alterna entre suçotements et mordillements du lobe.
Hadès gémissait doucement tout en se mordant la lèvre inférieure pour ne pas faire trop de bruit, et cela amusait follement le soldat.
- Notre Dieu des Morts serait-il sensible des lobes d'oreilles ? murmura le chevalier d'Aphrodite.
Le souverain des Enfers rougit à cette remarque et hocha imperceptiblement la tête en signe d'approbation.
Méthos profita de l'occasion pour enserrer plus fermement encore le corps d'Hadès qui – haletant d'excitation – voulait se dégager. Collés l'un à l'autre, les deux hommes sentirent leur sexe en érection se toucher, et la frénésie du moment exalta tous leurs sens au point qu'ils ne savaient plus où donner de la tête.
À leurs côtés, Shion et Camus les observaient toujours le Grand Pope avait un regard doux et envieux envers eux. Camus enlaça son supérieur, le ramena contre lui et grogna à son oreille :
- Cela a l'air de te plaire ? Crois-tu que je t'ai oublié ? Puis-je te manger ?
- Mange-moi !
Camus s'inspira de Méthos et commença à lécher délicatement le bord de l'oreille de Shion en remontant du lobe vers la partie arrondie dans le même temps, leurs deux sexes en érection commençaient à se frôler élégamment. Le pouvoir de Méthos sur la sexualité a ses avantages, pensa-t-il.
Une fois synchronisé au guerrier, le chevalier embraya sur les mêmes gestes. Ils semblent connectés, pensa le Grand Pope.
Les regards s'éternisaient, échangeant des messages de luxure, puis les lèvres vagabondèrent sur les corps, glissant des lèvres à la nuque, puis jusqu'aux clavicules les mains prirent le relais au niveau des fesses qu'elles malaxaient avec conviction, et du bout des doigts, elles soulevèrent les deux fessiers, permettant aux bouches en attente d'action, de surfer sur les puissants torses à présent à leur merci et d'exciter au passage les aréoles de quelques coups de langue bien placés.
Les deux hommes pleinement soumis feulèrent de satisfaction, créant chez leurs amants un débordement d'idées plus folles les unes que les autres.
Pendant ce temps sur le parvis des termes, déesse de l'amour et chevalier continuaient de regarder le spectacle. La divinité, dans un immense sourire, énonça :
- Je vais rendre ça encore plus attractif.
La Déesse canalisa alors son pouvoir afin qu'il traverse le corps des quatre hommes lascivement enfermés à l'intérieur. Ces derniers en éprouvèrent les effets en sentant leur jouissance décupler.
Pour plus de réalisme, et à la grande surprise de son homonyme, Aphrodite changea de point de vue et tous deux se retrouvèrent à observer la scène non plus de l'extérieur, mais à travers les yeux des maîtres de l'Eau.
Dans le bassin, les quatre hommes comprirent ce qu'il venait de se passer et avant qu'ils ne puissent dire quoi que ce soit, leurs esprits s'embrouillèrent et leurs désirs prirent le dessus sur leur conscience.
Méthos et Camus semblaient toujours connectés l'un à l'autre de concert, ils relâchèrent leurs amants et invoquèrent leur élément de prédilection : l'eau.
Doucement, une colonne fluide et transparente commença à s'élever et des volutes se formèrent, allant caresser délicatement la peau frémissante du Dieu des Morts et celle du Grand Pope, puis poursuivant sa route, elle s'enroula tel un serpent tout autour de leur corps, exerçant par ses ondulations de petites pressions sur des endroits stratégiques. L'effet était immédiat, les deux hommes soumis à l'élément naturel gémissaient de plus en plus.
Shion se remémora alors la scène sous la douche et murmura à Camus :
- Cette fois-ci je ne veux pas être le seul à jouir…
Ce dernier se rapprocha et tout en embrassant son supérieur avec fougue, il guida la colonne d'eau près des parties intimes de celui-ci, venant d'abord lui titiller les contours de l'anus – toujours avec délicatesse tout en exerçant une certaine pression sur ses muqueuses – avant de le pénétrer dans un dernier effort.
Shion poussait de petits cris au début, mais quand la colonne entra en lui et maintint un mouvement de va et vient – d'abord subtil puis de plus en plus accéléré –, il exulta de joie, comme expédié au septième ciel.
Méthos fixait la scène avec délectation, puis il détourna le regard pour le planter dans celui de son amant. Il commença par l'embrasser, avec une douceur déconcertante pour Hadès, car du pouce, le guerrier esquissait un effleurement sur ses lèvres, accentuant progressivement la pression jusqu'à les lui faire ouvrir afin que son doigt vienne caresser sa langue.
Il joua un petit moment avec le muscle buccal de la divinité, le forçant à sortir de son antre.
Méthos saisissait toutes les occasions pour s'amusait avec son amant, enfin totalement à sa merci. Il souriait de le voir ainsi, au bord de l'extase. Il s'approcha alors de cette langue qui s'agitait, tel un vermisseau sortant d'une pomme, et la goba presque instantanément, et tout-à-tour, la mordillait, la suçait ou dansait avec elle. Il finit par retirer son pouce de la bouche d'Hadès et l'embrassa sauvagement, resserrant sa prise en l'attrapant violemment par la nuque.
Son Dieu, car oui, il le considérait bien comme sien, gémissait de plus en plus, exprimant un désir toujours aussi grandissant, ce qui excitait au plus au point le chevalier qui paraissait ravager la bouche de son amant, comme pour satisfaire une subite envie cannibale.
Une fois rassasié, il ordonna ensuite à l'eau de lever les bras de son homme et de les attacher au-dessus de sa tête, puis de soulever son corps afin qu'il se retrouve en suspension entre l'eau et l'air.
Pendant que Méthos commandait à une seconde colonne de liquide de venir caresser les différentes parties du corps d'Hadès, de sa main libre, il agrippa le sexe divin et y exerça de suaves va-et-vient.
Quand il sentit son amant suffisamment détendu et prêt à en recevoir davantage, le guerrier rapprocha la colonne de l'anus divin et après quelques pressions stimulantes, elle le pénétra dans un va-et-vient si jouissif, qu'Hadès hurla de bonheur et se répandit sur les mains et le torse de son amant dans un puissant jet.
- Eh bien, jeune homme, si vite ! se moqua Méthos.
- Ça fait si longtemps qu'on ne m'avait pas fait autant de bien… précisa Hadès, encore sous le coup de l'excitation.
- Et ce n'est que le commencement, lui susurra le guerrier.
Alors que le Dieu des Morts se demandait ce qui pouvait bien arriver encore, Méthos lui reprenait les commandes de la colonne d'eau, la déplaçant à volonté tout autour d'Hadès, effleurant chaque centimètre carré de peau. Parfois, il alternait avec ses propres mains, ou encore avec la bouche ou la langue, juste pour le plaisir de sentir directement le contact sur le corps de son amant, sans artifice, sans intermédiaire, avec la satisfaction inassouvie de continuellement le posséder !
Le liquide dévalait sur le corps du Dieu avec plus ou moins de vitesse ou de points de pressure, lui procurant des sensations inoubliables. Chaque goutte d'eau était aussi douce que de la soie, laissant des sillons sur l'épiderme d'Hadès. Méthos se faisait alors un plaisir de les retracer de la pulpe de ses doigts ou de les remonter du bout de sa langue.
À leurs côtés, Shion et Camus étaient dans la même position, et ce dernier ne se privait pas pour asséner exactement le même traitement.
Les deux captifs ne savaient plus où donner de la tête, et de leurs gorges, s'échappaient des cris plaintifs et suppliants, non pas de tout arrêter, mais au contraire d'aller plus loin, aussi loin que possible afin de se sentir pleinement possédés.
Méthos et Camus, en bons meneurs de la danse, s'exécutèrent. Ils se placèrent d'abord derrière eux pour les tourner l'un vers l'autre afin que leurs visages ne se retrouvent plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
Les deux chevaliers commandèrent ensuite à l'eau de les positionner le buste en avant et le postérieur en arrière, et de les maintenir dans cette position assez longtemps pour s'amuser. Ainsi offerts à leur amant respectif, les deux hommes à présent figés dans une posture digne des statues grecques n'attendaient qu'une chose, que leurs doux fantasmes se réalisent enfin. Sans plus de cérémonie, les maîtres de l'Eau s'engouffrèrent dans la brèche et leurs amants ne purent qu'hurler, pétrifiés par la douleur, saisis par l'incommensurable délectation de les sentir enfin en eux.
Une courte pause s'en suivit, laissant ainsi à Hadès et à Shion le temps de s'habituer. Après s'être repositionnés pour plus de confort, ces derniers esquissèrent d'habiles mouvements d'avant en arrière qui libérèrent chez leur amant respectif de petits râles de satisfaction. Laissant faire au début afin de recueillir le maximum de jouissance, Méthos et Camus finirent par reprendre la main d'un geste ferme et sûr, accentuant progressivement leurs déhanchés afin que leurs bien-aimés s'abandonnassent pleinement aux subtils va-et-vient.
De plus en plus actifs, ces derniers profitèrent d'avoir les mains libres pour bien les occuper. De l'une, ils rapprochèrent la tête des statues en empoignant leurs cheveux, pour mieux les embrasser de l'autre, ils se saisirent des verges turgescentes à leur portée pour mieux jouer avec, en y mettant autant de véhémence et de cœur que dans leurs va-et-vient.
Pour plus de stabilité et de force, Hadès et Shion s'agrippèrent l'un à l'autre, se griffant le haut du corps à chaque soubresaut, à chaque déferlante de plaisir. Méthos et Camus guidèrent leurs amants à échanger un baiser afin d'étouffer leurs cris de plaisir. Les deux soumis n'étaient pas en reste, et en redemandaient inlassablement.
Insatiables, les quatre hommes poursuivirent leurs efforts, comme pris dans une tourmente effrénée, puis dans un seul élan, ébranlèrent les murs des thermes dans un gigantesque hurlement orgasmique qui les laissa sur le carreau. Au sol, entièrement nus, à genoux dans l'eau, leurs esprits encore embrumés par la félicité qui les avait portés, les deux chevaliers, le Dieu des Morts et le serviteur d'Athéna tentaient désespérément de reprendre leur souffle.
L'extase infinie qui engourdissait encore les deux derniers provoqua en eux une réaction des plus inattendue : des larmes commençaient à couler doucement mais généreusement le long de leurs joues. Les deux premiers les enveloppèrent de douces étreintes et de caresses, leurs promettant de nouveaux moments à venir, tout aussi tendres mais plus intimes.
De retour dans leur corps assis sur le parvis des thermes, les deux Aphrodite en restaient bouche-bée, comme soufflés par une tempête d'extase mêlée de testostérone.
Quelques secondes plus tôt, Ikki – chevalier du Phénix – s'était présenté devant eux car il désirait entrer dans les thermes, quand la voix de la déesse s'éleva :
- NON ! Vous ne pouvez y accéder. Pour le moment, les thermes sont fermés pour nettoyage.
- Ah bon ! Merci… et vous savez combien de temps ça va durer ? demanda-t-il surpris que les thermes soient lavés à cette heure-ci.
- Ça devrait rouvrir bientôt, lui répondit le chevalier d'Or des Poissons en souriant.
- Merci.
Un petit quart d'heure plus tard, Camus, Shion, Hadès et Méthos sortirent tranquillement des thermes, mais en voyant que trois personnes semblaient attendre pour entrer dans les bains, deux d'entre eux piquèrent un fard quand les deux autres montrèrent leur traditionnel masque de roideur, teinté de fierté.
Alors que la Déesse et le Chevalier des Poissons les regardaient descendre les marches et se séparer pour retourner à leurs obligations respectives, un grognement de mécontentement se manifesta derrière eux. En se retournant, ils virent qu'Ikki était encore là, les foudroyant du regard tout en s'exclamant :
- Vous vous êtes bien moqués de moi tous les deux ! J'ai perdu mon temps pour rien à cause de vos sottises !
Sans attendre son reste, il quitta les lieux d'un pas ferme.
- Vas-y, suis-le ! ordonna de façon pressente la Déesse à son compagnon éponyme.
- Hein !?
- Tu as vu de quelle manière tu le dévores des yeux ? ajouta-t-elle comme une évidence.
- Comment ? sursauta le Poisson. Je… non ! balbutia-t-il encore.
- Aphrodite ! Je suis la Déesse de l'Amour, et je ressens toutes ces choses-là, précisa-t-elle en souriant.
- Je ne peux pas ! contesta l'homme en baissant la tête de tristesse.
- Et pourquoi donc ? demanda-t-elle plus que surprise.
- Il n'aime que les femmes… Et puis tu as vu ce regard ? C'est évident qu'il me méprise, expliqua-t-il.
- Es-tu sûr de ça, « qu'il n'aime que les femmes » comme tu dis ? N'as-tu pas songé qu'il pouvait être juste en colère parce qu'on lui a menti ?
- ….
- Allez, file je te dis ! ordonna encore la Déesse de l'Amour.
Son sang ne fit qu'un tour, il se leva et se précipita d'un pas décidé vers les thermes pour avoir le fin mot de cette histoire. Juste avant d'entrer, la voix fluette de la divinité rajouta :
- Fais-lui bien passer le message, il n'est pas homme à y aller par quatre chemins !
Il sourit en guise de remerciement et disparut dans le bâtiment.
Quant à Aphrodite, elle finit par laisser tomber la relaxation :
- Tant pis pour cette fois, se dit-elle à voix haute, et puis j'ai pas à me plaindre, j'ai bien travaillé et j'ai eu ma dose pour aujourd'hui, je pourrai toujours poursuivre encore un peu à distance.
Et elle repartit vers le temple d'Athéna avec un grand sourire.
Dans les thermes, le chevalier Aphrodite prenait son temps pour se déshabiller. Une fois prêt, il se dirigea vers le bassin principal où il aperçut l'objet de sa convoitise se prélassant dans l'eau. L'homme aux cheveux bleu marine : était en position semi-allongée, les jambes écartées, les bras posés sur le rebord du bassin et la tête rejetée en arrière. De là où il était, Aphrodite avait une vue directe sur le magnifique torse aux abdominaux parfaitement dessinés d'Ikki. Il ne doutait pas que ce dernier prenait grandement soin de son corps.
S'avançant silencieusement vers son homologue d'une démarche décontractée, il entra délicatement dans le bassin et vit l'homme relever la tête vers lui.
Ses mouvements se faisaient plus subtils, plus aguicheurs, on aurait dit un félin approchant doucement sa proie pour jouer un peu avec elle avant l'assaut final. Certes, en cet instant il n'avait peut-être pas la grâce et la beauté des Chevaliers de l'Eau, pour autant Aphrodite ne doutait pas de son propre charme en ce moment-même. Et il avait raison, sa tactique fonctionnait plutôt bien, le Phénix semblait comme hypnotisé par ses mouvements.
Le Chevalier des Poissons s'approcha davantage, mais restait toujours silencieux. Ikki trouva ça charmant et esquissa un sourire. Une fois aux pieds du chevalier de bronze, Aphrodite s'arrêta et d'une voix qu'il voulut affirmée et claire, il dit :
- On ne s'est pas moqué de toi, mais on ne pouvait pas te laisser entrer.
- Pourquoi ?
- Car nos amis étaient fort occupés.
- À quoi ?
- Je vais te montrer…
Le chevalier des Poissons ne termina pas sa phrase et s'assit à cheval sur le bassin de son cadet pour lui attraper la nuque d'une main ferme et l'embrasser fougueusement. De l'autre, il lui agrippa le sexe en érection et exerça dessus de subtils et graciles mouvements de va-et-vient afin de bien l'entreprendre.
Le Chevalier du Phénix fut tout d'abord surpris et saisi d'une envie de se dégager de l'emprise de son camarade quand une décharge électrique remonta le long de sa colonne et lui fit basculer la tête en arrière et lâcher un râle de plaisir.
Là, Aphrodite saisit l'occasion et se rua sur le cou d'Ikki pour l'inonder de baisers papillons. Trop excité par la situation, il finit par relâcher la nuque de son amant et trempa une de ses mains dans l'eau. Toujours à califourchon sur les hanches du Phénix, il se redressa un peu pour détendre doucement d'un ou deux doigts son propre anus. Ikki était plutôt circonspect par le comportement du chevalier d'or et ne savait pas trop où il voulait en venir quand subitement, il le sentit s'empaler autour de son pénis turgescent. À l'unisson, les deux hommes poussèrent un cri rauque mêlé de douleur et de plaisir.
Aphrodite happa vigoureusement les lèvres du chevalier de bronze tout en glissant de bas en haut le long de son sexe. Ce dernier prenait un plaisir monstre à se faire masturber de la sorte, aussi le maître du jeu accentua-t-il ses efforts pour le faire hurler jusqu'à atteindre l'extase.
Voulant profiter à son tour du jeu, Ikki pris la main pour montrer à Aphrodite qu'il n'était pas qu'une victime consentante. Il changea de position afin d'enlacer la taille de son amant d'un bras et donner ainsi plus de cadence à leurs ébats. De son autre main, il attrapa d'une poigne ferme le pénis d'Aphrodite et le branla tout en maintenant ses va-et-vient. Il ne leur fallut pas longtemps pour venir rapidement et jouir dans un puissant orgasme qui les terrassa sur le coup.
L'euphorie de l'acte retombait peu à peu pendant qu'ils essayaient péniblement de reprendre leur souffle. Le chevalier d'or se dégagea le premier au bout d'un moment et s'apprêtait à repartir quand un bras puissant le retint. Il se retourna et vit un regard interrogateur chez son amant.
- Tu voulais savoir ce qu'ils faisaient, non ? Je viens de te le montrer, lui répondit-il.
- …
- Tu voulais vraiment assister leurs ébats ? demanda-t-il à son tour, surpris par le silence d'Ikki.
- Non ! tonna Ikki offusqué.
- C'est ce qu'on a pensé.
- Vous auriez pu me le dire,s'énerva alors le Phénix.
- Ce n'était pas à nous de le faire.
- Tu aurais pu me l'expliquer, au lieu de ça !
- Peut-être…
- Que veux-tu dire ? interrogea surpris le chevalier de bronze.
- J'en avais envie depuis longtemps. J'ai pensé que c'était peut-être ma seule chance de pouvoir le faire avec toi. Maintenant, fais comme tu le sens, mais moi je t'attendrai.
- Pourquoi ? Tu as plein d'autres types qui t'attendent.
- Tu écoutes donc les rumeurs, fit Aphrodite déçu, et tu les crois toutes, je suppose ?
- …
- Sache juste que pour moi à présent, la balle est dans ton camp.
Sans attendre une quelconque réponse de la part d'Ikki – réponse qu'il savait négative de toute façon –, Aphrodite s'éclipsa et rentra dans ses appartements, laissant là un chevalier de bronze en plein désarroi, se questionnant sur ce qu'il venait de se passer.
