Bonjour,

Désolé pour le retard. J'espère que cette fic vous plait toujours. On continue avec de nouvelles questions. Biz à bientôt Peace'.


Chapitre 19 : J+6 (2)

Après l'agitation du matin et la mise au repos forcée du Chevalier des Poissons, le sanctuaire était redevenu calme ce vendredi après-midi là.

Dans l'arène toutefois, certains chevaliers s'étaient réunis pour exécuter quelques passes d'armes, donnant ainsi un spectacle divertissant aux spectateurs présents sur les bancs en hauteur, d'autres chevaliers et quelques apprentis qui y allaient de leurs commentaires.

L'arrivée du chevalier Méthos, accompagné d'Arès, son Seigneur, coupa net l'élan des observateurs comme des quelques bretteurs encore présents sur la piste.

Tout en s'inclinant respectueusement, ces derniers rejoignirent leur place dans les gradins tandis que Dieu et chevalier saluait l'ensemble de la foule d'un geste rapide. Tout le monde ici s'attendait à une nouvelle prestation grandiose de la part du Chevalier d'Arès face à son Dieu. Mais quelle ne fut pas leur surprise – aux spectateurs – de voir apparaître successivement sur la piste les autres Seigneurs et maîtres de Méthos : les Déesses Artémis et Aphrodite le jeune Héphaïstos et son tuteur mais aussi le couple de médecins en la présence d'Asclépios et Evander.

Des murmures s'élevaient depuis la foule assise autour de l'arène, surprise de voir pour la première fois les Divinités médecins participer à un cours de Méthos. Pour y avoir déjà assister, beaucoup s'interroger sur leur présence.

Méthos demanda à ses « élèves » de se mettre en ligne sur deux rangées, se positionna lui-même face à eux et créa un mur de glace afin de l'utiliser comme un miroir.

Enfin, il se retourna vers l'assistance pour obtenir le calme et le silence, puis il prit la parole :

- Aujourd'hui, plus qu'un cours, nous allons travailler ensemble la souplesse mais aussi la relation corps-esprit par le biais d'une séance de tai-chi. Vous êtes évidemment les bienvenus si vous souhaitez y participer.

Durant une heure, Méthos enseigna différents mouvements de tai-chi plus ou moins simples à un groupe qui s'agrandit au fur et à mesure que le temps passait, d'abord rejoint par Killian – le jeune apprenti du Chevalier du Bélier –, puis suivirent Camus, les Gémeaux, le Sagittaire, le Lion et la Balance qui avait dans son giron quelques chevaliers de Bronze comme Shiryu, Shun ou encore Hyôga. D'autres Divinités s'ajoutèrent même à cette séance, Hadès – et les trois juges – et aussi Déméter, toujours accompagnée de sa prêtresse, Callysta.


Alors que la séance de tai-chi se terminait, Méthos remercia tout le monde pour sa participation et se retira en saluant ses « élèves » du jour. Chacun retourna à ses occupations, espérant mettre à profit les bienfaits de cette petite coupure ou « détente » dans leur journée de folie. Certains pensaient même qu'il serait judicieux d'en faire plus souvent.

Aphrodite de son côté entraîna sa sœur avec elle et retourna à l'infirmerie pour veiller sur le Chevalier des Poissons. À leur arrivée, un jeune homme, assis et l'air songeur, regardait le trentenaire allongé dormir, tout en lui tenant la main.

- Tout va bien ? demanda la Déesse de l'Amour.

- Oh oui ! fit le jeune adulte en sursautant et se relevant pour les saluer.

- Non, reste assis ! dit doucement Artémis. Nous sommes là en amies.

- Merci, mesdames, répondit tout aussi doucement Ikki afin de ne pas réveiller le chevalier d'Or sagement endormi.

Les deux adolescentes s'installèrent aux côtés du jeune chevalier de Bronze, à peine plus âgé qu'elles, et continuèrent à discuter avec lui à voix basse.

Après un bon moment, le Chevalier du Phénix avait fini par s'endormir. La Déesse de la Lune s'excusa alors et laissa tout ce beau monde sous la protection de sa sœur.


Alors qu'Artémis déambulait tranquillement dans les couloirs du treizième temple, ses pas semblant la guider vers la bibliothèque, elle fut happée de force par un bras sorti de nulle part, l'obligeant à faire face à celui qui venait de l'alpaguer. Surprise de se retrouver nez-à-nez avec son frère Apollon – le Dieu du Soleil –, elle poussa un cri strident.

- Apo' !… Mais que… Peux-tu me lâcher s'il te plaît ? demanda la jeune fille d'une voix stridente et apeurée.

- Euh… oui pardon, répondit son frère en la lâchant. Je voulais… te parler. Tu vas bien ?

- Oui, mais je dois me rendre à la bibliothèque où je suis attendue, expliqua la jeune femme à la chevelure rosée.

- Vraiment ? Et par qui ? exigea de savoir le maître de l'astre solaire d'une voix forte et au ton inquisiteur.

- Par nous, répliqua une voix dure dans son dos.

- Asclépios !? Evander ! souffla Artémis.

- Vous ? Mais que…

Apollon en perdait ses mots.

- Ma chère tante, nous vous attendions, répliqua Asclépios d'un ton encore plus rude envers Apollon tout en adressant un regard plus doux et entendu à la jeune Déesse.

L'adolescente se sentit tout de suite rassurée de les savoir ici avec elle.

Apollon allait intervenir quand Evander s'interposa entre son compagnon et son beau-père, pendant qu'Artémis se blottissait contre le torse de son neveu.

- Toi…

- Père, n'approchez plus tante Artémis ! ordonna le médecin. Nous savons ce qui s'est passé et on ne vous le pardonnera jamais !

Je…

- Il suffit ! siffla Asclépios. C'est monstrueux… faire ça à sa propre sœur. Je ne sais pas comment Arès et Méthos ne vous ont pas encore tué.

- Mon ange calme-toi ! le stoppa Evander. Il reste ton père.

- Je n'ai pas besoin de ton aide, cracha Apollon dégouté d'être aidé par l'amant de son fils.

Asclépios était sur le point de s'emporter contre son père et de lui répliquer une phrase cinglante, mais par-dessus tout, il souhaitait surtout venger son compagnon, quand un raclement de gorge les interrompit.

Les quatre divinités se retournèrent de concert vers l'étrange bruit, et là, non loin d'eux, se tenait le Chevalier d'Or du Verseau. Ce dernier ne savait pas trop comment les interrompre sans déclencher un incident diplomatique ! Aussi, il attira instinctivement l'attention sur lui pour essayer de désamorcer les tensions.

Hésitant un peu, il finit par prendre la parole car les regards insistants tournés vers lui l'intimaient d'accélérer sa demande :

- Pardon de vous déranger, commença-t-il en faisant une révérence pour leur montrer son respect. Dame Artémis, j'ai cru comprendre que vous étiez à l'infirmerie.

- Oui, fit la jeune femme rassurée de l'arrivée impromptue du Chevalier d'Athéna.

La Déesse adolescente était sûre d'une chose, Apollon ne ferait pas d'esclandre devant lui. Et visiblement, il avait l'air de se calmer un peu.

- J'aurais aimé savoir si le Chevalier des Poissons y était toujours ? continua Camus du Verseau, qui observait père et fils reprendre contenance.

- Oui il y est toujours, et ma sœur est actuellement en sa compagnie, répondit la déesse, vraiment heureuse de son intervention.

- Merci, Dame Artémis, répondit en souriant Camus. Et sinon, en quoi puis-je vous être utile ? s'informa le maître des glaces, voulant vraiment désamorcer le conflit et comprendre un peu de quoi il retournait.

- En rien, merci, j'allais partir, claqua la voix d'Apollon qui se retira d'un air courroucé.

Irrité par cette intervention, le maître des arts et du soleil ne souhaitait pas faire davantage de vagues devant l'un des Chevaliers de son hôtesse, il n'était pas là pour ça.

De plus, laver son linge sale en public ne lui plaisait pas beaucoup, il aurait tout le temps de retomber nez à nez avec sa jumelle. Donc il prit le parti de tourner les talons et de s'en aller.

Les trois divinités encore présentes saluèrent Camus avec un sourire plein de reconnaissance avant de repartir vers la bibliothèque.


Camus se dirigea alors vers l'infirmerie. Il entra doucement, son regard tomba sur les deux chevaliers endormis et sur la Déesse de l'Amour assise sur le lit. Elle caressait les cheveux de son homonyme.

- Entrez ! l'invita la jeune femme.

- Pardon de vous déranger, dit le trentenaire.

- Vous savez, Méthos nous a beaucoup parlé de vous. Pour nous trois vous êtes un peu comme un oncle, confia l'adolescente.

- Alors nous pouvons nous tutoyer, ajouta Camus en souriant chaleureusement.

- Oui bien sûr. Tu as l'air d'être chagriné.

- Disons que je me pose des questions, confia-t-il à son tour.

- Sur ? interrogea-t-elle.

- Plein de choses. Ta sœur Artémis et ton frère Apollon ? Mais aussi sur les intentions de Méthos à propos de -diverses choses ? Et puis, ce matin, avec Méthos, vous sembliez préoccupés tous les deux par rapport à l'état de santé du chevalier Aphrodite, et à des traces de sang… ?

- Je comprends, mais malheureusement, je ne peux répondre à rien. Ces sujets ne me concernent pas directement, aussi, j'aurais un peu l'impression de trahir mes amis ou ma famille en te dévoilant des choses.

- En ce qui concerne le dernier point…

- Je préfère que Méthos te l'explique, ça le concerne davantage, le coupa-t-elle.

- Bien merci, je lui en parlerai.

Puis le Chevalier du Verseau repartit après avoir réveillé Ikki et lui avoir ordonné de rentrer se reposer dans un vrai lit.

La Déesse, elle, promit de rester auprès du malade, et finit par s'endormir dans le lit avec le Chevalier du Poisson.

Camus restait donc toujours sur sa faim, mais cette absence de réponse conforta son idée que quelque chose se tramait, et renforça d'autant plus sa curiosité. En bon fouineur, il saurait où et comment trouver ce qu'il cherchait.