Bonjour,
Aujourd'hui un petit chapitre qui traite plus de l'ancien temps que du présent. Dans la lecture de Shion on était resté à la rencontre du premier Verseau et du premier Grand Pope. Vous allez pouvoir découvrir la suite. Bonne lecture à tous Bonne vacance à ceux qui le sont et bonne reprise pour les autres. Biz à bientôt Peace'.
Chapitre 21 : J+6 (4)
Après le repas du soir, le Grand Pope s'était rapidement éclipsé dans ses appartements. Un silence assourdissant y régnait, contrastant avec la rumeur et le brouhaha de la salle de restaurant où tous les convives se réunissaient au moins trois fois par jour, et cela lui convenait parfaitement. C'est dans ces conditions-là qu'il appréciait de passer ces vendredis soirs – isolé de tout et de tout le monde, loin de ses astreintes quotidiennes –, et plus particulièrement en ce moment où des invités de prestige étaient bloqués dans le temple d'Athéna au bon vouloir d'un Dieu et Maître qui se faisait éternellement attendre.
La fatigue et le stress accumulés cette semaine le décidèrent à se hâter pour aller se coucher, donc une fois prêt, il se faufila sous les draps. Les paupières closes, il espérait s'endormir vite, mais les secondes s'égrenaient comme des heures et le sommeil se faisait attendre, lui aussi ! Voyant qu'il était inutile de lutter, il pensa à lire un peu.
Ces derniers jours, depuis que les festivités avaient commencé dans le temple d'Athéna, Shion n'avait pas eu une minute à lui pour un moment privé, ne serait-ce qu'avec lui-même. Cette invitation à la demande de Zeus, qui ne devait durer que le temps d'un weekend, commençait à s'éterniser plus que de raison. Et pour une fois qu'il avait l'occasion de se coucher tôt, impossible de dormir. Dans le même temps, très intrigué par les deux récits qu'il avait commencé à lire, il se disait que poursuivre cette lecture ne serait pas superflu. « Le sommeil arrivera peut-être plus vite », pensa-t-il.
Les deux ouvrages se trouvaient toujours sur sa table de nuit. En réalité, absolument rien ou presque n'avait bougé dans sa chambre depuis plus d'une semaine, il n'avait eu le temps de rien.
Il les attrapa, les soupesa puis hésita. « Grand Pope ? Verseau ? Verseau ? Grand Pope ? » s'interrogeait-il avec les livres devant lui, posés sur ses paumes en guise de balance.
Quelle importance finalement, il s'agissait visiblement de la même histoire, mais racontée de deux points de vue différents.
Il opta donc en premier pour la biographie du Grand Pope :
Au bout de quelques minutes à se regarder en chien de faïence, j'éclatai de rire.
Le garçon me regarda et fit une moue de colère si mignonne que j'eus du mal à me ressaisir. Il se mit alors à crier de sa petite voix fluette :
- Ne te moque pas de moi !
- Oh non, pardon… je ne me moque pas c'est juste… nerveux, répondis-je en souriant.
Puis il regarda l'homme à mes côtés. Celui-ci ne bougeait pas et restait silencieux.
- Qui êtes-vous ? demanda l'enfant intrigué. Habitez-vous loin ?
- Que de questions ! Et toi, d'où viens-tu ? demanda mon compagnon.
- J'ai posé les questions en premier ! s'insurgea le garçon.
Je ris à nouveau. Le garçon me dévisagea et je pris la parole :
- Nous sommes chez nous et tu es sur nos terres.
- Euh… vraiment ?
- Pourquoi mentirais-je ? Si tu nous dis qui tu es, je répondrai à tes questions.
Alors l'enfant nous raconta son histoire : il était né à Athènes, dans une famille aisée et tous les siens avaient été assassinés. Il décrivit ensuite les détails de sa fuite hors de sa ville d'origine qui le conduisit jusqu'ici. Nous l'écoutâmes sans l'interrompre.
- Merci jeune homme. Laisse-moi à présent me présenter : je suis la fille de l'ancienne grande prêtresse du Parthénon et juste à côté se trouve le nouveau temple d'Athéna. J'y suis prêtresse comme ma mère.
- Dois-tu tout lui dire ? demanda mon compagnon.
- Garçon, quel est ton nom ? demandais-je.
- Kanus, dit-il. Et toi ?
- Eirene Polemos, répondis-je.
- Paix et guerre, murmura-t-il.
- Oui l'une ne va pas sans l'autre. Kanus, vois-tu mon ami à côté de moi ?
- Bien entendu, quelle question ! dit-il surprit.
- Eh bien vois-tu, l'homme qui m'accompagne et dont je tairai le nom pour l'instant a la capacité de se rendre invisible aux yeux des gens sauf de certains. Ceux qui possèdent un cosmos élevé, comme toi et moi.
- Qu'entends-tu par-là ? C'est quoi le cosmos ?
- Je veux dire que tu possèdes un don. Si tu me suis, tu en apprendras davantage sur toi et ce don. De plus, tu auras un endroit où vivre. Qu'en dis-tu ?
- Tu penses que c'est bien ? questionna l'adulte.
- Oui, tout va bien. S'il te voit c'est qu'il peut devenir Chevalier. Moi qui m'inquiétais de ne pas en trouver. En plus tu la ressens toi aussi, l'étendue de son cosmos.
- Oui, concéda-t-il.
- Alors Kanus, que veux-tu faire : tenter l'aventure par toi-même hors de nos contrées, ou reprendre le flambeau de ton père et protéger celles et ceux qui le méritent ?
- Je vous suis.
- À la bonne heure. Juste une dernière question, quand es-tu né ?
- Le Prôtê Anthestérion.
- Tout comme moi, m'écriai-je. Si ça c'est pas un signe ! Et je sais de quelle maison tu seras le gardien.
Les deux hommes me regardèrent surpris mais ne dirent rien de plus. Après avoir salué mon sauveur, je ramenai avec moi mon nouvel apprenti.
Le Grand Pope arrêta là sa lecture pour le moment, car il désirait savoir comment le Verseau avait vécu cette rencontre :
La jeune fille me sourit puis éclata de rire. Cela me mit dans une colère noire, aussi de ma plus grosse voix pour l'impressionner, je me mis à crier :
- Ne te moque pas de moi ! Pour qui se prend-t-elle ? pensai-je.
- Oh non, pardon… je ne me moque pas c'est juste… nerveux, me répondit-elle dans un sourire chaleureux.
Puis je regardai l'homme à ses côtés. Celui-ci ne bougeait pas et restait silencieux.
- Qui êtes-vous ? demandai-je intrigué. Habitez-vous loin ?
- Que de questions ! Et toi, d'où viens-tu ? me demanda l'homme en noir d'un ton sec.
- J'ai posé les questions en premier ! m'insurgeai-je.
Là, la jeune fille se mit à rire et alors que je la dévisageai, sûrement d'un air mauvais, elle reprit la parole :
- Nous sommes chez nous et tu es sur nos terres.
- Euh… vraiment ? demandai-je étonné.
- Pourquoi mentirais-je ? Si tu nous dis qui tu es, je répondrai à tes questions.
Alors je leur racontai mon histoire, que j'étais né à Athènes, dans une famille aisée et que tous les miens avaient été assassinés. Puis je décrivis les circonstances de ma fuite hors de ma ville d'origine qui me conduisirent jusqu'ici. Ils m'écoutèrent sans m'interrompre. Quand j'eus fini, la demoiselle répondit à mes questions.
- Merci jeune homme. Laisse-moi à présent me présenter : je suis la fille de l'ancienne grande prêtresse du Parthénon et juste à côté se trouve le nouveau temple d'Athéna. J'y suis prêtresse comme ma mère.
- Dois-tu tout lui dire ? demanda son compagnon.
- Garçon, quel est ton nom ? me demanda-t-elle.
- Kanus, dis-je. Et toi ?
- Eirene Polemos, répondit-elle.
- Paix et guerre, murmurai-je.
- Oui, l'une ne va pas sans l'autre, me dit-elle avant de me questionner à nouveau. Kanus, vois-tu mon ami à côté de moi ?
- Bien entendu, quelle question ! m'exclamai-je surpris.
- Eh bien vois-tu, l'homme qui m'accompagne, et dont je tairai le nom pour l'instant, a la capacité de se rendre invisible aux yeux des gens sauf de certains. Ceux qui possèdent un cosmos élevé, comme toi et moi, m'expliqua-t-elle.
- Qu'entends-tu par là ? C'est quoi le cosmos ? demandai-je. Je dois reconnaître qu'elle avait piqué ma curiosité.
- Je veux dire que tu possèdes un don. Si tu me suis, tu en apprendras davantage sur toi et ce don. De plus tu auras un endroit où vivre. Qu'en dis-tu ? me proposa-t-elle.
- Tu penses que c'est bien ? questionna l'adulte.
- Oui, tout va bien. S'il te voit c'est qu'il peut devenir Chevalier. Moi qui m'inquiétais de ne pas en trouver. En plus, tu la ressens toi aussi, l'étendue de son cosmos, ajouta-t-elle.
- Oui, se contenta-t-il de répondre.
- Alors Kanus, que veux-tu faire : tenter l'aventure par toi-même hors de nos contrées, ou reprendre le flambeau de ton père et protéger celles et ceux qui le méritent ? me demanda-t-elle.
- Je vous suis.
Je ne sais pas pourquoi à ce moment-là j'avais répondu ainsi sans réfléchir, mais à ce jour je ne regrette rien.
- À la bonne heure, s'écria-t-elle enthousiaste. Juste une dernière question, quand es-tu né ? m'interrogea-t-elle.
- Le Prôtê Anthestérion.
- Tout comme moi, s'écria-t-elle. Si ça, c'est pas un signe ! Sourit-elle à l'adulte qui nous regardait. Et je sais de quelle maison tu seras le gardien, dit-elle en me fixant du regard.
Avec son compagnon, nous la regardâmes surpris tout en restant silencieux. Enfin, après avoir salué l'homme, elle me ramena avec elle dans mon nouveau foyer.
Shion ne s'était pas trompé, il s'agissait bien de leur rencontre.
Il avait été surpris de voir que le Verseau, ou plutôt « Kanus » – prénom qui ressemblait étrangement à celui de l'actuel maître du onzième temple « Camus » – semblait déjà d'une grande maturité pour un enfant de son âge.
Aussi, même s'il avait voulu continuer cette passionnante lecture, il en aurait été pour ses frais car la fatigue finit par avoir le dessus sur lui. Il reposa les deux ouvrages sur sa table de nuit, éteignit la lumière et finit par s'endormir rapidement en espérant qu'il aurait suffisamment de temps prochainement pour découvrir la suite de cette rencontre.
