Bonjour,
Ce soir un nouveau chapitre sur le quotidien de notre sanctuaire. Un dimanche après midi de détente avant un nouveau début de semaine. On en apprend un peu plus sur certain personnage et surtout sur certain sentiment. Bonne lecture à bientôt Peace'.
Chapitre 27 : J+8 (2)
Après un repas bien animé, ce dimanche après-midi paraissait bien tranquille à la Déesse de la Terre. Au cours du déjeuner, elle avait demandé son accord à Athéna afin de pouvoir se promener dans le jardin du treizième temple avec son général.
Et en cet instant, accompagnée de ce dernier, Déméter savourait pleinement ce moment passé au milieu de toutes ces fleurs dont elle respirait le parfum enivrant. Puis elle s'arrêta net devant l'une d'entre elles. Elle respira son parfum et ferma les yeux.
- Elle aurait adoré, murmura-t-elle.
- Majesté de qui parlez-vous ? demanda l'homme qui l'accompagnait.
- De ma fille... Tu n'as pas eu la chance de la rencontrer. C'était une jeune femme merveilleuse et pleine d'amour, confessa la déesse.
- Tout comme vous, Dame Déméter, renchérit-il spontanément.
- Merci, mais elle était la gentillesse et la jeunesse incarnée, sourit-elle.
- Vous ne parlez presque jamais d'elle, constata le général, un peu hésitant.
- Andros… Depuis sa mort il y a trois mille ans, je ne peux m'en remettre. Elle… elle a été assassinée. Mais en même temps… c'est compliqué, mais un jour je t'en parlerai. Viens-là ! ajouta-t-elle avec douceur.
L'homme s'exécuta et la Déesse lui montra une fleur devant elle. Andros la contempla un long moment en silence. Il la trouvait belle.
- Qu'est-ce donc, Majesté ? S'informa Andros.
- Un Crocus Rose. C'était la fleur de ma fille. Il y en a très peu. Le crocus symbolise la joie et la jeunesse, quant à la couleur rose, elle exprime également la jeunesse. Ma fille avait voulu créer des fleurs qui nous ressemblaient, elle prit donc un crocus pour la représenter, et le teinta en rose, au lieu des couleurs habituelles dont il se paraît naturellement : violet, jaune ou blanc. Ces fleurs sont très rares, je n'aurais jamais cru qu'il en existait encore. Je ne sais pas comment le Chevalier du Poisson en a trouvé, c'est lui qui s'occupe des fleurs de ce jardin d'après Athéna, raconta Déméter perdue dans ses pensées.
- Elle en avait offert des boutures au premier Grand Pope, dit une voix derrière eux.
- Vous, firent les deux personnes en sursautant.
- Pardon de vous déranger. Je venais voir le jardin. Pour tout vous dire, Dame Perséphone était la meilleure amie du premier Grand Pope d'Athéna qui était une femme à l'époque. Et un jour, comme je l'ai dit, votre fille a offert des boutures à son amie. Cette dernière demanda au Chevalier du Poisson de les mettre dans ce jardin et de s'en occuper. Depuis, c'est devenu l'une des charges du chevalier de la douzième maison. Cela remonte à cinq mille ans.
- Vraiment ? s'extasia le général en fixant son regard sur la fleur.
- Méthos… murmura la divinité.
- Oui... pardon, Dame Déméter. Je m'en vais. Passez une bonne journée. Général Andros, salua-t-il avant de prendre congé d'eux.
Méthos partit aussi discrètement qu'il était apparu.
Le Général de Déméter le suivit du regard puis reporta ses yeux vers sa Déesse. Celle-ci semblait encore plus mélancolique qu'auparavant, quand elle parlait de sa défunte fille.
Depuis leur arrivée au sanctuaire, il avait bien perçu un malaise entre eux. Mais pour l'instant, il n'avait jamais osé en parler ouvertement avec Déméter. Aussi, après une longue réflexion, il se décida à poser la question.
- Je me demandais ce qu'il se passait entre vous ?
- C'est lui… C'est l'assassin de ma fille, confessa la Divinité de la Terre à mi-voix.
- Quoi ? s'insurgea l'homme outré par l'aveu de cette dernière.
- Attends ! fit la jeune femme en attrapant le bras de son soldat qui partait vers Méthos. Ce n'est pas de sa faute. Je te l'ai dit… c'est compliqué. Il y était obligé. Et je préfère que ce soit lui.
- Majesté... murmura-t-il sans vraiment comprendre ce que voulait dire Déméter.
- Sache juste qu'il était son meilleur ami. Il l'a tuée par amour et par amitié. Je t'expliquerai plus tard, promis.
- Bien Majesté, déclara Andros prêt à patienter jusqu'à que sa Déesse soit prête à tout lui raconter.
Toutefois, le général restait circonspect quant à cette découverte. Il savait que la Déesse qu'il servait depuis quelques temps était triste depuis près de trois mille ans, et que la personne responsable de son état vivait toujours. Et visiblement, elle se trouvait actuellement dans le même sanctuaire qu'eux, conviée comme tant d'autres par la Déesse Athéna, nièce de Déméter. La question en suspens était : « Que s'était-il réellement passé pour que cette personne en vienne à tuer la fille de sa Déesse ? »
Il sortit de sa réflexion quand Déméter lui prit la main et l'entraîna dans le jardin.
- Viens ! Allons trouver une fleur qui te correspond, sourit-elle.
- Et vous ? Quel est votre fleur ? demanda-t-il, curieux d'en savoir plus sur sa Divinité.
- L'Amarante, qui symbolise l'immortalité, et ma couleur est le vert qui représente le printemps, révéla-t-elle.
Andros sourit et partit main dans la main avec Déméter chercher une fleur qui le représenterait au mieux et, pourquoi pas, en trouver une nouvelle pour sa Déesse.
Au même moment, Seiya – Chevalier Divin de Pégase – avait rejoint la Déesse Athéna sur l'une des terrasses du treizième temple. Peu après le repas de midi, cette dernière lui avait demandé de venir se promener avec elle.
En effet, la jeune Déesse avait invité le jeune Seiya à faire une promenade car, après réflexion, elle avait trouvé l'idée de sa tante – de faire un petit tour en compagnie de son « bien-aimé » – excellente.
Athéna avait bien compris que ce que Déméter ressentait pour son protecteur allait au-delà de la simple estime qu'elle pouvait lui portait en tant que Déesse. Tout comme elle-même, Déesse de la Sagesse, avait de forts sentiments pour le chevalier Pégase.
C'est pour cela qu'elle se laissa aller, suivant les conseils d'Angelo mais aussi les élans de son cœur.
Elle sortit de ses pensées quand Seiya l'appela :
- Athéna…
- Peux-tu m'appeler Saori et me tutoyer quand on est que tous les deux ? demanda la jeune femme en l'interrompant rapidement.
- Avec plaisir, Saori tu veux te promener au jardin ?
- Non ! Ma tante Déméter y est en compagnie de son général. Je crois qu'il se passe quelque chose entre eux, dévoila la Déesse, heureuse pour sa tante.
- Alors laissons-les tranquilles tu as raison. Veux-tu aller ailleurs ? Proposa le chevalier.
- Je veux bien me promener sur la plage. Cela fait longtemps que je n'y suis pas allée. Mais tu as peut-être autre chose à faire ? Pensa-t-elle à voix haute, se disant qu'elle ne lui avait sûrement pas laissé le choix.
- Non et je désire passer un peu de temps avec toi à part si….
- J'en serais plus que ravie moi aussi, le coupa-t-elle rapidement.
Elle se souvint encore des encouragements d'Angelo ainsi que des conseils de sa sœur Aphrodite. Alors elle sourit et se dirigea vers la plage. Elle fut heureuse de voir Seiya lui emboîter le pas, et tous deux se retrouvèrent rapidement sur le lieu recherché.
Cela faisait un moment qu'ils arpentaient le sable, longeant la mer et discutant de tout et de rien, quand Athéna s'arrêta net. Seiya la regarda, incrédule.
- J'ai chaud, expliqua la Déesse tout en se délestant de ses chaussures.
Puis se dirigeant vers l'eau où elle trempa ses pieds, elle ajouta :
- Elle est excellente, rejoins-moi.
Le chevalier se déchaussa et partit rejoindre son amie dans l'eau.
Ils trempaient leurs pieds tranquillement quand Athéna leva brusquement sa jambe et éclaboussa la tenue de son ami.
- Princesse, voulez-vous vraiment jouer à ça ? demanda Pégase en rigolant.
La jeune fille acquiesça en éclatant de rire !
Seiya était ravi de voir sa Déesse s'amuser autant, et pris dans ses pensées, il ne vit pas qu'elle était repartie à la charge. Le jeune chevalier sentit subitement un liquide froid couler sur lui.
Il sourit malicieusement et riposta de plus belle !
Une bataille d'eau s'ensuivit alors.
En dix minutes, ils furent trempés jusqu'aux os et Athéna tomba en arrière. Le jeune homme brun voulut la rattraper mais tomba avec elle.
Il se redressa aussitôt afin de ne pas l'écraser et leurs regards se croisèrent. Le cœur de Seiya se pinça devant tant de beauté. Les habits mouillés de la princesse faisaient ressortir des formes généreuses pour son âge.
À la vision des cheveux collés contre la poitrine de la jeune femme, Seiya rougit – troublé – et, malgré le désir qui s'éveillait en lui, il n'osa ni agir, ni dire quoi que ce soit.
Il préféra se relever, mais au même moment, une main ferme l'agrippa par la chemise et le tira vers un visage angélique.
Athéna avait pris son courage à deux mains et avait réussi à l'embrasser, sur la joue certes, mais tout près de la commissure des lèvres du jeune homme.
La jeune Déesse sortit de l'eau, rouge de honte mais heureuse de l'avoir embrassé.
- Il se fait tard, il est temps de rentrer. De plus on doit se préparer pour le repas de ce soir, rappela la Déesse.
- Tu n'as pas tort Saori, sourit Seiya, trop gêné lui aussi pour oser la regarder dans les yeux, mais tout aussi heureux qu'elle.
L'après-midi touchait à sa fin, et les deux jeunes gens prirent le chemin du retour, poursuivant leur discussion d'un ton banal en apparence, mais cachant au plus profond de leur cœur un sentiment plus fort encore.
Un peu plus loin, deux autres personnes regardaient le spectacle depuis un moment, et sur leur visage, se dessinait un magnifique sourire.
Plus tôt dans la journée, ils avaient décidé de s'éclipser vers la plage pour s'aimer loin des yeux indiscrets du sanctuaire, et à leur grande surprise, ils n'étaient pas les seuls à avoir eu cette idée.
En voyant les jeunes tourtereaux s'éclabousser dans l'eau, les deux chevaliers s'installèrent en retrait sur les hauteurs, assis dans les bras l'un de l'autre, et restèrent là à observer le paysage sans être vus.
Le Chevalier du Phénix tenait tout contre son torse le Chevalier des Poissons, et tous deux échafaudaient des plans pour essayer de rapprocher davantage les deux jeunes gens qui se trouvaient en contre-bas.
Sauf que toute cette proximité entre eux, ces échanges murmurés à l'oreille, finissait par échauffait leurs sens et au lieu de phrases, ils échangeaient des baisers de plus en plus passionnés.
Aussi, quand ils entendirent les jeunes amoureux quitter la plage, leur sang ne fit qu'un tour et Aphrodite se jeta littéralement sur Ikki, l'embrassant langoureusement dans le cou.
- Ikki j'ai…
- Moi aussi mais pas ici, l'interrompit l'Oiseau de Feu qui avait terriblement envie d'aller plus loin avec son compagnon.
- Où ? demanda le Poisson impatient de se retrouver seul avec son homme.
Ikki sourit et se leva, entraînant son amant à sa suite dans une grotte un peu plus loin.
- Ici on sera plus tranquille, fit le Phénix tout en attirant son homme dans ses bras.
Ikki alla s'asseoir sur un rocher calé contre la paroi de l'antre qu'il avait trouvé. Aphrodite s'installa sur ses cuisses, lui tournant le dos. Le Chevalier du Phénix passa ses mains sous le T-shirt de son amant et commença par lui caressait le dos, de manière de plus en plus sensuelle, jusqu'à lui effleurer à peine la peau par moment.
Aphrodite en avait la chair de poule sur tout le corps, il en frissonnait tellement il y prenait du plaisir – « Ce garçon sait vraiment y faire ! pensa-t-il ». Le Chevalier d'Or dodelinait de la tête, ahanant de plus en plus, de petits cris rauques et par moment aigus qui excitaient grandement Ikki. Ce dernier continuait à le caresser tout en l'embrassant sur la nuque.
Les deux hommes tenaient à en profiter au maximum, car dès le lendemain, Aphrodite reprendrait sa place dans le programme des rondes de surveillance du sanctuaire, et ils ne savaient pas quand ils pourraient se revoir aussi facilement.
L'action devenait de plus en plus torride, de caresses en morsures, de coups de langues en baisers, tout y passait sans exception, puis la tension sexuelle se décupla, éveillant davantage de désir chez Ikki qui attrapa leurs deux pantalons pour les ouvrir et commencer à les masturber tous les deux.
- Han ! Ikki c'est trop bon... gémit le Chevalier du Poisson.
- Aphrodite, je…
- Oui moi aussi, le coupa Aphrodite tout aussi empressé.
Les chevaliers se comprenaient sans avoir à parler.
Aphrodite prit le relais d'Ikki pour les masturber pendant que ce dernier le préparait à le recevoir. Il lui présenta deux ou trois doigts à lécher avec lesquels il le travailla un petit moment.
Une fois qu'il sentit son amant prêt, il le souleva et le fit glisser le long de sa verge en érection, tout doucement, pendant qu'Aphrodite continuait à se masturber.
- Ikki ! je vais bien, tu peux y aller, soupira Aphrodite désireux de sentir son amant en lui.
- Je sais... mais je veux en profiter un peu, susurra Ikki à l'oreille de son bien-aimé.
Ikki entama de lents mais profonds mouvements de va-et-vient, entraînant Aphrodite dans une spirale de plaisir.
Ils se mirent à hurlaient de concert, leurs voix résonnaient dans la grotte, mais qu'importe, rien n'était trop bon en cet instant !
Ikki poursuivit ses mouvements et les accéléra de plus en plus. De son côté, Aphrodite l'accompagnait tout en se masturbant de plus en plus vite jusqu'à ce que ni l'un ni l'autre n'en pût plus, ahanant de plus en plus fort, à deux doigts de la syncope.
Ikki et Aphrodite jouirent ensemble, dans un râle si puissant qu'ils auraient pu faire trembler les parois de la caverne. Le Chevalier d'Or était si excité qu'il arrosa jusqu'au plafond, contractant tous ses muscles, puis relâcha toute la pression accumulée en essayant de reprendre son souffle.
Ikki l'enlaça tendrement, reprenant lui aussi son souffle dans cette étreinte.
Progressivement, leurs battements de cœur et leur respiration retrouvaient un rythme normal, alors que les deux hommes semblaient somnoler légèrement.
Une fois leurs esprits retrouvés, ils se rhabillèrent et rentrèrent chez eux pour prendre une bonne douche et rejoindre les autres au repas du soir.
Avant de quitter leur antre secret, ils se promirent de revivre un aussi bon moment que celui-ci, aussi intense et passionné.
Ils s'embrassèrent une dernière fois puis sortirent à la lueur du soleil couchant.
