Bonjour,

Voici la suite du Lundi et enfin le temps attendu tête à tête de Camus et Méthos. Une discussion qui va entraîner de nouvelles questions mais je promets de répondre à toutes avant la fin. 😊. Bonne lecture. Biz Peace'.

Ignis : De rien et c'est moi qui te remercie de me lire et d'avoir laissé un commentaire. Je suis ravie que l'histoire te plaise autant et j'espère que la suite te plaira encore. Je donne rendez-vous dans un mois pour la suite. N'hésite pas à me dire ce que tu penses de la suite de l'histoire et des personnages. Biz à bientôt Peace' et bonne lecture.


Chapitre 30 : J+9 (2)

Camus semblait trouver cette journée du lundi fort intéressante.

En effet, ce matin, Méthos l'avait interpellé pour lui dire qu'il souhaitait le voir rapidement dans l'après-midi. Peu après, il reçut une missive de ce dernier lui confirmant qu'il le rejoindrait chez lui à l'heure du thé.

Aussitôt, Camus s'était empressé de faire parvenir à son aimé un courrier le rassurant sur les intentions de Méthos à son égard. Il avait remarqué une certaine inquiétude ce matin dans son regard, au moment où Méthos s'était adressé à lui.

À présent qu'il avait fait tous ses « devoirs » et surtout qu'il avait bien rappelé à son homme combien il l'aimait, il était là à attendre l'arrivée de son ami d'enfance.

Le chevalier d'Arès arriva à seize heures pile la ponctualité avait toujours été l'un de ses points forts.

Le chevalier du Verseau le fit entrer dans ses appartements et tous deux prirent places dans les fauteuils se faisant face. Entre eux, se trouvait une petite table de bois avec un plateau agrémenté de deux tasses de thé et de petits gâteaux faits maison.

- Je vois que tu sais recevoir, tu as toujours d'aussi bonnes manières, s'amusa le second maître de la guerre.

- Ce n'est pas parce qu'on s'est perdu de vue que j'ai oublié tout ce que tu m'as enseigné.

La réplique de Camus se voulait être une pique envers son ami, et en même temps il voulait le remercier pour ce qu'il lui avait apporté.

Il avait bien conscience de tout ce qu'il avait fait pour lui dans le passé, en plus de lui avoir sauvé la vie.Méthos avait été un ami, un adversaire mais aussi un enseignant dans certains domaines. Avec le soutien de leur maître d'arme, il lui avait appris à lire et à écrire. Malgré leur jeune âge, le futur chevalier d'Arès était déjà très intelligent et instruit. De plus, il était autodidacte et bon professeur. Il reçut donc de ce dernier une instruction des plus complètes, aussi bien dans le domaine de la bienséance que dans celui de la culture générale, ainsi qu'un entraînement intensif aux armes et au combat.

- Camus je… hésitait Méthos.

Lui aussi regrettait leur séparation.

- Laisse tomber ! Tu devais partir, on le savait tous les deux, reconnut le Maître des Glaces malgré sa tristesse.

- Oui... Merci pour le thé et les gâteaux. Tu es toujours aussi bon cuisinier, ajouta-il en goûtant les pâtisseries.

- De rien. Merci pour le compliment.

Camus sourit à cette remarque, se rappelant leur apprentissage de la cuisine. À l'époque, ils aimaient faire des crêpes ensemble.

Les deux hommes restèrent silencieux un moment, repensant à leur enfance commune. Depuis une semaine ils avaient beaucoup parlé mais ne s'étaient jamais vraiment retrouvés seuls plus de cinq minutes, aussi, leur avait-il été difficile de réellement parler du passé.

Et maintenant qu'ils le pouvaient, ils s'apercevaient qu'ils n'avaient peut-être pas tant envie que cela de le faire.

- Tu as plein de questions, j'imagine. De plus, je suis sûr qu'en tant qu'espion, on t'a demandé de regrouper des informations, reprit Méthos pour couper le silence.

- Effectivement. J'aimerais…

- Savoir si je suis célibataire ? Je pensais que Shion te suffirait ? rigola le brun.

- Méthos reste sérieux s'il te plaît ?soupira l'homme à la chevelure bleu marine.

Le chevalier brun regarda son ami intensément. Il but une gorgé de thé, mangea une bouchée de gâteau et reprit :

- Tu sais que je ne sais pas rester sérieux très longtemps, s'excusa à moitié le soldat d'Arès.

- Je sais aussi que tu peux être le plus sérieux de nous deux, affirma le Verseau.

Méthos sourit. Il croisa les jambes et posa ses deux mains croisées sur ses genoux. Il respira un bon coup, fixa son regard dans celui de son vis-à-vis et après avoir réfléchi à ce qu'il allait dire, il énonça :

- Je ne vais pas répondre à tout, mais je vais te dire certaines choses.

- Pourquoi ? Tu sais que tu peux me faire confiance. Je n'ai rien révélé sur toi et sur ce que tu m'as dit, s'insurgea Camus ne comprenant pas la rétention d'information de son ami d'enfance.

- Je le sais bien et je t'en remercie, le rassura Méthos.

- Tu n'as pas à le faire on est ami, alors fais-moi confiance.

- J'ai confiance en toi. Ce n'est pas ça le problème.

Méthos s'arrêta pour mieux agencer ses mots dans son esprit avant de les dire.

- Mais je ne peux pas tout te révéler, car je dois savoir si tu seras à la hauteur pour reconstruire le puzzle. Je considère que tu es assez intelligent pour tout comprendre seul. Si tu y arrives, tu seras à même de bien conseiller Athéna et Shion. Tu verras tous les tenants et les aboutissants de cette guerre, car on va bientôt être en guerre, annonça gravement l'homme. Et j'ai besoin que tes arguments viennent de ton cœur et de tes sentiments, mais surtout de ton analyse, expliqua-t-il. Alors Athéna et Shion seront sûrs que tu n'es pas manipulé et que tu te bats du bon côté. Mais sache que quoi que tu décides, je te considérerai toujours comme un ami, voulut le rassurer Méthos. Mais toi et les tiens devez faire vos propres choix. Tu comprends j'espère ?

- Je comprends.

Camus restait un peu sur sa faim, il souhaitait tout de même en apprendre davantage. Toutefois, il salua l'effort que fit son homologue pour ne pas l'influencer dans ses décisions, et pour qu'il ne fût pas désavoué par sa hiérarchie, et notamment par Shion.

Aussi, attendait-il patiemment la suite, car il voyait bien qu'il était difficile pour Méthos de faire le tri dans ses pensées.

Le connaissant, il savait qu'il essayait de faire la part des choses entre la vérité et ce que ses sentiments pourraient lui faire dire.

- Bien ! Alors écoute-moi bien, je ne le dirai qu'une fois. Zeus a menti à Athéna, il ne veut pas la paix… Il veut tous nous tuer, asséna Méthos, tel un coup percutant Camus.

- Tu es sûr ? répondit le Verseau en sursautant, surpris par une telle accusation.

- Gabri… Pardon... Camus écoute-moi, je n'ai que peu de temps et il se peut qu'on nous écoute.

- Bien !

- Tu as compris que je me prépare à la guerre ?

Voyant son ami faire oui de la tête, Méthos poursuivit.

- Pour l'instant, j'analyse mais j'aurai bientôt besoin des plans du sanctuaire pour me faire une idée des endroits à protéger. Le domaine a peu changé par rapport à l'époque où j'y vivais, mais le système de défense est différent de celui d'alors. J'ai donc besoin de tout ce qui le concerne.

Camus lui montrait d'un hochement de tête qu'il comprenait.

- Bien ! Alors comme tu connais une partie de mon passé, cela va faciliter les choses. Tu dois savoir que si Aphrodite et Artémis sont sous ma protection c'est parce que certains Dieux les ont agressées. Mais elles ne sont pas les seules à qui ils ont fait du tort. Le problème c'est que pour certaines attaques je n'ai pas de preuve. J'essaie de monter un dossier, mais c'est dur. Je te le montrerai plus tard. Pour l'instant, j'aimerais te parler d'autre chose. Je ne veux pas me battre avec les Dieux présents sur le sanctuaire. La plupart sont des cibles potentielles de Zeus. En fait... je pense qu'il va tous nous exterminer. Il nous a réunis pour frapper une seule fois, avoua Méthos.

- Pourquoi ? Pardon, mais... je ne comprends pas.

- Je pense qu'il veut tous les pouvoirs, être le Dieu unique. Il est fou, confia le chevalier brun d'un ton brusque, sans pour autant s'énerver en dépit de la haine que lui inspirait le Roi des Dieux.

- C'est quand même… hésita Camus.

- Je sais ! Et je n'ai pas de preuve, mais je t'en prie, tu dois comprendre ce puzzle et l'analyser. Tu dois me dire si tu arrives aux mêmes conclusions que moi, supplia Méthos.

- Mais si je n'ai rien pour m'aider... implora lui aussi son compagnon.

- Camus… Pose-moi des questions.

- Hadès, ami ou ennemi ?

- Je n'en sais rien. Je voulais me rapprocher de lui mais j'ai… En ce qui concerne Hadès et Poséidon, ils sont mes ennemis, mais je pourrais en faire des alliés. Il faut juste avoir des preuves contre Zeus. Leur montrer comment il leur a nui. C'est compliqué… Je vais m'occuper du Dieu des Morts. Lui et moi… tu sais…

- Je vois. Et que leur a-t-il fait ? demanda le Seigneur des Glaces.

- Je ne peux pas répondre, se renfrogna d'un coup le brun.

- Méthos… soupira le Verseau. Bien et pour la Déesse Déméter et le fait qu'elle ne peut pas te parler ou parler avec ses frères ? Que peux-tu me dire dessus ?

- Je… Camus tout est lié. Elle est un dommage collatéral. Ce que Zeus a fait à Hadès a nui à Déméter.

- Leur seul lien est Perséphone n'est-ce pas ? demanda le gardien du onzième temple.

- En effet, outre le fait qu'ils ont les mêmes parents. Perséphone est importante, confirma Méthos.

- D'accord, donne-moi d'autres liens à exploiter. Sur Poséidon ?

- Lui… j'ai vraiment du mal, nous avons à peine échangé la dernière fois.

- Je peux lui parler si tu veux ? Proposa Camus.

- Oui, mais pas tout de suite. Pour l'instant on va analyser, préparer et on verra après... Merci. Je vais te donner quelques pistes. Je te ferai parvenir un dossier que j'ai créé, conclut le brun.

- Merci.

Camus regarda Méthos, il savait que ce dernier faisait son possible pour répondre. Cependant, il voyait bien le dilemme qui le préoccupait, aussi il n'insista pas.

De plus, il le connaissait assez en tant que soldat pour savoir que, pour l'instant, Méthos n'en était qu'aux préparatifs. Il allait donc faire ce qu'il fallait pour tout comprendre et présenter son analyse à son ami. Il l'aiderait comme il le pourrait.

Il vit son ami se lever et prendre congé.

- Camus n'oublie pas une chose… Perséphone est importante pour nous tous.

- Mais elle est morte, n'est-ce pas ? demanda confirmation le Verseau.

- C'est ce qui la rend encore plus importante, proclama alors Méthos.

Puis il vit Méthos baisser la tête et partir avec un vague à l'âme. Camus prit bien en compte la dernière information que lui avait communiquée Méthos afin de mieux cibler ses récherches et de comprendre en quoi Perséphone était si importante pour eux tous.