Bonjour,

Merci de me suivre encore. Nous voici enfin au onzième jour dans le temple. En ce mercredi matin nous retrouvons plein de monde. J'espère que ce chapitre vous plaira. Biz à bientôt Peace'.


Chapitre 36 : J+11

Nous étions enfin mercredi matin. Milo se leva heureux.

Il se prépara en un temps record pour aller courir, mais surtout pour rejoindre son petit-ami, comme promis quelques heures plus tôt.

Il atteignit rapidement le pic rocheux où il trouva Saga assis sur un banc.

En silence, il s'installa à ses côtés et en profita pour le détailler.

L'homme avait les yeux fermés, sa posture dégageait grâce, sagesse, pouvoir et charisme, il le trouvait magnifique. Ne voulant pas le déranger, il ne dit aucun mot et posa l'une de ses mains sur celle du Gémeaux. Il apprécia le moment, fermant lui aussi les yeux et se laissant porter par les bruits de la mer et le léger vent autour d'eux.

De son côté, Saga avait attendu patiemment son Scorpion. Il n'avait pas pu fermer l'œil du reste de la nuit, c'est pour cela qu'il profitait de ces dernières minutes pour se reposer un peu. Quand Milo arriva, son cœur rata un battement de contentement mais ne bougea pas pour autant. La réaction de Milo le ravit avant de le surprendre, mais surtout cela le rassura. Effectivement, le plus bruyant des chevaliers vint lui prendre la main en silence.

Au bout de quelques minutes, Saga agrippa cette main et la porta à ses lèvres, baisant ainsi son dos. À cet instant, Milo ouvrit de grands yeux étonnés fixés sur Saga. Ce dernier sourit et se pencha vers lui pour murmurer à son oreille :

- Je dois reconnaître que pour la première fois de ma vie l'expression « quelques heures » m'a paru une éternité.

Milo était heureux. Saga lui ouvrait son cœur, toujours avec franchise, il ne pouvait que faire pareil. Mais, à la place de parler il lui vola un baiser du bout des lèvres. Il sentit alors Saga resserrer sa prise sur lui. Il se laissa donc entraîner par son compagnon. Quand le baiser prit fin c'est lui qui murmura :

- Je dois bien dire que je ressens la même chose. C'est la première fois que je me prépare aussi rapidement, sourit-il. J'avais hâte de te revoir.

- C'était réciproque, confirma Saga.

Les deux hommes, heureux, se levèrent pour faire leur footing. Ils se mirent côte à côte, se frôlant parfois mais toujours en silence.

Cela les amusait de se découvrir ainsi. Écoutant leur respiration, épiant leurs gestes, observant leurs sourires, frôlant leurs mains. Cela faisait déjà quelques jours qu'ils fonctionnaient ainsi et ils n'allaient pas arrêter en si bon chemin.

Après leur sport matinal, chacun partit dans son temple pour prendre une douche avant de se rejoindre au treizième temple pour le petit-déjeuner. Dans un accord tacite, ils avaient décidé de ne rien dire à personne pour l'instant et de vivre leur bonheur en solitaire. Donc, ils ne s'embrasseraient que sur le pic rocheux ou dans leur temple à l'abri des regards.


Au même moment dans le treizième temple, dans l'aile des invités, Athéna poireautait dans un couloir. Elle se cachait des personnes sortant des chambres. Quand trois adolescents sortirent en discutant, elle se faufila dans leur chambre. Elle regarda tout autour d'elle quand ses yeux tombèrent sur un homme habillé d'un simple pantalon.

- Pardon, je ne voulais pas vous déranger, fit la jeune femme en se retournant et mettant ses mains devant ses yeux avec les joues rouges comme une tomate.

- C'est bon, vous êtes peut-être vierge mais pas si prude que ça quand même. Je veux dire... vous vivez avec plein d'hommes, vous avez déjà dû en voir juste torse nu, taquina le chevalier.

- Euh… oui c'est vrai, c'est juste que je ne m'y attendais pas, expliqua la jeune femme.

- Ok, vous voulez quoi ? Car là vous pouvez voir que je suis seul, les autres sont partis.

- C'est vous que je suis venue voir… en fait… Méthos, je désirais vous remercier. Si vous ne m'aviez pas parlé de l'état des temples, mes chevaliers auraient continué de vivre dans de mauvaises conditions, révéla Athéna.

- Ouais et ?

- Je… Noémie l'assistante de Shion, a contacté des plombiers, des électriciens, et tous les corps de métiers qu'il faudra pour tout réparer. Je voulais que vous le sachiez.

- C'est fait, je peux autre chose pour vous ? s'enquit-il.

- Oui… j'ai un service à vous demander.

Un hochement de tête l'incita à continuer.

- Voilà... vous m'avez dit que je vivais avec des adolescents et des trentenaires et que je devais les faire vivre dans notre temps.

Un second hochement de tête lui fit comprendre qu'elle avait toute son attention.

- J'aurais aimé que cet après-midi vous veniez avec moi et certains chevaliers pour faire des courses et me montrer ce qui pourrait… Pourriez-vous m'aider à les faire entrer dans leur temps ?

- Ok, je peux amener mes gamins, s'amusa le chevalier.

- Oui bien sûr, s'écria Athéna, heureuse de pouvoir passer encore plus de temps avec ses deux sœurs et d'en apprendre davantage sur elles et leur vie à Sparte.

Après ce bref entretien, Athéna repartit aussi vite qu'elle était venue, heureuse de recevoir l'aide de Méthos et des jeunes Dieux qu'il servait

Quant au chevalier Méthos, il s'amusait de voir la Déesse se comporter comme une midinette, une gamine hésitante. Finalement, cette Saori était bien différente de l'Athéna qu'il avait connue. Alors, se dit-il, peut-être serait-il bien d'apprendre à la connaître un peu plus avant de la juger trop durement.


Dans le douzième temple, les premiers rayons du soleil réveillèrent un couple. L'astre caressa la peau dénudée du plus vieux, le faisant frissonner.

Toutefois, son épiderme vibra plus quand deux orbes bleus le fixèrent et qu'une main chaude vint le cajoler. Glissant lentement sur sa joue et son cou, elle se fraya un chemin sur son épaule et le long de son bras, pour enfin entrelacer leurs doigts.

Le maître des lieux sourit de recevoir tant d'attention de la part de son amant. Ce dernier l'avait rejoint dans la nuit et lui avait fait l'amour avec douceur mais ardeur. Il avait fait attention à ne pas trop le fatiguer.

- Pourquoi souris-tu ainsi ? demanda le Phénix.

- Car je t'aime, répondit du tac au tac le Poisson.

- Aph'…

- Je ne te demande rien. On avait décidé de faire juste du sexe pour le sexe, sans sentiment ou même douceur, mais tu me portes tellement d'attention que ça me comble de bonheur... déclara d'une voix heureuse le maître des Roses.

Ikki agrippa d'une main ferme la nuque de son petit-ami et l'embrassa avec fougue, puis il le relâcha pour lui confier :

- Aphrodite, il est si difficile de ne pas t'aimer. Tu es parfait.

- Ikki…

- Tais-toi et embrasse-moi ! ordonna ledit Ikki.

Le phénix embrassa à nouveau son amant avec passion et autorité. Il laissa ses mains parcourir le corps offert de son ami. Le faisant gémir de plaisir, il adorait entendre la voix pleine de luxure du Poisson. Savoir qu'il était le seul à l'entendre et que l'homme ne vibrait ainsi que pour lui le mettait en transe.

Aphrodite aimait quand son compagnon se montrait possessif, assoiffé, et dominateur. Dans ces moments-là, l'homme rivalisait d'ingéniosité pour le satisfaire. Alors il se laissait entraîner, que ce soit dans un simple baiser ou dans une étreinte passionnée.

Ikki décida de posséder son homme une fois de plus mais tout en douceur. Il l'installa sur le dos le calant dans les coussins, puis le couvrit de caresse et de baisers. Quand il le sentit proche de la jouissance, il voulut aller plus loin.

Mais le Phénix se souvint que son amant devait partir faire un tour de garde dans à peine une heure. C'est pour cela qu'Ikki décida de faire autrement pour une fois.

Il surplomba son homme, l'embrassa puis comme à son habitude il lui tendit des doigts. Voir Aphrodite lubrifier ceux-ci avec autant de sensualité était un spectacle des plus enivrants. C'est donc avec regret qu'il les retira de l'antre chaud de son amant pour les placer dans sa propre intimité.

La surprise se lit dans le regard du Poisson, alors avant que celui-ci ne dît quoi que ce fût, Ikki l'embrassa et lui répondit ensuite :

- Tu travailles dans moins d'une heure, alors pour une fois on ne va pas te fatiguer inutilement et puis je…

Ikki hésita à finir sa phrase et rougit en pensant à ce qu'il allait avouer.

- Je veux bien essayer comme ça. Mais laisse-moi faire et repose-toi.

Aphrodite sourit et trouva le jeune homme encore plus mignon.

Même s'il aimait être pris par lui, il devait bien reconnaître que lui aussi avait un peu envie de lui faire découvrir le plaisir d'être possédé, par un homme en qui on a confiance et qu'on aime.

Car il savait que même s'il ne le dirait peut-être jamais, Ikki était tombé amoureux de lui. Aussi, sourit-il à nouveau et l'embrassa-t-il en le remerciant ainsi de son geste.

Quand Ikki se sentit prêt, il se redressa un peu, masturba l'érection plus que naissante de son homme et s'y empala dessus délicatement, faisant ainsi entrer en lui la verge de son compagnon, petit à petit.

Le sexe de l'autre était une gêne, mais il ne voulait pas s'arrêter alors il serra les dents et ferma les yeux en rejetant la tête en arrière. Mais quand il sentit les mains d'Aphrodite sur sa peau, cela le détendit et il put aller jusqu'au bout.

Aphrodite voyait les efforts de son homme et son supplice, alors il balada ses mains sur le corps offert devant lui. Il entama des va-et-vient sur son membre turgescent et caressa ses cuisses. La tête d'Ikki revint vers lui et il observa le visage du Phénix se détendre. Quand les deux orbes bleus le fixèrent avec intérêt, il lui fit signe de se pencher et, tout en agrippant son cou, il l'embrassa langoureusement, tout en continuant la masturbation. Il sentit alors son bien-aimé bouger sur lui et cela le fit gémir de plaisir.

L'oiseau de feu bougea dès qu'il put et si au début c'était bizarre, plus il se mouvait plus cela lui plaisait. Il se redressa et accentua la cadence, gémissant de plus en plus.

Le Poisson lui, eut une idée quand il vit le plaisir monter chez son amant.

Il voulut lui en offrir plus, aussi attrapa-t-il l'homme dans ses bras en se relevant pour changer de position.

Surpris, ce dernier l'interrogea du regard, alors tout en lui souriant afin de le rassurer, Aphrodite le sortit de son membre et s'agenouilla sur le lit.

Quand il fut bien installé, il pénétra à nouveau Ikki et mena la danse, au début lente et douce puis plus torride et énergique.

Les deux hommes étaient transportés dans un monde de luxure et de volupté. Hurlant leur plaisir à tout va. Un moment, le Phénix cessa de crier et planta ses ongles dans le dos d'Aphrodite puis il mena sa bouche à l'oreille de celui-ci et murmura :

- Moi aussi je t'aime.

Le Poisson donna un grand coup de buttoir et jouit de satisfaction en entendant cette phrase, se répandant ainsi dans son homme. Ikki le suivit de peu entre leur torse. Puis les deux hommes s'allongèrent côte à côte reprenant leur souffle.

- En fait, je me demande ce qui est le plus fatigant ? s'amusa Aphrodite. Car même ainsi je suis essoufflé.

- Je me faisais la même réflexion. Mais au moins, tu auras moins mal aux fesses, rigola Ikki.

Aphrodite rit à gorge déployée en entendant Ikki. Lui, paraissant si bougon d'habitude, semblait en cette occasion particulièrement vulnérable et ouvert à une certaine franchise. Aphrodite appréciait beaucoup cela chez son amant.

Les deux hommes se firent ensuite un câlin, allèrent à la douche puis finirent par monter au treizième temple afin de déjeuner avant que le Poisson ne prenne son tour de garde.