Bonjour,
J'espère qu'en cette période de confinement vous allez tous bien ?
Aujourd'hui un nouveau chapitre qui je l'espère vous fera passer un bon moment. Aujourd'hui un chapitre sur l'autobiographie d'Eirène. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Je ne sais pas si vous savez mais je publie une fiction sur Saint Seiya sur mon autre compte sam-craft, (que je partage avec ma co-auteur sam-ellias) qui se fini cette semaine. Il y a 170 chapitres de pur plaisir avec nos chevaliers. Si vous vous ennuyez aller y faire un tour. Il y a deux autres histoires aussi sur saint-seiya.
Biz je vous dis à dans un mois. Peace'.
Chapitre 41 : J+12 (3)
Le jeudi soir arrivait enfin, et Shion était ravi car bien des apprentis hommes et femmes étaient venus proposer leur aide pour les futurs travaux.
Avec tout ce monde, ils pourraient terminer plus vite et en profiter aussi pour former certains d'entre eux à identifier les pannes ou dysfonctionnements possibles et à pouvoir les réparer.
Le repas fut bon enfant, entre discussions et douce chamaillerie.
Doucement, la nuit s'avançait et l'heure d'aller se reposer arrivait à grands pas pour tout le monde. Avec l'activité qui régnait dans le sanctuaire en ce moment, chacun ne boudait pas son plaisir de pouvoir retourner dans ses quartiers et aller se coucher pas trop tard.
Enfin installé dans son lit, au calme dans ses appartements, le Grand Pope attrapa la biographie du premier Grand Pope et reprit sa lecture là où il s'était arrêté.
Ces dix dernières années nous nous sommes battus contre divers Dieux. Nous avons toujours vaincu. Même si parfois nous avons douté de la survie de certains, comme lors de mon dix-huitième anniversaire.
Cette fois-là, nous avons failli perdre deux de nos chevaliers d'Or, Angelos des Poissons et Nikos du Scorpion.
Je me dois de t'en parler car je ne sais toujours pas qui nous a attaqués, même si cela remonte déjà à sept ans. Toutefois, sache que cela a encore une incidence sur nos vies et tu devras me remplacer pour les aider.
Tu devras aussi demander au futur chevalier du Verseau de t'aider dans cette tâche et tu vas comprendre pourquoi.
Comme je te l'écrivais, le jour de mon dix-huitième anniversaire nous fûmes attaqués ou plus précisément je fus attaquée.
Tout le monde s'était concerté pour nous organiser – à Kanus et moi-même – une grande fête d'anniversaire. Pour l'occasion, le treizième temple avait été décoré d'une multitude de fleurs et de banderoles de diverses couleurs et formes.
Pour cet événement unique, les prêtresses avaient œuvré à nous confectionner des tenues spécifiques : une tunique neuve pour Kanus et une magnifique robe pour moi.
J'avais hâte de nous y voir dedans.
Dans l'après-midi, une couronne de roses fut livrée avec une banderole sur laquelle était écrit « Joyeux Anniversaire Dame Eirene Polemos ». Je la trouvais tellement belle que je voulus la sentir.
Je fus arrêtée par la main d'un homme ; je levai la tête et vis Angelos, le chevalier des Poissons.
Cet homme faisait une bonne tête de plus que moi. Il était vraiment magnifique bien que pas autant que Kanus à mes yeux, mais son charme ne me laissait pas indifférente, tout comme les autres prêtresses.
Parfois, quand j'écoutais mes consœurs parler de lui, je me disais qu'heureusement qu'elles avaient fait vœux de chasteté – tout comme moi d'ailleurs – car sinon elles lui auraient déjà sauté dessus.
Je repris mes esprits quand il me parla :
- Ce bouquet n'est pas sur ma liste.
- Que veux-tu dire chevalier... ? Questionnai-je.
- Angelos, Dame Eirene.
- Seulement Eirene, souriai-je chaleureusement.
- Je ne peux… vous êtes le Grand Pope, balbutia-t-il.
- Je comprends… mais reprenons. Que voulais-tu dire par « Il n'est pas sur ma liste » ?
- Eh bien, on m'a confié la liste des fleurs qui doivent arriver aujourd'hui et ce bouquet n'est pas répertorié dans la commande officielle.
- Je vois, allons voir ça de plus près.
- Attendez ! fit une autre voix derrière nous.
- Nikos ? interpella Angelos.
- Oui… je venais t'aider… je ne savais pas quoi faire et Kanus en avait marre de m'entendre parler, il voulait lire tranquillement... Alors Ange', on va le voir ce bouquet ? Vous Dame Eirene vous restez derrière.
- Mais… commençai-je.
- Non… il vaut mieux faire attention ma Dame, dit-il avec révérence.
- Nikos, ne m'appelle plus jamais Ange', siffla Angelos furieux, mais je te félicite pour ton langage envers notre Grand Pope.
- Je la respecte… heu… non attends… je te respecte aussi mais on est frère d'arme et notre Dame est la voix de notre Divinité. Je sais faire la différence.
- Kanus lui a surtout dit que s'il était impertinent avec moi il ne lui adresserait plus jamais la parole et ne le regarderait plus jamais, il l'ignorerait éternellement, précisai-je en souriant.
- Je vois, fit Angelos tout en regardant Nikos rougir.
Puis, pour la première fois depuis longtemps, j'entendis Angelos rire aux éclats quand il fut interrompu par le cri d'une femme venant de l'extérieur. C'est alors qu'une autre arriva en hurlant :
- L'homme qui vient de déposer ce bouquet vient de tomber mort, cria-t-elle en désignant du doigt le bouquet dont on parlait.
Tout le monde se tourna vers le bouquet et recula sauf deux personnes : les deux chevaliers d'Or qui m'accompagnaient.
Ils se précipitèrent dessus, l'attrapèrent ensemble comme un seul homme et partirent en courant par une porte dérobée. J'étais stupéfaite par ce qui venait de se passer alors je hurlai des ordres tout en suivant mes chevaliers.
- Appelez des médecins et faites sécuriser l'infirmerie. Appelez aussi Kanus du Verseau et qu'il me rejoigne sur la plage est du sanctuaire.
Je courrai le plus vite possible pour rattraper les protecteurs de notre Déesse. Comme je le pensais, ils se dirigeaient vers la plage est pour ensevelir le bouquet sous l'eau. Cette plage est le plus souvent désertée par les vivants. Au bout de quelques minutes je les ai aperçus plus bas dans l'eau avec les fleurs. Je descendis le plus rapidement possible auprès d'eux et je fus rejointe rapidement par Kanus.
- Que se passe-t-il ? me demanda-t-il.
- Un bouquet empoisonné ! et ces deux imbéciles – qu'ils me font dire – l'ont pris à mains nues pour le noyer et tous nous sauver sans vraiment réfléchir à ce qu'ils faisaient.
- Ok, mais que faisons-nous ? demanda-t-il.
- Il faut les ramener à l'infirmerie avant qu'eux aussi ne meurent.
- Comment ? insista-t-il.
Sur le moment je ne savais pas quoi faire, puis je vis les deux chevaliers sortir de l'eau. En arrivant sur la plage, ils titubèrent en avançant vers nous puis s'écroulèrent à quelques pas de nous.
J'allais me jeter sur eux quand Kanus me stoppa net :
- Tu ne peux pas y aller, m'ordonna-t-il.
- Attends !... J'ai une idée. Place-toi à un mètre de distance de Nikos. Moi je fais pareil avec Angelos. On va lancer notre cosmos vers eux et geler l'eau qui les recouvre, cela nous fera une protection contre le poison. De plus, si on gèle légèrement leur corps, on diminuera l'effet du poison. On pourra donc avoir plus de temps pour les soigner.
- D'accord, commençons ! me répondit-il.
Notre cosmos enveloppa les deux chevaliers et progressivement, leurs corps se retrouvèrent ceints dans une fine coquille de glace. Nous finalisions le processus quand d'autres chevaliers d'Or nous rejoignirent : Ianouarios – du Sagittaire – seconda Kanus pour transporter Nikos à l'infirmerie, pendant que les jumeaux Makis et Lakis s'occupaient d'Angelos.
Pour ma part, je restais pensive quelques secondes avant de suivre le groupe et d'évaluer toutes les options qui s'offraient à nous, et j'avais bien peur qu'aucune ne me plût.
À l'infirmerie, après avoir partiellement dégelé les deux hommes pour laisser les médecins les ausculter, nous attendîmes les résultats.
Avec les quatre porteurs, j'étais sortie rejoindre les six autres chevaliers d'Or.
- Alors ? fit Agathoklés du Lion.
- On attend les résultats, répondit Kanus.
- Et pour le livreur ? demandai-je.
- Personne ne le connaît dans le sanctuaire, ni parmi le village des bâtisseurs, répondit Laërte de la Balance.
- Je me suis permis d'envoyer les chevaliers d'Argent et de Bronze faire le tour du domaine pour vérifier s'il n'y avait pas d'autres intrus ou de possibles menaces. De plus, j'ai sollicité douze des meilleurs chevaliers d'Argent – chacun accompagné de deux chevaliers de Bronze – pour surveiller nos maisons, ajouta Elien de la Vierge.
- Très bonne initiative, répondis-je.
- Je ne l'ai pas vu passer, j'en suis navré, s'affligea Rafaélos du Bélier.
- Ce n'est pas ta faute, le rassurai-je. Je l'ai vu poser le bouquet et je ne me suis doutée de rien. Seul le chevalier Angelos s'est aperçu de quelque chose. Il m'a fait savoir que les fleurs n'étaient pas répertoriées sur la liste des fournitures à entrer dans le temple. Le chevalier Nikos et lui-même allaient l'inspecter quand une femme nous a hurlé que le livreur de ce bouquet venait de mourir. Alors ils l'ont attrapé pour le jeter à la mer, et maintenant on est ici à attendre. De plus cet homme a traversé toutes les maisons mais personne ne s'est méfié alors ne te reproche rien, d'accord ?
- Oui, merci Grand Pope, me répondit le chevalier de la première maison.
- Je ne fais de reproche à personne. Ces temps-ci chacun d'entre nous a énormément donné à notre cause. Entre les missions et les entraînements, on est tous fatigués. Alors pour une fois qu'on pouvait penser à des choses agréables et prendre un peu de repos, on a relâché notre vigilance. Cela nous apprendra qu'il ne faudra plus jamais le faire. Pardon, je vous en demande beaucoup mais vos vies me sont précieuses alors à partir de maintenant je vais devenir plus sérieuse, leur affirmai-je.
- Nous aussi, soupirèrent-ils d'une seule voix.
Puis nous attendîmes pendant encore quelques heures avant que certains chevaliers d'Argent et de Bronze ne vinssent nous donner des nouvelles.
Le sanctuaire était sous bonne garde. Si l'homme était accompagné, alors ses acolytes avaient pu partir avant que l'on ne fouille partout. Ce qui me soulagea, c'est que l'on n'avait rien trouvé de suspect.
C'est à ce moment-là de ma réflexion que l'un des médecins arriva pour nous informer de l'état de santé de leurs patients.
Il nous expliqua qu'ils ne savaient pas quoi faire, et qu'après avoir fait des tests sur les chevaliers et le cadavre qu'on leur avait amené, ils n'avaient rien trouvé de concluant.
Ils ne connaissaient pas le poison utilisé et les effets étaient trop rapides pour pouvoir les stopper. Si nos deux confrères n'étaient pas protégés par notre glace alors ils seraient déjà morts.
Je décidai de retourner avec Kanus dans la chambre et de remettre les deux malades en état de stase en les gelant un peu plus afin de ralentir les symptômes et me laisser le temps de trouver un moyen de les sauver.
Je partis ensuite vers la grande salle du treizième temple et en interdis son accès. Je me jetai alors sur l'autel et priai notre déesse, qui me rejoignit rapidement.
- Que se passe-t-il ma chère amie ? me questionna-t-elle.
Je lui racontai tout puis elle me répondit :
- Je ne peux t'aider.
- Mais peut-être que vous connaissez quelqu'un qui le pourrait ?
- Peut-être...
- Oui, ma déesse ?
- Asclépios, le Dieu de la Médecine, tu l'as déjà rencontré je crois ?
- Oui, il m'a aidé par le passé. Pouvez-vous le contacter pour moi s'il vous plaît ?
- Je vais essayer mais je ne te promets rien.
- Merci de tout cœur.
Athéna disparue, je repartis à l'infirmerie.
Le Seigneur des médecins vint le lendemain matin.
Kanus et moi-même avions veillé nos deux camarades toute la nuit.
- Bonjour Eirene, Athéna m'a dit que tu avais besoin de moi.
Je lui expliquai tout ce qui s'était passé depuis la veille.
- Je vous félicite tous les deux, vous avez fait du bon travail. Je vais regarder les résultats de vos médecins et faire mes propres tests. Pourriez-vous encore m'aider un peu ?
- Bien sûr, répondit Kanus. Heu… je…
- Oui, vas-y n'aie pas peur je ne te mangerai pas.
- Merci pour tout.
- Je n'ai encore rien fait.
- Non, pour Eirene... elle m'a tout raconté. Merci d'avoir pris soin d'elle.
- C'est normal, je suis médecin et puis j'apprécie énormément votre compagne.
- Comp… compagne, pas du tout mon Seigneur, on est amis d'enfance mais rien d'autre et puis c'est ma supérieure.
- Oh… pardon, c'est dommage vous feriez un beau couple.
Nous ne répondîmes rien et nous rougîmes, ce qui fit rire notre invité, puis il partit travailler pendant que nous maintenions nos collègues en vie.
C'est en début d'après-midi que les résultats arrivèrent. Les mêmes : le Dieu ne comprenait pas. Il n'avait jamais vu ce poison. Il avait essayé différents remèdes mais aucun n'avait réellement fonctionné.
Malgré tout, l'état de santé de Nikos s'était un peu amélioré, nous avions pu le dégeler un peu afin qu'il puisse reprendre ses esprits.
Pour Angelos, il nous faudrait attendre encore un peu.
J'avais passé le reste de la journée à discuter des options qui nous restaient pour les sauver. Asclépios les trouvait très résistants et pensait que peut-être le fait qu'ils portaient leur armure d'Or les aidait, vu qu'elles devaient leur procurer l'immortalité tant qu'ils la revêtaient.
Alors nous prîmes la décision de continuer de les leur faire porter. Nous avions déjà pensé à cela et le Dieu nous avait donné raison. Puis il me dit qu'il allait faire venir ici tous les livres de médecine qui avaient pu être écrits et faire venir toute personne susceptible de connaître les poisons.
C'est ainsi qu'un long mois commença, nous potassions une quantité de livres et fîmes venir de toute la Grèce d'innombrables médecins ou guérisseurs qui nous firent part de leurs connaissances que nous retranscrivions ; pour cela j'avais fait ouvrir l'immense bibliothèque du treizième temple ainsi que l'infirmerie. Tous les médecins du sanctuaire, le Seigneur Asclépios et certains de ses disciples nous aidèrent. Le Dieu, grâce à ses pouvoirs, pouvait faire venir par téléportation toutes les personnes que nous devions interroger.
À la fin du mois, nous avions les plus grandes archives médicales. Nous avions promis à chaque personne qui nous avait aidés qu'elle pourrait les compulser quand elle le désirerait.
Les livres regorgeaient de remèdes en tout genre. Et même si on s'était concentré sur les poisons, on en avait profité pour rédiger tous les traitements qu'on nous donnait. Plus tard, tout ce savoir allait être transféré dans la bibliothèque du sanctuaire du Seigneur Asclépios à Epidaure, qui était en ce moment-même en construction.
Malheureusement toutes nos recherches restèrent infructueuses. Tout comme celles que j'avais faites faire par une délégation de chevaliers. J'avais envoyé trois groupes de chevaliers effectuer des recherches sur notre défunt agresseur. Chaque groupe était composé d'un chevalier d'Or accompagné de deux d'Argent et de trois Bronze. Les rapports à la fin du mois me firent comprendre que les recherches avait été stériles. J'avais alors convoqué les trois chevaliers d'or :
- Bonjour à vous trois. Tout d'abord pour qu'il n'y ait pas de malentendu, je ne vous ai pas convoqués pour vous blâmer, mais pour vous remercier de vos recherches ; je sais que vous et vos subordonnés avez donné tout ce que vous pouviez pour trouver des réponses. Je vous ai aussi réunis pour vous donner des nouvelles de vos confrères.
- Alors ils vont mieux ? s'impatienta Markinos du cancer.
- Markinos ! sifflèrent les deux autres.
- Pardon, rougit le dit Markinos.
- Non ce n'est rien, tu as raison j'aurais dû commencer par là. Mais… je suis au regret de vous dire que même s'ils sont vivants nous ne savons pas comment les soigner. Pour nous aussi c'est un échec. Mais je ne renonce pas, je trouverai un remède dussè-je y passer ma vie.
- Dame Eirene, si le Dieu de la Médecine n'a rien trouvé, comment continuer ? demanda Kléanthis du Taureau.
- Car je ne suis pas infaillible, répondit le Dieu. Je me suis rendu compte ce mois-ci que même si j'en savais beaucoup, je ne savais pas tout. Il y a tant de maladies, de poisons et en même temps de remèdes avec tellement de plantes différentes... Il ne faut pas perdre espoir, chevaliers, nous allons trouver.
- Nous ? questionna Gabriel du Capricorne
- Oui ! moi non plus je ne renonce pas comme Eirene. Je ne suis pas homme à baisser les bras tout comme votre Grand Pope n'est pas femme à s'arrêter devant un obstacle. Elle m'a déjà prouvé sa force d'esprit et je suis avec elle.
- Merci Seigneur…
- Asclépios, seulement Asclépios, me sourit-il, on est amis n'est-ce pas ? Tu ne peux pas dire « non » alors que tu as dit « oui » à Héphaïstos.
- Merci Asclépios mon ami, souriai-je.
Les trois chevaliers nous regardèrent en souriant puis se retirèrent en nous remerciant. Alors le Dieu et moi-même repartîmes pour l'infirmerie.
Quelques jours plus tard, Asclépios quitta le sanctuaire en promettant de revenir le plus vite possible avec de meilleures nouvelles, du moins l'espérait-il.
Avant de nous quitter nous avions mis au point quelques détails pour aider les deux hommes. Nikos s'étant réveillé, on avait constaté que le poison s'était concentré autour de son cœur. Quand il venait à s'emballer Kanus refroidissait celui-ci et le stabilisait il ne devait donc pas rester trop loin de lui pour l'instant.
Quant à Nikos, en se concentrant bien il arrivait à faire couler le poison dans certaines veines et à expulser sa douleur et le poison par l'un de ses doigts.
C'est ainsi que naquirent ses nouvelles techniques : la Scarlet Needle et l'Antarès.
Nikos eut le droit de quitter l'infirmerie dès qu'il se sentit mieux.
Pour Angelos ce fut différent : le poison était partout en lui mais grâce à mon cosmos on le stabilisait. Il mit plus de temps à se réveiller et encore plus à sortir de l'infirmerie, mais je veillais.
Quand il retourna chez lui, un accident nous permit de comprendre comment gérer son mal. En effet, un jour une prêtresse qui m'accompagnait pour donner des soins au Poissons apporta avec elle un bouquet de roses.
Le chevalier avait pris l'une d'elle à pleine main et s'était entaillé le doigt avec. Avant que je panse celui-ci, il avait reposé la fleur dans le vase. C'est ainsi qu'une goutte de son sang s'était mélangée à l'eau et chaque fleur s'était nourri d'elle.
Le lendemain matin quand une autre prêtresse vint changer le bouquet, elle voulut le sentir et mourut empoisonnée sur le coup.
Le chevalier ne s'en remit pas tout de suite tellement il culpabilisait, car nous avions vite compris que le sang du chevalier était devenu un poison mortel et qu'il pouvait l'insuffler aux roses pour en faire une arme.
Nous décidâmes donc de nous servir de cela pour endiguer la propagation du poison dans ses veines et, comme pour Nikos, de nous en servir comme d'une arme.
Pour éviter que ce genre d'accident ne se répétât, nous mîmes aussi en place certaines règles : plus personne ne pouvait toucher le chevalier à mains nues, son corps devait être recouvert en entier de tissus – en public – et seul Kanus, Nikos et moi-même pouvions pénétrer dans sa demeure et une dernière décision fut prise, celle que Kanus et moi-même aiderions nos deux chevaliers malades à parfaire leurs techniques de combat tout en les soignant, nos cosmos et notre aptitude au froid nous protégeant.
Tu sais tout.
Il se peut, après ce qui se passera dans les prochaines heures, qu'avec Kanus, nous ne puissions pas revenir au sanctuaire.
Je te demande donc s'il te plaît de bien prendre soin d'eux et de ne pas les laisser mourir.
C'est sur cette supplique d'Eirène que Shion arrêta sa lecture.
Il repensa alors aux deux chevaliers, des Poissons et du Scorpion. Tout cela le tracassait grandement, et surtout de ne pas pouvoir connaître l'origine de ce poison. Néanmoins, cette histoire lui avait tout de même permis d'apprendre d'où venaient les attaques de ces derniers.
Shion se remémora alors l'une des dernières réunions où étaient présents les chevaliers d'Or et de Bronze divins. Bon nombre d'entre eux avait évoqué les comportements plutôt bizarres de Méthos, de la Déesse de l'Amour et d'Héphaïstos envers les chevaliers Milo et Aphrodite.
Les chevaliers d'Or et de Bronze avaient surtout insisté sur le fait que Méthos et les Dieux semblaient inquiets pour Milo et Aphrodite, à propos de leur santé.
Milo avait même bien insisté sur le fait que la Déesse Aphrodite et le jeune Héphaïstos ne voulait pas qu'il porte quelque chose de lourd et qu'ils semblaient vouloir le ménager comme s'il était malade.
Kanon avait confirmé ces dires, en expliquant que lui aussi les avaient trouvés spéciaux et surprotecteurs avec Milo.
De même, Ikki avait précisé qu'il avait trouvé la Déesse de la Beauté et Méthos bizarres au moment où Aphrodite des Poissons était tombé malade. Camus rappela que ces derniers étaient restés plutôt confus, s'exprimant à demi-mots et par énigmes, bien que paraissant très préoccupés par son état de santé, au point que la jeune Déesse avait insisté pour rester au chevet du malade.
Perdu dans ses réflexions, Shion se demandait à qui il pourrait bien en parler, Méthos ou plutôt Asclépios ?
Dans tous les cas, il se devrait de remercier chaleureusement ce dernier pour tout ce qu'il avait fait pour Eirene et ses chevaliers, cependant, ne voulant pas rompre sa promesse à Méthos, il se devait de finir ces deux lectures assez rapidement pour avoir le fin mot de cette histoire. Il opta donc pour s'entretenir à nouveau avec Méthos de toutes ces interrogations avant d'en discuter avec le Dieu de la Médecine.
Néanmoins, il estimait que les chevaliers des Poissons et du Scorpion avait bien mérité de connaître la vérité sur leurs prédécesseurs. À l'occasion, il leur montrerait les biographies pour leur faire lire le passage les concernant.
Shion finit par s'endormir, la tête remplie d'une farandole de questions qui se bousculaient et qui devraient attendre le vendredi matin pour obtenir des réponses.
