Bonjour,
Aujourd'hui 1er Mai, je vous souhaite une bonne fête du travail, Santé, Joie, Bonheur et de bien vous reposer.
Dans ce chapitre, vous allez découvrir une discussion entre Saga et Milo dans laquelle ils évoquent le passé.
En ce qui concerne Saga, je me suis servi du manga d'origine où l'âme de Saga est coupée en deux. D'un côté Saga le gentil et de l'autre Arlés le méchant, et non pas de « Santia Sho » où l'âme du Dieu Arès est dans le corps de Saga. Donc quand Saga dit « nous » il parle de lui et Arlés, il considère que son âme est devenue deux âmes distinctes.
Après vous lirez une discussion entre Héphaïstos et les deux Dieux de la Médecine.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous dis à dans un mois.
Biz à bientôt.
Peace'.
PS : Désolé pour le jour de retard.
Chapitre 42 : J+13
Le soleil se leva sur le sanctuaire en ce vendredi matin. Et comme tous les matins, Milo partit faire son tour du domaine et en profita pour rejoindre son petit ami.
Ce dernier était assis sur le même banc de pierre que la première fois où Milo l'avait vu et accosté.
Il en fut surpris, car depuis qu'ils courraient ensemble, Saga l'attendait toujours debout après un échauffement.
Le jeune Scorpion prit alors le temps de s'asseoir à ses côtés, silencieusement. Il lui prit ensuite la main et ferma les yeux, tout en savourant les rayons du soleil sur sa peau.
Un moment passa quand un bruit le sortit de sa transe. Des pleurs !
Il releva la tête et vit les larmes couler le long des joues de son compagnon.
- Saga ? Qui y a-t-il ? s'inquiéta Milo.
- Rien... pardon... s'excusa le Gémeaux, gêné d'être vu ainsi par son amant.
- Ne dis pas ça. Tu sais que tu peux tout me dire, le gronda le Scorpion.
- Je… je ne comprends pas… j'ai du mal à comprendre comment un homme comme toi perd son temps avec un homme comme moi.
Milo fut surpris. D'instinct, il agrippa le Gémeaux et le tourna vers lui. Il sonda son regard. Il y vit de la confusion et un grand tourment. Mais il y décela aussi de la honte et de la culpabilité.
Le Scorpion reprit aussitôt la discussion.
- Ça va pas de dire ça ? « Un homme comme moi » ou « un homme comme toi », tu veux dire quoi ? demanda le huitième gardien en colère qui ne comprenait pas son bien-aimé.
- Un homme solaire… un être doux, gentil, un homme de bien à qui on peut faire confiance. Tout mon contraire, avoua le troisième gardien.
- Tu ne dis que des bêtises…
- PAS DU TOUT ! le coupa Saga en hurlant. Je suis un monstre et je vous ai tous fait tuer, ou forcer à devenir des assassins. Et tu es certainement l'un de ceux à qui j'ai fait le plus de mal. Tu as survécu et tu as dû pleurer les morts. Ensuite, tu as dû aussi nous combattre pour enfin mourir à mes côtés.
- Et toi tu me pardonnes et tu…
Milo sentit la colère monter en lui et gifla Saga pour le faire taire. Puis il hurla à son tour :
- TU DIS N'IMPORTE QUOI ! Tu crois que je t'ai pardonné facilement, que je ne t'en ai pas voulu à ta première mort ou à ta résurrection. Tu crois que cela a été facile pour nous. Mais Aphrodite nous a dit qu'on n'était que des crétins et des hypocrites... Que toi aussi tu avais souffert, qu'Arlés t'avais enfermé et tué à petit feu, dans ton propre corps... Que tu avais lutté mais que malgré ta puissance, ta sagesse, ta gentillesse et ta lumière, tu avais perdu le combat, bataille après bataille. Finalement, tous ceux qui savaient – comme Aphrodite –, ou les autres – comme moi – qui n'ont pas essayé d'intervenir, nous étions aussi tous coupables, car nous avions laissé un frère d'armes sombrer dans la folie et la cruauté et nous l'avions suivi aveuglément. Alors il nous a fallu te différencier d'Arlés. Pour moi ça était long à accepter, mais Camus lui a été d'accord avec Aphro'. Quand je lui en ai parlé, il m'a dit qu'il se doutait de quelque chose mais avait préféré rester en Sibérie avec les enfants. Aph' a raison, nous t'avons abandonné... Depuis, j'ai cherché à apprendre à te connaître, et...
Milo se tut et réfléchi à la manière dont il terminerait sa phrase. Il fixa intensément l'homme dont il était tombé amoureux.
- Pardon… pour tout ! Et... je n'aurais pas dû te gifler, désolé... ajouta Milo avec une moue de tristesse.
- Laisse ! Je la méritais bien… affirma Saga.
- Je sais ce que tu en penses... ce que tu as dit l'autre soir à Rhadamanthe... je sais que tu étais sérieux. Saga ! On ne peut changer notre passé mais on peut construire notre avenir.
Milo embrassa le Gémeaux.
- J'aimerais qu'on essaie ensemble, réellement. Dans ma vie j'ai surtout connu Arlés, mais j'aimerais vraiment découvrir Saga.
- Je comprends de plus en plus mon frère et son obsession pour les Scorpions, sourit le Gémeaux en ré-embrassant son Scorpion.
- Allons courir, proposa Milo.
Les deux hommes partirent alors faire leur footing, le sourire aux lèvres.
Cela n'allait pas être facile de construire quelque chose, mais ils allaient y arriver, car tous deux étaient prêts à faire des efforts et à regarder vers l'avenir.
À un autre moment dans la même matinée, le jeune Seigneur Héphaïstos et son tuteur Alexandre se dirigeaient vers l'infirmerie. Là-bas, ils y retrouvèrent les deux Dieux de la Médecine en train de travailler.
Le jeune Dieu s'assit sur un tabouret près d'eux, il s'amusa à tourner dessus avant de prendre la parole.
- Bonjours vous deux ! Dites-moi, vous n'arrêtez jamais ? Vous connaissez le mot « vacances » ?
- On l'a connu il y a longtemps, grogna Asclépios concentré sur son microscope.
- Et pourquoi vous ne le réapprendriez-vous pas ?
- Parce qu'on ne s'avouera jamais vaincu, tonna la voix d'Evander, également concentré sur un dossier.
- C'est ce que j'aime chez vous mes chers neveux, votre ténacité et votre sens du devoir. Votre conscience professionnelle, avoua Héphaïstos.
Les deux hommes relevèrent la tête et regardèrent leur oncle. Les trois hommes se fixèrent intensément.
Alexandre ne sut à quoi pensèrent les médecins à cet instant, mais il avait compris que son Seigneur et lui les dérangeaient.
- Pardon de vous avoir importuné dans votre travail. Seigneur allons-y, nous reviendrons plus tard.
En disant cela, il prit l'enfant aux cheveux roux-orangé dans ces bras. Il allait sortir avec son « paquet » dans les bras quand une voix le rappela.
En se tournant, il vit les deux médecins replonger dans leurs travaux.
- C'est bon Alexandre vous pouvez rester. Que nous vaut votre visite mon oncle ? s'informa Evander un peu curieux.
- Effectivement vous n'avez pas dû venir pour rien. Nous avons bien conscience que vous veillez sur nous ces temps-ci et on vous en remercie. Mais votre regard et votre cosmos nous font savoir que cette fois-ci votre visite n'est pas anodine, remarqua Asclépios.
- Vous n'avez pas tort, j'aurais aimé parler avec vous, confessa Héphaïstos.
- Cela nous va si l'on peut en même temps continuer notre recherche, demanda Evander.
- Faites donc mes chers. Voilà, je suis venu ici pour vous parler d'une chose assez privée et délicate. Cela concerne la Déesse Aphrodite. Je sais que vous pensez tous que je suis cocu car elle me trompe avec Arès et qu'elle vit avec lui. Mais ce n'est pas le cas.
Il vit les trois hommes dans la salle le regarder alors il leva la main pour les faire taire et reprit.
- C'est bien plus compliqué que cela. Tout a commencé il y a longtemps peu après ma naissance. Dans la mythologie, on vous dira que j'étais laid et que ma mère m'a jeté sur Terre du haut d'un balcon. Mais en fait ce n'est pas tout à fait cela, elle m'a bien rejeté mais pour d'autres raisons. Héra n'était certes pas très maternelle, mais j'ai pu rester sur l'Olympe. Ensuite, elle a mis au monde Arès. Nous avions trois ans de différence et malgré ce que pensent les gens, nous devînmes vite très proches. Plus tard nous avons rencontré Aphrodite, elle et moi tombâmes amoureux, un vrai coup de foudre, ce qui est ironique ! Non pardon, je m'emporte... Je vais faire court et vous passer les détails, mais vous conter ce que peu de personnes savent.
Le jeune Dieu ferma les yeux et se rappela sa jeunesse.
Sur l'Olympe, Arès, Aphrodite et moi-même devînmes les meilleurs amis du monde.
En grandissant, j'ai commencé à sortir avec ma demi-sœur. En tant que Dieu, je n'étais ni beau, ni laid et je ne possédais rien de particulier, sauf mon don de création. Mais à cette époque-là, je ne l'exploitais pas à sa juste valeur. C'est pour cela que le jour où je demandais la main d'Aphrodite à mon père il me rit au nez.
- Comment un être aussi insignifiant que toi peut prétendre prendre pour femme la plus belle d'entre toutes, me demanda mon père.
Aphrodite s'interposa alors entre nous :
- Par amour, répondit Aphrodite à ma place.
- Ne rigole pas, il y a meilleur parti que lui, lui répliqua en rigolant le Roi des Dieux.
- Mais je ne désire que lui père, expliqua ma bien-aimée.
- Et si je le rendais laid et impotent ? demanda alors le Maître des Foudres.
- Je l'aimerais toujours, affirma la Déesse de l'Amour.
- Bien voyons ça, s'amusa notre père.
Zeus leva sa main et frappa ma jambe avec la foudre. Je tombais à terre en hurlant de douleur. Aphrodite se rua vers moi et me prit dans ses bras.
- Père je l'aime ! Pourquoi... ? demanda-t-elle en pleurant.
- Pousse-toi ! hurla Zeus.
- Père il suffit ! intervint alors Arès qui venait d'arriver, se plaçant entre nous et notre père. Ils ont compris.
- Pousse-toi, toi aussi et prends ta sœur avec toi ! Je dois donner une leçon à cet impertinent. Et toi idiote, l'aimes-tu toujours ? demanda le roi.
- Oui, plus que jamais ! s'écria Aphrodite.
Zeus leva encore son bras et, d'un geste de la main, fit glisser Arès contre le mur d'à côté. Il projeta ensuite Aphrodite dans les bras de mon frère.
Après ça, il me foudroya à nouveau et me défigura, laissant une longue cicatrice sur l'une de mes joues. J'hurlai de plus belle. Aphrodite voulut me rejoindre mais j'entendis Arès l'en empêcher.
- Si tu y vas, ce sera pire, expliqua Arès.
- Mais je l'aime, pleura la Déesse de la Beauté.
Leurs voix stoppèrent quand celle de Zeus raisonna dans tout le palais.
- Apollon ! viens ici et donne-moi ta nouvelle invention.
Apollon arriva et sur ordre de notre père il mélangea un liquide au vin et le tendit à Zeus.
- Bois-le ! m'ordonna Zeus.
Malgré ma douleur je bu le vin. Quelques minutes plus tard une douleur atroce me prit au ventre. Puis après de nombreux hurlements, je tombai dans les pommes, mais entendis quand même les derniers mots de mon père.
- Alors si tu veux toujours l'épouser, vas-y il est à toi, fit Zeus avant de partir suivi d'Apollon.
Après cela, Aphrodite m'épousa. Notre mariage était parfait et c'est à ce moment-là que je devins le Maître des Forgerons. Je créais de magnifiques bijoux pour les femmes et des armes pour les hommes, notamment pour mon frère Arès devenu le Dieu de la Guerre. Mais il manquait une chose à mon mariage alors un soir je suis allé voir mon cadet.
- Arès je voudrais te parler.
- De quoi Héphaïstos ? Il y a un problème ? me questionna-t-il.
- Oui. Tu te souviens de ce que père m'a fait boire quand j'ai demandé la main d'Aph' ? interrogeai-je.
- Oui, la nouvelle découverte d'Apollon.
- C'est ça. Elle m'a fait devenir impuissant et stérile. Je ne peux faire mon devoir d'époux et surtout je ne peux aider mon épouse. Tu sais comment fonctionnent nos pouvoirs, et elle... Eh bien, c'est la Déesse de la Sexualité et je ne peux le faire avec elle, expliquai-je.
- Héphaïstos, elle va bien. Alors pourquoi… ?
- Je vois que tu es au courant et c'est bien. Alors j'aimerais quand plus de son confident tu deviennes aussi son amant, confessai-je à mon cadet.
- Ça ne va pas ! hurla Aphrodite qui venait d'apparaître derrière nous.
- Tu dois faire l'amour réellement. Je t'aime mais je ne peux être ton époux pour cela mais ton confident. Avec Arès on va échanger nos rôles, exposai-je.
- Je ne suis pas d'accord non plus. Notre sœur est belle mais elle est ta femme, argumenta Arès trouvant cette idée vraiment stupide.
- Elle peut être la nôtre, proposai-je.
- Je veux bien que l'on partage beaucoup de chose, mais là je pense que c'est trop, affirma Arès.
- Je suis d'accord avec Arès, peu importe si je ne peux pas faire l'amour avec toi. Je t'aime et ça me suffit. Un amour platonique cela me va. Je me nourris de mes fidèles et des habitants de mes temples, m'expliqua Aphrodite.
- Je t'aime aussi et je pense… Pensez-y s'il vous plait, suppliai-je.
Tous deux opinèrent du chef afin de me rassurer, mais ils trouvaient cette idée vraiment très mauvaise.
Le temps passa et avec l'avènement de nouvelles religions, nous – les Dieux appartenant aux croyances polythéistes – perdîmes des fidèles et nos pouvoirs s'affaiblirent.
Afin de compenser et maintenir la santé mentale d'Aphrodite, Arès et elle commencèrent à coucher ensemble, mais rarement par désir ou envie.
Puis un jour, Zeus voulut coucher avec elle et pour cela il ravagea ses sanctuaires jusqu'à la trouver. Lui et son armée avaient tué tout le monde. Arès et son chevalier Méthos arrivèrent à temps pour la protéger.
Après une longue discussion entre Arès, Aphrodite et moi-même, il fut décidé que malgré l'amour que ma femme me portait, elle irait vivre avec Arès et Méthos, car malheureusement, je n'étais pas assez fort pour la protéger des autres Dieux, contrairement à eux. De plus, mon frère accepta ma supplique d'avoir des relations plus régulièrement.
Pendant une certaine période, je suis resté un peu en retrait, l'aimant de loin. Mais nous n'avons jamais cessé de nous aimer pour autant.
- Voilà notre histoire. Alors ne croyez pas qu'Arès est le méchant qui m'a volé ma femme, c'est tout le contraire, c'est l'homme qui la protège avec Méthos.
Les trois autres hommes le regardèrent éberlués.
Aucun d'eux n'aurait cru que c'était cela la vérité que le Seigneur Héphaïstos avait cédé sa place à son frère pour protéger sa femme.
L'amour pouvait parfois faire faire des sacrifices incroyables.
- Mais si je suis venu, ce n'est pas que pour vous parler de ma vie, c'est aussi pour vous demander un service, continua le jeune Dieu.
- Que désirez-vous mon oncle ? demanda Evander.
- Comme je l'ai dit, Apollon m'a rendu impuissant et stérile. Alors j'aimerais savoir si avec les technologies de notre temps on pourrait me rendre mes fonctions érectiles et peut être aussi ma fertilité. Je sais, j'ai cinq ans mais dans treize ans, j'en aurais dix-huit et je voudrais récupérer ma femme. Et il faut savoir que chacun de mes corps d'emprunt hérite de mon impuissance et de ma stérilité ! Cadeau de notre bon Roi... ironisa Héphaïstos.
- On va voir ça promis, dit Asclépios.
- Merci, mais vous avez le temps c'est pour dans treize ans. À plus tard mes chers neveux, salua le Dieu des Forges.
Le jeune homme sauta alors dans les bras de son tuteur et les deux hommes quittèrent l'infirmerie.
- Evander, on devrait peut-être…
- Oui, profitons de notre temps ici pour apprendre à connaître mon père, le coupa ledit Evander.
Après être convenus de parler à Arès, les deux médecins retournèrent à leurs recherches avant de voir ce qu'ils pourraient faire pour leur oncle Héphaïstos.
