Bonsoir,
Aujourd'hui nous voici pour un vendredi après-midi plein de bon sentiment et surtout d'amour. J'espère que vous allez aimer. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Biz à bientôt Peace'.
Chapitre 43 : J+13 (2)
Le vendredi après-midi arriva vite.
Lors du déjeuner, les deux médecins avaient pu discuter un peu avec le Dieu de la Guerre.
Tout à la fois surpris et ravi, Méthos ignorait ce qui avait décidé les deux hommes à le faire, mais il remerciait grandement cette bonne étoile de l'avoir fait.
- Arès… tu… Vous allez bien ? demanda un Evander plutôt hésitant et qui ne parlait jamais avec son père.
- Bien ! merci, répondit le jeune homme ravi de voir son fils lui parler enfin. Mais... tu sais que tu peux me tutoyer, après-tout tu es mon fils ! De plus, je suis content que tu viennes me parler, car justement j'avais une question à te poser, renchérit le Dieu de la Guerre, voulant profiter de l'occasion pour discuter davantage avec son fils.
- Oui ? interrogea le médecin étonné, qui se demandait de quoi voulait bien lui parler son père.
- Tu es le confident et le « psy » de Méthos, n'est-ce pas ? Alors dis-moi, comment fais-tu pour le gérer quand il devient obsessionnel ? demanda Arès.
- Oh ! et demande-lui aussi comment il fait pour lui ouvrir les yeux sur ses sentiments ? questionna Aphrodite.
- Hey ! Ne réponds pas. Par contre tu peux leur expliquer ce que je fais quand on se mêle trop de ma vie privée, sourit Méthos.
- Ça moi je sais, répondit Asclépios en rigolant. Tu deviens un monstre en décapitant les gars qui te saoules, que ce soient tes ennemis ou tes amis pas de différence.
- Merci d'avoir été si explicite, Asclépios ! J'aime tes petits surnoms à mon égard, rigola à son tour le chevalier aux multiples Dieux.
Les deux adolescents baissèrent la tête, pendant que Méthos et Asclépios rigolaient et se chamaillaient.
Evander reprit la discussion avec son père en murmurant.
Tout en étant à ce qu'ils faisaient, Méthos et Asclépios ne perdaient pas une miette de la conversation entre père et fils. Ils semblaient plutôt ravis de la tournure des choses.
Méthos, quant à lui, savait qu'il était le sujet principal de la discussion entre son Dieu et son Prince, il l'avait toujours était mais pour une fois cela les rapprochait, alors il en était heureux.
Vers quatorze heures, Camus entra dans le bureau de Shion et le ferma à clé derrière lui.
- Seigneur Shion, je viens au rapport.
- Alors qui y a-t-il à dire ? s'informa le Grand Pope.
- Rien, sauf…
- Oui ? questionna le second Maître du sanctuaire.
Le Verseau rejoignit alors son supérieur de l'autre côté du bureau. Il lui attrapa le bras et l'amena à lui, le collant à son torse et l'embrassa.
- Aujourd'hui, c'est moi qui vais te détendre.
- Camus, j'adorerais mais… rejoins-moi plutôt ce soir après le repas. Athéna organise une soirée dansante et on pourra s'éclipser. On pourra ainsi se détendre ensemble, sourit Shion.
- Ça me va. Je suis plus ou moins en repos ce soir et j'aimerais m'occuper de toi.
L'aîné rougit, mais il était heureux, alors il se cacha contre le torse de son amant, le laissant lui caresser les cheveux. Il se détendit sous la douceur de son Verseau. Cela lui rappela qu'il avait une question à lui poser.
- L'autre soir, j'ai vu qu'Ikki te regardait d'un air mauvais ! Je n'ai pas bien compris, lui aurais-tu fait quelque chose de mal ? demanda-t-il très curieux.
- Ah ça ! Je ne sais pas si ça va te plaire, hésita Camus en passant une main dans ses cheveux.
- Pourquoi ? interrogea Shion surpris de la gêne de son compagnon.
- Disons que je me suis amusé avec Aphro' et ça ne lui a pas plu, résuma grossièrement le Verseau.
- Comment ça ? s'étonna le Grand Pope, qui s'inquiétait du mot « amusé ».
- Faut que je t'explique du début. Tu te souviens du mercredi aux thermes avec Méthos et Hadès. Shion confirma, alors Camus poursuivit. Eh bien la Déesse Aphrodite était là, tu as senti son pouvoir avec celui de Méthos. Shion opina du chef. En fait Aphro' était avec elle et ils nous ont espionné tous les deux.
- Vraiment ? s'inquiéta alors l'aîné.
- Oui mais ne t'inquiète pas, notre petit « Poissons » ne dira rien. Sauf que le jeudi suivant, quand j'ai appris ça, j'ai pensé qu'il faudrait que je lui joue un tour à ma manière. Je sais c'est enfantin, mais le vendredi matin il m'a laissé une porte ouverte pour le faire et je n'ai pas pu m'en empêcher, expliqua Camus.
- Qu'as-tu fait ? Le grand pope était pendu à ses lèvres et excité par la suite.
- C'est là que tu ne vas pas aimer. Le vendredi matin donc, Aphrodite n'est pas venu me chercher comme à son habitude. Inquiet, je suis monté à son temple, et il était encore en train de dormir en tenue d'Adam sur les draps. Je l'ai réveillé… en fait sur son corps, il y avait une substance bizarre que j'ai touchée pour vérifier ce que c'était. Et c'était bien du sperme ! Mais en le prenant, j'ai effleuré sa peau et il a cru que c'était Ikki – son amant de la nuit – qui le caressait encore. Il m'a alors appelé Ikki et je l'ai laissé le croire jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux et là il a été plus que surpris. Je lui ai dit que maintenant on était quitte. Ensuite, comme tu le sais il s'est évanoui un peu plus tard car il était fatigué et qu'Ikki y avait été comme un bourrin. Avec le sperme, il y avait aussi un peu de sang.
- Je vois, tu es un vrai gamin, se désespéra Shion, tout en s'inquiétant un peu pour le chevalier Aphrodite.
- Ouais pardon. Mais parfois on s'amuse comme on peut, tu sais ici... essaya de se justifier le Verseau.
- Oui je sais. Continue, pressa son amant, impatient de connaître la fin.
- À l'infirmerie, Aphro' lui a tout raconté, sauf la raison pour laquelle j'avais fait ça, il ne nous trahira pas. Et même s'il parlait de nous, ce dont je doute, il éludera moult détails. J'ai confiance en mon frère d'armes, expliqua le onzième gardien sûr de lui. Et si Ikki le sait, je ne le vois pas en parler à qui que ce soit. Sauf qu'après cela, il s'est mis en tête que j'avais des vues sur notre douzième gardien. Ce qui est faux vu que tu es le seul qui m'intéresse, le rassura-t-il de suite.
- Je l'espère bien, sourit Shion. Et après ?
- Ensuite, j'en ai rajouté une couche. Je lui ai fait la leçon sur sa façon de montrer son amour. Méthos a fait de même en arrivant à l'infirmerie. Je lui ai tout raconté, même si grâce à la Déesse Aphrodite il savait sûrement déjà tout, constata le Verseau. Depuis, notre Phénix m'a pris en grippe, mais tout va bien ne t'inquiète pas, le tranquillisa Camus qui savait que le Phénix ne resterait pas longtemps là-dessus.
- Bien ! mais à partir de maintenant, plus de jeux stupides ou d'enfantillage, le gronda gentiment le Grand Pope.
- Bien papa ! Mais je suis sûr que tu aurais fait la même chose, et que tu aurais aussi pris ta revanche, le titilla le Maître des Glaces en resserrant sa prise sur lui et en mordillant son cou.
- C'est vrai et je la prendrai sur toi ce soir pour avoir touché un autre homme que moi, répondit Shion fier de sa trouvaille, tout en le repoussant légèrement montrant son mécontentement.
- Alors j'ai encore plus hâte d'être à ce soir, j'aime quand tu prends les commandes, puis Camus embrassa Shion pour lui faire comprendre qu'il ne rigolait pas. Sinon, moi aussi j'aurais une question.
- Laquelle ? demanda le Grand Pope encore enivré par le baiser qu'il venait de recevoir et qui promettait plein de délices pour sa soirée.
- Ça concerne une question que tu as posée à Méthos. Tu lui as demandé s'il connaissait Eirene et Kanus. Comment dire... Je sais que Méthos m'a déjà parlé d'eux dans notre enfance. J'ai un sentiment de nostalgie et je ne sais comment l'expliquer mais… je ne sais plus qui ils sont. C'est comme si certains de mes souvenirs étaient brouillés, ou enfermés, expliqua le Verseau qui semblait assez perturbé par la chose, lui qui n'oubliait jamais rien. Peux-tu me dire qui ils sont ? demanda Camus de but en blanc.
- Non ! Pardon… je veux dire pas tout de suite. J'ai fait une promesse à Méthos. Tu m'as demandé de lui faire confiance, de m'en remettre à son jugement et de faire pareil avec toi. Alors peux-tu faire de même avec moi ? interrogea Shion.
- J'attendrai. Il embrassa Shion. Je t'aime et j'ai toute confiance en toi. À ce soir !
Puis le Verseau repartit laissant son bien-aimé un sourire aux lèvres.
Au même moment, dans les jardins du treizième temple, la Déesse Déméter se promenait avec son protecteur Andros. Elle aimait être parmi toutes ses fleurs, cela lui rappelait sa maison, ses jardins remplis de fleurs aux mille couleurs quelle que soit la saison.
- Dame Déméter, pourquoi m'avoir fait venir ? Vous auriez pu vous promener avec Callysta ? demanda le général, curieux. Vous savez combien elle aime cela, rajouta-t-il.
- Effectivement, mais elle m'a fait savoir qu'elle désirait faire son devoir de prêtresse et prier, alors je l'ai laissée dans notre chambre, répondit la Déesse.
- Je comprends, c'est une jeune femme très consciencieuse et qui aime son travail. Même si je suis sûr qu'elle ne le voit pas comme ça, sourit Andros.
- Effectivement, un jour elle m'a avoué que me servir était plutôt un chemin de vie, une profession de foi, se rappela la Maîtresse des Cultures.
Tout en continuant leur promenade, ils pensaient à cette honnêteté candide de la part de la jeune prêtresse, et ça les faisait sourire, quand la Déesse trébucha et fut rattrapée par son protecteur.
La jeune femme eut si peur, qu'elle se blottit dans ses bras. Déméter se sentit en sécurité. Son cœur rata un battement quand les deux bras forts et musclés de son général l'enserrèrent encore plus.
Elle releva la tête et tous deux se regardèrent un long moment et rapprochèrent leurs lèvres peu à peu jusqu'à s'embrasser. Après un doux baiser, ils se séparèrent et rougirent.
- Pardon, ma Déesse…
- Non ! Je le désirais aussi, c'est juste que… Cela faisait longtemps que je n'avais pas embrassé quelqu'un, confessa la Divinité.
- Je comprends…
- Non !
La jeune Déesse hésita.
- Depuis la mort de ma fille, je me suis interdite d'aimer qui que ce soit.
- Pourquoi ? demanda interloqué Andros.
- Parce qu'elle a toujours était le centre de ma vie. Elle n'a pas vraiment eu de père et quand elle épousa Hadès, elle devait vivre six mois par an en Enfer. Alors je me suis toujours occupée d'elle et de son bonheur.
Le jeune homme comprit ce que voulait dire sa Déesse et lui sourit. Son amour inconditionnel pour sa fille, il le comprenait bien, car lui le ressentait pour elle. Il ne pourrait vivre sans elle.
- Dame Déméter, personne ne remplacera votre fille et c'est bien naturel, mais j'aimerais que vous pensiez à mon amour pour vous. Peut-être un jour pourriez-vous y répondre. Maintenant si cela vous convient on va rentrer. On a des choses à voir pour le sanctuaire.
Après un hochement de tête affirmatif de la Maîtresse de la Terre et des Moissons, ils repartirent dans la chambre de celle-ci.
Cet après-midi-là, une autre Déesse avait eu l'idée de partir se promener avec l'un de ses protecteurs dans les jardins du treizième temple. Les deux jeunes gens avaient entendu la conversation entre la Déesse Déméter et Andros et par instinct, pour les laisser tranquilles, ils s'étaient cachés derrière un buisson. Quand la Déesse de la Terre et le général Andros eurent quitté les lieux, le jeune couple se regarda un moment, gêné d'avoir assisté à cette scène.
- C'est triste pour ma tante... Cela fait si longtemps qu'elle est enfermée dans le deuil de sa fille.
- Je suis bien d'accord et je pense que c'est un peu pareil pour Hadès. Lui aussi on dirait qu'il a plus ou moins arrêté de vivre à la mort de Perséphone, lui répondit son chevalier en pleine réflexion.
- Je me souviens un peu d'elle. C'était une jeune femme pleine de vie et d'une gentillesse extrême. C'est le sentiment que j'ai quand je pense à elle, et Hadès avait l'air heureux à ses côtés, continua Athéna.
- Vous pensez que l'amour peut vraiment changer un être vivant !? Saga, par exemple, en est la preuve vivante ! Non ? Tous ceux qui perdent l'amour d'un être cher, s'en remettent-ils vraiment un jour ? Ou finissent-ils soit tristes, soit mauvais ? demanda Seiya à haute voix, peut-être plus à lui-même qu'à sa Déesse
- Je ne sais pas trop mais j'espère qu'ils s'en remettront un jour. Ma tante avec Andros, Hadès avec… J'espère qu'il trouvera la personne qui lui rendra son bonheur, sourit la Déesse de la Sagesse.
- Oui, espérons-le.
Tous deux étaient assis l'un à côté de l'autre. Ils se regardaient et leurs visages étaient si près l'un de l'autre... S'embrasser serait si simple.
Un simple geste, quelques centimètres à peine, mais non ! Ils finirent par se retenir.
Pourtant, leurs cœurs battaient la chamade à l'unisson.
L'amour en général, et leur amour en particulier, les rapprochait encore davantage de l'âge adulte. Et à cet âge d'adolescence où déjà moult responsabilités d'adultes les assaillaient, cette attirance nouvelle les troublait, se pensant certainement trop jeunes pour vivre une telle expérience, pleine de joie, de tristesse et d'obstacles, et qui pourrait paraître insurmontable.
Il était un humain, chevalier de surcroit, et elle, une Déesse. Et ils en avaient tous les deux consciences.
Quand la dix-huitième heure retentit à la grande horloge du sanctuaire, Aphrodite des Poissons rentra chez lui après une longue garde sous un soleil harassant. L'homme pénétra lentement dans ses appartements. Il savourait la douce fraîcheur de son habitat.
Il se dirigea pas à pas vers sa chambre, se délestant de ses habits au fur et à mesure qu'il avançait. Il se retrouva nu quand il s'engagea dans celle-ci et rejoignit sa douche.
Il ouvrit le robinet et l'eau froide coula sur lui.
Un premier frisson, glacé, le surprit de prime abord, puis doucement, la délicate coulure de l'eau sur sa peau répartissait sa fraîcheur et bientôt, cette brûlure solaire n'allait plus être qu'un mauvais souvenir.
Il se dit que ce soir, au dîner, il demanderait à Apollon de baisser la température extérieure ainsi que la luminosité du soleil.
Puis il rit de son audace.
Ikki était venu rendre visite au douzième gardien mais celui-ci n'était pas là. La porte de ses appartements était fermée à clef – nouvelle habitude que les gardiens prenaient depuis l'arrivée de tous leurs invités.
Alors il attendit dans le hall. La chaleur de ce jour était accablante. Il s'assit au pied d'une colonne de pierre froide à même le sol, en pierre lui aussi.
Même si cela n'était pas confortable, il s'assoupit fatigué par cette chaleur. Il fut réveillé par le cliquètement des pas de son homme. Ikki sourit en se demandant comment parfois ils arrivaient à se fondre dans le paysage et à passer inaperçus avec ces armures de métal.
Il se releva doucement et suivit son aîné, l'observant de loin sans se faire repérer. Il se retrouva devant une porte fermée, mais pas à clef cette fois-ci.
Il s'introduisit à l'intérieur en silence, et fut surpris et amusé de voir des vêtements du Poissons par terre ainsi que son armure rangée dans sa Pandora Box.
Il suivit le chemin laissé par les habits traînant négligemment sur le sol et atteignit rapidement la chambre du propriétaire des lieux.
Là, il entendit l'eau de la douche couler. Il sourit, s'avança vers la salle d'eau et, tout comme l'homme qu'il rejoignait, il se déshabilla laissant ses habits joncher le sol.
Depuis le seuil de la salle de bain, le Phénix observa pendant quelques minutes l'homme qui le faisait fantasmer, puis il entra sous la douche et enlaça Aphrodite.
L'homme sous la douche sursauta quand il sentit deux bras musclés enserrer sa taille et une bouche dévorer son cou. Cette bouche remonta le long de sa mâchoire et captura ses lèvres.
- Ikki que… ?
- Tu me manquais. Je…
Aphrodite le coupa d'un baiser sulfureux. Cela excita Ikki qui resserra sa prise et d'une main experte il alla jouer avec ses bourses en douceur pour ensuite masturber son homme. Là aussi, le Poissons frissonna, mais c'était de pur plaisir cette fois-ci.
- Ikki… humm !... Tu me manquais… humm !... aussi… humm ! Continue… humm !
- T'inquiète pas, je ne compte pas t'abandonner et je vais faire ça tout en douceur.
Après ces mots, le Phénix retourna son amant et lui vola un nouveau baiser. Ensuite, il attrapa le savon de son amant et s'en badigeonna les mains afin de masser le corps de son bien-aimé tout en le savonnant.
Aphrodite fit de même pour Ikki. Les deux hommes prenaient leur temps pour augmenter leur désir à chaque nouvelle caresse, à chaque nouveau baiser. Au bout d'un moment leurs jambes ne les portaient plus et l'eau n'aidait pas à rester stable.
Alors le douzième gardien décida de prendre les choses en main et il souleva son amant. Il plaça une main sous son fessier et mit leurs deux érections en contact les faisant gémir de plaisir.
De son autre main, il raffermit sa prise dans le dos de son amant, collant leurs torses l'un à l'autre, avant de la faire remonter jusqu'à sa nuque qu'il agrippa fermement.
Aphrodite avala ses lèvres goulument et quand la bouche d'Ikki s'ouvrit, leurs langues s'entrechoquèrent et s'enroulèrent dans leurs bouches.
Il sortit de la douche avec son paquet dans les bras et l'allongea sur son lit. Il se redressa au-dessus de lui et l'observa.
- Ne t'inquiète pas, je vais te laisser la main. Mais il valait mieux que ce soit moi qui te porte, expliqua le Poissons, plus grand que le Phénix et plus lourd de dix kilos.
- Je suis fort, protesta Ikki, d'une moue faussement boudeuse.
- Je le sais, sourit doucement Aphrodite.
Le Maître des Roses vit alors son amant sourire malicieusement et écarter les cuisses. Le Poissons ne comprenait pas.
- Je suis fort et je veux que tu te reposes alors prends moi, susurra le cadet.
- Tu rigoles ! s'exclama surpris Aphrodite.
- Eh bien ! Malgré tout, après l'avoir fait ainsi la dernière fois, je pense quand même que c'est un peu moins fatigant d'être actif que passif, expliqua Ikki.
- Haha ! Je dirais que c'est pareil, mais si tu es d'accord...
Ikki rougit et l'embrassa, puis il écarta encore plus les cuisses. Aphrodite l'embrassa à nouveau puis descendit sur son torse où il prit son temps pour exciter encore plus son ami.
D'une langue agile, il entreprit de lui lécher les pectoraux, en s'attardant notamment sur ses aréoles en les mordillant légèrement ou en y déposant de légers baisers, tels des papillons effleurant sa peau.
Le Phénix attrapa une de ses mains et lécha ses doigts. Quand il lui rendit sa main il entama une fellation et titilla son intimité avec ses doigts. Peu à peu il en inséra un en douceur. Quand Ikki fut assez détendu il en introduisit un second et le troisième suivit.
- Viens !... humm !... Je veux te sentir en moi… hummm ! gémit Ikki.
Aphrodite ne se le fit pas dire deux fois. Il s'immisça entre ses cuisses et l'amena à encercler sa taille de ses jambes. Ensuite il le surplomba et le pénétra en douceur. Il attendit patiemment et quand son amant bougea, il se mit à se mouvoir en lui lentement. Il accentua ses va-et-vient aux gémissements et aux suppliques de son amant.
Il entrait en lui et ressortait avec aisance, et en profitait par la même occasion pour détailler chaque émotion sur son visage.
Ikki, lui, avait agrippé les bras d'Aphrodite et y plantait ses ongles dedans. Il criait de plaisir et incitait son amant à se déchaîner en lui. Le Poissons empoigna son sexe et donna dessus la même cadence que ses coups de butoir. Et en quelques minutes les deux amants éjaculèrent dans une pure jouissance. Ils s'allongèrent côte à côte, essoufflés.
- Alors ? demanda Aphrodite reprenant son souffle. Qu'en penses-tu ? Quel est le plus fatigant ?
- Tu as raison. Comme toi, je dirais autant l'un que l'autre ? Mais je préfère qu'on change parfois nos places… au cas où… pour se reposer.
Ikki repensait à leur première fois où Aphrodite avait fini à l'infirmerie.
- Moi ça me va ! Si c'est toi, je veux bien en tomber malade à chaque fois.
Ikki se mit à rire et embrassa son homme.
- Ikki ? Tu as aimé quand même ? s'informa Aphrodite.
- Oui, les deux positions me vont.
Aphrodite sourit à son tour et après un dernier baiser, les deux amants épuisés s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.
