Bonjour,

Je m'excuse pour le retard de publication mais ma semaine a été assez prenante. Heureusement je suis en vacances. Je souhaite de bonne vacance à ceux et celles qui le sont aussi. Bon courage aux autres.

Sinon pour revenir au chapitre, aujourd'hui je vous offre une soirée riche en câlin. Lol.

Deux couples qui s'en donnent à cœur joie.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Bonne lecture et bonne soirée.

Biz à bientôt Peace'.


Chapitre 44 : J+13 (3)

Pour beaucoup, la journée était passée bien plus vite qu'ils ne s'y étaient attendus et le dîner rassembla tous les habitants du sanctuaire autour de belles tablées comme c'était maintenant le cas depuis bientôt deux semaines.

Après un repas toujours aussi copieux et animé, Athéna convia tous les invités à l'accompagner dans la salle du trône.

En entrant dans cette dernière, nombreux s'étonnèrent de la trouver si grande mais tout aussi majestueuse. Seul le temple, au fond de la pièce et devant les trônes divins, se trouvait toujours à sa place. Contre les murs, des tables avaient été installées pour accueillir des boissons et quelques victuailles d'accompagnement, et de-ci de-là, quelques chaises avaient été dépliées pour celles et ceux qui souhaitaient continuer leurs discussions commencées à table.

Dans un coin de la pièce, se trouvait une sono, un appareil que Méthos avait fait acheter à Athéna, lui vantant le bien fondé des soirées dansantes entre amis. La Déesse de la Sagesse avait été ravie de cette proposition, pensant elle-même que cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas dansé.

Il est bien connu que la musique est source de bien-être – on dit même qu'elle adoucit les mœurs –, et ça, le chevalier guerrier avait bien su le lui rappeler. Elle reconnaissait aussi qu'un tel appareil manquait cruellement dans le sanctuaire, mais aussi dans les différentes maisons zodiacales.

- Chers convives, à la veille des futurs travaux qui vont commencer et modifier quelque peu l'aspect actuel du sanctuaire, j'ai souhaité organiser une petite fête pour célébrer l'événement. Pour la dernière fois, nous allons utiliser l'installation électrique en place depuis toujours pour tester la sono que nous venons d'acquérir. Après les travaux, nous referons une petite soirée qui nous permettra de tester la nouvelle installation électrique, expliqua Athéna avec un grand sourire.

- Excellente idée ! s'exclama Méthos. Et maintenant, tous au milieu de la piste et lâchez-vous ! Ce soir, je serai votre DJ, s'écria-t-il ensuite.

Puis il mit en route la musique et certains commencèrent à aller danser. Marine entraîna Aolia, quant à Shaina, elle partit se déhancher avec Aldébaran.

- Hey gamin ! j'ai pas vu ton frère ce soir, apostropha Deathmask du Cancer en posant sa main sur l'épaule de Shun d'Andromède.

- Oui, j'ai cru le voir se diriger vers la douzième maison et j'ai aussi remarqué que son gardien n'est pas là non plus, expliqua le cadet du Phénix.

- Oh, oh ! J'espère qu'ils s'amusent bien. Les deux hommes se regardèrent avec un sourire de connivence. Alors on sera que tous les deux.

- Tous les deux ? l'interpela le chevalier de Bronze qui ne comprenait pas de quoi parlait Deathmask.

- Oui, pour notre mission : rapprocher notre Déesse et son amoureux, lui rappela le Cancer.

- Ah oui ! On pourrait lui donner un nom de code ? suggéra le jeune homme en souriant.

Les deux hommes se comprirent d'un regard et d'un sourire. Ensuite, ils se mirent à réfléchir mais ne trouvèrent rien.

- Opération Aphrodite ! proposa alors une voix féminine derrière eux.

- Très bonne idée Déesse Aphrodite. Votre prénom sera parfait ! s'exclama Deathmask.

- Et mon aide ? J'aimerais aider ma petite sœur, expliqua la Déesse de l'Amour.

- Vous avez une idée ? demanda le Bronze divin.

- Oui, écoutez-moi ! sourit la Déesse Aphrodite, contente d'elle.

La jeune adolescente leur expliqua son plan, très simple et infaillible selon ses dires, et ils le mirent en œuvre tout de suite.

Elle alla chercher Athéna et l'amena sur la piste de danse avec elle. La musique était bien entraînante, et les deux jeunes filles se déchaînaient bien au rythme des basses.

Shun d'Andromède, lui, alla chercher son frère d'arme et, une fois sur la piste, se mirent aussi à danser de façon survoltée.

Pendant ce temps, Deathmask alla retrouver le DJ de la soirée afin de lui demander un service. Ce dernier hocha la tête afin de signaler qu'il le ferait.

Quand le titre se termina, Méthos en mit un autre bien plus calme. Subitement, l'animation lumineuse avait changé pour une ambiance plus tamisée et déjà certains couples se formaient pour danser un slow langoureux. Nos comploteurs profitèrent de l'occasion pour rapprocher les deux tourtereaux tout en allant danser un peu plus loin, afin de les laisser savourer ce moment de pure sérénité.

Le début de la mission Aphrodite avait été un franc succès. La Déesse et les deux chevaliers se félicitèrent de leur exploit en observant le jeune couple, les joues un peu rosées par l'émotion, danser et discuter ensemble.

- Demain on pourra raconter à Aph' et Ikki ce qu'ils ont loupé, annonça Deathmask

- Oui, mais ils n'ont pas tout loupé, rigola Aphrodite.

- Je ne veux pas savoir, s'amusa Shun.

Tous les trois se mirent à rire puis partirent retrouver leurs amis, laissant les danseurs profiter des dernières notes de musique.

Cette soirée n'aura pas été perdue pour tout le monde, et certains s'étaient bien amusés.


Pendant ce temps, Shion et Camus avaient profité que tout le monde s'amuse pour s'éclipser. Shion fit un mouvement de tête en direction du Verseau donnant ainsi le signal à son amant.

Si le Grand Pope avait réussi à disparaître par une porte dérobée derrière les trônes, le Maître des Glaces lui était sorti naturellement par l'entrée principale de la salle.

Automatiquement, il croisa quelques irréductibles trainards qui finissaient de rejoindre le gros des convives, prétexta une urgence de dernière minute à ceux qui l'apostrophaient et une fois dans le couloir, accéléra progressivement le pas jusqu'à être hors de vue.

À ce moment-là, il fonça jusqu'à la chambre de son amant et arriva en même temps que lui.

Shion sourit en voyant l'empressement de son compagnon. Il le fit entrer à sa suite et l'observa en train de contempler sa chambre.

- Tu la trouves comment ?

- Luxueuse, à l'image de son propriétaire, rigola Camus.

- Je suis luxueux ? demanda Shion d'un air surpris.

- Disons que tu es le luxe incarné à mes yeux, susurra le Verseau.

- Pourtant ce soir dans ces habits, c'est toi qui représentes le plus l'allégorie de la luxure, murmura à son tour le Grand Pope.

Puis d'une démarche féline, il s'avança vers son homme.

Camus était habillé d'un costume blanc, finement décoré de broderies dorées, ses longs cheveux tressés dans son dos pour l'occasion.

Shion sourit car lui-même avait coiffé ses cheveux ainsi. En revanche, il portait sa toge de cérémonie habituelle. Il se planta devant son amant et caressa sa joue, glissa la main dans ses cheveux bleu marine et défit sa tresse tout en happant délicatement ses lèvres.

- Camus je t'aime...

Puis il se pencha à son oreille et lui murmura :

- Mais ce soir, je vais te punir pour t'être amusé avec un autre homme.

- Oh vraiment ! J'attends de voir ça... déclara naturellement Camus, l'incitant ainsi à poursuivre.

Shion ne se fit pas prier.

Avec le ruban qu'il avait retiré de la natte de son amant, il lui attrapa les bras et les lui attacha dans le dos. Ainsi immobilisé, le puissant chevalier du Verseau semblait se retrouver à sa merci. Shion agrippa ensuite le col de la veste de Camus pour l'entraîner avec lui jusqu'au lit où il l'installa confortablement avant de s'installer sur lui à califourchon et ainsi le surplomber pour mieux le « torturer », mais à sa manière ! Et Shion y avait longuement réfléchi !

Il lui vola un nouveau baiser puis glissa ses lèvres sur sa mâchoire inférieure, poursuivit sous son menton avant de descendre dans son cou pour enfin s'attaquer à ses clavicules.

De ses deux mains, il entreprit de le déshabiller avec lenteur. Il jouait sur son torse avec ses mains et ses lèvres, allait s'occuper de ses tétons. Toujours immobilisé sur le dos, contraint aux volontés de son amant, Camus – excité par autant d'attention – se cambrait à chaque mouvement de lèvres de son « bourreau », et chaque gémissement qui s'en exprimait confortait ce dernier dans ces choix et l'exhortait même à poursuivre.

Le Verseau était connu pour être un homme qui avait coutume de vouloir tout maîtriser, professionnellement comme dans sa vie privée, mais en cet instant, pour rien au monde il ne cèderait sa place ! Son amant avait le don pour mener sa barque en un moment pareil, il savait lui faire perdre ses moyens jusqu'à le rendre fou, ou presque. Et Camus adorait ça !

- Shion je… humm !...

- Promets-moi de ne plus regarder aucun autre homme que moi ! lui ordonna le Grand Pope.

- Hmmm ! ... Promis ! haleta-t-il, secoué de soubresauts d'excitation... Hummm !

Le Grand Pope poursuivit son exploration, et se posant quelques secondes sur le pantalon de son homme, le déboutonna hâtivement et d'un coup sec, le lui retira avec ses sous-vêtements.

Il lui écarta ensuite les cuisses afin de s'occuper d'elles aussi dignement qu'il l'avait fait de son torse. Shion caressait et embrassait chaque millimètre carré de peau à sa portée, évitant soigneusement le pénis en érection de son amant.

Au bout d'un long moment, le Grand Pope se redressa et admira le résultat. Il fut hypnotisé par le tableau vivant que lui présentait cet homme ainsi offert.

Une chevelure dans les tons marines éparpillée sur les oreillers et dont certaines mèches étaient restées collées en bordures de ses lèvres par un filet de salive à peine visible, mais témoignant encore de l'excitation vécue par l'homme ainsi avachi sur le lit.

Des joues rouges et une respiration erratique, manifestations physiques des batailles contre lesquelles il sembla lutter pour ne pas céder trop vite.

Sa cage thoracique, aux mouvements aléatoires, était à peine couverte d'un pan de chemise et de veste, glissant déjà sur ses flancs. Ses bras toujours attachés dans son dos le mettaient à présent dans une posture inconfortable, cependant cela ne semblait pas le déranger plus que ça en cet instant.

Des yeux voilés de luxure et une verge à son apogée, fièrement dressée et n'attendant que l'assaut final. Un corps entièrement découvert et dévoué à son maître.

Le onzième gardien était là, ainsi posé, dans une lascive passivité, commençant à manifester ce qui ressemblait à un mécontentement, puis à geindre de plus en plus fort, comme baigné à la fois par la béatitude et par un manque de satisfaction.

Tout au fond de lui, une petite lueur se manifesta et une voix, comme resurgie des tréfonds de son âme, lui intimait d'en vouloir toujours plus. Puis son corps se mit à bouger, de plus en plus, à se tortiller comme un ver, ou comme si des liens le maintenaient prisonnier depuis trop longtemps.

N'y tenant plus, Shion parut perdre la raison et se jeta goulûment sur le sexe de Camus.

- Shion haaa ! Hummmm ! Shion je…

Le Grand Pope se ressaisit aussitôt, il ne tenait pas à voir son compagnon partir au quart de tour, c'était bien trop tôt.

Il lâcha donc la verge au bord de l'explosion pour s'attarder plutôt sur les testicules de son amant. Il attrapa les cuisses fortement musclées de ce dernier, les maintint levées de ses bras puissants et tendus pendant qu'il allait lécher les petites boules et l'anus de son homme. Puis, pour mieux le préparer à ce qui allait suivre, il humecta quelques uns de ses doigts pour les introduire un à un dans le fondement de sa proie. Maintenant ainsi trois de ses doigts dans un va-et-vient des plus sensuels, Shion reprit sa fellation là où il l'avait arrêtée.

- Shion… prend… moi ! J'en… peux… plus.

L'interpelé s'interrompit à nouveau, satisfait des effets produits chez son amant. Tout en le dévisageant de la tête jusqu'à la taille, il attrapa un des bras attachés par le ruban, retourna son propriétaire et finit d'installer ce dernier plus confortablement sur le ventre. Positionné ainsi, les bras toujours noués entre eux, Camus semblait pleinement immobilisé.

Shion s'arrêta un instant sur cette magnifique musculature qu'arborait devant lui le chevalier d'Or. Chaque partie de ce corps se dessinait sous l'index qu'il faisait glisser depuis la nuque, et semblait avoir été finement ciselée telle une sculpture de Michelangelo.

Arrivé au niveau de l'échancrure des reins, le Grand Pope s'allongea doucement sur lui, et commença à lui mordiller le haut de la nuque. Il en profita pour attraper les bras, défit le nœud qui les maintenait prisonniers et se hâta de passer le tout au-dessus de la tête de Camus juste après lui avoir ôté ses derniers vêtements.

Les bras à présent fixés à la tête du lit, Camus se laissait masser délicatement par Shion. Ce dernier progressait par étape, d'abord assouplir les omoplates, relaxer les trapèzes puis détendre le creux des reins. Camus murmurait comme des borborygmes de plaisir. Shion poursuivait ainsi jusqu'à atteindre la partie la plus sensible de son anatomie.

Là, l'homme prit bien son temps pour écarter les fesses de son amant et – tout en les maintenant d'une main – progressivement y immiscer une langue des plus agiles. De son autre main, il farfouilla sous son supplicié et délicatement mais sûrement, il empoigna la verge turgescente qui n'attendait que ça.

Le chevalier du Verseau gémissait de plus belle. Il le suppliait d'en finir une bonne fois pour toute et de le laisser se libérer à pleine puissance.

Le Grand Pope se redressa subitement, retira sa propre toge et resta là à le surplomber, réunissant lentement leur deux corps, mettant enfin leur peau nue l'une contre l'autre.

Au contact de leur épiderme, les deux corps frissonnèrent d'un plaisir intense. Shion vola un dernier baiser passionné à son amant avant de le pénétrer violemment, laissa ainsi ce dernier lâcher un hurlement de pure extase. Il savait son homme suffisamment préparé pour le recevoir, aussi ne prit-il pas la peine d'attendre et partit dans un fougueux va-et-vient, les conduisant aux portes d'une félicité absolue.

Shion entreprit alors de les changer de position, redressant ainsi Camus et bloquant son torse contre le sien. Il lui happa une nouvelle fois les lèvres, ardemment, les dévorant littéralement avant d'aller lui chuchoter quelque chose à l'oreille.

Là, le onzième gardien s'écria d'une voix haletante, toujours bercé par les coups de reins de son amant :

- Je… te… hummm !... PROMET… de ne plus... JAMAIS… hummm !... toucher un autre… hummm !... HOMME, … ni en regarder un autre. Hummm !... Je ne ferai plus l'enfant. Hummm !... Et je suis l'homme d'un seul homme… hummm !... TOI. PROMIS... Hummm !

Satisfait de lui, Shion redoubla d'efforts et accéléra le mouvement. Tout en se déhanchant, il masturbait Camus de plus en plus intensément jusqu'à qu'ils jouissent de concert, dans un dernier râle rauque et profond.

Les deux hommes s'effondrèrent d'un coup, comme vidés complètement de leur essence, et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, un large sourire aux lèvres.


La soirée avait battu son plein, et bien arrosée, elle se finit un peu tard, ou trop tôt, à regret pour certains.

À l'heure où chacun rentrait chez soi, Milo, lui, titubait franchement car il avait bu plus que de raison et continuait à se lamenter dans une sempiternelle rengaine.

Saga l'avait écouté patiemment et avait essayé de le rassurer, mais à cet instant, pratiquement arrivés sur le perron de la huitième maison, il ne savait plus quoi faire.

- Saga, tu sais, je veux pas le perdre, mais... ce Méthos, là, il traîne tout le temps avec lui, se plaignit une fois de plus Milo en entrant dans ses appartements, suivi de Saga.

- Camus est ton meilleur ami depuis des années et personne ne te le prendra.

D'une main il interrompit toute répartie.

- Je sais, Camus le connaissait avant de te connaître, mais tu es son meilleur ami et tu le seras toujours, qu'il y ait Méthos ou une autre personne. Mais dis-moi, pourquoi tu es jaloux de lui et pas de moi ? Moi aussi je traîne avec lui, demanda le Gémeaux, soucieux de la réponse.

- Parce que toi… commença Milo en souriant et se rapprochant de son petit ami… tu es à moi et rien qu'à moi…

Et le poussant contre la porte de sa maison, il poursuivit.

- Et euh... en parlant de ça, tu... T'as prévu quelque chose ce soir, parce que je, euh... te trouves magnifique ce soir... et euh... je... j'aimerais que tu restes avec moi cette nuit, ajouta-t-il en se penchant vers Saga pour lui mordiller le lobe de l'oreille. J'ai très envie de toi, murmura-t-il en dégageant délicatement son col pour en embrasser la nuque tout en remontant son genou le long de la cuisse de son amant.

Saga se dégagea lentement de l'emprise du chevalier du Scorpion.

- Milo, je suis flatté, mais là, tu n'es pas vraiment en état, répliqua doucement Saga tout en continuant à repousser son amant.

Saga ne savait pas trop quoi en penser à cet instant, mais une chose était sûre, ce n'était pas quand il avait bu qu'il appréciait le plus son compagnon.

Surpris de cette remarque, Milo sursauta avant de se raidir. Pendant de longues secondes, son cœur s'emballa. Avait-il dit une bêtise, ou fait une erreur en se confessant de la sorte.

Lui se trouvait prêt, même plus que prêt. Il plongea son regard dans celui de Saga pour essayer de comprendre la réaction son amant. Il y découvrit du doute, effectivement. Le chevalier des Gémeaux aurait aimé le croire, cela se voyait et pourtant il n'y arrivait pas, pas comme ça.

Milo réfléchit et comprit que sa consommation excessive d'alcool ce soir devait y être pour quelque chose. Il se dit aussi que Saga devait donc penser que l'alcool parlait pour lui.

Il faudrait donc lui prouver le contraire ! Mais comment ? Après quelques secondes de réflexion il agrippa le bras de son homme et l'entraîna dans ses appartements.

Ce fut au tour de Saga d'être surpris, en observant le comportement de Milo. En effet, ce dernier, qui depuis quelques minutes ne disait plus rien en le regardant intensément, s'était remis à bouger avec des gestes brusques.

À présent, il le traînait à sa suite, de manière frénétique, dans ce temple qu'il ne connaissait pas. Il voulut se dégager pour faire reprendre ses esprits à son amant qui semblait comme possédé. Mais la prise de Milo sur son bras se fit plus forte et il fut tiré plus en avant. Il admit sa défaite pour ce soir et le suivit un peu à contre cœur. Essayant de se repérer dans ce nouvel espace.

Arrivé dans la salle d'eau, le huitième gardien lâcha son frère d'armes devant l'entrebâillement de la porte. Il se dirigea ensuite d'un pas sûr vers sa douche et y entra sans se dévêtir. Il entendit Saga émettre une objection qu'il rejeta d'un signe de la main avant d'ouvrir le robinet d'eau en position « froide ».

La sensation du liquide gelé sur lui lui procura un frisson tout le long de l'échine. Il s'ébroua tel un animal, et observa l'espace d'un instant un sourire sur les lèvres de Saga qui le regardait faire de loin. Il voulait le rejoindre mais c'était encore trop tôt, alors il pencha sa tête en arrière, plaçant ainsi son visage encore plus sous l'eau glaciale. Il ne l'avait jamais autant aimée qu'en cet instant. Elle était bénéfique et salvatrice.

Au bout de quelques minutes, il se sentit enfin dessoûlé. D'un pas lent mais sûr, il sortit de la douche qu'il venait d'éteindre et s'avança vers Saga.

Il se planta devant lui et plongea à nouveau ses deux yeux bleu clair dans ceux tout aussi bleus de son compagnon, mais d'un bleu bien plus prononcé.

Le chevalier du Scorpion scrutait au plus profond le regard du Gémeaux, espérant que ce dernier en ferait autant envers lui pour qu'il y trouve toute la sincérité dont il voulait faire preuve. Bien décidé à aller au bout de son idée, il se jeta sur Saga et embrassa fougueusement les exquises lèvres qui s'offraient à lui. Il désirait ardemment être avec lui ce soir, en cet instant, et passer le reste de la nuit dans ses bras.

Il mit fin au baiser et annonça :

- Je ne suis plus saoul, tu vois ! Et pourtant, je te désire encore.

- Milo…

- Reste ! supplia le Scorpion en lui coupant la parole.

Saga resta interdit face à cette supplique il continuait d'observer Milo, ainsi vêtu – ses vêtements mouillés collés à son corps faisaient bien ressortir chacun de ses muscles –, qui insistait pour qu'il restât.

Il hésita encore quelques secondes avant de se jeter lui aussi sur ces lèvres ensorceleuses. Il devait reconnaître que même s'il y a encore quelques minutes il rechignait à rester, ce n'était pas par plaisir, mais plutôt par peur que le Scorpion regrettât après coup.

Toutefois, le jeune homme paraissait assez sûr de lui, aussi Saga pouvait-il donner suite à ses envies et assouvir ses pulsions.

Depuis quelques heures, Saga réprimait en effet un irrésistible désir de caresser son amant un peu partout. Ses appréhensions envers la volonté de ce dernier de sortir avec lui jouaient sur son humeur et ses sentiments partagés. Aussi, fut-il ravi quand le jeune homme prit l'initiative de s'agripper à sa nuque pour l'embrasser de plus en plus fort.

Saga enlaça sa taille et le rapprocha le plus possible de lui.

Leurs deux corps s'épousaient parfaitement, tout comme leurs bouches s'apprivoisaient à chaque nouveau mouvement de langue.

Les mains du Gémeaux s'activèrent à leur tour, déshabillant progressivement le Scorpion en enlevant d'abord son manteau trempé, avant de poursuivre leur course sous le haut qu'il portait.

Elles glissaient sur cette peau fine et douce, magnifiquement glabre et hâlée, dont elles dévoilaient chaque millimètre carré.

Le pull fut retiré en douceur entre deux baisers. Les deux bouches revinrent vite se rencontrer et les mains de Saga partirent à l'assaut du pantalon – tout aussi trempé – de son petit-ami.

Ce vêtement fut plus difficile à ôter. Tout d'abord car Saga s'éternisa un long moment à caresser la chute de reins de son homme qui en frissonnait de plaisir, puis ses mains vinrent effleurer le postérieur au galbe bien plein. À cet instant, Milo gémit de satisfaction. Saga prit alors son temps pour le découvrir plus en détail, en le malaxant avec douceur.

Pendant quelques secondes, son compagnon mit fin au baiser pour se cacher dans son cou et reprendre une respiration normale. Ses mains se crispèrent autour de sa nuque et son corps se contracta, comme s'il allait jouir immédiatement rien qu'avec cela.

Saga savourait ce moment quand Milo l'embrassa à nouveau à pleines lèvres.

Dans ce laps de temps, Saga vit le visage rougi de son amant et des perles d'eau au coin de ses yeux. Des larmes de bonheur naissant sous le plaisir.

Excité, Saga le dévêtit plus rapidement que prévu et l'enveloppa dans un peignoir. Il en profita pour le sécher et le réchauffer, même si l'homme entre ses bras n'avait pas vraiment l'air d'avoir froid.

Milo gémit une fois de plus suite aux attentions touchantes que lui portait son homme. Comme pour lui montrer sa gratitude, il se resserra contre son corps, lui faisant bien comprendre son besoin d'être encore plus cajolé.

Saga décida donc de revenir dans la chambre, ils y seraient bien mieux pour poursuivre leur folle nuit. Il souleva alors Milo, allongé sur ses bras, et le déposa tel un prince sur le lit, tout en douceur, puis il s'installa contre lui pour le caler dans ses bras tout en continuant ses caresses, pour le maintenir au chaud.

Milo se sentait bien, comme au paradis, et jamais il n'aurait cru Saga capable de tant de douceur et de gestes aussi affectueux. Cela lui plaisait et il le faisait remarquer par de petits gémissements réguliers.

Sauf que pour lui, ce n'était pas assez, son corps brûlant d'un désir ardant manifestait comme une insatisfaction par une respiration plus soutenue, puis Milo se mit à pousser des grognements, et Saga comprit pourquoi son homme semblait aussi impatient.

Et dans un murmure, il lui rappela ce qu'il lui avait déjà dit quelques jours plus tôt, qu'il ne souhaitait pas aller trop vite.

- Je sais, je comprends, l'interrompit Milo un peu déçu. Mais il y a autre chose, n'est-ce pas ? demanda-t-il un peu soucieux.

Il commençait à connaître son homme depuis le temps, et il savait déceler certaines choses chez lui, dans certains de ses gestes. Durant un moment, Saga pouvait être très entreprenant comme dans la salle de bain il y a quelques minutes, et l'instant d'après, plus rien, comme s'il voulait le repousser pour une raison que lui seul connaissait.

Et Milo voulait la connaître pour crever cet abcès une bonne fois pour toute.

- Tu sais que tu peux tout me dire. On vit ensemble presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce dont je ne me plains pas. Alors s'il y a un problème dis-le moi, expliqua posément le cadet.

- Je…

Saga hésita mais Milo avait fait l'effort de lui ouvrir son cœur alors il devait faire de même.

- Cela ne te fait pas bizarre d'être avec moi ? questionna-t-il d'une petite voix.

- Saga ne recommence pas ! s'énerva Milo en donnant une tape sur l'épaule de son conjoint.

- Non pas ça ! mais tu as… je veux dire je suis le jumeau de Kanon, ton ex.

- Oh ça ! s'étonna le huitième gardien du sanctuaire, qui n'avait pas du tout pensé que cela pouvait poser un problème à son amoureux. Même si vous êtes jumeaux, dans un certain sens vous ne vous ressemblez pas. Votre façon de vous habiller, de bouger, de penser, de parler, tout est différent au point qu'on vous différencie aisément. Et actuellement, je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir la même personne que mon ex dans les bras. Alors non, cela ne me dérange pas et je suis sûr qu'en plus vous ne réagissez pas aux mêmes choses, continua posément Milo en déboutonnant la chemise et caressant le torse de Saga.

- Ça je ne veux pas savoir. J'en entends déjà bien assez... grimaça-t-il.

Saga vit alors son compagnon exploser de rire. Sur ces entrefaites, Milo empoigna le menton de son irrésistible petit-ami, l'embrassa avec fougue et le bascula à califourchon sur son bassin.

Saga profita de cette position pour placer l'une de ses mains sur la nuque de son amant afin d'accentuer leur baiser, tandis que de l'autre il alla explorer sous le fessier de son homme qu'il caressa tendrement avant d'appuyer fortement dessus pour faire se rencontrer leurs verges en érection.

Tout en se frottant délicatement contre le Scorpion, le Gémeaux fit comme une analogie avec l'anatomie bien fournie de son amant et se disait qu'il correspondait tout à fait à ce signe – il n'y a pas de hasard se dit-il en riant. Un rire qu'il dissimula en embrassant de nouveau son cher et tendre ami, fougueusement d'abord, passionnément ensuite. Et là, comme divinement inspiré, tout un tas d'idées aussi loufoques que saugrenues pour la nuit lui apparurent en tête ! Finalement, pensa-t-il, ça pourrait bien être une bonne nuit à venir !

Milo ne s'imaginait pas tout se qui se passait dans la tête de son compagnon, mais en cet instant rien d'autre lui importait que toute l'attention que ce dernier lui portait, et il comptait bien savourer la nuit à venir lui aussi.

Tout en douceur, Saga poursuivit ses mouvements de bassin, permettant ainsi à leurs verges de se frôler suavement.

Milo émit des gémissements de bien-être, ému par ce doux traitement.

En cet instant, Milo venait d'atteindre l'Élysion, et son amant se sentait donc prêt à aller plus loin, rassuré par les réactions du Scorpion.

Cependant, Saga n'eut pas le temps de décider quoi que ce soit que déjà Milo entreprenait les choses à sa manière, quels que fussent les plans échafaudés par le Gémeaux. Le jeune chevalier interrompit leur langoureux baiser pour se redresser et inverser leur position, s'installant à présent à genoux sur lui.

De son sourire le plus charmeur, Milo lui fit comprendre que les choses commençaient enfin à devenir sérieuses. En un geste des plus rapides, il lui saisit les mains pour les poser sur ses cuisses, les maintenant fermement tout en initiant un lent et sensuel mouvement de balancier au-dessus du sexe turgescent de son compagnon.

Saga, qui se trouvait donc à présent allongé sur le lit sous Milo, retenait de petits gémissements tout en se mordant la lèvre inférieure, ce qui à ses yeux relevait du défi quasiment insurmontable, mais il le surmonterait afin de ne pas donner entière satisfaction à son « bourreau ». Milo accentua donc la cadence, relâcha l'une de ses mains pour pouvoir ouvrir son peignoir et attrapa fermement sa verge pour la masturber devant le regard interrogateur puis amusé de son amant. L'envie se dessinait sur le visage de Saga, se pourléchant les babines, comme hypnotisé par ce spectacle. Milo souriait franchement, victorieux d'avoir atteint son but : Saga soupirait tellement que sa respiration commençait à devenir erratique.

Saga semblait prêt à lui sauter dessus, comme pour le « dévorer » par petits bouts ! Un tel désir étincelait dans son regard ! Saga semblait au bord du paroxysme, entre excitation et folie ! Deux de leurs mains s'entremêlaient étroitement pendant que la seconde main de Saga se crispait sur la cuisse de son amant, comme pour chercher à se raccrocher à quelque chose de réel. Car à ce moment précis, Saga ne savait plus s'il rêvait ou s'il était bien dans la chambre de son amant.

Aussi, après quelques secondes d'hésitation, il entrouvrit la bouche pour murmurer quelques mots à Milo :

- Milo, humm ! Tu es resplendissant ! J'aime t'entendre dire mon nom.

- Saga, ha ! Saga ! hmmm ! s'écria-t-il sans vraiment le vouloir.

Saga se ragaillardit en entendant son prénom ainsi scandé. Il voulait reprendre la donne sur leur petite affaire, après tout, c'est lui qui avait initié le mouvement, et quand il voyait le magnifique corps de Milo ainsi, pleinement offert à ses désirs, comment résister à la tentation. La soirée ne faisait que commencer et il souhaitait procurer davantage de plaisir à son amant, mais sans se précipiter pour autant, il fallait agir en conséquence et attendre le moment propice pour intervenir.

Milo continuait à gémir, mais de manière plus étouffée, il se mordait les lèvres pour ne pas réveiller tout le sanctuaire. N'y tenant plus, il bascula la tête en arrière, poussa un cri mêlant un râle bestial au prénom de Saga et se sentait prêt à jouir. Saga saisit alors cette occasion pour reprendre ses esprits et l'interrompre avant l'issue fatale.

- Ttt ! Pas si vite jeune homme ! l'interrompit-il en l'immobilisant.

En effet, Milo ne comprenait plus ce qu'il se passait. L'instant d'avant il était prêt à jouir pour son homme, l'instant d'après, ce dernier le coupait en plein élan, lui immobilisant les deux mains et mettant ainsi fin à sa masturbation ! Il planta alors son regard froncé mêlé de frustration et d'interrogation dans celui, mutin, de son amant.

Saga déplaça alors son bassin contre celui de Milo qui, toujours près de jouir, gémissait d'excitation, et il ajouta :

- Si tu tiens à m'en mettre plein la vue, il va falloir faire mieux que ça...

Saga laissa ses mots en suspens faire leur action auprès de l'intéressé il connaissait suffisamment l'esprit taquin et joueur dont il pouvait faire preuve à tout instant.

Milo releva le défi ! Il n'était plus question de jouir pour jouir, et il avait bien l'intention de lui faire comprendre.

Le jeune chevalier se laissa glisser doucement le long du corps de son amant, le dévorant de baisers à chaque escale, sur la bouche d'abord, savourant ses lèvres rouges et pulpeuses son cou ensuite, se délectant de sa peau légèrement salée par la sueur qu'il dégageait suite à l'excitation du moment il prolongea sa course jusqu'aux clavicules, dont la pointe saillante des os – protégée par la magnifique musculature dont il était doté – se soulevait légèrement, au rythme d'une respiration plus apaisée enfin, il descendit le long de son torse, s'imprégnant de l'odeur musquée qui en émanait suite aux derniers efforts fournis. Milo s'attarda un moment sur les belles aréoles légèrement rosées – portées par de puissants pectoraux – qu'il suçota, avant de poursuivre jusqu'à ses abdominaux, parfaitement développés, ni trop ni pas assez, et finit le tour du propriétaire par un langoureux jeu de langue dans le nombril du Gémeaux. Ce dernier était aux anges, il observait la scène d'un regard à la fois satisfait et conquérant. Milo lui jeta un regard et comprit qu'il était sur la bonne voie.

Subjugué par l'aura de son chevalier, Milo n'attendait plus qu'une chose, l'entendre crier et le voir jouir ! Et pour cela, il avait sa petite idée.

Bien décidé à aller au bout de ses intentions, il ne s'arrêta pas en si bon chemin et continua son exploration corporelle de Saga, orientant à présent ses lèvres et ses mains vers le pantalon de ce dernier. Là, il le lui retira lentement en entraînant aussi son sous-vêtement. Le pénis du troisième gardien était aussi turgescent que le sien. Il s'installa bien entre ses jambes et le défia du regard tout en caressant du bout des doigts ce sexe dur.

Leurs prunelles s'affrontaient et se désiraient en même temps. Au bout d'un certain temps, Milo baissa les yeux et se pencha vers cette verge qui lui faisait de l'œil depuis un moment. Il la goba jusqu'à la garde et débuta la fellation.

Saga soupirait et gémissait de plus en plus fort, de plaisir tout d'abord, puis l'excitation s'intensifia vers une félicité qui se voulait extatique. Heureux de ses effets, Milo s'attarda longuement sur la fellation, en des mouvements sûrs et réguliers de bas en haut, menant son amant au bord de la jouissance. Saga voulut l'interrompre d'une main sur sa chevelure, mais le Scorpion fut plus rapide, le stoppa en plein élan et se régala de la semence que le Gémeaux ne put plus contenir davantage.

Les deux hommes firent une brève pause, permettant ainsi à Saga de reprendre son souffle et de revenir à une certaine réalité, après un tel voyage voluptueux. Milo en profita pour reprendre l'ascension du corps alangui et haletant de son homme et l'embrassa tendrement, un reste de salive mêlé de sperme aux commissures des lèvres.

- Milo... Han ! Han ! continuait-il d'haleter. Waouh ! ... c'était parfait… Han ! Han ! mais tu sais, tu n'étais pas obligé de...

- Disons que, l'interrompit-il, je voulais savoir si...

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase non plus qu'il se retrouva plaqué contre le lit, les deux bras au-dessus de sa tête, fermement menottés par les puissantes mains de Saga. Ce dernier affichait maintenant une expression menaçante qui ne souffrait aucune remarque. Il appuya son bassin contre celui de son homme, effleurant ainsi la verge en érection de ce dernier.

- Ne finis pas cette phrase, ou tu pourrais le regretter ! Je pourrais très facilement t'attacher ainsi toute la nuit et t'empêcher de te finir d'une façon ou d'une autre. Et je ferais tout pour que tu restes dans cet état, tonna la voix sévère de Saga.

- Serait-ce de la torture... s'offusqua gentiment Milo.

- Tout à fait ! Et si ça ne suffisait pas, je pourrais « virer au gris », renchérit alors le Gémeaux.

- Ah non ! pas ça, PITIÉ ! supplia le Scorpion en riant, pendant que son homme continuait à le chahuter gentiment.

Les deux hommes aimaient ces joutes verbales faussement provocatrices. Se défier ainsi était un jeu dans lequel ils excellaient durant ces moments intimes. Mais à présent, l'heure n'était plus aux petits jeux enfantins. Toujours saisi d'admiration pour son amant dont les courbes magnifiques de son corps luisaient sous une fine couche de transpiration, Saga eut une idée qu'il mit aussitôt à exécution.

Il enleva la ceinture du peignoir de Milo pour lui attacher les mains à la tête du lit. Ensuite, il partit dans une exploration approfondie du corps de son amant, tout en l'embrassant et le caressant un peu partout.

Saga se délecta de la découverte de ce corps à la fois offert et à sa merci. Il prit tout son temps, effleurant chaque centimètre carré de cette peau douce et dorée par le soleil de juin.

Le Scorpion se trémoussait sous lui et le suppliait de mettre fin à son supplice. Mais Saga ne le voyait pas de cet œil-là. Il fit durer ce calvaire pendant de très longues minutes d'agonies, qui apparurent aux yeux de Milo comme des heures de torture interminable – mais il ne regrettait nullement le supplice, au contraire !

Milo continuait de gesticuler et de l'implorer jusqu'à ce qu'enfin le Gémeaux accédât à sa requête en gobant généreusement son sexe pour une fellation endiablée. Milo essaya d'étouffer un nouveau cri en se mordant les lèvres, mais l'effervescence était telle qu'il ne put résister longtemps aux assauts de son chevalier et exulta son bonheur ressenti.

La tension, la ferveur et l'émotion étaient telles que – dans un puissant cri rauque – Milo vint plus rapidement qu'il ne l'aurait cru dans la bouche de Saga qui avala le tout sans se faire prier avant de revenir vers sa bouche pour un dernier baiser passionné.

Les deux hommes, exténués par leurs ébats, tentaient vainement de reprendre leur souffle. L'intensité de leurs orgasmes respectifs les avait poussés au-delà de limites qu'ils ne pensaient jamais atteindre.

À présent allongés l'un près de l'autre, se caressant mutuellement le corps convulsé des derniers assauts de leur extase, ils savouraient l'instant présent quand Milo voulut prendre la parole :

- Saga, je... commença Milo dans un murmure.

- Chuuut ! l'interrompit-il d'une voix grave, basse et suave, profite de l'instant, on aura tout le temps d'en reparler...

Mais Milo était déjà dans les bras de Morphée, une respiration lente et normale berçant son sommeil profond. Saga ferma les yeux à son tour, un large sourire aux lèvres, les bras enlaçant son amour.