Bonjour,
Eh bien ces temps-ci je ne fais que m'excuser de mes retards d'un jour ou deux, pardon.
Aujourd'hui je vous offre le couple Kanon/Rhad' et après on voit Ikki/Aphro.
J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture à bientôt et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avait pensé.
Biz Peace'.
Chapitre 46 : J+14
Samedi matin.
Kanon ouvrit les yeux, ses paupières papillonnèrent quelques secondes. Il écouta le silence de la chambre, où seule la douce respiration de son amant se faisait entendre.
Par la fenêtre, il s'aperçut qu'il devait être très tôt, les premiers rayons de soleil ne pointaient pas encore et juste quelques étoiles et le fin liseré de l'aube apparaissaient encore au loin à l'horizon. Sa nuit avait été courte mais bonne, et le soir d'avant Shion leur avait dit de prendre leur temps pour se préparer, qu'aucun événement n'avait été organisé. Donc, comme l'avait permis son supérieur aujourd'hui, il se lèverait en douceur.
En quelques gestes lents et silencieux, il s'assit dans le lit et s'étira tout en regardant l'homme allongé à ses côtés. Il l'observa dormir un long moment. On ne pouvait pas dire qu'il était un modèle de beauté mais il avait son charme et surtout avec lui, le second Gémeaux pouvait être lui-même.
Dès le début il n'y avait pas eu de faux-semblants entre eux. Kanon sourit en repensant à la première fois où ils s'étaient embrassés.
Tout avait commencé deux semaines plus tôt, le jour de leur arrivée, après les présentations officielles.
Rhadamanthe s'était assis à sa droite et lui avait souri, il n'avait pas pu s'empêcher de lui répondre.
Ensuite, lors du repas de midi, l'homme également connu sous le nom de la Wyverne était venu lui parler. Il lui avait agrippé le bras doucement et l'avait entraîné un peu plus loin, à l'abri des regards indiscrets.
- Je ne te retiendrai pas longtemps, je voulais… je… Rhadamanthe cherchait ses mots et Kanon le regardait patiemment. J'aimerais qu'on s'entende bien.
- Pourquoi ? avait demandé Kanon, curieux et ne comprenant pas la démarche de son ancien adversaire.
- C'est difficile à dire… bon écoute je vais faire simple. Avant tout, par respect pour nos Dieux. Je sais que ça lui tient à cœur à mon Seigneur, alors je suis prêt à faire table rase du passé. Et toi ? demanda La Wyverne.
- Oui, pour Athéna je veux bien oublier que tu as essayé de me tuer, après avoir tué mes frères d'armes, ironisa Kanon.
- Oui, je... pardon... lâcha le Spectre du bout des lèvres. Mais on était en guerre, se justifia-t-il alors.
- Je te l'accorde. Je rigolais... Par respect pour nos Dieux, je veux bien essayer de m'entendre avec toi, le rassura-t-il, en espérant que cette paix tant voulue arrive enfin, ajouta-t-il pour conclure.
- C'est vrai qu'on n'a pas commencé de la meilleure des façons, mais je ne regrette rien, affirma Rhadamanthe.
- Vraiment ? s'étonna le cadet des Gémeaux.
- Ouais. En cinq mille ans je n'ai pas rencontré beaucoup d'hommes comme toi. Je me souviens de beaucoup de nos guerres et de beaucoup de chevaliers que j'ai combattus mais toi tu es unique. Tu as tout mon respect, tu as su le forcer par ta ténacité. Tu es fort et droit. Je t'apprécie, j'aime ton âme et tu m'intrigues. Plus j'en apprends sur toi et plus j'ai envie d'en apprendre sur toi.
- Haha ! si tu continues ainsi, je vais finir par croire que tu me fais une déclaration d'amour, s'amusa Kanon, plus pour cacher sa gêne qu'autre chose.
Jusqu'à maintenant, seul Milo – son meilleur ami et également ex-petit ami – avait vraiment était aussi franc avec lui et l'avait accepté tel qu'il était sans vouloir le changer. Mais pour cela il avait dû d'abord subir son aiguillon – effectivement, afin de l'accepter comme son frère d'armes, Milo lui avait fait subir son attaque la plus puissante, l'Aiguille Écarlate – alors là évidemment, il était troublé d'un tel aveu.
Il avança sa main vers son ancien ennemi et à présent nouvel ami.
- Merci. Je te respecte aussi et je serais ravi de discuter une autre fois avec toi.
L'homme lui avait alors serré la main et souri avant de partir rejoindre son Seigneur. Mais juste avant de disparaître du champ de vision du Gémeaux, il se retourna et le fixa droit dans les yeux avant de déclarer.
- Le jour où je te ferai la cour, tu seras au courant. Il n'y aura pas de déclaration d'amour ! Je te volerai un baiser. Je suis un homme d'action et pas très romantique.
Kanon avait rougi devant l'aplomb de cette déclaration.
Par la suite, le Spectre était revenu le voir souvent, ils avaient pris le temps de discuter et d'apprendre à se connaître. Tous deux s'entendaient plutôt bien, et rigolaient souvent ensemble.
Puis un soir, le Gémeaux pu s'apercevoir qu'effectivement le Juge des Enfers n'était pas un romantique, mais bien un homme d'action.
Il se baladait tranquillement sur l'un des chemins les moins fréquentés du sanctuaire. Ce soir-là, il avait ressenti un besoin de tranquillité et de se dégourdir les jambes, loin de tous. Cet endroit était parfait pour cela, l'air y était pur et tiède. Malgré la chaleur de la journée une légère brise rafraîchissait l'atmosphère et faisait frissonner le feuillage alentour. Les cigales entamaient leur dernier chant avant d'aller dormir. Le parfum des fleurs alentour embaumait divinement bien. Kanon se sentait apaisé et léger. Son regard vagabondait à travers les champs alentour et les quelques ruines de temples en décrépitude.
À un moment, il avait vu comme une silhouette au loin. L'homme s'était avancé d'un pas rapide, droit vers lui, avant de se planter un instant à quelques centimètres de son corps. Kanon fut surpris quand il avait reconnu Rhadamanthe et encore plus quand celui-ci avait ancré son regard dans le sien. Les lèvres du Spectre avaient bougé sans qu'aucun son n'en sorte. Une main ferme de l'homme avait agrippé son poignet et l'avait entraîné à sa suite vers un lieu reculé. Là, à l'abri des regards, Rhadamanthe l'avait attrapé par la nuque et plaqué contre une colonne en pierre pour lui voler un baiser des plus fougueux. Kanon avait été surpris, mais quand la surprise fut passée il voulut reprendre le dessus. Son compagnon l'en empêcha en se plaquant encore plus contre lui. Il mit un de ses genoux entre ses cuisses, puis il fit onduler son bassin contre celui du Gémeaux qui gémissait.
- Kanon, j'ai envie de toi ici et maintenant.
Ledit Kanon ne put répondre car sa bouche fut happée. Son assaillant accapara son corps et son esprit partit vers mille délices. Le Gémeaux ne pouvait qu'apprécier et gémir, lui aussi désirait faire l'amour avec cet homme qui le charmait de manière peu cavalière. Malgré une certaine maladresse et brutalité de la Wyverne, le troisième gardien apprécia ce premier ébat, comme ceux qui suivirent. Rhadamanthe était un amant passionné et acharné. Une personne franche qui se donnait à fond dans tout ce qu'elle faisait. Avec lui pas de faux-semblant, juste être soi-même. Kanon aimait pouvoir dire ou faire ce qu'il désirait sans être jugé. Ce qui était un comble étant donné que le métier de son amant était de juger, et même pire, de juger les âmes.
Une fois, il lui en avait parlé.
- Rhad' ? Comment fais-tu pour ne pas me juger ?
- Je ne suis pas au travail, répondit du tac au tac l'homme interrogé.
- Mais…
- Pas de mais ! L'avait coupé l'homme. Avec le temps j'ai su faire la différence entre le travail et la vie privée. Sinon je ne pourrais jamais faire confiance à personne, ni même m'attacher.
- Tu t'es déjà attaché ?
Kanon l'avait questionné sans le vouloir. Le troisième gardien s'était senti jaloux, l'espace d'un instant, des amants passés de son compagnon. Lui aussi avait eu des aventures plus ou moins sérieuses, mais Rhadamanthe était millénaire, alors...
Il attendit, anxieux et de façon empressée, que ce dernier donnât sa réponse, mais sans vraiment le montrer.
- Jamais ! C'est une première pour moi, avait répondu le juge en le serrant dans ses bras avant de lui refaire l'amour et d'amener son « non petit ami » au porte d'Élysion.
Dès lors, Kanon avait été rassuré. Ainsi, s'était-il décidé à annoncer à son frère Saga et à son meilleur ami Milo leur plus ou moins « mise en couple ».
Même s'ils passaient leur temps à dire qu'ils ne faisaient que coucher ensemble et que c'était juste pour s'amuser, plus les jours passaient et plus il lui était difficile de nier qu'ils s'attachaient l'un à l'autre. Aucun des deux ne le contesterait.
Le jeune chevalier des Gémeaux avait toutefois été surpris de leur réaction et en même temps ravi qu'ils semblassent accepter cette situation à tout le moins, même s'ils ne paraissaient pas étonnés par sa décision, ils donnaient l'impression de le laisser vivre sa vie comme il entendait.
La seule condition aux yeux de son jumeau avait été de bien faire comprendre certaines choses à Rhadamanthe. Non pas le menacer au point que ce dernier rompît, mais juste qu'ils trouvassent le bonheur.
Finalement, Kanon s'était aperçu avec les jours que son frère et Milo s'étaient rapprochés. Et cette nuit, Saga avait même découché en restant au huitième temple.
- Kanon, tu penses à quoi ? avait demandé d'une voix endormie et quelque peu irritée le Juge des Enfers.
- À rien, pardon ! s'excusa Kanon.
Tout en rêvant éveillé, il avait passé une main sur le corps endormi de son amant et l'avait peu à peu sorti des bras de Morphée.
- C'est rien, mais dis-moi tout ! avait demandé Rhadamanthe, de façon un peu trop autoritaire.
- C'est bête, je repensais à ces derniers jours, à toi et moi et à Saga et Milo.
- Ouais j'ai pas entendu ton… j'ai pas entendu Saga rentrer, se reprit Rhad' qui ne voulait pas se disputer avec son copain dès le matin.
- Il s'est arrêté chez Milo et je crois qu'il y est resté, sourit Kanon.
- Oh ! Le grand Saga a découché pour faire des cochonneries, rit le Spectre. C'est une première. Mais je le plains, ça n'a pas dû être amusant. Je sais que tu adores aussi ce Scorpion, mais hier, il était saoulant avec son Camus qui allait le quitter.
- S'il-te-plaît, soit indulgent. Ils sont amis depuis des lustres. Méthos est quelqu'un d'intéressant et c'est vrai qu'il passe du temps avec Camus, essaya de l'excuser Kanon.
- Mouais... parlons d'autre chose.
- Pourquoi ? Je trouve que chaque fois qu'on en vient à parler du Dieu Arès ou de Méthos, tu changes de conversation, répliqua sèchement le jeune Gémeaux.
Rhadamanthe ne voulait pas répondre. Certaines choses ne pouvaient être dites comme ça, et encore moins dans un lit. Alors il se redressa, s'allongea sur son homme et lui vola un baiser.
- Rien à voir. Je veux juste qu'on en profite. Ton frère n'est pas là et le jour se lève bientôt. Alors quitte à être réveillé, autant en profiter avant que je ne doive partir. Et puis je vais pouvoir encore entendre ta belle voix, ricana le Spectre.
Rhadamanthe se jeta aussitôt sur les lèvres de Kanon et les dévora férocement avant de descendre ensuite lentement jusqu'à son torse. Ses mains entreprirent alors de repartir à la découverte de ce corps, à la fois nu et offert.
Il aimait toucher cette peau douce qui frissonnait sous ses doigts calleux. Kanon était le seul être qui lui donnait ce qu'il désirait avoir. Un partenaire comme lui, franc et se moquant des conventions tout en respectant sa foi envers son Dieu.
Cela n'avait pas toujours été le cas, mais maintenant le troisième gardien portait sa charge aussi bien que son aîné. Il avait su se repentir et avait prouvé sa bravoure et sa ténacité face à son ennemi et par dévotion pour sa Déesse.
Rhadamanthe pouvait se targuer de l'avoir vu à l'œuvre car Kanon était l'ennemi en question, celui à qui il avait fait face avec tant de force. C'est cela qui avait d'abord animé son intérêt envers cet homme.
Alors en effet, si au début il avait trouvé l'idée de son Dieu plutôt dérangeante, à cet instant il la partageait entièrement. Il était nécessaire de faire la paix avec Athéna et ses chevaliers.
- Kanon tu es magnifique, avait murmuré Rhadamanthe.
- Rhadamanthe… c'est trop bon. J'en veux plus... avait répondu Kanon.
Mais son amant ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase, il avait bien compris où son homme voulait en venir.
- La prochaine fois je te laisserai la main, sourit le Spectre.
- Comme si j'attendais ta permission, idiot, s'amusa Kanon.
Heureux en cet instant, le Spectre de la Wyverne s'installa entre les jambes de son amant, les plaçant autour de sa taille. Après un dernier regard empli de luxure, il se mit en action.
D'une main experte, il masturba leurs deux sexes, pendant que de l'autre il s'affaira à préparer l'intimité du Gémeaux. Quand Rhadamanthe sentit son jeune ami détendu, il entra doucement en lui et attendit quelques instants que son amant bouge afin d'entamer de lents va-et-vient.
Les deux hommes éprouvaient un bien-être qu'ils ne connaissaient qu'en ces instants, quand ils étaient connectés l'un à l'autre. Le Spectre, déjà revigoré par ce sentiment de bonheur, devint plus rapide et plus brutal quand il entendit la voix de Kanon s'élevait dans les airs, le suppliant de lui donner plus de sensation.
Cela dura un bon moment, durant lequel les deux gémissaient et s'embrassaient au gré de leurs envies.
Mais ce n'était pas suffisant pour Rhadamanthe, une pulsion parcourra son corps qui bougea de lui-même. Prenant l'homme sous lui entièrement dans ses bras, il s'assit sur le lit en entraînant l'être qu'il chérissait tant avec lui.
Là, d'instinct, Kanon agrippa son cou pendant que Rhadamanthe s'empara fermement des fesses de son amant qu'il malaxa tout en continuant les va-et-vient. Cette nouvelle position, ainsi que les nouvelles sensations qui en découlaient amenèrent le Gémeaux à pencher sa tête en arrière et à crier de plaisir.
Un cri qui redoubla quand son compagnon accentua ses mouvements en lui.
Le juge en était satisfait pourtant il lui manquait quelque chose. Un instant d'éternité. Il voulait que ce moment dure encore un peu, mais reste aussi parfait.
Pour cela, il enlaça la taille de Kanon d'une main pendant que l'autre vint cajoler avec douceur le sexe du troisième gardien. Au début, il fit glisser ses doigts en douceur, mais au fil des secondes et du plaisir de son amant il y mit plus d'entrain. Cela les fit hurler de joie, et encore plus quand leurs bassins se mirent à bouger en cadence avec toute la vigueur dont les deux pouvaient faire preuve, les amenant à jouir rapidement.
La Wyverne, satisfait de ce réveil, embrassa le cou de son amant avant qu'ils ne s'allongent, épuisés et apaisés. Là, ils se câlinèrent un moment sans un bruit, puis Kanon se rendormit.
Le Spectre lui se força à rester éveillé, il ne pouvait s'accordait de grasse matinée car il se devait de rejoindre son Dieu. Alors, même s'il était encore fatigué, il se releva après un dernier baiser à son bien-aimé et repartit vers Hadès.
Il savait que Kanon ne lui en voudrait pas, leur devoir envers leurs Divinités respectives était le plus important. Même si en ce moment, être avec l'autre devenait assez important aussi pour chacun d'eux.
En passant la porte de la maison, il vit Saga revenir un sourire aux lèvres. Les deux hommes se saluèrent et continuèrent leur chemin comme si de rien n'était.
En vérité, ils devaient se faire à l'idée que même s'ils ne s'appréciaient pas, ils aimaient le même homme, chacun à leur façon, et pour son bonheur ils allaient devoir supporter l'autre.
Dans la chambre du douzième temple un autre couple dormait profondément. Le plus jeune des deux s'était blotti contre le torse de son homme, qui l'entourait de ses deux bras protecteurs.
Le onzième gardien entra sans faire de bruit dans la pièce, les regardant de façon attendrie. Il les trouvait mignons et s'en voulait presque de devoir les déranger. Mais on lui en avait donné l'ordre. Alors d'un pas traînant, il se dirigea vers le lit et posa sa main sur l'épaule d'Aphrodite.
L'homme toujours endormi bougea doucement resserrant son étreinte sur son compagnon. Camus sourit en voyant son frère d'armes protéger ainsi son amant, même pendant son sommeil.
- Aphro' ! réveille-toi, murmura Camus. Shion veut te voir.
En entendant cette voix sortie de nulle part, les deux autres se relevèrent en sursaut et leurs yeux se braquèrent sur lui.
Ils s'attendaient à tout sauf à ça. Le Verseau était penché au-dessus d'eux, souriant.
- Que fais-tu là ? gronda la voix d'Ikki en mettant un bras protecteur devant son amant.
- Je viens de te le dire, Shion m'envoie, il veut voir Aphrodite. Il posa un genou à terre pour être à leur hauteur. Ikki je ne suis pas ton ennemi. Je… pardon je n'aurais pas dû m'amuser ainsi l'autre fois avec Aphrodite ni te faire des remontrances. J'aimerais que tu me pardonnes.
- Oh, oh ! Shion t'as fait la morale, rigola alors le douzième gardien.
- Oui et je lui ai promis de ne plus faire d'enfantillages, confirma Camus.
- C'était bien ? continua Aphro'.
- Arrête ! ordonna Ikki à son petit ami qui sous-entendait des choses dont il n'avait pas besoin de connaître la réponse. Camus ! c'est bon, je te pardonne et te promets qu'Aphrodite ne fera plus l'enfant non plus, sinon c'est moi qui lui ferai la morale, précisa-t-il en jetant un regard noir à son compagnon de lit.
Là, il vit les deux trentenaires échanger un regard et un sourire pleins de sous-entendus, prouvant que la nuit de Camus avait dû être merveilleuse.
- Pervers ! fut le seul mot qu'il trouva à dire, un rictus de dégoût sur les lèvres tout en détournant le regard.
- Tu as raison, ils le sont ! On le devient à notre âge, faut leur pardonner, s'exprima alors une voix dans l'ombre.
Les trois hommes dans la chambre sursautèrent en entendant cette voix venant du couloir. Effectivement, une autre personne avait pénétré la douzième maison. Il avait suivi les bruits et s'était adossé au mur à côté de la porte menant à la chambre pour ne pas gêner la discussion dont il avait entendu les derniers mots. C'est à ce moment-là qu'il avait décidé de s'annoncer.
- Méthos ? s'exclama Camus interloqué.
- Oui, répondit ce dernier. En revenant du déjeuner, j'ai croisé Shion. Je lui ai demandé où tu étais et il m'a dit que tu venais avertir Aphrodite qu'il désirait le voir. Je lui ai demandé de retarder l'entretien et il a accepté. Aphrodite, en tant que médecin je te demande de te reposer et de ne pas aller voir Shion avant onze heures quarante-cinq dans son bureau. Tu ne commences qu'à midi et Shion est d'accord avec ça, expliqua Méthos.
- Très bien merci, répondit le douzième gardien.
- J'insiste bien sur le fait de te reposer et de dormir. Tu as aussi entendu Ikki ?
- Oui, soufflèrent les deux amants résignés.
- Et sans vous, c'est ce qu'on ferait, rajouta Ikki.
- Tu n'as pas tort, sourit Méthos. Camus ! On s'en va. Bonne nuit.
Méthos et Camus repartirent en rigolant pendant que le couple se rendormit bien vite après un baiser.
