Note : Bonjour à tous ! Cette histoire est ma première histoire. J'espère que ça vous plaira et n'hésitez pas à me donner vos avis et à faire des remarques !

Cette histoire appartient à une trilogie. Le premier tome est fini, donc je n'aurais pas de problème pour le poster. Les tomes suivants en revanche ne sont pas encore écrits, et je ne sais pas quand ils seront postés.

Le tome 1 fait 33 chapitres, pour environ 80 000 mots. Chaque chapitre fait donc entre 1500 et 3000 mots, et je posterais une fois par semaine, tous les dimanches.

Avertissements : Mention de tortures, de meurtres ainsi que de couples gays. Rien de très explicite donc le rating est T

Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, mais les OC et le monde de Caum-Ilu sont à moi !

Bonne lecture !

LE DON DES QUENDI

Tome 1 : Les Quendi

Chapitre 1 : Situation

2 juillet 1996

Le 4 Privet Drive, à Little Whinging, était un pavillon banal et ordinaire. En apparence, rien ne le différenciait des autres pavillons banals et ordinaires de Privet Drive : le même portillon, le même jardin à l'herbe jaunie, les mêmes volets, dont seule la couleur changeait, passant du bleu au numéro 6, au vert au numéro 3 et au marron quelconque au numéro 4.

Et peut-être justement était-ce cette banalité excessive qui faisait sortir le 4 Privet Drive du lot des pavillons de la rue. Chaque famille avait essayé de se mettre en avant, de faire de leur maison la plus belle de la rue. La famille Chambers du numéro 5 avait planté de magnifiques fleurs, qu'ils arrosaient la nuit en dépit de l'interdiction de gâcher l'eau, due à la sécheresse qui sévissait en Angleterre en ce début d'été caniculaire, la famille Matthews du numéro 6 avait peint en bleu toutes ses fenêtres et ses portes…

Mais le 4 Privet Drive, lui était tout à fait banal, bien plus banal que les autres pavillons banals de cette rue. Et c'est cela qui démarquait cette maison des autres.

Dans ce pavillon banal et ordinaire, vivait une famille banale et ordinaire. Si on avait demandé à n'importe quel adulte à Little Whinging qui habitait là, voici à peu de choses près ce qu'il aurait répondu :

« Au 4 Privet Drive ? C'est la famille Dursley, une famille très respectable. Vernon Dursley est un homme important, directeur d'une grande entreprise. Pétunia est une femme au foyer accomplie et une merveilleuse ménagère, elle fait de fabuleux diners et a très bien élevé leur fils, Dudley, qui va au Collège Smelting. C'est un collège très côté, et il fait partie des meilleurs élèves. En plus, c'est un bon garçon, il a beaucoup d'amis dans le quartier. »

Certains auraient aussi pensé à faire une petite remarque désobligeante sur le neveu des Dursley, dont personne ne se rappelait le nom, un bon à rien que les Dursley avaient accueillis à la mort de ses parents –quelle générosité, quel dévouement de la part de cette famille modèle… Mais très peu auraient pensé à lui.

Peu d'entre eux auraient pensé un seul mot de ce qu'ils auraient dit, mais ils l'auraient quand même dit parce que les Dursley avaient une certaine influence dans le quartier, et que personne ne voulait de problème avec eux. Pétunia Dursley et ses ragots était très dangereuse pour leur réputation, et Vernon, lui, avec son poste de PDG, était dangereux pour leur emploi.

La réalité était en fait bien loin de cette description.

En vérité, Vernon Dursley était un homme obèse avec une grosse moustache et aucun cou. Sa « grande entreprise », la Grunnings, était une minable entreprise de perceuses sur le point de faire faillite. Pour réussir à donner le change face à leurs voisins en achetant la dernière voiture à la mode ou en se payant des vacances aux Caraïbes, Vernon Dursley avait dû contracter d'énormes dettes et traîner avec des gens peu recommandables. Sans compter que les pots-de-vin coûtaient chers, que ce soit ceux pour le collège de son fils, ou ceux pour la mairie, pour qu'ils évitent de mettre le nez dans les affaires louches de la Grunnings Compagny.

Pétunia Dursley, quant à elle, contrairement à son mari, était très maigre et possédait un cou immense, d'où le surnom de « La Girafe » qui la suivait depuis l'enfance. Ce surnom, associé à d'autres choses, l'avait rendue amère et prompte aux messes basses. Ainsi Pétunia Dursley née Evans était-elle meilleure commère que ménagère. D'ailleurs elle n'était pas du tout une bonne ménagère. Elle ne faisait jamais le ménage elle-même, préférant payer une femme de ménage qui venait le matin très tôt, pour que personne ne la voie. En été, quand il était là, c'était l'esclave… Hum, le neveu de Pétunia qui faisait le ménage. En revanche, s'il y avait bien un don que l'on ne pouvait nier à cette femme, c'était son don pour la cuisine. Pétunia faisait des repas et des gâteaux dignes d'un hôtel cinq étoiles. En fait, dans sa jeunesse, elle avait rêvé d'ouvrir son propre restaurant, mais Vernon, très vieux jeu et macho, avait refusé que sa femme travaille alors elle avait abandonné cette idée. Ce qui n'avait pas contribué à la rendre plus douce.

Enfin, Dudley Dursley était un gros garçon trop gâté, qui ressemblait physiquement à son père. C'était une brute qui aimait martyriser les plus jeunes et la seule raison pour laquelle il était encore admis à Smelting était les généreux dons que faisait son père au Collège et à son Conseil d'administration. Durant l'été, avec sa bande d'amis, il passait son temps à boire, fumer, racketter et frapper les autres adolescents et les enfants.

La famille Dursley n'était donc pas une famille respectable. C'était une famille vivant au-dessus de ses moyens, criblée de dettes et dont la respectabilité allait bientôt disparaître, quand Dudley se ferait définitivement renvoyer du Collège Smelting ou quand la Grunnings Company fermerait ses portes. Une famille remplie de personnes arrogantes, bornées, égoïstes et cruelles, qui, bientôt, recevrait ce qu'elle méritait.

Mais dans ce portrait de famille, il manquait une personne. Dans cette famille banale, ordinaire et mauvaise vivait une quatrième personne. Un dernier membre qui, lui, n'était ni banal, ni ordinaire. Il était même extraordinaire. Bien sûr, à première vue, Harry Potter, le neveu de Pétunia Dursley, n'avait rien de particulier. Il était petit, maigre, avec des cheveux noirs en pétard et d'horribles lunettes. La seule chose remarquable chez lui était ses grands yeux vert émeraude, mais ils étaient cachés derrière ses lunettes épaisses.

Mais Harry Potter était bien quelqu'un d'extraordinaire, car il était un Sorcier. Et pas n'importe quel Sorcier ! Non, il était le « Survivant », celui qui avait réussi à vaincre, quatorze ans plus tôt, le mage noir Voldemort, alors qu'il n'était qu'un bébé ! Et maintenant que Voldemort était de retour, tous les Sorciers s'attendaient à ce qu'il combatte encore l'assassin de ses parents, et à ce qu'il le tue, définitivement cette fois.

Bien sûr, personne n'avait pensé à demander son avis à Harry…

Mais pour l'instant, Harry n'était pas face à Voldemort, ni même dans le monde sorcier. Pour l'instant, il était dans le monde moldu, chez les Dursley, sa famille qui le détestait, dans la plus petite chambre du 4 Privet Drive, sur un matelas défoncé et miteux, sur lequel il dormait. Sur lequel, en fait, il cauchemardait.

D'ici quelques heures, il serait réveillé par sa tante, qui lui ordonnerait de faire toutes les tâches ménagères, à commencer par le petit-déjeuner auquel il aurait à peine droit de toucher, double portion pour Vernon et triple portion pour Dudley.

Toujours est-il qu'à ce moment-là, le garçon cauchemardait. Toutes les nuits depuis deux semaines, depuis la mort de sa dernière famille, il faisait le même cauchemar, et ce soir-là ne faisait pas exception. Dans ce rêve, Harry revoyait la mort de son parrain, Sirius Black. Sirius avait été tué en protégeant Harry. Ce dernier avait eu une vision où Sirius était torturé par Voldemort. Il s'était précipité au Ministère de la Magie pour le sauver mais cela s'était avéré être un piège. Sirius avait finalement été le sauveur mais il y avait laissé la vie. Sa propre cousine, Bellatrix Lestrange née Black, l'avait tué en l'envoyant à travers le Voile de la Mort, un artefact très puissant. Cela faisait maintenant deux semaines et Harry avait à peine commencé à faire son deuil. Il ne pouvait pas laisser partir Sirius car trop d'ombres régnaient sur les circonstances de sa mort, trop de mensonges, de secrets et de non-dits révélés trop tard.

Harry refusait de repenser à ce qui c'était passé au Ministère, sa culpabilité était trop forte, mais il ne pouvait empêcher les rêves de l'assaillir. Les cauchemars se déroulaient toujours de la même façon.

Tout d'abord, il revoyait la scène : les jets de lumière causés par les sorts, les membres de l'Ordre et ses amis combattant, l'air moqueur de Sirius face à sa cousine, qui était devenu stupéfait lorsque le sort l'avait touché, le léger tremblement du Viole quand Sirius l'avait traversé. Il revoyait tout, dans les moindres détails, jusqu'à la mort de Sirius.

Après, il ne lui restait que des sons et de vagues sensations, comme si sa vue avait été bouchée par un voile noir et rouge. Le noir de la haine et le rouge de la colère. Il se souvenait d'avoir crié, d'avoir couru après Bellatrix, Bellatrix qui riait, le hall du Ministère qui explosait lors du combat entre Voldemort et Dumbledore, la douleur de sa cicatrice quand le mage noir l'avait possédé, les cris hystériques des journalistes qui l'avaient harcelé…

Et surtout, il se souvenait de la voix de Sibylle Trelawney, déclamant la prophétie.

La Prophétie. La cause de tout ce qui était arrivé à Harry depuis sa naissance : la mort de ses parents, la mort de Cédric, celle de Sirius, tous ses affrontements avec Voldemort. La Prophétie. Un lourd fardeau et de grandes responsabilités. Trop grandes pour un enfant de seize ans…

Les cauchemars d'Harry étaient souvent peuplés de cette voix caverneuse qui déclamait les quelques vers qui avaient permis de changer le déroulement de la guerre, mais causant en même temps, sans que quiconque y prête attention, trop centrés sur eux-mêmes et leur petit confort, la fin de l'innocence et de l'enfance d'un jeune héros.