*sort timidement la tête de sa grotte*

*regarde sur sa droite*

*regarde sur sa gauche*

*vous regarde avec des grands yeux brillants de culpabilité*

DÉSOLÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !

Et oui, ça fait longtemps...

J'ai eu beaucoup de mal cette année.. et je me suis également lancé dans des projets personnels qui me tenaient à cœur et qui se sont casser un peu la figure pour certains. Mais certains se sont réalisés dont mon appart !

Bon, je m'en suis plein la figure dernièrement aussi mais j'ai décidé d'écrire pour me réconforter un peu et pas craquer nerveusement, hahahaha !

De ce fait, je me permets de vous proposer un chapitre plus long et plusieurs choses s'y passent !

Est-ce qu'Ussop essaye de résister ou tombet-il peu à peu dans les griffes de notre marine qu'on adore détester ? Qui refait surface ? Et surtout, êtes vous toujours intéressé ?

Je vous laisse lire pour répondre à ces questions.

Et pour tous nouveaux lecteurs, merci de lire la préquel qui s'intitule Une explosion mène au désastre !

Et petit rappel des tailles et âges de tout ce beau monde :

Usopp : 1 m 76 cm, 21 ans

Nobuo : 2 m 18 cm, 20 ans

Nirvane : 1 m 97 cm, 52 ans

Lokias : 1 m 58 cm, 28 ans

Perline : 1 m 60 cm, 24 ans

Sengoku : 2 m 78 cm, 79 ans

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Le brun ramena immédiatement sa main à lui, comme si un feu intense l'avait saisit. Pourtant, ce n'était pas sa main qui brûlait mais ses joues. Celles-ci étaient devenues pourpres.

Le noiraud aurait aimé taquiner le frisé sur son teint mais il était toujours stupéfait de son geste. Toutefois en voyant son louveteau tenter de regarder ailleurs pour se calmer, il reprit une expression calme et un sourire aussi doux que du miel et aussi immense que l'amour qui l'animait, étira ses lèvres.

Cela ne fit qu'accentuer le rougissement de son compagnon qui ne pouvait empêcher son regard de revenir sur le marine, attendant une réaction, peu importe laquelle, de sa part. Il sentait son cœur tambouriner à ses oreilles.

Pourtant, il sentit tout son corps s'enflammer quand le noiraud lui prit la main et qu'il y déposa un doux baisser. Il entendit ses oreilles vombrir.

Il n'avait pas pu s'en empêcher. La main si douce, qu'il avait senti dans ses cheveux, était parti comme une voleuse. Il se devait de la remercier convenablement et un baise-main était parfait. Il poussa même le vise à déclamer d'une voix suave :

« Merci de ta gentillesse, Usopp-chan. Tu ne pouvais pas me faire plus belle preuve de ta présence. »

Puis, il lâcha la main qui retomba mollement vers le jeune pirate rouge comme une pivoine à qui il continua de sourire et entreprit de s'occuper du panier qu'il commença tranquillement à vider.

Comme tout pique-nique qui se respectait, il y avait des petits sandwiches coupés en triangles, diversifiés dans leurs garnitures et dans leurs couleurs alignés dans une longue boite blanche orné d'un nœud doré. Deux salades étaient également présentes dans deux boites noirs aux motifs fleuris rouges. Des couverts ainsi que des baguettes étaient camouflées dans des serviettes de tissus bleues nouées par des ficelles blanches, leur laissant le choix des couverts qu'ils préféraient. Deux petites gourdes d'eau se cachait au fond du panier, calé sur un bord en osier pour ne pas inonder le reste. Puis, il y avait un thermos de petite taille, contenant assez de liquide chaude pour les deux tasses empilées et couvertes de papier bulle que le marine eut la surprise de trouver au prés de deux boules d'aluminium contenant en réalité deux onigiris fourrés au thon selon l'odorat de l'explorateur. Il trouva, pour finir, deux clémentines qu'il fut sûr avoir été mise là pour lui rappeler de faire le plein de vitamines.

Celui-ci avait posé ce qu'il trouvait au fur et à mesure de ses découvertes, s'émerveillant à la fois du coté pratique du pique-nique et des attentions que les cuisiniers avaient mis en place pour en faire un pique-nique d'intérieur simple et raffiné à la fois. D'ailleurs, il gloussa un peu en trouvant une petite boîte contenant cinq ou six morceaux de sucre. Ils avaient vraiment pensé à tout. Il examina une dernière fois le panier afin de ne pas oublier quelques condiment ou accessoire camouflé par la pénombre de la boîte. Il avait l'impression de déterrer un trésor.

Le frisé resta un moment, aussi rouge qu'une tomate, le cœur résonnant à l'intérieur de sa tête et le corps sur le point de se consumer. Il n'arrivait pas assimiler toutes les informations, elles se mélangeaient entre elles. Le noiraud avait remercié sa main et embrassé sa gentillesse. Ou était-ce l'inverse, il n'arrivait plus à former des pensées cohérentes entre elles. Il crut défaillir tellement la pression était grande. Mais une petite voix essayait de se frayer un chemin dans le chaos qu'était sa tête et essayait de le résonner et de lui faire prendre conscience que ce n'était pas le moment pour de telles effusions. Il était avec quelqu'un en pleine convalescence, s'il cédait et qu'il arrivait quoique soit de malencontreux au blessé, il ne se le pardonnerait pas. Même si c'était son bourreau.

Plus les secondes avancèrent et plus cette petite voix se fit plus forte, devenant presque un cri et plus la voix devenait forte, plus la pression diminua, récréant une cohésion entre les pensées malgré la gène que cela créa.

Toutefois, sentant la gène prendre le pas, il décida de focaliser son esprit sur autre chose. Sinon il ne s'en sortirai pas. Il fut étonné de voir la nappe, qui était vierge de tout nourriture quelques minutes plus tôt, débordait de boites et d'assiettes remplit de mets appétissants. Tout avait été partagé en deux parts égales devant chacun d'entre eux. Il y avait autant de petits sandwichs dans une assiette que dans l'autre, un peu de salade, un onigiri et une clémentine posé à coté de l'assiette.

Le noiraud venait d'installer le dernier sandwich dans l'assiette de son louveteau quand il sentit celui-ci revenir sur la terre ferme. Intérieurement, il avait beaucoup ri de bouleverser autant son compagnon. Le voir prendre des couleurs aussi facilement était adorable. Il sourit quand le frisé se tourna vers lui avec de l'étonnement dans les yeux et une question silencieuse.

« Nous devrions attaquer sans tarder et faire honneur à ce festin concocté pour nous seuls. »

Et cela sembla répondre à la dite question puisque la seconde d'après, Usopp commença à manger ce qu'il y avait dans son assiette avec appétit. Les petits sandwichs étaient juste un délice, le pain était moelleux, la garniture fraîche que ce soit le poulet, le bœuf ou le saumon. Les onigiris étaient savoureux et le thon fondait sous la langue. Les salades étaient croquantes et pleine de couleurs, offrant une explosion de saveurs et de fraîcheur sous les dents. Même l'eau était meilleur. Et que dire des clémentines, juteuses et bien sucrées.

Toutefois, l'atmosphère si détendit et légère rencontra un obstacle lorsque il vint le temps d'ouvrir le thermos. Ce ne pouvait pas être du café sinon un second thermos de thé aurait été mis pour le marine qui avait horreur du nectar amer.

Les deux hommes avaient échangé un regard entendu sur le fait que c'était forcement du thé, ça ne pouvait pas être autre chose. Pourtant, ils se mirent tout de suite à rire quand le noiraud ouvrit le bouchon et qu'une alléchante odeur de chocolat chaud s'en dégagea. C'était peu commun de finir un repas par cette boisson mais cette idée plut beaucoup aux deux jeunes hommes qui trouvèrent une atmosphère détendue et légèrement enfantine.

Le brun avait oublié son trouble tandis que le noiraud ne pensa plus à sa bouderie. Le frisé avait même tendu son verre joyeusement à son compagnon qui lui avait volontiers servi. Tout deux s'étaient régalés et avaient même ri ensemble.

Ils restèrent donc un quart d'heure, après avec tout remis dans le panier, assis sur leur coussins profitant tout simplement des rayons qui réchauffaient doucement leur peau et du silence léger qui régnait entre eux.

Puis le noiraud se leva doucement décidant pour eux deux qu'il serait plus confortable de revenir sur la banquette. Il offrit une main secourable au frisé pour l'aider à se relever. Celui-ci hésita une seconde, non par peur d'un piège mais par peur de demander un effort à son cadet qui ne lui était pas conseillé. Mais il finit par accepter, le gradé semblait si détendu et Usopp se sachant peu lourd, il attrapa la main tendu qui le tira aussi tôt et il se retrouva sur pieds.

Ils avancèrent de quelques pas et quittèrent les rayons chaleureux de la baies, laissant un petit frisson saisir les épaules halées. Le sniper regretta un peu de ne par rester au soleil, il y était si bien. Il savait que la banquette était agréable et confortable mais il avait l'impression de quitter une bulle chaleureuse et en dehors du monde réel. Il avait eut l'impression d'être avec un ami, plus que pendant n'importe quel moment un tant soit peu chaleureux qu'ils avaient partagé précédemment.

Il jeta un regard un peu terne à la baie mais continua son chemin. Enfin il ne fit qu'un pas, il rencontra un torse sur son chemin.

Nobuo était sur un petit nuage. S'il n'était pas sûr d'avoir les pieds solidement posés sur le sol, il aurait pu croire flotter dans la chambre. Toutefois, son nuage perdit un peu de sa légèreté quand il entendit un soupir derrière lui. C'était à peu audible, le brun lui-même n'avait pas dû s'entendre soupirer. Il se retourna d'un simple mouvement de hanche et fronça les sourcils en voyant les yeux si rieurs de son loup quitter à regret leur coin pique-nique. Cela l'attrista un peu. Il n'aurait pas dû proposer de quitter leur cocon, il avait briser cette ambiance si douce entre eux. Il ne fit rien pour arrêter le plus petit quand celui-ci le percuta. D'ailleurs, il se félicita de rester solidement ancré dans le sol. Il observa avec attention le visage qui se leva vers lui. De l'incompréhension se lisait dans les iris. Et il était sûr que les siennes devaient exprimer la même chose.

« Est-ce que tout va bien, Usopp-chan ? »

La question prit le concerné un peu au dépourvu. Que pouvait-il répondre, qu'il voulait rester dans la lumière et ne penser qu'à la douce chaleur sur sa peau et dans son cœur qui le faisait se sentir léger et vivant. Que cela lui faisait du bien, qu'il avait la sensation que le soleil pensait peu à peu ses plaies et qu'il n'avait plus l'impression d'être fissuré de toutes parts. Cela risquait de ruiner l'atmosphère douce et légère qui planait dans la pièce et entre eux. Au lieu de cela, il déclara du voix un peu coupable :

« Oui, tout va bien ! C'est juste que j'aurai aimé profiter un peu plus du soleil. »

Les mots aussitôt sortis, le brun se traita d'imbécile. Dire cela revenait à dire que la chambre était lugubre et plongé dans le noir alors que la pièce rayonnait de lumière et de clarté. Toutefois, son regard toujours dans celui de son cadet, il put observer un petit froncement de sourcils qui disparut pour se transformer en deux grands yeux pétillants de malice et un éclatant sourire.

Le marine mit une seconde à comprendre ce qui se passait réellement. Le brun voulait tout simplement sortir. Il aurait dû s'en douter, il avait semblé si rayonnant la journée d'avant, sa silhouette baignant dans les rayons , il n'était pas sûr que revenir sur la couverture soit réellement confortable pour dessiner ou lire. C'est alors qu'une idée illumina son esprit. C'était risqué mais si il utilisait l'autre balcon de sa chambre, cela pouvait marcher.

Il offrit un grand sourire à son louveteau et le contourna en lui soufflant à la volée :

« Attend juste une seconde, je sais ce qui pourrait nous plaire à tout les deux. »

Il marcha d'un pas vif vers la la baie qu'il ouvrit avec la clé, qu'il avait pris dans sa table de nuit, il ne lui tenait plus rigueur à celle-là, et fit volte face pour se diriger vers le bar où il souleva la table et les chaises gentiment posées dessus pour les ramener sur le balcon où ils les disposa. Il revint ensuite dans la chambre où il déplaça le panier pour prendre la couverture qu'il installa d'un geste souple sur la table, faisant office de nappe. Il posa également les coussins sur les chaises, les rendant plus moelleux. Pour finir, il fit un dernier aller retour pour prendre le carnet de dessin, le livre qu'il avait repéré dans sa bibliothèque et la main du frisé qui se laissa mener bien volontiers.

Le frisé avait mis un peu de temps avant de comprendre ce que trafiquant le noiraud mais la surprise et un étrange sentiment de plaisir le saisir quand il le fit. Au fur et à mesure des allées et venues du plus jeune, il s'était avancé du balcon, très curieux de voir le résultat des efforts du jeune homme pour lui. Et le résultat fut ravissant ! Une atmosphère printanière se dégageait de ce petit lieu tout juste aménagé. Il ne se fit pas prier quand le noiraud revint le chercher pour l'y mener. Toutefois, arrivés sur le seuil de la petite terrasse, le plus grand lui lâcha la main.

Nobuo trépignait intérieurement. Son idée était lumineuse et pleine de poésie. Il pouvait clairement lui faire gagner des points dans l'esprit de son loup. Mais il ne voulait pas le brusquer comme la veille alors il lui lâcha la main à contre cœur. Il voulait lui laisser le choix. Il voulait qu'il vienne de lui-même dans ce cocon qu'il leur avait créer.

D'une certaine manière, il était heureux d'avoir deux petits balcons, enfin petits, ils étaient largement grand pour y installer une table et des chaises et avoir encore assez de place pour s'y déplacer avec aisance, et non un immense balcon unique où le brun ne serait qu'à quelques mètre de l'emplacement où lui-même n'avait pu se contrôler et avait effrayé de nouveau son invité. Mais les deux endroits étaient séparés et un vide de plusieurs mètres les séparaient et il espérait, suffisamment loin l'un de l'autre pour que le brun s'y sente bien sans repenser au fâcheux épisode.

Mais le brun n'y pensa pas, il ne fit attention qu'au soleil qui commençait à lécher sa peau de ses rayons pleins de lumière et de chaleur. Toutefois, il hésita, faire un pas sur ce balcon signifiait faire un pas vers le plus jeune et il trouvait qu'il en avait déjà fait beaucoup aujourd'hui.

Néanmoins, en jetant un regard à son compagnon, il vit le bandage et se dit qu'il n'y avait rien de mal a essayer de faire plaisir au marine qui devait être agacé d'être ainsi mis à l'écart de ses activités se mit donc en marche et offrit un sourire encourageant au noiraud qui l'avait regardé avec une pointe d'incertitude.

Celui-ci eut un immense sourire où ses dents brillaient dès qu'il le vit s'avancer. Il se précipita pour lui reculer son siège et l'avancer dès qu'il fut installé. Le brun le remercia chaleureusement et il alla s'asseoir à son tour en sautillant. Il avait réussi à refaire l'atmosphère du repas. D'ailleurs, il se releva dans un grand mouvement et s'engouffra de nouveau dans la chambre, il avait oublié quelque chose d'essentiel.

Usopp en fut surpris mais ne dit rien, se contentant de pencher la tête vers l'intérieur où il pu voir son compagnon accroupi en train de chercher il ne savait quoi. Celui-ci sembla trouvé ce qu'il voulait quand il se releva et se retourna avec quelque chose dans les mains. Le plus vieux eut un gloussement en voyant que le jeune homme tenait leurs bouteilles d'eau. Il était vrai que rester au soleil sans pouvoir s'hydrater était incommodant.

Il revint tranquillement se rasseoir, donnant par la même occasion sa bouteille au frisé qui souriait toujours.

Puis, tous deux se remirent à effectuer l'activité qu'ils avaient commencé dans la matinée. L'ambiance y était plus lumineuse et plus intimiste. Le noiraud se mit réellement à lire, savourant les rayons du soleil à son tour et de la présence toute entière de son pirate.

Le pirate, lui profitait pour commencé un nouveau dessin, plus à même de saisir les traits de son modèle. Son précédent dessin ne le satisfaisait pas finalement, trop dur dans les traits.

Ils restèrent ainsi toute l'après-midi et une bonne partie de la soirée, se contentant à la fin d'observer le ciel et le paysage qui se modifiait a fur et à mesure que les couleurs du ciel changeaient, délaissant leur activité respectives.

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Ils venaient de finir de manger. Enfin, manger était un bien grand mot. Ils avaient surtout grignoter, histoire de caler une dent. Plusieurs jours qu'ils farfouillaient en ville en quête d'indices où d'informations. Il était encore très tôt pour manger mais ils n'avaient pas fait de coupure au milieu de journée et leurs estomacs les avaient rappelé à l'ordre.

Il avait été compliqué de faire des grandes recherches en n'éveillant aucuns soupçons dans la petite ville. Ils ne savaient plus à qui se fier. Leur loueuse n'avait pas semblé surprise ni troublé de leur retour, comme si elle l'avait su avant eux qu'ils reviendraient. Franky l'avait regardé de travers tandis que Chopper avait ralenti le pas pour retourner dans leur chambre. Celle-ci n'avait pas changé depuis le jour de leur départ, entendant sagement qu'ils reviennent occuper l'espace. Le bleuet était rentré ranger ses affaires avec dépit et découragement tandis que le jeune homme à fourrure était rentré la tête baissé et les sourcils froncés. Il n'avaient plus ressenti ce sentiment de trahison depuis longtemps et ça faisait mal. C'est pour ça que lorsqu'ils se remirent de leurs émotions, ils se promirent de ne plus se fier à qui que soit en ville et de ne pas abandonner les recherches.

Quant aux filles, elles avaient vadrouillé un peu partout dans l'archipel à la recherche d'un blond courant après des mellorines et un marimo au sens de l'orientation douteux. Mais elles n'avaient encore rien trouvé. D'ailleurs, elles avaient été très surprises de ne pas entendre parler du moindre accrochage ou grabuge causé par ces deux-là. Mais bon, lors de leur séparation, ils les avaient laissé dans un état de profonde remise en question.

Toutefois, il aurait été plus facile de les retrouver si ils avaient été plus bruyants, comme ils l'étaient en général. Un vieil ermite aveugle leur avait bien dit avoir entendu deux hommes se disputer régulièrement derrière sa cabane pendant deux-trois jours et qu'ils étaient partis pendant la nuit. Mais cela s'était passé il y a un moment et il ne les avait pas entendu depuis, ils devaient être loin désormais. Autrement dit, si c'était bien eux, ils pouvaient être n'importe où.

Brook était bien retourné le voir pour savoir s'il n'avait pas oublié un détail ou quoique se soit qui aurait pu avoir son importance. Mais tout ce qu'il avait récupéré avait été un mal de tête après une soirée à s'enivrer avec le vieil homme qui s'était déridé à l'évocation de petites culottes et la promesse de revenir le voir de temps en temps. Nami l'avait foudroyé du regard en entendant le compte-rendu peu concluant mais n'avait rien dit, elle aussi était revenu bredouille.

Ils étaient tous à leurs pensées, mangeant machinalement ce qui était sur la table. Étrangement, ils ne s'étaient pas concertés pour se réunir, ils savaient que c'était dangereux.

Pourtant, les deux groupes avaient ressenti le besoin de se retrouver. Ils avaient besoin d'échanger sur les directions et aboutissement à leur début d'investigations. Ils ne pouvaient se fier qu'à leur groupe, ils se connaissaient. Même si c'était encore fragile, ils savaient qu'ils pouvaient compter les uns sur les autres, la complicité qui les avaient lié avant la coupure de deux ans commençait à revenir et s'installer doucement entre eux, comme une mère qui venait vous prendre dans ses bras mais pas trop fort pour ne pas vous faire mal. C'était doux.

Cette douceur leur permettait d'endurer la lourdeur de leur culpabilité par rapport au jeune métis. Parce qu'ils se sentaient tous coupables. Ils n'avaient pas trouvé grand chose pour retrouver la piste du frisé. Pourtant même sans indices, à forces d'hypothèses et de conjonctures, ils s'étaient tous mis d'accord que le sniper avait été emmené contre son gré bien qu'il ait laissé une lettre d'adieu. Ils étaient certains qu'une pression avait été mise en place contre lui. Ils ne savaient pas la nature des pressions. Peut-être était-ce eux qu'on l'avait menacé pour l'obliger à partir … Ils ne pouvaient que le supposer. Toutefois, tout ceci les avait conduit à une hypothèse plus cruelle. Si le sniper avait été fait prisonnier, cela avait été prévu à l'avance et avec minutie, la personne derrière tout ça était puissante et intelligente pour mettre tout ça en place et mettre la ville dans sa poche. Et ils n'avaient pas su voir tout ça. Spécialement les deux compagnons d'Usopp qui avaient navigué dans la petite ville portuaire tous les jours. Même les filles s'étaient laissées avoir par la gentillesse des habitants, se sentant à l'aise lors de leurs quelques excursions. Mais depuis leur retrouvailles, elles étaient méfiantes, se rendant compte que tous ces sourires sonnaient faux.

C'est pour cela qu'ils étaient si bien entre eux malgré le silence qui les survolaient. Ce qui les déprimaient était toutefois ce manque d'indices aussi bien pour la piste du sniper que des deux têtes brûlées. Ils étaient tous attablés, accablés sous le poids de l'abattement.

Et soudain, le plus petits d'entre eux se leva de son siège dans une expression de surprise et tapa du poing en criant joyeusement :

« Les cigarettes ! »

Tout le monde le regarda alors avec incompréhension. Enfin, tout le monde en dehors de la jeune femme aux yeux bleues qui ouvrit de grand yeux, venant de comprendre ce que voulait dire le jeune renne et pourquoi tant de joie, d'espoir ainsi qu'un peu de colère, sans doute envers lui pour ne pas avoir compris l'évidence qui les aiderait dans leur quête, résonnait dans ses mots.

Le petit médecin se traita intérieurement mille fois de crétin. Il aurait dû y penser plus tôt ! Surtout qu'en tant que médecin, c'était un détail qu'il pouvait pointer tout de suite. Toutefois, en voyant ses compagnons le regarder fixement, attendant la suite ou une explication, il se calma et commença à expliquer le fil de pensées qui l'avait poussé à s'exclamer ainsi.

Les deux zouaves étant calmes, c'était compliqué de les pister, surtout avec le sabreur qui avait autant le sens de l'orientation que Sanji avait le sens du platonique avec les demoiselles. Mais les deux avaient des travers, l'alcool pour l'un, ce qui avait semblé peu l'intéresser sur l'île puisque aucun tavernier n'avait semblé se rappeler avoir croisé un physique aussi atypique, un marimo avec des sabres, ça ne courrait pas les rues. Et puis, il y avait l'autre avec son travers pour les cigarettes qui, lui, n'avait fait que se consolider au vu des événements survenus quelques temps plus tôt sur le Sunny.

Il s'arrêta là, laissant aux autres le soin de trouver la fin de la réflexion afin qu'eux aussi puissent trouver l'évidence qui leur avait manqué ces derniers jours dans leurs recherches.

Robin, qui avait trouvé la première mais qui préférait garder le silence, resta fidèle au néant. Ce fut Nami qui s'exclama à son tour, suivit du musicien. Franky fut le dernier à trouver, non pas parce qu'il n'avait pas trouvé mais il se creusait surtout les méninges pour voir si il pouvait suivre le même cheminement de pensées pour son jeune compagnon de bricolage.

Mais ce ne fut pas le cas et il se concentra de nouveau sur les deux autres. Il était d'accord que les retrouver était aussi important que retrouver le sniper mais son cœur penchait un peu plus pour son petit frère qui avait vécu des moments traumatisants et qui avait dû se mettre dans une situation périlleuse qui s'était refermé sur lui. Alors que les deux autres étaient clairement capables de s'occuper d'eux et, il devait se l'avouer, était encore sujet de rancœur de sa part, ils étaient responsables d'une grande partie des malheurs du plus vulnérable. L'un s'était plutôt bien débrouillé pour se racheter mais l'autre était encore peu pardonnable au yeux du bleuet. Mais il revint aux mots de son ami à fourrure et finit par trouver lui aussi. Si le blond fumait autant que sur le navire alors il était forcement passé par un point de ventes de cigarettes et si ce n'était pas un de ceux de la villes, ceux-ci connaissaient forcement les endroits où d'autres point de ventes étaient situés. Après tout, ce n'était pas comme la nourriture, il ne devait pas y avoir beaucoup de différents fournisseurs.

Ils se mirent tous à sourire, ils tenaient une piste ! L'appétit revint et leur grignotage sur le pouce devint un repas, léger certes, mais baignant dans la joie et les échanges motivées sur la reprise de recherche et du rôle que chacun aurait à partir du lendemain. Pour l'heure, tous décidèrent de rester pour la soirée afin de profiter de ce nouvel élan en chanson.

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Et voilà ~

J'espère vous avoir donner faim avec mon petit pique-nique ! Parce que moi , oui en l'écrivant !

On retrouve notre petit sniper qui est la gentillesse même pour son plus grand malheur et notre plus grand bonheur !

Ou sadisme, appelez cela comme vous voulez, hehehehe !

Et notre petite troupe d'investigateur commence à utiliser leur cerveau et à retrouver leur lien !

Je rappelle que le rating R n'est pas là pour faire joli.

Et je suis désolée si des fautes d'orthographes se sont glissées dans le texte.

Je vais essayer de reprendre doucement le rythme et de vous fournir un chapitre tous les mois, dernier jeudi ou vendredi du mois.

Nda: Et encore désolé ! Je m'excuse de vous avoir laisser dans le flou sans donner de nouvelles et je tiens à remercier sincèrement tous ceux qui continueront de me lire malgré ma longue absence.