Bonjour ! Non, vous ne rêvez pas! Le voilà ! Vous avez dû le voir dans les derniers jours... J'ai repris sérieusement l'écriture et ça avance bien ! J'adore cette histoire, donc oui elle avance lentement car je suis super perfectionniste. Je fais un petit défi 14 jours actuellement pour essayer de m'améliorer niveau fréquence d'écriture et de publication et ça fonctionne bien pour l'instant. Vous pouvez y jeter un coup d'oeil, il est publié sur FFnet.
Merci ++ pour vos reviews et un merci particulier à Mylkaah qui est venu me botter les fesses sur le Discord : Potterfictions, à Emilie Narya pour les MP de soutien, toustes les lecteurices et auteurices de Potterfictions pour la motivation et Bonne fête à Amanda07 à qui j'avais promis le Chapitre 16 pour sa fête (oui, oui c'est aujourd'hui !) Et merci ++ à Writer8Hell pour la bêta de ce chapitre ! xxx
Bonne lecture, on se revoit en bas.
25 décembre 1998 – Le Terrier — Loutry Ste Chaspoule, Devon
— Nerveux ?
— Toi ?
— Terriblement, répondit Ron à son meilleur ami alors qu'il balançait quelques chaussettes dépareillées dans sa malle.
La tête encore embrouillée de la veille et l'estomac toujours lourd, ils faisaient leurs valises pour les prochains jours. Ron allait rencontrer les parents de Parvati pour la première fois, il ne tenait plus en place depuis leur réveil.
Harry n'était pas si nerveux à l'idée de passer Noël avec les parents de Hermione. Il était simplement anxieux de se retrouver seul avec elle. Il aurait dû conserver son plan initial, celui où il attendait leur arrivée à square Grimmaurd pour lui parler de ses sentiments.
Pourtant, le moment avait été parfait. Sur le coup. Ensuite, c'était devenu… compliqué ? Étrange ? Malaisant ?
Le petit-déjeuner de Noël fut des plus déconcertants. Tous ceux qui se trouvaient au Terrier au petit matin les observaient plus ou moins discrètement. À Poudlard, ils agissaient presque comme un couple au quotidien... quand ils étaient seuls… sans public.
Ici, ils n'étaient pas Harry et Hermione, les amants qui se retrouvent au beau milieu de la nuit pour oublier le passé. Harry et Hermione, ceux qui ont trouvé un confort inespéré dans les bras de l'autre.
Parce que oui, Harry avait effectivement longuement réfléchi à la situation. Il n'aurait pas mis en danger son amitié avec Hermione sans être convaincu de ses sentiments.
Toutefois, au Terrier, ils étaient Harry et Hermione, membre d'un trio étroitement soudé avec Ron. Ils faisaient littéralement partie de la famille, mais ils n'étaient pas un couple.
Il ignorait totalement comment agir avec Hermione en présence d'autrui.
Avoir le temps de digérer le changement ensemble aurait été un choix plus judicieux.
Juste eux deux.
Le Terrier et sa foule d'invités n'était pas l'endroit pour se découvrir et s'adapter. Il se doutait que Hermione était sur la même longueur d'onde que lui. Il pouvait sentir sa gêne à chaque fois que quelqu'un les voyait près l'un de l'autre. Du moins, il espérait qu'il s'agissait de l'explication à son attitude de ce matin.
— Harry ? Tu m'écoutes ?
— Désolé Ron, j'étais… hum… dans la lune, répondit-il.
— Je te disais juste d'être toi-même, chez Hermione, précisa Ron.
Ron, le fin connaisseur des relations humaines, faisait encore et toujours rire Harry, mais il ne le montra pas, se contentant d'acquiescer.
Harry plaça ses vêtements restants dans sa malle à côté des quelques plats que Molly avait tenu à ce qu'ils amènent à square Grimmaurd. Il n'allait pas s'en plaindre, mais il doutait que Kreattur apprécie le geste.
Ils entendirent le plancher grincer devant leur chambre sous le poids d'un arrivant.
— Vous êtes prêts ? demanda Hermione, passant la tête par l'embrasure de la porte.
Elle pénétra dans la chambre, voyant qu'ils étaient présentables.
S'affalant sur le lit de Ron comme elle l'avait toujours fait, elle aida Ron à trier ses bas. Certaines choses ne changeraient jamais et cette pensée rassura Harry grandement.
25 décembre 1998 —La maison des Granger, 8, Heathgate, Hampsteade Garden Suburb, Londres.
— Attends !
Harry pila net devant la porte du 8, Heathgate.
Hermione rit. Elle n'allait pas le lui avouer, mais elle était elle-même un peu nerveuse. Après tout, elle n'avait jamais présenté de garçons à ses parents ni même parlé de garçons avec eux.
— Allez, Harry ! Ils te connaissent déjà et ils t'apprécient vraiment, tu le sais bien.
— Comme l'ami de leur fille, oui !
Il tenta à nouveau de plaquer ses cheveux contre son crâne, sans succès. Son courage de Gryffondor semblait avoir pris la fuite.
— Là, c'est différent.
— Je sais, répondit-elle. Tout semble différent. Différent et étrange, approuva-t-elle, retirant les quelques flocons qui s'étaient déposés dans les cheveux de Harry.
Il hocha la tête, appuyant sa joue contre la main chaude de Hermione.
— Mais rien n'a changé, ce n'est que toi et moi. Tiens, imagine que tu les rencontres en tant que mon meilleur ami à nouveau. Ce n'est pas comme si nous allions nous sauter dessus devant eux non plus, suggéra-t-elle, prenant sa main dans la sienne.
— Hermione ! s'exclama Harry. Ne me mets pas des images…
Il ne put terminer sa phrase puisque la porte d'entrée du domicile des Granger venait de s'ouvrir sur Monsieur et Madame Granger.
— Hermione ! Harry ! Entrez vite, il fait si froid dehors, commenta Madame Granger, alors qu'elle leur cédait le passage.
Ils pénétrèrent alors dans un charmant espace donnant à la fois sur l'entrée, le salon et la salle à manger. Des livres recouvraient une large portion du mur derrière la télévision. Harry imaginait bien Hermione les avoir tous lus. De nombreux cadres représentaient la famille Granger lors de célébrations, de voyages ou simplement au quotidien.
Hermione eut l'impression de perdre l'énorme poids qui lui pesait sur les épaules. Revenir à la maison pour Noël. C'était si simple et merveilleux. Juste l'odeur de son domicile la fit sourire. Elle comprima doucement la main d'Harry dans la sienne. Ses parents se souvenaient d'elle et ils étaient en sécurité ensemble. Le reste importait peu finalement.
— Oh, fit Harry, sortant de sa torpeur. Nous vous avons amené ceci, ajouta-t-il.
Il offrit au père d'Hermione la bouteille de vin qu'ils avaient acheté avant de transplaner dans une ruelle non loin.
— C'est gentil à vous, fit Monsieur Granger, les débarrassant également de leurs manteaux.
— Montez vos valises et installez-vous, nous prendrons l'apéro quand vous serez prêts.
— Tous les deux ? questionna Hermione.
Elle n'avait pas voulu la poser à haute voix. Sous l'effet de la surprise, les paroles s'étaient sauvées de sa bouche.
Harry sentit que son visage prenait soudainement une profonde teinte cramoisie.
« Voilà qui commençait bien », pensa-t-il.
— Ne fais pas cette tête Hermione, répondit sa mère. Vous n'êtes plus des enfants, ajouta-t-elle, comme si cela réglait simplement la question.
« Après tout, elle avait raison, non ? Les Weasley avaient des coutumes plus traditionnelles, mais ils n'étaient plus au Terrier maintenant », pensa Hermione.
Pour éviter d'étirer cette scène embarrassante. Harry attrapa leurs deux valises et commença à rapidement gravir les escaliers, Hermione sur les talons.
— La deuxième à droite, indiqua-t-elle.
Ils entrèrent dans la chambre de son enfance. Étrangement, elle avait l'impression de briser un million d'interdit en entrant ici avec Harry.
— Tes parents te font confiance, commenta Harry.
Observant la pièce autour de lui, il eut l'impression de rencontrer son amie pour la seconde fois, comme en première année. Ils se trouvaient dans une jolie chambre dans les tons de lilas, meublée d'une grande bibliothèque et d'un pupitre bien rangé. Un grand lit recouvert d'un édredon fleuri trônait au centre de la pièce. Une chambre de jeune fille, tout ce qu'il y avait de plus classique.
Une pièce si innocente qu'il se sentit de trop à nouveau. Vivement que cette impression passe.
— Harry, cesse de t'inquiéter, dit-elle.
Elle voyait bien sûr à son visage qu'il n'en menait pas large.
— Nous allons passer un bon moment avec mes parents et demain, direction chez toi, ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Allez, descendons avant que tu ne deviennes encore plus rouge que plus tôt.
Le dîner fut exquis. Madame Granger avait préparé un succulent repas traditionnel de Noël. Harry réalisa qu'il s'agissait probablement de son premier Noël moldu normal. Il chassa cette pensée déprimante. Visiblement, ses émotions étaient dans tous les sens.
Ils passèrent ensuite au salon pour ouvrir les cadeaux et prendre un digestif. L'ambiance était très différente de celle du Terrier, mais Harry accueillit avec bonheur cette atmosphère familiale, calme et reposante. Puis, ils montèrent se coucher. L'étrangeté de la situation demeura et ils se contentèrent de s'endormir sans trop discuter.
25 décembre 1998 – 12, square Grimmaurd, Londres
Le sol trembla sous leurs pieds, le 12, square Grimmaurd apparut au milieu des maisons moldus du quartier. Prudemment, ils entrèrent dans la demeure. Ils attendirent un moment, mais aucune protection ne sembla vouloir se manifester.
N'en pouvant plus de se retenir et désirant confirmer qu'il n'avait pas tué leur complicité en proposant d'officialiser leur couple, Harry souleva Hermione à même la table d'entrée, s'immisçant entre ses jambes avant de se saisir possessivement de ses lèvres. Après un hoquet de surprise, elle répondit avec fougue, passant ses mains dans ses cheveux, enroulant ses jambes autour de lui.
Il allait laisser ses mains se balader sous son chandail de laine quand il entendit un petit toussotement.
Ils s'immobilisèrent, se retournant pour croiser les grands yeux globuleux de l'elfe de maison de la famille Black, Kreattur. La vue du petit elfe calma leur ardeur. Bien que celui-ci ait enfin accepté Harry, il ne sembla pas apprécier la démonstration d'affection avec Hermione pour autant.
En début de soirée, alors que Hermione jouait du piano et que Harry dégustait un whisky Pur Feu, le feu crépita dans l'âtre, signe que quelqu'un tentait de les rejoindre. La tête de Percy apparut au travers des flammes.
— Hermione est-elle là ? demanda-t-il à Harry.
— Je suis là Percy ! As-tu de bonnes nouvelles pour nous ?
— J'ai des nouvelles, mais pas nécessairement des bonnes.
Harry dévisagea Hermione.
— Je lui ai envoyé un hibou au sujet de la cheminée, clarifia-t-elle.
— Quand cela ?
Elle ne lui répondit pas, ramenant son attention vers Percy qui semblait consulter des documents devant lui.
— Premièrement, commença-t-il d'un ton professionnel qui ne manquait jamais d'être la cible de moqueries de la part de ses frères. J'ai vérifié les registres pour la cheminée numéro 12137.
Harry roula des yeux. « Pourquoi ne pas dire votre cheminée ? » pensa-t-il.
— Elle n'est pas connectée au réseau des cheminées actuellement. La paperasse au sujet de la déconnexion est également absente. Il m'est donc impossible de savoir si c'est l'ordre ou la famille Black qui avait procédé à la modification. Il n'y a aucun historique sur son utilisation en général, ce qui est tout aussi anormal.
— Pourtant nous l'utilisions pour communiquer, commenta Harry.
— Je me suis fait le même commentaire, Harry. C'est là que ça devient encore plus étrange. J'ai fait faire les rectifications nécessaires par le Département des transports magiques, mais je n'étais pas capable de communiquer avec vous de mon bureau pour autant.
Hermione affichait déjà l'air qu'elle adoptait quand un problème se posait à elle.
— J'ai tenté plusieurs cheminées du Ministère sans résultat. Puis, de la maison, je vous joins sans embûches. Je vais venir si vous le permettez ? Je dois regarder si la cheminée elle-même a été compromise. Les employés de la Régie autonome des transports par cheminée m'ont informé que les délais actuels sont d'un mois pour qu'ils passent vous voir, mais ils étaient d'accord pour que je gère le dossier.
Sur ce, Percy disparut. Quelques minutes passèrent. Harry et Hermione finirent par s'installer confortablement sur le divan du salon. Percy avait dû avoir un empêchement finalement.
Le feu crépita de nouveau.
— Bon, il y a vraiment un problème. Je ne peux pas venir par la cheminée, seule la communication semble fonctionner, décréta Percy, comme s'il s'agissait d'une affaire de la plus haute importance.
— Donc cette cheminée a réellement un problème, conclut Hermione.
Elle s'en approcha, suivant des doigts les rebords du manteau. Elle sentit alors une longue crevasse dans le bois sombre.
— Harry, aide-moi.
Il sentit à son tour l'étrange travail de menuiserie. Ensemble, ils soulevèrent la planche principale. Sous leurs yeux apparut une longue série de traits gravés à même la structure de la cheminée.
— Des runes, dit Hermione à Percy. Il y a un nombre impressionnant de runes cachées dans le manteau de la cheminée.
Elle observa de plus près. Harry lui laissa la place puisqu'il n'avait jamais apprécié cette matière.
— Des runes, des hiéroglyphes et de la numérologie, je pense.
— Tu crois ? demanda Percy, surpris.
— Il y a une section dont j'ignore le dialecte d'origine, ajouta-t-elle.
Un silence s'installa et, le visage scintillant, Percy sembla réfléchir douloureusement.
— Éloignez-vous de la cheminée ! déclara-t-il solennellement. C'est probablement de la magie noire si tu ignores les symboles, Hermione. Je peux transplaner sur le porche, Harry ? questionna-t-il.
— Bien sûr.
Dans l'âtre, le feu mourut sur le champ.
— Il sait que nous avons souvent été en contact avec la magie noire dans les dernières années ? dit Harry, blasé que le problème de la cheminée ne soit pas simple.
— Soit gentil Harry, il essaie simplement de nous aider. Tu sais comment il est.
Il sortit du salon pour aller accueillir Percy à l'entrée. Étant un membre de l'Ordre, il était facile pour lui d'arriver ici. Ce qui n'était pas le cas de tous leurs amis.
« Tu parles ? commenta son subconscient. Tu vas inviter des Serpentard ici. »
— Salut, Hermione est au…,
Il ne put terminer sa phrase que déjà Percy se trouvait à côté de Hermione à observer leur trouvaille.
Ils parlaient tous les deux à toute vitesse. Harry n'en saisit que très peu. Il capta : magie noire, illégale, compliquée et danger.
— Danger ? les interrompit-il.
— J'en doute, dit Hermione. Dumbledore devait savoir que cette cheminée était ainsi.
— Cela aurait du sens, commenta Percy. Il n'aurait pas laissé un accès du Ministère à cet endroit après tout. Mais regarde les marques, elles n'ont pas toutes été gravées au même moment...
— Celles-ci semblent très vieilles, pointa Hermione.
— Tu as raison, Hermione, cette cheminée a été modifiée il y a de nombreuses années, peut-être même quelques décennies
— C'est la maison des Black, êtes-vous réellement surpris ? dit Harry, s'affalant dans le divan à nouveau.
Il réfléchissait à une autre solution pour inviter ses amis sans enlever toutes les protections sur sa maison.
— Bon, je suis désolé, Harry, mais tout cela dépasse largement mes compétences, déclara finalement Percy. Je vais en parler avec Bill, mais je pense que je vais devoir monter une équipe pour venir rendre ta cheminée légale. Donc, pour l'instant, vu qu'elle se trouve dans l'illégalité n'ayant pas de registre à elle au Ministère, je vous déconseille d'essayer de l'utiliser.
— Parfait, dit Hermione.
— Donc, j'imagine que ça ne sera pas réglé dans les prochains jours ? s'enquit Harry.
— Effectivement Harry, conclut Percy qui semblait trouver sa question complètement farfelue.
— Je ne suis pas à l'aise à l'idée d'inviter n'importe qui, même du Ministère, dans ta maison Harry, tu comprends ? Et je n'ai jamais vu cette magie, je ne suis pas certain que le Ministère soit au courant de ce type de pratique, ajouta-t-il.
Bien sûr qu'il comprenait. Il lui répondit avec une expression de gratitude. Il ne voulait pas paraître ingrat après tout, ce n'était pas le problème de Percy si Harry essayait d'organiser une soirée dans sa maison hautement sécurisée.
— Je vais rentrer à la maison, dit Percy, je t'envoie une lettre à Poudlard dès que j'ai plus d'informations.
— Merci beaucoup de ta précieuse aide, le remercia Hermione, le raccompagnant vers la sortie.
Harry entendit le cliquetis de la porte d'entrée et les pas de Hermione revenir vers lui.
Elle retourna observer la cheminée avec un livre de runes qui se trouvait dans l'étagère du salon.
— Voilà qui était complètement inutile, finit-il par dire.
— Tu veux rire ? Percy parle tellement qu'il m'a donné un million de pistes à analyser pour régler notre problème.
Se tournant vers lui, elle avait cette lueur de défi dans le regard.
— Tu l'as entendu, Hermione, c'est illégal de modifier une cheminée du réseau.
— Et toi ? Tu as raté le bout où ta cheminée est complètement cachée du Ministère ? Je suis certaine que je peux la réparer. Des runes, des hiéroglyphes, de la numérologie, je connais tout cela !
— De la magie noire ? fit-il remarquer, haussant un sourcil.
Elle lui signifia d'un haussement d'épaules que ce n'était pas un problème pour elle.
— Nous avons peut-être des livres de magie noire là-haut, non ?
Harry lui sourit finalement. Il aimait la voir ainsi. Motivée, surprenante, vivante.
Se levant, il l'attira contre lui.
— Demain ? proposa-t-il, trouvant la peau chaude de son cou avec ses lèvres. Demain, tu pourras jouer à la mauvaise fille avec tes livres de magie noire. Mais, ce soir, tu seras la mienne.
Il y allait peut-être un peu fort, mais il devait briser cette atmosphère qui régnait entre eux depuis la veille.
Il lui vola le bouquin des mains, prenant soin de le déposer doucement plus loin. Détruire un livre ne lui ferait pas gagner de points auprès de Hermione.
— Tu sais bien que je suis toujours une bonne fille, murmura-t-elle à l'oreille d'Harry.
— À d'autres, Miss Granger, répondit-il, plongeant son regard dans le sien.
Il y rencontra cette étincelle joueuse qu'il aimait tant chez elle.
S'emparant de ses lèvres, il se délecta de ce petit goût de tarte aux pommes, relique du dessert de ce soir.
— Oh, s'exclama-t-elle.
Harry venait de les basculer au sol. Sa bouche dessinait déjà un trajet le long de sa clavicule. Il détachait sa blouse de son autre main, révélant sa poitrine libre sous le fin tissu.
Hermione poussa un soupir d'aise alors que les lèvres du jeune homme caressaient le galbe de son sein, descendant toujours plus bas.
— Pas ici Harry, dit-elle pointant la cheminée.
— Qui s'en soucie ? Tous ceux qui pourraient communiquer savent que nous sommes ensemble.
— Il y a une différence entre savoir notre relation et… la voir.
L'agrippant fermement par les hanches, il lui offrit son sourire le plus confiant, quasiment typique de Malefoy.
Harry se fit la réflexion qu'il s'agissait d'une remarque étrange de son subconscient dans un moment pareil. Ignorant sa drôle de pensée, il plaqua sa bouche au creux de la hanche de Hermione et cela sembla finir de la convaincre du romantisme de leur localisation. Par réflexe, elle s'arqua contre lui, glissant ses mains dans sa chevelure.
Elle guida ses baisers vers ce qu'elle aimait. Lui continuait d'embrasser ses cuisses, son ventre, son aine, jusqu'à ce qu'elle gémisse un « Harry » à peine perceptible qui lui coupa toute motivation de la torturer davantage.
Alors, il glissa sa langue goulûment en son centre, la léchant entièrement, la goûtant avec plaisir. Ses cuisses se refermèrent sur sa tête sous l'effet du contact. Il adorait y être piégé. Puis, les belles jambes tombèrent de chaque côté, la laissant complètement ouverte aux plaisirs qu'il pouvait lui donner.
Il la connaissait par cœur désormais. Un doigt coquin s'insinua lentement en elle. Ses gémissements rebondissaient maintenant contre les murs du salon de la Noble et très Ancienne maison de la Famille Black. De la pure musique à ses oreilles. Elle jouit finalement dans un ultime râle divin, se contractant autour de ses doigts toujours enfouis en elle. Il en caressait doucement les parois sensibles.
Hermione fit un mouvement pour s'extirper de sous Harry, mais il la bloqua.
— Tu penses que j'ai eu ma dose ? Pour une fois que l'on peut prendre notre temps.
Il enfouit à nouveau sa tête entre ses cuisses.
— Harry, gémit-elle.
Il recommença doucement. Il savait que ce devait être très sensible en cet instant. Tranquillement, elle s'habitua à nouveau à ses caresses. Les soupirs extatiques emplirent de nouveau la pièce.
Harry recommença ce manège jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter, les jambes tremblant littéralement au seul contact de sa langue sur son clitoris.
Se relevant, il sortit son érection désormais douloureuse de son pantalon et la pénétra tout doucement. Ses parois vaginales semblaient vouloir le compresser et l'engloutir à la fois. Il pensa tourner de l'œil tant la sensation était exquise. Cette pression… cette chaleur… ces gémissements… Commençant son lent va-et-vient, Hermione le bascula à son tour pour prendre le dessus. Elle était si belle ainsi. Il ferma les yeux, appréciant toutes les sensations. La suite fut un flou extatique pour lui.
La belle s'endormit rapidement dans ses bras. Appuyant sa joue contre la tignasse rebelle qui dormait sur son épaule, il s'assoupit à son tour en regardant les flammes danser dans l'âtre de cette fameuse cheminée.
Il se réveilla sous les coups de minuit de l'horloge de la cuisine. Sentant l'espace vide à ses côtés sur le canapé, il chercha Hermione du regard. Elle était assise en tailleur au milieu de la moquette du salon. Des piles de livres s'amassaient autour d'elle.
« Déterminée », pensa-t-il, poursuivant sa liste mentale de choses qu'il aimait chez elle.
— Hermione, c'est le milieu de la nuit…
— Tu peux dormir, répondit-elle. Je n'ai pas sommeil.
La concentration lui faisait froncer les narines, elle était si mignonne ainsi.
— Qu'as-tu trouvé ? demanda-t-il, s'affalant au sol avec la couverture qui les couvrait plus tôt.
— Très probablement de la magie noire. J'espère que Dumbledore l'avait réellement vérifié. Nous aurions pu avoir de très mauvaises surprises.
Harry observait les nombreux parchemins remplis de symboles autour d'eux.
— Tu as eu le temps d'écrire tout cela ?
Hermione se contenta de hocher la tête. Depuis le temps, Harry devrait savoir qu'elle était réellement efficace quand elle tenait une information ou un mystère.
— Tu vois ce hiéroglyphe, dit-elle, lui montrant un des parchemins. Je l'avais déjà vu avant sans savoir de quoi il s'agissait.
Elle s'étira pour attraper un livre au pied de la cheminée. Nobles par nature : une généalogie des Sorciers.
— C'est le livre dans lequel nous avions trouvé le nom des Peverell durant la guerre, tu te souviens ? Regarde !
Elle feuilleta le livre et l'ouvrit sur une page intitulée La famille Black. Le symbole y était indiqué en dessous, à la main.
— Donc celui-ci représenterait la famille Black, comprit Harry. Y a-t-il d'autres symboles de ce livre sur la cheminée ?
— Tu comprendras rapidement pourquoi j'espérais que Dumbledore connaissait cette magie. Il y en a plusieurs autres.
Elle lui montra quatre nouveaux parchemins. Sortant sa plume, elle compléta les premiers symboles de leur définition, tel un puzzle.
Lestrange
Rosier
Prewett
Malefoy
— Que penses-tu que cela signifie ?
— Je pense que cette cheminée était accessible par d'autres cheminées illégales... ou qu'elle l'est encore, laissa entendre Hermione.
— Cette série de runes décrit un passage, dit-elle, montrant les symboles à Harry, donc je pense que cette hypothèse est exacte. Mais tous ceux-ci…
Elle déposa une pile de parchemins devant lui.
— Ceux-ci me sont complètement inconnus et n'apparaissent dans aucun de nos livres.
— Magie noire ? Tu as vérifié là-haut, dit Harry, pointant les étages.
— C'est ce que je pense, mais l'Ordre a dû se débarrasser des livres de magie noire malheureusement.
Elle soupira tout en s'étirant les muscles du cou. Travailler dans une telle posture n'était pas bon pour le corps. Harry se faufila derrière elle afin qu'elle puisse s'adosser contre lui. Il l'enveloppa dans la couverture. Appréciant la chaleur de son corps contre le sien, elle se détendit aussitôt.
Vérifiant si son corps se sentait prêt pour remettre la partie, il fit glisser sa main le long de sa cage thoracique jusqu'à soupeser son sein nu sous le grand chandail qu'elle portait. Fidèle à elle-même, elle eut une idée pour faire avancer son projet au même moment.
— Nous connaissons quelqu'un qui a sans doute des livres de magie noire ! énonça-t-elle.
Harry éclata de rire.
— Je te caresse un sein et tu penses à Malefoy ? questionna-t-il, joueur.
Elle rougit. Bien qu'elle sût que ce n'était pas une réelle question de la part de Harry.
— Harry ! s'exclama-t-elle.
Il rit de plus belle à sa réaction, la renversant sur le sol.
« Couché devant la foutue cheminée à rire avec Hermione, ça c'est la vie », pensa Harry.
Voyant qu'elle continuait de le fixer. Il commenta finalement sa proposition.
— Je doute que les Malefoy aient encore leur collection d'ouvrages sur la magie noire. Je suis certain que ces objets ont été saisis durant les procès.
— Tu as peut-être raison, dit-elle, l'air un peu dépité.
Harry ignorait pourquoi il était devenu si important pour eux d'organiser cette fête du Nouvel An.
— Mais ce sont les Malefoy après tout. Je serais prêt à parier que le Ministère n'a pas saisi un cinquième des trucs louches qu'ils possèdent. Nous avons déjà entendu Malefoy se vanter des nombreux espaces cachés dans son manoir, non ?
Une nouvelle lueur intriguée apparut dans le regard de Hermione.
— Nous pourrions lui envoyer un hibou demain ? suggéra-t-elle.
— Tu veux à ce point régler le problème de la cheminée ? Au point d'aller consulter des bouquins au « Manoir Malefoy » ?
Il mit l'accent sur ses derniers mots. Il n'aurait peut-être pas dû puisque Hermione sembla se refermer sur elle-même. Il l'attira à nouveau contre lui.
— Je m'excuse, je ne sais pas pourquoi j'ai dit cela ainsi.
— T'inquiètes, murmura-t-elle.
Le manoir n'évoquait pas de bons souvenirs pour lui, mais le sujet était la source même de la plupart des cauchemars de Hermione. On ne subissait pas le sortilège Doloris sans séquelles après tout.
— Je peux y aller, dit-il. Tu me dresseras une liste des sujets à rechercher. Je suis certain que Malefoy peut m'aider dans une bibliothèque.
Hermione sortit un nouveau parchemin de son sac. Se concentrant, elle se flattait la joue de sa nouvelle plume. Elle commença à gribouiller des idées.
— Que fais-tu ? s'enquit-il.
— Malefoy m'a dit à Pré-au-Lard d'envoyer une note chez Zabini si nous organisions un truc. Je pense que leur manoir est encore surveillé, ajouta-t-elle. Mais avec ton nom, je suis certaine que nous pouvons l'envoyer directement chez lui.
— Mais, tu penses… proposa Harry, qu'une lettre disant... Salut Malefoy, Hermione et moi essayons de faire un truc illégal avec le réseau des cheminées. Tu aurais des livres de magie noire traitant du sujet ? … ne conviendrait pas ?
Riant, elle réfléchit à nouveau avant d'écrire :
Malefoy,
Hermione et moi aurions besoin de ton aide pour le devoir de métamorphose impliquant le Nouvel An. Serais-tu disponible demain, 27 décembre, pour discuter en prenant le thé à ton domicile ?
Sincèrement,
Harry Potter,
Ordre de Merlin, première classe.
Harry lisait par-dessus l'épaule de Hermione.
— Tu y vas un peu fort, non ?
Elle haussa les épaules.
— Il va comprendre que c'est au sujet du Nouvel An et le Ministère, qui risque de lire la lettre, n'y verra que du feu. J'en profite aussi pour leur rappeler qui tu es pour les rassurer.
Le sujet étant clos, Harry put revenir à son idée initiale, descendant ses mains le long de la taille de la jeune fille. Ils remirent la partie. Les moments étranges chez les parents de Hermione semblèrent loin derrière eux désormais.
Kreattur pénétra dans la cuisine, une lettre à la main. L'excellente écriture cursive et le filigrane argenté du papier ne laissaient aucune place à interprétation. Malefoy avait bel et bien reçu leur missive.
Continuant d'avaler leurs toasts, ils se penchèrent sur la réponse du blond.
Potter, Hermione,
Vous êtes les bienvenus chez moi afin de terminer notre devoir. Je vous attends aujourd'hui vers 13 h. Pour des raisons logistiques, vous devez transplaner devant le portail à l'extérieur de la propriété.
Bien à vous,
Drago Malefoy,
Vice-président de la S.A.L.E.
Hermione roula des yeux à la signature de Malefoy. Puis, Harry et elle poursuivirent leurs recherches durant la matinée. Un peu avant 13 h, Harry transplana vers le manoir Malefoy après le déjeuner avec une certaine fébrilité. Il n'était pas traumatisé par l'endroit comme Hermione, mais il se demandait clairement comment il allait réagir en y mettant les pieds.
Arrivant dans le Wiltshire, il fut accueilli par le doux soleil de décembre. Déjà, l'endroit lui paraissait différent dans la lumière du jour. Le portail des Malefoy se dressait fièrement devant lui. Observant la structure en fer forgé, même la longue rangée d'ifs lui sembla moins imposante que dans son souvenir.
Il ignorait ce qu'il était censé faire pour avoir accès à la propriété. Il n'allait sûrement pas y trouver un interphone moldu pour annoncer son arrivée. Cette pensée le fit rire.
Un « pop » de transplanage lui annonça la venue d'une personne. Un petit homme à lunettes se trouvait devant le portail, le regard plongé dans une liasse de papiers.
— Vous êtes sur une propriété à accès contrôlé par le Ministère de la Magie, dit celui-ci, tel un enregistreur. Veuillez me donner votre nom ainsi que la raison de votre visite.
Le petit homme n'avait jamais levé les yeux dans sa direction durant sa déclaration.
— Hum, Harry Potter. Je viens voir Drago Malefoy. Nous travaillons sur un devoir pour Poudlard.
L'homme sembla sortir de sa torpeur et leva enfin les yeux vers lui. Il paraissait gêné désormais.
— Monsieur Potter, je suis désolé de l'accueil. Vous devez comprendre que pour des raisons de sécurité, ce n'est pas n'importe qui qui peut venir ici.
L'expression du sorcier lui signifia qu'il avait en horreur les gens habitant cet endroit.
— Bien sûr, je comprends, dit simplement Harry. Je n'ai pas choisi mon partenaire de travail, voyez-vous.
Un air de compassion passa sur les traits de l'employé du Ministère. « Il est si facile de manipuler les gens qui vivent dans la haine », pensa Harry.
— Vous pouvez passer, dit l'homme après avoir exécuté quelques sortilèges pour confirmer l'identité de Harry. Faites attention aux paons, ils sont parfois vicieux.
Le portail s'ouvrit et Harry s'enfonça vers le manoir d'un pas qu'il voulait assuré.
Il sentait son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Finalement, Hermione avait peut-être eu raison de rester au 12, square Grimmaurd.
La grande porte s'ouvrit dès qu'il mit un pied sur la dernière marche permettant d'accéder à la demeure.
— Bonjour Harry Potter, fit un petit elfe de maison. Maître Drago vous attendait. Il m'a demandé de vous faire attendre dans le hall.
Harry pénétra ainsi dans le grand hall d'entrée du Manoir Malefoy.
— Nous n'avons plus rien à cacher, cria une voix masculine au loin. Cessez de nous harceler…
Le reste de la phrase fut inintelligible. Harry se figea. Il n'avait réellement pas réfléchi à toutes les possibilités en se pointant ici.
Il se trouvait nez à nez avec Lucius Malefoy. Gardant volontairement le silence, il n'avait rien à dire à cet homme, il soutenait le regard perçant du patriarche Malefoy.
— Qu'est-ce que cela… commença Lucius, grognant.
— Harry ! fit une voix qu'il n'avait jamais, mais au grand jamais, entendue aussi joviale.
Il leva les yeux vers le haut du grand escalier. Malefoy semblait dans toute sa splendeur, complètement à l'opposé de son père. Son classique costume noir, les cheveux bien arrangés, son fameux sourire collé au visage.
Les différences entre les deux hommes Malefoy n'avaient jamais été aussi flagrantes qu'en cet instant.
— Allez, suis-moi, nous nous installerons dans la bibliothèque familiale ! s'exclama Drago.
Il tourna immédiatement les talons, ignorant le regard menaçant de son propre père.
Harry le suivit après un dernier regard vers le salon du rez-de-chaussée.
— Ça t'as fait du bien ?
— Hein ?
— Faire chier ton paternel ?
Malefoy lui répondit d'un sourire entendu.
— Tu t'es enfin décidé à sortir de ses jupons alors ? questionna Harry, moqueur.
— Va chier, Potter, répondit Drago.
Voilà qui était plus normal.
Harry le suivit en direction du second étage.
Ils pénétrèrent dans une vaste pièce digne de la bibliothèque du film La Belle et la Bête. Harry se doutait que la référence échapperait totalement à Malefoy, mais Hermione adorerait cette pièce.
S'installant à une table de travail au centre de la pièce, Harry sortit rapidement les parchemins de Hermione.
— Elle n'était pas censée venir également ? demanda Malefoy.
— C'était son idée, mais je pense qu'elle n'était pas prête à revenir ici, si tu vois ce que je veux dire.
Drago se contenta de hocher la tête. Bien sûr qu'il voyait ce qu'il voulait dire. Il pouvait lui-même revivre cette journée en fermant simplement les yeux trop longtemps.
— Tu penses que le champ est libre ou que vous êtes sous écoute ici ? demanda Harry.
— Je ne pense pas qu'ils puissent faire cela, non ?
Après une seconde d'hésitation, Harry se lança dans ses explications.
— J'ignore pourquoi j'y tiens autant, mais j'aimerais vraiment que la fête soit chez moi, conclut-il.
Malefoy le regardait d'un air décontenancé.
— Si les rumeurs sur ton passé sont véridiques… C'est la première fois que tu peux organiser quelque chose chez toi, non ? De toute manière, peu importe la raison, c'est trop fascinant pour que je ne t'aide pas ! déclara-t-il.
— Mais tu es pourri en runes donc refile-moi les parchemins, je pense que…
Malefoy partit sur une longue tirade sur la qualité de certaines runes dans une utilisation de transport magique. Harry décrocha totalement. Se contentant de le fixer. Hermione et lui avaient tellement plus en commun qu'ils le pensaient. Leurs enthousiasmes scolaires n'en étaient qu'une preuve parmi tant d'autres.
— Je vois où Hermione pense que de la magie noire est impliquée, dit Malefoy, montrant à Harry une série de hiéroglyphes complètement mystérieuse pour le brun.
— Hum, hum, commenta-t-il.
— Je reviens, déclara l'autre.
Il disparut, laissant Harry à lui-même.
Il s'agissait clairement de la première fois qu'il passait du temps avec Malefoy sans s'insulter, ou se sauter dessus… Il était tout de même de bonne compagnie.
Le blond revint rapidement.
— Ne me demande pas d'où vient ce livre, et je ne te mentirai pas.
Un vieux manuscrit ressemblant à un grimoire de sorcière dans les contes moldus tomba sur la table devant lui. Il tenta d'en déchiffrer le titre, mais il devait s'agir d'un vieux dialecte.
— Tu peux lire cela ? demanda-t-il.
— Ce n'est que du latin, Potter, fit Malefoy, comme si tout le monde pouvait lire le latin.
Harry roula des yeux.
— Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de magie noire dans ce qui est inscrit là. Simplement, un vieux procédé de création d'objets magiques si je me fie à ce passage.
Il pointa à nouveau des trucs sur les parchemins.
— Ça irait mieux si je pouvais voir la cheminée en fait.
Harry réfléchit. Faisait-il réellement confiance à Malefoy ? Son instinct lui disait l'affirmative.
— En fait, il y a aussi ces cinq runes.
Il sortit des parchemins supplémentaires.
— Hum, fit Malefoy. Je ne les connais pas malheureusement.
Harry tourna les parchemins.
Black, Lestrange, Malfoy, Prewett, Rosier.
— Qu'est-ce que cela signifie ?
— Nous pensons que la cheminée est liée à d'autres cheminées, illégales également, conclut Harry.
Les yeux de Malefoy s'arrondirent instantanément.
— Ta maison serait reliée à tous ces noms ! Tu habites où dit donc ?
— 12, square Grimmaurd, la maison ancestrale de la famille Black, répondit Harry, pointa le symbole représentant la famille de son parrain.
— Ah, se contenta de répondre Malefoy.
— Vous auriez une vieille grande cheminée, non utilisable ou partiellement utilisable par hasard ici ?
— Oui, hum, la mienne… J'ai toujours cru que mes parents l'avaient bloqué volontairement, mais ma mère m'a simplement expliqué qu'elle n'a jamais fonctionné quand le ministère est passé pour condamner les accès internes.
— Je peux la voir ?
— La cheminée ou ma chambre, Potter ? répondit Malefoy de son ton légèrement séducteur.
Harry se permit de simplement rouler des yeux en guise de réponses.
Pourquoi diable n'avait-il pas parlé de Malefoy avec Hermione avant de venir ici ? Que devait-il faire si le blond lui faisait des avances ? Il venait quand même de s'inviter dans sa chambre.
— Cesse de réfléchir Potter, ça ne te va pas ! Suis-moi !
Ils sortirent dans le corridor et croisèrent un nombre impressionnant de portes.
Harry tentait de ne fixer que Malefoy qui avançait devant lui. Les portraits semblaient tous lui jeter des regards dignes de Lucius Malefoy. Cet endroit était à la fois si luxueux, mais si sombre.
— Après toi, fit Drago, faussement galant, alors qu'il ouvrait une des portes sur leur gauche.
Ils venaient de passer devant le portrait d'une vieille dame à l'air courroucé, qui sembla faire une syncope à l'invitation de Drago.
La chambre de Malefoy était loin de ce qu'il s'était imaginé. De manière très clichée, il s'était imaginé une pièce quasiment entièrement verte. Le bleu marine régnait sur l'ensemble très épuré de la pièce. Des photos d'amis, des équipements de Quidditch, un peu de bazard, une chambre typique d'un jeune adulte, quoi ?
Il localisa rapidement la cheminée de l'autre côté d'un grand lit somptueux.
Ne pas regarder le lit, se dit-il.
Il traversa la pièce pour toucher le manteau de l'âtre. Trouvant la même encoche que chez lui, il tira avec une certaine force pour déloger la planche.
— Mais qu'est-ce qui te prend ? s'exclama Malefoy, comme si Harry était devenu cinglé.
— Approche, dit Harry.
Il lui montra les symboles qui s'y cachaient.
— Oh, dit donc… soupira le blond.
Black
Lestrange
Rosier
Et quelques autres symboles, signifiant probablement que cette cheminée devait avoir plus de connexions.
— Tu penses que l'on pourrait voyager entre ta cheminée et la mienne ? questionna Drago.
— Il faudrait essayer.
Drago sortit rapidement de la pièce et revint avec un bol de poudre de cheminette.
— Est-ce que tu peux communiquer avec cette cheminée ?
— Non, elle ne fonctionne absolument pas.
Cette information laissa Harry perplexe. Pourquoi la sienne pouvait-elle passer des messages ?
Il prit une poignée de cendre et s'avança vers la cheminée.
— 12, square Grimmaurd, énonça-t-il, clairement.
Rien ne se produisit.
— La Noble et Très Ancienne Maison des Black, essaya-t-il.
Aucune flamme ne jaillit dans l'âtre.
— Tu disais que ces cheminées étaient cachées du Ministère, et mes parents ignorent visiblement qu'elle pourrait fonctionner, donc il est possible qu'il s'agisse d'une langue différente, commenta Drago.
Harry reprit une poignée de poudre.
— Ssnaphped Hssss Ssss shhhashhessss.
Une fois de plus, aucune réaction.
— Viens-tu d'essayer le Fourchelang sur une cheminée ? fit Malefoy, moqueur.
— Tu ris, mais à Poudlard c'était souvent la solution, rit Harry, réalisant qu'effectivement c'était un peu une idée stupide.
Drago s'approcha de l'âtre et se saisit du bol à son tour.
— Nobilis et antiquissima domus Black.
À leur plus grande surprise, le foyer s'enflamma.
Le blond traversa les flammes.
Qu'est-ce qu'il a dit ? paniqua Harry, réalisant que Malefoy était parti et qu'il n'avait aucun moyen de le joindre.
Il s'assit sur le bord du lit, cet imbécile devra bien revenir d'où il venait à un moment donné.
Au moins, il saurait rapidement si le ministère suivait les activités de la cheminée. Du mouvement chez les Malefoy allait sûrement alerter les Aurors.
Voilà ! J'espère que vous avez apprécié la suite arrive bientôt promis ;) Merci d'être encore ici et de continuer de me lire !
PS: J'ai accroché sur la scène au Manoir parce que vous commencez à me connaître, j'aime pas laissé Malefoy de côté bien longtemps haha, vous pouvez lire une scène alternative dans mes drabbles (c'est le chapitre 4 - La chevalière ;) )
Pss: Chut, mais Malefoy reviendra bien assez vite, ne stressez pas ;)
Bisous
Genny
