Chapitre 15
Note d'auteur :
Bonjour à tous, me voilà de retour après une longue absence. Je suis vraiment très heureuse de pouvoir reprendre cette histoire que je tiens vraiment à poster jusqu'au bout. J'ai mis du temps à tout relire et à me faire à l'histoire. Ce chapitre c'est une mise au point, dans le prochain, il y a aura plus d'action.
Je vous invite à relire les chapitres précédents pour bien comprendre le passage d'un espace temporel à une autre.
Bonne lecture à vous !
Malheureusement, je n'ai personne pour faire la correction, donc si l'un de vous est partant...
Harry observa son amie dont le visage était complètement fermé, chose qui ne le rassurait nullement. Lui, il était particulièrement content de savoir qu'il pouvait partager la fortune colossale des Potter avec sa désormais cousine, qui héritait des droits de son père sur le coffre. Elle avait été moins ravie, lorsqu'elle avait demandé à quoi correspondait la petite porte avec un H inscrit dessus, situé au fond du coffre. Le Gobelin lui avait répondu que c'était sa dote et que son entièreté irait à son futur mari. Il avait vécu toute sa vie, conscient de sa solitude, conscient de sa situation d'orphelin mais pour autant, il comprenait à quel point son amie devait être bouleversée par sa nouvelle situation. Son silence l'inquiétait car bien que réfléchi, Hermione était une jeune femme très émotive.
D'ailleurs la jeune femme se sentait complètement désemparé, elle se demandait qui était ce père inconnu, qui était sa mère. La répercussion de son nouveau statut la déstabilisait plus que ce qu'elle laissait paraître. Elle se dit à ce moment-là que si son père avait survécu, elle aurait certainement dû faire un mariage de convenance pouvant rapporter des terres, ou de l'argent, ou encore un titre à la famille.
Une pression de la main d'Harry sur son épaule droite la sortie de ses pensées.
- « Je suis désolée Harry, tu es déjà comme un frère pour moi et j'en suis vraiment heureuse mais c'est beaucoup à encaisser d'un seul coup… »
- « Tu sais Hermione, je te comprends mais tu devrais profiter de tes derniers moments à Poudlard ! Pour une fois qu'il n'y a pas de Voldemort au détour d'un couloir ! Je m'occupe de tout en attendant. » s'exclama Harry tout en la prenant dans ses bras.
Elle lui attrapa la main le serrant très fort.
- « Merci Harry, au moins le temps que je comprenne tout ce qu'il se passe. » dit-elle portant sa tasse de thé à sa bouche.
Ils se quittèrent, Harry lui promettant de lui écrire rapidement.
Quelques jours plus tard…
Le match de Quidditch battait son plein, Hermione le supportait sans vraiment être présente, depuis l'article dans la gazette elle était souvent inquiète d'être encore victime de Skeeter, même si elle semblait s'être désintéressée d'elle depuis que la sorcière qui l'avait vilipendé dans la gazette s'était excusée publiquement dans une conférence.
Elle sursauta presque lorsque ses camarades se mirent à hurler et à sauter au moment où l'un des joueurs rouges et or marqua presque. Elle observa Harry et Ron, dans la tribune des professeurs et des invités, qui avaient l'air d'être à deux doigts d'enfourcher un balai et de rejoindre la partie.
Profitant de l'agitation pour s'extraire au fur et à mesure de la tribune, ayant dans l'idée de passer voir sa mère dans la nouvelle boutique allée des embrumes, qui était l'équivalent d'une pharmacie chez les moldues. Au fond d'elle, elle espérait croiser son ancien professeur des Potions. Le souvenir d'elle, plus jeune, mettant le feu à la cape de Snape vient à son esprit la faisant sourire. Elle se demanda s'il savait qu'elle était à l'origine de cette attaque.
La carte des maraudeurs en main, drapée dans la cape d'invisibilité, marchant d'un bon pas, Hermione emprunta l'un des passages secrets menant hors du château. Elle était bien contente d'avoir la cape en arrivant non loin de l'allée des embrumes. Les rumeurs allaient tellement vite ces derniers temps, qu'elle était forcée de faire attention à tout ce qu'elle faisait.
Son cœur cogna un peu plus fort lorsqu'elle fut devant la boutique et elle dû s'avouer que ce n'était pas seulement sa mère qu'elle était venue voir mais elle espérait secrètement croiser son ancien professeur.
Elle put voir les elfes occupés à différentes tâches, l'apprentie à l'accueil qui écrivait à l'aide d'une plume noire dans un énorme grimoire. Elle profita de l'entrée d'une vielle sorcière dans le magasin pour rentrer, toujours sous la cape d'invisibilité, et se diriger derrière l'épais rideau Emeraude qui cachait le couloir ou on pouvait accéder au salon, au bureau de sa mère, au stock et à la salle de bain. Elle frappa trois coups avant de rentrer dans le bureau.
- « Bonjour maman » dit-elle avec un grand sourire tout en observant l'ouverture dans le sol qui laissait percevoir des rangées de livres.
- « Ah Hermione ! Qu'est-ce que tu fais en dehors de l'école ? » dit-elle tout en se replongeant aussitôt dans une pile de parchemin.
- « J'ai mon après-midi donc je pensais que je… » commença-t-elle.
- « Je suis désolée ma chérie mais je n'ai pas le temps, Severus est revenue avec une tonne de travail, mais on se voit ce week-end » dit-elle désolée.
Alors qu'elle finissait sa phrase, une jeune femme, à l'aide d'une échelle, remonta de ce qui était apparemment une bibliothèque.
- « Je m'excuse de vous interrompre ! » dit-elle visiblement embarrassée.
- « Hermione, je te présente Meredith, elle est la nouvelle apprentie de Severus depuis quelques semaines. Et je dois dire que Severus ne cesse de tarir d'éloges en ton égard ! Il est vraiment content d'avoir pu trouver une apprentie travailleuse et intelligente en très peu de temps pour reprendre ses mots » dit la mère d'Hermione en faisant un grand sourire aux deux jeunes femmes.
Hermione observa la jeune femme ; elle avait les cheveux attachés en un chignon légèrement attaché avec deux mèches de chaque côté qui venait encadrer son visage. Elle avait les cheveux roux et des yeux verts. Des tâches de rousseurs venaient s'épandre sur ses joues hautes et son nez légèrement en trompette. Elle était tout simplement magnifique.
Elle quitta rapidement la boutique la boule au ventre, la beauté de Meredith, le fait que Severus fasse tant de compliment, la chamboulait. Elle se dirigea alors prestement vers l'air de transplannage la plus proche et en un demi-tour elle arriva devant le manoir. Elle ne put que constater, encore une fois, qu'elle n'avait aucune difficulté à rentrer sur le domaine.
Une fois à l'intérieur, il était trop tard pour faire demi-tour et elle ne put s'empêcher de se sentir idiote, se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. Elle se dirigea vers son bureau, toqua et n'attendit pas son autorisation pour rentrer.
Il était debout, un parchemin à la main et il l'observa avec son éternel air impassible, semblant à peine surpris de son entrée vive dans son bureau. Il s'installa tranquillement derrière son bureau et l'observa. Hermione, se drapant dans sa fausse assurance, marcha jusqu'au fauteuil situé en face de lui.
- « L'article de la gazette est complètement faux ! Je n'ai pas…, je n'ai fait que danser avec… » tenta-t-elle de se justifier s'imaginant pendant un instant que c'est pour ça qu'elle n'avait réussi à obtenir aucunes nouvelles de lui
- « Mademoiselle … pensez-vous vraiment que j'accorde du crédit aux rumeurs » dit-il placidement.
Elle secoua la tête, n'osant prendre la parole.
- « C'est une nouvelle habitude de venir chez quelqu'un comme si vous étiez chez-vous ? » dit-il levant un sourcil.
- « Aehm.. je... J'ai vu que vous avez une nouvelle apprentie ? » dit-elle n'osant pas le regarder directement en face
- « Effectivement » lui répondit-il la scrutant attentivement.
Hermione déglutit face à l'intensité de son regard tout en étant agacée du manque de développement.
- « Donc elle vit ici, j'imagine. » dit-elle ne pouvant empêcher un pincement au ventre de naître.
- « Oui. » répondit-il tout en s'appuyant contre le dossier de son fauteuil.
Hermione ne put s'empêcher de pincer les lèvres.
- « Bon ». Dit-elle tentant vainement de cacher son agacement qui n'était pas justifiable.
Hermione se leva, et se dirigea vers la porte de sortie, elle était contrariée. Quand elle voulu poser la main sur le bouton de la porte elle entendit un bruit de verrouillage. Elle se retourna et vit qu'il était derrière elle. Son cœur accéléra la cadence et elle se souvient avec clarté de ce qu'elle avait ressenti à Noël, elle se souvient de l'audace qu'elle avait eu en se jetant dans ses bras. Il lui avait répondu. Elle se demandait si lui aussi il ressentait cette attraction hors du commun, cette chaleur. Il n'était plus officiellement professeur à Poudlard alors elle pourrait peut-être tenter de ... l'embrasser ?
Dès que la pensée lui vient en tête elle piqua un violent fard, ses yeux toujours accrochées au sien. Elle avait envie de lui, elle avait envie de sentir ses mains sur son corps. Elle n'avait pas énormément d'expérience, elle était même vierge, mais à cet instant précis elle avait envie qu'il se jette sur elle, elle voulait ressentir son désir. Une étrange lueur passa dans son regard.
- « Mademoiselle Granger, vous me fixez… » dit-il ses joues se colorant légèrement.
- « Je suis désolé, je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise. » dit-elle embarrassé.
- « D'autant plus que je vais devoir remplacer quelques fois votre professeur de Défense contre les forces du mal. Ce n'est pas convenable » dit-il sortant sa baguette de sa manche.
Elle l'observa retourner à son bureau, en faisant quelques gestes de baguette silencieux, tout en se demandant si c'était une bonne idée qu'il enseigne même pour seulement quelques cours étant donné que le poste était peut-être encore maudit.
- « Oh , à l'avenir, attendait une réponse avant de rentrer ». Dit-il en s'asseyant dans son fauteuil.
Il venait de la congédier. Mais à cet instant, il était hors de question pour elle de repartir sans avoir certaines réponses. Elle revient vers lui, contournant son bureau ce qui eut pour effet de le faire se lever vivement de son fauteuil, reculant d'un pas afin de mettre une distance raisonnable entre eux. Ce petit geste permis à Hermione de savoir que son intuition était la bonne, il n'en menait pas large tout autant qu'elle.
- « Le soir de la Saint Valentin avant que Ron intervienne, vous vous apprêtiez à me dire quelque chose ? » dit-elle plongeant avec une assurance dans son regard.
- « Oui. » dit-il simplement.
Il était complètement déstabilisé par la promiscuité de la jeune femme et de ses yeux whisky-chocolat. Un peu brusquement il fit un geste vers son bureau et en sortie une enveloppe qu'il lui tendit sans un mot. Curieuse, elle s'apprêta à l'ouvrir lorsqu'il l'arrêta d'un geste.
- « Je ne comprends pas… » dit-elle observant avec incompréhension l'enveloppe puis son ancien professeur.
- « Je me suis dit que peut-être…. Vous pourriez être intéressée de voyager entre le sud de la France et l'Italie cet été. Ouvrir l'enveloppe vous permet de me rejoindre en France. Sortir le parchemin vous ramènera directement ici. » Dit-il la main toujours sur la sienne.
Elle l'observa un instant, malgré son air impassible, et put déceler à la légère coloration de ses joues qu'il était très nerveux.
- « Combien de temps ? » Demanda-t-elle ne réalisant toujours pas.
- « Trois semaines » dit-il posant délicatement sa main sur le dossier de son siège.
Elle ne dit rien pendant plusieurs secondes avant de le prendre dans ses bras. Elle réalisa son geste seulement quand il referma ses bras sur elle lui procurant ainsi une décharge électrique et un sentiment de bien-être intense. Un immense bien être l'envahit et eut l'impression d'enfin respirer.
- « Merci Severus » dit-elle contre sa poitrine, le remerciant à la fois pour son cadeau et pour ce pas vers elle.
Pour seule réponse, il fit une légère pression dans son dos. A contre cœur elle quitta la chaleur de ses bras.
- « Vous pouvez venir… quand vous le souhaitez pour qu'on puisse s'organiser » dit-il.
- « Non… non… c'est parfait. Vraiment très bien, c'est l'occasion pour nous de… et loin de tous et de Skeeter ! » dit-elle avec un franc sourire.
- « Et pour Skeeter, elle n'est pas près de sévir avant un moment » dit-il un petit rictus aux lèvres.
Son cœur était léger lorsqu'elle quitta le manoir, vivant encore l'étreinte presque amoureuse qu'ils avaient eu dans le bureau. Alors qu'elle regagnait sa chambre, il lui vient soudain à l'esprit qu'il n'avait plus ce regard froid. On avait plus cette sensation de sombrer dans deux gouffres sans fond lorsqu'on venait à rencontrer son regard. Il y a quelques années, elle avait eu l'impression qu'il y était prisonnier, qu'il appelait à l'aide. Cela lui avait paru invraisemblable qu'un homme aussi fort puisse être aussi fragile, puis en y réfléchissant et en grandissant elle avait compris. C'était un miracle qu'il est survécu à la guerre, qu'il est survécu à lui-même.
Quelques jours plus tard ….
Hermione naviguait entre le stress des examens arrivant à grand pas, la tristesse de constater que cela allait sonner la fin de ses études à Poudlard et le bonheur des échanges de Hiboux avec Snape.
Elle l'observa à la table des professeurs en train de discuter avec son professeur de Potion. Il avait indéniablement une plus grande maitrise de la situation, alors qu'elle avait l'impression de crouler sous tout un tas d'émotion lui donnant l'impression de se transformer en première année.
Ils se retrouvaient pour prendre un thé une fois par semaine du côté moldu. Il avait accepté contre toute attente lorsqu'elle lui avait dit qu'il était bien qu'ils apprennent à se connaître avant de passer trois semaines ensembles.
C'est tout ce qu'elle avait pu obtenir de lui car il refusait de faire quoi que ce soit pouvant mettre en péril sa réputation -argument qui avait fait rire Hermione- et sa scolarité. Aucun échange ne devait avoir lieu quand ils étaient à l'école.
Mais ce soir-là, il lui était plus difficile qu'un autre soir de se tenir loin de lui. Elle ressentait comme le besoin urgent d'être auprès de lui. N'y tenant plus, et après avoir vérifié que ses camarades de dormoir dormaient, elle se dirigea vers son bureau. Quelques jours auparavant, elle avait récupérée la petite caisse en bois qui était dans sa chambre et qui contenait des effets personnels lui appartenant. Elle laissa dans la caisse le parchemin ou s'était écrit de ne pas chercher à comprendre et d'accepter cette deuxième chance avec Severus. Il faisait frais dans les couloirs et elle se dit qu'elle aurait dû mettre autre chose que son mom-jean taille haute et un débardeur blanc.
Elle observa encore une fois le couloir des deux côtés avant de frapper. Elle faillit perdre contenance quand il ouvrit presque instantanément la porte. Visiblement, il s'apprêtait à s'en aller.
- « Le couvre-feu est dépassé mademoiselle ». Dit-il impassible la main toujours sur le chambranle de la porte observant sa tenue d'un œil circonspect.
- « Effectivement. C'est pour vous. » dit-elle tendant la caisse vers lui.
Il l'observa un instant et se recula d'un pas pour la laisser passer. Elle posa délicatement la caisse sur le bureau, tout en le scrutant du regard, appréciant par la même occasion sa silhouette sans cape et ses cheveux qui dépassaient maintenant de ses épaules. Elle remarqua d'ailleurs qu'il n'avait plus cet aspect gras sans doute dû au fait qu'il n'était plus plongé à toute heure sur des potions. Peut-être que le fait qu'il n'était plus soumis à un niveau de stress extrême.
- « Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il pour la forme tout en commençant à soulever le couvercle.
- « J'ai laissé cela dans l'ancienne chambre de mes parents à mon intention et ce ne sont que des choses qui vous concerne. Je pense que c'est plus juste que ce soit vous qui les possédiez ». dit-elle tout en croisant les bras.
Il tapota la boite qui disparut.
Hermione voulu partir maintenant que sa mission était achevée, mais lorsque le regard de son professeur, passa de ses épaules, de son cou à ses yeux, elle fut comme électrisée. Elle s'avança vers lui, faisant le tour du bureau lentement. Elle était si proche qu'elle put sentir sa chaleur. Se rendait-il compte du pouvoir de ses yeux sur elle ?
Elle l'embrassa timidement ayant peur d'être rejeté. Mais elle ne le fut pas, alors continuant dans son élan audacieux, elle posa ses mains sur ses épaules et elle l'embrassa avec plus de vigueur. Quand il lui répondit, se fut comme si le sol se dérobait sous ses pieds. Une chaleur indescriptible naquit au creux de ses reins, la faisant se cramponner à lui avec plus de passion. Son chignon se défit dans l'action. Il prit alors une seconde pour la regarder et ne put manquer que ses yeux brulaient de la même flamme que lui si ce n'est plus. Il se recula brutalement, ses yeux onyx l'observant intensément. Ramenant sa main contre son cœur, elle recula et sortit précipitamment de son bureau.
Il se passa une semaine avant qu'elle ne revienne un après-midi dans son bureau. Cette fois-ci en tenue d'écolière.
- « Professeur Snape » dit-elle avec fermeté en refermant la porte derrière elle.
Elle remarqua avec amertume qu'il n'avait pas l'air ravie de la voir.
- « Je souhaiterais que l'on parle de ce qu'il s'est passé… il y a une semaine. » dit-elle prenant place en face lui.
- « Il n'y a rien à redire Granger ». Dit-il d'un ton sans appel, sans lever le regard de son parchemin.
Hermione déglutit mais ne se démonta pas pour autant.
- « Au contraire, je pense que si. » Insista-t-elle.
- « Vous vous êtes juste laissé porter par vos hormones adolescentes » dit-il d'un ton sec.
- « Il me semble que vous aussi, vous vous êtes laissé emporter et avec vigueur qui plus est ! » répondit-elle agacée par sa mauvaise foi.
Il y eut un blanc durant lequel il prit le temps de poser délicatement sa plume et de poser ses mains sur les accoudoirs de son fauteuil.
- « Ce n'est pas raisonnable. Et de plus je suis professeur ici. » dit-il l'air plus fatigué qu'ennuyé.
- « Certes. Vous avez raison. Ce que je ressens est donc réciproque ? » Osa-t-elle demander.
- « Ne vous faites pas d'illusions . Et j'ai l'impression que vous m'idéaliser un peu trop ». Dit-il d'une voix basse tout levant un sourcil et en pinçant de façon imperceptible sa bouche.
- « Vous êtes insupportable ». Dit-elle vexée.
- « Ah oui ? » Répondit-il ironique.
Elle hésita à partir mais se dit aussitôt que ce serait trop facile. Elle avait besoin de comprendre tous les mystères qui semblaient entourer leur relation. Il était visiblement lui aussi dépassé mais elle trouvait quand même curieux qu'il ne cherche pas à en savoir plus. Trop agacée, elle s'en alla immédiatement, en colère de la tournure des évènements. Comment pouvait-elle ressentir des émotions aussi fortes pour quelqu'un d'aussi désagréable. Elle trouvait cela effrayant.
En arrivant dans sa chambre, elle s'arrêta brusquement devant son lit. Elle venait de se rendre compte de quelque chose ; Harry et Ron évitaient le sujet de ses « souvenirs ». Ron lui avait même dit qu'elle tentait de revivre des sensations forte dû au traumatisme de la guerre, elle n'avait su répliquer sur le moment, surpris de la psychologie nouvelle de son ami. Emilie quant à elle, avait savamment réussi à presque lui faire accepter l'idée de ne plus s'intéresser à ce sujet. Tout ça lui paraissait bien étrange et elle était bien trop perspicace pour mettre sur le fait du hasard les comportements de ses proches.
Elle repensa alors à son agression ; c'était impossible que des sorciers si haut placé ignore son identité, elle avait fait régulièrement la une des journaux avant de reprendre son année à Poudlard. Heureusement pour elle, dans l'enceinte du château personne, aucun journaliste ne pouvait venir la harceler. Elle tenta encore une fois de se souvenir de cette soirée mais n'y parvient pas et avec agacement elle se dit qu'elle devait procéder autrement. Elle songea à demander à Snape, mais elle était maintenant persuadée que lui aussi lui faisait en sorte de la tenir écartée du sujet.
Curieusement elle fut prise d'une énergie nouvelle et passa la moitié de la nuit à noircir son carnet avec ses différentes théories. Il était temps pour elle de comprendre et d'élucider le mystère.
Après les Aspics…
Hermione observa la grande salle en ébullition, consciente de vivre un moment ultime. Elle observa les premières années et se souvient de son excitation à chaque une nouvelle année. Elle n'aurait jamais cru ressentir une pointe d'effarement à quitter Poudlard. Mais pour autant, la pression était redescendue chez la jeune femme. Elle allait commencer un travail d'assistante au Ministère de la magie dans le département des créatures magique et elle s'inquiétait beaucoup d'être à la hauteur. Emilie avait accepté qu'elle vienne durant un mois dans son cabinet pour lui inculquer quelques notions de droit sorcier afin qu'elle puisse être à même de bien comprendre la partie juridique de sa formation. Cela faisait suite au cours qu'elle avait suivi par correspondance par peur de ne pas être à la hauteur lors de son stage. Elle avait peur que sa célébrité la desserve. Après elle pourrait rejoindre le Maitre des potions en France et se détendre.
Cherchant un peu la tranquillité après le diner dans la grande salle, elle se dit que prendre l'air lui ferait le plus grand bien et c'est ainsi qu'elle se dirigea vers la tour d'astronomie. Dès son réveil, elle avait eu une impression étrange qui ne l'avait pas quitté de la journée. Elle s'était réveillée en pleine nuit ; elle avait rêvé qu'elle emménageait en France avec Harry et Ron, qu'elle était dans une école spécialisée. Dans son carnet, elle avait tout noté. Désormais elle en était convaincue, c'était bien des moments qu'elle avait belle et bien vécue, même si ceux avec Snape lui paraissait totalement loufoque et déjanté.
Elle avait aussi un plan, profité de sa notoriété pour avoir accès à Poudlard. Elle avait l'intention d'utiliser la salle sur demande pour analyser ses souvenirs. Si elle avait réellement voyagé à travers le temps, c'était dangereux de mêler qui que ce soit à ses recherches.
Elle profita encore un instant de la vue qu'offrait la tour d'astronomie avant de se décider à descendre pour aller, à regret, finir de ranger ses valises. Alors qu'elle entamait les premières marches encore dans ses pensées, elle se retrouva nez à nez avec Snape. Elle sursauta, s'empêchant de justesse de pousser un cri de surprise et recula brutalement d'un pas. Elle se demanda encore une fois, quel sort il devait utiliser pour se déplacer aussi silencieusement qu'une ombre.
- « Qu'est-ce que vous faites là ? » dit-elle plus sèchement que ce qu'elle aurait voulu.
- « Il me semble que c'est plutôt à moi de vous poser la question » dit-il d'un ton surpris.
Hermione, prise au dépourvue, se tourna vers le paysage qui s'offrait à elle. Elle observa le parc du château, son regard se perdant rapidement à l'horizon pour éviter de regarder son ancien professeur. Depuis le procès, ils ne s'étaient pas croisés. Elle admettait volontiers qu'elle avait sciemment évité que cela arrive. Depuis qu'elle cherchait à élucider ce qu'elle appelait désormais « Mysterium memoria », des souvenirs remontaient sans cesse, et beaucoup avec son ancien professeur des potions. Elle mourrait de honte à l'idée que celui-ci puisse deviner ne serait-ce qu'une seconde ce qu'il se passait dans sa tête.
**Flash-Back**
Hermione, marchait jusqu'à la salle où allait se tenir le procès. Elle était angoissée à l'idée d'être seule durant celui-ci et elle fut surprise, en arrivant devant la fameuse salle, de voir Severus Snape avec Harry et Ron. Avec surprise elle vit Snape échanger un regard entendu avec Ron, Harry. Elle dut s'avouer que le savoir avec elle, la rassurée, de même que sa présence dans son dos lorsqu'ils entrèrent.
Elle vit son agresseur assit à côté d'un homme habillé avec une grande élégance. L'agresseur avait lui-même un costume très élégant. Hermione apprit qu'elle était la victime d'un bizutage, le défi était de mettre la célèbre Hermione Granger dans son lit. Elle avait vu dans ses souvenirs que l'agresseur n'arrêtait pas de lui demander de se souvenir en s'énervant. Elle se senti effrayée, en pensant à toutes les personnes dehors qui pouvaient avoir des idées encore plus retords, encore plus perverse à son encontre.
En observant les protagonistes de la salle, elle fut persuadée que le procès n'était qu'une façade et que tout s'était joué bien avant. L'agresseur lui fit des excuses, elle n'était pas sûr qu'il était sincère mais la honte qu'il ressentait à ce moment-là était bien palpable. Il fut condamné à verser 500 000 gallions en dommage et intérêts, quand cela fut annoncé elle put voir le père de l'agresseur se retenir d'intervenir.
Hermione se tourna vers Snape et vers l'homme qui était son avocat, mais il lui fit signe de se taire. Elle observa plus attentivement l'avocat, un homme d'une quarantaine d'année, des yeux marrons, d'une beauté froide. Snape semblait presque plus expressif à côté de lui. Elle eut l'impression de faire partie d'une grande mascarade et d'être la seule à ne pas savoir de quoi il en retournait.
Ils sortirent de la salle en silence, et à ce moment-là, elle croisa le regard de son agresseur qu'il la regarda dans les yeux avec insistance comme s'il tentait de lui faire passer un message. Clairement, la situation lui échappait.
- « Nous nous voyons demain Severus, je dois finir d'étudier le dossier. » dit l'avocat.
Severus répondit par un hochement de tête, tout en faisant une poignée de main à l'homme. Celui-ci fixa Hermione avant de la saluer d'un léger hochement de tête et de tourner les talons aussi secs.
- « Je pense que vous me devez quelques explications » dit Hermione fermement dardant un regard noir à Snape.
Il la regarda fronçant brièvement les sourcils mais le ministre, le diplomate qui s'avérait être, Louis de Saint Wandrille et son fils qui se prénommait César.
- « Monsieur Snape, nous vous remercions encore pour votre complaisance, je suis certaine que Louis est très reconnaissant de ne pas avoir de dossier judiciaire » dit le ministre.
- « Il me semble que ce n'est pas… » commença froidement le diplomate avec un accent français.
- « Au vu des circonstances nous sommes très contents d'avoir évité l'incident diplomatique, nous regrettons que la jeunesse de Louis ait ainsi pu toucher une famille aussi éminente que la vôtre. Madame c'est toute la communauté sorcière qui vous fait ses plus plates excuses. » dit un homme qu'elle ne sut identifier.
Hermione écouta les hommes échanger entre eux, la conversation était tendu, Snape était visiblement très agacé. Et elle ne comprenait pas, ils agissaient comme si elle est Snape faisait partie de la même famille. Elle trouva cette scène totalement surréaliste et d'un autre temps.
Elle marcha à côté de Snape jusqu'aux cheminées, où elle le força à s'arrêter.
- « J'aimerais comprendre ce qu'il se passe. Je comprends que c'est grâce à vous tout ça et je vous en suis profondément reconnaissante… mais j'ai l'impression d'être le dindon de la farce. Pourquoi ils agissaient comme si vous... » commença-t-elle plantant son regard dans le sien.
Ce qui se passa ensuite la surprit au plus haut point. Il soupira, commença à amorcer une réponse et brusquement, avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, il fit demi-tour et se précipita dans la première cheminée venue. Il venait de prendre la fuite, chose qui ne lui ressemblait absolument pas.
Elle resta quelques secondes sur place n'en croyant pas ses yeux mais avant qu'elle ait pu faire quoi que ce soit, il avait déjà disparu dans une grande flamme verte.
**Fin du Flash Back**
- Je suppose que vous aussi vous venez admirer la vue » dit-elle avec une pointe d'animosité.
Il ne lui répondit pas, il posa simplement son regard sur elle et puis sur le grimoire « Plantes et addictions » qui se trouvait au sol.
- « Pour votre problème. Venez me voir au manoir » dit-il, le regard se posant sur son bras à l'endroit où il y avait la cicatrice avant qu'elle n'applique la crème qu'il lui avait offerte.
Il passa à côté d'elle visiblement ayant suffisamment profiter de la vue, elle se demanda si elle n'avait pas contrecarré ses plans de solitude. Elle se souvenait encore de sa fuite au ministère. Elle avait été en colère contre lui. Elle eut le réflexe de cacher son avant-bras gauche mais elle arrêta son geste à mi-chemin pour attraper sa main, la chaleur lui irradia le bras et elle n'osa le regarder dans l'immédiat, se contentant d'observer les ombres que la lune projetait. Il y avait un petit vent frais, l'ambiance était presque surréaliste.
Il se retourna observant la main d'Hermione dans la sienne. Quand elle osa enfin le regarder, elle vit l'instant précis ou ses barrières tombèrent, alors il lui lâcha la main et fondit sur ses lèvres, le baiser fut passionné. Hermione, frénétiquement, commença à déboutonner la redingote de Snape qui lui-même, déchira sa chemise voulant accéder à sa poitrine. Il avisa une table, qui ordinairement était utilisé pour les observations nocturnes et il la souleva pour l'assoir dessus. Hermione l'encercla de ses jambes, elle crut défaillir quand elle sentit sa vigueur contre son entre jambe. Elle se pressa contre lui, ondulant du bassin, se perdant dans ses baisers et ses caresses sur tout son corps. Il profita qu'elle resserra ses jambes, autour de lui pour la soulever et transformer la table en un matelas qui lui parut moelleux lorsqu'il l'allongea dessus.
Elle l'observa, remarquant qu'il était moins maigre qu'il y a quelques années. Elle déboutonna maladroitement sa chemise et put enfin voir sa fine musculature, sa peau d'albâtre, des cicatrices de ça et de là de son corps. Baignée dans cette lumière lunaire elle le trouva beau et elle ressentit un violent amour pour lui.
Elle l'observa défaire sa ceinture, ses yeux sombres la dévorant. Elle ferma les yeux quand ses lèvres parcoururent son cou et ses clavicules. Il prit un de ses seins en bouche la faisant se cambrer, elle gémit quand elle sentie un de ses doigts rentrer en elle.
Elle le voulait plus que jamais, mais ne put s'empêcher de se raidir brusquement quand il se positionna devant son entrée en appuyant légèrement. Il la regarda surpris comprenant que c'était sa première fois. Sentant son sexe perdre en rigidité, Hermione passa les bras autour de son cou et l'attira vers elle.
- « Je t'en prie, ne t'arrête pas Severus » dit-elle le voulant là, maintenant.
Après s'être assurée un moment qu'elle était sure d'elle. Il dirigea sa bouche vers son téton, le suça, descendit entre ses jambes, faisant crier la jeune femme qui perdit son souffle quand avec sa bouche, il commença à lui faire des choses indescriptibles qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Après une longe torture exquise qui lui parut presque insoutenable, il glissa doucement en elle, se contrôlant pour ne pas être trop violent dans son mouvement. Très rapidement elle fut prise de sensation qui l'électrisèrent complètement. Elle criait de plaisir, elle criait son nom, elle le suppliait de continuer et de ne pas s'arrêter. Jamais elle n'avait connu un tel plaisir. Ses ongles s'enfoncèrent dans le dos de Snape quand l'orgasme vient la soulever. Elle eut des spasmes violent ce qui eut pour effet d'exciter encore plus le Maître des Potions qui augmenta la cadence. Il la prit un peu plus dans ses bras et il la serra très fort contre lui tandis qu'il accélérait, grondant de plaisir et de désir dans son oreille. Dans un râle ultime, elle sut qu'il venait de jouir en elle. Elle ne sut pourquoi à cette instant les larmes lui montèrent aux yeux. Profitant de cette étreinte nouvelle elle caressa sa tête qui était encore enfouie dans son cou.
Ils respiraient fort tous les deux, la jeune femme le serrant dans ses bras. Il se passa un petit moment avant qu'ils ne bougent et qu'elle se retrouve allongée sur le côté face à lui.
- « C'était merveilleux Severus » dit-elle sa main caressant son épaule.
- « J'ignorais que c'était ta première fois Hermione » dit-il sa main caressant en de léger mouvement sa hanche.
- « Je n'ai jamais échangé que des baisers avec Ron… et Viktor. Enfin une fois, j'ai eu des préliminaires avec … » Elle s'arrêta en voyant l'agacement dans son regard comprenant qu'il n'avait pas envie de connaître ces détails.
Ne sachant pas quoi faire pour dissiper ce moment de gêne, elle l'embrassa en se serrant contre lui, puis vient enfouir sa tête contre son cou, humant l'odeur de ses cheveux. Elle sentit qu'il n'était pas insensible mais après l'avoir embrassé sur le front, il quitta son étreinte. Il fit un geste vers sa baguette qui se logea d'elle même dans sa main et d'un mouvement ample il les nettoya et les rhabilla.
Sans un mot, ils descendirent de la tour d'astronomie et au bas de celle-ci, alors qu'elle était sur la dernière marche se trouvant à sa hauteur, elle lui tapota l'épaule pour qu'il se retourne et l'embrassa en tenant en coupe son visage puis le serra dans ses bras. Il avait à peine résisté et fini par l'embrasser dans le cou en lui murmurant qu'il fallait être raisonnable.
Il la raccompagna jusqu'à la tour des Gryffondor où ils se dirent aurevoir. Ils étaient embarrassés comme des adolescents, même si ce qu'il venait de se passer était merveilleux. En franchissant la grosse dame, elle ne vit pas le geste que son ancien professeur de potion avait amorcé pour la retenir.
Elle ne réussit pas à le croiser, il avait juste fait parvenir une potion contraceptive d'urgence. Elle rangea la fiole se disant que cela pourrait peut-être un jour lui servir. Depuis qu'elle était à Poudlard, une fois tous les trois mois elle prenait une potion contraceptive mais c'était avant tout pour ses règles douloureuses.
Les septièmes années flânaient dans le château avec joie et insouciance, les examens étant enfin terminés pour eux ils pouvaient profiter allègrement du château en ce début juillet. Il n'y avait que les 7ièmes années. En chemin pour rejoindre ses camarades au bord du lac, elle tomba sur son professeur de potion, qui au lieu de rentrer au château, lui emboita le pas tout en évoquant l'épreuve de Potion. Elle pouvait dire qu'elle l'appréciait en tant que professeur, il était passionné et il expliquait bien sa matière. Il la laissa juste avant qu'elle rejoigne son groupe d'amie.
- « Qu'est-ce qu'il te voulait ? » demanda Elisabeth.
- « Il voulait discuter de l'épreuve de potion, mais je ne sais pas… je dois sans doute me faire des idées mais j'ai l'impression que je le croise quand même souvent » dit-elle se faisant une place parmi le groupe.
- « En même temps nous vivons au même endroit alors ce n'est pas très étonnant. » répliqua Lyra en levant les yeux au ciel.
- « Tu as raison » dit Hermione portant sa gourde d'eau à ses lèvres.
- « Bon parlons du bal ! » s'exclama Elisabeth en sortant un catalogue avec plusieurs choix de robes.
Le soir du bal…
Hermione tenait fermement les accoudoirs de son siège tandis que son amie exécutait des sortilèges sur ses cheveux. Elle se détendit en observant le résultat final. Ses cheveux retombaient en arrière avec des belles boucles et ses cheveux de devant était retenu sur le haut avec un bijou en or qui venait encercler son chignon.
Le thème du bal était la Grèce antique, et son amie Lyra, qui avait une grande passion pour la couture depuis petite, leurs avait à toute confectionnée des superbes robes. Hermione avait pris un réel plaisir à partager ces moments avec elles. Et le jour du bal, c'est avec émotion qu'elle se prépara et elle se trouva magnifique. Vivant ce dernier moment de sa vie étudiante à la fois avec délice et mélancolie.
Elle chercha du regard Snape et elle l'aperçut en train de discuter avec son professeur des runes. Elle le vit marquer un arrêt en l'observant, d'où elle était-elle put comprendre qu'il la trouvait ravissante. Elle ne put continuer l'échange de regard car Ronald rentra dans son champ de vision.
Elle se dirigea vers Viktor Krum, invité de la soirée, avec qui elle devait ouvrir le bal.
Il dansait divinement bien et ils s'amusèrent des regards de la foule sur eux. Elle se dit qu'elle aimerait visiter son école pour peut-être en savoir plus sur son père. À peine eurent-ils fini de danser que plusieurs jeunes femmes se dirigèrent vers son ami pour lui réclamer une danse.
Alors que minuit était passé et que la jeune femme s'apprêtait à dire aurevoir à ses amis, le professeur Signora se plaça en face d'elle, l'invitant à danser. Elle ne refusa pas, souriant à la déception des autres sorcières qui étaient rester tardivement dans l'espoir d'une danse.
L'homme était vraiment très beau mais elle se dit qu'il n'était certainement pas aussi attractif et charismatique que Snape. Elle pu le voir l'observer avec un regard assez noir. Alors elle offrit son plus beau sourire au professeur Signora. Il n'avait pas fait l'effort de venir vers elle durant la soirée et encore moins de lui offrir une danse. C'était sa petite vengeance. Elle termina la danse et remercia le professeur. Elle se dit qu'il était tant pour elle d'aller se coucher. Elle vit Snape lui jeter un regard insistant et quitter la grande salle, elle supposa qu'elle devait le rejoindre. En sortant elle vit le professeur Signora qui se tenait la tête entre les mains.
En sortant elle tomba sur le professeur Signora qui se tenait la tête entre les mains.
- « Vous allez bien professeur ? » Demanda la jeune femme inquiète en se rapprochant rapidement de lui.
- « Je... Je dois aller prendre ma potion dans mon bureau » dit-ce lui semblant en proie à un mal inexpliqué.
Hermione inquiète se proposa de l'accompagner tout en se résignant sur le fait de voir Snape. Apparemment elle avait mal compris son intention puisqu'elle ne le voyait pas dans le couloir. Elle rentra dans le bureau du professeur Signora, et nota que la décoration était plus chaleureuse que dans celui de son prédécesseur.
- « Est-ce que vous souhaitez que j'appelle Madame Pomfresh ? » demanda Hermione la main sur la poignée de la porte.
- « Oh non vous savez bien que je n'ai pas envie d'être menacé de mort si je n'accepte pas de rester la nuit à l'infirmerie » lui répondit celui-ci tentant de détendre l'atmosphère.
Hermione se rapprocha de lui posant sa main sur son front. Il venait d'avaler une potion, et il se tenait debout une main appuyer sur son bureau. Hermione réalisa qu'elle était bien trop poche de lui et elle en fut extrêmement mal à l'aise. Il ne lui laissa pas le temps de s'éloigner d'elle car il lui prit sa main et la déposa sur sa propre joue.
- « Professeur… » dit-elle ne sachant comment réagir au comportement de celui-ci.
Elle le vit lui sourire tendrement et brusquement ses lèvres se retrouvèrent sur les siennes, la surprise passé elle tenta de se dégager mais il la tenait fermement. Ils tombèrent au sol ensemble. Hermione comprit rapidement qu'il était victime de sa potion. Elle ressentit un sentiment d'horreur et de dégout quand ses mains commencèrent à se balader sur tout son corps, quand elle ressenti les lèvres du professeur baiser son cou. Elle chercha sa baguette des yeux et se maudit de l'avoir posé sur le bureau. Elle tenta un informulé mais elle ne parvenait pas à se concentrer suffisamment sous les assauts répétés.
Elle le vit lui sourire avec tendresse et brusquement ses lèvres se retrouvèrent sur les siennes, la surprise passé elle tenta de se dégager mais il la tenait fermement. Ils tombèrent au sol ensemble. Hermione eut du mal à réagir, elle se sentait pétrifiée et à la fois elle réfléchissait à ce qu'il se passait. Immédiatement un souvenir lui vient en tête, ce jour où le professeur Signora avait inhalé des vapeurs de sa potion alors qu'un de ses cheveux étaient tombés dedans. Elle ne s'était donc pas fait des idées toutes ses fois ou elle avait eu l'impression de toujours croiser la route du sorcier. Elle ressentit un sentiment d'horreur et de dégout quand ses mains commencèrent à se balader sur tout son corps, quand elle ressenti les lèvres du professeur baiser son cou. Elle chercha sa baguette des yeux et se maudit de l'avoir posé sur le bureau. Elle n'arrivait pas à la faire venir à elle. Elle perdait de plus en plus le contrôle d'elle même car peu à peu elle réalisait que à cause de la potion elle ne pouvait absolument rien faire pour faire revenir son professeur à la raison.
La jeune femme réussit à ramper et à sortir de derrière le bureau mais il se retrouva sur son dos, elle était impuissante et les larmes débordèrent de ses yeux quand elle sentit qu'il écarta les pans de sa robe et caressait ses fesses. Avec désespoir elle tenta de ramper vers la porte d'entrée du bureau et eut un espoir quand elle s'aperçut que celle-ci n'était pas tout à fait fermé. Dans un mouvement de terreur lorsqu'elle sentit le membre chaud de son professeur contre sa culotte elle hurla plusieurs fois « Severus » en tendant une main vers la porte.
Celle-ci s'ouvrit en quelques secondes et son professeur fut projeté en arrière. Hermione dans tous ses états tenta de remettre sa robe et s'assit. Elle vit le professeur Snape frapper plusieurs fois l'homme au visage. Quand il l'entendit sangloter, il s'arrêta brusquement et revient vers elle.
- « Est-ce que ? » demandât-il.
- « Non.. Non il n'a pas eu le temps » dit-elle les sanglots dans la voix, ne réalisant pas ce qu'il venait de se passer.
Il la prit dans ses bras, Hermione fut choquée de le voir aussi bouleversée et en colère
- « Vous aviez interdiction de vous approcher de tant que nous n'étions pas sûr que la potion fût efficace ? » dit Snape avec colère en direction du professeur Signora qui se redressait péniblement.
- « C'est elle qui est venue vers moi ! Je ne reste jamais longtemps près d'elle » dit-il sur un ton presque accusateur.
Hermione ressentit une vague de culpabilité en se disant qu'elle n'aurai jamais dû le suivre alors qu'elle avait des soupçons.
- « Je vais prévenir Minerva » dit-il tout en regardant avec colère Signora qui reprenait ses esprits.
- « Non non ! Surtout pas ! Je veux que personne ne soit au courant de ce qu'il vient de se passer… c'est à cause de ma potion… Vous vous souvenez … ? » dit-elle
Il se redressa et d'un mouvement de baguette referma la porte.
- « Vous n'êtes pas fautive si un Maître des potions n'a pas été capable de prendre ses précautions. » dit-il avec colère.
- « Est-ce que vous pouvez effacer son souvenir ? » dit-elle
- « Je peux mais comprenez que vous n'avez pas à avoir honte. Le professeur Signora est jeune et sera confrontée à ce genre de situation, sans compter sur les hormones des élèves. Il ne peut se permettre d'être aussi peu précautionneux. La décision vous revient cela dit. » dit-il.
- « Après tout vous avez raison… » dit-elle tout en se levant.
- « Nous allons devoir le mettre en cellule le temps du traitement. J'aurai dû privilégier cette solution depuis longtemps » dit-il jetant un sort d'entrave au professeur qui léchait Hermione du regard.
Elle attrapa sa baguette et quitta le bureau, laissant le professeur Snape s'occuper du professeur Signora. Elle sentait encore les traces des mains du sorcier sur son corps, elle en frissonna d'horreur. Elle s'appuya contre le mur à quelques mètres du bureau. Quand Severus sortit il resta figé quelques secondes avant de s'approcher d'elle.
- « Je suis désolé de ce qui vous est arrivé » dit-il peiné.
Elle ne le regarda pas immédiatement, occuper à observer le calme du couloir alors que quelques instants plutôt elle fut à deux doigts de se faire violer. Elle réalisa qu'elle aurait pu connaitre sa première fois de la plus horrible des manières si il n'y avait pas eu cette nuit en haut de la tour d'astronomie. Soudainement elle se retourna vers Snape, il perdit son masque quand elle se jeta à son cou et murmura merci. Il referma ses bras sur elle. Elle ne su dire combien de temps ils restèrent ainsi, elle était merveilleusement bien dans ses bras, elle s'y sentait en sécurité. Il la raccompagna jusqu'au tableau de la grosse game. Elle se tourna vers lui et elle vit bien que le grand Severus Snape était embrassé.
- « Venez quand vous le souhaitez » dit-il avant de partir en un Grand mouvement de cape dont lui seul avait le secret.
Hermione eut du mal à fermer les yeux et elle réalisa la chance qu'elle avait eu que Severus était en train d'attendre non loin du bureau. Elle réussit à s'endormir avec peine et le lendemain elle se réveilla étrangement en pleine forme. Cette agression lui avait fait un électrochoc, elle voulait vivre, elle voulait comprendre et refusait d'être impuissante.
Le départ de l'école fut plein de pleurs, Hermione elle-même ne réalisant pas qu'elle n'allait plus faire de rentrée à Poudlard. Elle espérait que son plan ,pour revenir au château afin d'utiliser la salle sur demande, allait fonctionner. Elle le vit au loin et elle dû se retenir de lui faire un signe de la main. Sur les quais elle vit les Weasley et Harry qui l'attendait. Elle les remercia chaleureusement, elle passa la fin de journée chez eux avant de retourner chez sa mère. En attendant que celle-ci rentre, elle rangea toutes ses affaires, pris une douche et s'installa en pyjama dans le canapé. Elle passa une bonne soirée mais n'évoqua pas à un seul instant son agression à sa mère.
Hermione avait tenu une semaine avant de commencer à stresser pour le résultat des ASPICS, elle tournait en rond. Elle avait entièrement renouvelé sa garde-robe, elle avait aussi acheté quelques nouveaux meubles pour l'appartement. Sa mère aimait beaucoup le style art-déco mais elle travaillait trop ces temps-ci pour y aller elle-même.
La jeune femme se battait contre l'envie de retourner au manoir Snape. Elle avait tellement envie de le voir mais elle avait peur de ses sentiments. Et puis elle s'inquiétait de leurs différences d'âge -même si chez les sorciers ce n'était pas très important- elle s'inquiétait de ne pas être suffisamment instruite, intellectuel pour lui. Elle craignait qu'il la rejette, elle craignait de se faire des idées. Elle s'arracha du canapé et se rua sous la douche pour se calmer. Elle se sécha rapidement et elle s'imagina qu'elle avait rendez-vous avec lui. Elle mit des jolies sous-vêtements blancs et une robe d'été blanche lui arrivant au-dessus des genoux, qui faisait fureur chez les françaises. C'était un cadeau de fleur. Classe et estival en même temps. Elle mit à ses pieds des sandales couleur Camel, elle remarqua que le vernis rouge moldue, qu'elle avait appliqué, n'avait pas bougé. Elle s'attacha les cheveux en une belle queue de cheval et elle mit les boucles oreilles offert par sa mère. Les deux perles lui allaient bien, elle apprécia son image. Elle mit un peu de mascara et se tapota ses lèvres avec le rouge à lèvre de sa mère. Elle eut l'impression d'avoir deux, trois ans de plus en regardant son reflet.
Elle se leva et fit les cent pas, elle ne se voyait pas aller chez lui ou peut-être qu'elle pouvait se rendre à sa boutique prétextant une visite à sa mère ? Elle commença à repousser l'idée quand elle repensa à la belle et magnifique Meredith. Les américaines étaient connus pour être aventureuse et tentatrices. Une violente montée de jalousie la saisie et en quelques secondes elle saisit sa minaudière et attacha son bracelet porte baguette à son avant-bras droit. Celui-ci devient invisible aussitôt. Elle alla sur la terrasse pour transplanner et au même moment son chat lui sauta dessus. Elle pénétra dans le domaine à grands pas, Pattenrond sur ses talons, tout en songeant qu'il était trop tard pour faire demi-tour.
Elle resta quelques minutes devant la porte de son bureau avant de se décider à frapper à la porte de son bureau.
- « Miss. Granger »
Hermione sursauta et la main sur le cœur se retourna pour être face à Severus Snape. Il était en chemise et elle remarqua que ses cheveux dépassaient un peu de ses épaules. Elle se demanda comment il avait fait pour qu'ils poussent aussi vite.
- « Professeur Snape » dit-elle.
- « Il ne me semble plus l'être à présent. Cependant vous pouvez m'appeler Maître. » dit-il tout en ouvrant la porte de son bureau et en l'invitant à rentrer.
Il prit le temps de s'assoir à son bureau, Hermione n'eut pas le courage de s'asseoir en face de lui alors elle prit le fauteuil à la droite de son bureau.
- Vous êtes… Votre robe vous va très bien. » Dit-il avec retenue.
- « Je vous remercie. » Lui répondit-elle appréciant le compliment.
- « Est-ce que vous allez mieux. ?» Demanda-t-il n'osant pas la regarder dans les yeux.
- « Étrangement oui. Merci encore ! Elle marqua une pause. Mais vous étiez dans le couloir… ? Je suis sortie de la grande salle car j'ai cru que vous alliez m'attendre à l'extérieur. » dit-elle observant le voilage des rideaux se soulevaient au grès du vent.
Elle l'observa, sa réponse était importante pour elle. Le rouge commença à lui monter aux joues quand son regard onyx se fixa sur elle. Elle se demanda comment il faisait pour avoir un visage neutre en toute circonstance. Il se leva, fit le tour lentement de son bureau et s'appuya dessus tout en croisant les jambes, regardant ainsi la porte et non Hermione qui se tenait à sa gauche.
- « Je vous ai vu partir avec le professeur Signora, je vous ai donc suivie et ne vous voyant pas ressortir j'ai cru que vous étiez entre de bonnes mains et que vous n'alliez sans pas ressortir de sitôt. J'ai entendu des bruits de bouche, et j'avais vu comment vous le regardiez -elle perçut un ton accusateur- mais quand je vous ai entendu crier alors je suis intervenu directement. Croyez-moi que si j'avais su que vous n'étiez pas en train de... Je serais intervenue beaucoup plus rapidement » dit-il la voix plein de remord.
Il y eut plusieurs secondes de silence durant lesquelles Hermione analysait ce qu'il venait de lui dire, en même temps, trois coups retentirent à la porte, empêchant la jeune femme de parler.
Elle vit Meredith ouvrir la porte après que Snape lui ait dit de rentrer. Elle ne put empêcher un agacement profond naître au creux de sa poitrine, en la voyant avec son jean et son teeshirt rentrée à l'intérieur de celui-ci. On pouvait aisément voir qu'elle avait une poitrine assez grosse et elle était bien formée. Hermione se redressa jetant un regard noir et méprisant malgré elle à la jeune femme qui ne l'avait pas encore aperçu et qui la renvoyait à toutes ses insécurités.
- « Maitre Snape, je sais qu'aujourd'hui est mon jours de repos mais je voulais vous apporter mes notes et avoir votre avis » dit-elle d'un ton un peu trop mielleux au gout de la brune.
Hermione n'aima pas le sourire qu'elle lui offrit et la manière dont elle le regarda quand il lui prit le tas de parchemin des mains. Elle se leva alors sentant qu'elle devait partir.
- « Je vais vous laisser travailler -elle fit un sourire hypocrite à Meredith-, nous nous verrons donc demain soir, Emilie sera présente, se crut-elle obligée de rajouter. Bonne journée Severus. »
Elle écrivit une missive suppliante à son ami, sachant que celle-ci avait beaucoup de travail cette semaine-là, et troqua ses vêtements contre des habits d'intérieur et s'installa dans le canapé moelleux pour ouvrir ses courriers. Toujours aucune nouvelle de ses examens se dit-elle rageusement, même si ça faisait seulement quelques jours qu'elle avait quitté Poudlard, avant d'aller chercher son carnet.
Son objectif était de réussir à aller régulièrement à Poudlard pour avoir accès à la salle sur demande, elle était persuadée que c'était la seule solution qu'elle avait pour visualiser ses souvenirs. Elle avait au début voulu utiliser la pensive de Minerva mais elle ne voyait pas comment accéder au bureau pendant plusieurs jours sans se faire prendre. Elle avait demandé une autorisation après de l'actuel directeur de département ou elle allait travailler, Monsieur Pernold Smith, pour pouvoir venir régulièrement à Poudlard afin de diriger le groupe d'études sur les créatures magiques de la forte interdite. Elle avait déjà l'enveloppe il y avait l'autorisation, son directeur voulant être certains qu'elle ne se rétracte pas car aucune de ses employés ne voulait s'y coller. Bien entendue, il ignorait tout des motivations personnelles de la jeune femme. La deuxième étape était de découvrir si le langue de plomb de ses souvenirs existait vraiment, et pour ça elle allait devoir se faire des contacts dans le département des mystère. Elle pensa un instant à Lucius Malfoy mais oublia bien vite cette idée, elle n'était pas encore prête à s'approcher de trop près de l'homme.
Le lendemain arriva et c'est le cœur battant qu'elle franchit le portail du domaine avec Emilie. En arrivant à la porte d'entrée, elle fut surprise de voir Pattenrond se jeter dans ses jambes. Son chat s'était littéralement enfui, refusant de rentrer avec elle. Elle le comprenait, ça devait être difficile pour lui aussi de passer de Poudlard à l'appartement Londonien.
Hermione souffla un bon coup avant de frapper à la porte. Elle entendit son amie se racler la gorge, celle-ci n'avait eu de cesse de se moquer d'elle, trouvant la situation amusante au possible. Encore une fois l'Elf se comporta comme si elle était la maitresse de maison. Avant de pénétrer dans le grand salon, Hermione entendit distinctement la voix de Lucius Malfoy.
- « Emilie est-ce un hasard ? » demanda Hermione suspicieuse ayant comprit depuis longtemps qu'Emilie avait un faible pour l'homme.
- « Je t'assure je n'y suis pour rien » répondit-elle retrouvant tout à coup tout son sérieux cherchant des yeux un miroir pour vérifier sa tenue.
Hermione regarda avec agacement son amie, elle était persuadée qu'elle serait allée à Serpentard si elle avait pu faire ses études à Poudlard. Elle vit Emilie sortir une pince avec des diamants dessus pour attacher ses mèches avant en arrière. Elle était sublime, et le léger trait de charbon noir sous ses yeux, rendait le bleu-vert de ses prunelles très profond.
Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers l'entrée du salon.
- « Mesdames » dit Lucius penchant légèrement la tête vers les deux jeunes femmes.
- « J'ai proposé à Lucius de se joindre à nous » informa Severus.
Là-dessus ils allèrent s'installer au salon d'été où des cocktails et des apéritifs apparurent sur la petite table ronde. Hermione un sourire aux lèvres observa la pièce, elle s'y sentait bien. Tenant sa longue robe d'une main, elle s'assit sur le fauteuil restant et c'est ainsi qu'elle se retrouva en face de Lucius. Ils entamèrent une conversation sur un peintre Espagnol sorcier très célèbre dans le monde moldu. Elle fut étonnée d'apprendre que Lucius avait une sensibilité à l'art, elle l'imaginait plutôt entrain de torturer des moldues en guise de passe-temps.
- « J'ai un Oncle qui travaille à l'opéra de Londres, si vous le souhaitez je peux vous obtenir des places extrêmement bien placé, je suis persuadé qu'étant donnée votre sensibilité pour l'art, vous apprécierez grandement ! » dit-elle en regardant Lucius.
Elle fit un large sourire lorsqu'elle le vit se raidir et encore plus lorsque Emilie, toujours enthousiaste, commença à poser des questions sur le programme et sur la disponibilité de chacun.
- « Pouvez-vous me rappeler le métier de vos parents mademoiselle ? » dit-il avec un sourire narquois.
Hermione tiqua Lucius cherchait certainement à prendre sa revanche en lui rappelant d'où elle venait. Alors qu'elle s'apprêtait à lui répondre un elf apparu tenant une grande enveloppe entre les mains.
Hermione tiqua Lucius cherchait certainement à prendre sa revanche en lui rappelant d'où elle venait. Alors qu'elle s'apprêtait à rétorquer un elf apparu tenant une grande enveloppe entre les mains.
- « Une lettre pour Madame Potter » dit l'Elf tendant la grande enveloppe au sceau de Poudlard à Hermione.
Elle vit la surprise passer dans les yeux de Lucius et de Severus.
- « Potter ? » répéta Lucius n'étant pas sûr d'avoir bien entendu.
- « Etant donné que nous allons être amené à nous rencontrer régulièrement… je vais vous répondre monsieur Malfoy. Ma mère et mon père étaient dentiste et à ce propos ma mère exerce allée des embrumes dans le centre apothicaire de Severus, elle adapte aussi sn métier aux sorciers. C'est important d'avoir une hygiène buccale exemplaire. Mon père... je n'ai plus de nouvelle car il m'a rejeté parce que je suis une sorcière -Lucius leva les sourcils avec un petit reniflement de dédain-. Concernant mon nom de famille... ma mère était Ilda Florentini elle était directrice de l'école de sorcellerie Pallinecci et mon père, elle marqua un arrêt observant tout le monde, était de Dumstrang…
- « Théodore. » S'exclama Lucius n'en revenant pas, il avait toujours eu de l'incompréhension sur la disparition de Théodore.
- « Théodore Potter » dit à son tour Severus le visage plus fermé qu'à l'accoutumé.
- « Il est mort quelques heures après avoir tenté de sauver son frère des mains de Voldemort. Elle put voir les deux sorciers tressaillirent. Et il a fait promettre à ma tante Joanne de m'élever loin du monde de la magie. Sans doute craignait-il que je subisse les conséquences de ses actes ». dit-elle.
Elle observa la mine déconfite des deux sorciers.
- « Votre père était un homme admirable » dit Severus avec une fulgurante sincérité.
- « Dommage qu'il fut jugé aussi sévèrement par les siens. Il était beaucoup plus valeureux que son cadet » dit Severus en échangeant un regard avec Lucius.
De toute évidence il avait encore une dent contre James Potter nota Hermione. Son père avait eu une scolarité exemplaire, mais il n'était pas fan de Quidditch, il adorait la magie noire, et il avait un avis politique complètement différent de celui de son père. C'était un homme discret aussi. Quand elle avait su, elle comprit que c'était pour ça qu'elle avait été attiré par Harry. Les liens du sang étaient si fort. En y repensant elle fut persuadée que Dumbuldore était au courant et certainement Minerva. Les informations qu'elle avait, elles les tenaient de sa mère, mais à présent qu'elle savait que Lucius et Severus en savait plus, elle comptait bien leur tirer les verres du nez, quitte à se transformer en Serpentard pour arriver à ses fins.
- « Bon alors qu'est-ce que c'est » demanda Emilie tendant un doigt vers l'enveloppe pour changer de sujet.
- « Mes résultats pour les Aspics » dit Hermione la boule au ventre.
- « Mais ouvre bon sang ! » insista Emilie, ignorant le stress absurde de son amie.
Tremblante Hermione ouvrit l'enveloppe, dépliant avec une lenteur exagéré le parchemin, agacée Emilie saisit le parchemin et énuméra « Optimal, optimal, optimal, optimal partout Hermione ! ».
- « Ainsi vous concluez vos années d'études à Poudlard sur une note excellentes comme chaque année ! » dit Lucius avec un grand sourire, semblant accepter, désormais qu'elle n'était plus une sang-de-bourbe, qu'elle soit la meilleure élève de sa génération.
Hermione fut étonnée de voir la différence de comportement de Malfoy Senior depuis qu'il avait appris qu'elle n'était définitivement pas une née moldu. Son mépris semblait avoir fondue comme neige au soleil.
Hermione apprit que Severus était devenu très proche de Narcissa peu avant la fin de Poudlard ceci expliquant son rôle de parrain. Hermione ne s'attendait pas à passer une soirée aussi animée et aussi agréable, l'alcool lui montant un peu plus au nez elle avait du mal à observer en toute discrétion son ancien professeur de Potion.
- « Dites-moi Severus, où sont vos apprenties ? » Demanda Emilie.
- « Ils sont dans l'aile gauche, chacun à sa chambre. Je dois admettre que ça m'enlève une quantité de travail considérable, et ne vous inquiétez pas Emilie, ces deux sorciers sont tout à fait bien traités. » Dit Severus levant son verre vers Emilie.
- « Mais je n'en doute pas Severus, surtout avec un hôte aussi charmant -Hermione ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel- Je regrette de vous quitter, c'est le week-end mais j'ai un rendez-vous important demain matin. » dit Emilie se levant avec élégance.
- « Je dois aussi rentrer Severus. Merci, Mademoiselle Potter, je suis ravie d'avoir fait votre connaissance. Je t'en prie ne bouge pas Severus, nous connaissions la sortie » dit Lucius retenant Severus d'un geste.
- « Oh Hermione, demain, tu peux te présenter à 14h à mon bureau » dit Emilie tout en couvrant ses épaules de son étole.-
Hermione se raidit sur sa chaise, son cœur battait à tout rompre. Elle attendit que Severus revienne car il avait quand même tenu à raccompagner ses invités mais elle se leva entre temps et elle décida de se diriger vers le salon juste à côté de l'entrée. Elle crut défaillir quand il revient. Son regard la pénétra de plein fouet.
- « Est-ce qu'il y a la pièce avec le bain ? » Demanda-t-elle se mordillant la lèvre inférieure.
- « Je regrette de ne pas voir de quelle pièce il s'agit ? » dit-il perplexe.-
Hermione se mordilla la lèvre inférieure et lui demanda de la suivre. Elle se fit la réflexion que le Hall d'entrée était beaucoup plus grand que dans ses « souvenirs ». Elle s'arrêta devant les escaliers présents en face de l'entrée. Au milieu trônait un immense tableau avec une femme et un homme à l'allure sévère et une femme ressemblant à Severus.
- « Ici c'est notre chambre » ? Dit-elle tout en lui jetant un bref regard.
Elle traversa le bois sans aucune difficulté, Severus la rejoignant totalement surpris. Elle fut subjuguée par l'endroit et tout en observant la pièce, elle retira ses chaussures et marcha dans la pièce, ses yeux se perdant dans le plafond en verre qui permettait de voir les étoiles. Elle passa devant le petit salon de jardin et s'arrêta. Elle nota que Snape avait aussi retiré ses chaussures et il la fixait de ce même regard qu'il avait déjà posé sur elle a de nombreuse reprise.
Elle hésita quelques secondes avant de s'approcher de lui et de se mettre sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Il ne mit pas très longtemps à réagir et ils s'embrassèrent passionnément. Renversant des plantes et une table se trouvant sur leurs passages. Avec impatience, il déchira sa robe à main nu pour accéder à son soutien-gorge qu'il caressa avec passion. Ils se laissèrent tomber sur le transat que Severus avait agrandi et rendu confortable à l'aide d'un informulé.
Hermione gémissait sous ses caresses. Et encore plus quand elle sentit son membre chaud et dur entre ses jambes. Elle brulait de désir pour lui. Voulant jouer elle se retourna pour faire mine de lui résister. Et c'est quand il commença à l'embrasser dans le cou tout en caressant ses fesses qu'une émotion négative la saisit, et prise de panique elle commença à résister ce qui sembla exciter Severus qui se laissait totalement prendre au jeu de dominant, dominé. C'est quand il s'apprêta à la pénétrer que sa langue se délia et qu'elle put lui crier d'arrêter, avec des sanglots dans la voix. Il s'était arrêté brutalement ne comprenant pas sa réaction et cherchant visiblement ce qu'il lui avait fait.
- « J'ai été trop brusque ? » demanda-t-il la retournant vers lui.
Hermione mit sa main sur son cœur lorsqu'elle entendit la peine dans sa voix. Elle se jeta dans ses bras en pleurant.
- « Tu n'y es pour rien Severus ! C'est la position qui m'a fait penser à… au professeur Signora… » dit-elle tout en essuyant ses larmes.
Il ne dit rien mais il la serra plus fort dans ses bras. Ils s'allongèrent, lui sur le dos observant les étoiles tout en lui caressant lentement ses cheveux. Elle se réveilla au petit matin, elle était dans le lit. Elle s'étira, les évènements de la veille lui revenant en tête. Elle se recroquevilla sur elle-même soudainement honteuse bien qu'elle savait parfaitement qu'elle ne devait pas avoir honte. Petite elle voyait un psy, elle se dit qu'elle devrait pour son propre bien y retourner pour ne plus être poursuivie par cette agression.
Elle remarqua qu'il avait déposé des affaires de bains à son intention et que ses affaires de la veille étaient repassées et réparées. Elle sourit et les rangea dans sa minaudière et elle en sortit une robe bleu pâle lui arrivant au-dessus des genoux. L'énorme baignoire lui donnait envie mais elle se dépêcha de prendre une douche. Elle déjeunait avec une amie de sa mère et son fils le midi même et il était déjà 11h. Elle se mit un peu de rouge à lèvre et se dit en même temps qu'elle adorait ce rouge.
Elle détacha ses cheveux, utilisant une huile magique permettant de bien définir ses boucles. Elle regarda brièvement autour d'elle pour voir si elle n'avait pas oublié quelque chose et se mit en direction du bureau de Snape. Voyant Meredith au bout d'un couloir elle rentra précipitamment dans le bureau de Snape sans frapper.
Ils se dévisagèrent, Hermione fut la première à baisser les yeux et à devenir un peu rouge. Elle s'assit sur le canapé et il la rejoint faisant apparaître du thé et du café devant eux.
Finalement elle posa brusquement sa tasse, manquant de renverser son contenu et se tourna vers son ancien professeur qui levant un sourcil.
- « Je… pour hier soir... » commença-t-elle, espérant une quelconque aide de sa part
- « Je vous ai mis mal à l'aise ? » Dit-il d'un ton neutre.
Hermione le regarda surprise et par réflexe posa une main sur sa cuisse.
- « Non, absolument pas ! Je le voulais mais après tout ce que j'ai vécu, je n'imaginais pas être aussi atteinte.» dit-elle en le regardant franchement.
Il se rapprocha d'elle et lui saisit le poignet gauche, révélant d'un informulé son patch qui cachait l'emplacement de sa cicatrice.
- « Je peux vous aider avec votre accoutumance. Je comprends ce que vous êtes en train de vivre. » dit-il sans lâcher son poignet.
Elle détourna le regard sans lui répondre, retirant son bras de sa main.
- « Je dois y aller, j'ai un rendez-vous » dit Hermione se détachant à regret de lui.
- « Un rendez-vous ? » dit-il l'observant de haut en bas.
- « Oui avec une amie de ma mère et son fils. Elle observa son regard clairement réprobateur. Il y a un problème avec ma robe ? » demanda-t-elle s'observant comme elle le pouvait dans le miroir accroché au-dessus du canapé.
- « C'est à dire que ce n'est pas habituelle… » dit-il.
Hermione eut un rire, elle savait que ce n'était pas une robe habituelle pour les sorciers et Severus était de l'ancienne école.
- « C'est très à la mode chez les moldu française ! » dit-elle riant.
- « Je n'imaginais pas que vous vous intéressiez à la mode » dit-il avec un rictus.
- « Je dois reconnaitre que c'est nouveau ! » dit-elle en souriant.
Il hocha la tête en guise de réponse, ses yeux brillaient de cette flamme particulière. La jeune femme quitta le manoir le plus discrètement possible, ayant peur de se faire voir par un des apprenties, et transplanna dans Londres. Elle vit sa mère qui l'attendait au point de rendez-vous .
- « J'étais morte de fatigue hier soir, je ne t'ai pas entendu rentrer ! » dit sa mère en l'embrassant.
Hermione affirma qu'elle avait fait attention mais nota qu'il était impossible que sa mère ne l'entende pas rentrer. Elle avait le sommeil léger. Sans le savoir sa mère venait de lui avouer qu'elle n'avait pas dormi chez elles. Elle n'insista pas non plus, n'ayant pas envie de lui révéler qu'elle avait dormis chez Severus.
Elles marchèrent quelques rues encore avant de sonner à une très belle porte. L'immeuble était magnifique, Hermione se souvient que Esther Phoenix était la femme d'un chirurgien, elle, elle était pianiste. Elle était le stéréotype même de la femme riche londonienne.
- « Joanne, je suis ravie de te revoir ! Et toi Hermione quelle femme es-tu devenu ! Elle les serra vivement dans ses bras. Il n'est pas d'usage que la maitresse de maison accueille dès l'entrée mais ça fait tellement longtemps ! Je suis vraiment contente de revenir en Angleterre !» dit Esther tout en les guidant vers la salle manger.
- « Je suis vraiment attristée que nous nous soyons perdus de vue ! Et si j'avais su que nous côtoyons le même monde… » dit Joanne un peu coupable et triste.
- « Il en est de même pour moi ma chère ! Perdre une amie comme toi… et le départ brusque en France ! » dit Esther tout en les invitants à s'installer à table.
Hermione comprit rapidement qu'Esther était une sorcière et que leurs familles s'étaient éloignées l'une de l'autre en pensant qu'ils étaient moldu et en voulant se protéger de peur que leurs enfants, alors en bas page, ne fasse de la magie involontairement. Elle observa Esther à la dérobée, une femme superbe, d'une grande élégance, avec des beaux cheveux châtains et des yeux verts.
Elle repensa à ce que Severus lui avait dit sur sa tenue, c'est vrai qu'elle changeait et qu'il y a quelques temps encore, elle ne prêtait aucune attention à ce genre de chose. Elle se dit qu'elle avait eu de la chance de ne pas être forcée de se comporter « comme une fille » avec ses amis et ses parents. Même si Ron avait mis du temps à réaliser qu'elle était bien du sexe opposé.
- « Hermione, ta mère m'a informée de ta formation auprès du ministère, j'en ai glissé quelques mots rapidement à mon mari, qui est en réunion dans son bureau dans l'immédiat, il est diplomate. Il est vrai que vous ne vous êtes jamais vu ! Dire qu'il s'inquiétait que je sois trop proche de moldu» dit-elle en s'esclaffant tout en attrapant la coupe de champagne qui venait d'apparaître devant elle.
Hermione apprécia le repas et même Esther qui n'était pas si superficielle qu'elle en avait l'air, bien qu'elle parlât énormément de la vie mondaine à Paris. Les deux femmes ayant encore énormément de chose à se dire, Hermione trouva qu'il était temps qu'elle les laisse entre elles, et prit congé avant de passer par la salle de bain avant d'aller au cabinet. Elle voulait aussi en profiter pour se changer avec de façon très classique, pantalon cigarette bleu marine, chemise blanche et blazer bleu marine. Elle chaussa ses escarpins, se regardant dans le miroir, l'image qu'elle se renvoyait lui plaisait et la rassurait. Elle avait beaucoup de projet et elle espérait être à la hauteur et réussir à mener ses ambitions jusqu'au bout. Même si elle ne savait pas bien par où commencer.
En sortant de la salle de bain elle détacha de nouveau ses cheveux, les préférant ainsi, et sursauta presque en se retrouvant face à face avec deux hommes qui sortaient d'une autre pièce. Quant-elle les identifia, il ne lui fallut que quelques secondes pour sortir a baguette et la pointer sur les deux hommes.
J'espère que le chapitre vous a plu et à la semaine prochaine !
La Sorcière
