LEXIQUE ITALIEN-FRANÇAIS:

Mio drago/Mon dragon...Benvenuto a Bologna, Signori/Bienvenue à Bologne, Messieurs...Ciao/Salut...Professore/Professeur...Te amo/Je t'aime...Mio bello/Mon beau...Formidabile/Formidable...Sfarzoso/Superbe... Bastardo/Batard...Bene/Bien...Atrio/Salle d'attente...Madre/Mère...Padre/Père

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Chapitre 12 : Bienvenue au PaSta

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Les chaussures de cuir, de Draco Malefoy touchent le plancher de marbre, tandis qu'il apparait au bras d'un autre individu, en jeans et chemisier blanc.

- Tu sais que je suis prêt à beaucoup de choses pour toi, mais je t'en prie, ne nous fait plus voyager par Portoloin, quelle horreur! J'ai l'impression d'avoir la tête disloquée!

- Les effets sont temporaires, se moque l'Italien. - Ceux du Réseau de Cheminées sont encore pires.

- Ha?! Tu t'es soudainement converti au masochisme...

Ettore rit avant de poursuivre de sa voix sensuelle, contre l'oreille du plus jeune: - J'ai dit que je l'endure, pas que j'en retire du plaisir, mio drago. L'homme mordille délicatement le pavillon. Il frissonne, puis se souvient qu'ils ne sont pas seuls, dans sa chambre de Poudlard. Il prend sa main dorée, y dépose un baiser.

- Où se trouve-t-on, mon gentil maître?

- Benvenuto a Bologna, Signori! dit une femme aux cheveux noirs et épais, qui semble avoir apparue, en leur souriant. Elle porte un uniforme, en plus de tenir une tablette muni d'un crayon.

Serafini se dirige vers elle, embrasse ses joues.

- Ciao Mita! Tu te reposes jamais? change-t-il en anglais, afin que le Britannique puisse suivre. - Ton petit garçon, qui prend soin de lui en ce moment?

- Ma mère, elle l'a amené au parc. Il est maintenant assez grand pour tenir dans la balançoire et ne veut jamais partir.

Le sorcier s'esclaffe. Ensuite, revient à côté du jeune, en robe de soie verte, passe son bras autour des hanches.

- Je te présente mon… ami, Draco Malefoy.

- Je vois… Elle leur fait un sourire de connivence, cligne d'un oeil, avant d'ajouter: - Je suis Mita Capaldi, je travaille ici, au PaSta.

- C'est quoi, au juste?

- L'institution qui s'occupe des entrées et des sorties, magiques, des gens dans notre pays, par Portoloin, explique l'homme. - On est au 3e étage, la Zone Magique de l'Union Européenne.

- Vous êtes là pour ton spectacle, ce soir?

- Oui. Il est possible que deux autres personnes viennent.

- Vu comme mon parrain l'a pris… intervient le blond, ça m'étonnerait, malheureusement.

- Tu oublies le grand pouvoir de convaincre d'Harry…

- À condition qu'ils se soient enfin ouverts, ces deux-là sont de telles têtes de mules! Ils préféreraient rester sur leur position, la vie durant, plutôt que simplement pouvoir être heureux, ensemble, s'ils se donnaient une chance.

- Tu veux dire comme nous, comme toi? lâche Serafini, d'un ton ironique, en fronçant ses sourcils. - Je pense que tu es mal placé, pour faire la morale aux autres, Professore.

- Ettore... je t'ai déjà partagé mes raisons.

L'Italienne touche l'épaule de son ami.

- Je peux vous passer mon bureau. Je vais prendre une pause et me trouver des choses à faire, mais je devrai finir par y revenir, désolée, je ne pourrai faire plus.

- Merci à toi, Mita, ce sera assez.

Sur ses mots, elle disparaît. Tandis que l'homme resserre sa prise autour de Malefoy, les transplanent à l'endroit. Il est rempli de photos familiales qui bougent dans leur cadre.

Ettore se déplace, afin de mieux voir le visage pâle du jeune, en face de lui.

- Mita, tu l'as connue comment?

- C'est mon ex-femme.

- Quoi?!

- De quoi t'as peur? Elle s'est remariée, depuis des années, et est très heureuse. C'est vrai que j'ai eu plusieurs partenaires qui ont partagé ma vie avant, mais toi aussi. Ce qui compte, c'est le présent. Et je voudrais que tu sois dedans.

Le Britannique aperçoit une bouteille de Grappa sur les classeurs, ainsi que des verres. Il s'en remplit une portion et la vide.

- Tu es important pour moi, tu l'as toujours été, depuis qu'on se connaît. Je n'ai pas changé d'avis et mon coeur est toujours à toi, si tu l'acceptes. Je ressens aucune honte à m'afficher, au contraire, je voudrais le crier au monde entier: Te amo, Draco Malefoy! Deviens mien et reste cette fois.

Il se verse un deuxième verre, que Serafini récupère, avant d'en vider le contenu. Ensuite, il les pose sur le rayon d'une bibliothèque. L'homme aux cheveux châtains, en forme de vague sur le front, se rapproche, accule le jeune dans un coin, entre le mur et les classeurs. Il relève son menton de l'index, avant de connecter son regard océan avec celui, couleur de pluie.

- Pourquoi veux-tu fuir? Tu peux me faire confiance, tu le sais.

- Severus?

- Tu as passé sept ans à Poudlard, tu pourrais penser plus à toi maintenant, te donner la permission de voler. Severus sera pas seul, Harry sera à ses côtés, pour l'aider. Il l'aime.

Par la suite, Ettore glisse une paume tiède, sur la nuque de Draco. Les doigts dorés de son autre main tracent le contour de sa bouche framboise. Fasciné, un instant, comme s'il redécouvre quelque chose d'ancien et de précieux. Elle s'entrouvre, dévoilant une dentition parfaite, de même qu'une langue rosée qui sort de sa cachette, pour taquiner les doigts. Ils perçoivent le souffle de l'autre. Chacune des caresses de l'homme fait frissonner le jeune. Leurs pouls s'accélèrent.

- Tu m'as tellement manqué… ces deux mois… J'espère que toi aussi…

Malefoy a toujours été incapable de mensonge envers Serafini. Il lisait clairement en lui, tel un livre ouvert. De toute façon, il n'avait rien à lui cacher. Tout son être lui criait qu'il appréciait l'Italien, le désirait fortement, qu'il souhaitait qu'ils s'appartiennent pour plus que quelques nuits, volées à un sex friend. Alors, sa bouche sourit, son visage s'illumine et lui répond:

- Oui, tu m'as aussi beaucoup manqué...

Draco ferme ses paupières, se surélève sur le bout de ses chaussures en cuir, entoure le cou d'Ettore de ses bras et ses lèvres se scellent à celles de l'homme. Il l'embrasse avidement, avec désir, avec frustration, avec rage, avec désespoir… comme s'il cherche à transmettre à l'autre, tout ce qu'il a enduré ces jours durant. Ettore saisit sa taille et se laisse faire, puisqu'il partage son opinion. Jusqu'à ce qu'il s'arrête, ouvre ses yeux scintillants et dise d'une voix haletante:

- Oui pour tout. Je resterai pour de bon cette fois, je t'en fais la promesse. Je suis même prêt à faire le Serment Inviolable, s'il te faut une preuve.

Un sentiment d'apaisement traverse les iris bleu-vert. Il resserre sa prise sur sa taille, pose sa tête dans son cou svelte.

- Non, rétorque-t-il, amusé. - Ta parole me suffira et sentir ton corps, à nouveau. L'Italien à la fine barbe baise les lèvres rougies, encore humides. - Je sais plus combien de temps il nous reste... ce sera un rapide apéritif... mais on pourra prendre plus notre temps, ce soir, après mon spectacle.

- Ça me parait une bonne idée.

Serafini relâche l'autre sorcier, s'éloigne. Il sort sa baguette en bois d'olivier, jète le sortilège d'Assurdiato, afin qu'eux seuls puissent entendre leurs gémissements, leurs cris, ainsi que tous les bruits qu'ils feraient (un bang répété, dans un mur). Ensuite, d'un coup également, il dénude son partenaire en entier, pose sa paume sur son torse et le repousse doucement, dans le coin, en quelques pas. Il lui sourit et le fixe sans discontinuer. Un sort sert à dilater un peu l'anus de Draco, pour qu'il ne ressente pas de douleur. Après, Ettore sort sa queue bandée de son jeans et formule un sort, qui lui met du lubrifiant sur le gland. Puis, laisse tomber l'objet magique par terre. L'homme lève l'une des jambes, crème, de Draco, le pénètre de son regard désormais assombri, affamé. Avant, d'embrasser sa jambe, son pied, et de la glisser autour de sa taille. Tandis que l'autre demeure sur le sol. Il commence par faire entrer son gland dans l'ouverture convoitée. Se retire, pousse plus loin. Les deux amants lâchent un gémissement, un frisson les parcourt partout.

Draco est si étroit et brûlant, qu'Ettore failli jouir immédiatement. Il essaie de se calmer un moment. Se retire presque au complet avant de replonger, jusqu'à ce que son sexe en entier soit à l'intérieur, leurs arrache à nouveau, plaintes et tremblements.

Leurs yeux se ferment, à demi. L'homme fait des va-et-vient plus rapides.

- Ha oui… échappe-t-il.

Ils bougent, synchronisés, Ettore pousse vers le haut et le jeune, vers le bas. Faisant claquer leurs épidermes. De la sueur recouvre leurs peaux. L'homme le masturbe en même temps, lentement. Draco courbe son corps en arrière, mordille ses lèvres, enfoncent ses ongles dans son chemisier blanc.

- Ettore… Ettore… Ettore… chantonne-t-il en mélopée, comme s'il s'agit du lieu, de tous ses plaisirs.

- Est-ce que tu vas bientôt venir?... Je peux plus attendre… c'est trop bon…

- Je sais… moi aussi… serre ma queue plus fort… hum… comme ça… Maintenant!

À l'instant où il jouit, tous ses muscles se refermèrent, apportant une pression supplémentaire sur le sexe d'Ettore. Il fait quelques aller-retour de plus avant de s'enfouir profondément dans le corps de Draco, pousse un grognement, tandis qu'il éjacule enfin.

Par la suite, ils ferment leurs paupières, s'embrassent de leurs bouches désertiques et laissent le temps à leurs pulsations cardiaques de redescendre.

- Te amo, mio bello... chuchote la voix douce, essoufflée, de l'Italien, contre l'oreille du jeune.

Puis, une pression s'exerce sur son épaule. La réalité reprend son cours, ils doivent partir. Un curieux spleen les envahit.

Serafini lâche sa jambe, autour de sa taille. Celle-ci parue, à Malefoy, un peu douloureuse et engourdie. Ensuite, l'homme reprend sa baguette déposée par terre, pour leur lancer un sort de nettoyage. Un sort pour retirer celui qui empêchait les sons de se propager ailleurs. Un sort pour revêtir Draco de ses robes en soie. Il passe sa main hâlée dans sa chevelure blonde, afin de la fixer lui-même. Le jeune sort la sienne, jète un sort pour remettre de l'ordre au chemisier froissé, en partie retiré, de son amant. Draco saisit le pénis ramolli, le remet dans les jeans, car il sait que l'homme ne portait jamais de caleçon, en remonte la fermeture éclair délicatement et la boutonnière. Cette action paraît transformer Serafini dans un autre état esprit, son regard l'incendie de son envie de poursuivre, tout de suite.

- Moi aussi… mon amour... ce soir… lui murmure-t-il.

Ils sont interrompus, par l'arrivée d'un hibou qui se pose sur le bureau, de l'agente du PaSta.

- Bonjour, le salue Malefoy. - C'est pour Mita ou nous deux?

L'oiseau répond d'un couac, tend sa patte vers eux. Un bout de parchemin s'y trouve attaché. Il y lit le message. Un sourire s'étire sur ses lèvres.

- Alors?

- Ils viennent. Ils arriveront bientôt.

- Ha! Formidabile! s'écrie l'Italien, en prenant le corps du Britannique, pour le faire tournoyer. Puis, reposer au sol. - Il n'y a pas tant de bonnes nouvelles ces temps-ci... Dis-leurs qu'ils doivent d'abord passer par le PaSta, avant d'aller chez moi, qu'on les attend au 3e étage.

- D'accord.

Mita apparaît tandis qu'il rédige la note, brièvement, et renvoie le hibou.

- Nous partons, merci encore…

- Ça a eu l'air de vous faire du bien, car vous semblez de meilleure humeur.

Ils s'esclaffent. Ensuite, le blond agrippe de sa main blanche le col du chemisier de son amant, dévore la bouche à la fine barbe, passe son autre bras autour de la taille d'Ettore et ils transplantent.

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Ils poursuivent plusieurs minutes, incapables de s'interrompre. En frottant avec force leurs sexes, à travers les tissus de leurs habits. Jusqu'à ce qu'une délicieuse rigidité les reprenne.

- On va finir par être arrêté pour Grossière indécence… commente Draco Malefoy.

- On peut pas traverser la moitié du PaSta en étant aussi… dit Ettore Serafini.

- Il n'y a pas de salle de bain sur cet étage?

- Oui, mais il y aura peut-être une file d'attente… tu as dit que Severus et Harry arrivent bientôt.

- Ça vaut le coup d'essayer… j'en peux plus…

- La mienne me fait mal...

Leurs corps pressés l'un contre l'autre apparaissent au lieu indiqué par le sorcier. Ils ont de la chance, car une des cabines n'était pas occupée. Ils y pénètrent, sans y porter attention.

Leurs regards obscurcis par un désir lancinant, se jaugent, foudroyés par celui tempête de Draco, engloutis par celui océan d'Ettore, se soumettant à l'autre sans plus attendre.

L'homme lève les bras du jeune, dans les airs, au-dessus de sa tête blonde.

- Reste dans cette position, commande-t-il de sa voix rauque.

- Oui.

Après, il remonte la robe de soie verte, jusqu'à ce qu'elle atteigne la tête de Draco. Ensuite, il dégage sa bouche, mais laissant ses yeux bandés et ses bras prisonniers.

- Ça va, pas trop serré?

- Non, continue.

Il descend le caleçon noir sur ses chevilles, en bas noirs et chaussures de cuir. Dévoilant son érection plus sombre, sur la peau de nacre.

- Sfarzoso... Dommage qu'on ait pas de temps… J'aurais voulu te mettre à genoux et déformer tes jolies lèvres, de gentil garçon, avec ma grosse queue... Tu aurais aimé ça, j'en suis sûr.

Le sexe du soumis prend davantage de fermeté en entendant ses mots.

- Oui.. peut-être ce soir, père...

Puis, l'Italien retire vite ses souliers, son jeans.

Avant de saisir leurs deux sexes érigés dans une main dorée et débuter des va-et-vient, pressant une fesse de l'autre. Ils poussent chacun un gémissement de plaisir.

- C'est bon?

- Oui...

Un moment passe où on entend plus que leurs soupirs, leurs grognements de satisfaction. Puis, Ettore se remet à parler.

- Tu m'a appelé mon amour… tout à l'heure… je l'ai pas rêvé?...

L'autre l'ignore. Serafini arrête son mouvement, pince la fesse du jeune.

- Draco?

- C'est vrai que ça sonnait bizarre, une initiative stupide de ma part. Je ne le redirai plus, maître.

- Quoi?! Ce qui est stupide est de penser que tu es que ça pour moi. Ce qui est faux, bien sûr. Au contraire… Je voudrais plutôt l'entendre encore.

La tête aux yeux bandés éclate de rire. Avant de finalement prononcer:

- Mon amour…

La bouche à la fine barbe embrasse ses lèvres mordillées, rouges, gonflées, tandis que son va-et-vient reprend.

- Ha! oui... Mon chéri...

Ettore fait un suçon dans son cou.

- J'aime ton accent, quand tu me dis ces mots...

Draco sourit et dit de sa voix pantelante,

- Je préfère le tien...

La langue de l'homme s'enfonce dans la bouche du jeune, à la recherche de son amie et la trouve, tournoie avec elle, le temps de quelques figures. Se résout à la quitter.

- Je t'aime tellement… débute-t-il, le souffle court. - Si content que tu aies décidé de rester vivre avec moi. J'espère que ce sera comme avec la soumission, une expérience qui élèvera l'âme et qu'on fera durer le plus longtemps possible.

- J'espère aussi…

Ses cheveux soyeux châtain chatouillent un peu son torse, lorsqu'il baise ses mamelons, propageant plein de frissons partout sur son corps.

L'une des paumes dorées caresse les fesses fermes du jeune. Tandis que l'autre se retrouve trempée par leur excitation. Les veines sont plus saillantes sur leurs queues ayant atteint leurs pleines grosseurs, ils sont proches tous les deux...

- Je vais jouir bébé... va plus vite...

L'homme accepte son souhait et le suit dans sa délivrance.

- Draco...

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Les espadrilles d'Harry Potter percutent le sol et il essaie de rester debout. Mais rien ne peut empêcher le tournis dans sa tête. Il lutte afin de garder le contenu de son estomac barbouillé, avant de se risquer à ouvrir ses yeux émeraude, à lunettes rondes. Le monde tourne tel un carrousel. Le sol de marbre blanc bouge constamment. Il ne peut s'empêcher d'atterrir dessus. Et referme ses paupières, attend en grognasse que cela revienne à sa forme habituelle.

Après, un temps indéfinissable, un fort bang se produit. Puis:

- Saloperie... lâchée par la voix de Severus Snape, près de lui.

Le sorcier, quant à lui, se trouve sur les genoux de son pantalon, en toile noire. Ses cheveux fins sont à peine dépeignés.

- Je ferai plus jamais ça, dit le jeune. - Je préfère voler sur un balai, pendant une semaine.

L'autre homme rit. Et Harry aime ce son, trop rarement entendu.

- J'avoue que... Cela paraît toujours étrange, à Severus, de tutoyer son amoureux. - Tu as un point. Et que je t'accompagnerais.

C'est au tour du Héros National de rigoler.

- Où sommes-nous?

- À Bologne, au PaSta, m'a expliqué Ettore, ce serait comme un genre de douane, chez les moldus. Il m'avait renvoyé le hibou, était au courant de notre arrivée et devait nous y rejoindre avec Draco.

Le sorcier en chemisier blanc et en jeans, ainsi que le jeune en robe de soie viennent d'apparaître.

- C'est exact, mes amis, s'insère dans leur discussion, la voix à l'accent italien. - Nous sommes heureux de voir que vous avez changé d'avis. Il les aide à se relever et Harry se risque à ouvrir ses paupières.

Ils sont suivis de peu par une femme aux longs cheveux, en uniforme, tenant une tablette munie d'un crayon. Elle leur sourit.

- Ettore, le salue-t-elle, à nouveau.

- Les personnes que j'attendais sont venues. Celui qui est grand et tout vêtu de noir, est Severus Snape. Il est le directeur de l'école de sorcellerie Poudlard. Et le plus petit qui a une cicatrice sur le front, en forme d'éclair, cadeau de Jédusor quand il était bébé, est Harry Potter. Il enseigne aussi à Poudlard, comme professeur de Défense contre les Forces du Mal. Je vous présente Mita Capaldi, qui travaille au PaSta.

- Ravie, Messieurs. Je suis ici, parce que je dois consigner toutes les personnes magiques, entrant via Portoloin, en Italie. C'est votre baguette qui me servira de carte d'identité. Vous pouvez les sortir, je vais les prendre en notes.

Après quelques minutes, elle les rend.

- Nous vous demandons de repasser par ici, environ un jour avant, lorsque vous voudrez repartir, en Grande Bretagne. Afin que nous soyons en mesure de vous fournir un Portoloin. Nous sommes fermés entre minuit et 6h du matin. Je vais vous laisser des dépliants portant sur le Secret Magique en Italie, mais à ce que j'en sais, les règles sont moins strictes ici. Je pense qu'on a fait le tour… dit la femme aux cheveux noirs, en réfléchissant. Puis soudain: - Ha! J'oubliais… à l'extérieur du PaSta, nous essayons de réduire les apparitions, en Italie. Cela interfère avec tous les touristes et vieux bâtiments qu'il y a ici.

- Pas d'apparition, commente Malefoy, d'un ton sarcastique. - Comment on se déplace alors?

Mita détourne ses iris vers son ami.

- Tu leur as caché ce qui se fait de meilleur ici, Ettore? se moque-t-elle de lui. - Honte à toi.

- J'ai dû oublié... répond-t-il, en rigolant. Il observe ensuite les trois sorciers, avec un sérieux retrouvé. - Notre transport devrait être déjà là, dehors.

- C'est d'accord, je vous relâche. Je viendrai ce soir. Tu as prévu une surprise pour ce bastardo?

Quelque chose de glacial s'échange, entre les deux regards italiens.

- Oui, je le donne aux loups.

- Bene

Un autre bruyant bang fait sursauter les cinq individus. Un nouveau groupe de voyageurs arrive.

- Allez-y maintenant, on se voit plus tard, dit la femme, en uniforme, transportant une tablette dans une main. Elle leur sourit, fait un dernier câlin au créateur.

- Le PaSta à cinq niveaux, explique Serafini, en déplaçant les trois hommes pour qu'ils soient autour de lui. - Nous sommes au 3e étage, la Zone Magique de l'Union Européenne. Le 5e, pour les groupes plus larges de touristes qui viennent de partout dans le monde. Le 4e, ceux provenant de l'extérieur de la zone de l'EMU. Le 2e, les voyageurs nationaux. Et le 1er, c'est pour les départs. Leur guide saisit leurs mains avant de s'y transplaner. Un brouhaha ainsi qu'une vive luminosité, les envahissent. - On l'appelle: l'Atrio.

Celui-ci est rempli de toutes sortes de sorciers. Des groupes, plus grands ou plus petits. Des individus discutent avec enthousiasme avec leurs amis, des familles disent au revoir, des enfants pleurent, des amoureux se serrent dans leurs bras car ils vont être séparés.

Il n'y a rien de concret ici. Des affiches, annonces, offres sont installées sur toutes les surfaces, recouvrant complètement le mur. Au-dessus d'eux, un plafond enchanté qui montre des images de terres exotiques, de plages de sable et de vieilles ruines. Des boutiques-souvenir, cafés, parfumeries s'alignent et les gens, comme des abeilles sur des fleurs, volent de l'un à l'autre, finissant les mains plein de sacs, avalant des boissons rafraîchissantes ou léchant des crèmes glacées.

Par la suite, l'Italien les mène à travers une grande porte en verre. L'un des côtés sert d'entrée, l'autre de sortie, un peu tel qu'on en observait dans des bouches de métro. Ils s'y engouffrent un à un. Harry réalise la pression d'une main dans le bas de son dos, celle de Severus, lui cédant le passage.

Lorsqu'ils sortent dehors, l'air tiède les frappe. En effet, pas un nuage dans l'infinité du ciel azur et le soleil brille déjà avec intensité. Ses rayons paraissent plus chauds, depuis qu'ils ne sont plus en Écosse.

Le jeune au tee-shirt saisit la main pâle qui dépasse du polo noir dans la sienne, avant de la reposer dans le bas de son dos. L'homme agrandit ses prunelles obscures, tandis qu'elles regardent celles, couleur émeraude. Elles fixent le sol et le jeune baragouine d'un faible ton, en rougissant:

- Tu peux… la laisser…

Un sourire s'étire sur les lèvres du grand sorcier.

- J'aimerais bien aussi, lui répond-t-il, en embrassant sa tête aux cheveux indomptables.

Alors qu'ils s'éloignent, ils se retournent vers PaSta et ne sont surpris de juste apercevoir un bâtiment en construction, avec des trous dans les murs, des poutres en fer. D'ailleurs, s'ils se concentrent assez, ils peuvent entendre, au loin, le bang des Portoloins.

- À propos du moyen de locomotion, commence Snape en haussant un sourcil. - Nous n'utilisons pas de balais, je présume. C'est encore la matinée donc...

- Non, Severus, l'informe le créateur. Il rit, comme s'il avait entendu une excellente plaisanterie. - Tu es correct, des balais ne peuvent être utilisés en plein jour. En plus, ils sont pas confortables, compliqués quand il y a beaucoup de personnes. Mais quelqu'un a réfléchi au problème, en est venu à l'idée qu'on pouvait juste prendre d'autres objets.

Avec cela, il désigne les deux voitures garées, non loin.

- Comme eux, par exemple.

- Ho! Par Merlin! C'est pas vrai! s'enthousiasme brusquement Draco, en s'agrippant au bras hâlé d'Ettore. Ses yeux gris s'agrandissent, ahuris, et pétillent de joie, tel que s'il avait aperçu une licorne.

- Oui, tesoro, murmure-t-il à son oreille, en enlaçant sa taille.

- Ça veut dire quoi?

- Chéri, répond-t-il, en lui souriant.

- Vous conduisez? demande Snape, intrigué.

- Et avec beaucoup de plaisir, explique Serafini, en marchant près des moyens de transport. - L'industrie de la voiture en Italie, est reconnue chez les sorciers, en plus de ceux qui n'ont pas de pouvoir. Car elles sont rapides, sécuritaires et confortables.

Tandis que le blond à la robe de soie s'approche de la blanche Lamborghini. - Bonjour ma jolie, commente-t-il, en caressant la voiture. - À toi? interroge-t-il son nouvel amoureux.

L'homme en jeans opine, avant de lui lancer les clés. - Je serais content de te la prêter. Je pourrai trouver une autre agréable occupation à faire de mes mains, pendant que je te regarderai, lui dit-il d'un ton sensuel, en l'observant avec appétit.

Draco attrape le trousseau.

- Fais. Et qui sait, peut-être que je te joindrais, sous l'inspiration du moment...

Les iris, à binocle, se tournent vers eux.

- Euh… c'est pas une hallucination que j'ai… Vous êtes proches maintenant, comme quand Ettore est venu en février, à Poudlard. Vous vous êtes remis ensemble? Ou faites juste...

- Remis ensemble. Aussi que je resterai avec lui, en Italie.

- Excellente nouvelle! s'exclame le Héros National, en souriant, puis en leur faisant un câlin à chacun.

- Je suis persuadé qu'Ettore est un homme bien qui saura vous rendre heureux, dit Snape en embrassant le front de son neveux, d'abord, en serrant la paume dorée du nommé ensuite.

- J'suis d'accord!

- Merci de votre confiance, mes amis.

- J'avoue que je me demande pourquoi t'as changé d'avis, Draco?

- Nous avons eu des heures productives, rétorque le jeune.

- Nous avons partagé nos idées et nos corps, deux fois, répond l'homme au chemisier blanc, en entourant sa taille fine, de son bras. Les yeux océans scintillent dans la lumière de cette matinée parfaite. - Et maintenant, nous avons du temps devant nous pour continuer, mieux apprendre qui nous sommes. Ils se sourient l'un à l'autre, puis restent ainsi quelques minutes. Comme si tout avait disparu, sauf eux.

Pourquoi n'apprenait-il jamais à se taire, se gronde le Survivant?!

- Nous, également, avons mis à profit notre tête à tête, intervient Severus, en penchant son haut torse, au polo noir sur Harry, glisse son autre main sur sa joue, à la peau lisse, rosée par leur marche, avant de poser ses lèvres sur les siennes. - Nous formons un couple désormais. Par la suite, le jeune rosit tant que sa figure ressemble à une tomate mûre italienne. L'homme prend sa petite paume, délicatement, dans sa large. - Je suis désolé si je t'ai mis mal à l'aise… j'avais juste envie de leur annoncer.

- Non, t'as bien fait. C'est moi qui est incapable de contrôler certaines réactions de mon corps! explique-t-il avant de lui rendre son baiser, avec douceur.

- C'est pas trop tôt, parrain! Je constate que mes dix milles galions en ont valus la peine.

- En effet. Je n'ai pas particulièrement apprécié ta blague, au départ. Mais cela m'a offert une incroyable opportunité. Et Harry, la variable toujours changeante de ma vie, a fait ce à quoi je ne m'attendais: m'aimer en retour. Il embrasse leurs paumes jointes.

- Je suis content de voir que t'as enfin trouvé le courage d'ouvrir ton coeur, et que ton amour ait été retourné. Car quoi que t'en penses, Severus, je crois que t'es un homme bien, capable d'apporter de la joie à Harry. Et le contraire est vrai aussi. Il leur sourit de sa bouche à la fine barbe.

Ensuite, Snape et Potter se dirigent vers la deuxième voiture, en se tenant par la main. Elle est aussi époustouflante que la première, transmet l'élégance et le luxe, complètement noire, à l'exception d'un trident en argent sur son capot. En se rapprochant, ils la caressent des yeux, admirant son cuir rouge à l'intérieur.

L'Italien se retrouve derrière eux, puis serre l'épaule de Severus d'une main à la peau dorée et tend les clés de l'autre.

- Tu veux dire que ceci est à toi également? demande-t-il, abasourdi.

- Et oui! La Lamborghini car je l'ai achetée. La Maserati, elle, est mienne parce qu'elle fait partie de mon héritage familial, explique-t-il. Vous savez, Ettore Maserati, l'un des frères qui a trouvé la compagnie, était mon grand-père.

- Sans blague! s'exclame le jeune à la cicatrice sur le front, en forme d'éclair. - Quand… quand tu dis que ton père a beaucoup voyagé et… et qu'il avait une compagnie qui marchait bien… tu veux pas dire...

- Mes parents se sont rencontrés dans notre usine de Bologne, il y a longtemps. Madre était la fille d'Ettore, l'héritier de la compagnie. Padre était l'un des ingénieurs. Ils sont tombés amoureux et se sont mariés. Et quand Ettore est décédé, ils ont dirigé la manufacture ensemble. Padre s'occupait du design des voitures. Madre, des ventes. Mais elle était assez âgée quand je suis né, plus fragile. Elle a été malade peu après et est morte. Mon père a dû s'occuper de sa partie en plus.

- Ta tante nous a dit pour tes parents et nous sommes désolés… compatit l'orphelin.

- C'était y'a longtemps, t'en fais pas... Quand mon père s'est aperçu qu'il n'avait pas vraiment de plaisir ou de talent en génie, il a commencé à faire que de la vente. Il s'est mit avec un homme, un non sorcier. Vous savez, ici en Italie, c'est pas ton sang pur qui te donne de la gloire. Cette personne, assez riche pour avoir du pouvoir dans le monde magique aussi, a eu presque toutes les parts de la compagnie, quand mon père est mort. Celui qui a pris la relève… est mauvais dans tout.

- Et quel est le nom de ce non sorcier? intervient Snape.

- Sergio Governale, le père de celui que je veux la tête.

- Est-ce que c'est une revanche contre lui également?

- Ho! Non. Alfieri, mon père et Sergio, étaient meilleurs amis. Je l'aimais comme un oncle. Mon problème est avec Bernardo. Il est plus intéressé par la mode que les voitures. Ce qui serait correct, s'il avait vendu la compagnie à quelqu'un qui veut vraiment s'en occuper. Mais il l'a pas fait, a continué de prendre une mauvaise décision après une autre. - Même si on ruine sa carrière de designer, il lui restera la Maserati.

- N'es-tu pas un peu trop gentil envers ton ennemi? demande Draco.

- La Maserati était la compagnie de mon grand-père et de ses frères. Je veux que Bernardo sorte de la mode, humilié. Mais je veux pas que la compagnie de ma famille entière disparaisse à cause de lui. Si nous ne l'arrêtons pas, c'est ce qui se produira.

- Pourquoi exactement on fait ça? l'interroge le blond, en s'asseyant sur le capot de la Lamborghini blanche.

- C'est comme atteindre deux pigeons d'une seule pierre, suggère Serafini. - Bernardo sera sorti de l'industrie à la fin de la semaine. Et perdre une grande partie de son argent d'ici la fin du mois. Mais nous ne sommes pas des gens sans coeur... Nous lui donnerons une chance, diriger sa propre entreprise. Il va pas s'en sauver, même s'il a la moitié des médias de son côté! Tout le monde le saura! Et les rumeurs vont se répandre plus vite que la peste! s'énerve-t-il en agitant ses mains frénétiquement, devant lui.

- Quel est ton plan précisément? demande Severus.

- Je vais retenir Bernardo durant l'après-midi. Harry pourra aller dans sa maison, en secret. Au second étage, sur le mur gauche de son bureau, il y a une peinture de son père. Derrière, il cache un gros coffre. Mes papiers seront à l'intérieur. Je l'ai vu. Le problème est que Bernardo, comme son père, sont au courant du monde magique. Il a une espèce de… détecteur. Si vous utilisez un sort, il va sonner.

- Est-ce que je serai détecté, si je mets un sortilège de désillusion, dehors, interroge Snape.

- Tu le seras pas. Mais il y aura aussi des gardes partout. Le sort devrait marcher et vous cacher, quand vous bougerez, dit Ettore.

- Je devrais être correct.

- Alors, laissez-moi récapituler le plan, intervient Draco en riant, sarcastique. - Les Héros de guerre décorés, Harry Potter et Severus Snape vont entrer dans une maison, par infraction, gardée par, je suppose des individus armés, de la sécurité et équipée avec un système d'alarme moldu. Sans pouvoir utiliser la magie, pour voler un tas de papiers d'un coffre, qu'ils n'ont aucune idée comment ouvrir.

- C'est sûr que dit comme ça... ça paraît moins faisable… j'suis d'accord, approuve le sorcier à binocle. - Comment on ouvre le coffre, sans magie?

- Je sais pas encore, admet Serafini. - Paolo, mon ami, m'a donné quelque chose mais je sais pas l'utiliser.

Le jeune à la robe de soie, incline sa tête blonde théâtralement:

- Bienvenue à votre cours d'Étude des Moldus 101. Mon nom est Professeur Malefoy et aujourd'hui, nous apprendrons à pirater un ordinateur de manière sécuritaire, de même qu'à désactiver un système d'alarme.

- Tu sais comment pirater un coffre?

- Tu sais, Potter, les moldus ne font pas que des canards en plastique ou des téléphones. Il existe plein de choses intéressantes, dans leur monde aussi...

- La majorité des professeurs se concentrait sur les canards en plastique et les téléphones, maintenant que j'y songe.

- Mon cher parrain, la majorité de tes professeurs n'était pas Serpentard.

Ressentant une poussée d'adrénaline, similaire à celle qu'il avait eue avant de rentrer dans la banque Gringotts, afin de voler l'horcrux de Bellatrix Lestrange, Harry fait un sourire taquin à Malefoy.

- Je commence à les apprécier, de plus en plus.

Draco rigole un instant avant de répondre:

- Dix points pour Gryffondor.