Chers amis miraculeurs bonjour,

Avec une semaine de retard, je m'en excuse de nouveau, voici le chapitre suivant. Bonne lecture et à la semaine prochaine (si tout va bien XD). Bisous miraculeux

Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.

CHAPITRE 82 : FACE À FACE AVEC LA VÉRITÉ

Une fois que la porte se fut refermée sur le Commissaire Principal Gardavous, Ladybug ne perdit pas de temps à appuyer sur le bouton vert de son communicateur, afin de répondre à l'appel. Comme à chaque fois, un faisceau de lumière sortit de celui-ci, faisant apparaître une silhouette holographique.

Cette fois-ci, leur interlocuteur était un homme. Un très vieil homme, si Chat Noir en croyait son crâne légèrement dégarni sur les côtés ainsi que la couleur blanche de ses quelques cheveux cheveux restant. Son visage était marqué par le passage des années et son regard marron empli de la sagesse que seule la vie t'enseigne.

Il portait un petit chapeau noir, qui ressemblait à un fédora, et des vêtements de couleur. Sa longue deel rouge, la robe traditionnelle mongole, lui arrivait jusqu'à mi-mollet et sa taille était marquée d'une écharpe couleur jaune or. Des bottes de couleur crème recouvraient ses pieds.

Le vieil homme était plutôt petit mais sa présence avait de la prestance et provoquait le respect au premier regard. Son visage était aussi neutre que celui d'Adrien quand il posait pour un photographe, ce qui ne rassurait pas vraiment le félin.

- Bonjour, Ladybug, Chat Noir, déclara-t-il finalement d'une voix grave et posée. Je m'appelle Bat-erdene et je suis le gardien de la Miracle Box Mongole.

Chat Noir le regarda avec des yeux ronds, de nombreux jeux de mots jaillissants malgré lui dans son esprit. Ce ne fut que quand Ladybug lui donna un coup de coude dans les côtes qu'il constata qu'il n'avait pas salué leur interlocuteur. Il sentit alors ses joues se réchauffer de honte et il s'inclina légèrement en direction du vieux gardien.

- Bonjour, Maître Bat-erd… heu, commença-t-il avant de rougir d'autant plus, d'embarras cette fois: il avait du mal à retenir entièrement le prénom compliqué de son interlocuteur.

Le gardien mongol hocha la tête dans sa direction, un très léger sourire étirant ses lèvres.

- Exceptionnellement, je vous accorde la possibilité de m'appeler Bat, concéda-t-il finalement. J'ai conscience que mon prénom doit être difficile à retenir et à prononcer pour vous.

Chat Noir laissa échapper un petit soupir de gratitude.

- Merci, Maître Bat, le remercia-t-il.

Le vieux gardien leur expliqua ensuite qu'il était venu pour les informer de la date de leur prochain test, comme le soupçonnaient Chat Noir et Ladybug.

- Votre test aura lieu à la prochaine pleine lune, à minuit, expliqua Bat. Il faudra vous rendre au rocher de la Tortue, au Parc de Gorkhi-Terelj, quelqu'un viendra vous chercher là-bas.

Chat Noir, qui prenait en note les instructions du gardien sur sa matraque, hocha la tête, en même temps que Ladybug. Le vieil homme leur donna encore deux ou trois instructions supplémentaires, notamment un rappel de la discrétion dont ils devraient faire preuve et les salua pour mettre fin à la communication téléphonique. Ladybug allait terminer l'appel quand le vieux sage ajouta, au moment où elle appuyait sur le bouton rouge.

- N'oubliez pas de prendre les potions qui améliorent vos pouvoirs…

L'appel se coupa à ce moment-là. Paniquée, Ladybug tenta immédiatement de rappeler le dernier numéro qui l'avait appelé mais son communicateur sonna dans le vide… Chat Noir échangea alors avec elle un regard inquiet, esperant que Bat-erdene ne leur tiendrait pas rigueur de cet événement malencontreux…

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Imperturbable, le Commissaire Principal Gardavous avait repris leur audition dès son retour dans son bureau, comme s'ils n'avaient jamais été interrompus. Il repartit même du point exact où ils s'étaient arrêtés: quand et comment Ladybug et Chat Noir avaient découvert l'identité de Papillombre.

Cette fois-ci, Chat Noir ne put se retrancher derrière Ladybug: vu qu'en tant qu'Adrien il avait déclaré que c'était lui, Chat Noir, qui l'avait croisé lors de sa fugue, il se devait de prendre la parole à la place de sa partenaire. Il réitéra donc le même récit qu'il avait fait au Lieutenant Raincomprix quelques jours plus tôt.

A savoir que, en rentrant de patrouille, un soir, il avait croisé Adrien qui courait dans la rue. Le félin ajouta qu'il avait trouvé cela étrange, compte tenu de la notoriété du blondinet et de la nature quelque peu trop protectrice de Gabriel Agreste.

- Lorsque je me suis posé à côté de lui, Adrien a sursauté, surjoua le félin, ce qui lui valut un regard de coin de sa partenaire mais, tout à son rôle, il continua comme si de rien n'était. Il paraissait à la fois anxieux et terrifié puis, soudainement, soulagé quand il m'a reconnu. Evidemment, je fais cet effet-là aux gens.

Chat Noir vit Ladybug lever les yeux au ciel et un léger sourire étira ses lèvres. Il savait qu'après l'audition, elle lui tirerait les oreilles pour en avoir trop fait, selon elle, mais, selon lui, il devait rester dans son personnage de "Chat Noir", surtout ce jour-là et surtout à ce moment-là, alors qu'il parlait de lui-même.

Le félin poursuivit donc son récit en expliquant qu'il avait pris Adrien sous son aile et l'avait conduit dans un endroit sécurisé où ils avaient pu parler ensemble sans risques. Son visage se ferma quand il résuma que l'adolescent lui avait appris que Papillombre était son père et qu'il lui avait remis le Miraculous du Paon comme preuve de ce qu'il avançait. Sans nul doute devait-il avoir le visage tourmenté à ce moment-là car sa partenaire lui pressa doucement la cuisse avec sa main, en signe de soutien.

Finalement, Chat Noir termina en précisant qu'il avait appelé Ladybug, qui les avait alors rejoint quelques minutes plus tard.

Un silence inconfortable retomba dans la pièce quand le félin se tut. Les seuls bruits qui régnaient alors étaient le bruit des touches du clavier de l'ordinateur de leur interlocuteur, le murmure des conversations provenant de l'intérieur du commissariat ainsi que le bourdonnement de la mouche qui se trouvait dans la pièce et qui mettait les nerfs du félin en pelote.

Finalement, le Commissaire Principal Gardavous leva de nouveau les yeux vers eux et reprit ses questions, s'adressant cette fois plutôt à Ladybug, au grand soulagement du félin.

Elle dut confirmer sa volonté de protéger Adrien de son père mais aussi de la personne qui détenait à ce moment-là le Miraculous du Papillon, Félix.

Bien évidemment, le policier en profita pour les interroger à son sujet. Quand il leur demanda s'ils avaient des soupçons concernant son identité, au vu des maigres indices donnés par Gabriel Agreste par l'intermédiaire d'Adrien, le félin se retint de regarder sa partenaire. En effet, avant leur rendez-vous avec l'agent des forces de l'ordre, ils avaient convenu ensemble qu'il valait mieux ne pas révéler les soupçons du félin à l'encontre de son cousin. C'était beaucoup trop dangereux pour son identité civile si le Commissaire lui demandait des explications.

Néanmoins, ils purent expliquer sans le moindre problème le stratagème qu'ils avaient élaboré pour duper le Monarch et le conduire ainsi à baisser sa garde, ce qui avait finalement conduit à son arrestation.

- Donc le retournement de veste d'Alya Césaire… questionna le Commissaire Principal Gardavous.

- ...faisait partie de notre plan, confirma Ladybug avec un léger sourire satisfait.

Le policier hocha la tête, ne parvenant pas totalement à cacher sa stupéfaction, au grand plaisir du héros.

Il leurs posa encore quelques questions suite à ces dernières révélations et finit par enfin les libérer, non sans leur préciser à leur tour qu'ils seraient peut-être interrogés le jour du procès.

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La grande porte en bois massif qui se trouvait face à Chat Noir et Ladybug s'ouvrit pour les laisser entrer dans la salle d'audience. La salle était encore vide et silencieuse et rien ne laissait paraître du drame qui allait s'y jouer pour le félin.

Les trois juges, l'huissier audiencier, greffier et les six jurés qui composaient la cour entrèrent, ainsi que l'avocat qui défendrait Gabriel. Le Procureur Général, qui représenterait l'État et les parties civiles avec Chat Noir et Ladybug, allait entrer à son tour quand il s'arrêta.

- Vous n'entrez pas ? Demanda-t-il aimablement.

Le félin entendit sa partenaire répondre qu'ils arrivaient puis il vit représentant du Paquet pénétrer dans la grande salle à son tour.

- Ça ira, chaton ? L'interrogea Ladybug d'un ton inquiet.

Chat Noir lui offrit un pauvre sourire.

- Il faut bien qu'ils payent pour les crimes, répondit-il simplement.

- Mais ça ne signifie pas que ça n'est pas difficile pour toi, protesta sa partenaire.

Le félin haussa les épaules et lui fit un nouveau pauvre sourire.

- Nous devons tous en passer par là pour pouvoir avancer, ma Lady, expliqua-t-il doucement. Même moi. Même si ça sera dur.

L'héroïne hocha doucement la tête, l'instant suivant, elle se hissait sur la pointe des pieds pour déposer un doux baiser sur ses lèvres.

- Tu n'es pas seul, Adrien, murmura-t-elle tellement bas qu'il ne dut qu'à son ouïe de l'entendre. Je suis là avec toi. Je t'aime et je t'aimerais quoi qu'il se passe.

Le héros regarda sa compagne d'un air doux et tendre.

- J'ai tellement de chance de t'avoir, Marinette, susurra-t-il à son oreille. Moi aussi je t'aime. De tout mon cœur.

Il l'embrassa à son tour et voulut se perdre à jamais dans la douceur de ses lèvres pour tout oublier. Hélas, il dut s'y arracher avec un soupir.

- Allons-y, déclara-t-il finalement, après avoir pris une longue inspiration.

Puis, avant de perdre son courage, il franchit à son tour la porte qui le séparait encore du lieu où son père allait être jugé par la plus haute juridiction pénale française, qui jugeait les crimes: la Cour d'Assises.

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Chat Noir se tourna instinctivement dans vers la petite cage vitrée, située sur la droite de la pièce, lorsqu'il entendit la porte à l'intérieur s'ouvrir. Il vit alors son père entrer, les menottes aux mains. Il ne sut pas ce qui le choqua le plus à ce moment-là: le fait que son père était habillé d'un costume noir trois pièces ou le fait qu'il avait l'échine courbée d'un homme brisé et semblait avoir encore perdu du poids depuis la dernière fois qu'il l'avait vu.

Un silence de mort régnait sur la salle et le félin fût reconnaissant que la Cour ait décrété le huis clos, afin de garantir le bon déroulement du procès. En effet, la foule qui se tenait à l'extérieur du Tribunal était déjà si virulente que les forces de l'ordre avaient du mal à les contenir. Les juges avaient donc estimé que cette mesure était nécessaire pour éviter que la foule parisienne n'influence le verdict des jurés, qui provenaient de la province, ainsi que pour limiter tout débordement pendant l'audience. Bien sûr, le verdict final sera communiqué par les médias mais en protégeant l'identité des acteurs de la justice pour éviter toute représaille s'il ne satisfaisait pas les parisiens.

Le Président de la Cour s'éclaircit ensuite la gorge avant de lire d'une voix monotone les accusations à l'encontre de Gabriel. Chat Noir serra les poings et les dents pour ne rien montrer alors que le regard de son père était fixé sur eux. Enfin, quand le juge se tut, le Procureur Général prit la relève pour commencer à poser des questions à Gabriel.

- Vous êtes bien Gabriel, Alexandre Agreste ? interrogea-t-il l'accusé.

Chat Noir vit son père hocher simplement la tête. Le représentant du Parquet énuméra ensuite son état civil et toutes les données qui concernaient son père, en passant par son mariage avec Emilie jusqu'à lui, Adrien. Le félin vit son père simplement acquiescer à chacune des interrogations et, au-delà du malaise que provoquait en lui la situation, un sentiment de colère grandit aussi en lui. Mais où était passé le père si autoritaire, si fier et si arrogant ?! Il n'avait en face de lui que l'ombre de ce qu'était auparavant Gabriel Agreste. Il avait envie de se lever et d'aller secouer son père, de lui dire de relever la tête: ce n'était pas parce qu'il avait accepté de payer pour ses crimes que tout était fini, qu'il devait cesser de se battre…

- Vous avez avoué aux inspecteurs de police avoir été Papillon puis Papillombre, maintenez-vous, devant cette Cour, vos aveux ? s'enquit le Procureur Général, sortant brutalement Chat Noir de ses pensées.

Cette fois-ci, Gabriel prit quelques secondes pour répondre. A tel point que Chat Noir douta un moment de sa volonté de dire la vérité.

- Oui, je confirme avoir été Papillon, finit par admettre Gabriel du ton calme et posé de celui qui dit enfin la vérité.

Le félin se détendit quelque peu et, intérieurement, il remercia son père de son honnêteté. Qui sait, peut-être cela l'aidera-t-il à lui pardonner…

Le procureur enchaîna sur les raisons de ses actions et Gabriel expliqua ce qu'il avait raconté à Adrien, quelques mois plus tôt: qu'il avait fait tout ça pour obtenir les Miraculous de Ladybug et de Chat Noir afin de pouvoir sauver sa femme et, ainsi, retrouver sa famille.

Ladybug prit discrètement sa main à ce moment-là, en signe de soutien, mais Chat Noir ne se sentait pas mal: en effet, les paroles de son père lui rappelèrent l'espoir que lui avait laissé Damien en partant qu'ils trouveraient un moyen de sauver Emilie. Il attendait d'ailleurs avec impatience le prochain test qui approchait pour interroger les Gardiens à ce sujet.

Conformément à la demande de Chat Noir et Ladybug, Gabriel passa sous silence l'existence de son repère souterrain, ce qui permit aux deux héros de se détendre un peu plus: l'espoir était finalement permis que les choses puissent s'améliorer. Tant concernant Gabriel que pour la situation d'Émilie.

Quelques jours plus tôt, prison de la Santé.

Chat Noir et Ladybug entrèrent dans la pièce où avaient lieu les interrogatoires des prisonniers et découvrirent Gabriel, enchaîné à une table. Le félin déglutit en découvrant son père ainsi entravé et, surtout, habillé d'un uniforme de prisonnier. Le directeur, qu'ils avaient rencontré au préalable, au vu de leur demande particulière, leur avait annoncé qu'il avait lui-même souhaité s'habiller ainsi, comme s'il avait déjà commencé à purger sa peine avant même d'avoir eu son procès.

Cela faisait un moment que le félin n'avait pas vu son père et il put remarquer quelques stigmates physiques qui étaient apparus depuis: son teint était devenu plus terne, des cernes étiraient ses yeux qui semblaient hantés et il avait perdu du poids.

Gabriel les regarda entrer avec un regard empli de haine et de désespoir.

- Vous êtes venus me narguer ? demanda-t-il d'un ton froid et mordant. Me rappeler que vous avez gagné et que je ne pourrais jamais faire le vœu qui sauverait ma femme et rassemblerait ma famille.

Ladybug resta silencieusement en retrait alors que le félin s'approchait de son père pour s'installer face à lui, les doigts croisés les un dans les autres, avant de plonger son regard dans le sien.

- Non, si nous sommes venus ici, c'est pour vous dire que, si vous voulez garder un espoir de sauver votre femme, vous ne devrez jamais mentionner à quiconque l'existence de votre repaire, déclara calmement Chat Noir, même s'il était plus fébrile que calme intérieurement.

Il vit passer dans les yeux de son père bon nombre d'émotions: la surprise, la perplexité, l'espoir, la peur puis, finalement, de nouveau de la colère.

- Assez de vous moquer de moi et de mes espoirs, grinça Gabriel entre ses dents serrées.

Pour une fois, Chat Noir comprenait son père. Vraiment. L'espoir était doux-amer et terrifiant. C'était normal qu'il doute, surtout après tout ce qu'il avait vécu depuis la disparition de son épouse.

- Adrien nous a parlé de sa mère et des circonstances qui l'ont mise dans cet état, reprit le félin d'un ton doux. Nous pensons que, peut-être, il existerait un moyen de la sauver, au moins pour ce qui est du problème miraculeux.

L'espoir et le doute se battaient en duel dans le regard de son père alors que ses sourcils se glissaient. Le félin entendit alors sa partenaire se rapprocher d'eux.

- Monsieur Agreste, vous pouvez mettre notre parole en doute, déclara-t-elle. Nous ne pouvons vous obliger à nous croire, encore moins aujourd'hui qu'hier, mais pensez que vous avez un fils.

La gorge de Chat Noir se noua et il fut gré à Ladybug de ne pas devoir parler à ce moment-là.

- Songez à Adrien, poursuivit-elle d'un ton égal. Je ne vous demande pas de nous croire aveuglément, je vous demande d'offrir une chance à Adrien de pouvoir retrouver sa maman.

Chat Noir vit distinctement le combat que Gabriel menait contre lui-même. Il vit ses poings se serrer, il discerna la tension sur sa mâchoire mais il sut également exactement le moment où celui-ci rendit les armes

- Je ne dirais rien, répondit enfin Gabriel, entre ses dents. Pour Émilie… et pour Adrien.

Il les foudroya d'un regard acéré.

- Mais ne lui faites pas miroiter l'espoir pour le lui retirer ensuite, menaça-t-il froidement. Il ne mérite pas ça. Si vous le faites… Vous découvrirez que Papillon n'était pas le pire que je puisse être…

Le félin se souvenait encore de la menace de son père et, étrangement, cela lui réchauffait le cœur: c'était la première fois qu'il voyait son père… se comporter comme un père.

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Adrien était allongé sur son lit et fixait le plafond de sa chambre depuis de longues minutes, sans réellement le voir. Il retournait en boucle les événements de la journée dans sa tête sans faire attention au temps qui passait. Il fut néanmoins sorti de ses pensées par un toquement provenant de sa porte-fenêtre.

Le blondinet se redressa pour se tourner en direction de l'origine du bruit et fronça les sourcils en reconnaissant la silhouette qui se découpait dans les rayons de lune. Il se leva rapidement pour aller ouvrir à sa visiteuse imprévue.

- Buginette ? déclara-t-il d'un ton surpris en faisant coulisser le panneau de verre. Que fais-tu ici ?

L'héroïne entra dans sa chambre, tout en le regardant d'un air profondément inquiet.

- Tu n'es pas venu pour notre patrouille, chaton, répondit-elle posément.

Le jeune homme fronça les sourcils de plus belle et se tourna vers l'horloge de sa chambre pour protester quand il découvrit que, effectivement, l'heure de leur rendez-vous était passée depuis environ une vingtaine de minutes. Il écarquilla alors les yeux de surprise et se frotta la nuque de gêne.

- Désolé, je n'avais pas vu l'heure, s'excusa-t-il. Je ne pensais pas qu'il était aussi tard.

Ladybug allait ajouter quelque chose, l'air toujours profondément soucieuse, quand Plagg jaillit entre eux.

- Depuis qu'il est rentré du Tribunal, il est ailleurs, expliqua le petit Kwami. Il a mis bien vingt minutes à se rendre compte que son repas était arrivé et il a failli manger froid.

Adrien jeta un regard agacé au petit chat en rougissant.

- Ce n'est rien, je vous assure, s'exclama-t-il.

Mais ni Ladybug, ni Plagg ne semblaient le croire, s'il en croyait le regard entendu qu'ils échangèrent tous les deux.

- C'est juste que… tenta-t-il d'argumenter. C'est juste que…

Puis il baissa les bras en soupirant.

- C'est juste que c'était plus difficile que je ne m'y attendais, d'assister au procès de mon père, finit-il par admettre.

L'instant suivant Marinette, qui avait laissé tomber sa transformation dans le mouvement, le prit dans ses bras et le serra contre elle. Adrien glissa ses mains le long de sa taille et lui rendit son étreinte, avant de poser son front sur l'épaule chaleureuse de sa petite amie.

- Je savais que père était Papillon, il me l'a dit et m'a remis son Miraculous, expliqua-t-il. Je voulais aussi qu'il paie pour le mal qu'il a fait aux parisiens mais…

L'émotion noua la gorge d'Adrien, l'empêchant de continuer.

- Oh, Adrien, souffla Marinette d'une voix chargée d'émotions avant de le serrer plus fort encore contre elle.

Il s'enivra de la chaleur et de l'amour que la bluenette lui donnait sans compter et trouva finalement la force de continuer à mettre des mots sur ce qu'il ressentait.

- Mais le voir arriver dans cette cage, les menottes aux poignets…reprit-il en déglutissant. L'entendre avouer de nouveau qu'il était Papillon et raconter notre histoire à toutes ces personnes pour qu'elles le jugent…

Une larme roula le long de sa joue pour venir terminer sa course dans les cheveux de Marinette. Elle frotta alors son dos avec douceur.

- Il reste ton père, murmura-t-elle simplement.

- Oui... confirma-t-il, la gorge toujours nouée.

Il sentit alors Marinette hésiter un peu avant qu'elle n'ajoute, d'une voix très douce.

- Et tu l'aimes malgré tout ce qu'il a fait…constata-t-elle, sans la moindre once de jugement.

Adrien hocha la tête et s'autorisa enfin à laisser s'envoler la tension et la douleur qu'il ressentait en pleurant dans les bras aimant de sa petite-amie.

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Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis le premier jour du procès. Pour la sécurité mentale d'Adrien, et parce qu'ils ne pouvaient pas trouver une excuse raisonnable de louper les cours tous les jours, Adrien et Marinette n'y avaient pas assisté.

Cela ne changeait pas grand-chose pour eux car il s'agissait des jours où la police apportait ses preuves et où les témoins de l'accusation et de la défense étaient interrogés. Pour leur part, Chat Noir et Ladybug avaient déjà fait leur part, le tout premier jour.

De plus, le jour du test approchant, ils devaient se préparer mentalement à cette nouvelle épreuve qui les attendait et assister au procès ne les aidaient pas dans ce processus.

Le mercredi du jour du test arriva finalement. Si, quasiment tous les autres tests avaient pu avoir lieu en pleine nuit, celui-ci se distinguait des autres car les deux héros devaient partir de Paris en pleine après midi, avant 17 heures.

En effet, après avoir discuté, Adrien et Marinette en étaient parvenus à la conclusion logique qu'ils devaient se baser sur le fuseau horaire de Bat-erdene et non sur le leur pour l'heure du rendez-vous. Ils avaient donc fait quelques recherches pour découvrir qu'ils avaient 7 heures de décalage avec Oulan-Bator, la Capitale de la Mongolie. Il avait ensuite suffit à Adrien, le meilleur des deux en mathématiques, de calculer l'heure qu'il serait chez eux lorsqu'il serait minuit là-bas…

Chat Noir et Ladybug s'étaient, comme toujours, donné rendez-vous au sommet de la Tour Eiffel et, comme toujours également, Ladybug était en retard.

En attendant l'arrivée de sa partenaire, le félin observait les touristes passer et acceptait, de temps en temps, de prendre une photo avec eux ou de leur signer un autographe quand ils venaient le lui demander. Il regrettait la paisible tranquillité du monument parisien, quand ils s'y rendaient en pleine nuit, et s'apprêtait à proposer à sa partenaire un autre lieu de rendez-vous, quand le brouhaha ambiant lui apprit qu'elle arrivait.

Lady Pégase se posa à ses côtés et sourit d'un air crispé à la foule.

- Nous avons un public, on dirait, marmonna-t-elle à l'attention du félin, qui hocha la tête pour confirmer.

Chat Noir la regarda accepter à son tour de prendre quelques photos et de signer quelques autographes puis, finalement, s'excuser auprès de leurs fans lorsqu'il l'interpella pour lui dire.

- C'est l'heure, ma Lady.

Il se retint de rire devant son air soulagé puis retrouva son sérieux lorsqu'elle fit apparaître devant eux le portail conduisant à leur prochain test. Ils échangèrent un dernier regard entendu puis, d'un pas synchronisé, ils franchirent le vortex qui se referma juste après leur passage.

À suivre…

La semaine prochaine, Chapitre 83: Plongeon dans l'inconnu

Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées et motivent l'auteure.

LadyJoyNoir: Oui, pauvre Adrien. Et c'est pas fini XD Je suis contente que tu aimes mes auditions ^^ Et oui, c'est bientôt la fin... mais la fin n'était pas un nouveau commencement ? J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Ladylysline: Je suis très heureuse que tu aimes ce chapitre. Et oui, Damien est venu aider une dernière fois avant de vraiment repartir dans le futur où de nouvelles aventures l'attendent. Oui, Roger va avoir une promotion, je pense, dans le fond, que c'est pas un mauvais bougre. Je suis ravie que tu aimes comment Roger est fier de sa fille ^^ c'est important pour bien se construire... Et, oui, il est compréhensif avec Adrien ^^ Je voulais vous servir une dernière fois l'image des 2 Chat Noir puis je me suis amusée avec leur esprit de compétition XD Qui pourrait résister à 2 Chat Noir ? Pas moi XD Je suis très contente que tu aimes mon jeu de mots, je me suis beaucoup amusée à créer le personnage du Commissaire, même si c'est pour pas longtemps XD Tu comprends mieux maintenant mon fou rire quant à ta capture d'écran XD XD XD Et oui, j'ai poussé le vice à fond XD Le prochain test... tu le sauras très bientôt. Mille merci encore. J'adore vraiment vraiment ton cadeau. J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Sarah70801: Non, le photographe ne freinera pas Lila mais ça montre à Adrien qu'il est bien entouré malgré tout ^^ Non, Adrien n'a pas fini d'en baver XD Heureusement j'ai une solution XD Pour Damien, j'ai vu que tu avais eu ta réponse XD Je trouvais marrant de faire un policier qui ressemblerait à Joe Dalton alors j'ai poussé le vice XD Pour le procès et le prochain test, tu verras très bientôt ^^ J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Emilie Narya: Je suis ravie que tu aimes toujours mon histoire. Je suis également très contente que tu aies aimé mes auditions. Pour le titre de ce chapitre, tu vas très vite le savoir ^^ Moi aussi j'ai beaucoup ri à faire rougir une dernière fois notre Marinette avec les 2 Chat Noir. J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Gaelle verges: Je suis absolument ravie que tu aimes toujours mon histoire ^^ Pour ton idée, Je vais la noter pour y réfléchir, même si ce ne sera pas la prochaine (et oui, j'en ai déjà commencé une nouvelle...) J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.

Fan miraculous: Damien est revenu pour faire ses aux revoirs et, au passage, filer un dernier coup de main à son mini-lui. C'est une boucle temporelle. Damien, quand il était à la place d'Adrien, à lui aussi eu l'aide de son lui du futur. Pour Emilie, tu verras bien ^^ Juste souviens-toi d'une chose, quand Gab a commencé à être Papillombre, le Temple du Tibet n'existait plus et il avait besoin de trouver les miraculous de la Coccinelle et du Chat Noir. Quoiqu'il en soit, tu verras bien la suite XD Je suis ravie que tu aimes le nom du Commissaire ^^ Je me suis éclatée dans la course poursuites des deux Chat Noir. Damien ne peut pas leur révéler le futur, même s'il en a laissé échapper des bribes par moment, il leur a donc seulement dit qu'il était venu pour les aider. LB et CN n'avait pas besoin d'en savoir plus ^^ J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.