Chapitre 24
Harry se réveilla avec l'impression d'avoir une ancre posée sur le corps. Il sourit doucement en découvrant qu'il s'agissait de Drago, dont le bras et la jambe droites étaient passés sur son corps et le maintenaient fermement contre lui. Le blond dormait encore, le nez enfoui dans le cou de Harry. Sa respiration chatouillait doucement la peau du brun. De l'autre côté du lit, Théo était assis contre son oreiller remonté. Il lisait la Gazette du jour. Même sans ses lunettes, Harry devina que la Une du journal était la révélation de sa relation avec Drago et sa rupture avec Ginny. Harry tendit le bras pour attraper ses lunettes, cela réveilla Drago.
« Bien dormi ? » demanda alors Théodore.
« Comme un bébé, » souffla Drago en se calant un peu mieux entre les deux garçons.
« Qu'est-ce que ça dit ? » questionna quant à lui Harry en se redressant lentement.
« Oh, des banalités : tu as rompu avec Ginevra, gros choc pour ces pauvres ménagères qui imaginaient déjà votre mariage. Tu as officialisé ton penchant pour les vilains garçons, après le fils maltraité d'un détraqué, tu fréquentes un mangemort repenti…
- Quand est-ce qu'ils recruteront de bons journalistes ? » marmonna Drago.
« Laissez tomber, je me moque bien de ce qu'ils peuvent penser. Je me sens bien avec vous, c'est ce qui compte le plus.
- Tu es sûr ? » demanda Théodore alors que ses yeux devenaient mordorés.
« Oui, pas la peine de m'analyser : je suis bien et heureux ! » confirma Harry en prenant des mains de Théo la Gazette qu'il jeta le plus loin possible du lit. « Quoique, y serais-tu pour quelque chose, à mon bien-être ?
- Non, je n'y suis pour rien. Si tu es comme ça, ce n'est que grâce à toi. »
Harry sourit avant de se redresser totalement, Drago grognait alors qu'il passait au-dessus de lui pour se placer entre les deux serpentards. La nuit dernière, Harry s'était couché en dernier, les laissant prendre leurs places habituelles. Mais cette fois, il voulait être entre eux. Théo et Drago, malgré sa plainte à moitié feinte, le laissèrent s'installer puis se tournèrent chacun vers lui. Aussitôt, Harry sentit leurs mains et leurs lèvres se poser avec douceur sur son corps. Le griffondor aurait bien voulu savoir ronronner pour leur signifier son approbation. Les garçons se montraient tendres avec lui et ne semblaient pas vouloir le presser à aller plus loin. Pourtant alors que Théodore caressait sa cicatrice, Harry tourna son visage vers celui-ci.
« Excuse-moi, de ne pas être prêt pour… Tu sais, coucher avec toi.
- C'est pas parce que tu n'es pas à l'aise avec l'acte qu'on ne pourra pas trouver un moyen de se faire plaisir. On pourra même prendre notre pied à trois. Ne t'en fais pas pour ça.
- La question de savoir comment vous voulez qu'on s'y prenne me traverse l'esprit mais je ne veux rien savoir ! » rit Harry, avant de s'étirer paresseusement. « On est dimanche et je veux ma grasse matinée.
- Le chaton a besoin de ses 30 heures de sommeil par jour, » ironisa Drago en glissant sous les draps.
Harry allait rouspéter lorsqu'il sentit les lèvres du blond se poser non loin de son entrejambe. Il hoqueta alors que Théo se redressait pour le surplomber de côté. L'empathe l'embrassa tandis que l'ancien mangemort s'affairait à prendre soin d'une certaine partie de son corps. Son sexe endormi commença à se durcir sous les baisers et les coups de langue de Drago. Harry gémit doucement contre la bouche de Théo. Ce dernier se recula et l'observa un moment, avant de lui prendre la main et de la guider vers son entrejambe qui, elle, était bien réveillée. D'une voix rauque, l'empathe lui demanda de le caresser. Le cœur du griffondor sembla rater un battement. Pourtant, il saisit le membre gonflé et commença des mouvements de poignets, aussi lents que les succions de Drago. Théo fondit sur ses lèvres, glissant sa langue dans sa bouche pour un baiser passionné et fougueux.
Harry jouit dans la bouche de Drago. Le blond avala tranquillement avant de remonter hors des draps. Harry le vit s'essuyer la commissure de ses lèvres puis l'ancien serpentard l'embrassa à pleine bouche. Le griffondor remarqua un petit goût amer mais il ne dit rien. A côté de lui, la semence de Théodore se répandit dans sa main. Harry voulut s'essuyer mais les deux serpentards échangèrent un regard complice avant que leurs langues fondent sur ses doigts et sa paume. Décidément, Harry finirait par vraiment adorer les dimanches matin au lit…
X
Ce dimanche-là, Harry avait entraînement de Quidditch. Voler lui fit du bien, même si ses camarades de jeux s'amusaient à le taquiner sur sa nouvelle liaison amoureuse. Etrangement, le griffondor n'avait aucune honte à dire qu'il aimait les deux serpentards et il n'avait aucune gêne avec le fait qu'il soit passé d'hétérosexuel à homosexuel, ou du moins à bi. Finalement, après une petite rétrospection et la matinée qu'il avait passée en compagnie des deux garçons, il avait fini par conclure que l'important n'était ni le physique ni le sexe de la personne mais simplement la personnalité. C'était l'âme qui était attirante et éternelle, pas l'enveloppe charnelle.
Après deux heures d'entraînement, Harry sortit des vestiaires et fut surpris de voir Ron qui l'attendait à l'entrée du stade. Il ralentit le pas alors qu'il était entouré de Millicent, Greg et Blaise. Ce dernier plissa les yeux et lui demanda s'il voulait qu'ils restent. Mais Harry le remercia, il n'avait pas envie que la présence des trois serpentards n'entraîne encore plus de dispute avec son ami. A son approche, Ron brandit un exemplaire de la Gazette. Harry l'avait lu rapidement. Sans grande surprise, Rita Skeeter s'en était donnée à cœur joie sur sa rupture avec Ginny et sur l'annonce qu'il aimait les garçons. Ron était furieux que sa sœur soit ainsi traînée dans la boue. Des élèves avaient osé colporter qu'elle lui avait été infidèle depuis des mois. La journaliste, toujours pleine de sarcasme, avait même suggéré que l'amour entre Drago et Harry était digne des plus grandes œuvres dramatiques moldues où les héros qui étaient censés se haïr finissaient par être fous amoureux l'un de l'autre.
« Donc, tu largues ma sœur pour ces deux enfoirés de Serpentard ? » s'énerva Ron en brandissant le numéro de la Gazette.
« Non, j'ai quitté ta sœur car elle m'a menti et manipulé. Elle m'a fait croire que notre couple avait encore une chance alors qu'elle me trompait avec un mec de Serdaigle.
- Je ne te crois pas, » répliqua Ronald. « Vous avez toujours été faits pour être ensemble. Moi, je suis sûr que ces deux connards t'ont manipulé. C'est évident que tu es sous leur emprise.
- Donc, ta sœur n'a jamais fabriqué du Polynectar, n'a jamais manipulé Drago pour qu'il se fasse passer pour elle contre de l'argent. Elle n'est jamais sortie avec ce Tobias l'année dernière. Heureusement que tu sors avec Hermione parce que tu as vraiment l'intelligence d'un mollusque mort, Ron, » se défendit Harry.
« Tu sais ce qu'il croit, le mollusque mort ? Et Hermione pense pareil : Malefoy t'utilise seulement pour reprendre Orion à mes parents. On sait tous que ce gosse est le rejeton de sa mère et que la fouine ne pense qu'à remettre la main sur lui !
- Drago ne sait même pas qu'Orion est au Terrier ! » s'exclama Harry.
Mais l'énervement du brun retomba rapidement. Il savait pertinemment que cela ne servait à rien de se battre contre Ron. Son ami était trop buté pour comprendre son point de vue. Et Harry ne le connaissait que trop bien pour savoir ce qu'il se passait sous sa tignasse rousse. Cela ne servait à rien de se disputer avec lui, à part perdre son temps. Harry leva les yeux au ciel avant de soupirer et de se détourner de Ron. Le brun fit plusieurs pas, écoutant à peine son meilleur ami s'époumoner contre lui. Le jeune griffondor ne le vit pas sortir sa baguette et la pointer vers lui. Mais il sentit le sort le frapper de plein fouet, pile entre les omoplates. Harry s'écroula au sol. Furieux, Ron allait jeter un second sort lorsqu'il aperçut Théodore fondre sur lui. Le rouquin fut soudain obnubilé par les deux pupilles dorées du serpentard. Il fut pris d'une violente douleur, d'une terreur froide et d'une peur panique. Le maelstrom d'émotions qu'il subissait le fit hurler. Harry se redressa avec difficulté et observa un instant la scène. Il déglutit en comprenant que Théo utilisait toute la fureur de son empathie contre Ron. Lentement, le brun s'avança et posa une main sur l'épaule du serpentard.
« Théo, arrête, ça n'en vaut pas le coup.
- Il… t'a… attaqué… dans le dos…
- Théo, laisse-le : il n'en vaut pas la peine, » murmura doucement Harry en éloignant Théodore.
Ronald cessa de crier et regarda avec colère le serpentard. Il grogna puis cracha au sol.
« Je ne te reconnais plus, Potter, » fit-il. « Tu n'es plus l'ami que j'avais. »
Sur ces mots, le rouquin fit demi-tour et s'enfuit en boitant. Harry l'observa, curieux de constater sa démarche douloureuse puis posa sa tête sur l'épaule de Théodore. Celui-ci sourit, satisfait. Les trop fortes émotions qu'il avait envoyées sur le rouquin avaient eu pour effets physiques de contracter chacun de ses muscles, tendre chacun de ses tendons et nerfs. C'était là la dangerosité des pouvoirs des empathes lorsqu'ils devenaient incontrolables : influencer la psychologie pouvait également avoir des répercussions sur le corps… Ce maudit rouquin allait mettre plusieurs jours à se remettre des courbatures et crampes que cela avait produit sur lui.
« Est-ce qu'il va s'en remettre ? » demanda Harry, après un moment de latence.
« Il va avoir l'impression d'être passé sous un troupeau d'hippogriffes pendant deux ou trois jours. Mais sa fierté en a sûrement pris un coup.
- Tu n'aurais pas dû utiliser tes pouvoirs contre lui, j'ai peur que ça te retombe dessus.
- C'était purement instinctif. Je n'ai pas réfléchi à prendre ma baguette. Et crois-moi, c'est mieux pour lui : mon géniteur m'a appris bien trop de maléfices ! » gronda Théodore, encore énervé contre le roux. « Allons dîner. »
Harry sourit à Théo et le suivit jusqu'au château. Durant le trajet à pieds, ils discutèrent de l'entraînement. Harry était satisfait du niveau que leur équipe atteignait, même s'ils ne remportaient aucun point de maisons. Théodore l'écouta tranquillement, souriant en remarquant que le brun était un réel passionné de Quidditch. Durant la conversation, il glissa à Harry qu'il devrait peut-être proposer à Drago de voler ensemble, cela ferait sûrement plaisir au blond.
Lorsqu'ils arrivèrent vers la Grande Salle, de nombreux étudiants étaient déjà attroupés devant la porte ou avaient pris place à l'intérieur. Ils allaient se glisser dans un groupe d'élèves de Serpentard lorsque Ginny s'interposa entre eux. Harry fronça immédiatement les sourcils, tout en retenant Théo par le bras. La jeune sorcière était visiblement encore bien en colère contre eux, et l'article de Skeeter n'avait surement rien arrangé. Ginny fixait furieusement Théodore vers lequel elle pointa un doigt accusateur.
« Tu utilises tes maudits pouvoirs sur Harry, avoue-le !
- Bonjour, Ginevra. Comment va ton petit-ami, Tobias ? » questionna Théodore, d'une voix trop douce.
- Toi et Malefoy, vous n'êtes que des manipulateurs et des menteurs ! Je suis sûre que tu aurais dû avoir la Marque si Voldemort avait gagné ! Vous n'êtes que des mangemorts qui veulent faire du mal à notre Survivant !
- Mais bien sûr ! » s'exclama le principal concerné. « Et c'est pour ça que Drago était prêt à mourir en invoquant l'esprit d'un sorcier ! »
Les deux garçons échangèrent un rire moqueur, ne prenant guère au sérieux les accusations de la jeune femme. Le serpentard agita les mains devant le visage de la sorcière, lui demandant s'il était possible de faire de l'air à tout le monde en dégageant de leur passage. Bien plus grand qu'elle, il utilisa sa taille comme avantage pour la forcer à faire quelques pas sur le côté. Il la dépassa alors et se dirigea vers la Grande Salle, suivi de près par Harry. Ce dernier entendit alors Ginny grogner de colère avant de reprendre la parole.
« Si les sentiments que vous partagez sont si sincères, alors dis-moi Nott : pourquoi Harry ne vous a rien dit concernant le bébé ? »
Théodore s'arrêta et se retourna lentement. Tous les autres élèves observaient la scène qui se déroulait maintenant dans la Grande Salle. Autour d'eux, plusieurs adolescents commencèrent à chuchoter. D'un rapide coup d'œil vers la table de sa maison, Théodore remarqua que tous les serpentards se tenaient à l'affût. Les yeux acier de Drago étaient fixés sur lui.
« De quoi tu parles, Weaslaide ?
- Je parle du rejeton des Malefoy.
- Ginny, arrête ça ! » intervint Harry mais Théodore lui fit signe de se taire.
« Si vous vous aimez tant, explique-moi pourquoi il ne vous a toujours pas dit où ce bâtard se trouve.
- Tu sais où est le frère de Drago ? » demanda Théodore, en s'avançant vers elle.
« Le Ministère ne vous permettra jamais de mettre la main sur ce mioche. Il a été confié à ma mère. Tu imagines, Nott : le dernier des Malefoy, si fiers de leur rang, élevé par des traîtres à leur sang ! »
Toutes les discussions cessèrent brusquement. Un courant d'air glacial parcourut l'échine de chaque personne présente dans le réfectoire. Harry aperçut les pupilles de Théodore redevenir dorées. Les serpentards se levèrent tous, beaucoup se remirent à parler, essentiellement pour siffler des injures vers Ginny mais aussi envers Harry. Théodore, quant à lui, ne bougea pas. Pourtant, il demanda à Harry de s'expliquer et vite. Le brun déglutit avant de répondre, simplement, qu'il ne savait pas comment l'annoncer à Drago. Des bruits de talons résonnèrent dans la Grande Salle puis un claquement sec se fit entendre. Harry sentit d'abord le feu saisir sa joue avant de comprendre que Pansy s'était levée pour le gifler.
« Ginevra est une putain de salope mais tu ne vaux pas mieux, Potter, » siffla-t-elle, tremblante de rage.
« Pansy, Théo, je…
- Drago a perdu sa magie par ta faute, » gronda l'empathe, allant jusqu'à lui reprocher l'invocation d'Eris.
Les yeux toujours rivés vers Ginny, Théodore essayait de retenir sa rage mais des ondes glacées et douloureuses s'échappaient de lui et se répandaient dans toute la Grande Salle. La Professeur De Lioncourt s'avança alors et saisit sans ménagement le bras de Ginny, qui couina de surprise. La sorcière qui enseignait la Métamorphose lança un regard vers les deux Serpentard.
« Mademoiselle Parkinson emmenez votre camarade prendre l'air, avec certains de vos amis. Je m'occupe de cette petite peste fauteuse de troubles, » annonça la française. « Vingt points de moins pour Griffondor, allons discuter du danger de provoquer la colère d'un empathe. Et évidemment, dix points de moins pour avoir semer la discorde parmi vos camarades. »
Ginny se fit tirer sans ménagement hors de la Grande Salle tandis que Blaise, Greg et Millicent rejoignaient Pansy pour entourer et calmer Théodore. Harry esquissa un geste mais le métis lui lança un regard si froid et hostile qu'il se ravisa rapidement. Blaise passa devant le griffondor et murmura qu'il avait payé les meilleurs avocats pour rien. Le groupe de Serpentard commença ensuite à s'éloigner. Seule Millicent osa lancer un regard déçu vers Harry. Peu de temps après, Drago passa devant Harry, sans lui octroyer la moindre attention. Le visage impassible, il quitta le réfectoire la tête haute. Harry ne sut plus quoi faire. Devait-il leur courir après ? Devait-il s'expliquer avec le reste des serpentards présents ? Il eut un début de réponse lorsqu'un Pouffsoufle le bouscula en allant s'asseoir.
« T'abuses, Potter ! » lâcha l'élève de troisième année
« Traître, » siffla une petite de première année en rejoignant la table de Serpentard.
Harry ne se sentit soudainement pas à sa place. Il sursauta presque lorsqu'une main se posa sur son épaule. C'était Neville. Le garçon lui adressa un sourire compatissant puis lui fit signe de le suivre hors de la Grande Salle. Harry lui emboita le pas docilement et ils se retrouvèrent rapidement devant l'entrée de la cuisine. Ils s'y installèrent, prenant place sur une grande table en bois. Les elfes de maison firent à peine attention à eux. Neville servit un verre de jus de citrouille à Harry.
« Ginny a vraiment agi comme une garce en lâchant un truc pareil dans la Grande Salle. Mais sérieusement, pourquoi tu n'as rien dit, au moins à Théo ?
- Je sais que j'ai merdé. Mais comment tu voulais que je leur annonce la chose ? Ce n'est que parce que j'ai fait un scandale au Ministère que j'ai su que le petit Orion était le frère de Drago. Hermione était avec moi, je ne savais pas quoi faire et du coup, elle m'a conseillé de ne rien dire : on parle quand même d'un bébé Malefoy chez des Weasley… Je ne voulais pas que Drago soit blessé des agissements cruels du Ministère.
- Sauf que ton silence a été plus blessant cette fois, » remarqua Neville. « Et tu sais comment sont les serpentards : un véritable nid de vipères. Quand tu t'en prends à une, attends-toi à avoir les représailles de toutes !
- J'ai merdé, » gémit Harry en posant le front sur la table.
Neville grimaça, Ginny avait mis Harry dans de sales draps. Heureusement, le brun pouvait encore compter sur plusieurs autres élèves pour le soutenir.
« Ne t'en fait pas, on va trouver une solution. Malefoy est peut-être la pire Drama Queen que je connaisse. Il a quand même été prêt à mourir pour toi… Il faut juste trouver un plan.
- Un plan ?
- RCDT !
- Quoi ?
- Reconquête des Cœurs de Drago et Théo, RCDT !
- Neville, je t'adore mais rappelle-toi la fois où tu as voulu m'aider pendant l'épreuve du lac.
- J'ai cru que je t'avais tué… »
Les deux amis rirent de bon cœur aux souvenirs de cet évènement. Neville avait vraiment cru tuer Harry ce jour là… Il reprit son sérieux et regarda le brun. Il lui dit alors qu'il allait devoir s'armer de courage pour affronter la rancune des serpentards mais aussi le reste de l'école. Beaucoup avaient cru à ce début d'idylle avec les deux garçons. Un vent de renouveau s'était mis à souffler sur Poudlard. Les élèves de Serpentard s'étaient mis à se mélanger aux autres maisons. Neville avait cru un moment que les rancoeurs étaient définitivement derrière eux.
« Il va falloir que j'explique comment je suis passé d'aimer les filles à aimer les garçons !
- Je t'avoue que moi-même j'ai été surpris au début.
- Tu sais, je m'en moque que ce soient des garçons. Ce qui me plaît chez eux, c'est surtout leur personnalité. Je me sens bien avec eux. J'ai confiance en eux. Je me sens en sécurité. Et ils ne me donnent jamais l'impression de me prendre pour le Survivant, ils n'attendent rien de moi.
- Alors tu n'es pas bisexuel, » fit doucement Neville.
« Bah si…
- Nope : tu t'en moques que ce soient des garçons. Ce que tu dis me fait croire que tu as de l'attirance pour toute personne, sans t'attacher à son sexe ou son genre. Donc tu es pan !
- Je ne savais pas que ça existait… C'est grave, docteur ? » demanda gentiment Harry.
« Beaucoup de sorciers se revendiquent pansexuels et se moquent de savoir si leur compagnon est homme, femme, sorcier, loup-garou, vampire… Diagnostique : tu es normal, Harry Potter. »
X
Drago s'était installé sur le fauteuil qu'il s'était auto-octroyé étant enfant. Face à la grande cheminée de la salle commune de Serpentard, il observait les flammes et n'écoutait pas la discussion vive qui avait lieu autour de lui. Mais il savait que Pansy recherchait tous les maléfices qu'elle pourrait lancer sur les griffondors, Blaise imaginait comment semer la zizanie chez les plus jeunes élèves Rouge et Or, Millicent et Greg faisaient craquer leurs doigts prêts à en découdre. Théo faisait les cent pas. Sa colère avait attiré le Calamar Géant et plusieurs sirènes qui l'observaient silencieusement à travers la grande vitre. Daphnée les avait rejoints en dernier. Elle observait Drago et finit par demander à haute voix :
« Que veux-tu qu'on fasse, Dray ?
- J'ai besoin de temps pour réfléchir…
- Tu sais qu'on va s'en prendre aux lions, » grogna Blaise.
« Jusqu'à ce qu'ils se retournent contre Weaslaide et leur Saint Menteur, » ajouta Pansy, machiavélique.
« J'ai besoin de temps, » répéta doucement Drago.
Voilà le chapitre 24, le 29 est toujours en cours d'écriture….
Pour cause de vacances, les deux prochains weekend n'auront pas de publication. Je serais de retour le 16 août
des bisous tout le monde
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