Je termine toujours mes histoires !
Aussi improbable que cela puisse paraître, et sans faire de promesse sur la prochaine publication, me revoilà néanmoins pour la suite de cette fic. Je n'ai pas plus de temps qu'avant pour écrire, mais j'ai envie d'en prendre. On verra si j'y arrive.
Beaucoup de choses que j'ai cru se sont avérées fausses et ne m'ont pas permise de m'organiser comme je l'espérais, je m'en excuse.
J'ai repris l'intrigue de l'histoire, et je vais tenter de continuer, une bonne fois pour toute ! Ce n'est pas du grand art, mais j'ai besoin de retrouver un peu la main et les mots... J'ai encore un peu de peine à écrire de façon fluide, c'est un peu lourd et bancal, mais ça va venir.
J'espère... !
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:: SÉPARATION ::
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#8
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Dean ruminait sa soirée, appuyé d'une fesse contre un bac à fleurs se trouvant juste devant l'entrée du Tiny Burger. Il faisait nuit, il y avait peu de passage sur la route et le chasseur pouvait entendre les grillons qui s'activaient pour trouver leur belle. Il leva les yeux. Le ciel était dégagé, malgré ça, rares étaient les étoiles dont la lumière arrivait à traverser la couche de pollution lumineuse. Il soupira.
Il avait prétexté avoir trop mangé, qu'il avait besoin de prendre l'air. Dan avait quelque peu relâché son rôle, s'inquiétant pour lui. Il savait parfaitement que le problème ne venait pas du repas et que son ventre ne se tordait que sous l'effet de la nervosité. Dean avait réussi à le convaincre que tout allait bien, qu'il avait besoin d'être seul, même si c'était devenu impossible. Lié par la pensée, Dan saurait ce à quoi il penserait. Qu'importe, il avait besoin de se sentir seul à défaut de l'être réellement. Et ça aussi, Dan le savait.
Pourquoi était-il si difficile d'accepter cette part de lui ? Pourquoi voyait-il ces émotions comme une fragilité ? Alors que sans sa part sensible, il se sentait terriblement vulnérable, et faible... Il n'arrivait pas à se concentrer sur leur chasse, ce qui était dangereux et pouvait les mettre tous en danger. Il devait absolument se reprendre et mieux gérer la situation. Il ne pouvait pas se permettre de perdre ses moyens de cette façon.
Que devrait-il faire le lendemain, déjà ? Rencontrer les femmes dont le mari avait été transformé en pantin afin de trouver un point commun entre elles ? Il n'était plus très sûr...
Il se frotta la nuque nerveusement.
Jamais Castiel ne l'avait autant obsédé, du moins pas avant que Dan ne débarque dans leur vie, dans sa vie.
Ou plutôt, avant qu'il se retrouve dans l'impossibilité de cacher cette part de lui qu'il s'obstinait à refouler, écraser au fond de lui, avec honte. Mais de quoi pouvait bien venir cette honte ? Pourquoi lui était-il si difficile d'admettre qu'il pouvait s'être attaché à l'ange... ? Sam le jugerait-il s'il s'autorisait à le montrer, juste un peu ? Certainement pas. Il le voyait bien ricaner quand Dan le faisait, il n'y avait aucune raison que ce soit différent avec lui.
« C'est déjà toi qui le fais... » souffla une voix dans sa tête.
Dean soupçonna Dan d'en être la source, mais il réalisa aussitôt que quoi qu'il en soit, il l'avait pensé de son côté. Il était Dan autant qu'il était Dean, il était ce double qui s'autorisait à faire tout ce qu'il n'imaginait que dans ses rêves les plus fous. Et il devait absolument récupérer cette part de lui s'il ne voulait pas continuer à déprimer de cette façon le reste de sa vie.
- Dan ? Tout va bien ?
Dean fut brusquement sorti de ses pensées et se tourna face à celui qui occupait ses pensées.
- Cass... Ouais, ça va... J'avais besoin d'un peu de fraicheur.
L'ange sourit et glissa ses mains dans ses poches. Il fit quelques pas, s'approchant doucement de Dean, tout en regardant le ciel.
- Et toi ? reprit Dean. Qu'est-ce que tu fais dehors ?
- Je venais voir comment tu vas... répondit Castiel, comme une évidence, sourcils froncés.
Dean ricana.
- Évidemment...
Il réalisa alors que Castiel n'était pas venu le rejoindre lui, Dean, mais qu'il pensait être en compagnie de Dan. Il ne put s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie, quand Castiel déclara :
- C'est étrange... Malgré vos attitudes opposées, je ne vois pas de différence entre vous...
Dean tourna brusquement les yeux vers son ami, attendant la suite qui peinait à venir.
Castiel sourit avant de reprendre :
- Ce que je veux dire c'est que... Pour moi tu es Dean au même titre que... Dean. Il a beau être en colère, je ressens la douceur qu'il cache au fond de lui.
Dean sourit amèrement tout en détournant le visage. Il était évidement qu'il ressentait la douceur en Dean, puisque Dean était en réalité Dan qui se forçait à jouer les durs. Il ne devait pas être très crédible pour que Castiel ressente malgré tout sa mièvrerie... !
- Et ça depuis que tu es arrivé, ajouta Castiel en plongeant son regard dans les iris verts qui le fixaient à présent, troublé.
- Qu-qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je sais que vous cachez énormément de choses, des choses que je ne comprends pas, mais que je ressens malgré tout.
Dean déglutit difficilement tout es essayant de garder son calme et un air détaché. Il renifla avant de détourner les yeux, joua une seconde avec la pointe de ses chaussures puis demanda :
- Qu'est-ce que tu ressens ?
- Un trouble, une peur qui vibre, qui cherche à s'exprimer et qu...
- Non, je voulais dire, qu'est-ce que tu ressens, toi ? coupa Dean.
Castiel observa le ciel, puis dit :
- Ce que je ressens n'est pas le problème. C'est à vous de vous aligner. Je ne fais pas partie de l'équation.
Le chasseur se racla la gorge, hésitant, puis se lança :
- Il se pourrait bien que...
- Vous venez ? coupa Sam qui débarqua vers eux brusquement. On vous attend pour régler les derniers détails du plan de demain.
Castiel acquiesça et, après avoir lancé un dernier coup d'œil du côté de Dean, retourna à l'intérieur du restaurant. Sam lui tint la porte et, alors que son frère n'avait pas bougé, il lui dit :
- Traîne pas trop, Dean...
Et la porte se referma sur le plus jeune.
Dean resta une seconde à repenser aux quelques paroles échangées avec l'ange avant de réaliser que Sam l'avait appelé Dean et non Dan.
Dean écarquilla les yeux, se demandant si son frère avait effectivement deviné qu'il était bel et bien Dean ou s'il s'était trompé, non habitué à devoir appeler un homme qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à son frère autrement que Dean.
« Sam est au courant ! » pensa Dean, envoyant un appel de détresse à Dan qui était resté dans le restaurant.
« Qu'on en pince pour Cass ? Ouais, c'est possible... Je crois qu'il l'a deviné cet après-midi... » répondit Dan par pensée.
Dean sentit son cœur rater un battement et manqua d'air pendant une seconde.
« Il a quoi ?! » finit-il par s'étonner quand il eut repris son souffle.
« Bah deviné... Tu viens de dire qu'il était au courant, pourquoi tu fais l'étonné ? Tu parlais de quoi ? »
« De notre échange de rôle, rien d'autre ! Mais tu dis qu'il sait pour... Pour... »
« Euh, non, pas sûr... Pas forcément... Non. Enfin, j'en sais ri... »
Dan n'eut pas le temps de terminer sa phrase que, sans même l'avoir vu venir, Dean l'empoignait par le bras et l'attirait jusqu'aux toilettes, claqua la porte derrière eux et demanda :
- Il sait ou non ?
- On se calme, commença Dan avant de reprendre. J'en sais rien, ok ?
- Mais qu'est-ce qui te fait penser qu'il a pu deviner ?
- Cet après-midi, il voulait que je lui en dise plus sur la face cachée de son frère et...
- Et tu lui as tout balancé ? s'emporta Dean en attrapant Dan par le col de sa chemise anthracite.
- Pas du tout ! le repoussa Dan qui commençait à s'agacer de se voir paniquer pareillement. Je n'ai rien voulu dire, parce que je savais que tu ne l'accepterais pas. Mais il a eu l'air de prendre conscience de certaines choses. Il n'a rien exprimé clairement, donc je ne suis pas sûr qu'il ait deviné, mais j'ai cru que tu me parlais de ça quand tu m'as dit qu'il était au courant. Du coup, il est au courant de notre échange de rôle ?
Dean eut besoin d'une seconde pour se remettre de la réponse, craignant que son frère ait effectivement deviné... Ses sentiments pour Cass ainsi que leur échange de rôle ce soir, et qu'il ait compris que c'était bel et bien son frère qui draguait ouvertement Castiel un peu plus tôt dans la soirée.
- Dean, tout va bien. Même s'il avait deviné, ça ne semble pas le perturber plus que ça ni même changer quoi que ce soit. J'ai l'impression que tu te fais une montagne de quelque chose qui n'existe pas.
Dean était figé, entre peur et constat. Effectivement, il ne pouvait qu'avouer que son cadet n'était pas différent de l'ordinaire. Donc soit il n'était au courant de rien et tout ceci n'était qu'une suite de coïncidences, soit il n'en avait réellement rien à cirer. Pourtant, le plus âgé ne pouvait s'empêcher de ressentir cette peur, cette angoisse plutôt, à l'idée que la vérité n'éclate au grand jour.
- C'est parce que je ne suis plus là pour tempérer tes émotions, expliqua Dan qui savait ce qui troublait son double. Et c'est exactement là que se pose le défi de notre rééquilibrage ; on doit réussir non pas juste à se comporter comme l'un comme l'autre, mais également à ressentir sincèrement la même chose. Sauf qu'on ne possède plus cette part de nous qui nous permet d'être... plus stoïque en ce qui me concerne, et plus sensible, pour ce qui te concerne.
- De quoi est-ce que j'ai peur... ? demanda Dean, plongeant son regard en lui-même, dans les yeux de son double qui lui rendit son regard, l'air désolé.
- Tu as peur de le perdre...
Dean acquiesça ; il s'en était douté.
Castiel était une énigme. Il montrait tant de douceur à son égard qu'il avait été souvent tenté de croire que son attirance était réciproque. Mais Castiel n'était pas comme eux, et il avait également souvent prouvé que son comportement pouvait être naïf et attentionné, à la limite de la tendresse, sans que cela ne cache quoi que ce soit qui puisse faire espérer Dean.
- Mais, aujourd'hui, c'est un risque qu'il faudra prendre si tu ne veux pas te perdre toi-même, ajouta Dan à contrecœur.
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... à suivre...
Je ne sais pas quand sera publié la suite, mais dans pas longtemps.
J'espère que la suite reprendra un peu de rythme.
Dans tous les cas, merci de votre patience.
