Jeudi

17:45

Steve n'arrivait pas à croire un seul instant qu'il devait passer sa fin de journée ici, dans le bureau de la psychologue, de son plein gré.

Il n'avait qu'une envie et comme tout les jours de la semaine, c'était de rentrer chez lui.

Mais malheureusement, il ne pouvait pas continuer à repousser l'inévitable plus longtemps.

La semaine précédente, il avait réussi à s'en échapper d'une manière ou d'une autre, car la psychologue était absente, mais ce jour là, il était bel et bien obliger de venir.

Il attendait alors, assit sur la chaise d'une manière semi-nonchalante semi-nerveuse, regardant ailleurs lorsque la personne en face de lui ouvrait son carnet.

-Tu as l'air fatigué, Steve.

-Je passe mes soirées à réviser pour mon contrôle d'histoire alors non je ne pense pas être le plus frais possible.

-J'ai vu tes résultats, ils remontent, tout doucement. Tu as eue de l'aide ?

-Oui. De ma … De mon ancienne petite amie, Nancy Wheeler.

Il savait qu'elle avait senti son hésitation et se mordillait l'intérieure de sa lèvre, détournant toujours le regard.

-Oh… Nancy Wheeler. En effet… C'est une très bonne élève. Elle a une bonne influence sur toi.

La fin de sa phrase était presque insistante.

-… Ouais.

-Contrairement à ce cher Tommy Hagan, pas vrai ?

Putain.

Ne sachant pas comment répondre et se pinçant l'arête du nez, il bégayait quelques mots incompréhensible, les yeux toujours rivé sur le bureau plutôt que dans le regard de son interlocutrice.

-C'est un con.

C'était bien la seule phrase qu'il avait réussir et il soupirait, se redressant sur sa chaise.

-Pardon. Je sais pas si j'ai le droit de dire con. J'ai le droit ?

Esquissant un petit sourire presque amusé par la situation, elle se mettait à écrire dans son bloc-notes, ce que Steve n'aimait pas vraiment.

-Tu as le droit de dire ce que tu veux ici, Steve. On est surtout la pour voir pourquoi tu as eue cette bagarre avec lui.

J'arrive pas à croire que je dois aller chez une psy pour ça. C'est vrai ça, est ce que tout ceux qui se battent viennent la ? Je pense pas.

Presque frustré, il avait mis ses mains dans ses poches, finissant enfin par lever ses yeux vers elle.

-En effet… Non. Mais ce n'était pas qu'une question de bagarre au final, et je pense que tu le sais , ça.

Touché.

-J'aurais pas du le faire, je sais. Je regrette.

Ça, par contre, c'était faux.

-Une bagarre… Des bagarres même, il y'en à malheureusement pleins ici. Mais s'acharner de cette manière là sur un élève…

Les yeux étaient à nouveaux rivé sur un point vide, allant se bouffer la lèvre à nouveau.

Il ne voulait pas en parler.

-De ce que j'ai entendu de par quelques témoignages, il n'aurait pas rendu un seul coup. Tu l'aurais frappé pendant 1 bonne minute entière. Ce n'était pas qu'une simple embrouille.

Il ne répondait pas. Il se contentait de la laisser parler, allant jouer avec son zippo dans sa poche, le cœur lourd.

-Est ce que la violence à toujours été une réponse à ta frustration ?

-Quoi ? Non. Non, je me bas jamais.

Il avait répond rapidement et il la voyait, dégainer son stylo comme une arme avant d'écrire dans le carnet.

Mais qu'est ce qu'elle pouvait bien écrire la dedans?

-C'est vrai que ton dossier scolaire est plutôt léger par rapports à ce genre de choses. Et chez toi, ça se passe bien ?

Un petit rire amer sorti de ses lèvres et il levait les yeux vers elle, allant arrêter de jouer avec son objet métallique.

Elle n'avait montré aucune réactions face à cela, allant poser le stylo pour l'observer, simplement.

-Quelque chose te fait rire?

-Quand un élève montre clairement des signes de violences parentales bizarrement toute l'école fait l'autruche. Mais quand c'est un fils de bourge qui s'est battu un peu trop violemment, étrangement il devrait y avoir un raisonnement pareil ?

Il avait demandé cela très lentement, ayant réussi à soutenir son regard un peu plus longtemps.

-Tu connais quelqu'un dans cette situation ?

Une pensée vint rapidement à son esprit. Son état de lundi, lorsqu'il s'était fait rejeté à l'hôpital et surtout, ce qu'il avait ressenti.

Ce pic de glace.

C'était affreux, il avait des fois, presque l'impression de le ressentir.

-… Nan. Écoutez , j'ai pas de problèmes. J'ai juste peté un câble, ça arrive à tout le monde. Ouais j'aurais peut-être pas du pêter mon câble sur Tommy mais les conneries, ça arrive. J'ai pas de problèmes , j'ai rien. Je vais bien.

-Pourquoi te justifie-tu alors?

-Parce qu'on me pose plein de questions à la con alors que je vais bien putain !

-Si on ne t'avait pas séparé , est ce que tu aurais pu faire quelque chose de plus grave?

Fronçant ses sourcils, il s'affalait à nouveau sur la chaise en se passant deux mains sur le visage.

-Je l'aurais pas tué, si c'est ce que vous vous demandez.

-Comment te sens-tu maintenant ?

-Soulé. J'ai pas envie d'être ici.

-Et par rapport à Billy ?

C'était comme un électrochoc. Enlevant directement ses mains de son visage, il la regardait, tendu comme jamais.

-Pourquoi vous me demandez ça ? On est pas amis.

-J'ai entendu, comme tout le lycée je pense, qu'il se trouve à l'hôpital, pour blessures graves. La police est venu me parler , savoir si il était venu se confier pour question de violences.

-… Il l'a fait ?

Il avait demandé ça rapidement, son sang n'ayant fait qu'un tour dans toutes les veines de son corps.

-Je n'ai pas le droit de divulguer cela et je pense que tu comprendra pourquoi. Tu ne le considère pas comme ton ami alors? Pourquoi t'as t'il séparé de Tommy lors de votre dispute ?

Coincé comme un rat dans un piège, il soupirait longuement, la gorge gonflée de doutes et de stress.

-Je l'aurais aussi fait. N'importe qui l'aurait fait , n'importe qui.

-Steve, je vais te parler ouvertement et non comme une psychologue scolaire.

Cette dernière avait marmonné cela en repoussant le carnet et prenant sa tasse de café entre ses deux mains.

-Tu n'es pas quelqu'un de violent. Je comprends tes doutes, mais je sens surtout que tu as besoin de parler. Si tu ne veux pas le faire avec moi, je comprends. Mais je suis sous secret professionnel. Tout ce que tu me dis, personne ne peut le savoir.

Elle avait eue un ton si maternel que cela en avait presque touché Steve qui la regardait, l'air presque meurtri et faisant une petite grimace.

-Même la police.

Elle savait sûrement plus de choses qu'il ne le pensait et il se passa alors une main sur la nuque, comme pour se calmer à chaque fois.

-Vous saviez, qu'il se faisait frapper. Je sais qu'il est pas venu ici, je le connais. Jamais de la vie il aurait été chez une psy pour parler de ça. Mais vous êtes une putain de psy, quand vous voyez un élève avec des bleus ça vous pose pas problème ?

Il avait dit cela avec presque un petit craquement dans sa voix, la regardant avec la plus grande incompréhension du monde et attendant une réponse de sa part.

-Sans qu'il ne me donne d'autorisation, sans preuves, je ne peux rien faire. Sinon je risque mon poste.

-Et lui risque sa putain de vie tout les jours , chez son père ! Putain !

Il s'était levé et avait repoussé la chaise presque un peu trop violemment, celle-ci manquant presque de tomber rudement sur le sol.

-La preuve , c'est son putain de visage. Ses côtes, cassées. Il aura fallu qu'il soit à moitié mort, dans mon putain de hall d'entrée pour que quelqu'un d'autre que moi s'inquiète pour lui ! Mais la police hein, qu'est ce qu'elle va foutre d'autre de toute manière ?

Il avait posé sa main sur le mur avant de se tourner vers elle. Comme si tout cela était de sa faute.

Comme si, au fond de lui, il ressentait le besoin de trouver un coupable, dans toute cette histoire.

-Vous pensez que la police en à quelque chose à foutre, de ce type d'ado ? Ils vont le laisser crever.

Il avait marmonné cela en sentant ses yeux lui bruler à nouveau, allant déglutir plusieurs fois pour essayer de calmer ses émotions.

-Je pense que la police fait de son mieux pour cette histoire. Si il est en danger, ils ne le laisseront pas seul.

Il avait rigolé en entendant cela, allant se poser une main sur les lèvres et avait passé deux doigts sur sa lèvre inférieure.

Il l'avait fixé d'un air si mauvais et rancunier, les yeux brillant de colère intense.

Il va crever si quelqu'un ne fait pas quelque chose.

-Steve… Assit-toi. Pourquoi parle tu sans cesses de sa mort ?

Elle avait presque l'air sincèrement inquiète de cette situation.

Le secret professionnel hein? Avait-il marmonné en allant regarder le sol, passant une main dans ses cheveux bruns pour remettre une main en place.

-Vous savez. Ce qu'il est.

Un long silence avait parcouru la salle et il levait enfin ses yeux vers elle, posant ses deux mains sur ses hanches.

-Vous le savez… Vous avez tout compris mais vous me faites tourner en bourrique pour que je dévoile tout de moi-même.

Il avait marmonné cela en se sentant presque con de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Laissant son esprit dissocier un cours instant, il leva encore ses yeux bruns vers elle.

Et il avait parlé d'une confiance qu'il n'avait pas eue depuis le début de cette séance.

-J'ai fracassé Tommy pour une bonne raison. Moi ? J'en ai rien à foutre d'avoir cette réputation sur le dos. Mais lui il risque sa vie avec son père. J'en ai rien à foutre d'être viré de cette école , si Tommy fouine encore trop, j'hésiterais pas à lui casser encore le nez.

Il avait encore marmonné cela en prenant son sac pour le mettre sur son épaule, se tournant vers elle une fois qu'il prit la poignée de la porte en man.

-La prochaine fois , faites plus gaffe à vos élèves et peut-être que toute cette merde ne serait pas arrivé.

Dimanche

18:57

Il savait qu'il sortait aujourd'hui de l'hôpital.

Il était installé dans la Camaro, devant l'hôpital. Les clefs avaient été trouvées dans le couloir de sa maison et il les avait récupérées pour conduire jusqu'ici.

Elles avaient du tomber de sa poche, lorsqu'il agonisait sur le sol.

Steve avait presque été malade quand il avait remarqué les traces de sang séchées qu'il y avait dans la voiture.

Il avait nettoyé cela d'un torchon imbibé d'eau et il avait attendu , fumant clopes sur clopes.

Qu'est ce qu'il se sentait con.

Cette conversation houleuse avec la psychologue lui avait ouvert les yeux et la rancoeur qu'il avait contre lui s'était transformé en quelque chose d'autre.

Guettant de son regard l'entrée du bâtiment, il tirait une très longue latte qui lui avait presque brûlé les lèvres.

Il savait, que personne n'allait aller le récupérer. Personne allait se faire chier à conduire jusque l'hôpital pour Billy Hargrove.

Pour le moment, rien n'avait changé au niveau police. Ils ne pouvaient pas l'empêcher de rentrer chez son père, n'ayant pour le moment, pas assez de preuves contre son père.

Tout en tapotant les cendres par la fenêtre de cette dernière, il regardait la porte s'ouvrir.

Il était là.

La veste sur les épaules, il avait remit les mêmes vêtements qu'il avait dimanche dernier.

Ils devaient être imbibé de sang séché et il le savait.

Il ne savait même pas si quelqu'un avait été lui rendre visite ou pas.

Et puis, leur regard s'étaient croisés.

Le blond avait pincé ses lèvres et tendu son visage.

Il avait rapidement reconnu sa propre voiture et avait fixé celle-ci, sachant très bien qui était au volant de la Camaro bleue.

Sortant une clope de son paquet écrasé, il s'était approché, et franchement, il n'avait pas l'air ravi de voir Steve Harrington sortir de sa caisse, les clefs entre les doigts.

- Je pense que t'as pas compris ce que je t'ai dis la dernière fois.

-T'es vraiment qu'un énorme connard.

Il n'avait pas hésité une seule seconde.

Il ne lui faisait plus peur.

-Tu pense que j'ai pas compris ? Tu me prends pour un con à ce point, Hargrove ?

Oh que non, il n'avait jamais été aussi confiant qu'à ce moment précis.

Billy avait simplement pincé ses lèvres et le regardait, passant sa propre langue sur ses dents, cherchant comme un moyen de se calmer.

Malgré son visage qui s'assombrissait de colère, il lui attrapait le col pour le fixait droit dans les yeux.

Steve était si énervé qu'il n'avait même pas réussi à calmer ses mouvements, allant planter ses yeux dans les siens.

-T'as 3 secondes pour me lâcher avant que je te fasse vraiment mal, Harrington.

Il avait marmonné cela en posant sa main sur son poignet, allant serrer ce dernier.

Ses yeux brillaient de la lumière du seul lampadaire du parking , et il avait un regard noir de fureur.

-J'ai pas peur de ton putain de père !

Il avait presque hurlé cela en le tenant par le col de sa chemise noire, le fixant d'une manière intense.

Ses poings bouillonnant de colère avaient serré cette chemise si fortement.

Mais avant que Billy ne puisse répondre quelque chose ou même réagir , il se fit presque secouer à nouveau.

-J'en rien à foutre de ton putain de père. J'ai pas peur de lui, j'ai eue bien pire dans ma vie qu'un connard d'alcoolique. J'ai pas besoin que tu me protège.

A ce moment précis il se fit repousser contre la voiture, se faisant attraper la gorge par cet interlocuteur, le regard empli de haine.

-Tu vas fermer ta putain de gueule ?! Ferme la ou sinon je te tue , je te jure que je vais te tuer !

Ne cédant pas sous la pression de la colère oppressante du blond, il l'avait laissé gueuler.

Ils étaient seuls sur le parking réservé aux visites, personne n'allant se balader ici un soir de début d'hiver.

D'une manière calme et détachée, il allait lier leur regards, allant ouvrir la bouche pour parler de la manière la plus calme possible.

-Plus jamais je veux t'entendre dire que c'était de ma faute. Plus jamais.

-C'est de ta faute.

Tentant de calmer la frustration qui montait a ses tripes, il posant une main sur la voiture glacée pour tenir équilibre, se faisant toujours pousser dessus.

-C'est, de ta faute, Harrington.

-J'avais peur que tu sois mort.

Il avait marmonné cela en le regardant, laissant son regard refléter tout ce qu'il peut ressentir en marmonnant cela.

Peur.

Frustration.

Colère.

-Quand est ce que tu vas comprendre que je veux pas que tu crèves?

C'était presque dit à voix basse, comme pour conserver ce moment haut en émotions, leur regards toujours encrés.

Le visage de Billy s'était presque figé face à cela.

Il avait arboré une expression indescriptible.

Osant aller lever une main sur le visage de ce dernier, le brun l'avait regardé, presque comme pour avoir son autorisation.

Après un moment de silence, il posant sa main sur sa mâchoire.

Il avait eue un petit sursaut et avait fermé ses yeux.

Ce toucher lui avait fait ressentir quelque chose, ses expressions se brouillaient sur ce visage.

-.. Je peux pas.

-Il te touchera pas.

Jamais n'avait-il répondu aussi vite et sentant sa poigne au niveau de son col se calmer, il s'était légèrement redressé.

Il avait glissé sa main de sa mâchoire jusque sa nuque et il observa son visage.

Ils étaient si proche et il le voyait.

Au fond de ce regard empli de haine et colère, il y avait une lueur .

Il avait peur et Steve le sentait.

-Tu comprends rien. Il va me flinguer et ensuite c'est toi qu'il va tuer.

Il avait sifflé cela entre ses dents en plantant son regard dans le sien.

Jamais Steve n'avait vu un tel regard dans ses yeux.

-… Ça sera pas le premier à essayer.

Marmonnant cela à voix basse, il avait dit cela avant de s'approcher, les lèvres entre ouvertes.

Il sentant à nouveau son souffle chaud sur lui et ne lui avait pas laissé le temps de réagir, allant lui arracher un baiser, écrasant leur bouches ensembles.

Mais ce n'était pas comme les autres fois.

Il l'avait senti se tendre sous cela, son visage s'était froncé.

Mais il ne l'avait pas repoussé.

Il s'était laissé faire.

Steve avait encore pressé leur lèvres ensemble, allant lui offrir un long baiser frissonnant, serrant sa nuque de ses doigts.

Ce goût lui avait tant manqué. Il avait senti, un léger gout de sang, sa légère blessure à la lèvre s'étant sûrement réouverte.

-… Vient chez moi.

Il avait susurré cela entre deux baiser, le tenant fermement contre lui, comme si sa vie en dépendait.

Reculant, Billy fronçait les sourcils en le regardant, une main posée sur son avant bras.

-Je peux pas.

-Tu irais ou sinon ?

Se détachant de lui, il avait reculé, passant sa main sur son visage et regardant autour de lui si quelqu'un les avait vu.

Après son petit tour sur lui-même , il avait tourné sa tête vers lui, ressortant une cigarette de son paquet.

-… Je sais pas. Ok ? Je sais pas putain.

Allumant nerveusement sa clope , il finissait par la fumer avec rapidité , restant en face de lui.

-Donc quoi ? Tu veux que je vienne chez toi et puis quoi ? On va au lycée, main dans la main ?

-J'ai jamais dit ça. J'en ai parlé avec mes parents, ce soir. Et ils sont d'accord que tu restes quelques temps, le temps qu'Hopper trouve une solution pour toi.

Souriant d'un air jaune, Billy levait ses yeux vers lui, tapotant nerveusement la clope de ses doigts.

-Parce que tu penses que ça va s'arranger?

-Ouais. Ça va s'arranger. Maintenant casse pas les couilles.

Se redressant de la voiture, il lui avait jeté les clefs sur le torse, le Californien les ayant rattrapé au vol, la clope au bec.

-On va chez moi.

-J'ai pas d'affaires.

-Parce que tu penses qu'en vivant dans ta bagnole t'en aura plus ?

-J'ai des affaires de rechange dedans, j'ai l'habitude de me faire virer de chez moi.

-Tu sais j'ai un truc qui s'appelle une machine à laver. Je t'assure que c'est pratique, avait marmonné Steve en arquant un sourcil, allant entrer dans la voiture du côté passager.

Il avait tourné la tête vers le blond qui fixait les clefs, presque comme pour réfléchir.

-Grouille toi. Si on arrive en retard et que le repas refroidit ma mère va nous flinguer.

20:47

Pour être cocasse, ça l'était.

Franchement, si on avait dit à Steve Harrington,au moment ou il s'était mangé une assiette sur le crâne , que Billy allait être la, dans sa salle à manger, il n'y aurait jamais cru.

Mais bon.

Il avait juste l'air extrêmement gêné.

Presque comme frustré.

Dès que sa mère lui parlait ou proposait de la nourriture, il la regardait d'un air nerveux.

Steve ne connaissait pas vraiment sa vie mais jamais n'avait-il entendu parler de la mère du blond. Il ne savait même pas si elle était en Californie ou même, en vie.

Tout cela avait l'air inhabituel pour lui.

Ils étaient a peine rentré, qu'elle lui avait ordonné de lui donner ses vêtements pour les laver, lui ayant préparé des vieux vêtements de Steve.

Il n'avait sûrement pas l'habitude d'un foyer fonctionnel et sain, se disait Steve.

Après le repas et installé dans la chambre , son père lui avait installé un lit de camp, à même le sol.

-Tu vas bien ?

-Je suis pas encore habitué au mode bourgeois.

Souriant face à cette remarque, Steve était rentré dans la pièce, une serviette autour du cou , sortant de la douche.

-Je dois les changer.

-De quoi ?

Avant même qu'il ne puisse répondre, il s'était levé, se dirigeant vers la sortie d'un air nonchalant.

-Mes pansements sur le visage. Si je les change pas souvent ça va pas bien cicatriser et je veux pas de balafre.

Mais avant qu'il ne puisse sortir, le jeune brun lui avait attrapé le poignet bien avant qu'il ne puisse sortir de la pièce.

-Je vais le faire.

Haussant un sourcil face à cela, Steve le lâcha directement, soupirant et se passant la main sur la nuque .

-Attends moi ici, je vais aller cherche ce qu'il faut dans la salle de bains.

-Après baby-sitter et psychologue tu es mon infirmière maintenant, Harrington?

-Ferme-la.

Quelques instant après, les deux étaient installé sur le lit.

Le blond s'était étrangement laissé faire, tiquant de la langue à chaque fois que Steve passait son coton imbibé de désinfectant sur l'arcade.

-Toi qui voulait pas de balafre, t'en aura une belle.

-M'en parle pas.

-Ça fait voyou. Le sourcil coupé. Nan mais je t'assure. Les filles vont kiffer.

Steve avait marmonné cela en rigolant, ayant installé avec une douceur presque maladroite le pansement sur son arcade totalement bousillée.

Elle étaient entaillée si profondément, il ne pensait même pas que cela était possible.

Au fond de lui, il essayait juste de ne pas penser à quel point on avait du le frapper violemment pour avoir une blessure pareille.

-Les filles?

Billy avait marmonné cela, presque amusé, faisant un petit regard taquin quand il vit Steve être perturbé par cette réponse.

- Je veux di-…

-Et toi ? Tu kiffes?

Toujours ce même regard transpercent. Il était encore amusé par cette situation.

Mais au fond, revoir ce comportement le rassurait presque au fond de-lui.

Enfin, ça l'aurait rassuré s'il n'avait pas été prit de court, les sourcils haussés et le regardant, les mains sur les genoux.

-…Ça donne un charme.

Il avait balbutié cela.

Entraînement, son courage face à Billy n'était pas au rendez vous, allant jeter les petits papiers des pansements dans la poubelle se trouvant à côté du lit.

-Tu me trouves donc charmant Harrington?

-Tu peux arrêter ça ? Mes parents vont t'entendre et, avait-il marmonné en le regardant, tournant un regard discret vers sa porte.

-Steve.

Entendant son prénom et n'étant qu'au début des surprises, il avait tourné son visage vers lui avait de le voir s'approcher.

Sans crier gare il s'était penché pour écraser ses lèvres sur les siennes.

Il était , certes, très étonné et avait reculé pour le regarder, la bouche entre ouverte.

-Tes parents vont pas entendre que tu embrasses quelqu'un, relax, princesse.

- …Arrête de m'appeler comme ça.

-M'embrasser dans un parking en public ça te fait pas peur mais un simple baiser dans ta petite chambre d'ado te fait peur ?

-J't'emmerde Hargrove… avait-il marmonné en posant une de ses mains sur la cuisse du blond, une mèche rebelle lui tombant devant les yeux.

-T'inquiète pas pretty boy.

Encore un nouveau surnom ?

Voyant ses yeux se baisser sur ses lèvres et remonter à nouveau dans son regard, il s'en voulait presque d'avoir tant envie de lui dévorer les lèvres.

Étant presque impatient de cela, Steve s'était alors penché à son tour pour exécuter son envie. Et à travers ses lèvres, il avait senti.

Il souriait.

Billy était en train de sourire.

Après quelques secondes seulement, le baiser était légèrement approfondi. Leurs langues se trouvaient très vite en contact, ce qui fit frissonner le jeune brun.

Bordel qu'est ce qu'il aimait l'embrasser.

Ne cherchant pourtant pas à aller plus loin, il profitait juste.

De cette proximité enfin retrouvée.

Glissant à nouveau sa main sur sa nuque puis ses cheveux, il en poussait presque une petite plainte lorsque sa lèvre fût dévorée par un certain blond plutôt hargneux.

Ça bien sur, ça n'avait pas changé.

Et il avait l'air plutôt motivé.

De temps à autre il grimaçait légèrement , devant se calmer de lui-même de par sa mâchoire qui lui faisait toujours mal, cette dernière lui tirant légèrement de douleur .

Il s'était penché sur lui, posant une main sur le lit, juste à côté de la hanche de Steve.

Ses lèvres brûlantes ne semblaient pas vouloir se détacher des siennes. Mais pourtant, il n'avait pas glissé ses mains pour aller plus loin.

Non, il était juste simplement concentré sur ce baiser.

Après quelques secondes, s'étant séparé de quelques millimètres , il le regardait.

Son cœur battait la chamade et il tenait toujours ses bouclettes blondes entre ses doigts nerveux.

-… Ce que j'ai dis sur le parking… Je le pensais. C'était pas pour te convaincre de venir ici.

-.. Je sais, princesse. Je sais pas comment tout ça va se finir, avec mon père. Il m'a déjà plusieurs fois… Mais à chaque fois il me laisse revenir. Faut juste lui laisser le temps de se calmer.

-Je veux pas que tu retournes là-bas, avait soufflé Steve d'un air sûr de-lui, gardant sa proximité sans reculer une seule fois.

-J'ai nulle part d'autre ou aller. J'ai déjà été dans tes états pire par lui, en Californie. Qu'il me casse des côtes ou des bras, j'en ai rien à foutre. Mais je veux pas qu'il te touche. Donc je pourrais pas rester infiniment ici. Je veux pas qu'il découvre que je suis chez toi.

-Hargrove, je t'ai dis que j'en avais pas peur de lui !

-Mais moi, si.

Il avait simplement dit cela de sa voix grave, allant lui remettre sa mèche brune et rebelle en place.

Face au visage tendu et perdu de Steve, il se contentait de sourire légèrement , mais ce sourire était bourré d'amertume.

-Quand j'serais diplômé , je vais me barrer. Je serais enfin tranquille. J'irais bosser, je sais pas ou, mais j'aurais plus jamais à voir sa gueule. Faut juste être patient.

-… Et si un jour il y va trop fort? Je peux pas te relaisser partir la bas. Si un jour tu as un mauvais coup, et que tu atteint pas ton diplôme ? Tu peux pas continuer comme ça.

-C'est presque touchant ça , Harrington. Que t'inquiète pour moi.

-C'est pas drôle, je suis sérieux.

- Je ferais encore plus gaffe. On, fera plus gaffe. Ça va lui passer.

Jamais les deux la n'avaient eue une conversation aussi sérieuse et sans trop se lancer de piques, ce qui rendait Steve légèrement nerveux, mais pas d'une manière négative.

-Depuis quand on est un « on »?

-Ferme la, tu vois ce que je veux dire.

Souriant légèrement et se laissant faire , il avait accepté un nouveau baiser.

Mais à chaque fois qu'ils s'embrassaient, c'était la même sensation que ce soit proche de la piscine.

Il avait toujours une chair de poule monumentale, les entrailles en train de se nouer d'envie.

La peau, tendue et frissonnante.

Qu'est ce qu'il adorait cette sensation, pour rien au monde il ne voudrait l'échanger.

Posant sa main de libre sur sa cuisse, il la pressait très légèrement en se sentant déjà se tendre, la respiration accélérée.

-J'ai envie de te baiser Harrington, t'imagine pas comment.

Alors la, c'était sorti de nulle part et Steve ne s'y attendait pas.

Il arrivait toujours à l'impressionner, peu importe l'état de leur relation.

Sortant un petit bruit outré entre deux baisers, il avait oublié à quel point il était intimidant.

-Tu peux pas , l'état de ton ventre…

-Je peux me démerder.

-Hargrove , je-…

-Stevie, j'ai fini de laver le linge de ton ami !

Entendant la voix soudaine de sa mère, il écarquillait les yeux et reculait dans le lit, tombant de ce dernier et se tenant la tête, tiquant de douleur.

Billy quant à lui, était totalement mort de rire et s'était levé pour aller à la fenêtre , le paquet de clopes en mains.

-Ouais ! Merci, h-hum, j'irais hum, le chercher !

-Ils sont dans le sèche-linge ! Tu vas bien , j'ai entendu un bruit…

-Je suis tombé et oui je vais bien ! Bonne nuit !

Soupirant et se relevant du lit, il tournait la tête vers le blond qui fumait d'un air nonchalant, assit à la fenêtre.

-Stevie?

-Ferme la, Hargrove.

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Et voila, c'est posté !! Honnêtement écrire ce chapitre m'a fait beaucoup de bien et je suis très contente de comment il rends 3

J'espère avoir de vos nouvelles bientôt sur celui-ci et encore merci à tout ceux qui écrivent des review, j'en ai eue pas mal récemment !!

Gros bisous 3

Reviews :

Rosalyn : alors merci beaucoup, je peux t'assurer qu'écrire ce chapitre ne m'a pas fait du bien aussi hein.. Mais pour le moment tout vas bien ! Pour combien de temps ? Ah ça … Tu verras dans les prochains chapitre hihi 3

Noriko- Leo : Ouchie I hope this chapter did not break you too much, I'm sorry but it had to be done skjdglsjldks For the moment everything is getting better so i hope you feel better about this 3 Thank you again for your reviews, every time i post i cannot wait for you to comment !

So again, thank you 3 (by the way I've send you a DM, so i think you should download the fanfic app otherwise you wouldn't see it, hehe 3)