Trois jours avant la rencontre des dragonniers et du groupe de Tsunami.
Cinq bateaux avancent vers une île. Sur celui du milieu, un homme regarde l'horizon. Il voit finalement le lieu de leur arrivé. Une île fortifiée comme aucun viking n'a jamais vu. L'individu semble content de la voir. Un autre vient le voir.
- Cela fut plus facile que prévu, Viggo.
- Peux être. J'aurais aimé que le sixième soit là. Est-ce que ces incompétents ont été punis ?
- Oui, Viggo. Par ailleurs, la marchandise dort encore.
- Parfait. Prévient les capitaines de chaque bateau de mettre le drapeau. Il serait fort regrettable que nous perdions bêtement ce que nous avons mis du temps à capturer.
Ryker prévient ses hommes et certains font des mouvements avec des drapeaux et chaque bateau comprend le signal. Un drapeau avec un dessin montrant un dragon pourfendu par une épée. Une fois fait, il s'approche de l'île. Cette dernière est immense. Les falaises se montrant sont encore plus haute que celle de Beurk. Des constructions sont visibles et la plupart sont des tours construites avec des briques et équipées de catapultes et de balistes. Chacune est reliée par des remparts en brique sur lequel semble patrouiller des hommes.
Les cinq bateaux arrivent devant l'entrée du port de l'île. Des remparts plus haut que les navires sont visibles. Deux tours de guets et de surveillance surveillent l'entrée. Elles sont moins importantes que celles construites sur les murailles, mais elles restent suffisamment bien positionnées et équipées pour s'occuper de bateau inconnu. A l'approche des bateaux, un homme en sort.
- Qui êtes-vous et pourquoi venez-vous ici ?
- Je suis Viggo Grimborn, des chasseurs de dragons. Je viens ramener les proies que l'on nous a demandé de capturer.
L'homme regarde mieux Viggo, puis regarde le drapeau.
- Très bien. Vous étiez fort attendu, chef des chasseurs. Je préviens le capitaine de la garde que vous êtes arrivé.
- Je vous remercie, dit simplement Viggo.
- Ouvrez la porte !
La porte s'ouvre permettant aux cinq bateaux de pénétrer dans le port. Le port est un seul et unique bassin. De nombreux quais sont visibles. Des hommes semblent faire des mouvements pour indiquer aux cinq bateaux où ils doivent s'amarrer. Une fois les cinq amarré, un homme imposant, se trouvant dans une armure étrange pour les vikings montent avec quatre autres hommes portant la même armure. Ils portent des armures semblables aux romains.
- Vous êtes Viggo Grimborn et Ryker Grimborn des chasseurs de dragons ?
- Oui, c'est cela. Et vous êtes ?
- Capitaine de la garde, Caesar. Je dois vous amener au ministre Julius. Il semblait attendre avec une certaine impatience votre venu. Mes hommes s'occuperont de transporter les captures que vous avez faite.
- Je vois. Néanmoins, prévenez vos hommes que les dragonnes dans les cages marquées sont les proies demandées. Les autres sont des captures supplémentaires.
- Mes hommes doivent-ils en faire quelque chose ?
- Oui. J'ai cru comprendre ce que vous voulez faire pour les dragons demandés. Seulement, ils risquent d'être fort dur de les soumettre. Ces proies supplémentaires sont là pour palier à cela. Mettez-les à part. Mais garder les inconscients. Et faite attention avec les autres.
- Mes hommes sauront s'en occuper.
- Fort bien. Maintenant, amenez-nous auprès du ministre Julius.
- Suivez-moi.
Viggo et Ryker suivent le chef Caesar pendant que ces hommes, aident les chasseurs à sortir leurs proies. Ces derniers regardent l'énorme bâtiment se trouvant sur le côté gauche du port. Ils ne peuvent nullement le raté, tant il est imposant. Il semble occupé une place importante pour les gens de cette île. Ils quittent le port et le capitaine les fait monter dans un véhicule que les deux vikings n'ont jamais vu. Ce dernier ressemble fortement à un carrosse. Il est tiré par un Piédetonnerre. Une fois les personnes montées, le cocher fait agir son fouet et le dragon se met à marcher.
- Je suis impressionné que vous utilisiez les dragons pour ce genre de chose, dit Viggo.
- Ceux pouvant être utile pour les travaux de bas étages le sont. Sinon, la plupart des dragons sont surtout vu dans l'arène.
- J'ai grande hâte de la voir cette arène, pas toi mon frère ?
- Je le suis. En tout cas, votre île est bien différente de toutes celles que j'ai pu voir. En fait, vous êtes les seuls à avoir de tels structures.
- Nous le devons à nos connaissances. Pour l'instant, nous nous dirigeons vers le château. C'est là que vous rencontrerez à nouveau le ministre Julius.
- Oh, nous ne verrons pas l'empereur ? demande Viggo.
- Ces derniers temps, il est fatigué et ne se montre que rarement. Je pense qu'il sera présent lors des événements à l'arène.
Viggo accepte la réponse du capitaine et regarde à travers la vitre les habitations. Ce sont des habitations purement médiévales. Le sol semble être pavé, permettant une circulation rapide. Les marchands présentant leurs produits fabriqués, tandis que d'autres parlent déjà des futurs événements liés à l'arène. Viggo observe le château de l'empereur. Ce dernier semble bien sinistre et froid par rapport aux habitations. Le cocher fait arrêter le dragon et le capitaine emmène les deux hommes. Ils viennent pour la deuxième fois et tout cet attirail, n'intéressent guère les deux chasseurs. Ils finissent par arriver dans un grand hall. Au vu des dimensions, Viggo estime qu'il pourrait entreposer une Morts rouges, tant l'espace est grand. Un homme un peu plus âgé et habillé avec des habits chics et une femme magnifique avec de long cheveux rouges viennent à leur rencontre.
- Bien le bonjour, messieurs. Je suis le ministre Julius, mais nous nous connaissons déjà.
- Je le sais. Et qui est la magnifique demoiselle que nous avons ? demande Viggo en s'inclinant devant elle.
La femme rend la politesse et se présente.
- Je me nomme Saquerliat. Enchantée de faire votre connaissance.
La dénommée Saquerliat semble joué de sa beauté et de son apparence, car Ryker et le capitaine Caesar semblent tomber sous son charme. Viggo, lui ne semble pas le faire, comprenant facilement les attentions de la femme. Cette dernière semble par ailleurs attirée par lui.
- Bien, maintenant passons aux raisons de votre retour. Avez-vous réussi à capturer les dragons demandés ?
- Oui. Cela ne fut pas évident, mais avec la patience, nous avons réussi à les capturer.
- C'est parfait. Nous allons nous rendre de ce pas à l'arène. Les dragons s'y trouvent déjà ?
- Oui. J'ai par ailleurs prévenue le capitaine de la capture de dragon supplémentaire.
- Pour quelle raison ?
- Ils m'ont permis de capturer ceux de base et je me suis rendu compte qu'ils pouvaient encore être utile.
- Très bien. Nous allons de ce pas voire vos captures.
Le capitaine accompagna le ministre, les deux chasseurs et la dénommée Saquerliat à un autre carrosse et sont amenés à l'arène. Viggo peut maintenant voir la grandeur de ce bâtiment. Il n'a jamais vu une construction aussi imposante. En parallèle, les arènes qu'il a déjà vues semble être des naines comparées à celle-ci. Il estime la taille entre 60 et 100 mètres.
L'arène est construite selon une architecture romaine, mais avec moins d'ouvertures. Caesar les fait rentrer et après avoir traversé les parties amenant les citoyens pour accéder au niveau, ils se retrouvent dans l'arène elle-même. Viggo et Ryker peuvent contempler l'intérieur spacieux. Ils voient les gradins qui se trouvent à 80 mètres de hauts. Ils forment une cavea circulaire complète. Un filet métallique fait en métal anti-dragon selon Viggo protège les gradins d'une possibilité fuite de dragons. Celui-ci se trouve 30 mètres en-dessous des gradins.
Ils voient le lieu où l'empereur peut observer les combats. Il se trouve plus haut et permet à ce dernier d'observer dans l'intégralité la zone de combat. Un drapeau géant représentant l'emblème de l'île se trouve juste en-dessous.
Cette dernière est d'ailleurs très spacieuse. Viggo estime que presque trois Morts rouges peuvent tenir et pouvoir bouger normalement et même se déplacer. Viggo remarque tout de suite la plaque grillagée au milieu et sait ce qui se trouve en-dessous. Sur le mur, plusieurs grilles sont visibles, indiquant qu'un grand nombre de dragons peuvent être amené à se battre. Les grilles semblent avoir été fait sur mesure, selon l'espèce de dragon.
- Eh bien, voilà une arène comme je n'en avais jamais vu. Les combats doivent être passionnant, je pense.
- Il s'agit d'une de nos activités préférées. De nombreux paris se font pour savoir quel dragon va l'emporter. Capitaine, aller voir si nos invités sont pleinement réveillés.
- A vos ordres, ministre.
Le capitaine part et revient au bout de quelques minutes.
- Elles le sont. Mes hommes sont en train de les amener.
- Parfait.
Ils regardent la grille ouverte et attendent. Puis, des bruits de cliquetis de chaines entrechoquant et de pas lourds se font entendre. Ryker semble adorer se bruit.
- Hum, je ne me lasserais jamais de ce bruit, s'exclame le chasseur.
Les invités sortent de l'ombre. Cinq dragonnes bien différentes de celles du monde de Beurk.
De gauche à droite, on a une dragonne qui a des écailles jaune pâle, des taches brunes sur les ailes et le dos et est petite. Elle possède un dard sur le bout de sa queue.
La deuxième a des écailles et des ailes rouge-orange foncé, ainsi que des cornes incurvées de la couleur orange et or, des yeux or-ambre et des épis et griffes ambrés.
La troisième, celle du milieu, la plus imposante, faisait le double de hauteur que les autres dragonnes, majestueuse, de couleur rousse et ornée de diverses pierres précieuses intégrées à sa tête et à ses chevilles.
La quatrième a des écailles d'un bleu profond de couleur identique à celle de Tsunami, d'étranges taches d'encre noire sur ses griffes. Elle a d'énormes ailes bleues, semble assez belle, des yeux verts et des dents blanches et acérées. Elle possède également des bandes bioluminescentes et les tourbillons d'ailes.
La cinquième et dernière à de belles écailles blanches comme neige et de superbes yeux bleu arctique. Elle semble être par ailleurs la plus petite du groupe.
Chacune est muselé par une muselière en métal, leurs ailes sont collées contre leur corps, bien cerclé par des anneaux métalliques, leurs queues sont retournées en cercle pour éviter qu'elles l'utilisent et bien sûr, bien ligoté avec des anneaux en métal. Des chaines sont reliées à chacune de leurs pattes et les quatre sont reliées entre elles, les forçant à faire de court pas. Elles sont tirées de forces par des hommes tenant des rennes reliées à leur muselière. Elles lancent des regards de morts, surtout envers Viggo et Ryker. Cela semble amuser ces derniers.
- Ça aussi, je ne m'en lasserais jamais. Voir des dragons ainsi démunis. J'adore cela, continue Ryker.
Elles arrivent jusqu'au milieu de l'arène et sont arrêtée.
- Cher ministre, voici les dragonnes demandées, les reines de l'autre monde, Pyrriah.
- Un instant. Je n'en compte que cinq.
- C'est exact. Pour une raison que j'ignore, les dragons du clan se nommant Aile de Nuit n'ont plus de reine et sont affiliés à celle des Ailes de Pluie, la dénommée Gloria.
- Je ne la vois pas également.
- Il est normal. Elle fut la dernière à traverser avec son compagnon le mur séparant nos deux mondes. Malheureusement, le bateau les transportant fut attaqué par les dragonniers, un groupe qui me cause beaucoup de soucis.
- Je vois, je vois. Néanmoins, vous avez réussi à en ramener cinq, ce qui est déjà un exploit en soi. Maintenant, il est temps qu'elles se soumettent devant le drapeau royal. Allez-y.
Sur l'ordre du ministre, les hommes frappèrent avec leur lance, les jambes des dragonnes. Mais malgré la violence, aucune ne fléchit, gardant le torse et la tête haute. Les hommes continuent, jusqu'à ce que Viggo intervienne.
- Arrêter ! Cela est inutile.
- Comment cela ? s'insurge le ministre.
- Pardonner mon insolence, mais ces dragonnes ne se soumettrons jamais, en tout cas, pas avec vos méthodes habituelles.
- Tss. Cela ne reste que des reptiles idiots.
- Détrompez-vous. J'ai pu les observez et les dragons vivants dans l'autre monde sont peut-être aussi intelligent que nous. D'ailleurs, ils comprennent notre langage et c'est la raison pour laquelle elles résistent. Je tiens par ailleurs, à vous remercier de votre habitude à museler les dragons. On aurait dû supporter leurs cris et autres insultes.
- Si ce que vous dite est vrai, comment avez-vous pu les capturer ?
- J'avoue que pour deux d'entre elles, ce fut un jeu d'enfant. Une mère fera n'importe quoi pour protéger son enfant, n'est-ce pas, reine Ruby, reine Corail ?
La deuxième et la quatrième le dévisagèrent. Puis, Viggo reprit son explication.
- Pour les autres, il nous a fallu jouer avec un être aimé et par-dessus tout leur fierté et arrogance qui nous ont bien aidé.
Le ministre écoute attentivement les explications du chasseur.
- De plus, ce sont elles qui se soumettrons d'elles même et j'ai les moyens pour qu'elles le fassent. Si nos chères reines veuillent bien regarder à travers la grille qui se trouvent devant elles.
Elles le font et ne voient rien. Puis, des lumières se font et elles voient des créatures de cauchemars se tortillonnaient. Des murmures mortelles semblant être bien agressif. Puis, elles remarquent cinq dragons muselés, ligotés, attaché comme des sacs à viandes. Les reines Ruby et Corail écarquillèrent les yeux et essaient de retirer la grille, vainement. Les hommes leurs frappent les pattes pour les forcer à reculer. Les autres sont toutes aussi agitées.
Puis, un étrange dragon est amené. Elles n'ont jamais vu pareil dragon et se demande de quel clan il peut venir. Il s'agit d'un dragon vipère.
- Veuillez bien observer, dit calmement Viggo.
Le dragon est lâché et tombe dans la fosse remplie de murmures mortels. Ces derniers se jettent sur le pauvre dragon et les reines assistent au repas. Ruby et Corail tremblent de peur et comprennent immédiatement ce qui va se passer. Elles s'agenouillent tout de suite, se soumettant, ne voulant pas perdre leur dragonnet, leur enfant.
- Je vois que certaines ont l'esprit vif.
Puis, ce fut au tour de la Reine Epine, puis de la Reine Esterre de s'agenouiller. Seule la dragonne blanche refuse de s'agenouiller. Cela amuse fortement Viggo.
- Je ne suis guère étonné de voir que vous êtes la dernière à le faire, reine Avalanche. Sachez que chaque dragon est fixé par trois câbles. Une fois les trois coupés, le dragon tombera et servira de repas aux Murmures Mortels.
Viggo ordonne d'en couper un. La reine Avalanche commence à trembler. Puis le deuxième est coupé et elle commence à avoir peur. Viggo aller dire le troisième, mais la reine Avalanche fini par s'agenouiller elle aussi. Les reines ont renié leur fierté pour protéger ce qu'elles aiment le plus. Elles doivent supporter les rires moqueurs des charognards et par-dessus tout, celui du dénommé Viggo. Elles semblent presque sur le point de pleurer, tant elles se sentent humiliées.
Les hommes se mettent à peindre sur leur flanc le symbole sur le drapeau royal. Ils leur mettent également un collier autour du cou, pour leur rappeler qu'elles appartiennent à eux, une humiliation qu'elles ne peuvent pas supporter. Une fois fait, elles sont ramenées de force à l'intérieur de l'arène.
- Votre réputation n'est plus à prouver. Malgré qu'il manque une reine, vous recevrez une bonne partie de l'or demandé.
- Merci, mais j'ai déjà réfléchi à la possibilité de la récupérer.
- Vous êtes aussi réfléchit que les rumeurs le disent. Mais comment diable avez-vous fait. Je suis d'accord de croire que l'on peut manipuler des êtres arrogants et bouffi de fierté, mais dans un monde inconnu, cela me semble presque un miracle.
- En fait, j'ai rencontré deux individus qui nous ont permis de grandement faciliter nos captures. L'un d'eux servant d'espion dans chaque tribu, nous permettant d'avoir les informations nécessaires. Ils demandent par ailleurs une partie de l'or demandé.
- Et vous acceptez cela ?
- Aux vues de l'aide obtenue, cela me semble normal. Par ailleurs, les objets que vous nous avez donnés furent d'une grande aide et surtout la drogue qui empêche un dragon d'être violent.
- C'est normal. Il fallait que toutes les chances soient de votre côté. De plus, je vous laisse le choix de la première à rentrer dans l'arène.
- Vous êtes trop bon, Mr Julius.
Le ministre salut les deux chasseurs et le capitaine le raccompagne au château. Viggo se retourne et voit que la dénommée Saquerliat, lâche un gros sourire.
- Je vois que vous semblez heureuse.
- Oh, j'ai éprouvé une satisfaction personnelle quand elles se sont agenouillées et soumises. C'est dommage que la dernière n'ait pas été là. J'aurais encore plus apprécié.
- Ne vous inquiétez pas. Elle rejoindra les autres prochainement.
- Je m'en réjouis d'avance. Comment vous nommez vous de nouveau ?
- Viggo, Viggo Grimborn, dit-il avec grâce tout en baissant légèrement le torse.
- Mon chère Viggo, je vous félicite de ma part. Elle s'avance vers lui et murmure à ses oreilles. Si vous voulez, je suis libre ce soir.
- L'offre est alléchante, seulement, je la prendrais quand la dernière reine sera enchainée.
- Vous êtes intéressant. J'attends cela avec impatience.
Viggo salut la femme. Puis, va à l'intérieur de l'arène.
- Que comptes tu faire, mon frère ?
- Oh, saluer simplement nos fameuses ex-reines.
Viggo se déplace à l'intérieur et semble impressionné par le nombre de cage, répartie sur plusieurs niveaux. La plupart sont vides, mais il comprend bien mieux les propos du ministre Julius. Son peuple semble vraiment fasciner par les combats de dragons.
- Si ce chère Harold était là, il serait fort contrarié et ferait son discours habituel.
Il finit par arriver devant une énorme cage. Dans celle-ci se trouve les cinq reines soumises. Il ne peut s'empêcher de sourire en voyant leur mine dépitée. Il voit également qu'elles n'ont plus leur muselière et sait qu'il va apprécier la discussion.
- Je vous salue, chères reines, dit-il sur un ton poli.
Les dragonnes le regardent et lui donne qu'un grognement mauvais comme réponse. Il les regarde, avec son sourire satisfait. Cela semble en agacé une.
- Ne te crois pas en sécurité, sale charognard ! lui crie la Reine Avalanche.
- En tout cas, ce n'est guère moi qui suis dans cette cage.
- Je te congèlerais avec ta langue maudite.
- Je conçois que les Ailes de Glace sont tous hautain. Pourtant, les menaces, tant qu'elles ne resteront des paroles, ne sont guère menaçante.
- Fais-moi sortir et je te montrerais !
- Ha, ha, ha, ha ! Vous êtes vraiment amusante, reine Avalanche. Même si vous sortiez de la cage, vous n'arriveriez jamais à me blesser. Chacune de vous a été droguée et la drogue inhibe votre agressivité.
- Arrêter, Avalanche, vous rentrez dans son jeu, dit calmement, Epine.
Viggo la regarde et voit qu'elle a tout aussi l'envie de la reine Avalanche de lui enfoncer son dard, mais semble faire preuve d'un grand calme. La reine Avalanche se tut, non sans se montrer menaçante. Viggo en fait fit.
- En tout cas, vous ne serez pas la première à commencer les jeux. Certes, votre apparence pourrait attirer l'œil, mais votre sale caractère pose problème, ma chère Avalanche.
Elle voulue l'attraper, mais ses griffes s'arrêtèrent. Sa patte refusant de se refermer sur Viggo. Ce dernier souri encore plus, agaçant la reine. Puis, il s'avance. Il observe maintenant la reine Corail.
- Apparence royale et de type aquatique, cela pourrait être bon.
- Je me ferais le plaisir de t'ouvrir ton corps avec mes serres, lui répond Corail et semblant jouer avec ses écailles luminescentes.
- Belle et Sanguinaire, hum, cela pourra être bon, mais voyons voir les autres.
Viggo s'arrête cette fois-ci devant la reine Esterre. Il observe l'énorme dragonne brune et musclé. A la différence d'Avalanche et Corail, Esterre ne dit rien, sachant que cela ne ferait que rentrer dans le jeu du charognard.
- Grande taille et musculature importante. Cela pourrait être bon, mais cela gâcherait le spectacle. Et je me demande avec tous ces muscles si le cerveau est aussi développé que les autres.
Esterre n'apprécia guère la remarque, mais se retient. Viggo continu à inspecter les reines. Il attarde maintenant son regard sur la reine Ruby.
- Apparence faite pour le vol, une certaine grâce et des couleurs vives. Dommage que la motivation ne soit active que lorsque le fils est en danger.
- Si jamais vous osez toucher avec vos salles pattes, à mon fils, je me ferais un plaisir de vous démembrer !
Viggo rigole et regarde la reine Epine.
- Corps musclé, majestueux et dangereux, dit-il en regardant le dard. De plus, pas vraiment arrogante ou énervante et plutôt réfléchie. Cela sera vous, reine Epine qui aura l'honneur d'être la première à rentrer dans l'arène.
- Quelle joie, répond Epine.
- Vous croyez que l'on va obéir à vous, charognards, nous les reines ? disent les autres reines.
- Oh, mais parce que vous croyez encore que vous l'êtes ? Vous avez renié votre titre de Reine dès le moment où vous vous êtes agenouillées, vous soumettant et que les hommes vous ont peint sur vos flancs le symbole de la royauté de l'île. Le collier que vous portez est comme une marque indélébile que vous n'êtes plus libre. Vous l'avez d'ailleurs fait pour protéger des êtres qui vous sont chères. D'ailleurs, cela se voit à vos mines déconfites que vous savez déjà cela.
Viggo les saluts. Seulement, avant de partir, Epine s'adresse à lui.
- Je me demande ce que vous avez a gagné en nous capturant.
- Oh, voilà une demande fort intéressante. J'y gagne une récompense financière. Je ne vous considère que comme de la marchandise, comme je traite les dragons de mon monde. Je n'y vois que la manière de gagner ma vie.
- Votre mentalité me fait affreusement penser à une connaissance que je n'apprécie guère.
- Oh, mais vous êtes loin de la vérité, reine Epine. Par ailleurs, votre amie manquante, la reine Gloria vous rejoindra très prochainement.
Cette fois, il partit et laissa les dragonnes à leur sort. Chacune se regarde et a du mal à comprendre comment elles ont pu se retrouver ici.
- Comment des charognards, même d'un autre monde ont-ils réussi cela ? se demande Corail.
- Je l'ignore. Comment vous êtes-vous faite capturer ? demande Epine.
- Pour ma part, Falaise voulait aller voir la mer. Ne pouvant refuser, je suis venu avec lui, accompagner de quatre gardes. A notre arrivé, j'ai laissé Falaise joué dans le sable et l'eau. Je parlais au garde quand j'ai entendu ses cris. Je l'ai alors vu, à la merci de charognards que je n'avais jamais vu. J'ai tenté de venir le sauver, quand j'entendis mes gardes s'écroulaient au sol. Incrédule, c'est alors que le dénommé Viggo s'est montré. Il m'a alors dit de me rendre où sinon, il ne donnait chère de la vie de mon fils. Je me suis rendu et ils me neutralisèrent avec cette étrange matière verte, explique Ruby. Mon pauvre Falaise, il doit bien avoir peur maintenant. Il doit m'appeler.
- Quant à moi, cela se déroula quasiment comme la reine Ruby. Sauf que c'était l'autre charognard, le dénommé Ryker et il se montra beaucoup plus violent. J'ai vraiment craint pour la vie de ma dragonette, Frégate. Je me suis rendu et il n'a guère était tendre avec moi. J'ai hâte de lui ouvrir son petit corps et voir son sang coulé, dit Corail. Et comme Ruby, j'ai peur pour ma fille.
- Ils m'ont capturé lorsque je revenais d'une plainte d'un groupe d'Aile de boue. Nous sommes passé proche de la mer et des rochers nous percutèrent violement, moi et ma soeur. Heureusement, notre robustesse nous permit de résister. Seulement, cela nous fit perdre le contrôle de notre vol et nous forçâmes à atterrir sur les rivages de mon royaume. A peine remit, les charognards nous attaquâmes avec leurs sortent d'armes. En tant que grande aile, j'ai protégé ma soeur. Malheureusement, je fus neutralisé par cette étrange substance et ma soeur suivi, explique Esterre. J'enrage qu'il ose dire que j'ai plus de muscle que de cervelle. Que j'ai hâte de l'écrabouiller.
- Je me sens particulièrement humiliée par la manière dont je me suis faire capturer, moi, la reine des Ailes de glace. J'étais sorti avec Lynx pour mieux profiter de notre relation et nous décidâmes d'un commun accord d'attraper le plus gros morse que l'on pourrait trouver. Une fois fait, nous allions le manger ensemble quand nous fume attaqué par des charognards. Je les ai trouvés particulièrement fou pour oser s'attaquer à des Ailes de glace dans leur propre royaume. Lynx me déconseilla, mais j'avais mon honneur de reine et elle m'accompagna pour éliminer ces effrontées. A notre approche, ils libérèrent un gaz vert et le simple fait de le respirer nous paralysa et nous tombâmes dans l'eau. Ils nous récupérèrent facilement, dit Avalanche avec beaucoup de mépris. Je me suis fait avoir comme un dragonnet du septième cercle !
- Je pense que je n'ai guère besoin d'en dire plus. Lors d'un vol nocturne avec Brasier, nous survolâmes une oasis quand des charognards se mirent à nous attaquer. Au début, nous avions du mal à les voir, puis nous esquivâmes leur étrange objet et descendirent pour les éliminer. Malheureusement, c'est ce qu'ils attendaient et avant de comprendre, des filets nous attrapèrent comme des sacs et ils nous neutralisèrent par la suite, dit Epine. J'espère que Sunny va bien et qu'elle ne s'inquiète pas trop.
- En tout cas, je suis intriguée par quelque chose, dit Ruby.
- En quoi, vu tout ce qui viens de nous arriver ?
- C'est quand ce charognard à parler de ces fameux dragonniers qui auraient attaqué l'embarcation contenant Gloria et son compagnon. Ces charognards-là auraient pu les libérer.
- Tch ! Aucun charognard ne ferait cela. Ils nous craignent et on ne les considère guères plus que comme des proies et encore, dit Corail.
- Corail a raison. Regarde comment ils traitent les dragons de leur monde ici.
Les reines soupirent. Viggo, lui rejoint son bateau, et ses quartiers et ne demande à ne pas être dérangé. Il commence à regarde les cartes, quand de lourd pas derrière lui résonne.
- Je crois que vous avez pris part à la petite cérémonie, mon chère.
- Cela fut fort amusant de voir ces misérables reines s'inclinaient, surtout Epine.
- Le ministre nous a payer la plus grande partie de l'or. Bien évidemment vous en aurez une partie non négligeable. Vos informations sur les différentes tribus nous ont été d'une grande aide.
- Ravie de l'entendre.
- Et concernant notre espion ?
- Oh, lui, il se prélasse à regarder les bracelets et autres objets sur son corps.
- Je vois. Maintenant, il faut s'occuper de la reine Gloria.
- Humpf. Pour une personne intelligente comme toi, tu ne sembles pas avoir tout prévu.
- Oh, je sais. Mais ma plus grande surprise quand je suis arrivé dans Pyrriah, fut de trouvé un dragon ayant les mêmes compétences que moi, n'est-ce pas, Vautour.
- Je dirais la même chose, répond le dénommé Vautour. Moi qui considérais les charognards comme des êtres insignifiants, je fus agréablement surpris de trouver mon équivalent.
Le dragon se montre. Il a des écailles jaune pâle parsemées de nombreux tatouages de crâne de dragon. Il a un museau crochu, des yeux noirs avec des anneaux dorés comme des vides sans fond, et une trempette de feuille d'or sur ses serres et sa barbe de queue. Il porte deux boucles d'oreilles en forme d'araignée noires et dorées, un manteau noir doublé d'or et des chaînes d'or le long de ses ailes.
- Nous sommes tous les deux attiré par l'or.
- Oui et ayant la même mentalité, chacun sait que l'autre essayera de le trahir.
- Et cela ne t'inquiète guère ? Je pourrais facilement te dévorer ou te démembrer.
- Au contraire, je trouve cela stimulant. Et puis, il nous faudra l'être. Connais-tu le jeu des masses et des griffes.
- Je ne viens pas de ton monde.
- Il s'agit d'un jeu où les capacités de prévoir le coup de son adversaire est important. Harold est mon adversaire le plus coriace et le plus intelligent. J'ai cru comprendre que ton petit-fils te posait également des problèmes.
- J'attendais beaucoup de lui. Seulement, sa mère n'a guère réussi à le rendre comme je le voulais. Ses autres enfants ne sont que des dragons idiots, même s'ils sont compétents. Je voulais que Qibli me remplace, son intelligence est son plus grand atout.
- J'ai par ailleurs eu des informations d'un de mes chasseurs, un dénommé Ragnar qui semble avoir croisé des dragons de Pyrriah venant chez nous. Ils doivent venir pour essayer de secourir vainement les reines. Je lui ai donné de précieux conseils pour les capturer. Et d'après les descriptions qu'il a données, il semblerait que ton petit-fils soit avec.
- Il ferait n'importe quoi pour retrouver sa mère de substituions. Et cela le trouble et le fait hésiter. Tu comptes faire comment ?
- Oh, je considère tous les chasseurs comme des pions, tout comme toi, tu considères tes dragons comme des serviteurs manipulables.
- Même ton frère ?
- Même lui. Il sera d'ailleurs fort utile. D'après ses dires, Lassassin semblait le regardait à mort.
- Ha, ha, ha, ha ! On est vraiment pareil.
- Par ailleurs, c'est Harold qui nous servira la reine Gloria sur un plateau. Je suis confiant. Son affection pour n'importe quel dragon est son point faible. Je suppose qu'il réfléchit déjà à la possibilité que j'ai dû rencontrer des alliés possibles de votre monde, mais il ignore lesquels. Je vais jouer là-dessus et la dernière reine sera enfin récupérée.
Viggo prit un verre, Vautour en fit de même avec un à sa taille et ils burent à la réussite de leur plan.
