Chapitre 10
(C'est le début du rollercoaster sur ces 3 prochains chapitres. Petit warning aussi dans ce chapitre. Mais je ne vous révélerais pas avec qui ou quand, sinon c'est pas drôle. Bonne lecture et accrochez vos ceintures !)
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L'arrivée dans les eaux salines ne fut pas facile. Les chevaliers avaient eu besoin de quelques instants pour apprendre à respirer sans difficulté. La découverte des fonds marins fut ensuite une merveille pour les yeux. Sauf pour Milo et Kanon qui étaient déjà venus. Un banc de méduses passait devant eux, ainsi que des dizaines de poissons colorés. Seiya ne pouvait pas s'empêcher de crier combien les décors étaient beaux, alors que la plupart des anciens chevaliers d'or avaient envie de partir dans tous les coins pour explorer cet environnement. Même Marine, d'ordinaire si tranquille, voulait aller voir des dauphins quelques mètres plus loin. Kanon eut beaucoup de mal à tous les retenir et garder leur attention ;
— Restez concentré, les gars, dit Kanon. On doit se rendre au château pour récupérer Davy Jones. Ne l'oubliez pas.
— Quant à moi, ajouta Milo. Je vais aller au Colisée pour récupérer mon armure. J'aurais besoin de quelques personnes avec moi pour affronter les gardes. Camus, Hyoga, Aiolia, vous me suivez ?
Aiolia eut l'air étonné par ce choix. Milo n'avait pas eu le temps de l'informer à propos de Natassia, du coup, il ne comprenait pas pourquoi son compagnon demandait à Camus de les accompagner. Bien qu'il n'avait pas très envie de se montrer jaloux, la présence du Français l'agaçait. Et visiblement, c'était réciproque pour Camus qui pensait se retrouver seul avec Milo et Hyoga.
— Pourquoi il vient ? grogna Aiolia en suivant Milo. Vous ne vous supportez plus.
— Je t'expliquerai plus tard, chuchota Milo.
— M'expliquer quoi ? Il va encore faire des histoires, grommela Aiolia. On n'a pas besoin de ça.
De son côté, Kanon voulait guider tout le monde vers le château. Comme tous les chevaliers qui l'accompagnaient maîtrisaient la vitesse de la lumière, il décida d'y aller par ce procédé. Afin de ne pas effrayer sa monture, Kanon laissa Bucéphale près du portail pour qu'il puisse se dégourdir les jambes. L'équidé ne semblait pas mécontent d'aller manger quelques algues un peu plus loin. Ensuite, tous les chevaliers se rendirent devant le château en un éclair. Plusieurs marinas habillés de rouge les attendaient devant. Ils les accueillirent avec des harpons, et leur lancèrent des attaques avec des épines. Kanon arriva le premier, suivi de son frère pour les terrasser avec une explosion galactique. Des petites planètes et des comètes les envoyèrent dans le décor. Leurs ennemis en face ne faisaient pas le poids. Surtout devant tous ces chevaliers d'or. Chaque ennemi tomba lourdement au sol, inconscient. Du coup, il était facile pour eux de pénétrer dans le bâtiment en or et de traverser chacune de ses pièces à la recherche de la reine. Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle du trône, ils durent constater son absence.
— Amphitrite n'a pas l'air ici, déclara Seiya après avoir fouillé la pièce voisine.
— Leurs marinas n'ont pas l'air bien costaud non plus, fit remarquer Ikki. Elle est certainement sortie avec sa garde rapprochée.
— Que fait-on ? demanda Marine qui tapait le dernier soldat encore debout.
— On se sépare tous dans le château, ordonna Kanon. Son sceptre est sûrement rangé quelque part. Trouvez-le !
Tout le monde s'exécuta, et passa à côté des phoques qui dormaient autour du siège en or de la reine. Kanon grimpa une des tours avec son frère et Kiki. Ils frappèrent d'autres marinas sur leur passage. Saga semblait émerveillé par les lieux. Il ne prêtait presque plus attention aux gardes qui leur barraient le chemin tant ils étaient faciles à battre. Un coup de poing suffisait parfois à les mettre au sol. Kanon en prit même un pour taper sur l'autre.
— Alors, tu as vécu ici ? tenta Saga qui avait peur d'ouvrir un sujet douloureux.
— Ouais, j'ai mes anciens appartements dans cette tour, répondit Kanon. Elle est située un peu plus haut. Tu veux la voir ?
— J'imagine que ce n'est pas vraiment le moment, s'attrista Saga. Mais… J'aimerais bien la voir, si tu penses qu'on peut.
— Et la chambre de Natassia, demanda Kiki. Tu sais où elle est ?
— Elle est sûrement dans ce couloir, avec les chambres des servantes de la reine… pourquoi ? s'étonna Kanon. Tu veux vérifier qu'elle ne s'approche pas de Hyoga ?
— Ouaip ! approuva Kiki en partant vers les chambres.
Kanon se tourna ensuite vers son jumeau, et lui fit signe de le suivre. Les deux frères montèrent des escaliers en or massif, et arrivèrent dans un couloir où les portes étaient un peu plus luxueuses que les précédentes. Aucun garde ne surveillait cette aile du château. Kanon dirigea Saga vers la troisième porte qui donnait sur un appartement digne d'un roi. Celle du dragon des mers ;
— La voilà, c'est ma piaule. Enfin c'était. J'ai pas eu trop le temps de nettoyer, et ils l'ont laissée telle quelle.
Saga tenta d'y faire rapidement le tour. Ils n'avaient pas vraiment le temps pour une visite. Pourtant, voir l'endroit où avait vécu son frère durant des années le touchait. Il fut même plutôt soulagé de voir que Kanon avait vécu dans le luxe. Car, sa chambre était magnifique et confortable. Bien plus que les appartements du sanctuaire. L'idée de savoir que son frère avait vécu ici soulageait un peu son cœur. Même si cela ne le pardonnait pas de l'avoir abandonné au Cap Sounion, bien évidemment. Cet acte, Saga ne pourrait jamais se le pardonner.
Kanon attrapa une corbeille de fruits qui traînait dans sa chambre. Il l'avait remplie pour le scorpion, mais au final, Milo n'y avait pas vraiment touché. Il la tendit à son frère pour lui faire goûter les mets du monde sous-marin. Saga s'installa en tailleur sur le lit, et en goûta un ou deux, l'air émerveillé par toutes ces découvertes.
— Cet endroit, c'est incroyable, fit Saga. Vous ne manquez vraiment de rien. Il y a même une radio ?
— Je t'aurais bien montré comment on vit ici, dit Kanon. Ainsi que mes chiottes. Mais il faut qu'on y aille. Enfin... à moins que t'es la taupe qui te tape au carreau ?
—Tu parles… de couler un bronze dans le temple de Poséidon ? fit Saga d'un air malicieux.
Kanon échangea un regard amusé avec son frère, et éclata de rire. Saga avait beau être plus sage, ils partageaient le même humour. Le dragon des mers lui tendit la main pour l'aider à se relever.
—Aller frangin, reprit Saga tout en retrouvant son sérieux. Assez de blagues. Allons-y.
…
Pendant ce temps, Kiki passait à travers toutes les chambres du couloir jusqu'à tomber sur la bonne. Celle de Natassia, qui portait son nom sur un petit écriteau. Le rouquin découvrit une belle chambre au style baroque, avec des murs blancs et des encadrements en dorures. Un grand lit à baldaquin avec des voilures était accompagné de meubles rappelant la France durant la période de Napoléon. Il souleva un épais manteau en fourrure avant de constater que Natassia était absente. L'adolescent grimaça et prit un air inquiet.
— Elle n'est pas dans le château… je ferais mieux de prévenir Milo et Camus.
Kiki se téléporta juste devant le Colisée. La vue d'un impressionnant carrosse doré, tiré par quatre juments blanches l'affola. Le rouquin se cacha derrière un muret avant de regarder un peu mieux les animaux. Il s'agissait d'andalous pures race, des chevaux d'une rare élégance qui avaient autrefois appartenu à des rois, et dont le bateau qui les avait transportés avait été coulé par des pirates. Ces juments étaient très aimées par Amphitrite, on voyait à leur robe et leur crin qu'elle en prenait grand soin. La reine se trouvait à son bord. Elle tenait son sceptre : Davy Jones. L'objet avait l'air d'un bâton en cristal bleu orné d'une conque, et décoré de pierres précieuses, de perles et de coquillages. Elle descendit de son véhicule en compagnie d'une néréide et de deux généraux : Baian du cheval des mers, et Io de scylla. Près d'elle, Natassia faisait aussi partie du voyage.
— Voulez-vous qu'on attaque les chevaliers d'Athéna, ma reine ? demanda Baian à moitié caché sous son casque hippocampe.
— Pas toi, mon cher, fit la reine d'une voix douce. Économise tes forces pour la guerre, d'autres iront s'en charger. Soyons plus malins. Nous avons déjà préparé un plan pour protéger Davy Jones, on doit le suivre jusqu'au bout.
— Que devons-nous faire, en attendant ? demanda Io.
— Mon fils va certainement passer ici, déclara Amphitrite. Il va vouloir récupérer son armure. Dit à tu sais qui d'aller s'occuper de lui.
Le marina aux cheveux roses et au visage d'une grande douceur hocha la tête. Puis, il partit en courant vers le Colisée.
— Et nous ? Que faisons-nous? demanda Natassia.
— Je vais aller rejoindre mon armée pour la préparer au combat. Nous allons attaquer la Terre dès que Milo aura rejoint le château, et que Poséidon aura pris le corps de Kanon. Va chercher ton fils, il est certainement avec eux. Nous allons avoir besoin d'un nouveau général.
— Oui, ma reine, fit Natassia en quittant le carrosse.
…
À l'intérieur du Colisée, Milo cherchait son armure, suivi par Camus, Hyoga et Aiolia. Un grand silence était tombé sur le groupe. La tension pouvait être palpable entre Aiolia et Camus qui se jetaient des regards en coin. Les deux chevaliers ne s'étaient jamais vraiment appréciés. Mais leur entente s'était encore plus dégradée après la guerre contre Hadès.
D'un coup, Milo poussa un soupir de soulagement. L'armure du scorpion des mers était exposée dans un des couloirs. Elle l'attendait sous un éclairage tamisé. Milo put rapidement l'enfiler et s'admirer dedans. Elle ressemblait énormément à l'armure d'or du scorpion. Mais celle-ci avait les couleurs des scales des marinas, et des nageoires sur les bottes et les bras. Son casque avait aussi une forme de deux ailerons avec la queue de scorpion qui partait dans son dos. Milo avait des étoiles plein les yeux en l'admirant. Il l'aimait déjà énormément et ne voulait plus s'en séparer.
— Celle-là, je me la garde, s'enjoua Milo. Je ne la léguerais à personne !
— Elle te va à merveille, le complimenta Aiolia. Prends sa cloth box, et allons-y.
— C'est vrai qu'elle est belle ! admit Hyoga. Je l'aime bien, on dirait celle que porte Jabus.
Camus souffla en levant les yeux vers le plafond. Il se montrait incapable de dire un mot gentil à Milo. Même s'il savait que cela lui portait préjudice aux yeux de celui qu'il aimait, se montrer aimable était au-delà de ses forces. D'autant plus avec toute la colère qu'il avait accumulée dans son coeur.
D'un coup, des bruits de pas approchèrent. Natassia se dirigeait droit vers eux, mais n'était pas encore entrée dans le couloir. Tout le monde tourna la tête vers la porte qui menait à l'extérieur, se demandant qui arrivait. Milo sortit sa griffe rouge, l'air méfiant, lorsque Kiki apparut. Il s'était téléporté au milieu du groupe et agitait les bras comme s'il cherchait à ventiler le couloir ;
— Mû… bafouilla l'adolescent. Mû vomit. Il a le mal de mer. Faut aller l'aider. Il demande l'un de vous.
— …hein ? lâcha Aiolia dans une grimace.
— Ho, fit Milo qui avait compris le code. Camus ! Tu devrais aller voir Mû, et l'aider. Je vais ramener Hyoga et Aiolia au portail, maintenant qu'on a terminé la mission.
— Quoi, déjà ? s'étonna Aiolia. Nous ne devions pas aller aider les autres et récupérer le sceptre ?
— Vas-y, alors, va au château, dit Milo dans l'urgence. Je ramène Hyoga au portail. Je dois aller déposer ma cloth box en sécurité. On ne sera pas trop de deux, hein ?
— Oui, Hyoga vas-y, dit Camus qui sentait la panique l'envahir avec Natassia qui approchait. Reste avec Milo. On s'occupe de tout, vous nous rejoindrez plus tard. Je vais aller m'occuper de Mû.
— Vraiment ? se désola Hyoga. j'aurais voulu rester avec vous, maître Camus.
Aiolia ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Ni Hyoga. Mais chacun suivit les ordres de Milo et se sépara. Camus prenait la direction de la porte de sortie principale, pendant qu'Aiolia repartait seul vers le château. Kiki ne tarda pas à suivre Aiolia, alors que Milo se rendait vers l'arrière du Colisée pour emmener Hyoga le plus loin possible de Natassia.
Camus se tenait juste derrière la porte quand Natassia l'ouvrit. Il l'attrapa par le col de son manteau en fourrure, pour la plaquer contre un mur à l'abri des regards : de l'autre côté du couloir. Hyoga n'était pas loin, et Camus ne voulait pas prendre le risque qu'il découvre sa mère. Le Français eut un regard hébété en se retrouvant face à une magnifique femme à peine plus âgée que lui. Elle avait de longs cheveux blonds comme les blés, et des yeux de la même couleur que ceux de Hyoga. De plus, en la ramenant à la vie, Amphitrite avait fait d'elle une néréide. Sa beauté inhumaine la rendait encore plus hypnotisante, et Camus resta un moment à la regarder d'un air béat.
— Vous êtes un de nos ennemis, en conclut Natassia qui n'avait pas la force de le repousser. Vous n'avez pas l'air d'un habitant des mers.
— Et vous, murmura Camus. Vous ressemblez à Aurore, la Belle au bois dormant.
Natassia se mit à rire en portant sa main devant la bouche. Elle semblait amusée devant sa réaction ;
— C'est la première fois qu'un homme me fait un tel compliment. C'est mignon. Vous regardez des dessins animés ?
— J'ai surtout aimé le livre, admit Camus en la relâchant. Mais oui, j'ai vu le dessin animé avec votre fils, Hyoga.
— Alors, c'est vous Camus ? L'homme qui a pris soin de mon enfant, comme un père, toutes ces années ? Je vous en suis si reconnaissante.
Natassia passa sa main sur la joue de Camus, tout en se rapprochant de lui. Ses lèvres laissaient échapper une douce mélodie en même temps qu'elle s'adressait à lui. Comme si elle cherchait à l'envoûter avec ses pouvoirs de néréide. Camus se laissa faire, comme emporté par le désir, alors qu'elle approchait ses lèvres des siennes. Des lèvres qui semblaient douces et sucrées.
— Ce serait merveilleux si notre famille se réunissait ici, sous les mers, chuchota Natassia. Hyoga serait fou de joie. Il souhaite tant me retrouver et je suis sûre, rêverait de t'avoir comme père. Si tu veux bien de moi.
— Je comprends pourquoi il risquait sa vie sous la banquise, dit Camus. Je comprends pourquoi il passait tant de temps sous les eaux pour te retrouver. Je crois… je crois que je ferais pareil, si je pouvais.
— Mais tu peux, tu peux me rejoindre sous les eaux. Rejoins-moi, mon bien-aimé.
— Je suis tout à toi, répondit Camus qui pressa son corps contre le sien. Fais ce que tu veux de moi.
— Mon fils est ici ? demanda Natassia qui continuait à chanter avec sa voix magique.
— Tout ce que tu voudras… je te dirais tout ce que tu voudras sur ton fils.
Natassia semblait satisfaite devant son œuvre. Camus commençait à plaquer ses lèvres d'impatience dans son cou, et l'embrassait fougueusement. Mais dans son état, il serait incapable de l'emmener jusqu'à Hyoga. Elle décida de le tirer par le bras, et le guida vers l'auberge la plus proche tout en continuant de chanter et lui adresser des regards langoureux. Elle allait le faire parler, se servir de lui pour attirer Hyoga. Et elle allait le noyer, pour qu'il reste avec elle et son fils sous les eaux, pour toujours. Avec un chevalier aussi fort que Camus dans les rangs de Poséidon, Amphitrite allait forcément s'en réjouir.
…
Natassia n'eut aucun mal à trouver le lieu idéal pour s'isoler avec Camus. Ils avaient pu prendre une chambre et s'y enfermer. La néréide tomba rapidement sous le charme du Français lorsqu'il commençait à se dévêtir. Révélant un corps magnifique, pâle et aux muscles finement sculptés. Il lui ôta rapidement ses habits pour l'allonger sur le lit, et venir sur elle. Camus se coucha de tout son long sur son corps, entre ses cuisses. Il commença à venir en elle et continuait à l'embrasser dans le cou, comme hypnotisé. Natassia apprécia l'acte, et semblait satisfaite en le sentant souffler de plaisir. Elle profitait qu'il soit distrait pour passer ses doigts tout le long de sa gorge, puis sur ses lèvres et son nez, cherchant à comprendre par quel procédé il arrivait à respirer sous l'eau. Elle voulait le noyer. Hélas, elle ne trouva rien, pas même un tuyau qui lui aurait amené de l'oxygène. Camus respirait sous l'eau comme un poisson, ce qui l'étonnait beaucoup. Elle allait devoir le tuer d'une autre façon si elle voulait qu'il rejoigne le royaume des mers.
— Comment arrivez-vous à respirer ici ? demanda Natassia qui sentait Camus s'impatienter sur elle.
Le Français ne répondit pas, et s'arrêta pendant l'acte pour glisser ses lèvres sur sa poitrine et les descendre tout en bas de sa taille. Visiblement, Camus était un très bon amant. La néréide se laissa emporter par le plaisir et ne fit plus attention à ce qu'elle voulait initialement faire. Elle poussa quelques gémissements avant de reprendre ses esprits. Mais, il était déjà trop tard : Camus s'était relevé, et avait bloqué ses poignets dans ses mains. Le Français utilisa ses pouvoirs glacés et fit apparaître un épais bloc de glace autour des mains et des bras de la jeune femme. Elle se retrouva prisonnière comme avec des menottes.
— Je devais te distraire, le temps que Milo éloigne Hyoga de toi, déclara Camus. Je devais l'emmener là où il ne risquerait pas de te croiser, et t'y enfermer. Je devrais te tuer, mais je ne peux pas m'y résoudre… La glace mettra plusieurs heures à fondre. Tu seras libérée quand Hyoga sera rentré sur Terre, et en sécurité.
— Me distraire? Impossible, je suis une néréide. Tu devrais être hypnotisé par ma voix et mes charmes.
— Pour protéger mon élève, je suis prêt à passer par-dessus mes sentiments humains. Je suis prêt à ne plus rien ressentir; ni amour ni désir.
— Alors, pourquoi as-tu attendu d'avoir fini ton affaire avant de me menotter ? s'enquit Natassia dans un rire fourbe. Tu aurais pu le faire avant.
Camus semblait ne pas avoir de réponse à sa question. Ou du moins, pas une réponse convenable à répondre à une femme. Il eut l'air gêné et se releva pour récupérer ses habits. Laissant Natassia prisonnière de ses glaces. Il remit en vitesse son pantalon, ainsi que ses autres vêtements avant de se diriger vers la sortie. Il allait aussi geler la porte et les fenêtres pour empêcher quiconque de rentrer.
(Note de l'auteur : Je remercie mes amies Cali-Tani et In-Ada pour les blagues sur les toilettes… elles m'ont donné un fou rire lors de nos discussions sur messenger. J'espère aussi que les fans de Camus ne vont pas trop hurler devant cette fin. x') Je crois que monsieur le Verseau vient de me donner un de mes plus gros fous rires depuis que j'ai commencé à écrire des fanfictions sur Saint Seiya. Oui, ça n'en a pas l'air, mais j'aime bien Camus. Et j'aime bien quand il lui arrive des trucs improbables.
D'ailleurs à propos de Camus : J'aime voir la relation entre Milo et Camus comme deux ex qui s'aiment et se détestent. J'aime beaucoup cette dynamique toxique. Mais cela ne rend pas moins cette relation entre Milo et Camus moins intéressante, bien au contraire, j'adore les relations entre deux personnes qui auraient aimé s'aimer, mais n'y arrivent pas à cause de leur ego/ personnalité qui ne collent plus… alors qu'ils s'entendaient bien autrefois. Beaucoup d'eaux ont coulé sous les ponts après l'arc du sanctuaire, et je trouve cette relation toxique plus intéressante à travailler par rapport à Camus et son caractère ici. Et puis, Milo a le sang d'Amphitrite et sa beauté. Notre scorpion et son signe irrésistible n'ont pas fini de faire chavirer les coeurs…
Pour finir… Un petit mystère est en train de se glisser dans ce chapitre et sera visible dans le suivant. Sauriez-vous le remarquer ? Histoire à suivre…
