Elvis tombait comme une masse dès qu'il rentrait à la maison. Il se donnait tant sur scène qu'il était tout bonnement épuisé dès qu'il rentrait. Marina le comprenait car elle assistait à ses concerts chaque fois qu'elle le pouvait, et elle était épuisée rien qu'à le regarder se dépenser. Elle rentrait donc avec lui et l'aidait à se préparer pour se coucher. Elle aimait s'endormir dans ses bras, savoir qu'il dormait avec elle, sa femme. Car elle n'était pas dupe, il avait des besoins d'homme, et elle se doutait que parfois en tournée, si il se sentait trop seul, il pouvait être tenté d'aller voir ailleurs, mais il n'aimait qu'elle, elle le savait. Mais malgré cette certitude, chaque fois qu'elle pensait aux possibles infidélités de son mari, c'était comme un coup de poignard en plein cœur. Mais comment pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Il était si beau, toutes les femmes de 12 à 60 ans étaient folles de lui ! En réalité elle ne savait pas si il cédait réellement à des pulsions quand il était loin d'elle et s'il la trompait, rien que le fait d'imaginer cela lui faisait du mal, mais lui permettait aussi de savourer chaque seconde passée à ses côtés. Elle chérissait la chance qu'elle avait d'être son épouse, d'avoir été choisie par lui. Car lors de ce concert où ils s'étaient rencontrés, elle était perdue dans la foule, elle n'était pas comme les autres jeunes femmes qui exhibaient leurs atouts féminins. De son côté elle avait fait en sorte de pouvoir passer aussi inaperçue que possible. C'était lui qui l'avait choisie, qui s'était approché, lui avait adressé la parole et l'avait invitée à sortir. Elvis grogna dans son sommeil, bougea légèrement et murmura en allumant la lampe de chevet :

-Ma chérie, j'entends les rouages de ton cerveau qui tourne à toute vitesse. Je te jure que tu n'as pas de soucis à te faire, je préfère souffrir mille morts que de commettre le moindre faux pas quand je suis en tournée, tu le sais très bien.

-Je sais mon amour, mais tu es un homme avec des besoins, alors quand tu es loin et que je ne suis pas là pendant plusieurs semaines... c'est compliqué.

-Je te jure qu'il ne se passe rien, même si les tournées duraient des mois, je n'irai quand même pas voir ailleurs, promis.

Il l'embrassa tendrement :

-Ma chérie, tu sais bien que le maximum que je fais, c'est d'échanger un rapide baiser avec les fans que je peux approcher, mais j'en ai déjà parlé avec toi.

-Je sais oui, tu aimes ton public et tu te dois à lui, et à ces femmes. Je t'ai déjà donné ma bénédiction pour ça mon amour. J'ai simplement peur qu'un jour, l'une d'entre elles t'embrasse si bien que tu finisses par franchir le pas.

-Aucun risque, elles ne t'arrivent pas à la cheville ma princesse.

Il la serra un peu plus contre lui et l'embrassa dans le cou :

-Quel idiot serais-je si je trompais la femme idéale ? Si j'osais être avec une autre que l'épouse parfaite que j'ai eu la chance de pouvoir épouser ?

-Tu es unique mon amour, je sais que je peux te faire confiance. Tu n'es pas un menteur, j'ai une confiance aveugle en toi.

-Si c'était le cas, tu ne te demanderais pas si j'étais capable d'aller voir ailleurs.

-Je me le demande, mais je te jure que c'est le cas, j'ai une confiance aveugle en toi. Tu es mon âme-sœur Elvis.

Il lui caressa la joue, l'embrassa et murmura :

-Je préférerais mourir sous les coups violents de tous mes détracteurs que ne serait-ce poser les yeux sur une autre que toi.

-Je t'aime.

-Et moi encore plus. Les autres sont des pimbêches sans cervelle, mais toi, tu es différente. C'est ce qui m'a séduit chez toi dès que je t'ai vue dans ce couloir. Alors ne doute jamais de ma fidélité.

-Et si tu en voyais une autre comme moi ?

-Ça ne changerait rien, car elle ne serait pas toi. Je te jure que jamais aucune autre femme n'arrivera à m'intéresser.

-D'accord, merci de me l'avoir dit mon amour.

Elle se blottit contre lui, éteignit la lumière et finit par s'endormir, rassurée par les paroles de son mari.