Sauron l'abominable, Gorthor le cruel, le Nécromancien de Dol Guldur ou encore Mairon l'admirable, un nom plus utilisé depuis des Ages. Les noms ont été nombreux pour le seigneur des ténèbres. Maintenant on l'appelait l'Œil. Sûrement en rapport avec le fait qu'il avait prit la forme d'un œil enflammé en haut de sa forteresse de Barad-dûr. Ses choix de formes devenaient de plus en plus réduits au fil du temps.
Fut une époque où il pouvait se transformer en n'importe quoi : Loup, chauve-souris, cheval. Il avait presque tout testé. Mais se faire détruire à multiple reprise avait quelque peu écourté ses choix de transformation. Mais il ne s'en faisait pas trop. Bientôt il récupérerait son Anneau et pourrait aussitôt reprendre sa forme physique. Il pourrait alors gratter cette démangeaison qu'il a à l'arrière de l'œil. Ça faisait trois cents ans que ça dure et là il en avait marre. Au dernière nouvelle le semi-homme avait atteint Imladris avec Glorfi-Arwen ! Arwen ! Oui avec la fille d'Elrond. Il n'aimait pas cet elfe. D'ailleurs si vous lui demandiez il vous dirait qu'il n'aime personne. Mais il n'aimait pas cet elfe en particulier plus que les autres.
Pourquoi ? Simple. Il portait un des ses anneaux elfiques. Il n'était même pas pour lui au départ. Celebrimbor en avait donné deux à Gil-Galad et le troisième à Galadriel. Elle il l'aimait encore moins. Elle n'avait aucun respect. Elle a osé s'introduire dans sa forteresse. Réduire en miette son tortionnaire favori (Il s'appelait Jerry) au point que même la nécromancie ne pouvait le ramener. Et l'expulser de sa propre forteresse en le traitant de 'servant de Morgoth'. Quel manque de respect flagrant. Oui il avait suivi Morgoth dans sa quête de destruction mais il était jeune à l'époque, influençable.
Les erreurs ça arrive à tous le monde. Certains cassent des verres et d'autres réduisent des peuples en esclavages. Quoi de plus normal ? Mais les elfes étant bien ce qu'ils sont restent coincer dans leurs idées reçues. Pour eux c'était 'nain avide un jour, nain avide toujours', 'Homme corruptible un jour, homme corruptible toujours' et enfin ' servant de Morgoth un jour, servant de Morgoth toujours'. Si ils prenaient ne serait-ce qu'un peu de temps pour examiner les faits, ils remarqueraient que tous ce qu'il voulait c'était faire de ce monde un endroit d'ordre et de paix.
Mais il s'éloignait du sujet. De quoi parlait-il déjà ? Ah oui ! Son Anneau. Il était aux dernières nouvelles à Imladris. Les Nazguls n'avaient pas réussi à l'attraper à cause de cette fichu rivière magique. C'était sa faute, il aurait dû leur permettre de prendre leurs bêtes volantes, ils l'auraient attraper depuis longtemps. Mais il voulait en faire une surprise pendant la guerre, imaginez le tableau. Des centaines d'hommes, d'elfes et de nains morts au sol avec ses beaux Nazgul sur leur bêtes ailées. Un spectacle merveilleux. Mais qu'importe, il attaquerait lui même la maison elfe pour récupérer son bien, ce n'est pas comme si ils pouvaient l'utiliser, les plus forts d'entre eux seraient corrompu en moins d'une semaine. Cette guerre était réglé comme une horloge, chaque minutes étaient un pas de plus vers sa victoire. Rien ne pourrait le surprendre cette fois.
Il entendit alors une sonnerie venir de sa salle du trône, il vit voler l'objet devant lui et regarda qui l'appelait sur son Palantir. Les appels les plus fréquent venaient de Saruman ou Denethor. Le pauvre intendant ne se rendait pas compte que chaque fois qu'il appelait Sauron en profitait pour empoisonné son esprit et le rendre fou. Mais tout de même Sauron trouvait un peu cruel ce favoritisme qu'il avait pour son fils aîné au détriment de son cadet. Même lui s'assurait de ne pas faire de préférence parmi ses soldats, surtout les Nazgul. Eru sait que certains d'entre eux sont susceptible.
Mais cette fois ce n'était pas Denethor mais Saruman. Il ne savait pas quoi pensé du Maia. Pendant plusieurs siècles il avait aidé les hommes de la Terre du Milieu puis d'un coup se joint à lui et lui propose de prendre le Rohan pour lui. Il allait bientôt lancer une attaque sur le Gouffre de Helm et renversé le royaume déjà vaincus par ces ruses. Sauron avait peur que Saruman ne soit qu'un autre profiteur qui prendrait la première occasion de le renverser. C'était si dur de trouver des alliés maléfiques digne de confiance de nos jours.
Il répondit à l'appel et rencontra le visage ridé du Maia. Qui a pensé qu'avoir la tête d'un vieil homme pour venir en Terre du Milieu était une bonne idée ? Il attendit que Saruman parle mais il le vit hésiter. Son intérêt fut piqué et il engagea la conversation se demandant se qui pourrait perturber le Maia d'habitude si stoïque.
« Qu'y a-t-il Saruman ? Parle et ne me fais pas perdre mon temps. » Il vit le Maia déglutir et sourit mentalement. Sauron avait trouvé le ton parfait pour intimidé ses adversaires et alliés. Fort grave et on roule les s. Comme un serpent.
« Mon seigneur Sauron, il m'est parvenu des nouvelles pour le moins troublante. » Dit-il d'un ton incertain, il pesait ses mots pour atténuer la nouvelle. Sauron ne dit rien et attendit qu'il continue ce qu'il fit au bout de quelque secondes.
« Mes espions m'ont rapporté que l'Anneau aurait quitté Imladris avec une escorte de neuf compagnons. »
'Neuf ? C'est tout ? Ils pensent sérieusement qu'ils peuvent garder l'Anneau avec neuf gardes ?'
« Vers où se dirigent-ils ? »
Sauron vit Saruman se balançait sur se pieds comme si il avait peur de le dire. Sauron en eu marre et le pressa. « Vas-tu parler Maia ! Où se trouve mon bien ? »
« Il… Il devrait bientôt être au Mordor... »
'Hein ?'
« Soit plus précis. Tes propos sont incohérents. »
« Oui et bien... il semblerait qu'ils est pris des aigles comme montures et se dirigent vers vous pour détruire l'Anneau dans le feu d'Orodruin. »
'Sérieux ?'
Sauron rit à haute voix de l'absurdité de la manœuvre et Saruman rit maladroitement avec lui. « Et bien qu'ils viennent ! Je les accueillerai avec une volée de flèche. » Venir en Mordor sur des aigles, c'est de loin la tactique la plus stupide qu'il est jamais entendu. Il avait juste à faire passer l'ordre de tirer sur tous ce qui bougait dans le ciel et il récupérerait son Anneau. Il finit de rire et regarda Saruman qui semblait encore anxieux pour une quelconque raison.
« Ils ne passeront jamais mes défenses, dans combien de temps arriveront-ils ? »
Saruman rit anxieusement et détourna le regard en marmonnant sa réponse.
«Je n'ai pas entendus ta réponse Maia. » Saruman dégluti et parla plus rapidement.
« Il devrait déjà y être... »
Cela arrêta net le rire de Sauron qui regarda Saruman sans bouger. Puis après dix bonne seconde l'info pénétra son esprit et il cria sur le Maia.
« Comment ça il devrait déjà y être ?! » Le changement de ton prit le sorcier au dépourvu et il recula pas à pas loin du Palantir. Sauron le vit faire et crut halluciner.
« Saruman ! Où crois-tu aller ? Reviens là ! Saruman ! » Mais l'appel prit fin laissant le seigneur des ténèbres seul au dessus de sa tour.
Il lâcha directement le Palantir qui roula dans le vide et regarda frénétiquement dans le ciel cendré du Mordor. Les orques dans les plaines de Gorgoroth levèrent la tête vers la sombre tour et regardèrent le grand œil tourner sa pupille dans toute les directions.
« Que crois-tu qu'il fait ? » Demanda un orque à son compagnon Uruk-hai qui continuait à manger son ragoût sans faire attention.
« Sûrement des sortilèges obscures, trop évolué pour nos pauvres cerveaux primitifs. Après tous c'est un seigneur des ténèbres intelligents, il a planifié cette guerre de A à Z, certains pourrez même dire qu'il est paranoïaque pour être autant préparer. »
L'autre orques le regarda sans rien dire pendant plusieurs secondes avant de pointer sa cuillère vers lui de façon accusatrice. « Tu viens d'inventer ce mot. »
« Tous les mots ont été inventés. » Répondit intelligemment l'Uruk. « Mais pour ta gouverne, la personnalité paranoïaque est un état de fonctionnement de la personnalité qui se manifeste de manière permanente par une surestimation, une méfiance, une rigidité, une fausseté de jugement et une inadaptation dans son entourage. Lorsqu'elle se renforce, la paranoïa peut évoluer vers un état délirant appelé psychose paranoïaque, ou paranoïa, qui se structure autour d'une idée de persécution, aux alentours de 40 ans. La consommation d'alcool peut favoriser cette évolution. » Après avoir finit de parler il prit la marmite et se le renversa sur le visage pour e manger le plus possible. L'autre orque le regarda sceptiquement avant d'hausser les épaules et de faire de même avec son bol. Il abaissa son repas et remarqua plusieurs tâches dans le ciel.
« Et toi qui sait tout, c'est quoi ça là-haut ? »
Sauron remarqua également les petite tâches et zooma pour voir plusieurs grand aigles monté de cavaliers chacun de taille différente.
'Oh merde.' Fut tous ce que pensa le seigneur des ténèbres en voyant les bêtes ailées se rapprocher dangereusement de la Montagne du Destin. Il cria pour que ses Nazgul viennent les intercepter mais réalisa qu'aucun d'entre eux n'était présent en Mordor. Plusieurs faisaient des patrouilles sur la frontière et d'autres étaient carrément en territoire ennemi.
Voyant son Anneau se rapprocher dangereusement de la montagne, Sauron ne vit pas d'autre solution que de s'en occuper lui-même. Il rassembla toute les forces en sa possession et se lança comme une flèche vers l'aigle où il pouvait sentir son anneau qui lui crier à l'aide.
'Ne t'en fais pas, papa est là' Il sourit en étant presque sur l'aigle en question quand un des deux cavaliers se leva et se tourna vers lui. Grande stature, robe et barbe grise, chapeau pointu. 'Merde, c'est Mithrandir.' Le dit Mithrandir ou plus communément appelé Gandalf leva son bâton sur son coté droit et attendit que le seigneur des ténèbres se rapprochent. Et quand enfin il fut à quelque dizaines de mètre de percuter l'aigle Gandalf cria haut et fort :
« Vous ! Ne passerez ! Pas ! » Et quand Sauron fut à porter de tir Gandalf balança son bâton et percuta de plein fouet l'esprit du sombre Maia qui s'envola dans les nuages. Des éclairs furent vus au moment de l'impact et un cri d'agonie résonna en Mordor alors que le seigneur des ténèbres fut envoyé hors des limites d'Eä rejoindre son maître dans le néant.
Ou du moins l'histoire le racontera ainsi. En vérité l'esprit de Sauron s'écrasa quelque part dans les marais morts et n'assista pas à la destruction de son anneau, source de son pouvoir et dernière chose le maintenant en vie.
