Auteur : Setsunafr - 06/08/2022

Disclaimer : Le monde de Kuroko No Basuke et les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki

Rating : M

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Coucou à tous

Merci beaucoup pour vos reviews encourageantes. Je suis tellement contente d'être parvenue à vous faire passer la beauté de ce site qui a tellement d'importance à mes yeux (Ah ! si j'étais riche ^^, j'aurais une maison là-bas).
Le texte du jour est un plus long et moins descriptif :)

PS : Ne soyez pas étonnés si je m'affranchie de la problématique de la langue. Tout passer en anglais pour que nos amis se fassent comprendre serait une véritable torture pour moi. Bon, cela enlève un peu de réalisme mais tant pis ^^

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Patoshi : Merci beaucoup pour ta review :) Ravie que tu aies apprécié la description du lac. Avoue, cela te donne envie d'y retourner, hein ? )

Shadow : Merci pour ta review et ta fidélité (toujours au RDV :D). Le matin, ce site est extrêmement calme. C'est un petit havre de paix. J'aime bien ce qui se dégage du chapitre et je suis ravie qu'il ait fait mouche. J'espère que la suite, un peu différente, te plaira.

Ju : Merci pour ta review et ravie de te revoir sur cette fic :D. Si tu as ressenti de la sérénité en lisant ce petit chapitre, c'est qu'il a bien fonctionné. Oui j'aime faire voyager et là, c'est un site que je connais bien alors les descriptions sont plus faciles que pour Douce Chaleur. La température de l'eau est réellement « chaude ». L'année dernière, avec le mauvais temps, elle avait eu du mal à monter mais cette année, en deux secondes, j'étais dedans. Un exploit, moi qui déteste l'eau froide. Si tu as l'occasion, n'hésite à y aller.

Bonne lecture à tous.

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Chapitre 2 : Retour au gite

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De retour de leur petite escapade en barque, Aomine et Kagami avancent d'un pas tranquille dans les rues de Novalaise. A quelques kilomètres du lac d'Aiguebelette, le petit village où ils résident prend vie. En ce jour de marché, les habitants vaquent à leurs occupations, évoluant à travers les étales, alors que le clocher de l'église chante dix heures trente.

Sur le chemin les ramenant à leur gîte, les deux jeunes hommes font halte à la boulangerie pour en ressortir au bout de quelques minutes, avec deux immenses sacs de viennoiseries pour un petit déjeuner typiquement français.

- On devrait aussi s'arrêter à la boucherie pour les brochettes, suggéra Kagami en évitant deux dames les bras chargés de courses.

Un croissant dans la bouche, Aomine ne peut s'empêcher d'exprimer son mécontentement face à cette proposition.

- Qu' s' déb'llent, dit-il, tout en mâchonnant.

- Je n'ai rien compris, Dai…

Cela ne l'empêche pas de bien prendre son temps pour terminer son croissant à grand renfort de grognements de satisfaction, et de glisser une main dans l'un des sacs tenus par sa moitié pour en ressortir un pain au chocolat.

- J'ai dit : qu'ils se débrouillent, on s'en fout !, précise-t-il avant de mordre avec avidité dans son butin.

Kagami lève les yeux au ciel. Il faut refaire toute l'éducation de son homme en matière de vie collective.

- C'est pour nous tous. Tu veux jeûner ce midi ?

Les yeux quasi exorbités, Aomine stoppe son geste alors qu'il allait mordre une nouvelle bouchée de pain au chocolat.

- Jeûner ?! répète-t-il, choqué.

- Je me disais aussi. Donc, on va à la boucherie. Et tiens-moi ces sacs, s'il te plait.

Le brun ronchonne tout son soûl avant de coincer sa pitance entre ses dents et se saisir des sacs que lui tend Kagami. Peu intéressé par la partie organisationnelle du repas, c'est avec une motivation certaine qu'il se poste à côté de la vitrine de la boucherie pour ne plus en bouger et poursuivre son petit déjeuner, laissant à son homme le soin de gérer le ravitaillement. Dans un sourire, Kagami s'avance pour lui piquer un morceau de sa viennoiserie en la mordant par l'autre bout, sous les yeux bleus outrés. Il entre dans le commerce, extrêmement satisfait, faisant la sourde oreille aux protestations qu'il entend en sourdine une fois la porte refermée derrière lui.

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- C'est quoi ce bordel ? exprime à haute voix un Aomine intrigué par l'agitation qu'il entend au moment d'ouvrir la porte du gîte.

La scène qui se déroule devant lui lui décroche une moue. Dans la grande cuisine équipée aux meubles de chêne patiné, Takao essaye de tartiner de craie la main droite de Midorima qui cherche tant bien que mal à lui échapper.

- Allez Shin-chan, juste le temps de mettre ton empreinte à côté de la mienne sur l'ardoise murale.

- Certainement pas ! Lâche-moi tout de suite ! Et cette ardoise est un pense bête, pas un jouet.

- Roh, ne sois pas si conventionnel, Shin-chaaaaan.

Aomine reste immobile quelques secondes et soupire par le nez, blasé. Il sent son compagnon le frôler en s'avançant vers la cuisine et le voit contourner les deux hommes sans se soucier d'eux un seul instant.

- Ne fais pas attention et vient plutôt m'aider à ranger les courses, le somme Kagami.

- Les courses ? Vous avez fait les courses ? s'enquiert Kise, arrivant vers eux un grand sourire aux lèvres, ravi d'apprendre qu'il aura enfin le ventre plein dans quelques minutes.

Il entame une danse sautillante autour d'Aomine avec l'espoir de s'emparer d'un de ses sacs de victuailles d'où se dégage une bonne odeur de croissants chauds. Bien décidé à ne pas se laisser voler son bien, le brun tourne sur lui-même en protégeant son sachet, l'œil mauvais.

- Daiki, le petit déjeuné est pour tout le monde.

- Ils n'avaient qu'à se lever pour aller le chercher eux-mêmes !

- Dai…

A contre cœur, Aomine cesse de tournoyer, pour le plus grand bonheur du blond qui se saisit aussitôt des viennoiseries, les levants au-dessus de sa tête tel un trophée.

- A moi les croissants ! crie-t-il en s'éclipsant vers le jardin.

Il est suivi de près par Takao que la perspective du petit déjeuner français lui a fait abandonner son idée d'empreinte à la craie, au grand soulagement de Midorima.

- Tch… Un vrai gosse ! lâche la panthère alors que Kise a disparu par la porte menant au jardin, surement en vue de s'installer à la grande table où l'attend déjà son café.

A ces mots, Kagami ne peut s'empêcher de rouler des yeux avant de se diriger vers le frigo pour mettre la viande au frais, contournant le grand shooter occupé à se débarrasser des résidus de craie par un méticuleux lavage de mains.

- Ce qu'il ne faut pas entendre tout de même…, soupire l'ex Seirin.

- Aomine-kun a tendance à oublier qu'il est mentalement le plus jeune d'entre nous.

Le bond que fait Kagami le projette contre la porte du réfrigérateur. Il rattrape ses paquets de brochettes et de saucisses dans un mouvement acrobatique, juste avant qu'ils n'échouent sur le sol et, la main sur le cœur, peste contre son ancien coéquipier.

- Mais quand arrêteras-tu de me faire peur comme cela, Kuroko ?!

- Je n'ai fait que te parler, Kagami-kun, lui répond ce dernier en le regardant de ses yeux inexpressifs.

- Oï Testu ! Arrête de me traiter de gamin, tu veux !

- J'énonce une évidence, Aomine-kun. Tu es tout de même le seul à avoir vidé ton sac de vêtements sur le sol sans rien ranger dans les armoires, constate l'ex-passeur.

- Tu rigoles, j'espère ! Tu as vu les affaires de Mura ? Il n'a rien rangé du tout.

- Il n'a surtout pas emmené de sac, déplore Midorima en s'essayant les mains. Enfin, ce n'est pas notre problème après tout.

- Passes-moi les merguez Dai, tu veux ?

Aomine s'exécute à contre cœur puis retourne son sac qui se vide des victuailles qu'il contient sur le grand ilot, en un amoncellement de denrées et de boissons entremêlées.

- Tu aurais dû nous appeler, Kagami-kun. Nous serions venus vous aider.

- Non, c'est bon, Daiki était là.

- Ouais… je suis exploité, comme toujours !

- Quand j'aurais deux minutes, je penserai à te plaindre, Dai !

Aomine hausse les épaules en ronchonnant. Il glisse ses mains dans les poches de son short long et quitte la pièce en direction du jardin pour rejoindre le reste de leurs compagnons de vacances.

- Je crois qu'Aomine-kun aurait apprécié être dispensé de courses, constate Kuroko en triant les achats étalés sur la table pour que Midorima puisse les ranger dans les placards à sa hauteur.

- Si on commence à l'écouter, il n'en fichera pas une de tout le séjour, maugrée Kagami.

- C'est vrai. Mais il va finir par t'en vouloir si tu le bouscules trop.

- Ne t'inquiète pas pour cela. J'ai de bons arguments auxquels il ne sait pas dire non, conclut le tigre dans un rictus.

Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Kuroko à l'idée que son ancienne lumière, aussi paresseuse et bougonne soit-elle, se transforme à sa manière en chat docile sous la poigne de l'américain. Même s'il s'y est fait, il doit avouer que cela l'a beaucoup surpris au début de leur relation et qu'il n'aurait pas parié sur un Aomine conciliant sur la durée.

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Lors du choix de leur destination, les photos du gîte ont provoqué un réel coup de cœur chez les vacanciers, ou du moins ceux qui se sont intéressés à l'organisation du voyage et à la réservation des lieux. La grande bâtisse entièrement rénovée offre de nombreuses chambres à l'étage et plusieurs salles de bain. Outre sa grande capacité et son rez-de-chaussée ouvert sur une pièce de vie et une cuisine modernes, le réel élément déclencheur de la location fut sans nul doute son espace extérieur.

Le grand luxe ! Au-delà d'un goût marqué pour l'aménagement du paysage mixant emplacements structurés et nature préservée, le logement dispose de deux espaces repas en extérieur. Le premier, directement installé sur la terrasse en teck, est couvert en parti par un toit de bois brut, protégeant de la morsure du soleil ou d'éventuelles intempéries. Le second, disposé directement sur la partie herbeuse, permet de profiter des doux rayons du petit matin, lorsque les températures sont encore clémentes. C'est vers ce dernier que se dirige Aomine.

Il s'affale lourdement sur l'épaule de Satsuki, qui savoure son bol de thé, et tend un bras pour attraper un des croissants disposés sur la table par Kise quelques minutes plus tôt.

- Dai-chan, tu m'écrases !

Ignorant la remarque, il reste immobile quelques secondes, histoire de bien ajouter du poids sur le dos de sa meilleure amie, puis se redresse, enfouissant le croissant dans sa bouche et fait volteface pour se vautrer dans l'un des hamacs mis à disposition des voyageurs. Faisant la moue, la jeune femme se masse les épaules et étire sa colonne vertébrale avant de repositionner ses lunettes de soleil tordues par l'intervention de son ami de toujours.

- C'était le mien, Minechin…, proteste mollement Murasakibara à rebours, le regard mi-clos et le buste affalé sur la table.

- Allons Atsushi, il y en a d'autres, lui fait remarquer Himuro tout en portant une tasse de café à ses lèvres.

- Mais les autres sont loin...

- Eh bien tends un peu plus le bras.

Lentement et dans un soupire, le géant avance un peu une main pour attraper le bout d'un croissant avec deux doigts afin de minimiser l'effort à fournir. D'un geste toujours d'une lenteur maladive, il ramène sa prise jusqu'à proximité de sa bouche, la joue collée à la table.

Dans un sourire, Himuro ne peut s'empêcher d'ajouter :

- Tu vois, ce n'était pas bien difficile.

Murasakibara ignore la remarque et mord doucement dans la viennoiserie en fermant les yeux sous le regard moqueur d'Himuro.

L'américain repose sa tasse et balaie les lieux du regard. La piscine de bonne taille, creusée sur le côté du gîte, le tente beaucoup. Il a envie de s'y plonger, et de se poser ensuite sur les bains de soleil disposés autour du bassin pour observer la Chaîne de l'Epine, les arbres et la roche qui la parsème, et l'aire de décollage des parapentes d'où deux personnes viennent de s'élancer, se balançant sous des toiles rouges et jaunes.

Il est tiré de sa contemplation par un mouvement à proximité. Kuroko, Kagami et Midorima, viennent de les rejoindre, plateaux en main. Les trois jeunes hommes disposent le ravitaillement de café, thé et chocolat chaud sur la table, lançant officiellement le début du petit-déjeuner.

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Ce chapitre-ci est plutôt long et manque un peu de structure. Mais bon...

Il faut que je fasse attention et ne pas trop m'épancher si je veux poster régulièrement xD

A très vite pour la suite