Auteur : Setsunafr - 21/08/2022

Disclaimer : Le monde de Kuroko No Basuke et les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki

Rating : M

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Coucou à tous

Merci beaucoup pour vos reviews. Bon… j'étais partie sur des chapitres courts à la base… voilà voilà… xD.

Voici donc la suite des aventures françaises de nos basketteurs préférés :). J'espère qu'elle vous plaira.

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Shadow : Merci pour ta review :). Et bien tu as tout compris, même pour Mido :D

Patoshi : Merci pour ta review :). Le message est passé, tu souhaites une bouée flamant rose. Je note, je note ^^.

Bonne lecture à tous.

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Chapitre 4 : Objectif bouée

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Un balai pour laver le sol à la main, Kagami éponge les flaques d'eau laissées par ses trois soi-disant amis quelques minutes plus tôt. A la vue de Kuroko et Momoï sur le seuil de la porte, il ne peut s'empêcher de leur adresser un geste explicite leur interdisant l'entrée des lieux.

- Stop ! s'exclame-t-il.

- Nous sommes secs, Kagami-kun, le rassure Kuroko.

L'homme de ménage leur jette un petit coup d'œil rapide pour s'assurer de la véracité des faits et autorise l'accès à la pièce, non sans s'assurer qu'ils ne laissent pas de traces de pas sur le sol.

A l'étage, dans la chambre qu'ils partagent avec Kise, Murasakibara et Himuro se préparent pour la sortie à la plage. Les mains dans les poches, le regard aussi vif que celui d'un paresseux comateux, le géant suit les mouvements de son ancien coéquipier. Dans des gestes précis faisant écho à l'organisation méticuleuse de Kagami, l'américain remplit son sac pour la plage.

- Murochin, tu me prêtes un short de bain ? demande mollement Murasakibara.

- Sérieusement, Atsushi… Je crains que tu ne rentres pas dans mes shorts de bain. Tu devrais peut-être demander à Midorima, mais je doute sincèrement qu'il puisse t'en prêter un. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais tu es légèrement plus grand que la moyenne.

- Ah…, répond le géant plutôt indifférent à la remarque.

- Il aurait été plus simple de prendre des bagages, tu ne crois pas ?

Devant le haussement d'épaules de son ami, Himuro n'insiste pas mais ne peut s'empêcher de sourire de ce petit air sournois bien connu de ses amis.

- Il faudrait peut-être penser à faire quelques courses pour palier à ce problème.

- J'aime pas faire les courses, se plaint Murasakibara dans une moue explicite.

- Je sais…

- S'il n'y a que ça, je peux t'aider, intervient Kise, son sac jeté sur l'épaule, prêt à partir.

- Je pense qu'effectivement, nous ne serons pas trop de deux pour le motiver.

D'un air entendu, le blond quitte la chambre et descend les escaliers pour rejoindre ses amis au rez-de-chaussée. Il s'arrête à la hauteur de Takao, en grande conversation avec Midorima.

- C'est dommage, Shin-chan… Franchement, je suis certain que tu te serais amusé.

- Je suis en plein partie, Takao.

- Je sais bien, mais c'est dommage… Mais bon, tu n'as qu'à me laisser les clés de la voiture… on ne passera pas tous dans celle de Kagami.

A ces mots, Midorima se raidit devant son écran. Laisser les clés à Takao ?! Qui serait assez fou pour accéder à cette requête ? Il regarde fixement son adversaire de shoji, laissant un silence pesant s'installer avant de lentement remonter ses lunettes d'un geste mécanique.

- Akashi, nous reprendrons plus tard si cela ne te dérange pas. Je dois aller à la plage…

Derrière l'écran, l'ex-capitaine des miracles hoche la tête sans autre formalité et coupe la connexion, se prémunissant par là d'une agression de tympans en règle à grands coups de « Yatta » des deux excentriques du groupe.

Midorima roule des yeux en regardant Takao et Kise se précipiter vers la porte d'entrée. Il prend le temps d'éteindre tranquillement son ordinateur sans se soucier de leur air empressé alors qu'il les devine trépignant d'impatience devant la voiture. Il se lève en soupirant et prend la direction du premier étage pour se changer lui aussi. Malgré la chaleur, se baigner aujourd'hui ne l'intéresse pas particulièrement. La partie qui se jouait avec Akashi était des plus captivante et ardue. Mais laisser les clés de la voiture à Takao... Il le connait suffisamment pour savoir qu'il risque de ne pas récupérer la caution du véhicule de location.

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Les pieds dans l'eau, juste à côté de son petit bateau gonflable, Momoï donne ses instructions.

- Alors voilà. C'est moi qui donne le départ et vous nagez jusqu'à la bouée rouge, qui flotte là-bas. Vous la voyez tous ?

- Ouais, on voit, confirme Takao, après un regard perçant dans la direction indiquée par la jeune femme.

- Moi aussi, je relève le défi, déclare Kagami dans des mouvements d'épaules et de bras pour s'échauffer. J'ai besoin de me défouler après le foutoir que vous avez fichu au gîte !

- Donc vous êtes quatre. Dai-chan ! Ki-chan ! Vous voyez aussi la bouée ?

- C'est pas parce que l'autre se fait appeler « Le Faucon » que ça fait de nous des miros…

D'un geste particulièrement mature, Satsuki tire la langue à son meilleur ami avant de reprendre.

- Donc, vous nagez jusqu'à la bouée. Vous en faites le tour, et vous revenez jusqu'à la ligne de délimitation de la plage surveillée. Le premier qui touche les flotteurs a gagné.

Elle jette un œil à Kuroko, déjà installé dans l'embarcation gonflable, rames à la main. Aidée par Himuro, elle enjambe le rebord du petit bateau et s'y agenouille à l'avant. En tant que capitaine du navire, elle donne le feu vert à son rameur pour avancer. Quelques coups de pagaie suffisent au jeune homme pour les éloigner doucement du bord.

Sur la ligne de départ imaginaire, de l'eau jusqu'à la taille, les quatre étudiants patientent. Aomine et Kagami se lancent des regards de défi tandis que kise se glisse une main dans les cheveux afin de s'assurer de sa classe absolue en toutes circonstances. A sa droite, Takao, un sourire aux lèvres, ne lâche pas la bouée des yeux.

- Prêts ? Demande Momoï tandis que son bateau dépasse leur hauteur.

Devant l'air très concentré de chacun, elle donne le départ d'un geste du bras qu'elle descend d'un coup sec.

- Goooooo, crie-t-elle.

Sans autre sommation, Kagami, Aomine, Kise et Takao s'élancent en direction de la bouée rouge. Leurs grands mouvements de nage crawlée déclenchent des remous autour d'eux faisant doucement tanguer le canot que Kuroko fait avancer à leur suite.

Resté sur le bord, Himuro porte une main en visière pour regarder les quatre amis remuer bras et jambes en des gestes fluides les éloignant plutôt rapidement du bord. Il profite du calme relatif laissé par ses amis en plein défi pour admirer le paysage où se mêlent montagne et eau. Il ne peut s'empêcher de penser à la vue magnifique que doit offrir le Mont Grêle qui, à sa gauche, surplombe l'étendue d'eau scintillante. En face de lui, de l'autre côté du lac s'étend une terre légèrement vallonnée aux couleurs vertes et jaunes, donnant l'impression d'une rupture entre montagne et plaine. Plus bas sur l'eau, son regard s'attarde sur les deux petites îles entourées d'une délimitation en poteaux de bois esthétiques destinée à protéger la nature. Ces deux petits coins de terre entourés de roselières et parsemés d'arbres, à plusieurs centaines de mètres de là lui font de l'œil. Ils se trouvent dans le prolongement direct de la bouée qui sert de repère au défi de ses amis. Au moins, ils disposent d'un point de mire plus facile à repérer durant leur effort. L'américain constate d'ailleurs que les jeunes hommes ne lésinent pas à la tâche. Il ne les repère plus qu'à l'effusion d'éclaboussures provoquées par leurs efforts. Dans un sourire, il détourne les yeux en remontant sur la berge et rejoint tranquillement Midorima et Murasakibara installés sur des serviettes à l'ombre d'un platane.

- Qui est en tête ? demande Midorima en levant les yeux de son livre.

- Impossible à dire d'ici. On en voit plus qu'une masse d'eau remuante autour d'eux, répond Himuro tout en sortant un Kinder Bueno de son sac pour le tendre à Murasakibara.

Sur l'eau, les nageurs s'activent, encouragés par une Momoi des plus vocale, leur lançant à la tête des « Allez les garçons, plus viiiite », à l'aide d'un porte-voix. Elle tente tant bien que mal de distinguer qui tient la tête mais malgré les gestes efficaces de Kuroko, le petit bateau se fait distancer par ses amis en plein défi.

- Allez Tetsu-Kuuuuun, hurle Momoï d'une voix déformée par son amplificateur, à l'attention du jeune homme.

- Tu n'as pas besoin de crier, Momoï-san, je t'entends, dit posément Kuroko, la regardant de ses yeux inexpressifs, sans pour autant s'arrêter de ramer.

- Ils nous distancent !

- Ils feront demi-tour…

Réalisant que son ami a raison, la jeune femme se tourne à nouveau vers les quatre nageurs et reprend ses encouragements sous l'œil dubitatif des vacanciers en pédalo à proximité.

Les quatre jeunes hommes avancent au coude à coude, à grands coups de mouvements rotatifs des bras et de battements de jambes. Ils ont du mal à estimer la distance qu'ils ont déjà parcourue et comme le pensait Himuro, ils se sont fixé les îles comme grossier point de repère. A cet instant, ils sont convaincus que la bouée ne doit plus être loin. Kise s'arrête le premier pour scanner les lieux. Voyant là une fatigue prématurée de son ami, Aomine redouble d'efforts pour prendre de l'avance, immédiatement imité par Kagami. Takao, surpris de la pause du blond, s'arrête à son tour.

- La bouée, où est-elle ? demande Kise, provoquant la fin de la nage d'Aomine et Kagami qui tournent à leur tour la tête pour rechercher leur point de repère, sans résultat.

Dans des gigotements de jambes les maintenant à la surface, les compétiteurs scrutent les lieux. Leur regard glisse des îles jusqu'aux terrains de camping, aux roselières, à la plage qu'ils ont quittée, au milieu du lac… Il leur faut terminer leur tour à trois-cent-soixante degrés pour finir par voir ce qu'ils cherchent… très à droite de la ligne qu'ils suivaient jusqu'alors.

- On a dévié autant de notre axe ? On est vraiment des quiches niveau sens de l'orientation…, s'effare Kagami.

- Oh ! Le Faucon ! interpelle Aomine. T'étais pas censé voir mieux que nous ?

Consterné, Takao ne trouve pas les mots… Il était tellement certain de leur trajectoire.

- Je ne comprends pas, dit-il en se grattant la tête d'une main et se maintenant immobile dans l'eau de l'autre.

- Aominecchi… la bouée… Elle bouge !

- Quoi ?!

- Regarde, elle bouge. C'est un monstre marin ! Il va nous dévorer ! s'exclame Kise suivi dans sa panique par un hurlement de Takao.

- Mais vous êtes cons ou quoi ? Il n'y a pas de monstre marin dans le lac ! réplique Kagami.

- Alors comment tu expliques qu'elle se déplace, hein ? demande le blond en s'agrippant au Faucon, manquant de le noyer par la même occasion.

- Ki..bloubloublou, articule Takao alors que le mannequin lui appuie sur la tête.

D'un coup rageur, Aomine écrase à son tour la tignasse du mannequin, l'envoyant par le fond le temps de lui remettre les idées en place.

- Y a pas à dire, des fois il est quand même sacrément con…, ne peut-il s'empêcher d'exprimer à voix haute.

Sans réagir, Kagami plisse les yeux pour examiner ladite bouée.

- Il a raison, elle bouge…, constate-t-il sur un ton mal assuré.

Depuis son embarcation, Momoï a stoppé ses encouragements.

- Mais… qu'est-ce qu'ils font ? Pourquoi ne bougent-ils plus ? demande-t-elle à haute voix.

Sans s'arrêter de ramer, Kuroko répond très naturellement :

- Parce qu'ils ne trouvent pas la bouée, Momoï-san.

- La bouée ? Mais…

Pointant du doigt l'objet en question, Kuroko annonce tranquillement :

- Elle est attachée à un nageur.

Incrédule, les yeux fixés sur la masse rouge en mouvement, elle reste quelques secondes la bouche ouverte en regardant l'homme glisser dans l'eau, son objet de secours à sa suite.

- Mais tu ne pouvais pas me le dire plus tôt ?! houspille-t-elle l'ancien passeur, avant de reprendre son porte-voix et de crier : Dai-chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, les garçoooooons, faites demi-toooooour !

Les quatre garçons se regardent, interrogatifs.

- C'est un requin ! C'est sûr, C'EST UN REQUIIIIIN ! panique Kise.

Sans attendre une seconde de plus, ils s'élancent d'un seul homme en direction de la plage, nageant le plus vite possible pour sauver leur vie. Ils n'entendent plus les explications de Momoï à travers son porte-voix, ni les rires des familles s'amusant autour d'eux sur leurs pédalos. Ils nagent, tirant sur leurs muscles, poussant sur leurs jambes. Ils fixent la rive dès que leurs mouvements le leur permettent. Cette rive symbole d'espoir. Cette rive symbole de vie sauve.

Jetant un œil derrière lui, Kise pousse un hurlement à la vue plus proche de la bouée rouge. Il hurle en redoublant d'effort, nageant à une vitesse telle qu'il dépasse ses trois amis qui à leur tour, mettent un nouveau coup de collier après avoir entendu crier le blond. Ils ne se soucient pas du petit bateau gonflable de Momoï et Kuroko qu'ils doublent à une vitesse ahurissante.

Dans l'embarcation, les deux jeunes gens regardent leurs amis passer à toute allure sans comprendre le cri de terreur de Kise. Les yeux écarquillés, la jeune femme interroge son rameur du regard qui lui répond d'un haussement d'épaules avant de mener à nouveau tranquillement leur bateau pneumatique vers la plage.

Momoï se hisse sur les genoux, tendant le cou en direction de la ligne de délimitation de la zone de bain, point d'arrivée de la course de ses amis.

- Ki-chan est en tête, il avance super vite, commente-t-elle à l'attention de Kuroko.

Le corps tendu comme un arc, crawlant à une vitesse à laquelle il ne se serait jamais cru capable, Kise avance, respirant à chaque fois qu'il lève le bras gauche. La terreur ne l'a pas quitté mais il est parvenu à gérer sa nage pour qu'elle soit la plus efficace.

Alors qu'il ne s'y attendait pas, sa main entre en contact avec l'un des flotteurs de la ligne d'arrivée, déclenchant un nouveau cri de sa part. Il passe sous la ligne de flottaison dans un mouvement esthétique et poursuit sa route jusqu'à ce qu'il ait pied. Il se redresse alors, avance en courant comme il le peut et fini par se cogner contre une personne qui lui tourne le dos.

- Attention, Kise-chin…

- Sauve ta vie, Mira-chiiii ! hurle-t-il en courant jusqu'à la berge.

Dans son short, de l'eau jusqu'aux cuisses, Murasakibara suit le blond des yeux. Il hausse vaguement les épaules et marche quelque pas dans l'eau lorsqu'il voit arriver tout aussi précipitamment Aomine, Kagami et Takao.

- Shin-chaaaaan, s'égosille le faucon.

Sur la plage, Midorima lève les yeux de son livre pour la seconde fois de l'après-midi à l'entente de son nom crié depuis l'eau. Il regarde Takao et son petit groupe courir vers lui à grandes enjambées et profite des quelques secondes de répit qu'il lui reste pour tenter de replonger dans sa lecture. Mais sa concentration est brisée… Bientôt, le calme sera rompu, tous arriveront à lui et il en sera terminé de ses instants de paix.

Il dresse alors une liste mentale d'objets à acquérir lors des prochaines courses en tête de laquelle il inscrit en lettres de néon : Boules Quies.

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Le chapitre a pris une tournure qui n'était pas vraiment celle prévue à l'origine.

Comment ça c'est n'importe quoi ?

Ah bon ?... xD

Sinon, blague à part, le coup de la bouée m'est arrivé cet été. Bon, peut-être pas aussi… débile que celui de ce chapitre mais effectivement, j'étais avec ma sœur sur ce même lac et nous avons perdu de vue cette bouée rouge pour nous rendre compte, plusieurs jours plus tard, que ladite bouée était attachée à un nageur et donc mobile….

A très vite pour la suite