Auteur : Setsunafr - 25/08/2022

Disclaimer : Le monde de Kuroko No Basuke et les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki

Rating : M

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Coucou à tous

Merci beaucoup pour vos reviews :) Et voici la suite. Un chapitre un peu différent. A voir s'il vous plaira.

Shadow : Merci pour tes reviews :). Je confirme, Kise veut une récompense pour avoir remporté la course. Oui oui, j'aime bien Kagami ^^ et les autres aussi d'ailleurs. Je suis bien contente que cette histoire t'amuse de plus en plus. Je croise les doigts pour que la suite te plaise.

Patoshi : Merci pour ta review. Je ne crois pas une seule seconde au 100% de perte lorsque tu fais la vaisselle :D

Bonne lecture à tous.

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Chapitre 6 : Le prix de la victoire

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Main dans la main, Aomine et Kagami rejoignent leurs amis dans le jardin. Ils choisissent de se poser à même l'herbe, le tigre s'installant entre les jambes de son homme. Malgré la chaleur, il colle son dos contre le torse d'Aomine qui l'accueille sans ronchonner.

- Des idées ? demande Himuro à l'assemblée.

Assis en tailleur, Kise ne peut cacher son excitation à la perspective d'enfin recevoir son prix. Son regard passe sur chacun de ses amis, curieux de leurs futures propositions.

Bon, cela ne se bouscule pas vraiment au portillon mais il met ce silence sur le compte d'une intense réflexion destinée à lui offrir un présent des plus exceptionnel, à la hauteur de son exploit.

- L'accès à la piscine pour toi seul pendant une heure ? tente Takao.

La moue qu'offre le blond en dit long sur sa déception... Il évite donc de rebondir sur cette offre et patiente, attendant la suivante.

- Une bouée requin, se marre Aomine avant de recevoir une tape sur la tête de la part son homme.

- Haha... très drôle, ronchonne Kise légèrement vexé.

- Une glace, propose paresseusement Murasakibara les yeux à demi fixés dans le vide, son cerveau lui projetant des dizaines de glaces à l'eau dansant sur la ligne d'horizon.

- Heuu..., exprime le blond non sans remarquer que la proposition fait saliver celui qui en est à l'origine.

Trois idées, trois déceptions, constate-t-il. Il espère tout de même que les quelques neurones en état de fonctionnement du groupe parviendront à lui trouver une récompense digne de ce nom car pour l'instant, il doit bien avouer qu'il en vient à regretter sa victoire chèrement obtenue (enfin, presque...).

- Je peux faire l'effort de te proposer un cours de shogi, annonce Midorima qui s'est défait de ses boules Quies pour l'occasion, provoquant une nouvelle moue du blond.

Bien installée sur son transat en face de lui, Momoï fixe les brins d'herbes. Ses méninges tournent, carburent même. Elle connait bien le mannequin et ses goûts pour la mode, le sens de l'esthétique et le soin du corps. C'est en toute logique qu'elle suggère :

- Un massage ?

A ces mots, le visage de Kise s'illumine d'un sourire sincère et d'yeux pétillants. Enfin ! Enfin un cadeau digne de lui !

- Je vote pour ça ! s'exclame-t-il.

- Ce n'est pas toi qui vote, Kise-kun, précise Kuroko.

- Alors votez pour ça !

- Moi je vote pour la bouée ou un costume de requin, tien ! insiste Aomine dans un rictus lui valant une seconde tape sur la tête.

- Le massage, c'est parfait, dit Kagami.

- Qui vote pour la proposition de Momoï ? demande Himuro.

Dans l'assemblée, huit mains sur neuf se lèvent, dont celle du principal intéressé.

- Adjugé ! décide l'américain, ajoutant à l'attention de Momoï : tu t'en charges, bien sûr ?

- Ahahah, s'esclaffe Aomine. Tu nous as imposé la vaisselle ? A toi de bosser maintenant !

La jeune femme hausse les épaules puis se lève pour rejoindre Kise.

- Ça ne me dérange pas ! Ki-chan, je reviens. Installe-toi sur le ventre, à l'ombre.

Ravi, ce dernier se lève dans un cri de joie. Il attrape un bain de soleil qu'il fait glisser jusqu'à trouver la place qui lui convient, non loin du couple qui le regarde faire. S'allongeant sur le ventre, les bras croisés sous son menton, il tourne la tête vers l'ex-Tōō.

- Tu aurais demandé quoi, Aominecchi, si tu avais gagné ? l'interroge-t-il, curieux.

Dans un rictus salace, Aomine rétorque :

- Le gîte pour Taïga et moi, seuls pendant deux heures !

- Trois, rectifie Kagami. Trois heures, il y a beaucoup de pièces.

- Vous êtes des bêtes..., ne peut s'empêcher de constater Midorima dans une grimace.

- Remets tes boules Quies, Midorima, faut pas choquer tes chastes oreilles, se moque la panthère avant de se prendre une nouvelle tape sur la tête.

- Oï Taïga, arrête de me taper dessus !

- Alors arrête de dire des bêtises...

- Prêt Ki-chan ? demande Momoï de retour avec son huile de coco.

Le mannequin lui présente son plus radieux sourire avant de fermer les yeux à la perspective de ce moment de détente.

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- Ça monte quand même, se plaint Momoï, essoufflée, en regardant le chemin qu'il leur faut encore parcourir.

- Si tu veux voir une cascade, il faut monter un minimum, fait remarquer Himuro dans un sourire.

La demoiselle acquiesce d'un hochement de tête puis reprend doucement son ascension sur le petit chemin escarpé entouré d'arbres. Les pierres, plus ou moins imposantes et glissantes rendent la balade difficile malgré ses chaussures de randonnées qu'elle se félicite intérieurement d'avoir mises dans ses bagages.

- Ils avancent vite en plus, ces grands nigauds.

- Justement parce qu'ils sont de grands nigauds, s'amuse l'américain.

- Je ne suis même pas sûre qu'ils profitent vraiment du paysage, dit-elle en s'arrêtant de nouveau pour regarder le ruisseau qu'ils surplombent. Cette nature, c'est tellement beau…

La balade a débuté dans le petit village de La Bridoire, à quelques kilomètres de leur gîte, et leur permet de remonter le cours d'eau appelé Le Grenand. Après seulement plusieurs minutes de marche, les voilà complètement immergés dans la nature, entourés d'arbres les protégeant du soleil, du bruissement du feuillage agité par une faible brise, et du chant des oiseaux.

Himuro se retourne pour admirer lui aussi l'eau claire qui glisse en petits remous un peu plus bas, leur apportant un peu de fraicheur par vagues successives et une odeur délicieuse qui vient se mêler à celle de la forêt qu'ils traversent. Il tend la main à Momoï pour l'aider à se hisser sur le rocher en plein milieu du chemin, et reprendre la route en direction de la première cascade qui les attend quelques mètres plus loin.

Lorsqu'ils arrivent à leur destination, faisant attention où ils posent les pieds pour ne pas glisser, ils voient Aomine et Kagami assis l'un à côté de l'autre, à quelques centimètres de ce qui leur fait penser à une petite crique de roche et d'arbres. A cet endroit, le dénivelé du ruisseau offre la beauté d'une cascade qui vient se déverser aux pieds des deux hommes. Si sa hauteur n'a rien d'impressionnant, la large roche sur laquelle l'eau glisse donne une allure sauvage au lieu qui résonne du bruit sourd caractéristique.

- Tu crois qu'on a pieds au milieu ? demande Aomine.

- J'ai des doutes. Et franchement, je ne vais pas tester sans combi. L'eau est glacée, répond Kagami en y plongeant une main.

Le bruit de pas des nouveaux arrivants les fait se retourner de concert.

- C'est magnifique… Ki-chan aurait adoré ! réalise Momoï en s'approchant pour mieux voir la cascade.

- Il a tellement aimé ton massage qu'il est tombé comme une masse, se moque Aomine.

- Impossible de le réveiller, on aurait dit toi le matin, Dai, constate Kagami, taquin.

Il admire le ruisseau qui chemine dans son lit un peu plus loin, se séparant et se rejoignant au grès des rochers qui parsèment sa route en provoquant de petits tourbillons transparents, il ne peut s'empêcher d'ajouter, d'un air rêveur.

- Les autres ne savent pas ce qu'ils ratent…

- Atsushi n'aurait jamais fait l'effort de passer les premiers rochers, répond doucement son frère.

- Ki-chan pourra peut-être venir avec Takao-kun, Midorin et Tetsu-kun une prochaine fois...

- Je suis là, Momoï-San...

- Aaaaaah ! crie la jeune femme en se retournant vivement, pour finir sur les fesses. Tetsu-kun ? Mais comment as-tu fait pour venir jusqu'ici ?

- J'étais assis à côté de toi dans la voiture, répond-il tranquillement avant de filmer le site à l'aide de son portable.

Kagami et Aomine ne réagissent pas, trop dépités de s'être encore faits avoir par la transparence de Kuroko. Ils préfèrent profiter de l'apaisement qu'offre le lieu et oublier que malgré toutes ces années à côtoyer le joueur fantôme de la génération miracle, il leur semble désormais évident qu'ils ne seront jamais à l'abri d'une éventuelle crise cardiaque provoquée bien malgré lui par leur ami.

- D'après le plan, la balade nous fait longer le ruisseau pendant encore un moment, annonce Himuro.

- Alors go ! s'enthousiasme Momoï en se relevant.

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Bien que plutôt courte, la balade leur offre un dépaysement et une fraicheur appréciables. Après le passage de barrières donnant sur de petits pâturages à proximité et les amenant vers d'autres lieux boisés, ils parviennent à une passerelle leur permettant de franchir le ruisseau à un endroit particulièrement bien choisi.

De chaque côté de la passerelle, ils admirent la roche creusée par des années d'érosion, la force de l'eau ayant créé un véritable canyon sur son chemin. Le ruisseau donne l'impression de descendre par à-coup, dessinant ce que les spécialistes appellent des marmites dans lesquelles l'eau tourbillonne avant de glisser dans la suivante en empruntant un toboggan naturel.

- C'est vraiment con que la descente du canyon soit complète pendant notre séjour, déplore Aomine.

- On fera d'autres choses mais clairement, les grands sauts dans les criques, les descentes en mode toboggans, j'aurais adoré aussi, confirme Kagami.

En plein milieu de la passerelle, Momoï prend plusieurs photos. Elle se penche légèrement pour filmer la descende de l'eau de crevasse en crevasse puis se redresse, ravie, et en profite pour prendre un petit cliché à la dérobée d'Aomine et Kagami en grande discussion. Elle aime le couple qu'ils forment, subtil équilibre entre amour et provocation, douceur et brutalité. A bien y réfléchir, ils sont un peu à l'image du ruisseau qu'ils longent : une alternance de calmes cheminements et de cascades rugissantes et tourbillonnantes.

Elle rit en voyant Kuroko s'approcher d'eux et se prendre un petit coup de coude involontaire d'Aomine qui le rattrape aussitôt avant qu'il ne pique une tête forcée dans l'eau.

A côté d'elle, Himuro observe la nature. Il n'affiche pas son petit sourire malicieux habituel, ce qui la déconcerte quelque peu. Comme quoi, cet environnement reposant les touche tous. Elle lui rend son sourire alors qu'il tourne la tête vers elle et pose ses avants bras sur le haut de la passerelle, se laissant de nouveau imprégner par la douceur qui l'entoure.

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De retour au gîte, Kagami gare la voiture, coupe le contact et attend que ses amis en sortent pour activer la fermeture centralisée des portes. Cette petite balade lui a fait le plus grand bien. D'ailleurs, à voir les mines réjouies de ses compagnons, chacun a apprécié cette immersion en pleine nature.

Ils contournent l'habitation pour passer directement dans le jardin d'où ils voient Murasakibara avachi sur un matelas pneumatique au milieu de la piscine, en train d'engloutir un ski à l'eau. Le dernier d'une boite de douze, achetée dans l'après-midi même.

- Où est Ki-chan ? s'inquiète Momoï en s'avançant vers le bassin.

- Il dort toujours, lui répond Takao, assis sur le rebord, les pieds dans l'eau.

- Que ceux qui osent dire que je n'ai pas des doigts de fée aille lui demander ce qu'il en pense ! dit-elle fièrement à l'assemblée.

Parce que faire enrager sa meilleure amie est une activité des plus plaisante, Aomine se dirige vers le blond dans un rictus. Effectivement, Kise n'a toujours pas bougé de son bain de soleil. Il y a toutefois une différence notable qui le fait ricaner. Se tournant vers son homme, il demande :

- Taiga, passe-moi un œuf.

Sans demander plus d'explication, Kagami s'exécute en disparaissant dans la cuisine pour en revenir quelques secondes plus tard, la commande de sa moitié à la main.

- Tu veux en faire quoi ?

- Tu vas comprendre, dit la perfide panthère en s'emparant de l'œuf pour le casser et le laisser couler sur le dos de Kise.

- Aaaaaaaaaah ! s'écrit le blond, réveillé en sursaut par une douleur fulgurante dans le dos.

Aomine regarde la masse jaune et transparente glisser lentement le long de la peau de son ami.

- Ouais… c'est surfait le truc des coups de soleil suffisamment chauds pour cuir des œufs sur le plat…

- C'est pas faux…, constate Kagami en observant Kise courir jusqu'au gîte sous les regards perplexes du groupe. Par contre, maintenant il nous manque un œuf pour le repas...

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Comme pour le lac d'Aiguebelette, je me base sur des sites existants. Je vous invite, si vous le souhaitez, à regarder quelques images des gorges du Grenand et de la cascade devant laquelle nos amis se sont arrêtés. Vous verrez, c'est magnifique.

A très vite pour la suite :D