Bonjour. Je ne suis pas un habitué du site mais je suis chargé de poster ce texte. Katana est dans l'impossibilité de le faire. Elle espère vous retrouver bientôt. Profitez bien de cette trouvaille déterrée pour l'occasion. Au revoir.
OOOOO
Disclaimer : Pas la peine de ronger mon os, jamais ces bishosex ne seront à moi. Je l'accepte avec fatalité. Néanmoins, rien ne m'empêche de rêvasser à outrance sur eux dans mon agréable panière ! Dans ma tête, au gré de mon imagination, je les mène sacrément par le bout du museau et docilement en laisse ces deux cabots. ^^
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Blablamiaou : Je n'instaure nullement une tradition ! Cependant, voici un rikiki OS, fallacieux prétexte, pour célébrer la merveilleuse et envoutante créature à l'honneur en ce 8 août : le chat. Et aussi parce que le 9 août c'est la Saint Amour, et qu'il en est toujours plus ou moins question dans chaque ficounette. ^^ Chaleureuses et ronronnantes journées à tous !
Bonne lecture !
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«Comme chien et chat. … Seulement par amour.»
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Pour s'assurer qu'il était au bon endroit, Draco Malfoy reluqua l'imposante pancarte annonçant le nom de l'association. « S.P.A. », inscrit en énormes lettres, indiquait qu'il avait atteint son but. Au prix d'un ultime effort, il avança vers ce lieu qu'il savait déjà détester, avant même d'y être pleinement entré. Trop de bruits irritants, d'odeurs incommodantes, de personnes mijaurées, à s'extasier excessivement devant d'adorables minois, en quête de l'animal prédestiné au sein d'une des cellules carcérales. Car le nœud du problème était là. A ses yeux, ces cages, aussi dorées soient-elles, demeuraient des prisons. Ni plus ni moins. Certes, tout le monde lui assurait que chaque animal présent était bien mieux ici, dignement traité par des bénévoles attentifs à leur bonheur, qu'empêtrés dans des circonstances peu enviables. En pareil lieu, ils n'étaient plus de nauséabonds vagabonds errant au péril de leur vie. Malgré tout, Draco savait, intimement, combien être enfermé entre quatre murs, privé de toute liberté, était dur. Dégradant et traumatisant. D'autant plus lorsqu'on était « innocent ». Au sortir de la sanglante bataille contre Voldemort, pour ne pas dire plus justement guerre meurtrière !, il avait personnellement et amèrement expérimenté cet isolement. Cet enfermement douloureux et forcé.
- « Puis-je vous renseigner, Monsieur ? » s'enquit la voix rassurante et affable d'un jeune homme qu'il ne connaissait que trop bien tandis qu'il observait de loin les différents box réservés aux canidés. Harry Potter, en plus de son exigeant travail d'Auror, aimait parfois à aider, bénévolement, la société protectrice des animaux moldue près de chez lui. Indéniablement, il demeurait l'éternel et éblouissant héros au grand cœur ! Autrefois, ce flatteur constat l'aurait sacrément horripilé. Or, aujourd'hui, Draco était un autre homme, plus mature et moins égocentrique.
- « Je voudrais adopter un chien. » répliqua-t-il pragmatiquement et flegmatiquement, fort heureux d'avoir eu l'intelligence d'user d'un des nombreux filtres de polynectar, collectionnés et créés au sein de son laboratoire secret, afin de ne pas être reconnu. Manquerait plus que le perpétuel Sauveur du Monde Sorcier découvre qu'il fréquentait, en cachette, ce genre d'endroit ! Assurément, il se moquerait sournoisement de lui. Ou le féliciterait vivement, peut-être. Toujours est-il que son anonymat était nettement préférable pour éviter les embrouilles.
- « Quelle race à votre préférence ? » demanda, en professionnel confirmé, le serviable et temporaire agent animalier, cheminant paisiblement vers l'allée réservée aux joueurs, tranquilles ou grognons toutous. Aussitôt, nombre des joyeux pensionnaires du chenil s'activèrent instantanément pour démontrer qu'ils sauraient être le compagnon idéal. Les rivalités, assurément amicales au demeurant, n'étaient pas si anodines ! Puisque chaque visiteur étant un potentiel adoptant, devant être malicieusement séduit pour fuir cet enfer carcéral, la jouer fine, pour attirer l'œil, était donc primordial. Crucial.
- « Aucune importance. Ce sera le chien de mon mec. » précisa-t-il, de sa voix habituellement trainante. Après tout, il n'était qu'un simple et banal intermédiaire ici. Aussi, comme toujours en public, Draco réussit-il brillamment à enfouir ses émotions. Surtout combien l'éloquente et exponentielle effervescence, follement manifestée par l'assemblée canine, l'indisposait sérieusement. Pas vraiment négativement, mais de façon persistante et irritante cependant. L'enjeu, sous-jacent pour tous ces êtres démunis, le plongeait dans un océan de sensations oppressantes, trop familières.
Selon le surmédiatisé prisonnier qu'il fut jadis, pourtant étrangement négligé et abandonné lorsque les grinçantes portes de sa cellule se verrouillèrent froidement derrière lui, cette hystérie à se faire remarquer, progressivement collective au fil de leur avancée, traduisait un furieux et cruel appel à l'aide. Un vibrant S.O.S. lui vrillant, profondément et viscéralement, le cœur. Même si semblant indéniablement festive de prime abord, cette manifestation outrancière ne l'illusionnait nullement. C'était purement insoutenable. Scandaleux ! Aucun être vivant ne devrait endurer pareille torture ! Pour l'ancien prestigieux héritier, pousser une âme à mendier et se rabaisser, presqu'à littéralement se prostituer en faisant les yeux doux à n'importe qui, pour ne serait-ce qu'espérer accéder un bref instant au droit de vivre libre, était absolument inhumain. De plein fouet, sa situation passée le gifla inopportunément. Parfois, aujourd'hui encore, il se faisait l'effet d'un misérable ayant dû piètrement se vendre. Heureusement, l'amour de son fidèle compagnon l'avait aidé à surmonter ses traumatismes. Eradiquer, un minima, l'opinion désastreuse auto-infligée. Assurément, il avait fallu au couple une gigantesque dose de ténacité et patience. Dès lors, Draco ne pouvait que s'associer à ces bêtes brisées. Ressentir pleinement une forme d'empathie, pouvant être jugée excessive et déconcertante selon certains.
- « Vous ne semblez pas particulièrement apprécier les chiens. » constata le beau brun volontaire, un brin consterné et amer devant l'attitude faussement désinvolte. Lui vivant, il ne laisserait jamais quelqu'un d'aussi négligeant et peu engagé adopter l'un de ses protégés ! Le principal adoptant avait fortement intérêt à être plus soucieux et responsable que cet énergumène ! Sinon, un refus direct lui pendait au nez. Ainsi qu'un retour manu militari jusqu'au portail de l'association. A son corps défendant, Harry décida, inexplicablement, d'être conciliant. Octroyant une chance supplémentaire à ce malotru de remonter dans son estime, et pourquoi pas gagner ses bonnes grâces ! Plus tard, faudrait véritablement qu'il consulte un professionnel pour éliminer, radicalement, cette fâcheuse tendance à reluquer et fréquenter des individus aussi hautains !
- « Je suis adepte des chats. » marmonna distraitement Draco, lisant religieusement l'affligeante et épineuse histoire, résumée sur l'affiche de présentation, d'un magnifique husky de Sibérie devant lequel ils étaient stationnés depuis quelques secondes maintenant. Un prompt et sérieux intérêt, envers le vécu de l'exigeant pensionnaire amoureux de longues et épuisantes ballades sportives, qui influença agréablement Harry à définitivement réviser son précédent jugement hâtif. Trouvant adorablement mignon le léger froncement de sourcil lors de l'attentive lecture. Instinctivement, il supputa dès lors que la froideur n'était qu'une trompeuse façade. Une mystification éloignant redoutablement les indésirables inopportuns. A l'avenir, il se jura de ne plus être aussi impétueux.
- « Qu'est-ce qui vous séduit chez eux ? » s'enquit aussitôt l'affable curieux, désireux désormais de connaître sincèrement quelle caractéristique charmait ce riche professionnel de la finance. Du moins, à en juger par l'accoutrement quelque peu déplacé dans un refuge. L'élégant costard-cravate, savamment cintré, dénotait particulièrement dans l'environnement excentré du monde urbain, aux accents plutôt bucoliques et champêtres. Le bien-être des résidents ayant nécessité l'acquisition de bâtiments suffisamment vastes et isolés. Notamment, par rapport aux aboiements intempestifs d'une horde de chiens. Néanmoins, les bâtisses entourées de verdures étaient également parfaitement idéales pour les balades journalières, en compagnie des bénévoles, ou lors des présentations plus poussées avec les futurs adoptants. Et en cet instant, Harry avouait qu'il l'aurait bien baladé.
- « J'aime l'indépendance des félins. » riposta le somptueux gentleman, sans vraiment prêter plus d'attention à son interlocuteur, poursuivant assidument le décryptage d'un flagrant et ignoble abandon de confort. Incontestablement, l'animal s'avérait parfois produit de consommation pour quelques uns ! Odieux outrage non partagé ! Même si à ses yeux, les chiens étaient trop prisonniers de l'affection de leurs maitres, ainsi qu'excessivement trop volubiles à vous faire la fête pour un oui ou un non. Un chat, son raffiné animal totem, jouait plus dans la subtilité et la discrétion en matière de sentiment. Ça lui correspondait nettement davantage. Son persifleur esprit songea subrepticement qu'Harry était lui, indéniablement, plus de la race des chiens … fous. Surtout en osant le draguer aussi maladroitement ! Son indifférence était superficielle. Il n'était point aveugle devant le frondeur rebelle.
- « Tout comme ma moitié ! » s'enthousiasma ledit chien fou, offrant un rayonnant sourire qui aurait ébloui Draco s'il daignait seulement l'observer une nanoseconde. Harry était certes du genre sociable, plus encore en ce lieu où de sa sympathique force de persuasion et son persistant entrain dépendaient le bonheur d'un autre être, mais bizarrement ici il ressentait, subitement, une problématique fascination envers ce potentiel copropriétaire. Inconsciemment, son intense regard scruta minutieusement le profil strict, puis la silhouette délicieusement élancée. Et ce majestueux spectacle l'obligea à s'humecter, lascivement et excessivement, les lèvres. Involontairement, des idées grivoises s'immiscèrent savoureusement en lui, le culpabilisant d'être infidèle en pensée. Merlin, il rêvait de lui faire sa fête, tel le gentil toutou qu'il était !
« Ensuite, les ronronnements ont sa préférence. Selon elle, c'est relaxant. Et j'avoue, honnêtement, m'être laissé piéger à ce diabolique jeu. » babilla-t-il exagérément, légèrement rougissant de son inconfort et ponctuant sa phrase d'un petit rire malhabile, cherchant bêtement à renouer le contact visuel avec ce mystérieux Apollon en quête d'un animal pour son copain. Ô Merlin ! S'il ne voulait pas une incendiaire et dévastatrice guerre à la maison, il devait impérativement se reprendre, avant ce soir ! Son innocent adultère, heureusement juste imaginaire pour l'instant, serait, à coups sûr, fatalement et rapidement détecté. Son tendre amour ayant le flair sacrément aiguisé pour ce genre de futilité. Bon sang ! Tous deux étaient pris, chercha-t-il à se convaincre. Martelant mille fois cette vérité à son insouciant esprit, pour dynamiter irrémédiablement l'explosif désir le dévorant. En son for intérieur, Harry se persuada même de renoncer à enquêter, plus tard à l'accueil, pour s'informer de l'identité de cet inconnu sur lequel il fantasmait encore malgré tout. Jamais ça ne lui était arrivé !
- « Choisissez pour moi. » botta soudainement en touche celui qui n'avait qu'un désir : retourner fissa dans ses tranquilles pénates en compagnie de ses bébés félidés. L'aguichante électricité latente, entre lui et le bandant beau gosse, devenant de plus en plus licencieuse et dangereuse à son goût. Draco avait beau tenté d'ignorer le persistant et concupiscent reluquage sur sa noble personne, il n'en demeurait pas moins atrocement émoustillé. Impérieusement exalté à l'idée de pervertir, aussi aisément, l'inébranlable Harry Potter. Et puisque la plus fondamentale des décences interdisait formellement de perdre toute pudeur, en s'ébattant follement comme des bêtes en rut assoiffées de luxure, dans ce paisible sanctuaire animalier, il préférait allègrement fuir la queue entre les jambes ! Au risque de paraitre pour un beau salaud d'allumeur.
- « Avez-vous des contraintes particulières dont je devrais être informé ? » persista, contre toute logique et malgré sa saine endurance précédente, l'intrépide bénévole. Prolongeant ainsi, déraisonnablement, le capiteux et enivrant moment d'intimité, en osant se rapprocher davantage de celui qui pourrait, merveilleusement et irrémédiablement, provoquer sa perte. Son souci de placer au mieux le chanceux adopté était réel, mais force est de constater que son désir de préservation était lui totalement anéanti. Pour la paix des ménages, Harry aurait du passer la main à un collègue, moins impliqué émotionnellement.
« Le moindre petit détail a son importance dans l'adoption d'un animal. » enchaina-t-il respectueusement, pourtant clairement friand de savoir si le bel éphèbe se pavanait plutôt dénudé au sein d'un cossu loft ou d'une ravissante villa. Vu son standing vestimentaire, Harry ne le voyait absolument pas prisonnier d'un minuscule studio. Ce qui était déjà fortement appréciable pour le confort du prochain toutou qu'il lui soumettrait. La soumission, un terme à l'arôme foutrement paradisiaque et aphrodisiaque quand il était question d'un divin corps ne cessant de le tenter et l'ensorceler ! A chaque seconde envolée, Harry se faisait l'effet d'être une souris, condamnée à être voracement dévorée par ce maniaque des chats.
« Trop souvent les gens s'emballent … pour ensuite le regretter. » exposa-t-il une cruelle réalité, s'adaptant aussi bien à l'adoption d'un animal qu'une union, charnelle ou officielle, avec une autre âme. Sa liaison juvénile avec Ginny Weasley en était un exemple rudement frappant. Dans un ultime effort, au prix de douloureuses flagellations mentales, Harry chercha à renoncer à l'envoutant mirage que représentait cet ange tombé du ciel. Le bon sens devait être victorieux, aucune autre échappatoire à sa disposition.
« Nous rapportant, éhontément dans la foulée, ou abandonnant, au gré des saisons, les pauvres élus, autrefois si convoités et adorés. Et c'est traumatisant pour eux ! » lui garantit-il, exaspéré, retrouvant un net regain de professionnalisme à ces souvenirs plus acerbes au fil des injustifiables retours ou sauvetages. Harry priait fermement que cet homme, trop hâtivement condamné au départ, soit un homme foncièrement digne et responsable. Qu'il ne s'engageait jamais à la légère. Le déroutant sérieux, dont le gentleman avait témoigné lors de sa lecture, ainsi que la révolte superbement intériorisée, qu'il avait cru deviner à la compréhension de l'immoralité humaine à délaisser une âme devenue malencontreusement encombrante, était éventuellement gages de bienveillance. De quoi apaiser ses craintes. De toute façon, foi d'Auror, il s'assurerait, personnellement, de l'opulente félicité du chanceux orphelin, en visitant à l'improviste les futurs adoptants. Une belle excuse ? Qu'importe la suspicion dont il serait taxé, il assumerait !
- « Aucune contrainte. … Hormis que la petite canaille doit s'entendre avec mes chéris. » répondit Draco d'un humble et intimiste filet de voix, lui offrant ensuite un radieux sourire en signe d'apaisement, sincèrement respectueux de la compréhensible colère, judicieusement retenue mais néanmoins manifeste. L'énergique élan, ostensible trait d'un caractère savoureusement indomptable et perpétuellement résiliant, avait indéniablement le pouvoir de ravir le cœur de n'importe quel homme. Même d'un têtu Draco Malfoy, se voulant coriace et réfractaire au charme sauvagement ravageur de son ancien adversaire.
- « Votre époux, lui, n'a-t-il pas des pré-requis ? » s'aventura Harry, réussissant difficilement à évoquer son rival involontaire mais tâtant néanmoins le terrain pour savoir le niveau de leur engagement mutuel. Furtivement, il s'interrogea sur quel type d'homme avait pu gagner un si sculptural Adonis. Renoncer dans l'immédiat à lui faire la cour n'impliquait pas de s'abstenir de récolter de plus amples informations. Dans la vie, mieux valait être prévoyant pour l'avenir !
- « Mon mec est un amour. Il aime, sans distinction. Même le plus cabossé des bâtards trouvera grâce à ses yeux. » révéla Draco, fier que son amant ne l'ait jamais jugé aussi durement que certains brillants esprits l'avait fait en son encontre, quand il ne faisait pas bon appartenir au clan des perdants. Ou des Malfoy.
- « Ok ! J'ai exactement l'animal qui fera indéniablement craquer votre foyer. » s'enorgueillit Harry, confortant son choix à lui déléguer l'éducation de son chouchou. C'était un pari risqué de le proposer. Or, puisque le généreux futur donateur n'avait nullement évoqué de préférences physiques ou autres, il souhaita que ce fut là une excellente opportunité pour l'un des plus jeunes pensionnaires. Aussitôt, il s'empara possessivement du frêle poignet et l'emporta prestement jusqu'à l'infirmerie où se reposait le bienheureux favori.
Le chiot de trois mois, baptisé Maldonne par ses soins au vu de son déplorable début de vie, avait été lâchement abandonné devant le refuge un soir où la froide pluie tombait dru. Histoire de s'assurer que personne n'assisterait à la lamentable désertion. Envers et contre tout, et tous qui le priaient de renoncer à cette cause perdue !, Harry avait lutté ardemment pour la survie du canidé. Un petit être sans défense, âgé d'à peine quelques semaines, dont la patte arrière droite amputée grossièrement et plusieurs côtes brisées laissaient présager une macabre et prochaine fin. Or, c'était bien mal connaitre Harry que de croire qu'il ne tenterait rien pour le sauver ! Nuit et jour, il lui consacra les soins nécessaires à sa totale guérison. Et Merlin sait qu'il avait fait preuve d'une extrême patience à certaines heures ! L'impardonnable bêtise et méchanceté gratuite des hommes envers les espèces considérées, à tort, comme inférieures le laissait toujours tristement affligé. Comment un être, réputé doué d'intelligence et de conscience, pouvait-il agir aussi exécrablement ? Il avait beau prôner des valeurs pacifistes, rien ne l'empêcherait de défoncer violemment la gueule des infâmes responsables de ce carnage, si la bonne fortune lui souriait en lui permettant de les choper !
- « Maldonne est un Shiba Inu. » entama-t-il en toute confiance son plan finement rôdé, saisissant précautionneusement entre ses mains expertes la petite créature, frémissant d'anticipation et jappant joyeusement, pour le tendre doucement vers son nouveau propriétaire. Un Draco instantanément harponné et attendri par ces yeux, pas le moins du monde implorants, débordants d'une exceptionnelle rage salvatrice. En un seul coup d'œil, il était évident que la petite terreur comptait profiter un maximum du bonheur qui lui serait accordé. Débutant une séduction massive et débridée par d'audacieux coups de langues sur le visage à proximité. Draco fut stupéfait. Comment ne pouvait-il pas garder rancœur contre cette espèce qui l'avait si injustement massacré ?
« Cette race, extrêmement protectrice envers son maitre, a une forte tendance à être également indépendante. Même s'il reste d'une loyauté et fidélité à toute épreuve ! … De par son attitude, on pourrait le qualifier de chien-chat. Parfait, non ? » poursuivit l'inépuisable soigneur, déroulant d'une traite son exposé mainte fois travaillé, et récité en solitaire pour parfaire ses imparables arguments. Harry se sentait personnellement responsable de cette minuscule boule de poils, dont les handicaps ne semblaient pourtant nullement l'incommoder. Avec le temps, l'ingénieux cabotin avait appris à se positionner correctement, afin de ne plus perdre aussi souvent l'équilibre lors de ses déplacements quotidiens. Et le fait d'être dispensé de lever sa patte arrière pour uriner semblait pratiquement devenir un avantage considérable. Contrairement à ses camarades d'infortune, sa visée était directe, sans obstacle. Oui, aujourd'hui, rien ne le différenciait d'un chiot de son âge. Il débordait de vie, et c'était si miraculeux à contempler qu'Harry en avait systématiquement la larme à l'œil.
- « Êtes-vous sûr de vouloir vous en séparer ? Ça saute aux yeux, vous désirez l'adopter. » constata gentiment Draco, détaillant inflexiblement l'affectueux regard porté sur la sympathique et enthousiaste crevette gesticulant inlassablement contre son torse. Déchiffrer les sentiments d'autrui ne faisait généralement pas parti de ces dons innés, pourtant avec Harry c'était facile. Pareille à la plus élémentaire des évidences. A contrecœur, il réprima un geste d'affection intime. Toute sa volonté lui fut nécessaire pour ne pas caresser suavement cette masculine mâchoire, crispée à l'idée de ne plus voir l'adorable petit boute-en-train.
- « Si seulement je pouvais ! Mais, le prendre avec moi reviendrait à … déclarer la guerre à la maison … et ruiner fatalement mon couple ! » s'attrista légèrement Harry, cherchant à dissimuler piètrement son malaise derrière un rire factice. Il n'avait eu de cesse de réfléchir à comment ramener Maldonne chez lui, mais la menace de perdre son âme-sœur lui était insupportable. Aussi s'était-il silencieusement résigné. Parfois, la vie vous imposait des choix cornéliens et il ne tenait qu'à vous de batailler jusqu'à privilégier l'essentiel. D'ailleurs en voyant l'enthousiasme de Maldonne à vénérer effrontément son nouveau maitre, Harry en conclut que sa Destiné était peut-être au sein d'un autre foyer que le sien.
- « Alors, je vous fais le serment solennel que Maldonne aura désormais la meilleure des vies. Et la plus affectueuse des familles. » lui certifia intensément Draco, loin de baigner habituellement dans un sentimentalisme aussi débridé mais ayant été particulièrement touché par ce petit être malmené par le destin et son dévoué sauveur. Après tout, si des âmes charitables lui avaient accordé une seconde chance, il voulait rendre cette opportunité à une autre âme en peine.
- « Merci, sincèrement. C'est le plus beau cadeau que vous pouviez lui faire. » renifla grotesquement Harry, désormais plus euphorique que malheureux. Ses aprioris sur le magnifique jeune homme se désintégrèrent spontanément. Ne laissant qu'une révérencieuse admiration à adopter pleinement un animal handicapé sans aucune réticence. Un jour, si les Dieux en voulaient ainsi, il se lierait avec ce cœur en or. En attendant, il leur rendait grâce d'avoir exaucé son vœu pour son petit protégé.
- « Merci à vous d'être là pour tous ces malheureux. À les aider pour qu'ils reprennent goût à la vie et qu'ils fassent à nouveau confiance à autrui. Vous êtes un véritable sauveur ! » lui sourit ouvertement et généreusement Draco. Ses mots véritablement sincères et chargés de sens.
Le soir en rentrant chez lui, après son éprouvante journée, Harry eut l'agréable surprise d'être accueilli par son petit protégé gambadant joyeusement dans sa direction. Aussitôt, dans un sinistre bruit de vertèbres malmenées par la rudesse de l'action, il leva la tête et croisa le regard taquin de sa magnifique moitié. Après avoir récupéré le chiot et lui avoir accordé un énorme et sonore bisou sur la truffe, Harry s'élança vivement sur son homme qu'il emprisonna passionnément entre ses bras fermes. Ses yeux, troublés de larmes infiniment belles, laissaient paraitre, sans équivoque, toute l'intense émotion qu'il ressentait présentement. Un bonheur inespéré de pouvoir enfin adopter Maldonne sans péril pour son ménage, mais surtout d'être aussi infiniment choyé et aimé par Draco. Un individu foncièrement magnifique sous sa couche d'exaspérante froideur. Même si depuis des années ce n'était plus là sa principale caractéristique ! L'ouverture de Draco sur le monde était sa plus belle victoire. Une âpre mission qu'il avait dignement menée et durant laquelle il s'était éperdument épris de cette tendre chat-rogne.
- « C'était toi ? » éclata-t-il d'un rire tonitruant, une fois remis de son émoi, sacrément soulagé d'avoir autant été attiré, une fois encore, et fantasmé sur son farceur et imprévisible amant. Durant tout le chemin de retour chez eux, il s'était fermement molesté pour bannir définitivement ses impures pensées envers cet attirant inconnu. Parfait canon dont il n'avait pourtant pas cherché à découvrir l'adresse, comme il l'avait planifié au départ. Et il s'en félicita car la surprise n'en était que plus divine et exceptionnelle !
- « Quel brillant enquêteur ! Tu es vraiment digne d'être dans l'élite des Aurors. » ironisa Draco, enserrant sa taille pour être étroitement proche de son « mec » et lui adresser un torride baiser de bienvenue. Enfin, il pouvait se rattraper et le dévorer tout son saoul ! Sa satiété serait contentée sans nulle restriction.
« Cependant, ne crois pas que j'oublierai facilement ta traitrise ! T'as impunément dragué un autre que moi ! Ça mérite une correction exemplaire. » l'avertit-il, claquant magistralement le fessier à sa portée.
- « Je suis fier de toi. … Aujourd'hui, tu as surmonté une autre étape. Tu as vaincu ta réticence à pénétrer ce lieu que tu estimes maudit, selon tes propres mots. » se recula légèrement Harry, voulant détourner la discussion sur un sujet moins sensible que son odieuse propension à flatter de charmants éphèbes.
« Et tout ça pour m'offrir un adorable présent. … Tu es le plus merveilleux des hommes. » bredouilla-t-il, ravi d'observer le malicieux chiot mordiller les coussinets des chatoyants seigneurs des lieux.
Naturellement le Shiba Inu n'est pas du genre à martyriser les chats de la famille. Surtout lorsqu'il grandit en leur présence. Ni à montrer, trop exagérément, son affection de façon ostensible. Or, cet affectueux avorton avait semble-t-il décidé de contrarier les généralités et dynamiser légèrement la vie un peu trop pépère des deux majestueux matous. Le petit effronté, nullement farouche, ne sembla nullement indisposé par les divers coups de griffes exaspérés pour lui enseigner le respect à présenter devant ses ainés. Harry et Draco pouffèrent gentiment devant ce tableau qui leur rappela un tantinet leur propre début.
- « Si j'ai réussi c'est … S.P.A. » énonça énigmatiquement Draco, coulant un regard des plus prometteurs vers les fabuleuses émeraudes qui avaient su judicieusement conquérir son cœur. Lui faisant oublier combien elles avaient pu être plus acérées autrefois, lorsqu'ils n'étaient alors que des enfants ballotés par les évènements et les mesquines vengeances d'adultes.
- « S.P.A. ? » répéta Harry, interloqué, ne parvenant à deviner la pertinence ni la signification derrière cet emploi incongru du site où il aimait tant à porter secours. Et puisqu'il avait bien d'autres chats à fouetter, un en particulier !, il fit comprendre à son délectable amant de lui servir la solution sur un plateau d'argent. Sauf à vouloir perdre un temps précieux avant d'assouvir leur libido galopante.
- « Seulement Par Amour. » lui expliqua alors Draco, d'une intonation à la sensibilité exacerbée, accompagnant sa remarque d'un espiègle clin d'œil pour alléger son propos, lui qui n'évoquait que très rarement ses sentiments passionnés. Indéniablement, l'époque où Harry et lui se conduisaient comme chien et chat, à se bouffer le nez pour un oui ou un non, était loin. Désormais, les puériles querelles n'étaient que souvenirs provoquant, à l'occasion, d'intempestifs fous-rires quand ils analysaient vraiment les situations. Se trouvant alors parfaitement ridicules.
- « J'adore ta personnalisation du sigle ! Romantique à souhait … » lui saisit-il tendrement le visage pour le baiser d'une adulation sans borne. Son avide convoitise, se nourrissant allègrement du moindre petit effleurement ou suave bécotage, transpirait frénétiquement de chaque pore de son corps. Il ne fallait nullement être devin pour capter l'urgence d'apaiser le brasier se consumant entre eux avant que leurs flammes réciproque ravagent tout sur leur passage. Selon le dicton populaire, les chiens ne faisaient pas des chats … mais assurément, cette nuit, un chien allait clairement et fiévreusement se faire un chat !
- « Trêves de flagorneuses flatteries, Monsieur Potter ! » fredonna Draco tout contre ses lèvres, les grignotant impudiquement avant de les lécher lubriquement. Détournant, merveilleusement ainsi, l'attention de sa proie dont il déboutonnait, d'une habile main de maitre, le ceinturon de cuir. Une anodine sangle retenant le large baggy militaire, qu'Harry aimait à revêtir au sortir de son bénévolat pour se sentir parfaitement à l'aise, qui se transformerait astucieusement en un lien des plus sexy dans les prochaines minutes. Draco sachant pertinemment qu'un bon chien devait, parfois, être, sévèrement, muselé pour être suprêmement discipliné !
« Si, en plus de me remercier, généreusement, pour le précieux cadeau … tu me récompensais, foutrement bien, de mon courage … » l'aguicha-t-il, audacieusement provocateur, se délestant sensuellement du raffiné peignoir rouge carmin, dans lequel il aimait à flâner nu une fois chez eux.
Se détachant lascivement d'Harry, déglutissant avec difficulté devant spectacle aussi bandant et hypnotisant que son homme en érection, Draco le guida doucement à reculons, d'une démarche agréablement chaloupée, jusqu'à leur conviviale chambre. Enfin plus exactement, infernal lieu de perdition où la génuflexion serait non pas une marque de profonde et respectueuse adoration, mais de totale soumission sexuelle. Là, l'ancien damné espérait obtenir, sans faute, la foule de réjouissantes récompenses : baisers, caresses et autres préliminaires, amenant à des ronronnements et miaulements débridés. Pour enfin terminer, en apothéose, en un accouplement des plus félins ! Un sulfureux corps à corps accompagné d'un vibrant et triomphal concerto, de grognements à l'amour, du magnifique cabot étalon. D'ailleurs, Harry n'en crut pas ses yeux quand, lui tournant volontairement le dos, Draco lui présenta son postérieur agrémenté d'une souple et soyeuse queue de chat. Bordel, c'était fatal ! Harry, dont la queue remuait pareille à celle d'un chien hystériquement euphorique, allait clairement faire sa fête à son maitre Draco ! Tel un loup dans la nuit, il hurla spontanément devant cette sémillante pleine lune.
- « Tu es prodigieusement divin ! Cette queue au cul te sied à merveille. … Mais pas autant que la mienne. » osa susurrer l'effronté Harry au creux de l'oreille rougissante, d'une voix voluptueusement rauque, avant de croquer généreusement le cou tentateur. La délicate peau d'albâtre allait indéniablement encore subir ses insatiables et immodérés assauts ! Or, lui même ne serait nullement en reste, puisqu'en réprimande, il recevrait une belle collection de fougueuses griffes marbrant sa peau joliment tannée. Des enthousiastes blessures de guerre qu'il était particulièrement fier d'arborer. Preuves de son immense courage à dompter le grand fauve Malfoy.
- « Potter ! » s'offusqua faussement Draco, éructant involontairement un subtil gémissement trahissant davantage son excitation à cette audace manifeste. Au fil des années passées ensemble, l'ancien Serpentard avait appris que le Gryffondor, improvisé Sauveur du Monde sorcier, n'était vraiment pas aussi sage et innocent que son image semblait le refléter. Les apparences étaient sacrément trompeuses avec l'illustre Harry Potter, et il en raffolait énormément. Draco était devenu addict aux différentes facettes de son homme. Pour autant, jamais, il ne véhiculerait sa découverte au reste du monde ! Ce secret, précieusement et jalousement gardé, demeurerait strictement d'ordre privé et confidentiel.
- « Quoi ? » lui murmura malicieusement l'éternel trompe-la-mort, se délectant voracement des savoureux petits halètements érotiques échappés de cette merveilleuse bouche sensuellement entrouverte. Auprès de Draco, Harry s'était découvert un hobby des plus torrides : lui soutirer éhontément une avalanche de gémissements enflammés avant un déluge de luxuriants cris de plaisir. Ce simple processus pouvait, remarquablement, l'envoyer planer dans les étoiles. Evidemment, conclure par une extase, intimement et profondément plongé en Draco, n'aurait jamais d'égal ! Ca restait son capricieux désir. Son pervers et inavouable objectif : marquer inlassablement et indélébilement de son empreinte les belles dunes lunaires de Sieur Malfoy.
« Avoue ! … T'as, franchement, hâte de … remplacer cet horripilant … appendice inerte … par le mien ... » souffla-t-il péniblement, frottant compulsivement son sexe à l'agonie contre les appétissantes formes dénudées, sa voix définitivement gutturale à l'approche du pic d'extase parcourant insidieusement tout son être. S'il n'y prenait sérieusement garde, ses vêtements s'enflammeraient spontanément sous cette dangereuse et sulfureuse friction !
« … tellement plus charnel … chaleureux … vibrant et … imposant. » distilla-t-il son pernicieux venin au sein d'hardis baisers incendiaires et d'intrépides coups de langue tendancieux.Sa peau frissonnante, malgré la chaleur excessive ressentie, était un des signes avant-coureurs, prémices à sa fulgurante venue. Sous peu, l'élite des Aurors perdrait littéralement son sang froid … en même temps que sa tête. L'invincible Harry Potter serait bientôt en « or'bite » autours de la céleste étoile filante Draco Malfoy. La gravité entre eux était cosmique. Ni l'un ni l'autre ne pouvait résister à cette force immuable. La soumission était leur unique voie de salut, de rédemption. Toute résilience était vaine. Lamentablement vouée à l'échec !
Assurément, le providentiel accessoire, ayant merveilleusement fait son office dans le bel orifice pleinement disposé à accueillir promptement l'héroïque phallus, allait misérablement être abandonné dans un coin. Pauvre petite chose poilue livrée aux sombres recoins d'une chambre infernalement dissolue, ardente, embrasée et suffocante ! Sans aucun regret, les deux amants libidineux s'enfermèrent dans leur antre des délices. Laissant, également derrière eux, leur nouveau chiot Shiba Inu et leur paire de chats Siamois. Afin que les trois nouveaux compagnons fassent plus amplement connaissance et s'apprivoisent, sincèrement et intimement, comme eux même l'avaient fait autrefois. Attention ! Ce n'était nullement là une quelconque forme de malveillance ni maltraitance envers des animaux, avec un immoral abandon ! Juste était-ce l'absolue nécessité de répondre, urgemment, au besoin brut d'assouvir, promptement, un dévorant et irrépressible instinct primaire. Désormais, si Harry et Draco se conduisaient encore parfois comme chien et chat, c'était vraiment dans l'unique but d'amuser leur galerie d'amis … ou, éventuellement, pour pimenter leurs ébats sexuels !
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********** Fin **********
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Blablamiaou : Ne faites pas partis de ces gens qui délaissent les animaux en période estivale ! Même en congés, un animal a besoin d'attentions. … Donc soyez assurés qu'un chat a toujours besoin d'être nourri, alors merci d'abandonner des croquettes dans ma gamelle ! Ne la laissez pas désespérément vide ! Miaoumerci ! )
Bonnes vacances et à toutou bientôt ! Chat'lut !
