COPC d'écrire un Jaime/Bronn/Jon où Jaime et Bronn se moquent gentiment de l'innocence de Jon ? Aïko


Mariage Colombien :

Jon était pris en sandwich entre ses deux petits amis : il pouvait sentir l'érection de Bronn contre ses fesses et sa bouche lui dévorant le cou, et Jaime lui roulait le patin du siècle pendant que ses mains parcouraient sa ceinture dans le but de la défaire… Le jeune homme gémit dans le baiser quand il sentit la main du blond effleurer son sexe à travers le sous-vêtement… Avant de repousser gentiment Jaime et Bronn et de leur murmurer :

- Non…

Les deux hommes soupirèrent de frustration mais le laissèrent en paix et commencèrent à s'embrasser et se déshabiller mutuellement. Jon les regardait le souffle court, les joues rouges : il les dévorait littéralement des yeux. Quand ils furent nus sur le lit, Bronn lui demanda d'un ton allumeur "Tu es sûr que tu ne veux pas nous rejoindre, petit loup ?" tandis que Jaime lui faisait un clin d'œil coquin.

Jon gémit de frustration et secoua la tête négativement.

- Tu peux rester pour regarder, aussi.

Le jeune homme leur sourit mais sortit de la pièce, les laissant s'amuser et conclure la soirée sans lui…

Ils étaient tous les trois ensemble et se fréquentaient depuis quelques mois. Ils avaient eu bien des cas de conscience à résoudre : d'abord le fait qu'ils soient des hommes (même si Bronn et Jon avaient plutôt bien assumé leur bisexualité depuis un moment), de se mettre en couple à trois (ce qui en société passait mal), et enfin, le vœu de chasteté qu'avait fait Jon. Il portait sa bague de pureté à l'annulaire de la main gauche depuis son adolescence. C'était le symbole de son engagement à rester pur avant le mariage… Mariage qu'il imaginait impossible entre trois hommes. La situation était quelque peu… bloquée ?

Le jeune homme était en train de prendre son petit déjeuner quand il vit descendre ses compagnons le lendemain matin.

- Bien dormi ?

- Oh, non, soupira Jaime.

-Tu as loupé le spectacle du siècle, Poussin.

- Ne te vante pas trop quant même, toi !

Jon ricana dans sa tasse, mais au fond de lui il était assez triste… Il avait entendu une partie des bruits provenant de la chambre de Bronn et Jaime et tout ce dont il avait rêvé était de les rejoindre, mais… sa promesse. Il tenait également à sa promesse.

- Ça va ? Lui demanda Jaime en lui posant une main sur l'épaule et un baiser sur le front.

- Oui, répondit-il d'une petite voix.

- C'est un petit oui, ça, déclara Bronn en se dirigeant vers la cafetière.

Jon soupira et fit tourner son anneau de pureté entre ses doigts avec une mine de chien battu.

- Tu sais qu'on respectera toujours ton choix, pas vrai ? Continua Jaime. On a été trop loin hier soir ?

- Non, non, pas du tout… C'est juste que je me demande où ça va bien nous mener, cette histoire…

- Moi j'ai ma petite idée… fit Bronn avec un sourire carrément pervers en fixant Jon tandis que Jaime lui faisait signe de se la boucler si c'était pour dire des conneries pareilles.

- Il y a plusieurs années de cela, trois hommes ont été autorisés à se marier par la cour suprême de Colombie… lança Bronn comme si de rien n'était.

Jon bondit de sa chaise.

- Répète ?

Jaime avait l'air paumé.

- En Colombie ?

- Est-ce que tu refuserais toujours d'utiliser l'argent de ton père si cela nous permettait de nous taper cette petite bouille d'ange ?

- Hey ! Grommela Jon en rougissant jusqu'à la racine des cheveux.

- Non, répondit Jaime aussitôt.

Il attira Jon à lui et l'embrassa, avant de se mettre à genoux devant lui et de faire signe à Bronn d'en faire de même, ce que le brun fit de bon cœur.

- Jon, acceptes-tu de te lancer dans une bataille juridique de plusieurs mois en Colombie pour gagner le droit de nous épouser ? Demanda Jaime le plus sérieusement du monde.

- Sachant qu'au moment où tu auras enlevé cette bague de pureté pour une alliance, ton petit cul va y passer, précisa Bronn.

Jon fut mouché et par la demande de Jaime et par la remarque de Bronn, mais hocha la tête, d'abord timidement, puis vigoureusement avant de souffler : "oui… Oui ! "

Les deux hommes se relevèrent et le prirent dans leurs bras, en l'embrassant tour à tour jusqu'à être tous les trois à bout de souffle. Pour dire vrai, il leur fut difficile de ne pas conclure directement sur le canapé du salon adjacent…


Six mois plus tard, Tyrion, Jaime, Bronn et Jon se tenaient dans la salle de la Cour Suprême de Bogota, la capitale de la Colombie. Ils attendaient le verdict du jury avec beaucoup d'anxiété. Ils avaient tous les trois mis leur vie entre parenthèses pour se consacrer à ce combat pour leur mariage, et Tyrion avait également négligé ses autres affaires.

- Monsieur le Président !

Aussitôt tout le monde se leva. Jaime mit un tacle à Bronn qui était négligemment en équilibre sur deux pieds de sa chaise et Jon sourit.

- Messieurs, je lis ici les conclusions du jury : les membres du jury ici présents se déclarent en ce jour pour l'autorisation de Mr Jaime Lannister, Mr Bronn de la Néra et Mr Jon Snow de se marier tous les trois ensemble. Félicitations, messieurs, et bravo à votre avocat.

Les trois hommes se ruèrent sur Tyrion qui fut soulevé de terre et fut pris dans un câlin géant.

Jon enleva sa bague de pureté et la glissa dans la poche de son pantalon.

- Allons à la mairie maintenant !

Sous les applaudissements d'une partie du jury, les quatre hommes quittèrent le tribunal avec l'autorisation de se marier en bonne et due forme. En trois minutes de voiture ils furent à la mairie. L'adjointe au maire les attendaient solennellement. Ils avaient choisi une femme courageuse, assez pour supporter les critiques et les menaces de mort après leur mariage très médiatisé dans le pays. D'ailleurs les paparazzi les avaient accueillis à la sortie du tribunal et à l'entrée de la mairie. Jaime leur avait décoché son plus beau sourire et avait paradé comme un coq pendant que Bronn était désespéré et Jon impatient et mort de rire intérieurement.

Les trois hommes avaient prévu d'échanger des vœux plus personnels et longs devant leurs amis, au coucher du soleil sur la plage, aussi se contentèrent-ils des formules classiques pour la cérémonie à la mairie, où il n'y avait de présents que leurs trois témoins. Mais ils débordaient littéralement de joie. Enfin ils étaient unis aux yeux de la loi ! Ils donnèrent rendez-vous à leurs témoins à la plage. Sa sœur Cersei pour Jaime, Tyrion pour Bronn et son demi-frère Robb pour Jon.

Ils coururent avec Tyrion vers leur Alfa Romeo jaune sous les feux des appareils photo. Tyrion monta à l'avant, côté passager, à côté de Bronn, conducteur très régulier car Jaime avec sa main droite perdue dans un accident d'hélicoptère à la guerre ne pouvait plus conduire que certaines voitures. Jon monta à l'arrière avec le blond et la décapotable fila vers la côte là où tous leurs amis et leur famille les attendait dans un complexe de bungalows sur le lagon. Sur la route, Jon et Jaime se lancèrent dans une séance de bécotage et de caresses de plus en plus osées…

- Pourquoi c'est moi qui conduit ? Demanda Bronn, irrité de ne pas profiter lui aussi de leur nouveau statut marital.

- N'oubliez pas que je suis toujours dans la voiture, appuya Tyrion, les joues en feu.

- Tais-toi et laisse-moi profiter de lui, murmura Jaime à son autre mari en parlant du plus jeune.

Celui-ci était un désastre. La veste de son costume était ouverte, sa poitrine couverte des morsures rouges que lui avait infligées Jaime, et il haletait comme le vierge qu'il était, mais loin d'être effarouché.

- Je ne veux pas aller à la fête, déclara-t-il soudainement.

- Comment ça ? Demanda Jaime.

- Je vous veux, là, maintenant, le plus tôt possible. Allons à l'hôtel.

Ce faisant, il se jeta sur la boucle de ceinture de Jaime et dégrafa son pantalon.

- Je suis toujours dans la voiture ! S'exclama Tyrion.

- On va te laisser à la plage, tu expliqueras aux autres que nous avons eu un léger… contretemps ? Lui fit Bronn avec un grand sourire pervers.

Les trois hommes balancèrent leur avocat et petit frère devant la plage où se préparait la fête.

- Dis au personnel de lancer tout de même la fête, que les gens s'amusent ! Lui cria Jaime alors que l'Alfa Romeo redémarrait à plein gaz.

La fin de sa phrase fut étranglée dans un gémissement de plaisir : Jon venait de prendre son gland en bouche. Il goûtait enfin la peau tendre de son sexe, le goût si particulier d'un sexe d'homme dans sa bouche ! Excité comme jamais le jeune homme ne tarda pas à prendre plus profondément en bouche Jaime, qui s'accrochait à son siège les yeux à demi clos.

- Oh, Bronn… C'est encore meilleur que ce qu'on avait imaginé.

Le dit Bronn arriva à une allure exceptionnelle devant l'hôtel Hilton de la ville, et se gara avec un grand crissement de pneus.

Jaime eut bien du mal à remettre son sexe tendu dans son pantalon, et à s'extraire des bras de Jon.

Les trois hommes se dirigèrent vers l'accueil après avoir confié l'Alfa Romeo à un voiturier, et Jaime demanda la suite nuptiale. Ils furent d'abord regardés bizarrement, mais quand la carte de crédit passa, le réceptionniste changea de ton et leur remit les clefs et leur indiqua l'ascenseur avec déférence. Une fois dans celui-ci, les trois hommes se jetèrent les uns sur les autres. À vrai dire Bronn et Jaime se partageaient sans vergogne l'attention de Jon qui était rouge, les genoux tremblants et les joues en feu, avec le goût du sexe de Jaime encore dans la bouche. Quand l'ascenseur arriva au bon étage, il leur fallut toutes les peines du monde à arriver à leur porte de chambre. La suite était magnifique. Dans des tons violet et or, un lit King Size trônait au milieu, une salle de bain de toute beauté se devinait derrière une porte transparente, un jacuzzi prenait place sur la terrasse, et les baies vitrées du sol au plafond offraient une vue superbe sur la ville, la plage, et la mer.

Bronn ralentit un peu l'allure et prit le temps de servir trois coupes de champagne, alors que Jon et Jaime continuaient leur échange salivaire sur le dessus de lit et enlevant difficilement chaque pièce de vêtement qu'ils portaient.

- Tu ne nous rejoins pas ? Demanda Jaime à son amant de longue date et nouveau mari.

- Je n'ai pas vécu dans le luxe et la soie toute ma vie : laissez-moi un peu de temps pour en profiter…

Et il tendit une coupe de champagne à chacun d'eux.

Jon la but à grands traits quant à Jaime il en abreuva Jon après qu'il eut fini la sienne, en léchant le nectar qui coulait de son menton. Bronn contempla un peu la pièce, marchant lentement, et la vue qui s'étirait devant eux avec le soleil couchant. Puis il posa sa coupe sur la table, et se déshabilla intégralement.

- T'as eu sa bouche en premier, moi je prendrai son cul, déclara-t-il à Jaime.

- C'est légitime, répondit ce dernier.

Jon était tellement excité qu'il ne s'offusqua même pas d'être traité comme un morceau de viande.

- Maintenant que vous m'avez épousé vous pouvez faire de moi ce que vous voulez…

Le regard lubrique de ses deux maris le recouvrit au point qu'il rougit encore plus qu'il ne l'était. Jaime et Bronn se jetèrent sur son corps nu, se le partageant de haut en bas… Bronn lui donnait de profonds baisers tout en caressant ses fesses d'une main alors qu'un doigt inquisiteur se glissait jusqu'à sa petite rose de chair, tandis que l'autre parcourait les épaules et la nuque de Jaime. Ce dernier était occupé à rendre la monnaie de sa pièce à Jon : il léchait de tout son long le sexe du jeune homme et suçotait son gland d'où perlait déjà quelques gouttes de liquide transparent. Les gémissements de plaisir de Jon se perdaient dans la gorge de Bronn. Il n'avait jamais ressenti ça auparavant. Le plaisir qui parcourait sa verge et chaque centimètre carré de son corps sous les caresses de ses maris était une nouveauté sensuelle et sexuelle qu'il ne s'était jamais accordée dans sa vie. Son excitation et les bouches et les mains de Jaime et Bronn firent leur travail bien vite : son sexe fut bientôt agité de soubresauts et Jaime le pompa jusqu'à la moelle en tenant une de ses hanches pendant que Bronn suçait sa langue et mordillait ses lèvres tout en en pinçant ses tétons dressés. Le corps de Jon se tendit entre les bras de ses maris et il éjacula dans un cri strident. Essoufflé, rouge, tout tremblant, il se laissa câliner par le blond et le brun, qui avaient radouci leurs caresses avec lui tout en accentuant les leurs entre eux deux… Jaime laissa s'écouler doucement la semence de Jon dans la bouche de Bronn en l'embrassant.

- Il a bon goût, hein ?

- Divin, ronronna Bronn…

Le jeune homme, qui voyait encore des étoiles, piqua un fard. Il savourait les résidus de son orgasme, mais ne voulait pas être mis de côté. Il se releva à quatre pattes sur le lit et participa activement aux échanges de jeunes mariés. Il décida de goûter à la queue de Bronn. Celui-ci, à genoux, embrassait Jaime par-dessus sa tête bouclée et gémissait de plaisir.

- Tu es doué, Bébé, chuchota-t-il.

- Ce mariage est la meilleure décision de notre vie.

- Parce que quand on sera vieux et décatis, on aura encore un petit jeune à nous mettre sous la dent ?

Jon s'étouffa et se retira, à moitié mort de rire alors que Jaime faisait une tête faussement désespérée.

- Ose me dire que tu n'y as pas pensé !

- Dire que je viens de t'épouser… soupira Jaime.

- Jon, tu veux bien que Jaime te prépare pour moi ? Changea brusquement de sujet Bronn en prenant Jon dans ses bras.

Le plus jeune rougit et hocha la tête. Il n'avait pas d'appréhension particulière car il savait que ses maris allaient être les plus doux et délicats possibles avec lui, mais ça restait sa première fois !

Il s'allongea sur le ventre, soutenu par deux coussins que Bronn lui présenta. Le brun se contenta de rester le visage à quelques centimètres de lui, et de le dévisager alors que Jaime passait derrière lui, et écarta doucement une fesse blanche. C'était terriblement intime, son mari voyait chaque réaction sur son visage tandis que le blond dardait une langue pointue sur son intimité. C'était étonnamment bon de sentir cette langue brûlante et humide, et Jon poussait des petits cris de plaisir sans aucune retenue, que Bronn aspirait parfois dans un baiser, ses yeux noirs fixés dans les siens gris. Jaime aspirait, lapait, poussait la petite bouche rose et fripée de son jeune mari de sa langue jusqu'à ce que celui-ci soulève les hanches à la recherche de plus de contact, remuant son bassin par à-coups, la queue à nouveau tendue.

- Je peux m'occuper de la suite, dit Bronn en mordillant une dernière fois les lèvres pleines, rouges et luisantes de Jon.

Jaime quitta à regret le postérieur du plus jeune et se lécha les lèvres avant de s'approcher du bord du lit et d'avaler quelques lampées de champagne à même le goulot. Jon poussa une longue plainte déchirante.

- Calme-toi, petit loup, Papa Bronn va s'occuper de toi.

Il s'empara d'une bouteille de lubrifiant dans un des tiroirs de l'une des tables de chevet. Il y aperçut aussi une paire de menottes, un petit fouet, des préservatifs pour la pénétration vaginale et anale, et quelques jouets intéressants… Peut-être pour plus tard, pensa-t-il. Il se positionna derrière les fesses relevées de Jon et enduisit ses doigts de la main droite d'une bonne dose de lubrifiant bien gras. Il vient ensuite caresser sa petite fleur déjà rudement éprouvée par la langue de Jaime, et décrivit des petits cercles dessus avant de pousser délicatement son index à l'intérieur. Jon grogna. Aussitôt Bronn s'arrêta. Il était diverti par autre chose : Jaime et sa hampe brûlante étaient venus se positionner derrière lui et lui dévorait le cou et les épaules de baisers brutaux.

Jon s'habitua peu à peu à cette intrusion des plus étranges, et quand il fut prêt, il poussa timidement des hanches vers Bronn pour qu'il continue. Le brun plus âgé continua à enfoncer son doigt, puis en ajouta un deuxième. Jon s'immobilisa en grognant de nouveau et ses deux maris attendirent plus ou moins patiemment : le sexe dur de Jaime pulsait contre les fesses de Bronn, et celui-ci avait bien du mal avec la main du blond sur le sien. Si ça continuait, il allait éjaculer sur les fesses de Jon et non pas dans celles-ci, et son vœu était d'en inaugurer l'intérieur, ce qu'il dit à Jaime en chassant sa main.

- Je veux profiter de notre mari avant de profiter de toi.

- Je vais être jaloux…

- Ne t'inquiète pas, il me restera assez d'énergie pour te démonter encore après…

Il s'embrassèrent passionnément et ce fut le moment que Jon choisit pour gémir et enfoncer les deux doigts plus profondément dans son antre.

A partir de là les choses devinrent plus passionnées : Bronn fit des mouvements de ciseau pour préparer au mieux le plus jeune, Jaime changea de place et se mit à genoux devant Jon, son sexe à hauteur de sa bouche, et il s'agrippa à sa masse de cheveux bouclés en poussant sa bite dans sa bouche, que leur petit loup engloutit aussitôt avec avidité.

- Il aime vraiment la bite, ricana Bronn.

- Encore heureux, fit Jaime entre deux gémissements, contemplant le spectacle qui s'offrait à lui d'un Jon frétillant sous les doigts de son amant de longue date et désormais mari. On aurait eu l'air de quoi si après tout ce fatras judiciaire il s'était découvert hétéro ?

Jon gémit en signe de protestation.

- Il est temps de voir s'il aime la bite des deux côtés…

Bronn retira ses doigts, et badigeonna son sexe de lubrifiant avant de se positionner devant les fesses offertes de Jon. Celui-ci ressentit une poussée plus grosse que les précédentes, et il eut l'impression d'être fendu en deux, mais en même temps il appréciait cette douleur qui sourdait comme un plaisir… Le sexe de Bronn coulissa en lui lentement, et il appliqua le même rythme à ses mouvements de gorge sur celui de Jaime. Il se sentait rempli des deux côtés, prêt à exploser. Son membre tendu montrait son plaisir évident. Bronn fit des mouvements plus amples et plus profonds, et il atteignit un endroit à l'intérieur de lui qui lui propagea un grand frisson de plaisir dans tout le corps. Il geignit autour du sexe de Jaime, et des larmes apparurent au bord de ses yeux.

- Bronn a trouvé le point P, n'est-ce pas ? Lui demanda le blond en caressant sa tête.

Ledit Bronn recommença, et Jon geignit de nouveau. Les trois maris se déchaînèrent alors. Le corps de Jon était comme un lien, un tube où se rejoignaient Bronn et Jaime. Le plaisir irradiait de lui, en lui… Il pompa le sexe dans sa bouche avec avidité, s'en délectant. Ses fesses attirèrent en lui le pénis presque trop gros pour son intimité de vierge. Bronn prenait son pied en grognant et gémissant sans vergogne, tout comme Jaime. Ils se regardaient tous les deux dans les yeux, regardaient leur petit mari, Jaime regardait Jon dans les yeux… Soudain, le rythme devint plus frénétique, les coups loupaient parfois, les membres sortaient du corps pour mieux y re-rentrer brutalement. Il jouirent tous en même temps, dans une explosion de sens et de sentiments d'appartenance à une trinité, un tout qu'ils avaient choisi. Les longs traits de semence de Jon ornèrent le couvre-lit, sa bouche fut emplie d'un liquide blanc et salé, son trou du cul aussi. Les deux plus vieux se dégagèrent et les trois hommes s'effondrèrent pêle-mêle sur le lit, profondément épuisés mais heureux.

- Je vous aime… murmura Jon.

- On t'aime aussi, Bébé, lui répondit Bronn avec un baiser sur le bout du nez.

- Je vous adore, soupira Jaime, un grand sourire plaqué sur les lèvres.

Ils s'endormirent dans les bras les uns des autres, un drap pudiquement remonté sur leurs corps virils…


Jon s'éveilla dans la nuit, seul dans le lit encore tiède. Il entendit des chuchotements et des murmures venir d'un côté éloigné de la chambre. Il ouvrit les yeux et découvrit les silhouettes de ses maris, plaqués contre la paroi en verre qui dévoilait la ville.

- Tu es sûr de vouloir faire ça ?

- Oui, il faut que j'associe la hauteur avec quelque chose de positif.

- Mais tu as le vertige sur une simple chaise depuis ton accident… Je sens bien que tu trembles de tous tes membres…

- Prends-moi, je te dis !

Bronn soupira et retourna Jaime contre la vitre. Celui-ci posa ses deux avant bras contre la paroi transparente, mais il tremblait tellement que le brun n'était pas sûr que ses jambes supportent son poids.

Jon s'était rapproché silencieusement, et il se mit à quatre pattes, le temps de faire le trajet jusqu'aux pieds de Jaime. Il vit dans la pénombre que ses yeux étaient baignés de larmes.

- Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Demanda le blond.

- J'ai une vague idée de ce que tu cherche à faire. Je trouve que c'est violent, mais si je peux aider…

Et délicatement, il se mit à lécher le sexe encore au repos de Jaime.

Bronn lui sourit dans la nuit toute relative de la ville, et il s'enduisit la main et le sexe de lubrifiant.

Ils travaillèrent tous deux Jaime de concert, tant et si bien que celui-ci cessa de trembler de terreur, et se mit à gémir de plaisir. Ils le prirent tous les deux, l'un en bouche, l'autre avec son sexe dressé, et le blond arriva à contempler le vide en plein pendant son orgasme. Une fois celui-ci passé, et Jon se léchant les lèvres, il laissa sa main gauche, son unique main, glisser lentement contre la vitre…

Il se retourna vers Bronn et lui sourit avec un peu de honte et de fierté mélangées.

- Ça vous dit un jacuzzi aux fraises et au champagne ?

Ses deux maris acquiescèrent. Jaime était trop fier pour dire merci tout de suite, mais il leur avait demandé beaucoup, et ils l'avaient suivi comme il se devait dans un trouple soudé.

Ils se rendirent tous les trois dans l'eau chaude et bouillonnante, frissonnants sous la fraîcheur du vent qui leur caressait la peau, avec le seau de champagne et un gigantesque bol de fraise.

La séance détente dégénéra, et ce fut au tour de Jaime de prendre Jon par derrière, dans l'eau tiède, pendant que le plus jeune masturbait Bronn avec entrain. Puis ils allèrent de nouveau dormir, se réveillèrent et commandèrent à manger, et ce fut Jon qui découvrit les plaisirs de la pénétration anale avec Jaime.

Le lendemain matin, il ne restait plus en Jon une once de virginité.


Ils se retrouvèrent un peu après le lever du soleil sur la plage déserte car tout le monde dormait, anesthésié d'alcool, où avait eu lieu leur fête de mariage sans eux, sous l'arche spécialement dressée pour la cérémonie d'échange des vœux. Jon sortit sa bague de pureté de sa poche, et la montra aux deux hommes de sa vie.

- Je pense que je n'ai plus besoin de ça, maintenant ? Demanda-t-il avec un sourire coquin.

Les deux hommes lui répondirent chacun par un baiser sur une de ses paupières, et Jon sut ce qu'il devait en faire : il se tourna vers l'Océan Pacifique et la lança de toutes ses forces dans l'eau, le plus loin possible.

Maintenant, ils pouvaient rentrer chez eux et commencer leur vie à trois.