Bonjour.
Dernier chapitre avant de nous quitter (pour le moment ?).
Bonne lecture à vous !
Epilogue
Une fois la mission achevée, il ne retourna pas dans la maison en ruine. Il laissa tout sur place, rentrant à Marineford avec seulement les affaires qui se trouvaient dans son sac. Des chuchotements se firent entendre dès son arrivée. Il garda tout le long du trajet jusqu'à ses appartements un visage fermé et, même à l'intérieur, il ne versa aucune larme.
Il se trouvait devant deux tombes. Contrairement à certaines histoires, la pluie ne tombait pas. Le ciel était même étonnamment bleu en ce début d'automne, semblant le narguer.
Elles venaient tout juste d'être mises sous terre.
En voyant ces tombes, il comprit finalement les dernières paroles de la jeune femme. Elle ne lui demandait pas de prendre son temps pour rentrer... mais de prendre son temps pour la retrouver.
Il leva les yeux, scrutant ce ciel qui semblait toujours le narguer et se remémorant le résumé du rapport fait par un soldat.
« Les lieux étaient en feu lorsque nous sommes arrivés. Nous avons pu le contenir et l'éteindre mais il ne reste presque plus rien. Par chance, l'habitation étant à l'écart, il n'y a eu aucun dégât chez les voisins... Les corps du pirate et de ses hommes ont quasiment entièrement brûlé dans l'incendie... Seuls sont restés intacts le corps d'un fœtus... et la moitié d'une femme. »
Il posa une photo sur le bureau, devant l'homme qui ne broncha pas.
« D'après nos analyses, la femme a...
-Elle a un nom.
-P... Pardon. Hum... La contre-amirale Army... a certainement utilisé une barrière de Haki pour les protéger du feu, ce qui explique pourquoi seules elles étaient reconnaissables. Elle n'a malheureusement, semble-t-il, pas eu assez de force pour en ériger une assez grande pour elles-deux et a donc privilégié la protection de l'enfant... Cependant... malgré cela... aucune d'elles n'a pu être sauvées. Le bébé n'était pas arrivé à terme lorsque les pirates l'ont... extrait de sa mère... Et cette dernière est morte d'une hémorragie, ayant certainement dû souffrir de ses brûlures avant. Le temps que les renforts arrivent et éteignent le feu, elle s'était déjà vidée de son sang. »
Sakazuki regarda la photo. Un détail attira alors son attention.
« Cette rose... Où se trouve-t-elle ?
-Eh bien... Si personne n'y a touché... elle doit encore être sur place. »
Il se souvint ensuite être sorti en trombe de son bureau, bousculant au passage le soldat ainsi que d'autres dans la base. Il ne se rappelait plus du trajet. Tout ce qu'il voyait lorsqu'il fermait les yeux était la scène qui s'était présentée devant lui alors qu'il arrivait à l'endroit où se trouvait jadis la maison.
Des ruines et des cendres. C'était tout ce qu'il restait de la maisonnette près de la mer. Ses pas le guidèrent jusque dans ce qui était autrefois le salon. Il fit un tour sur lui-même, souleva quelques débris avant d'arrêter son regard sur un éclat rosé. Il se pencha alors, ramassa délicatement la rose qui avait perdu de ses couleurs, passant d'un rouge certainement somptueux à un rose terne. Il garda toutefois la rose contre lui, certain que, malgré ce changement de couleur, la rose ne fanerait pas. Alors, seulement à ce moment-là, il autorisa finalement quelques larmes à franchir la barrière de ses yeux.
Il était ensuite resté plusieurs heures au milieu des décombres avant de retourner à la base, conforté dans son idée que seule la Justice Absolue pouvait faire un jour régner la paix. Telle était sa mission. Nettoyer ce monde de la vermine.
En commençant par ce traitre de Dragon.
« Il... Pendant que sa sœur se vidait de son sang... Il était en train de lancer une révolte ?!
-C'est exact. Il a créé un groupe de criminels se faisant appeler les Révolutionnaires. Cela explique ses disparitions, ses nombreux voyages à travers les différentes mers... ainsi que ses nombreux aller-retours à Marijoa avec sa sœur.
-Avec... Army ? »
Hochement de tête de la part de l'homme du Gouvernement.
« Nous avons mené notre enquête. Il s'avère que Dragon utilisait sa sœur comme base de données. Il la forçait à enregistrer les données du Gouvernement en remontant jusqu'à au moins quarante ans en arrière. C'est triste à dire, mais au moins, il vaut mieux qu'elle soit morte plutôt qu'utilisée par ces criminels. Dragon s'est enfui peu de temps après sa révolte. Il est allé sur une ile non loin de sa position et y a déclenché un coup d'état, puis il a profité de la pagaille pour disparaitre. Je suis navré que vous ayez à subir une telle trahison alors que vous devez déjà faire votre deuil.
-... Ce n'est rien. C'est moi qui m'excuse de ne pas avoir remarqué que la vermine avait déjà infesté nos murs. »
Il déposa un bouquet devant les tombes avant de partir, un objectif précis en tête.
Continuer la mission. La rejoindre seulement après.
« Sakazuki. Vous êtes promu au rang d'amiral. Par la même occasion, vous recevez de la part du Conseil le surnom de Chien...
-Rouge. »
Des murmures se firent entendre puis de brefs hochements de tête se firent. Sakazuki, loin d'être intimidé malgré sa prise de parole, resta de marbre.
« Vous serez donc l'amiral Akainu. Félicitations. »
Akainu : 33 ans
Un homme, vêtu de rouge, pestait.
Son incapable collègue était encore parti sans prévenir.
Les années avaient passé. L'amertume et la colère ainsi que leurs dérivés étaient les seuls sentiments qu'il connaissait ces dernières années. Seul Borsalino supportait ce que son vieil ami était devenu. Les autres avaient simplement fermé les yeux sur ses agissements ou s'y étaient opposés sans grande conviction. Seul Kuzan s'était mis en travers de son chemin, clamant haut et fort des valeurs tout à fait contraires aux siennes.
« Ce que tu es devenu est ridicule, Sakazuki ! Ouvre les yeux ! Ça ne la ramènera pas que tu deviennes aussi sans cœur !
-C'est plutôt moi qui devrais te reprocher quelque chose. Tu es trop tendre, Kuzan. Je t'ai vu lorsque tu parlais avec Sauro. Et je t'ai vu lorsque tu as laissé partir la gamine. Je n'ai rien dit par respect pour notre ancienne amitié mais j'en ai plus qu'assez ! Regarde où tes décisions nous ont conduit ! Une enfant capable de lire les ponéglyphes, rien que ça ! »
Une rivalité était née. Rivalité qui s'était peu à peu transformée pour devenir une haine réciproque car, plus le temps passait, plus leurs idéaux s'éloignaient, les poussant à s'affronter à chaque fois un peu plus brutalement. Beaucoup pensait qu'un jour, l'un des deux mourrait d'un de leurs affrontements... si ce n'est les deux. La question était de savoir combien de temps cela prendrait.
L'amiral décida de laisser tomber ses recherches. Le vélo de son collègue ne se trouvait de toute façon plus à sa place habituelle. Nul doute qu'il était parti loin, et depuis longtemps.
Il retourna donc vers son bureau mais des murmures l'arrêta dans sa lancée.
Ces murmures provenaient du bureau de l'actuel amiral en chef, Sengoku. Bien que ce dernier tentait d'être discret, son interlocuteur, qui n'était autre que Garp, n'avait visiblement pas jugé bon d'en faire de même. Il put donc apprendre, sans le vouloir, que Garp était grand-père.
Dragon était donc devenu père… Il avait pu devenir père… il avait eu une descendance alors que lui…
La rage déforma ses traits alors que ses poings prenaient la couleur rouge caractéristique du magma. Sans en entendre davantage, il traversa rapidement le couloir, laissant sur son passage un sillon brûlé sur le sol.
Un enfant… l'enfant d'un tel criminel…
Il n'eut plus qu'une idée en tête : il allait éliminer la vermine… et en tête de liste, Dragon et cet enfant du Diable.
Akainu : 38 ans
Fin
Ceci conclut donc la première fanfiction publiée ici. On est loin du happy end mais j'espère que ça vous a plu.
Certaines questions restent encore en suspens mais ce qui reste dans le flou sera (peut-être ?) gardée pour une autre histoire. En attendant, on s'arrête là-dessus et je vous souhaite une bonne continuation dans vos lectures !
