Avertissement : Rien de cette histoire ne m'appartient , tous les personnages, les lieux, le début d'intrigue, sont les fruits de l'imagination de J.K Rowling.
Ma fanfiction se place hypothétiquement juste avant la mort de Dumbledore. Severus Snape vient d'avoir la discussion avec le directeur, il suppliera Harry dans le futur de visionner ses souvenirs dans la pensine juste avant sa mort.
Severus Snape sort de son entretien avec Dumbledore. Celui-ci lui a fait part de ses projets funeste pour le plus jeune. Severus ne veut pas affronter une mort certaine du garçon, il va donc changer les plans de Dumbledore en s'imposant dans la vie de harry potter.
A fleur de toi
_.
Première Partie :
Severus quitta d'un pas rapide le bureau du directeur. Il fallait qu'il trouve un moyen de retirer l'horcruxe de Potter, il fallait qu'il empêche la mort du fils de Lily, qu'il empêche Dumbledore de pousser Harry au suicide. Connaissant le vieux fou, tout était possible.
Il descendit les escaliers du bureau deux par deux, perdus dans ses pensées, les yeux rivés sur ses chaussures, quand il heurta un corps posté en bas des escaliers tombant lâchement au-dessus de l'étranger.
- Potter ! Auriez-vous l'obligeance de regarder où vous poser les pieds ?! Cela est-il trop compliqué d'utiliser votre cervelle ou votre sport favori vous aurez rendus imbéciles ! Siffla-t-il
Snape encra ses prunelles sur le visage du plus jeune, ses neurones s'affolaient à deux cents à l'heure pour trouver une solution. Il ne se rendit pas compte qu'il s'était assis sur lui.
- Et vous professeur, auriez-vous l'obligeance de vous lever ? Non pas que cela me dérange mais si vous restez encore longtemps sur mes genoux je vais finir par être en retard !
Severus ne se rendit pas compte que cela faisait deux bonnes minutes qu'il fixait le jeune homme sous lui toujours à la recherche d'une solution. Se relevant, il défit les plis de sa robe. Tout en vociférant des « petit insolent » Quand une idée lui vain. Harry était déjà à la porte du bureau.
- Monsieur Potter, pas si vite ! Interpella-t-il le garçon avant qu'il ne toque.
Le jeune se figea pivotant de trois quarts sur ses pieds au timbre glacial de son professeur.
- J'ai pour souvenir que vos dernières notes étaient d'une médiocrité sans précédent. Il serait dommage que notre célébrité ne loupe ses examens, je vous donne donc rendez-vous à 20h ce soir, si les résultats ne sont pas présents, alors notre rendez-vous sera reconduit une semaine durant. Nous tâcherons de relever votre niveau. Dit-il les sourcils froncés en prévision de potentielles protestations de son élève.
- Mais professeur ! Nous sommes en pleine saison de qualification avec l'équipe, je dois m'entraîner tous les soir ! Supplia Harry dans l'incompréhension totale.
- Je ne veux pas savoir, vous aurez tout le loisir de vous entraîner en dehors de nos leçons ! Je vous attends ce soir 20h !
Sa voix claqua alors qu'il s'enfonçait déjà dans le couloir.
Harry soupira, il ne pourra pas y échapper, décidément tout était contre lui en ce moment, il allait sûrement devoir céder sa place à Ron pour les qualifications. Jetant une dernière œillade en direction du potionniste, soupira, puis toqua a la porte de Dumbledore qui s'ouvrit sur un joyeux « entre donc mon garçon ! »
Severus arriva dans sa salle de classe, maintenant qu'il avait pris en otage Potter pour une semaine il lui fallait trouver un plan d'attaque. Impossible qu'il ne laisse le gamin se faire entuber par Dumbledore ! Le vieux avait sûrement laissé la démence l'envahir pour lui tenir de tel propos , sacrifier un gosse ne résoudra rien ! Gronda-t- il intérieurement.
Il lui fallait tout d'abord faire comprendre à Potter qu'il n'était pas son ennemi. Cela n'allait pas être une mince à faire, apars noyé le gamin dans ses souvenirs il ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Lui qui détestait que l'on viol sa mémoire. Les démonstrations sentimentales n'étaient pas non plus son point fort. Il devait d'abord se concentrer sur sa journée de travail, peut être qu'une idée illuminera ses pensées.
Severus passa l'après midi entre cours et corrections d'examens blancs. Le temps fusait à toute vitesse, il n'eut cependant pas même le temps d'aller dans la grande salle pour manger que 20h s'annonçait déjà. Quand on toqua à sa porte il venait tout juste de relever le nez d'une copie lamentable d'une deuxième année. « la mandragore est un animal de compagnie qui sert à la recherche d'ingrédients rare dans la forêt interdite. », cet étudiant avait cependant pas mal d'imagination lui accorda-t-il intérieurement.
« Entrez ! .
Potter pénétra dans la salle de classe résigner à préparer des potions et récurer les chaudrons. Quelle surprise se fut quand il ne vue aucuns ustensiles de potions poser sur les plans de travails.
- Allons bon ne restez pas planté là monsieur Potter, il attira l'une des chaises en face de son bureau d'un informuler , installez-vous je vous prie.
Il se mordit les lèvres pour ne pas envoyer un pique à son élève, il est vrai qu'il aimait bien voir le plus jeune protester, une douce vengeance après les moqueries que son père lui projetait au visage.
Il n'avait pas fait venir le gamin pour se venger ! Il s'agissait de le protéger voir peut-être même de l'éloigner d'Albus.
Voyant que le gamin ne bougeait pas et qu'il le fixait sans vraiment en connaître les raisons, il finit tout de même par lui lâcher un
- Allons, allons, Potter, je ne vais tout de même pas vous apprendre à marcher et à vous asseoir, même un enfant de trois ans a déjà connaissance de cela.
Sur ces mots doux Harry soupira de soulagement, son professeur lui avait un instant fait peur, aucunes remarques sarcastiques venant du potionniste était étrangement effrayant.
Il s'assit en face du potionniste, reposant son regard directement dans les prunelles de son vis-à-vis. Il vit Snape le fixer avec une telle intensité qu'il baissa les yeux d'intimidation, son regard glissa sur les doigts de son professeur qu'il passait lascivement sur ses lèvres. Harry déglutit difficilement, il n'aurait pas pensé que son professeur pouvait être aussi intense. Ce regard ne lui était pourtant pas inconnu, Il se souvint du même regard posé sur lui, il était en première année et venait d'arriver à Poudlard, ce regard le terrifiait à l'époque. Aujourd'hui il avait plutôt l'impression de se noyer dans les prunelles du professeur, ses joues en Rosie.
Severus quant à lui, se donnait du courage, il fallait mettre le jeune homme en confiance ! Comment met-on quelqu'un en confiance déjà ? Un compliment oui c'est ça ! Et ensuite ? Un encouragement ! Et il abordera ensuite le sujet Dumbledore, voilà !
Il se reconnecta à la réalité quand il vit son élève les joues empourprées, les yeux rivés sur ses lèvres. il se racla la gorge de gène.
- Qu'y a-t-il Potter ? J'ai quelque chose sur le visage peut-être ? Demanda le plus vieux en passant ses doigts sur ses lèvres.
Harry papillona quelques secondes des cils, par merlin il bavais littéralement sur les lèvres de sont professeurs, il ne fallait pas que cette pensée quitte les cachots ! Il reprit contenance,
- Non, non professeur. Dit-il secouant sa tête.
Severus monta l'un de ses sourcils, puis repris la parole, cette intervention l'avait aidé à aborder le gamin.
- Bien. Monsieur Potter, je vais être directe, Severus s'éclaircit la voix, nous ne nous entendons pas très bien vous et moi. Je vais m'efforcer de ne pas être sarcastique alors faites de même je vous prie, pas de dérapage sentimental. Compris ?
Harry acquiesça, pour que Snape lui parle ainsi le sujet devait être sérieux.
- Tout d'abord, soyez franc, que vous voulait le directeur ce matin ?
Hésitant, Harry répondit
- Nous avons parlé de mon retour chez les Dursley pour les vacances. Dit-il détournant le regard.
- Rien que cela ? Répondit du tac au tac Severus fronçant les sourcils.
- Non, nous avons parlé de ma rupture avec Ginny aussi et de la mort de Sirius.
Severus haussa un sourcil, repassant un doigt sur ses lèvres. Pourquoi Albus abordait des sujets aussi futiles ? Il tilta cependant aux mots ''rupture'' et ''mort''. Il retraça vaguement les courbes du corps devant lui. Des cernes bleutés, un corps presque trop fin, des yeux rouges. Ce vieux fou avait donc réussi à faire entrer le gamin dans un cercle vicieux d'auto-destruction. Il fallait qu'il y aille en douceur.
Avant que Severus n'ouvre la bouche Harry reprit :
- Je sais que vous me trouvez pathétique, ne vous inquiétez pas, je ne m'étalerais pas sur le sujet. De toute manière, le directeur m'a bien fait comprendre que mes problèmes seraient résolus quand j'aurai achevé vous-savez-qui, tout redeviendrait normal après la guerre. Tout le monde doit être à cran. Je dois me concentrer sur ma mission, beaucoup attendent de moi.
Dit Harry les yeux rivés sur les copies corrigées disséminées sur le bureau du professeur.
Severus écarquilla les yeux. Irrité du comportement d'Albus envers le cadet, il cracha sans crier Gard :
- Quel vieil épouvantard ! Montant ses yeux vers le ciel. Il reposa ses pupilles sur les émeraudes du survivant. Potter, soupira-t-il, comment voyez-vous la guerre ?
Harry tritura ses doigts, puis releva des yeux un peu perdus vers le serpentard.
- Je ne sais pas monsieur. J'ai l'impression qu'on attend seulement que je lève ma baguette et que je tue vous-savez-qui. Mise à part cela, j'ignore ce qui se passera ensuite. Et je n'ai pas franchement envie d'y penser. Souvent je fais des cauchemars dans lesquels je deviens vous-savez-qui. Je tue des innocents et … La voix d'Harry partie en trémolo. Il se passa une main nerveuse dans ses cheveux détournant le regard. …Je suis désolé, vous m'aviez dit pas d'étalage de sentiments.
Dans la tête de Severus tout bouillonnais de rage, quelle question avait-il posé aussi ! Le gamin est perdu, Albus l'a démoli, rabaisser a l'état de gamin apeuré par tout ! Le potionniste s'empêcha de faire valser tout ce qui se trouvait sous sa main. Il ne voulait pas faire fuir le gamin. Il mordait l'extrémité de son pouce fermant un instant les yeux, faisant redescendre l'énervement.
- Potter… sa voix se fit plus basse, vous n'êtes pas obligé de tuer Voldemort si vous ne le voulez pas. Rien n'y personne ne vous y force.
Il se pencha vers le plus jeune, les yeux dans ses chaussures, lui releva la tête passant sa main sous son menton, glissa les yeux émeraudes dans les siens.
- Ne laissez personne vous faire du mal, Harry s'il vous plaît.
Harry essayait tant bien que mal de retenir ses larmes. La conversation était vraiment difficile pour lui.
Voyant son élève proche de l'explosion, il fit courir brièvement ses doigts sur les joues du plus jeune avant de replacer ses mains dans sa cape croisant les bras. Il décida que changer de sujet serait peut-être la meilleure chose à faire en l'état actuel. Il ne voulait pas avoir a ramasser le gamin a la petite cuillère.
- Vous avez mangé, monsieur Potter ?
Harry se reprit un peu, la main fraîche sur la joue était un contact qu'il attendait depuis si longtemps.
- Non monsieur, j'évite d'aller dans la salle commune en ce moment … Vous savez je ne suis pas vraiment en bons termes avec mes camarades … dit-il honteux.
Severus grimaça, il s'en doutait après tout. Il claqua des doigts pour appeler un elf de maison. Il prendrait plus de temps pour se renseigner sur les horcrux plus tard, la priorité est ailleurs.
- Cela tombe bien monsieur Potter ! Je n'ai pas dîner non plus et je meurs de faim. Il me semble qu'il y avait de la tourte aux bœufs et aux rognons ce soir j'espère que vous aimez.
Sur ses mots, dans un pouf deux assiettes, deux tasses de thé avec un supplément jus de citrouille pour Harry apparues sur la table devant eux.
Harry eut un petit sourire, la soirée n'était pas si mal finalement. Le repas se passa dans une ambiance détendue. Il se fit la réflexion qu'il ne connaissait finalement pas son professeur. Il l'avait jugé peut-être trop vite. Parler avec Snape était plus agréable quand chacun y mettait du sien. L'homme ne parlait jamais de lui, mais il était facile de passer d'un sujet à l'autre. Il laissait Harry s'exprimer, même maladroitement sans le reprendre. Une facette de l'homme très différente du sombre et indéchiffrable maître des potions.
Snape prit une gorgée du liquide chaud, savourant la sensation d'une chaleur qui descendait jusqu'à son estomac. Il faisait froid, nous étions bientôt en vacances d'hiver et la glace avait déjà recouvert une partie du paysage.
Il examina un peu plus son vis-à-vis, Harry semblait s'être détendue en sa compagnie. Cette pensée lui arracha un petit sourire. Il vit l'élève face à lui écarquiller les yeux. Il grogna et reprit son masque d'impassibilité, il avait baissé sa garde bon sang !
- Vous êtes le bienvenu quand vous en avez besoin. Je vous écouterai sans jugement. Mais ne dépassez pas ma limite Potter.
Harry sourit, décidément c'était une soirée étrange mais agréable.
- Je vous remercie professeur.
Severus glissa sa main sur le rebord de sa tasse.
- En privé, vous pouvez m'appeler par mon prénom. Dit-il gêné, il n'avait pas l'habitude de tant de familiarité.
Sa phrase eut pour conséquence d'élargir encore un peu plus le sourire du plus jeune.
- Je vous remercie Severus.
Le potionniste releva soudainement les yeux, les deux hommes plongés dans le regard l'un de l'autre. Sans une parole de plus, ils n'avaient pas besoin de parler. Cela était apprécié par le plus vieux. Depuis combien de temps s'était-il interdit d'apprécier la compagnie de quelqu'un ?
Il clôt ses yeux lourds pour un instant, sa fatigue était grandissante.
- Il se fait tard Potter… murmura Severus.
Harry paniqua quelques instants, il ne voulait pas quitter le potionniste. Pas maintenant qu'il se sentait bien.
- Je … heu… je… demain ? Balbutia-t-il.
Snape ouvrit ses yeux restés clos, pour les poser sur le plus jeune, il s'appliqua à parler de manière rassurante :
- Rappelez-vous Potter, demain, après-demain, quand vous en ressentirez le besoin, ma porte vous est ouverte. Il se leva et se rapprocha de la porte, maintenant Potter je ne voudrais pas vous forcer, mais je suis vraiment fatigué. Vu l'heure, voulez-vous que je vous raccompagne ?
Harry traversa la distance qui les séparait il mourrait d'envie de ressentir ne serait-ce qu'une caresse sur ses joues,
- Je vous remercie Severus, mais je crois que j'ai besoin d'être seul...
Severus soupira.
- Ne vous flagellez pas Harry… dit-il avec lassitude. Je vous promets qu'il n'est pas bon de passer sa vie à repenser à tous ceux qu'on a perdus, on oublie vite que sous nos yeux il y a peut-être une solution pour briser la solitude. Son regard s'était adouci en disant cela. Bonne nuit monsieur Potter.
Harry regarda son professeur refermer la porte.
- Bonne nuit professeur… murmura-t-il. »
Harry glissa le long d'un mur, il se sentit glacé une fois passé les cachots. Il se sentait bien avec Severus. L'homme l'avait écouté sans juger toute la soirée. Même pendant les moments sans paroles, il avait surpris le regard de son professeur intensément posé sur lui.
Peut-être qu'il s'était trompé d'allié …
Pour éclaircir cette nuit qui allait être longue, il partit se balader aux claires de lune.
