Avertissement : Rien de cette histoire ne m'appartient , tous les personnages, les lieux, le début d'intrigue, sont les fruits de l'imagination de J.K Rowling.

Ma fanfiction se place hypothétiquement juste avant la mort de Dumbledore. Severus Snape vient d'avoir la discussion avec le directeur, il suppliera Harry dans le future de visionner ses souvenirs dans la pensine juste avant sa mort.

Severus Snape sort de son entretien avec Dumbledore. Celui-ci lui a fait part de ses projets funeste pour le plus jeune. Severus ne veux pas affronter une mort certaine du garçon, il va donc changer les plans de Dumbledore en s'imposant dans la vie de harry potter.

Petit update lundi est férié après tout!

A fleur de toi

Les couloirs auparavant bondés se vidaient peu à peu, chacun entrait dans sa salle de classe. Les étudiants installaient déjà leur matériel de potion sur les différents plans de travail. Il ne manquait que le professeur.

Severus aimait se faire attendre, les élèves commençaient toujours à produire une douce cacophonie. Ce tapage sonore, il se délectait de l'anéantir en terrifiant ses élèves. Première étape, arriver en ouvrant brutalement la porte, généralement tous arrêtent de parler instantanément. Les regards complices eux continues, rien de mieux qu'une interrogation orale sur un élève aléatoirement. Severus compta mentalement ses pas, s'arrêta au chiffre dix, une tête rousse présente sous ses yeux noirs sa première proie de la journée était Ron.

- Monsieur, Weasley! Severus se positionna bien en face de sa victime journalière. Vue que vous vous permettez de continuer vos bavardages, je suppose que vous connaissez par cœur les ingrédients prévu pour le philtre de confusion que nous devions préparer aujourd'hui.

Ron blêmit, appelant au secoure Hermione du regard, celle-ci l'ignora. Lourdement le potionniste abattit sa main sur son plan de travail, il sursauta.

- C'est.., euh, des plantes? Dit-il finissant sa phrase dans un couinement. Snape venait de le fusiller du regard. Un lourd soupir se fit entendre par sa voisine, Hermione avait le bras tendu depuis cinq bonne minutes.

- Si vous preniez la peine de venir en cours mentalement, monsieur Weasley , vous auriez déjà commencé par sortir votre livre de potions, et non celui de défense contre les forces du mal. Severus se releva, Qui dans cette classe est capable de me donner les ingrédients?

Snape fit volte-face, il prit dans ses griffes le premier élève lui tombant sous les yeux. L'heureux élu se nomme à présent Potter. Il releva son sourcils, pas de quartier après tout.

- Monsieur Potter, une suggestion peut être?

Harry fixa instantanément ses yeux dans ceux du professeur. Les yeux du potionniste se rétrécirent en retour. Après quelques secondes de duel visuel, il finit par répondre:

- Cranson officinal, livèche, achillée sternutatoire, monsieur.

Severus, satisfait retourna à son bureau,

- Je vois qu'il aura fallu trois ans de plus pour commencer à apprendre une potion de troisième année Potter. Crachat-il. Bien, maintenant que les présentations sont faites, je veux un philtre de confusion à la fin du cours sur mon bureau.

Il se retourna, heureux d'entendre les élèves protester. Puis s'assit à son bureau, guettant d'un œil noire les élèves avant de continuer la correction des devoirs de l'heure précédente.

La matinée se passa dans le doux bruit d'ébullition des chaudrons, aucune catastrophe n'était alors à déplorer. Midi arriva et les philtres se présentèrent un à un sur son bureau.

Severus prit le temps d'étiqueter et noter chaque potion, puis d'un mouvement de cape il monta dans la salle commune pour se restaurer. Il fallait qu'il parle avec certains de ses collègues concernant des changements d'horaires de toute manière.

Traversant la grande salle, il posa sa rétine sur Albus. Avant de s'installer à sa place, il fit un détour devant l'assiette du directeur.

« Bonjour albus, j'ai la nécessité d'un entretien dans les plus courts délais, si possible cet après-midi. Cela concerne Potter. Dit-il faussement hautain.

- Bonjour Severus, oui bien-sûr, je vous attends dans mon bureau en fin d'après-midi, j'espère que vous avez eu le temps de réfléchir à notre entretien. Dit-il sur un ton plus sérieux.

- Bien-sûr, je ne vous demanderai pas audience autrement.

Sur ses mots il partit sans attendre de réponse s'asseoir à sa place. Il balaya la salle des yeux un moment, repérant ses deux protégés malfoy et Potter. Il trouva malfoy accompagné de ses gorilles tranquillement en train de rire des serdaigle, tandis que Potter le nez dans son assiette discutait avec Luna lovegood. Tout avait l'air d'aller pour le mieux, il reprit le cours des discussions avec ses collègues.

Il quitta la salle avant que la pause du déjeuner ne soit terminée , tenir le crachoir à Mcgonagall n'était décidément pas donné à tout le monde. Il imposa avec plaisir un devoir surveillé à une classe de quatrième année, il allait avoir le temps de faire ses recherches pendant ce temps et ainsi obtenir des réponses auprès d'albus le soir venu.

Durant le devoir, il fit plusieurs aller retour dans sa bibliothèque personnelle, quand il n'eut pas trouver le livre recherché il invoqua son patronus et partit dans la salle sur demande .

Sur le chemin, il slaloma entre plusieurs élèves, notamment Harry avait élu domicile par terre au détour d'un couloir, la tête dans ses genoux, un livre grand ouvert devant lui. Il s'arrêta derrière lui le regardant de haut. Tous les élèves aux alentours s'enfuirent précipitamment.

- Monsieur Potter. la voix glaciale donnait le ton.

Harry sursauta, il posa néanmoins ses pupilles sur le potionniste, une lueur mi- amusé mi- agacé dans le regard. Puis il se leva prenant place devant le professeur.

- Oui professeur? Dit-il sur de lui.

- Je vous attends un peu avant 16h dans mon laboratoire, nous irons ensemble voir Dumbledore à 17h tapante. Pas de retard possible. Compris?

Harry se crispa un peu à l'idée d'aller voir Dumbledore.

- Oui, professeur. Dit-il baissant les yeux dans ses chaussettes.

Severus, replia ses bras dans sa cape, tapota son bras de ses doigts. Il jeta un regard à côté, devant, derrière. Leva la main, puis la mis sur l'épaule d'Harry, plongea ses yeux dans ceux de l'étudiant, avec hésitation il frôla du bout du pouce la joue du plus jeune. Il se retourna et partit dans une envolée de cape laissant Harry derrière lui.

La fin d'après-midi montra le bout du nez, severus attendait Harry pour aller voir Dumbledore. Pour s'occuper l'esprit il s'était plongée dans la préparation de potions tue loup, et des potions de guérison plus puissantes que celle qu'achète pom-pom.

Quand Harry mit le pied dans les cachots, se ne fut pas tout seul, Ron lui emboîtant le pas. Hors de question qu'il se tape les histoires d'adolescents. Il reste donc bien camouflé dans son laboratoire le temps que les comptes soient réglés.

Harry excédé tentait de semer Ron depuis dix bonne minutes.

« Arrête Ron , je t'en supplie! Je t'ai répéter une centaines de fois qu'Hermione m'as écartée de sa vie aussi, j'en ai marre de te rendre des comptes sur tous mes fait et gestes!

- Sérieusement Harry, tu as vraiment cru que je n'avais pas vue ton manège? Tu t'absente de plus en plus au quidditch! Tu ne dors presque plus dans le dortoir! Et pour couronner le tout, tu ne mange quasiment plus dans la grande salle! Et comme par hasard Hermione fait pareille! Tu crois vraiment que je n'ai pas remarqué? Tu lui tournes autour Harry! Mais moi je l'aime et ce n'est pas ton cas! C'est à cause de toi si elle ne me parle plus!

Tout en hurlant, Ron poussa Harry contre le mur, avec son coude il bloqua la respiration du survivant.

- Ron …. Arrête …. Il n'y a rien entre elle et moi…. Tanta d'expliquer Harry, Ron était fou de rage et appuya encore plus fort, Harry essayait de le repousser sans y parvenir, l'air lui manquait.

Ce fut le moment que choisit severus pour intervenir,

- Expulso,

Ron fut repoussé suffisamment loin de Harry laissant le temps à Snape de se glisser entre les deux jeunes hommes. Il avisa l'état d'Harry avant de pivoter vers Ron qui avait viré au blanc. Il souleva violemment Ron par le col, ses pieds à quelques centimètres du sol .

- Êtes vous seulement conscient d'être en train d'essayer de tuer votre camarade. Vous débarrasser de lui n'améliorera certainement pas votre quotient intellectuel! j'attends de vous des explications, dit-il d'un ton menaçants avant de le jeter au sol, voyant qu'il ne lui répondrait pas. Ne croyez pas vous en sortir à si bon compte, monsieur Weasley. J'informerai votre chef de maison, mcgonagall sera plus que ravie de vous envoyer récurer les toilettes avec rusard.

Ron venait de tilter qu'ils étaient rentrés dans le laboratoire de potions, une grimace de peur sur le visage à l'idée de se faire punir par son professeur, il déguerpit en courant sans demander son reste.

Harry s'était assis par terre le temps de reprendre son souffle. Snape posa un genou a terre a côté de lui.

- Tout va bien Potter?

Le survivant fit un petit sourire qui fanas bien vite,

- Vous savez, l'amour ne rend pas seulement aveugle, je crois bien qu'il rend fou aussi. Ricanna-t-il.

Il tandis sa main pour que snape l'aide à se relever, ce qu'il fit aussitôt. Les yeux du professeur brillaient dangereusement, il avait bien compris que severus n'aimait pas les démonstration de testostérone.

- Avons-nous le temps pour une tasse de thé? Demanda-t-il au professeur,je meurs d'envie d'un peu de silence.

Severus claqua des doigts faisant apparaître deux tasses de thé. Ils s'assit dans le silence, l'un en face de l'autre. Il connectèrent leurs yeux automatiquement, nul ne ressentait le besoin de parler.

L'heure d'aller dans le bureau du directeur sonna, Ils commencèrent à sortir de la pièce. Hermione était face à eux en larme. Severus soupira. Jamais ils n'allaient s'en sortir, heureusement qu'il n'avait pas donné d'horaire a Dumbledore. Avisant la demande silencieuse d'Harry pour aller parler à son amie, il hocha simplement la tête et s'isola un peu des deux jeunes.

- Oh Harry, je suis tellement désolée. Je sais que Ron voulait te faire craquer, il pense que je sors avec toi. Je suis tellement désolée. Dit-elle pleurnichant.

- Mione', ce n'est pas de tas faute, il a totalement déraillé , il se reprendra. Il suffit que vous vous expliquiez.

- Non Harry, tu ne comprends pas. Je suis bien amoureuse de quelqu'un ,mais ce n'est pas Ron. Si il l'apprends j'ai peur qu'il explose contre toi tu comprends?

Harry se racla la gorge en espérant qu'elle ne parle pas de lui. Hermione gloussa.

- Ne t'inquiètes pas Harry, entre nous ça restera de l'amitié j'ai bien compris que tu n'aimais pas vraiment les femmes. Enfin tu comprends, tu aimais Ginny, mais jamais tu n'as été très proche d'elle, loin de moi l'idée de me mêler de vos histoires ! Mon cœur balance pour zabini, nous avons commencé à nous fréquenter à la bibliothèque en quelques sortes, dit-elle les joues rouges.

Harry se demandait bien à quel moment s'étaient-ils rapprochés ces deux-là.

- Zabini? C'est vrai qu'il n'est pas mal. J'aimerais quand même éviter un bain de sang avec Ron . Ce serait bien si tu pouvais lui parler. Je viendrai avec toi si tu le souhaite.

Snape intervint, énervé d'entendre le jeune se fourrer de lui-même dans des coupe gorge.

- Monsieur Potter, le monde ne tourne pas autour de vous , l'heure tourne et Dumbledore ne vous attendra pas éternellement .

Hermione avait retrouvé un petit sourire. Quoiqu'un peut surprise de voir Snape et Harry ensemble.

- A plus tard mione'. Harry se retourna en direction du potionniste et ils partirent pour le bureau du directeur.

Devant le bureau du directeur Harry se figea, il se doutait de quel sujet il allait s'agir. Il n'avait pas franchement envie d'en aborder les détails.

Snape se rendis compte de l'hésitation du garçon, il se permit néanmoins entre leurs capes de placer une main rassurante dans le dos du plus jeune. Doucement il serpenta sur sa colonne vertébrale, jusqu'à la base de sa nuque, jouant légèrement avec ses cheveux.

- Si c'est trop compliqué, dites le, je me ferai un plaisir de faire comprendre à albus que vous êtes mal à l'aise .

Harry frissonna de bien être.

- Allons-y.

Severus donna le mot passe pour entrer dans le bureau, ils furent tous deux accueillis par Dumbledore, les bras grand ouverts. Il leur tendus un chocolat, snape refusa avec politesse tandis qu'harry le dégusta.

- Bien, professeur snape, vous aviez demandé à me parler, mais je vois que vous n'êtes pas venu seul. Quel est donc le but de votre visite?

Snape prit place dans l'un des canapés , s'installa confortablement incitant les deux autres à faire de même. Il sortit d'une sacoche accrochée à sa taille un lourd livre qu'il fit reposer sur la table basse devant eux.

- Ceci comme vous pouvez le constatez est l'unique exemplaire relatant les sortilèges fusionnant magie blanche et magie noire. Il attendit un court instant que les deux hommes assimilent l'information, il savait que personne n'avait connaissance de ce livre. Dans ce livre en question, l'un des moyens pour mélanger de manière proportionnelle les deux magie est l'utilisation d'un cercle runique. Ce cercle runique en question a pour but d'emprisonner en son sein toute forme de magie voulant s'échapper l'or de la fusion.

Severus releva un sourcil et avisa le regard des hommes. Il compris qu'aucun ne saisissaient où il voulait en venir. Dans un soupir il ouvrit le livre délicatement page 457.

- Il est décrit ici, que la magie noire est la première forme à vouloir échapper à la fusion. Or, le morceau d'âme incrusté dans ta tête Harry se compose de magie noire. Vous comprenez, ou je dois simplifier?

Dumbledore prit la parole,

- Severus, mon ami, où as-tu trouvé ce livre? Je n'en ai jamais eu connaissance. fit le vieil homme très intéressé.

- Il s'agit d'un exemplaire unique, je l'ai récupéré directement auprès de Poudlard. C'est-à-dire dans la pièce sur demande.

Le potionniste passa délicatement ses doigts sur la page, pointant un élément en particulier de son doigt.

- Je continue mon explication puisqu'aucun d'entre vous ne me pose de questions pertinentes. Vous constaterez à la lecture de ce paragraphe qu'une potion est nécessaire pour protéger le corps qui utilise le sortilège de fusion, cela évite que la magie ne s'attaque directement à son propriétaire. Néanmoins, les ingrédients sont très rares, très onéreux sur le marché sorcier. Severus balaya le livre pour arriver à la page 1290. Pour ce qui est du cercle runique, il est nécessaire d'avoir au moins, trois sorcier suffisamment puissants pour dominer avec des sortilèges de contrôle, la magie noire , la magie blanche et le réceptacle.

Albus fronça les sourcils. Il avait conscience que leur discussion avait éveillé en snape un désir rebelle de contrer la mort d'Harry. Il venait simplement lui mettre sa décision prise sous le nez. Il ne lui demandait pas d'aide, il lui demandait d'arrêter de pousser Harry au suicide.

- Professeur, nous n'avons aucune garantie de la réussite de ce sortilège. Je conçois que vous vouliez aider le jeune, mais si nous voulons une source de réussite fiable, il serait préférable de faire comme nous en avions convenu. Dit-il regardant severus par-dessus ses lunettes, il en avait oublié la présence d'Harry.

Le potionniste au contraire n'avait pas oublié le jeune homme et planta son regard sur lui.

- Je pense qu'il est temps, comme vous me l'avez confié de lui expliquer en effet. Il choisira ainsi la meilleure option ou au contraire en trouvera peut-être une autre. Crachait-il au visage de Dumbledore.

Harry lui était en train d'essayer d'assimiler les informations. Il avait une vague notion de ce qu'implique la marque sur sa tête. Il pensait que Dumbledore lui avait toujours tout expliqué, comprenant que le potionniste mettait la pression à Albus. Le directeur lui avait caché des informations cruciales.

Albus fronça les sourcils, il n'était pas question qu'il perde son statut de confident auprès du garçon.

- Severus, je n'ai envie d'embêter Harry avec des explications farfelues voilà tout. Il est vrai Harry, que dans ta tête un morceau de l'âme de Voldemort s'est incrusté par accident alors que tu avais à peine un an. Pour t'en débarrasser, Il faut seulement que tu te battes avec le lord noir, tu verras alors qu'une fois terrassé le morceau de son âme ancré en toi disparaîtra.

Dumbledore savait qu'il mentait, surtout au moment de croiser le regard du potionniste qui était vraisemblablement furieux contre lui.

Harry compris, il fallait se rendre à l'évidence que les deux solutions étaient dangereuses. Aucune d'entre elles n'empêchera la guerre de toute manière.

- Je ne sais pas quoi penser de tout cela. Tout ce que je comprends c'est que la guerre éclatera. Avec ou sans le morceau de l'âme de Voldemort dans ma tête. J'ai besoin de réfléchir aux conséquences…

Severus regardait Harry depuis qu'il avait pris la parole. Il savait très bien que le jeune se sentait concerné par la guerre. Cela l'énervait d'ailleurs, le monde sorcier le rejet et lui s'obstine à l'aider. Quelle gamin contradictoire, il fallait qu'il travail ce point avec lui.

l'ex-mangemort se leva avant de refermer le livre et de le replacer dans sa sacoche.

- Bien, albus, je pense que le sujet est clos pour aujourd'hui. Je vous laisse le soin d'expliquer a Harry ce qu'implique plus sérieusement sa marque. Je vous souhaite une bonne nuit. Il se tourna vers Harry. N'oubliez pas, 20h dans mon laboratoire.

Sur ces phrases il quitta le bureau.

Arrivé dans son laboratoire, il s'assit de lassitude sur son fauteuil. Il ne comprenais définitivement pas Albus, il lui servait une solution sur un plateau d'argent et ce vieux fous s'obstine quand même a vouloir envoyer le gamin au suicide.

Il passa sa main lâchement sur son visage. Il avait envie de protéger le gamin, il avait aussi envie de l'éloigner de la guerre. Il préférait mille fois subir les appelle, les doloris voir un avada du lord que de lui donner Harry. Il ferma les yeux un instant pour se détendre, lâchant un soupir.

Sans un bruit Harry entra dans les cachots, il aperçut Severus les yeux clos , la tête balancée vers l'arrière. Il s'approcha du potionniste faisant en sorte de ne faire aucun bruit.

Quand il arriva au niveau de son visage, une envie de déposer ses lèvres sur celle de son vis-à-vis lui enflamma le ventre. Leurs têtes était si proche à présent qu'il pouvait sentir le souffle tiède de severus sur son visage comme une douce caresse. Les yeux voilés de désirs pour le visage sous lui, examinant chaque traits, chaque grains de sa peau, ses cils, ses lèvres fines. Il ferma les yeux , déglutit difficilement, ses lèvres étaient suspendues à quelques millimètres de celles de son professeur, leurs respirations entremêlées.

Enivré par leur proximité, il frôla de ses doigts tremblants les lèvres tant désirées. Dans un froncement de sourcil il s'éloigna à contre cœur en se mordant les lèvres. Il reprit ses esprits, s'installa en face du potionniste se tortillant sur sa chaise, les joues écrevisses et les pensées avares .

Severus s'était éveillé quand il sentit le souffle chaud d'Harry sur sa bouche s'empêchant de sursauter. Ne sachant pas comment réagir, il n'avait pas bougé d'un poil, pourtant l'envie ne lui manquait pas. Le souffle au-dessus de lui le suppliait d'ouvrir la bouche et d'en cueillir le propriétaire. Quand la fraîcheur revint, il voulut le retenir et dévorer ses lèvres, mais il savait qu'il n'avait pas le droit à ce bonheur-là. Il releva doucement sa tête après quelques minutes à fantasmer, posa ses iris dilatés sur Harry, Il entrouvrit la bouche pour parler mais un simple sourire pu se glisser sur ses lèvres à la vue du jeune homme. Il avait un chocolat chaud devant le nez et le regardait avec ses pommettes rouges. Il se perdit dans les yeux du plus jeune qui affichait un fin sourire lui aussi.

« Severus, je crois que nous avons encore loupé l'heure du dîner. Harry ricana, l'idée de rester manger avec severus le rendait simplement heureux.

- Je constate en effet oui. Je suppose que vous restez manger avec moi?

- Bien entendu répondit Harry, un plus large sourire sur les lèvres.

Snape appela un elfe de maison, il leur installa à tous les deux une assiette remplie de salade, de poulet et de maïs, une tasse de thé et l'éternel vers de jus de citrouille pour Harry.

Le repas passant dans un calme agréable, la journée ne les avait pas épargnés. Au moment de se lever pour partir, Harry fut retenu par une main sur son poignet. Tournant son visage vers celui du plus vieux, une lueur vibrante dans ses iris le fit frissonner.

- Je suppose que vous n'avez pas l'intention de dormir?

Harry se racla la gorge rougissant, nerveusement il avoua,

- Je comptais me balader …

Serverus soupira,

- Restez, fut tout ce qu'il pu articuler.

Le temps restant en suspens quelque instant, Harry glissa pour le suivre dans ses quartiers.

Arrivé dans l'appartement, le potionniste lui donna le choix.

« vous pouvez vous accommoder de mon canapé, sinon, je peux invoquer un lit à la place.

- Ne vous inquiétez pas, je me contenterai du canapé, il est grand et agréablement doux et dur à la fois. En disant cela, il n'avait pas lâché le professeur des yeux.

Severus se racla la gorge sans détourner le regard pour autant,

- Bien , je vais vous laisser vous reposer. Il pointa de sa main vers deux portes dans le couloir de l'entrée , vous avez les toilettes et la salle d'eau juste la si nécessaire. Bonne nuit Potter.

Le potionniste disparu dans une pièce adjacente, le regard brûlant du plus jeune à ses trousses.

Cette nuit-là, tous les deux eurent du mal à s'endormir.