Avertissement: Rien de cette histoire ne m'appartient, tous les personnages, les lieux, le début d'intrigue, sont les fruits de l'imagination de J.K Rowling.
Ma fanfiction se place hypothétiquement juste avant la mort de Dumbledore. Severus Snape vient d'avoir la discussion avec le directeur, il suppliera Harry dans le futur de visionner ses souvenirs dans la pensine juste avant sa mort.
Severus Snape sort de son entretien avec Dumbledore. Celui-ci lui a fait part de ses projets funeste pour le plus jeune. Severus ne veut pas affronter une mort certaine du garçon, il va donc changer les plans de Dumbledore en s'imposant dans la vie de harry potter.
Petit aparté:
/!\ Attention cependant, il s'agit ici de mention de torture et violence physique. Ainsi que des rapports physiques entre deux hommes. /! \ [la totale]
Je vous remercie encore milles fois pour vos commentaires et vos follows cela va sans dire!
Ah oui, n'oubliez pas: attention le feu sa brûle. (Si vous réussissez à terminer le chapitre, alors vous comprendrez! )
Sur ce, bonne lecture!
A FLEUR DE TOI
Chapitre V: On n'apprend pas au vieux singe à faire la grimace.
Severus était fatigué, cela faisait des heures qu'il subissait les doloris du lord noir. Son corps agenouillé aux pieds du monstre le surplombant de toute sa puissance, il n'avait simplement plus la force de résister à la souffrance. Ses muscles lui faisaient l'effet de métal en fusion, la sueur perlait sur ses tempes. Il essayait comme il le pouvait d'étouffer ses cris de douleur, sa voix aussi était sur le point de s'éteindre. Son corps s'engourdissait douloureusement peu à peu.
Voldemort riait, il riait à chaque fois qu'il voyait le corps de l'homme se raidir sous la douleur du doloris.
- Severus, je vais jouer un moment avec toi. Voldemort empoigna ses cheveux, puis traîna l'homme brutalement hors de la pièce. Je sais que le gamin t'affectionne, j'ai accès a ses souvenirs.
Le cœur de Severus se serra, il savait ou voulais en venir le lord.
- Tu es intelligent Severus, tu sais que je vais m'amuser avec lui. Te détruire, m'assurera sa perte a lui aussi.
Voldemort poussa violemment Severus dans l'une des prisons, sa tête heurtant avec violence le sol. Le lord noir entra dans la prison avec lui.
- A l'heure qu'il ait Severus, personne ne sait que tu as disparu et personne ne le saura, par contre, le gamin lui doit déjà avoir tourner de l'œil! il est tellement faible et insignifiant! tu ne peux pas savoir à quel point j'ai hâte de le tuer!
Voldemort pointa sa baguette sur la poitrine de Severus,
- Je ne regrette qu'une seule chose sais-tu de quoi il s'agit? Le lord le fixa droit dans les yeux. Tu me résiste, et je déteste que l'on me résiste !
Severus eut un hoquet de dégoût. Avec un grand sourire Voldemort murmura un sortilège inaudible les yeux encrés sur le potionniste. Severus sentit dans sa poitrine une puissante douleur électrocutant son cœur, il se Torda frénétiquement au sol. La puissance du sort le fit gémir si fort que le manoir était inondé de ses hurlements atroces. Son cœur allait exploser à cette vitesse. Il aurait fait n'importe quoi, pour que le gamin n'est pas à entendre ses cris. Il savait qu'Harry n'allait pas s'en remettre, il s'en fichait de mourir, si le gamin pouvait vivre une vie normale. La détresse de sa pensée amenait avec elle quelques larmes douloureuses dans ses yeux.
Cela fit rire voldemort,
- Tiens! que c'est amusant, toi le potionniste réputé pour son infranchissable impassibilité ! regarde-toi comme tu es pitoyablement pathétique! crachat-il, appuyant chaque mot.
Il continua ses tortures impardonnables, tous les mangemorts présents dans le manoir n'aurai pas voulus la place du potionniste pour rien au monde. Pas même Lucius, qui écoutait horrifier les cris désespérés de son ami.
A poudlard, harry venait d'entrer dans la salle commune avec hermione et blaise quand un mal de crâne s'abattit sur lui. Prenant sa tête dans sa main, il lança tout de même un œil à la place du professeur Snape. Il venait de s'installer lui aussi. Harry tilta, quelque chose le perturbait, severus ne faisait pas son éternel tour de piste pour observer les élèves, avant de manger. Pas même un regard pour lui ou pour draco, ce qu'il trouva dans un premier temps inhabituel.
Les trois étudiants s'attablant à leur place, le brun avait toujours les yeux fixés sur snape. L'homme semblait stressé, ce qui l'étonna puisque severus ne montrait d'ordinaire pas de ce genre d'émotion.
Hermione lui tapota l'épaule,
« Allô Harry, ici la terre! tu es vraiment étrange aujourd'hui. Elle caressa son avant-bras, pourquoi fixe-tu Snape comme cela? dit-elle plus gentiment.
Harry se crispa brutalement, au même instant qu'Hermione l'avait touché, il entendit des gémissements dans sa tête. Il s'agissait clairement de la voie de Severus. Il détourna le regard vers le professeur attablé le nez dans son assiette. Il avait l'impression de devenir fou.
- Hermione. Il se tourna vers elle le teint livide, tandis que dans sa tête les cris se faisaient plus fort. HERMIONE! criât-il alors qu'il entendait nettement les cris comme s'il se trouvait devant le potionniste agonisant.
Surprise la jeune femme eu un mouvement de recul, le brun à côté d'elle essayais de boucher ses oreilles comme il le pouvait, grimaçant de douleur, haletant.
- Harry calme toi! Le supplia-t-elle.
Elle tenta de le prendre dans ses bras pour l'apaiser, il l'a repoussa violemment. Vacillant il se leva, il eut la vision du potionniste en pleure devant lui. Se faisant il releva sa tête vers Snape toujours attablé, puis passa son regard sur Dumbledore qui semblait relativement content de la situation.
Les hurlements étaient devenus insoutenables, la vue de Severus gisant sur le sol lui faisait violemment tourner la tête.
- ASSEZ! ASSEZ! Il essaya de s'enfuir de la salle en vacillant, ARRETEZ! JE VOUS EN SUPPLIS!
Tous les élèves le regardaient dans le silence, choqués devant le spectacle que produisait le survivant sous leurs yeux. Sauf un blond, qui avait ses prunelles grise fixement encrer sur le visage suffisant de Dumbledore.
Ce fut Hermione qui regardait impuissante son ami supplier l'arrêt de ses torture imaginaire, qui rattrapa finalement Harry au moment où il s'évanouissait. Blaise l'aidant, se permit de porter le corps d'Harry pour l'emmener directement à l'infirmerie au pas de course. Les professeurs étaient restés interdits devant le spectacle, tournant maintenant leurs regards vers le directeur. Ce dernier pris une mine faussement inquiète.
- Le garçon ne va pas bien, je vais aller lui rendre visite n'intervenez pas. Dit-il traversant la grande salle sous les yeux inquiets de tous les étudiants, sauf Drago qui le fusillait du regard.
Le blond était sur le point de suivre le petit groupe se dirigeant vers l'infirmerie. Soudainement, il fut arrêté par un roux, le repoussant avec force dans une salle de classe vide.
Harry émergea de son malaise, autour de lui tout était devenu plus calme. Il avisa les deux silhouettes à son chevet. Hermione était enlacée dans les bras de blaise, tous les deux le regardaient une lueur d'inquiétude dans les yeux.
- Harry, murmura Hermione, tu vas mieux? on a eu si peur …
Harry avait en mémoire les yeux suppliants de Severus qu'il superposa sur ceux d'Hermione. Il avait vu la lueur qu'il ne connaissait que trop bien. Snape suppliait son bourreau de l'achever. Les larmes se déversaient en torrent sur ses joues.
Hermione ne comprenait ni le mutisme de son ami, ni la forte émotion dont il était en proie.
- Harry, parle nous je t'en supplie. Lui murmura-t-elle.
Harry posa ses prunelles brumeuses dans celles de son amie.
- Severus, Voldemort est en train de le tuer Hermione, je ne peux rien faire! il lâcha l'information comme on lâcherait une bombe.
Hermione confuse lui répondit avec sa douceur habituelle,
- Mais Snape, il est ici Harry. Il va bien.
Les yeux d'Harry se changèrent en tonnerre,
- Non Hermione, tu ne comprends pas! Il agrippa les draps qui le couvrait. Severus est prisonnier de Voldemort! ce n'est pas lui qui était à sa place! hurla-t-il.
Hermione prit le visage de son ami dans ses mains,
- Harry c'est de la pure folie ce que tu dis!
Harry baissa les yeux, il n'était pas fou!
Dumbledore choisis le moment pour débarquer, suivit de madame pomfresh,
- Harry, mon garçon! comment te sent-tu?
Harry prit en grippe le regard du plus vieux, affichant une grimace de dégoût sur le visage.
- C'est à cause de vous si tout se passe ainsi pas vrais?! dit-il écœuré.
Dumbledore afficha un regard surpris, glissant un instant ses yeux vers pomfresh,
- Mon garçon, je ne comprends pas? qu'est ce qui est ma faute?
Le brun se recula le plus possible du citronné qui s'approchait doucement de lui.
- Vous avez envoyé le professeur snape se faire torturer par voldemort! VOUS SAVEZ! Vous savez qu'il me torture mentalement! Il me montre Snape gisant sur le sol, les yeux vides, il va le tuer!
Dumbledore fit un tour d'horizon des personnes présentes, comme pour avoir le témoignage de tout le monde.
- Mon enfant, c'est de la pure folie, le professeur Snape est actuellement dans ses quartiers, il va pour le mieux. Il afficha un sourire tendre, tu devrais te reposer mon enfant madame pomfresh va s'occuper de toi.
Horrifier harry paniqua, personne ne le croyait! tout le monde pensait qu'il était devenu fou.
- NON VOUS MENTEZ! hurla-t-il. VOUS MENTEZ!
Il voulut se lever pour courir et frapper le directeur qui s'en allait, il fut plaqué dans le lit par l'infirmière. Il hurla après le directeur jusqu'à se retrouver à court de souffle, la panique avait remplacé la raison.
Promfresh allait l'endormir artificiellement en faisant rentrer une potion de sommeil directement dans son système sanguin, quand une tête blonde arrêta son action.
- Madame, puis-je parler a potter un instant avant que vous ne l'endormiez?
Pomfresh lui répondit d'une voix glaçante,
- Je vous préviens, il est dans un état mental fragile! n'aggravez pas les choses avec des provocations!
Drago hocha la tête et attendit que l'infirmière soit partie. Il leva la baguette, psalmodia une bulle de silence autour d'eux.
- Potter, je sais toute la vérité. Je sais où est Severus. Il faut que tu me fasses confiance sur ce coup. Dit-il gêner comme un Malfoy pouvait l'être.
Harry eut un haussement de sourcils,
- Tu me crois? demanda Harry, qui se calmait.
- Bien-sûr que je te crois. C'est mon parrain je te rappelle. Rétorqua le blond levant le menton. Mes parents m'ont confirmé qu'il était prisonnier dans le manoir principal de ma famille. Je peux juste te poser une question?
Harry était tendue, ils discutaient alors que Severus était en train de se faire torturer!
- Quoi donc Malfoy? je te rappelle que ton parrain est en train de mourir et toi tu prends le temps de me poser des questions.
Drago soupira,
- Ne crois pas Potter, je suis tout aussi inquiet que toi! Mais je sais aussi que mes parents doivent attendre la nuit pour pouvoir le sortir de son calvaire. Le manoir est trop surveillé en journée. Précipiter les choses n'améliorera pas le sort de Severus!
Lui avoua le blond en regardant ses chaussettes, il releva la tête avisa un instant le visage torturé du brun.
- Je voulais simplement savoir pourquoi mon parrain tas offert cette chose? Il pointa de sa baguette l'épingle à nourrice sur sa cape.
Harry rougit violemment, toute la journée qu'ils avaient passée ensemble lui revenait en tête. Il bégaya un peu,
- Nous sommes allés au chemin de traverse, avant qu'il ne soit … Sa voix s'étrangla, … avant qu'il ne soit fait prisonnier par voldemort. Harry prit la barrette dans ses mains, les larmes lui montaient aux yeux.
Drago surpris de la réaction du survivant détourna son regard de gène.
- Tu sais à quoi ça sert au moins?
Harry posa ses émeraudes sur le blond,
- Non. Je pensais qu'il s'agissait seulement d'un accessoire décoratif. Ça sert à quoi?
Drago se racla la gorge,
- C'est une promesse Potter, ainsi qu'un portoloin si nécessaire.
Harry plissa les yeux,
- Une promesse?
- Oui, tu m'as bien entendue. Severus m'a offert une barrette similaire à mon anniversaire, il a juré protection et à sceller le pacte dans le bijou. Si je suis en danger, il me suffit de la tenir dans mes mains le serpent, ira l'appeler au secours.
Drago était devenue écrevisse avant même de continuer sa phrase,
- Le tien est différent Potter, les émeraudes des yeux du lion sont différentes du reste du bijou il s'agit d'un ensorcellement bien plus puissant. Il a émis une promesse inviolable à ton égard avec plus de contrainte je suppose. Il doit tenir à toi, je devrais m'y faire. Une dernière chose Potter, ces bijoux sont uniques c'est Severus qui les a créés d'a à z.
Harry glissa ses doigts sur le bijou, quand avait-il pris le temps de faire cela?
Il reposa ses yeux sur l'homme à ses côtés.
- Tes parents, il t'on dit où on pourra retrouver Severus?
Drago haussa les épaules,
- Je suppose, le seul endroit discret des environs. La cabane hurlante? je comptais y aller, si tu veux tu peux venir. Je n'ai pas pu discuter plus, le réseau de cheminette est surveillé. Je suppose qu'il va nous falloir attendre longtemps.
Harry sourit,
- Il est hors de question que je n'y sois pas.
Il semblait que le blond n'avait pas dit tout ce qu'il avait à avouer au brun. Ses yeux étaient vaguement en train de sonder les environs.
- Malfoys, tu as autre chose à me dire?
La voix d'un roux fut sursauter harry ainsi que les deux amoureux appuyés sur le lit du brun qui n'avaient pas décrochés un mot depuis que Drago était arrivé.
- Oui Harry, je voulais, m'excuser.
Harry surpris passa du visage de Drago à celui de Ron,
- Vous m'expliquez? j'ai eu ma dose de folieje crois.
Le blond le regarda un peu nerveusement.
- Disons que je lui ai ''expliqué'' ce qu'il se passait, il fit mine de tousser en disant la suite, et puis nous avons ''sympathisé''.
Harry eut un fou-rire, suivi de celui d'Hermione.
- Je lui ai collé mon poing dans le visage, plus précisément. Il n'y a que cela qu'il comprend.
La réponse du blond les acheva, ils n'avaient pas remarqué l'énorme coquard sur l'œil du rouquin. Qui devenait rouge au fur et à mesure de leurs échanges. Le rouquin en question repris la parole,
- Je sais que tu ne me pardonneras pas d'un coup de baguette harry, alors j'ai profité que drago devait te parler. Dit-il rougissant.
Harry sourit,
- Je préfère que les choses soient réglées entre nous Ron. Plutôt qu'à se quereller pour rien, il serait bon de s'allier.
Après une courte pause, Le brun reprit la parole,
- On fait quoi pour le faux Snape?
Un fort rire jaune de la part du blond se fut entendre, comme si la situation était hilarante. Tous le regardaient perplexe.
- Je pense que Severus va être d'une humeur exécrable. Il vaudrait mieux lui laisser, il risquerait de se vexer autrement.
Harry était agréablement surpris d'avoir une discussion sans crêpage de chignon avec le blond.
Pendant ce temps dans son bureau, Dumbledore se félicitait, se glorifiait! Il avait finalement réussi! Depuis sa fameuse discussion avec Severus il n'avait pas réussi à décoller les deux hommes l'un de l'autre. Il fallait dire que Severus jouait bien son rôle de protecteur. Il avait même réussi à monter Harry contre lui. Maintenant que le seigneur noir s'occupait du potionniste il allait avoir tout le loisir de manipuler le gamin. Il était primordial que tout le monde voit sa défaite face au lord. Sa crédibilité en dépendait. Et le moment était bientôt arrivé!
Il repensa à cet idiot de mangemort qui avait ingurgité du polynectare pour se faire passer pour snape. Sa avait était magistrale! sa victime était prête! Le sauveur est maintenant relié au rang des 'fous'. Une fois que la guerre aura éclaté, il n'aura qu'à achever son ultime plan.
Le soir arriva, le lord voldemort venait de quitter les prisons, laissant derrière lui un homme étaler sur le sol. Sa poitrine le faisait souffrir, ce vieux serpent lui avait laissé de quoi s'amuser cette nuit. Il n'arrivait même plus à bouger, tout son corps était parsemé de brûlures, de blessures, de coupures. Il savait que cette tranquillité était momentanée, le lord n'allait pas lâcher le gamin, l'affaiblir mentalement était encore ce qu'il y avait de plus facile pour le lord. Il n'aura plus qu'à lui jeter un avada le moment venu, le jeune se laisserait mourir.
Durant la journée il avait senti que harry l'appelait, surement sans faire exprès, le Gryffondor de la barrette qu'il lui avait offert était venu l'implorer d'aider son propriétaire. Cela ne signifiait qu'une seule chose, le jeune avait fait une crise de panique ou d'angoisse. Surement dû à ses visions pensait-il.
Le lord lui avait mis sous le nez son ultime torture, il avait entreposé sa baguette à porter de main sur un tabouret. Il savait qu'il ne pourrait pas l'attraper même en déployant tous les efforts inimaginables. Oh bien sur le lord avait soigneusement enduit les barreaux d'un poison spécialement conçus pour dissoudre comme de l'acide la peau a son contact. Dissuadant le potionniste de récupérer sa baguette.
Il essaya de se redresser contre le mur de la prison, il s'assit avec difficulté sa main sur sa poitrine. Son corps crépitait de douleur. Il ne pouvait pas fermer les yeux, ne pouvait pas se déplacer, il pouvait seulement attendre que le lord revienne l'achever tel un misérable insecte.
Quelques heures après le dernier passage à tabac du lord noire, il entendit un verrous s'ouvrir, doucement une longue ombre noire se glissa dans la cellule. Il comprit qu'il s'agissait d'un sorcier sous couvert d'un sortilège de désillusion. L'ombre pressa contre ses lèvres une potion, il la bue. Elle était infâme et mal préparée, mais elle lui donnait de l'énergie. Il se sentait mieux. Une deuxième silhouette se pressa dans la cellule, l'aidant à se lever jetant au passage une bulle de silence pour éviter que les gémissements de douleur du potionniste ne réveille les hommes de garde. L'une des deux ombres pensa à prendre la baguette de severus si gentiment offerte. Il se glissèrent sous une voûte, de l'extérieur ça ressemblait à un gros tas de roche.
Arrivés à l'extérieur du manoir, ils transplantèrent ensemble dans la cabane hurlante. Les deux étrangers annulant mutuellement leurs sorts de désillusion, Severus grimaça. Lucius et Narcissa risquaient leurs vies et leurs positions pour l'aider. Narcissa enlaça tendrement severus.
L'homme bougonnait,
- Vous pouviez me laisser mourir vous savez.
Narcissa gloussa,
- Très cher, c'est ainsi que tu remercies tes sauveurs?
Severus rit,
- Non c'est comme cela que je les dissuade de ne pas risquer leurs vies, pour un homme comme moi.
Lucius se racla la gorge,
- Tu en as d'autres comme celle-là, dit donc il va falloir travailler ton humeur, le seigneur ne t'as pas arrangé cela ? le blond eut un rire jaune de famille visiblement. Il lui tandis une sacoche, je t'ai ramené le nécessaire de premiers soins que tu avais laissé chez nous. Je crois qu'ils te seront utiles. Ne compte pas sur moi pour t'appliquer de la pommade, vu?
Severus hocha la tête un rire rauque sur les lèvres. Sa poitrine le lança, il se pencha vers l'avant serrant son poing.
- Lucius, J'ai besoin que tu annules un sort, ma poitrine me fait mal. Le lord ma lancer un sortilège qui ne se dissipera pas si quelqu'un d'autre ne le retire pas pour moi. Je suppose qu'il avait anticipé mon départ et m'a laissé un cadeau.
Lucius pointa sa baguette sur le potionniste
- Finite incantatem,
Severus pris une longue respiration au même moment,
- Merci, soupira Severus de soulagement.
Il s'affala sur le sol froid, épuisé. Il avait vu sa vie défiler une vingtaine de fois aujourd'hui. Il devait une belle chandelle aux malfoys. Il les regarda, ils étaient toujours aussi beaux tous les deux, toujours aussi fusionnels. Il aurait aimé voir Lily aussi heureuse qu'eux plus longtemps.
Narcissa se pencha sur l'homme alors qu'il s'affairait à refermer ses blessures,
- Severus, il y a une bande de jeunes qui cherchait absolument à te voir. Je suis désolée, je ne peux pas les retenir éternellement. Ne soit pas trop dure, ils t'attendent depuis plus de quatre heures dehors.
Severus se doutait de qui il s'agissait, il n'avait pas envie de fondre dans des retrouvailles d'émotions. Cela le mettait mal à l'aise. Il s'efforça de garder son calme quand un blond se jeta dans ses bras.
- Parrain! j'ai eu si peurpour toi! mère m'a empêché de venir dès que je l'ai su. Ah! en passant, l'homme qu'ils utilise pour te remplacer est un véritable crétin!
Severus eut un petit sourire malgré lui, le fait que son filleul n'arrive pas à s'arrêter de parler signifiait qu'il s'était vraiment senti désemparé face à la situation. Le blond continua son monologue,
- Ah oui aussi j'ai oublié de te dire! il se racla la gorge, voilà... euh... j'ai ramené un ami avec moi qui mourrait d'envie de te voir. Sache que ce n'est pas ma faute si les trois autres l'ont accompagné.
- Tu parles de qui Drago? je ne comprends pas tout.
Draco soupira,
- Je te laisse, tu vas comprendre.»
Draco disparu derrière la porte laissant place au jeune Potter. L'homme fit un arrêt en le voyant assis sur le sol, leurs yeux fusionnérent instantanément. Leurs lèvres se fendaient elles aussi dans un sourire.
Harry s'approcha doucement du potionniste, détaillant son état. Il se mit à genoux devant lui.
«Tu veux que je t'aide? Lui demanda-t-il hésitant.
Severus n'avait pas quitté Harry du regard. La flamme qui l'avait forcé à supporter les tortures se ralluma instantanément. Ce mioche n'était plus un gamin. C'était un très bel homme. La peau pâle, la bouche rougissante, ses cheveux incoiffables, son corps svelte légèrement musclé, ses yeux vert impitoyable et doux à la fois. Il avait vécu avec lui les tortures mais il était surtout là, devant lui, prêt à l'aider à se soigner. Il ne méritait pas cet homme.
- Severus, ça va? Dit Harry, le visage inquiet.
Severus se saisit d'un des poignets du survivant, l'attirant à lui faisant valser tout le nécessaire de soins. Se faisant il força l'homme à s'asseoir à califourchon sur ses hanches. Il embrassa avec assiduité la paume de l'homme, puis son poignet, son avant-bras, fit courir sa langue sur l'intérieur de son poignet, mordillant les extrémités de son poignet, de ses doigts froids. Il avait d'abord fermé les yeux, sentant son vis-à-vis tressaillir, les avait rouverts. Harry le regardait faire, les joues rouges, son visage reflétait la contradiction. Il avait entrouvert sa bouche prenant ainsi de plus larges bouffées d'air.
- Severus, nous… devrions nettoyer tes plaies. Dit-il, la respiration difficile.
- Tu as raison Harry,
Leurs regards l'uns dans l'autre, le potionniste pris la main du plus jeune, la dirigea vers le bas de son ventre, frôla le relief de son entre-jambe, continua son chemin remontant sur son bas ventre, son nombril, survolant ses côtes, retraça le contour de son téton. Puis sa main fut en contact avec une peau plus tendre humide et visiblement très douloureuse pour le potionniste. De son autre main, il déboutonna sa veste et sa chemise, dévoilant le torse balafré de l'homme. La main d'Harry reposait sur une large brûlure encore vive.
- Pourquoi cette blessure est-elle si large, elle fait la taille de ma main. Il ne me l'a pas montré en vision. Dit Harry, choqué.
Severus les yeux dans les émeraudes, Répondit:
- Il voulait extraire mon cœur pour me montrer que ça ne servait à rien que je résiste, il croit que mon cœur ne t'appartient pas déjà, mais comme il a encore besoin de mes services il a préféré le brûler, le réduire en cendre. Je pense qu'il n'y est pas arrivé.
Harry choqué par l'aveu camouflé du potionniste resta hébété quelques instants.
- Que se passe-t-il Harry? Oui le feu ça brûle. Le taquina l'homme.
Reprenant ses esprits, il commença à nettoyer la plaie, un sourire pendu sur ses lèvres. Quand une petite voix fit son apparition dans l'encolure de la porte.
- Harry? Hermione glissait ses yeux marrons vers eux avec prudence, euhm, on peut entrer maintenant? demanda-t-elle les joues rouges.»
Harry reprit le cours de ses pensées, qu'avait-elles bien pus voir de la scène?
