Oyé Oyé, Jeunes gens,

Je reviens avec le premier chapitre.

Le chapitre va peut-être vous paraître un peu « sexuel » mais rassurez-vous je ne suis pas une fan de 50 nuances de grey donc je ne vais pas vous perde dans des écrits de cinquantenaire en rut approchant de la ménopause. (Désolé pour les fans)

Mon truc,c'est plutôt Freud, mais la encore ça risque de ne pas vous plaire si je me mets à vous parler des désirs refoulés de Sirius ou Jack envers leurs mères, ça deviendrais glauque ! Mais je m'égare et le but est de vous garder à ma lecture.

L'histoire se forme dans ma tête et je pense que plusieurs chapitres vont s'écouler avant que je n'intègre Sirius réellement, le temps de mettre en place mes deux protagonistes.

Un homme s'affaire énergiquement à mes cotés me coupant dans mes réflexions sordides de voyageur du temps ayant ratée sa vocation. Ce bonhomme, c'est le tavernier, Johnn, un homme bedonnant arborant une multitude de taches de graisses sur sa chemise blanche plus que douteuse. Vous ai-je déjà parlé de l'hygiène ici ? Bon je ne vais pas m'épandre sur ce sujet au risque de mourir d'une crise d'apoplexie .

L'homme s'évertue à couper du pain frais qui servira de fourreau à de futur saucisse grassouillette. Le bienheureux tourne sa tête vers moi avant de baragouiner de son sourire à faire défaillir le plus vaillant des dentiste :

_Que puis-je vous servir, charmante créature ?

Ouhhh je suis subjuguée par tant de vocabulaire et par cette technique de courtisage des plus sophistiquée et qui démontre d'un esprit vif. Même un cochon aurait plus de tact lors de l'approche d'une truie inconnue….

En deux longues semaines, je n'ai encore pas croisé un seul humain mâle qui n'en veille pas à ma vertus. Johnn, pris à part est un bon bougre. Après tout ne lui a t-il pas offert le gîte et le couvert en échange de petit service dans la taverne sans rien demandé sur ces origines.

Johnn l'aurait bien mis au tapin mais quelques menaces bien placer l'on dissuadé. L'idée de se retrouver avec ces précieuses cloutées au comptoir et napper de rhum pour attirer les blattes l'on dissuader. Merry a donc été assignée aux corvées ménagère. A la suggestion du tapinage, elle avait hésité entre filer un coup de tête dans le nez du vieux, lui savater le bide, casser deux ou trois bouteilles d'alcool sur le comptoir, y mettre le feu, occire les serveurs et partir en courant en volant un jambon mais elle se douta que quelque chose allait faire foirer, comme à chaque fois qu'elle élaborait une stratégie. Grand bien lui en fasse car elle avait maintenant un lieu de chute, le temps de trouver une solution pour retrouver Sirius.

_ Un cœur humain bien saignant et encore palpitant, je vous pris mon bel ami.

Voilà le minois qu'il arbore le grassouillet, c'est à s'en taper le cul par terre de rire. J'aime bien charrier ce bon bougre de bonhomme. Je crois qu'il n'a pas l'habitude de se faire rembarrer par la gente féminine. Tant mieux, si cela peut le rendre un peu moins rustre.

_Euuuhh… Je… Soliloque le ventripotent, le regard emplis de scepticisme.

_Je rigole, vous savez je suis une carnivore non cannibale tout ce qui est de plus normal donc une saucisse fera l'affaire. Gardez les organes pour le marché noir ou n'importez qu'elle sorcière de pacotille voulant faire du vaudou ! Vous en tirerez un bien meilleur prix !

Je saupoudre ma tirade d'un petit clin d'œil et l'homme part en crise de rire faramineuse.

_A vos ordres ma p'tite dame.

Ma petite dame...On dit pas ça aux vieilles normalement? J'ai l'air d'avoir des prothèses en ferraille dans les hanches? Même si à cette époque, cela ne doit pas exister.

N'y prêtant pas plus attention, j'attrape ma pitance et décide d'aller me sustenter sur un banc accolé à une fenêtre opaque de crasse.

L'avantage de Tortuga, c'est que c'est un vrai temple de la malbouffe. Je suis en train de savourer ma saucisse et d'apprécier ces petites bulles de graisse salée qui explosent sur ma langue quand la réminiscence d'un souvenir me frappe de plein fouet.

« Nous sommes attablés à une table du Chaudron Baveur ,les Maraudeurs, Lily et moi-même. Nous fêtons glorieusement la fin de notre sixième année à Poudlard à grand renfort de bieraubeurre !

Sirius pour qui l'alcool commence à faire des tours et des détours dans son cerveau déjà bien grillé tente de se redresser et de monter difficilement debout sur sa chaise branlante sous nos regards hilares.

Repoussant de sa main une mèche rebelle lui barrant le front et tendant sa choppe bien en hauteur, il s'exclame :

_A nous et pour toujours ! Que jamais nous ne soyons séparés et que l'on reste gravé dans les mémoires comme ceux qui ont fait trembler les murs de Poudlard et blanchir les cheveux de Dumbledore !

A toi James et à ta chère Lily,si durement conquise.

Sans oublier Rémus et Queudver qui ont du supporter nos pitreries et nous couvrir un nombre incalculable de fois !

Et Merry qui a toujours su nous botter les fesses lorsque nos conneries n'étaient pas assez élaborées !

Et dans un franc élan de camaraderie, nous avons trinqué à tout ces bons moments sans se douter que le pire était à venir…. »

Balayant de mon esprit ce souvenir d'un autre temps, je reprends mon odyssée hautement gustative lorsqu'une voix mielleuse et suave me murmure à l'oreille.

_Petit oiseau, veux-tu prendre ton envol à mes cotés ?

Quel est l'imprudent suicidaire qui ose compromettre mon instant tendresse avec mon estomac et mes sucs gastriques ? Le piment me monte au nez mais avant que mon cerveau ne fomente une réplique cinglante et à la hauteur de mon sarcasme ,une large main bronzée et baguée m'attrape conformément à la hanche pour me faire virevolter en direction de l'imprudent. L'image de ces films pour donzelles aux hormones survoltées s'impose dans mon esprit et me fait tiquer frénétiquement de l'œil me donnant sûrement l'aspect d'une fille ayant fait un AVC . Quel est donc cet infâme puceron qui ose me faire pivoter comme une jouvencelle !

Imprudent certes mais pas sans charme je dois l'avouer ! Ma parole, ce interdit est un archétype de séduction dans le genre ténébreux sulfureux, il passe au-dessus du grade de ce bon vieux Sirius. A défaut lui n'a pas l'air transit, tout le contraire même.

Par tout les cul bénis, voilà enfin un homme digne de finir en casse-croûte matinal.

Mes yeux se verrouillent au regard de l'hominidé qui me surplombe de sa stature élancée mais non moins musculeuse. Bien que sa chemise bouffante n'en découvre pas assez à mon goût.

Ses yeux d'ébène sont plus tranchants encore que des bistouris et s'appliquent à charmer chirurgicalement mon être. Le khol présent sous ceux-ci ne fait que rehausser son coté mauvais garçon. Je me sens me désarticuler sous ceux-ci.

Le bougre m'adresse un sourire carnassier découvrant ces incisives dont certaines sont revêtues de facette en or. Il est clair qu'il n'a pas l'intention de jouer à la dînette avec moi mais plutôt au médecin, spécialisation anatomie féminine.

_John n ne m'a pas prévenu qu'il avait rentré de la si délectable viande... fraîche. Combien pour ta fleur, mon amour ? Me susurre sensuellement le trentenaire,sa fine moustache tressautant au fil de ces mots. N'importe quelles syllabes seraient heureuses de rouler sur sa langue avant d'être jetées aux embruns par ces lèvres mais si vous voulez mon avis, je m'égare !

Ne me jette pas la pierre , j'ai toujours aimé les vilains garçons ….

_ Vous allez me couper mon appétit matinal mais c ombien es-tu près à débou r ser ? H istoire que que je sache de combien te détrousser ?

Bien que l'idée de folâtrer avec ce charmant jeune homme me séduise fortement, je ne suis pas une pute pour autant mais j'ai besoin d'argent donc autant en profiter et porter un coup à l'orgueil de ce coureur de jupon.

_ Me détrousser ? Moi le célèbre Capitaine Jack Sparrow ? Ma jolie, l'humour ne te sciais que modérément . Claironne l'homme à la chevelure brune en arborant une mimique qui pourrait s'apparenter à une mimique de fierté. Oui c'est bien ça, je pense. Donc imbu de sa personne en plus ? Ce qui veut mourir aucun scrupule à me jouer de lui. Félinement, je rapproche mon visage du sien avant de souffler sur le coin de ces lèvres avec une tonalité emplis de promesse de débauche dans ma voix.

_Alors m'accompagneriez-vous dans une de ces ruelles sombres et coupe gorge, Capitaine Sparrow afin que je puisse vous délester de votre pactole ?

_ Après ès -vous, mon amour. Dit l'homme en tendant galamment son bras vers la sortie de la taverne. Il y en a qui doute de rien !

A peine eu-je passer l'entrebâillement de la porte en bois croulante du Poney Fringant que le coupable Jack se saisit de ma main pour me tirer dans une ruelle adjacente à la forte odeur de poisson macéré dans du vinaigre ou du souffre. Romantique, ne trouve-tu pas ?

D'un geste sec et sans crier gare , Jack me soulève pour me poser lourdement sur un tonneau de sardines salées. Franchement le comble de la décadence. Me faire lutiner au dessus d'un millier d'œil de poisson flétris. Cet homme est sans complexe...

M'écartant les cuisses avec la conviction de passer un moment agréable, l'homme s'avance en commençant à déboutonner son pantalon de toile brune avec empressement.

Un sourire carnassier étire mes lèvres alors que j'attrape ma baguette dans le creux de ma poche et lui pointe sous le menton. L'homme me fixe et ces yeux obscurs produisent l'hilarité mais également l'excitation.

_ Tu compte me voler avec un morceau de bois , aussi joliment sculptée soit-il ? S'émoustille l'homme, ces culottes descendant le long de ces cuisses.

_C'est une baguette magique, monsieur Sparrow et je compte bien vous immobiliser avec.

_M'en vois-tu ravi mais je n'ai pas envie de jouer au magicien . Sa main burinée par le soleil et calleuse s'avance avidement en direction des lanières de mon corset.

_ Et maintenant passons aux choses sérieuses .

_ Je suis tout à fait d'accord! Tu parles beaucoup pour une fille de joie... Scande le Capitaine avec impatience.

Fille de joie ? Retenez-moi de l'éventrer sur place et faire des guirlandes de noël avec ces boyaux et des boules pour décorer le sapin avec ces roubignoles ! Ajustant ma prise sur ma baguette et exerçant une pression plus forte sur la gorge de Sparrow, je lance dans une confiance inébranlable et dans le but de l'envoyer valser contre le mur d'en face :

_Stupéfix !

… Un ange passe… Deux anges passent… Mais que vois-je au loin ? Ne serais-je pas une déferlante d'homme-pigeon ? Rien ne se passe, le sort n'a pas marché, à peine un frémissement dans ma baguette...Maudit retourneur de temps et maudite aventure ! Pourquoi les sorts marchent une fois sur dix ? Et pourquoi ,j'ai un cerveau de moineau pour avoir oubliée cet exécrable détail !

_Stupéfix!Stupéfix!

Non mais histoire d'être vraiment sûr que ça ne marche pas car l'homme en face de moi à l'air de se marrer follement devant mon air médusé et ces mains se font de plus en plus intrusive.

_Ma Douce Colombe, ne t'ai-je pas dit que…

BAM ! Oups… Le coup est parti tout seul mais ce n'est aucunement ma faute si ce pourceau à fait ressortir mon coté mégère acariâtre ! D'un mouvement fort peu gracieux, mon humble et docile genoux à malencontreusement requis un rendez-vous galant avec les bourses un peu trop pleines de ce charmant Capitaine.

A quoi bon la magie, si un simple genoux suffit à faire se rouler au sol un terrible forban et à le faire implorer sa maman ?

Mais revenons-en à l'immondice qui se tortille à mes pieds comme un asticot sorti de sa carcasse en décomposition, en se tenant l'entrejambe. Fier comme un paon, j'appose mon pied sur son flanc avec un regard triomphant. Comme un chasseur posant pour une photo, le pied reposant sur la carcasse d'un goret.